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Magazine

Édition Numéro

du musÉe Des Transports Mars 20 14

Promenades spatiales dans le nouveau Planétarium Interview L’aventure de Solar Impulse in Motion Les débuts de la construction routière FOCUS

Deutsch bitte wenden

Nouveautés au Musée Suisse des Transports

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Sommaire

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Découvert

I l y a 50 ans: naufrage du navire «Carona»

Invitation à une promenade dans l’espace Grâce à des dons, nous avons pu rénover intégralement le plus grand planétarium de Suisse, et l’équiper des techniques de projection les plus modernes.

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F ocus

Aperçu du nouveau Planétarium.

Les ordinateurs à haute performance et les données exactes de la NASA et de l’ESA permettent d’effectuer, en appuyant sur un bouton, des balades dans l’espace en direction de planètes, de lunes et au-delà de la Voie lactée. Mais la vue impressionnante de notre planète bleue depuis l’univers est aussi à couper le souffle – une nouvelle expérience que vous ne devriez pas manquer. Les travaux préparatoires de notre exposition spéciale de cette année, «La Suisse à la voile», avec Alinghi SUI 100, le bateau vainqueur aussi puissant qu’élégant, battent leur plein. Dans un grand bassin de l’Arena, vous allez pouvoir

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i nterview

 iccard et Borschberg rendent P compte du projet Solar Impulse

expérimenter le fascinant mode de locomotion qu’est la voile. L’exposition spéciale ouvre ses portes le 16 avril 2014. L’entier de l’équipe du Musée Suisse des Transports sera tous les jours à disposition avec le sourire au visage, afin de vous procurer, à vous et à votre famille, une excursion aventureuse et captivante dans le monde de la mobilité. Nous nous réjouissons de vous accueillir!

 8  Martin Bütikofer Directeur



i n Motion

 es débuts de L l’automobilité suisse

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Éducation

L a salle de classe roulante amène la diversité

Impressum Éditeur Musée Suisse des Transports, Lidostrasse 5, 6006 Lucerne Collaborateurs de ce numéro Jacqueline Schleier (responsabilité globale & annonces), Olivier Burger (direction de la Rédaction), Martin Bütikofer, Claudia Hermann, Fabian Hochstrasser, Manuel Huber, Christine Gerber Mise en pages aformat.ch, Lucerne Image de couverture Evans & Sutherland Crédit photographique Archive Musée Suisse des Transports VHS 45936, VHS 4976, VAE-20060 403_0003 Berliner Philharmoniker, Metropolitan Opera New York, photopress, Stefan Wäfler, Olivier Burger, Evans & Sutherland, Solar Impulse, Alinghi, SBB Schuldienst Traduction TransDoc SA, Crassier Correction typo viva, Ebikon Impression Neue Luzerner Zeitung AG, Lucerne Tirage 25 000 ex. Publication 5 x par année Création/année 2005/4 Prix CHF 4.50/ex., CHF 18.–/an Contact magazine@verkehrshaus.ch, 041 370 44 44

Partenaires officiels


DÉcouvert Entdeckt

Témoin du naufrage Auteur Olivier Burger

C’

était le vendredi 28 février 1964, à 13h30; il y a cinquante ans. Après un long voyage aux Antilles, le MS «Carona» naviguait entre Brême et Anvers. La mer du Nord était plongée dans un épais brouillard. Ainsi, une «vigie renforcée» était de mise: le capitaine se trouvait sur le pont avec trois officiers. Toutes les une ou deux minutes, ils faisaient retentir un long signal de sirène. C’est alors que l’accident s’est produit. Devant l’île de Terschelling en Frise-Occidentale, le bateau à moteur «Carona» fut tamponné par le cargo libérien «Evaggelistra». Sans se préoccuper des passagers du «Carona», le pétrolier poursuivit son chemin et emboutit peu de temps après également le cargo allemand «Byblos». Suivant le signal de danger acoustique, les naufragés trouvèrent après deux heures de

rame dans la brume le bateau-feu ancré «Terschellingerbank». Là, les 34 membres de l’équipage et les deux passagères furent recueillis par un croiseur de détresse hollandais et amenés sur l’île de Terschelling. Le canot de sauvetage fut ensuite transféré avec les membres de son équipage à Rotterdam, et transporté de là à Bâle. La compagnie de navigation suisse en fit cadeau aux scouts marins du lac de Zurich. Ceux-ci l’exploitèrent jusqu’en 1988. Le bateau fut ensuite remis en état par le Seemannsclub der Schweiz afin d’être exposé dans la halle de la navigation, puis offert au Musée Suisse des Transports à l’occasion du jubilé de la flotte de la marine marchande suisse. Aujourd’hui le canot de sauvetage du MS «Carona» est le seul témoin au monde à pouvoir documenter le naufrage et le sauvetage de façon aussi authentique. n Le canot de sauvetage du «Carona», au Musée des Transports.

Le MS «Carona» en haute mer.

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Focus

Vue dans le nouveau Planétarium, avec vision de Mars.

Balade dans l’espace Le Planétarium entre dans une nouvelle dimension. La vue d’un ciel somptueusement étoilé est désormais complétée par des sorties dans l’espace dont les astronautes ne peuvent que rêver. À présent, le milieu multifonctionnel de la salle offre de la place pour des événements exclusifs.

Auteur Olivier Burger

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jours avant le premier alunissage, le 1 er juillet 1969, le Musée Suisse des Transports a inauguré le plus grand planétarium de Suisse, à l’époque le seul. Le simulateur céleste permettait, du point de vue de la Terre, une représentation atemporelle des corps célestes ainsi que de leurs mouvements. Avec ce grand planétarium disposant d’une coupole de 18 mètres, unique en Suisse jusqu’à ce jour, le Musée Suisse des Transports a montré à un public féru d’astronautique les relations entre l’espace et le temps. Depuis lors, environ 8,25 millions d’écoliers, d’étudiants et de visiteurs du Musée Suisse des Transports ont découvert l’espace à l’occasion de quelque 70 000 présentations, dans l’un des 230 sièges. Depuis décembre de l’année dernière, une nouvelle technologie a fait son entrée au Planétarium. Le projecteur électromécanique a été remplacé par une projection digitale de dernière génération sur l’ensemble de la coupole.

Vols au-delà de la Voie lactée Le nouveau système Digistar 5 permet de présenter des shows d’astronomie portant sur des thèmes spéciaux avec commentaires en direct. Désormais, les différents

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Nouveauté: voyage vers Mars

Voyage de découverte avec les sondes martiennes.

De nombreuses sondes ont visité la planète Mars et envoyé des photos spectaculaires vers la Terre. Ces images peuvent être vues dans le nouveau show «Mars Invasion» au Planétarium du Musée Suisse des Transports. Les spectatrices et les spectateurs réalisent un voyage vers la planète rouge, et découvrent sa surface ainsi que Phobos et Déimos, ses lunes. Fossés profonds, larges canyons et volcans éteints témoignent d’un passé géologique actif. Au printemps de Mars, de violentes tempêtes se déchaînent sur l’ensemble de cette planète hostile, dont la température oscille entre moins 133 et plus 27 degrés. Le show comprend une présentation en direct de cinq minutes en allemand. Les spectateurs apprennent à découvrir la planète rouge dans le ciel nocturne à partir de la Terre. Durée: 24 minutes / à partir de 10 ans Langues: allemand, français, italien, anglais

thèmes existants, à savoir l’astronomie, l’astrophysique et la cosmologie, sont complétés par le domaine des géosciences. Grâce aux photos de la NASA, administration spatiale américaine, et de l’ESA, agence spatiale européenne, l’univers digital permet d’effectuer des vols vers des planètes, des lunes et d’autres objets célestes et au-delà de la Voie lactée. L’avantage de la banque de données digitale est qu’elle peut être complétée à tout moment par de nouvelles photos de l’Univers. Les derniers-nés du programme sont l’aventure «Mars Invasion» (voir encadré) et un programme pour enfants. Le show du zodiaque, apprécié de tous, est maintenu. Le programme du Planétarium s’adresse à un large public (à partir de 6 ans), ainsi qu’aux enseignants, aux classes d’écoles et aux étudiants de hautes écoles. Pour le développement du programme, un administrateur astronomie est engagé. Nouvelle plateforme pour événements En lieu et place de l’ancien projecteur, que l’on pourra continuer d’admirer dans un musée du cinéma de Zeiss, une nouvelle plateforme a été créée au milieu de la salle,

qui peut être utilisée comme surface de présentation, comme lounge ou comme fosse d’orchestre pour des manifestations culturelles et des événements exclusifs. Le fournisseur de cette nouvelle installation est la fameuse société américaine Evans & Sutherland, dont le système Digistar sert de référence à l’échelon international. L’entreprise a été fondée en 1968 par les deux professeurs d’informatique David Evans et Ivan Sutherland. Leur vision commune consistait à dessiner des images au moyen d’ordinateurs. Ils commencèrent à programmer des systèmes informatiques permettant des simulations. Ils eurent énormément de succès avec des programmes destinés aux simulateurs de vol de l’industrie aéronautique civile. Dans les années 80, ils lancèrent avec Digistar le premier système de projection digitale pour planétariums. Comme le Cinéthéâtre, le Planétarium constitue désormais une offre supplémentaire avec entrée payante. Les membres bénéficient d’une réduction de prix de 20 %. Le Musée des Transports a besoin de ces surcroîts de recettes pour entretenir cette coûteuse installation moderne, et la renouveler dans l’avenir par ses propres ressources. n

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Indications biographiques

Bertrand Piccard, André Borschberg Le modèle de l’avion Solar Impulse au Musée des Transports.

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Bertrand Piccard est psychiatre, navigateur aérien et pilote du premier vol circumterrestre sans escale en ballon à air chaud. Il est également initiateur et président du projet Solar Impulse. André Borschberg est ingénieur titulaire d’un mastère en sciences du management, pilote militaire et pilote professionnel d’avions et d’hélicoptères. Ces deux pionniers et innovateurs dirigent le développement de Solar Impulse. Au total, l’équipe de Solar Impulse englobe quelque 90 membres, dont 30 ingénieurs, 25 techniciens et 22 spécialistes de missions. (www.solarimpulse.com)


Interview

Deux pionniers, une mission Faire le tour du monde propulsé par l’énergie solaire. Deux pionniers quittent leur zone de confort.

Auteur Manuel Huber

Solar Impulse utilise uniquement l’énergie solaire comme propulsion. Qu’est-ce qui vous stimule personnellement dans ce projet? Bertrand Piccard: Ce projet représente tout ce qui m’intéresse dans la vie: l’exploration de nouveaux domaines, l’aventure scientifique, l’aéronautique et la protection de l’environnement. En 1942, mon grand-père écrivait déjà un article sur l’impératif de remplacer les energies fossiles par le solaire. André Borschberg: Voler sans carburant est un défi technologique et humain extraordinaire avec une grande dimension humaniste. Solar Impulse est un projet de vie, c’est beaucoup plus qu’une activité professionnelle. Quel est votre objectif principal dans ce projet? BP: Le but de Solar Impulse est de développer un symbole fort capable de promouvoir de façon attrayante l’esprit de pionnier et d’innovation, de motiver les gens à se remettre en question pour atteindre des buts ambitieux, en particulier dans le domaine des technologies propres et des énergies renouvelables. Recevez-vous déjà l’attention que vous souhaitez? BP: Je pensais autrefois qu’il faudrait attendre le succès du tour du monde pour capter l’attention du monde politique, mais déjà maintenant Solar Impulse est utilisé comme démonstration de ce que les technologies propres peuvent permettre d’accomplir. Avec tout juste 64 mètres, Solar Impulse a environ l’envergure d’un Airbus A340, pèse 1600 kg et peut atteindre une vitesse maximale de 70 km/h. Ces valeurs peuvent-elles encore être optimisées jusqu’au tour du monde prévu? AB: Avec le premier prototype, le but était de développer un avion ayant la plus faible consommation énergétique possible. Cela explique son envergure égale à celle des plus gros avions de transport du monde. Nous sommes proche des limites que nous donnent les technologies actuelles. Et nous les avons encore repoussées avec Solar Impulse 2, l’avion du tour du monde. Faire le tour du monde sans escale signifie voler jour et nuit. Qu’est-ce que cela représente pour vous en tant que pilote? AB: Ce qu’il y a d’extraordinaire avec cet avion, c’est que plus on vole, plus on voit ses réserves d’énergie augmenter! Nous pouvons décoller le matin avec des batteries quasiment vides, voler toute la journée, monter à 9000 mètres

et recharger pleinement les batteries. Et c’est un sentiment inouï! Le temps qui passe n’a plus la même importance, il n’y a plus de soucis de carburant. Fin 2013, vous avez testé dans un simulateur un vol de 72 heures au-dessus de l’Atlantique. Quelles conclusions en avez-vous tiré? BP: Ce type d’expérience montre bien les ressources que l’on peut puiser en soi-même dès que l’on accepte de sortir de sa zone de confort et de ses habitudes. La clé a été de me concentrer sur chaque instant l’un après l’autre, et jamais sur le but final. Comment au juste avez-vous supporté ce vol virtuel de 72 heures? BP: L’hypnose m’a beaucoup aidé, surtout les exercices dans lesquels je faisais dormir mon corps tout en restant conscient, en surveillant mes instruments de vol. Cela m’a permis de garder le même niveau de performance et de concentration durant toute l’expérience. Une autre étape importante l’année dernière était la mission «Across America», dans laquelle vous avez traversé les États-Unis en cinq étapes. Quels objectifs fixez-vous pour 2014? AB: Que l’avion, toute l’équipe et les pilotes soient prêts pour le tour du monde de 2015. D’un il s’agit de vols d’essai au-dessus de Payerne et d’entrainement pour Bertrand et moi, afin d’apprendre à maitriser cet appareil immense et très sensible aux turbulences. De l’autre nous allons réaliser un vol virtuel en temps réel en faisant le tour du monde ce printemps en simulation. Quelles sont vos impressions et vos pensées concernant les vols d’essai prévus pour cette année? AB: Nous sommes très impatients de voir ce deuxième avion décoller pour la première fois, je pense que l’émotion sera tout aussi intense qu’avec le premier prototype, car ce deuxième avion est à nouveau un grand saut technologique! Passer plusieurs jours et plusieurs nuits dans un cockpit crée un lien très fort entre le pilote et la machine. Le tour du monde est prévu pour 2015. Quels obstacles devront encore être franchis d’ici là? BP: Comme il s’agit d’une aventure qui n’a encore jamais été tentée, tout est nouveau et il n’y a aucune référence à laquelle s’accrocher. Il s’agit donc de simuler tous les cas de figure possible et imaginables, qu’ils soient techniques, météorologiques ou humains. n

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in motion

Lutter contre le fléau de la poussière De la piste poussiéreuse à l’autoroute goudronnée: un regard sur les débuts de l’automobilité. Il y a 100 ans se formait l’Association des professionnels de la route et du transport (VSS), posant la première pierre de la transformation et de l’extension du réseau routier.

Auteur Olivier Burger

L’

année 1913 comporte quelques étapes importantes dans le monde des transports. À New York, le Grand Central Terminal – la plus grande gare du monde – est ouvert, le premier train régulier traverse le tunnel du Lötschberg et le Suisse Oskar Bider est le premier à traverser le massif central des Alpes en avion. À cette époque, le trafic motorisé commence sur les routes suisses: 4665 automobiles et 751 camions étaient immatriculés en 1913. Les véhicules encore bringuebalants de l’époque se déplaçaient sur des voies de communication qui se trouvaient souvent dans un état lamentable. Après la fin de la Première Guerre mondiale, le trafic subit une première augmentation massive. L’automobile remplaça la traction des animaux, et commença à faire concurrence au train. En 2013 – 100 ans plus tard – 5,7 millions de véhicules motorisés étaient immatriculés en Suisse. Cela correspond à une multiplication par 1000. Routes non goudronnées Au début, les cantons étaient seuls devant les grands défis de la motorisation croissante. La Confédération n’avait pas encore de compétence en la matière. Ceci provoqua l’intervention de spécialistes innovateurs des administrations cantonales et communales, ainsi que d’importantes entreprises de construction de routes: ils voulaient s’entendre sur les problèmes, développer et coordonner des mesures, mais surtout lutter contre le fléau incommodant de la poussière. Sur les routes pas encore goudronnées, les véhicules provoquaient des nuages de poussière gênants. Cela était très pénible notamment à l’intérieur des localités. À de nombreux endroits, des mouvements hostiles aux automobilistes imposaient des limitations de la circulation les dimanches et les jours fériés. Ernst Pletscher, inspecteur des ponts et chaussées du canton de Schaffhouse, prit l’initiative en décidant le 9 mars 1913, avec 18 personnes partageant les mêmes opinions, de fonder l’Association des professionnels de la route et du transport (VSS).

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Coexistence dangereuse À quoi une route tenant compte des nécessités des automobiles devrait-elle ressembler? En 1917, la VSS et la conférence des directeurs de travaux répondirent à cette question importante comme suit: «[…] meilleure visibilité,

virages plus plats et arrondis plus longs […]. À l’avenir, davantage d’attention sera donnée aux débouchés des routes et aux croisements. […] Les corrections de routes dans les localités continueront de jouer un rôle important. […] Pour la séparation du trafic de piétons des autres types de transports, les trottoirs sont de plus en plus souhaitables dans les grandes localités, principalement dans le centre de celles-ci.» La cohabitation des automobiles, des vélos à moteur, des camions, des diligences, des charrettes et des vélos, devenue dangereuse, constituait un autre défi. Dans la «Revue suisse de la route», la revendication de pistes cyclables se manifestait déjà en 1919. Le trafic croissant exigeait également une signalisation uniforme et des règles de circulation standardisées. C’est pourquoi en 1921 la question a été soumise à un référendum. Le principe constitutionnel adopté permettait à la Confédération d’édicter des règlements pour le trafic des automobiles et des bicyclettes ainsi que pour la navigation aérienne. Les automobilistes comptent aussi Dans la politique suisse, l’affectation obligatoire des ressources dans la construction de routes est un leitmotiv. La question a été discutée pour la dernière fois lors de la proposition de l’augmentation de la vignette autoroutière. En 1917, la VSS a proposé une affectation obligatoire des taxes prélevées sur le trafic automobile. Avec les ressources liées à un but déterminé, des routes importantes devaient être construites en tenant compte des besoins des automobiles. La conférence des directeurs de travaux s’est également rattachée à cet avis. En 1928, un arrêté fédéral a stipulé qu’un quart du produit de l’impôt sur les carburants, appelé «quart des droits de douane sur la benzine», serait réparti entre les cantons, avec affectation obligatoire, selon la longueur de leurs routes et leurs dépenses routières. Les ressources devant être affectées à la construction de routes, les taxes cantonales sur les véhicules à moteurs et le «quart des droits de douane sur la benzine» restitué par la Confédération aux cantons continuèrent de croître en parallèle au trafic des véhicules automobiles, devenant ainsi le véritable moteur de la construction routière. Le livre «VSS Chronique 1913 – 2013, 100 ans au service de la route et des transports en Suisse», de Hans-Ulrich Schiedt, est en vente sur www.vss.ch. n


1O  uverture de l’autoroute sur la N1 au Grauholz. (Archives Zdenek Vapenik) 2 E mbouteillage sur la route du Susten à l’occasion de l’ouverture en 1946. (Office des ponts et chaussées du canton de Berne) 3 G oudronnage de surface pour lutter contre le fléau de la poussière, dans les années 1920. (Archives Josef Murmann) 4E  xtension de la route Simmental–Saanen entre Reichenbach et Weissenbach, dans le canton de Berne (à gauche: avant; à droite: après). (VSS, Office des ponts et chaussées du canton de Berne) 5P  ropositions VSS pour signaux routiers (VSS)

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Musée des Transports

Trois trains alpins réunis La halle ferroviaire 1 a fait peau neuve. La Landilok Ae 8/14 vert clair a été remplacée par la locomotive Be 5/7 brun clair de la ligne Berne – Lötschberg. Avec la Ge 6/6 I des Chemins de fer rhétiques et la Crocodile des CFF (Be3 6/8 II), elle constitue un trio représentant les trois principales lignes ferroviaires alpines de Suisse. On peut encore s’émerveiller de la Landilok. Elle se trouve dorénavant dans la halle ferroviaire 2.

Micro Scooter Kids Days 2014 En collaboration avec les responsables de Micro Scooter Kids Day et grâce au soutien généreux de la Fondation d’AXA pour la prévention, le Musée Suisse des Transports offre des cours de sécurité passionnants pour le scooter en tant que nouvelle forme de mobilité. Dans les workshops, les élèves apprennent pendant une heure à se comporter correctement dans le trafic routier, et à conduire un scooter en toute sécurité. L’équipement et le matériel de protection (micro scooter, casque, protège-coudes et genouillères) sont fournis pour le cours. L’offre est recommandée aux classes de la 1 e à la 4 e primaire pendant six jours de cours au total.

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Ivo Rovira /Alinghi

Exposition spéciale «La Suisse à la voile» L’attraction principale de l’exposition spéciale actuelle du 16 avril au 19 octobre 2014 est Alinghi SUI 100, un voilier de compétition en carbone qui a marqué l’histoire de la voile. C’est avec ce bateau qu’Ernesto Bertarelli a défendu en 2007 la victoire de l’America’s Cup de 2003. Une autre attraction consiste en un bassin sur lequel l’expérience de la voile peut être découverte. Dans le cadre du projet «New Kids on the Water», la Fédération suisse de voile va enseigner la voile aux enfants et aux jeunes. Mais le divertissement ne s’arrête pas là: l’événement comprendra des simulateurs de voile, des voiliers télécommandés et un cinéma de la voile. Ohé du bateau! Laissez-vous emmener dans le monde de la voile…


Une pièce unique fête ses 100 ans! AuteurE Claudia Hermann

Transformation de la boutique La boutique du Musée Suisse des Transports est en travaux. Afin que les visiteurs puissent continuer d’acheter des souvenirs de leur visite pendant les travaux, une boutique provisoire sera exploitée entre le comptoir de réception et la caisse. Désormais, la boutique disposera, en plus des articles existants, d›un assortiment varié de chocolats Lindt & Sprüngli. La réouverture de la boutique est prévue pour le 4 avril 2014.

Gros et lourd, l’autorail vert et noir qui fête son anniversaire se tient sur l’Arena devant les halles des transports ferroviaires. C’est un ancien stagiaire, l’étudiant munichois Rudolf Diesel (1858– 1913), qui avait convaincu l’entreprise winterthouroise Sulzer Frères de construire 90 locomotives et autorails diesel jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. À partir de 1950, Sulzer était considéré comme le principal constructeur de moteurs pour locomotives diesel; en 1989, ce secteur a été vendu par Sulzer. L’invention du moteur appelé «diesel», un moteur à combustion interne avec autoallumage, que Rudolf Diesel a fait breveter en 1892, a été à l’origine du développement de la traction diesel-électrique. En 1897 déjà, la société Sulzer Frères a construit le premier moteur diesel, et en 1902, elle a acheté le brevet diesel. Ensuite, elle a construit notre autorail diesel-électrique en 1914 avec Brown, Boveri & Cie pour les Chemins de fer royaux de Saxe. Cela étant, les armoiries royales ont aujourd’hui complètement disparu, puisqu’en 1923 l’autorail BCm 2/5 (à partir de 1956 ABm 2/5) est retourné en Suisse, et a circulé de l’année suivante jusqu’à 1965 en tant que n o 9 sur le réseau du Chemin de fer régional du Val-de-Travers.

Ohé du bateau! En plus des belles expériences qu’elles offrent, les visites du Musée Suisse des Transports laissent également des souvenirs impérissables. Ce n’est pas sans raison que les enfants se rappellent encore leur première visite après des années. Simon a immortalisé sa visite par un dessin qu’il a remis personnellement à la réception. De telles réactions nous enchantent toujours particulièrement. Merci beaucoup! 11


éducation

La salle de classe sur rails

Auteur Fabian Hochstrasser

Sous la devise «responsabilité», le train et le bus offraient un environnement d’apprentissage unique, pratique et vivant – grâce à de nombreux éléments interactifs. Les thèmes étaient la prévention dans le domaine de la sécurité, l’utilisation durable de l’énergie et la mobilité. Avec cette offre de formation de mobilité, le groupement d’entreprises de transports de Lucerne souhaite sensibiliser les enfants et les jeunes aux transports publics. Les jeunes sont censés connaître tôt les avantages des transports publics. Dans le car scolaire des services de transport de Lucerne, les enfants n’ont pas seulement appris les conséquences d’une manœuvre de freinage abrupt à la vitesse de 20 kilomètres-heure. Ils ont également appris les règles de comportement à adopter dans le bus et à l’arrêt de bus. À l’arrêt de bus, la sécurité ainsi que la manière correcte d’entrer et sortir étaient le thème principal. En ce qui a trait aux règles dans le bus, il a été expliqué pourquoi il est interdit de manger et de boire, et pourquoi il convient de re-

Dans le train et le bus scolaire, les jeunes ont appris les règles de comportement dans les transports publics.

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noncer à écouter de la musique à un volume élevé et aux tests de sonneries de téléphones mobiles. Depuis mai 2013, le train école et découverte des CFF sera de nouveau, après une rénovation complète, en tournée dans toute la Suisse, et désire avec son nouveau programme jeter un regard sur la success story de dix ans. Chaque année, 18 000 écolières et écoliers connaissent le train école et découv erte. L’ offre des cl asses C FF s’adresse aux classes de la 5 e à la 9 e année. Une visite accompagnée dure environ deux heures et est gratuite. n


SAVIEZ-

VOUS

QUE …

… qu’«Allure of the Seas» est le plus grand bateau de croisières du monde? Le navire peut héberger quelque 6300 passagers et 2100 membres d’équipage. Il est utilisé par un armateur américain, mais navigue sous le pavillon des Bahamas, son port d’attache étant Nassau.

… qu’un cratère situé sur la face cachée de la Lune a reçu le nom de Youri Gagarine? … que les papillons ne peuvent voir avec netteté qu’à une distance d’un mètre? Comme tous les insectes, les papillons ont des yeux composés consistant en des milliers d’yeux individuels. Si leur visibilité nette s’arrête à un mètre, ils ont en revanche une vue panoramique.

… qu’à la Swissarena, la vue aérienne de la Suisse est convertie à l’échelle 1:20 000?

… que vous pouvez produire au Musée Suisse des Transports votre propre émission de radio et de télévision? Dans la Media-Factory, un studio de radio et un news desk sont à votre disposition pour votre propre production. Vous pouvez ensuite emmener les émissions chez vous sous forme d’enregistrement.

… que le pingouin pourrait théoriquement voler? Selon les experts en matière d’aérodynamique, à partir d’une vitesse de 600 km/h ses moignons d’ailes le feraient voler.

Celui-ci fut, le 12 avril 1961, le premier être humain dans l’espace.

… que la valise à roulettes telle que nous la connaissons aujourd’hui a été inventée par un pilote? Bob Plath, pilote chez Northwest Airlines, en avait marre de porter ses bagages à travers des terminaux de plus en plus longs. En 1989, il présenta à ses collègues son invention, une valise avec une poignée télescopique et des roulettes. Afin de protéger son invention, il déposa 15 brevets et fonda la société TravelPro. La success story de la valise à roulettes avait commencé.

… que les léopards sont des solitaires? Ces grands félins ne tolèrent la présence de leurs congénères que pendant le rut. Ceci contrairement aux lions, qui vivent en bande et entretiennent entre eux des rapports de parenté.

… qu’un pneu de voiture se compose de plus de 20 éléments? Le pneu est constitué principalement de caoutchouc.

… que dans un Airbus A380, 550 kilomètres de câbles sont utilisés? Ceci correspond à une ligne aérienne de Lucerne à Dortmund.

… que le plus long embouteillage enregistré au livre Guinness des records avait une longueur de 176 kilomètres? Ce bouchon a vu le jour en 1980 sur le trajet Lyon – Paris en raison de chutes de neige et d’un trafic dense. Certains conducteurs ont dû y rester pendant deux jours.

… que la plaques d’immatriculation suisse SG 1 a été vendue dans le cadre d’une vente aux enchères l’année dernière pour 135 000 francs? 13


Actuel

AU SHOP

Film, musique et atmosphère printanière

Le livre de bord bateau à vapeur «Rigi»

Livre de bord bateau à vapeur «Rigi» Le bateau «Rigi», exposé devant la Halle de la Navigation au Musée des Transports, est le plus ancien vapeur à pont plat et roues à aubes conservé du monde. Dans cet ouvrage pratique, les auteurs Josef Gwerder et This Oberhänsli racontent la captivante histoire de ce vaisseau pour fret et passagers qui arpentait le lac des Quatre-Cantons. Une lecture recommandée à tous les passionnés de navires. CHF 25.– Ce livre est proposé avec réduction de 20% pour les membres du Musée des Transports, au prix spécial de CHF 20.–.

Concert de Pâques avec Sol Gabetta

La marche de l’empereur

Sous la direction de Sir Simon Rattle, l’orchestre philharmonique de Berlin interprètera des œuvres de Ligeti, Wagner, Elgar et Stravinski. La violoncelliste Sol Gabetta jouera comme soliste. Ce concert de Pâques, sera retransmis en «live» dans le Cinéthéâtre du Musée des Transports. Nombre de places limité.

Vivez l’aventure des manchots empereurs, et voyez comment six millions d’entre eux retournent sur leur lieu de naissance pour fonder une nouvelle famille. Dans l’une des régions les plus hostiles du monde, bon nombre de dangers guettent les jeunes manchots.

20 avril 2014 Cinéthéâtre

Dès le 20 mars 2014 Cinéthéâtre

«Time Ride»

Arena de la construction routière

Dans l’exposition spéciale «Time Ride» de la Nagra, les visiteurs feront une descente spectaculaire en ascenseur jusqu’a 600 mètres de profondeur. Vous vivrez l’histoire de la Terre à fleur de peau, et constaterez que les changements souterrains se déroulent beaucoup plus lentement qu’à la surface de notre planète.

Quand le printemps s’éveille et que les températures montent lentement, les activités extérieures invitent davantage à musarder. Dans l’Arena de la construction routière, à l’aide d’excavatrices et de pelles, les enfants peuvent créer divers matériaux de chantier, réparer des routes ou aménager des voies.

À partir du 15 mai 2014 Arena

Par tous les temps Arena

Disponible au Shop du Musée des Transports ou dans l’Online-Shop: shop.verkehrshaus.ch

Journée des membres 2014 Le samedi 21 juin 2014 se tiendra la traditionnelle Journée des membres, accompagnée de l’Assemblée des membres. Les membres de notre association recevront leur invitation personnelle en même temps que le Rapport de gestion 2013, en avril. Réservez-vous cette date, et réjouissez-vous à l’idée de cette enrichissante journée!

Programme et billets sous www.verkehrshaus.ch/fr


Opéra: «Werther» Werther est un opéra en quatre actes de Jules Massenet. Son action est basée sur le roman épistolaire «Les souffrances du jeune Werther», par Johann Wolfgang von Goethe. 2 3 m a r s 2 0 1 4 | Cinét h é â t r e

Film-brunch: «Les Alpes» Entamez votre dimanche matin par un «buffet-brunch» à discrétion et découvrez l’une des plus belles régions de montagnes. Accompagnez un couple d’escaladeurs de l’extrême et savourez, en format Imax, des images époustouflantes de notre univers montagnard. 2 0 a v r il 2 0 1 4 | Cinét h é â t r e

Concert de Pâques

agenda

1 5 m a r s 2 0 1 4 | Cinét h é â t r e

Sous la direction de Sir Simon Rattle, l’orchestre philharmonique de Berlin interprètera des œuvres de Ligeti, Wagner, Elgar et Stravinsky. La violoncelliste Sol Gabetta jouera comme soliste. 2 6 a v r il 2 0 1 4 | M usé e d e s T r a nsp o r ts

Opéra: «Così fan tutte»

Cet opéra de Wolfgang Amadeus Mozart se situe dans la Naples du XVIIIe siècle. Ses thèmes centraux sont l’amour inséparable et la fidélité de deux couples, ainsi qu’un pari immoral.

2 9 m a r s 2 0 1 4 | A r e n a d u M usé e d e s T r a nsp o r ts

Rencontre Vespa Le printemps s'éveille au Musée des Transports, avec la rencontre Vespa. Les visiteuses et visiteurs pourront admirer ce «scooter-culte» italien dans l’aréna. 5 a v r il 2 0 1 4 | Cinét h é â t r e

Opéra: «La Bohème» Cet opéra de Puccini raconte la vie, les souffrances et les amours de personnes ordinaires. «La Bohème» est considéré comme le chef-d’œuvre de ce compositeur lyrique italien. 1 6 a v r il 2 0 1 4 | A r e n a d u M usé e d e s T r a nsp o r ts 1 1 m a i 2 0 1 4 | Cinét h é â t r e

Exposition spéciale: «La Suissee à la voile»

Film-brunch pour la Fête des mères

Admirez Alinghi SUI 100, un voilier de compétition en carbone qui aura marqué l’histoire de la voile. Comme autre attraction, un bassin sera installé, permettant de découvrir l’expérience de la voile.

Démarrez la Fête des mères par un délicieux «buffet-brunch» à discrétion et visitez le cinquième continent en format Imax. Zone la plus sèche de la Terre, l’Australie exerce une fascination toute particulière.

Sous réserve de modifications. Vous trouverez le calendrier des manifestations actualisé sous www.verkehrshaus.ch/ fr

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Magazine du Musée Suisse des Transports 14/12