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Année 2010 - n° 4 Juin 2010 Pour finir l’année ensemble RETROUVONS- NOUS

Mardi 6 juillet à 19 h pour un pique-nique partagé Parc Jo Blanchon autour de la fontaine DEMOCRATIE deux occasions de vous faire entendre !

ENQUÊTE PUBLIQUE PROJET NEYRPIC Avez-vous vu, dans le SMH mensuel de juin, l’annonce de l’ouverture de l’enquête sur ce projet dans lequel la ville engage plus de 10 MILLIONS D’EUROS ? Juste un avis administratif en dernière page ! Faut-il que nos élus aient peur de l’expression des habitants, à moins qu’ils soient si peu fiers de leur projet qu’ils n’osent pas en parler ! Tout habitant peut aller consulter le dossier et donner son avis en Mairie jusqu'a 1° juillet.

MATINEE DE LA PARTICIPATION Organisée par La Métro, ouverte à tous : samedi 19 juin, de 8h30 à 12h30, à Polytech, à côté de la mairie de SMH DES ELUS PS ? Fin 2009, la scission du groupe lors de la création du Parti de Gauche n’avait laissé au PS que 4 élus. Après la démission de Mme Dubernet, remplacée par une élue communiste Mme Uvietta, le groupe PS ne compte plus que trois élus. UN CRIME A SMH Notre groupe tient à exprimer sa compassion à la famille et aux proches de la victime de cet acte ignoble. Nous pensons qu’il est urgent se mettre au travail, élus, habitants et professionnels, pour que cela ne se reproduise pas, pour arriver à vivre tous ensemble dans notre ville.

ECOLOGIE ET QUARTIERS SOLIDAIRES La lettre du groupe des élus écologistes et alternatifs au Conseil Municipal de St Martin d’Hères : Elisabeth Letz, Pascal Metton, Marie Anne Dujet

elus.eqs-smh@laposte.net

Conseil municipal du 29 mai Plan Local de l’Habitat Il s’agit d’un plan élaboré par La Métro pour répondre à la forte demande de logements, en particuliers sociaux, dans l’agglomération. Nous approuvons, évidemment, cette démarche, et avons proposé des amendements à la délibération marquant l’accord de la ville, sur des aspects importants pour nous. Nous demandons que les logements soient construits avec de faibles charges d’énergie, que des grands logements, vides depuis des années, puissent être mis en colocation étudiante, par exemple en partenariat avec l’AFEV, pour créer des liens entre étudiants et habitants, mais tous nos collègues élus ont rejeté en bloc ces propositions.

Barre commerciale Chopin Cet espace sinistré risque de rester encore longtemps sous les yeux des habitants. La ville a présenté un projet de logements sociaux, avec une petite surface de commerces. Ce projet est censé faire la transition avec la salle Paul Bert, à l’abandon depuis qu’elle a aussi brûlé et on se demande si elle sera réhabilitée un jour ou bien finira par être démolie.

Les jeunes : menace ou avenir ? A St Martin d’Hères, comme ailleurs, beaucoup se plaignaient des jeunes qui font peur, qui dégradent, qui trainent ou « tiennent les murs ». Et demandent aux autorités de les en protéger, voire de les en débarrasser, au besoin avec l’aide de la police. Nos élus répondent en accusant l’Etat de ne pas fournir suffisamment de policiers à St Martin d’Hères. Mais jusqu’où va-t-on aller dans l’escalade de la violence et de l’exclusion ? Pourquoi nos élus "de gauche" s’engouffrent-ils si vite dans le discours sécuritaire qui vise à exclure et à rejeter, à considérer l’autre comme une menace dès qu’il est un peu différent de moi ? Il n’est évidemment pas question d’accepter, encore moins de justifier, les agressions contre les personnes, les actes dégradants ou destructeurs, non seulement des biens, mais aussi de ceux qui les commettent. Mais ces actes ne sont ni plus nombreux, ni plus graves qu’il y a 20 ans, d’après un sociologue, ils sont simplement beaucoup plus vite judiciarisés. Et beaucoup plus médiatisés, ce qui abouti, dans un sondage récent, au fait que 50 % des Français ont peur des jeunes ! Ces actes ne sont le fait, finalement que d’un tout petit nombre de jeunes, il serait utile d’entendre et de chercher d’abord à comprendre ce qu’ils veulent exprimer : leur malêtre, leur sentiment d’être rejeté, de n’avoir pas de place et aucune perspective d’en avoir une dans notre société. Sans oublier que c’est à nous, adultes, de vivre avec ces jeunes, comme avec l’ensemble des jeunes de la ville, les valeurs que nous voudrions qu’ils reconnaissent, à commencer par le respect et la confiance. C’est à nous, adultes, de les regarder comme des êtres humains, en construction, plutôt que de leur braquer des caméras dessus. C’est à nous, adultes, et plus encore quand nous sommes élus, d’être attentifs aux questions, aux richesses, aux espoirs et aux projets que portent en eux tous les jeunes de St Martin d’Hères et pour lesquels ils ont besoin de nous, comme nous avons besoin d’eux car, quel avenir pourrait avoir une société qui exclue sa jeunesse ? Et c’est à vous les jeunes de soigner l’image que les adultes ont de la jeunesse ! Montrez de quoi vous êtes capables, faites savoir ce que vous faites de bien !


Antennes de téléphonie mobile : que se passe-t-il à St Martin d‘Hères ? par Jacques Gorini Les opérateurs de téléphonie mobile continuent à déposer des déclarations de travaux pour l’installation d’antennes, à Saint Martin d’Hères. La première demande date de décembre 1996 et la dernière a été faite par la société SFR en décembre 2009 sur le site d’EUROPLIAGE, le long de la rocade sud, où existe déjà un pylône de 3 antennes, installé par la société Orange depuis plus de 2 ans. Les habitants de la résidence "Jules Renard" gérée par le CNRO (Caisse Nationale Retraite Ouvriers du BTP) et située à moins de 100 m de ce pylône, se sont plaints assez rapidement de certaines pathologies. Comme le dit Raymonde, « je ne comprends pas, les acouphènes disparaissent lorsque je vais dormir chez ma fille », idem pour Lina au sujet de ses maux de tête et Camille qui, lorsqu’il se promène à proximité du pylône, a comme un coup à la tête, lui qui n’a jamais eu mal la tête. Albertine, elle, c’est la déprime, lorsqu’elle est dans sa salle à manger, elle sent comme une lourdeur, comme un casque sur la tête. Les associations nationales disent que l’espérance de vie diminue de 2 ans à

habiter à coté d’une antenne de téléphonie mobile. En juin 2007, ces habitants ont participé à une réunion publique qui n’a été qu’une vitrine publicitaire pour Orange. Il n’y a eu aucun débat. Pour les représentants de la société, le fait d’habiter à côté d’une antenne de téléphonie mobile ne présentait aucun danger, aucune étude n’en a prouvé la nocivité. Les élus ont écouté mais ne sont pas intervenus. Chacun est sorti de cette réunion, persuadé qu’il avait raison. Et depuis, plus rien ! En 2009, la commission des Affaires économiques du Sénat a décidé, dans le cadre de la loi Grenelle 2, d'interdire l'usage des portables dans les écoles et collèges. En 2010, un rapport parlementaire souhaite éviter que les enfants vivent à proximité des lignes à haute tension à cause des champs électromagnétique. Certaines maisons sont baignées dans un champ électromagnétique de l’ordre de 2,5V/m alors qu’une expérimentation est en cours, et donc pas terminée, visant à le limiter à 0,6 V/m.

Sur le deuxième pylône, une antenne sera dirigée vers la résidence CNRO. Une autre antenne sera dirigée vers le collège Henri Wallon, situé à moins de 300 m. Devons nous craindre pour la santé de ces collégiens? Dans la déclaration de travaux, déposée en Mairie, le type d’antennes n’apparait pas et la localisation de ce pylône est erronée. Le panneau de chantier, lui, a été placé dans une impasse, de manière à ce que personne ne puisse le voir. La mairie a voulu donner l’impression qu’elle maitrisait le sujet en portant l’affaire au niveau du tribunal administratif, comme en 2001, tout en sachant qu’elle serait déboutée : aujourd’hui SFR peut donc installer le pylône avec ses 3 antennes, l’affaire ayant été réglée en moins de 4 mois. Mais pouvons-nous espérer, comme à Sassenage ou Eybens qui ont eu la même démarche, que l’installation ne se fasse pas ? Ou faut-il attendre que l’expérimentation des 0,6 V/m, qui permettrait à chacun de vivre normalement à proximité d’antennes de téléphonie mobile, aboutisse ? Site : http://sam.smh.free.fr

Préservons les cheminements piétons, par Guillaume Allègre

BREVES

Aujourd'hui, la plupart des villes s'efforcent de limiter l'usage de la voiture, qui amène bruit, pollution et danger dans les quartiers d'habitation. A côté des transports en commun, ce sont les modes doux, vélo et marche à pied, qui nous permettront d'atteindre ce but. Mais pour cela, il faut arrêter de mettre des obstacles sans cesse plus nombreux aux cheminements doux. On voit en effet de plus en plus souvent des chemins se fermer : clôtures de copropriétés, grillages, haies... des passages traditionnellement ouverts disparaissent, forçant les vélos et les cycles à faire de grands détours même pour atteindre des équipements voisins (écoles, crèches, maisons de quartier...). Pire : les seuls passages qui subsistent parfois sont les axes principaux, en bordure de voirie, donc à proximité des dangers de la circulation. Ainsi, les trajets deviennent plus dangereux, notamment pour les enfants allant en classe. Il est regrettable que des copropriétaires se sentent obligés de s'enfermer, et la commune devrait décourager cette pratique par ses règles d'urbanisme. Si cela ne suffit pas, elle devrait user de ses prérogatives pour préserver les cheminements piétons et cycle, par exemple en rachetant un passage entre deux propriétés, pour éviter la clôture intégrale d'une grande zone. Les modes doux sont bénéfiques pour tous, pratiquants et riverains, alors favorisons-les ! D'autres possibilités sont offertes aux communes pour cela : les zones 30, et depuis tout récemment, les zones de rencontres, où les voitures sont tolérées mais où la règle de la "priorité au plus faible" s'applique (piétons d'abord, puis cycles, puis véhicules motorisés), dans tous les cas, avec une vitesse limitée à 20 km/h. C'est ce genre d'équipements que nous aimerions voir se répandre dans les quartiers, pour enfin avoir une ville apaisée.

PERSONNES HANDICAPEES Suivant enfin la loi de 2005, la ville va mettre en place une commission d’accessibilité qui doit élaborer le plan de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics (PAVE). Ce plan vise à faciliter les circulations piétonnes et l’accès au stationnement pour les personnes à mobilité réduite et les personnes handicapées. Les associations concernées, les commerçants peuvent participer à son élaboration. Espérons que des travaux d’aménagement s’ensuivent rapidement pour améliorer une accessibilité très problématique dans notre ville.

Plus d’infos sur le site du groupe EQS : www.smh-ecologie-solidarite.org Notre adresse mel : elus.eqs-smh@laposte.net Pour nous écrire : groupe EQS -Maison Communale

PARC Le parc Jo Blanchon a un coût total actuel de 7,7 M€, subventionné (état, région, département) qui coûte 3.4 M€ à la ville et qui commence à vivre avec les nouveaux habitants de la ZAC centre.

SPORT Les subventions aux clubs sportifs sont maintenant harmonisées en fonction de critères bien définis. Il reste 4 clubs de foot que les élus vont rencontrer pour les rapprocher. MOSQUEE La ville accepte un projet de mosquée sans places de parking, rue Edmond Rostand. C’est un fait nouveau, prouvant que l’absence de parking ne doit plus être un critère déterminant pour interdire un projet d'urbanisme.

ECOLOGIE ET QUARTIERS SOLIDAIRES  

La lettre du groupe des élus écologistes et alternatifs au Conseil Municipal de St Martin d’Hères : Elisabeth Letz, Pascal Metton, Marie Ann...

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