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BOVI INFO N° 1 - MAI 2013

Editorial

A la rencontre d’ Eric et Nicolas Van den Berghe, à La Louvière ir. J. De Ketele

Cher éleveur bovin, Ce nouveau Bovi-Info vous présente de nouveau des sujets très actuels. Nous vous emmenons à la rencontre des éleveurs Eric et Nicolas Van den Berghe, à La Louvière, qui combinent dans leur exploitation la production laitière et la production de bétail viandeux. Notre vétérinaire vous fait une analyse de la problématique de la coccidiose du veau. Nos nouveautés COCCI STOP et BOVIVO 1 PLUS constituent des outils performants dans la prévention de la coccidiose.

nous sommes allés à la rencontre, à La Louvière (Hainaut), des éleveurs passionnés Eric et son fils nicolas Van den Berghe, qui combinent un cheptel laitier de haut niveau et des bovins viandeux Blanc Bleu Belge.

regard en arrière C’est en 1958 que les parents d’Eric, originaires de Wevelgem (Flandre Occidentale), ont repris une ferme à La Louvière, qui comptait 14 hectares et 20 têtes de bétail. En 1989, Eric a repris l’exploitation de ses parents. Au moment de la reprise, 58 hectares faisaient partie de l’exploitation, ainsi que 116 bovins de la race BBB mixte. Progressivement, Eric a fait évoluer son cheptel dans deux sens spécialisés: une spécialisation lait assurée par un troupeau de

Prim’Holstein noires, et une spécialisation viande assurée par les vaches BBB purement viandeuses. Depuis 2 ans, Nicolas est entré dans l’exploitation; à ce jour, le cheptel laitier se compose d’une centaine de vaches laitières, et l’élevage bovins viande compte quelque 100 vêlages par an. Nos éleveurs disposent de 95 hectares qui se répartissent comme suit : 38 ha de prairies, 34 ha de maïs, 13 ha de blé, 5 ha de betteraves sucrières et 5 ha de raygrass italien.

La nouvelle saison de pâturage a commencé. Nous insistons sur l’importance d’un apport suffisant de minéraux, aussi en période de pâturage. La mise à disposition de nos seaux à lécher permet de satisfaire à ce besoin. Notre promotion seaux à lécher reste valable jusque fin mai. Vous souhaitant une lecture agréable, La rédaction

Eric Van den Berghe, Nicolas Van den Berghe, Simon Liégeois (ATC QUARTES de la province d’Hinaut) suite en page 2

La plus-value pour votre bétail


A la rencontre d’ Eric et Nicolas Van den Berghe, à La Louvière 

ir. J. De Ketele

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Le jeune bétail Alle Tous les veaux, dès leur 1° semaine et jusqu’à 4 mois, reçoivent le BOVIVO 1, complété de paille. Les jeunes veaux boivent 4 litres de lait entier par jour; pour mieux rationaliser ce travail, nos éleveurs envisagent de passer à moitié de poudre de lait moitié lait entier, et à l’achat d’un chauffe-lait mélangeur autotracté. Le sevrage des veaux de race viandeuse se fait à l’âge de 12 semaines. Après l’âge de 4 mois, les veaux sont nourris d’une ration maïs ensilage/préfané/Superbeef F5, jusqu’à 1 an. Pour les génisses d’1 an et plus, le Superbeef F5 est remplacé par un complément de correcteur azoté. A la grande satisfaction de la famille Van den Berghe, ce système d’alimentation permet de maintenir à 24 mois l’âge moyen au premier vêlage, tant parmi les laitières que parmi les génisses viandeuses.

La production laitière L’arrivée de Nicolas dans l’exploitation a facilité la décision de construire neuf pour les vaches laitières. En même temps, le cheptel laitier vient de passer de 65 laitières à une centaine. Le nouveau bâtiment sur caillebotis est pourvu de 98 logettes à matelas en caoutchouc, pour un confort de couchage suffisant. Nos éleveurs tiennent beaucoup à un climat optimal dans le bâtiment ; ils ont opté pour un filet coupe-vent à commande automatisée, en fonction de la température, du vent et des précipitations. Les laitières sont traites dans une salle de traite en épi à 60°. Le quota laitier actuel est de 800.000 litres; la production moyenne sur 305 jours est de 8.800 litres pour 41° TB et 34° TP. Il s’agit là d’excellentes prestations, car il faut prendre en compte le tout récent agrandissement du cheptel et l’achat de génisses ou primipares. A ce jour, presque la moitié des laitières en production sont des primipares. Les meilleures primipares arrivent actuellement à 42 litres par jour; plusieurs multipares dépassent les 50 litres par jour. Les inséminations sont réalisées par Nicolas; ses principaux critères pour le choix des taureaux sont la conformation, les taux du lait (priorité aux taureaux améliorateurs du TP) et la production de lait: GOLDWIN a été fréquemment employé, et Nicolas est très enthousiaste au sujet des 15 filles Goldwin présentes dans son cheptel. Les paillettes actuellement les plus utilisées sont NUMERO UNO, FEVER et GOLD CHIP. Pour les meilleures vaches et pour les génisses, Nicolas emploie des paillettes sexées. Il lui faut en moyenne 1.81 inséminations par gestation. La ration de base se compose de 30 kg ensilage de maïs (31% MS, 873 VEM, 265 Amidon), 15 kg pulpes surpressées, 5 kg préfané, 1 kg maïs moulu, 0.5 kg mélasse de canne 2,6 kg correcteur azoté, 400 g paille, 150 g minéraux, avec aussi un complément systématique de biotine, stimulateur de la santé des sabots. Cette ration est distribuée à la mélangeuse-distributrice, et suffit pour une production de 27 litres de lait par les multipares et 24 litres par les primipares. Au DAC, les laitières ont accès à un mélange super-concentré qui se compose de 65% Lacto-Energie + 25% Lactopro 40 +

10% Megalin Super. La quantité ne dépasse pas les 5 kg pour les primipares. L’exploitation dispose de 18 ha de prairies touchant aux étables. 5 ha servent aux vaches laitières, jusqu’à la mi-septembre;, puis ce sont uniquement les vaches viandeuses qui occupent ces prairies. Les vaches laitières passent donc à la ration d’hiver dès le mois de juillet! Les laitières en tarissement restent systématiquement à l’étable et sont nourries de quantités limitées de préfané et de maïs, complétées de paille, et de 150 g mélange minéral de tarissement. En préparation de la nouvelle lactation, les vaches taries passent, durant les trois semaines finales de la gestation, à la ration des génisses gestantes.

Le Blanc Bleu Belge, l’autre pilier Le bétail viandeux est l’autre spécialisation importante de la famille Van den Berghe: une centaine de veaux BBB naissent par an, et tous sont élevés dans l’exploitation. Contrairement aux génisses, les taurillons continuent à recevoir du Superbeef F5, aussi au-delà de leur première année, et même jusqu’à l’abattage. La majorité des taureaux partent à l’âge de 18 à 20 mois, et pèsent alors 700 kg. Pour stimuler la finition, un peu de tourteau de lin est ajouté à la ration en phase finale. Les vaches culardes en engraissement reçoivent de l’ensilage de maïs + Superbeef F5 + tourteau de lin. Les vaches viandeuses sont nourries de préfané, ensilage de maïs, correcteur azoté et mélange minéral. Tout comme pour le cheptel laitier, les femelles viandeuses sont toutes inséminées. Il n’y a pas de taureau de saillie dans l’exploitation, même pas pour la saison de pâturage. Le choix des taureaux de reproduction se fait en fonction de la femelle à inséminer : pour les femelles d’excellente conformation mais moins développées, il faut un taureau qui fournit du gabarit. Pour les femelles qui ont suffisamment de taille, il faudra un taureau améliorateur de la conformation. Actuellement, les paillettes les plus utilisées proviennent d’ IMPERIAL, FLEURON et PANACHE.

Un regard réaliste sur l’avenir Tout comme beaucoup de collègues éleveurs, les Van den Berghe, passionnés du bétail, ont une opinion très nuancée au sujet de l’avenir. La confiance dans leur propre savoir-faire et leur compétence technique constituent de solides garanties pour la rentabilité de leur entreprise. Par contre, ils prennent aussi en compte l’ombre qu’ils subissent de la grande volatilité des prix de vente de leur production (en premier lieu le prix du lait), de la limitation imminente des primes de la PAC, et de l’incertitude qui plane sur le secteur laitier bientôt sans quota.

Nous tenons à féliciter la famille Van den Berghe avec l’exploitation qu’ils ont développée et leur souhaitons plein de succès.


QUARTES lance Cocci Stop / Bovivo 1 Plus pour lutter efficacement contre la coccidiose des veaux  Dr. P. Zwaenepoel La recherche des 5 années les plus récentes nous apprend que la coccidiose des veaux est un problème sous-estimé. En Europe, la prévalence est estimée à 70%, c’est-à-dire que 70% des élevages détiennent un ou plusieurs animaux contaminés. En Belgique, ce sont surtout les espèces Eimeria bovis et zuernii qui sont très présentes. Ce sont surtourt les veaux dans la tranche d’âge de 3 semaines à 6 mois qui sont les plus vulnérables; leur résistance est la moins développée, et ils doivent souvent affronter, en même temps, d’autres agents pathogènes tels que la cryptosporidiose et divers virus.

Symptômes La coccidiose est spécifique à l’espèce animale et le temps moyen qu’il faut entre le contact avec l’oocyte contagieux et la percée de la maladie est de 3 semaines. Puisque le parasite se multiplie dans les cellules de la paroi intestinale, il est certain qu’apparaîtront des troubles digestifs qui mèneront à un manque irréversible de la croissance. Le fait qu’une diarrhée n’est pas toujours perceptible tend à sous-estimer l’infection, tant par l’éleveur que par le vétérinaire.

La recherche a démontré que les veaux atteints de coccidiose pesaient 22 kg en moins à l’âge de 10 mois, en comparaison avec les veaux non-contaminés. Les cas de mortalité atteignent à peine 2%, mais les pertes économiques dues à la diarrhée et aux retards de croissance sont beaucoup plus importants. Les animaux touchés de coccidiose excrètent des masses d’oocytes qui contaminent gravement l’environnement. Ces oocytes sont d’ailleurs très résistants et survivent facilement 1 an à 1.5 ans dans l’environnement. En cas de doute, un examen des excréments des groupes à risque est indiqué; le diagnostic ne sera pas toujours concluant, mais sera déjà indicatif quant à la présence du parasite dans l’exploitation bovine. Le laboratoire vétérinaire de Quartes est en mesure de vous faire ces examens.

Lutte Notre attention se portera sur les groupes à risque: les veaux en groupes avant et après le sevrage, les animaux à logement individuel après le sevrage ainsi que les veaux placés en groupe, sur de la paille. Doit être évité autant que possible: le contact du veau avec les oocytes contagieux, en disposant les mangeoires et les abreuvoirs hors du box et en plaçant le foin ou la paille dans un râtelier. La litière des veaux sera sèche et bien pourvue.

Perte d’épithélium superficiel dans le caecum

Les animaux contaminés doivent être isolés, et en cas de percée de la coccidiose, le groupe entier a besoin d’être traité; le vétérinaire d’exploitation conseillera les produits les plus indiqués. Les compartiments contaminés ont besoin d’un nettoyage en profondeur et d’une désinfection à l’ammoniac; de l’eau très chaude ou de la vapeur présentent encore une meilleure efficacité.

Lésion à l’épithélium superficiel de l’ileum

Cocci Stop / Bovivo 1 Plus Le secteur avicole a déjà l’habitude d’employer, pour combattre la coccidiose, des produits à base d’extraits de plantes et d’huiles essentielles. Pour les veaux, Quartes vient de lancer le COCCI-STOP, spécialité à base de ces produits. Ces produits ont un effet sur des phases spécifiques du cycle de reproduction du parasite dans l’animal. L’emploi préventif de ces produits, avant le début de la période critique pour la coccidiose, nous permet de contrecarrer l’excrétion d’oocytes de façon telle que nous évitons les pertes de croissance. Cocci Stop n’élimine pas l’infection mais prévient les retards de croissance, et permet en même temps aux animaux de développer leur immunité et de passer cette phase délicate dans les meilleures circonstances possibles. Bovivo 1 Plus est un tout nouvel aliment pour veaux, uniquement disponible en sacs. Cette formule en granulés contient la matière active du Cocci-Stop. Le BOVIVO 1 PLUS est destiné aux élevages qui prennent de l’aliment premier âge en sacs et qui tiennent à une prévention précoce et efficace de la coccidiose.

Conclusion La coccidiose des veaux est un problème important qui provoque des diarrhées, mais qui nuit surtout aux prestations de croissance des animaux. L’éradication totale de la coccidiose dans un élevage touché est utopique, mais une bonne gestion est indispensable dès que la coccidiose a été diagnostiquée. Les mesures hygiéniques sont cruciales et le recours à des médicaments est souvent nécessaire. Face à la coccidiose, QUARTES dispose du Cocci Stop, une spécialité efficace, et qui peut être incorporée dans nos aliments vrac. Le Cocci Stop permet de réduire la coccidiose durant les phases critiques que sont le sevrage et le regroupement des veaux. La croissance du jeune bétail en sera le premier bénéficiaire.


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