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Compte-rendu de mandat (n°1)

GROUPE EUROPE ECOLOGIE LES VERTS REGION CHAMPAGNE ARDENNE

La démocratie, c’est le dialogue : c’est cette conviction qui nous amène à venir à la rencontre des champardennaises et des champardennais dans nos quatre départements. Pour vous écouter, pour vous comprendre, pour entendre vos propositions, vos inquiétudes, vos espoirs ou vos insatisfactions. Newsletter Date Les membres :  Christophe Dumont (Président du groupe)  Patricia Andriot (VicePrésidente du CR)  Raymond Joannesse (Vice-Président du CR)  Valérie Labarre (Présidente de Commission)  Eric Loiselet (membre de la commission des finances)

Parlons chiffres 85 129 : c’est le nombre de kilomètres parcourus depuis 2010 dans le cadre de notre mandat...

121 : c’est le nombre des organisms dans

1670 : c’est l’indemnité nette d’un conseiller regional “de base”

672,4 M€ : c’est le budget du Conseil Régional

Parce que c’est cela aussi, faire de la politique autrement. Pour nous, solliciter la confiance des citoyens, prétendre Les représenter, c’est aussi rendre des comptes.

Construire et résister Cela fait plus d’un an que le groupe écologiste siège au conseil régional de Champagne-Ardenne avec une double particularité : les écologistes ne siégeaient pas sous la précédente mandature, et ils sont désormais indispensables à la majorité régionale, ce qui nous interdit de décevoir et nous oblige à initier le changement des politiques régionales, mais aussi une transformation des pratiques politiques. C’est l’occasion pour nous de vous rendre compte de notre action, avec des petits bouts de « comment ça marche » dedans. Pas forcément exhaustif, mais plutôt subjectif (donc attention ça risque de parler agriculture, énergies renouvelables et économie…). Dés la première séance, nous avons proposé la transparence financière afin que la région ne travaille plus avec

Pour revenir sur quelques belles réalisations nous pourrions citer : - La délibération qui restreint le recours aux paradis fiscaux dont nous vous avons parlé sur notre blog (http://minilien.fr/a0l2w4) on exige plus de transparence financière des établissements financiers avec qui

les banques présentes dans les paradis fiscaux, prélude à une délibération adoptée lors d’une session ultérieure. Peu après nous avons obtenu que la Champagne-Ardenne rejoigne rejoigne le club des régions sans OGM. Dès le premier budget, nous avons infléchi la politique de la région dans le domaine agricole en conditionnant les aides à des critères sociaux et environnementaux, donnant un signal fort en faveur d’une agriculture paysanne. Nos deux vice-présidents se sont emparé de leurs délégations au développement durable et à l’économie sociale et solidaire, domaines complémentaires pour nous qui considérons que le fond est indissociable de la forme, qu’une société écologique est une société ou les modes de production sont différents.

sité à la majorité régionale à laquelle nous appartenons : nous nous opposons aux côtés de nos partenaires à la perte d’autonomie des collectivités territoriales et à la réforme des collectivités orchestrées par le pouvoir actuel ; mais nous savons aussi faire valoir notre autonomie dans cette majorité régionale. Participer et résister, c’est cet équilibre dynamique qui devra prévaloir pour l’avenir, car le plus dur reste à faire : il nous reste trois ans pour contribuer à la conversion écologique de l’économie régionale

Les cinq membres de notre groupe apportent une diver-

la Région travaille pour gressivement moins noter ceux qui ont le d’établissements dans paradis fiscaux.

probien plus des

Une délibération à la fois concrète et pédagogique, puisque ça montre si nécessaire qu’on peut mettre en place des politiques publiques efficaces en sortant

des strictes missions de la Région, pour pallier aux carences de l’Etat. En effet, ce devrait être au ministère de l’Economie que d’imposer cette manière de fonctionner à tous les établissements publics. Ce serait même très efficace, en tous cas plus que les moulinets de Nicolas Sarkozy à chaque G20 sur « la moralisation du capitalisme ».


Page 2 Mais ce n’est pas parce Bercy ne le fait pas que nous ne pouvons ou devons pas le faire. - La mise en place du « droit d’initiative citoyenne ». Nous en parlions, là aussi, sur notre blog, ici : http:// minilien.fr/a0l2w5 Concrètement, un texte rassemblant 15.000 signatures sur un sujet relevant des compétences de la région (transports, formation professionnelle, développement économique, lycées…) entraînera son examen par le Conseil régional.

“l’écologie politique est une solution pour réenchanter l’action publique” (Patricia Andriot)

Ce droit d’interpellation populaire préfigure ce que devrait être ce droit d’interpellation au niveau national. Tout le monde n’ayant pas la chance d’avoir dans sa famille un ou une ministre, et même pas un ou une secrétaire d’Etat, les citoyens risquent d’être coupés de leurs dirigeants. Ou ce sont plutôt certains ministres qui sont coupés de leurs citoyens ! Le fait de pouvoir « interpeller » les dirigeants est donc quelque chose de très sain. Mais alors qu’au niveau européen, 1 million de signatures de plusieurs pays permettent d’interpeller la Commission Européenne (et la Commission n’est clairement pas suffisamment démocratique), il en faut 4 millions pour imposer un sujet à l’agenda du Parlement en France. Autant dire que c’est impossible, même les plus belles pétitions contre la pauvreté ou la faim dans le monde (ou le maintien de la poste en service public) n’ayant pas fait plus de 2 millions de signature. Notre groupe a donc écrit, et porté, cette proposition, qui figure aujourd’hui dans notre règlement intérieur, et a été validée par le Préfet de Région. 15.000 citoyens, est

-ce trop, ou pas assez ? Après un an, on se rend compte que, au-delà de ce seuil, les associations n’ont pas trouvé le « mode d’emploi » pour initier une telle initiative citoyenne. Nous proposerons donc très prochainement une révision, ou une précision, du dispositif, avec un formulaire en ligne, la désignation d’un interlocuteur du Conseil Régional, ou la révision du seuil. C’est à suivre, et c’est pour bientôt ! - … et d’une charte de la biodiversité, faisant suite aux assises du même nom.

le budget 2011. Le travail est en cours pour définir une stratégie régionale de la biodiversité, la présenter aux acteurs dès les prochaines assises, et allouer des moyens. Il faudra une stratégie transversale, qui inclue les enjeux agricoles, ceux des circuits courts et de l’agriculture biologique notamment. Nous n’aurons pas le temps de chômer pour que le budget 2012 marque une évolution nette. L’effort consacré ne pourra être ni réduit, ni même limité. Vous pouvez compter sur Raymond Joannesse pour cela !

« On le sait tous : le rythme de disparition des espèces est le même que celui qui était observé lors de la dernière extinction. Pensons-y. Ce n’est pas seulement l’économie qui sera touchée, c’est aussi notre survie. Et il est probable que ce soit la première crise écologique que nous connaîtrons, avant même celle du climat ». Ce furent les premiers mots prononcés par Raymond Joannesse le 1er décembre, alors la Région ChampagneArdenne organisait, à l’initiative d’Europe Ecologie Les Verts, au Mont Bernard à Châlons-en-Champagne, ses premières assises de la biodiversité.

En parallèle, figure, bien évidemment, la signature, acquise de haute lutte, et après des semaines de combat acharné mené, entre autres, par Christophe Dumont, de la Charte de Florence (visant à la protection des cultures traditionnelles ou biologiques contre les OGM). Nous pensions que ce serait une simple formalité : or il nous a fallu nous y reprendre à plusieurs reprises avant d’aboutir à un vœu demandant au Président du Conseil Régional de signer cette charte.

Ce fut un succès : plusieurs centaines d’acteurs associatifs, d’agriculteurs, d’élu/es et de simples « citoyens de base ». La conclusion de ces premières assises fut unanime : il est primordial d’établir une charte régionale de la biodiversité, pour coordonner les actions de chacun. Ces assises régionales de la biodiversité ont réellement été le premier pas vers la définition de nouvelles priorités politiques en concertation avec les acteurs, qui ont connu un début de concrétisation, un peu dans l’urgence admettons-le, dans

Sous la férule de Raymond Joannesse, la Région a mis comme promis l’accent sur la lutte contre la précarité énergétique. C’est une bataille en plusieurs étapes qui s’est jouée : 1) le fonds de compensation carbone : En concluant en décembre 2010, la seconde conférence annuelle sur le plan climat énergie régional, le Président JeanPaul Bachy a confirmé publiquement la création par la Région en 2011 du 1er fond régional de compensation carbone. Cette proposition portée par notre groupe va

Sans oublier, bien entendu, la lutte contre la précarité énergétique


Page 3 peut pas, d’un autre côté, engager des politiques et des actions dont le résultat est d’augmenter les émissions de gaz à effet de serre sur notre territoire. Nous avons eu l’occasion d’en débattre avec le Président Bachy et la majorité à propos du développement du trafic aérien et routier autour de l’aéroport de Vatry. Notre proposition de mettre en place un mécanisme de compensation, à travers un fonds régional de compensation carbone, pour ne pas détruire d’une main ce que l’autre faisait, a été acceptée et nous nous en félicitons. Le projet écologiste porte une exigence d’imagination pour prendre les problèmes à bras le corps et trouver des solutions qui fassent avancer tout le monde de concert. Ce fonds régional de compensation carbone sera dédié au financement de projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre ici en Champagne Ardenne. Il viendra compléter les quelques outils existant, avec une vocation spécifique : soutenir, avec des appels à projets, des actions qui peineraient à s’insérer dans les dispositifs existants. 2) la mise en place d’assises de la précarité énergétique. Il nous a fallu quelques efforts, et des moments de négociation (surtout avec les élu/es communistes), l’exécutif a finalement accédé à notre demande de mettre en place un groupe de travail, chargé de mettre en place des assises de la précarité énergétique en ChampagneArdenne. Celles-ci ont eu lieu mardi 28 juin, en présence de quelques centaines de personnes. L’objectif étant de définir et mettre en œuvre une politique régionale de lutte contre la précarité énergétique. Il s’agit pour nous, écologistes, d’une priorité politique et sociale :

le nombre de nos concitoyens en situation de précarité énergétique, c'est-àdire qui consacrent au moins 10% de leur budget aux dépenses d’énergie, est en augmentation constante. Et la précarité énergétique va de pair avec la précarité économique, sociale, culturelle. Et les hausses prévisibles des différentes énergies n’annoncent pas des lendemains qui chantent. Il faut casser cette spirale où les précarités se conjuguent. Pour définir une politique coordonnée en région entre tous les acteurs rencontrés lors de ses assises, qui ont été l’occasion de mettre en présence tous les acteurs concernés dans la Région : collectivités, services sociaux, bailleurs sociaux, associations, professionnels de la construction comme des énergies. C’est une cause qui nécessite la mobilisation de tous, au-delà des clivages habituels. Quelques nuances cependant à ce « cocorico régional » sur la précarité énergétique : l’absence coupable des conseils généraux, pourtant chefs de file en matière de solidarité, et le peu d’implication de l’Etat qui, il est vrai, soutient la filière électronucléaire, il n’est pas, en effet, dans son intérêt de diminuer la consommation des logements ! Et surtout y a-t-il vraiment lieu de s’en féliciter ? Que la Région pallie le désengagement de l’Etat est à double tranchant. Nécessaire mais pas suffisant, « bien-mais-au-goût-amer » pour résumer, parce que : 1) ça compense un peu sur un domaine essentiel le logement, et la facture énergétique de ménages modestes, donc ce soutien est nécessaire et bienvenu ; 2) mais ça valide en partie le désengagement de l’Etat, et de ses agences.

3) du coup au final, tous opérateurs confondus, on est très loin des fonds nécessaires pour trouver le mécanisme idéal pour lutter efficacement, le budget de la Région n’étant pas suffisant pour assurer seul le montage financier d’opérations de grand ampleur, et hors compétence. 4) Mais, dans l’attente de l’alternance nécessaire, une alternance en 2012 qui verrait enfin les préoccupations des citoyens devenir celles des ministres, et bien c’est primordial que la Région se substitue en quelque sorte à l’Etat défaillant. 5) Et puis c’est une promesse de campagne, et sur ce point, on fait comme on a dit ! Enfin, parmi les exemples d’avancées très positives n’oublions pas les circuits courts alimentaires, et l’agriculture biologique : grâce au travail acharné, et aux efforts de pédagogie, de Christophe Dumont, l’assemblée plénière du 20 juin dernier a adopté à l’unanimité le principe d’une priorité accrue donnée à la consommation de produits « de proximité », en insistant sur le volet « production et transformation des produits », tout comme sur celui de la restauration collective dans les lycées comme base de démarrage. En effet, la restauration collective dans les lycées est un levier très puissant, puisque c’est la Région qui assure le financement du fonctionnement des lycées et CFA. Des moyens concrets ont été proposés par le groupe « circuits courts » du réseau rural de Champagne-Ardenne, en se basant sur l’exemple de la cuisine centrale de Charleville-Mézières. Là encore, Christophe Dumont s’est beaucoup investi. Là encore, on met en place au niveau régional (et dans

“penser local, pour agir global, c’est ce que nous tentons de faire chaque jour à la Région” (Christophe Dumont)


la limite de nos prérogatives) ce que l’Etat s’est donné pour objectif de faire, sans s’en donner les moyens

NOUS CONTACTER Groupe EELV Région Champagne-Ardenne Hôtel de Région 5 rue de Jéricho 51037 CHALONS EN CHAMPAGNE Tel: 0326656135 Fax: 0326656139 mail: champagne-ardenne@europeecologie.fr

A vrai dire, il n’y a pas mieux pour illustrer le prolongement entre militantisme et mandat d’élu ! Mais il n’y a pas eu que des victoires. Une bataille perdue est celle de l’organisation d’Etats Généraux de la transformation écologique de l’économie : après avoir accepté la création d’un groupe de travail sur les emplois verts, priorité de l’accord de mandature, nous nous sommes rendus compte du peu d’intérêt porté par nos collègues de la majorité sur cette thématique. La suite était logique : refus de mettre en place ces états généraux, outil qui aurait été bien utile pour engager notre région dans la voie d’une transformation écologique de son tissu économique, pourtant très marqué par une forte présence de l’industrie, du BTP et de l’agriculture. « On fait pas comme on a dit » en gros. Voire on fait exactement le contraire de ce dont nous étions convenus… Actuellement, nous ne sommes toujours pas entendus pour faire primer la qualité des emplois créés sur la quantité et la richesse. Mais l’ouverture de travaux sur le SRDE (Schéma régional de développement économique) nous donnera l’occasion de réinsister sur ce qui reste, pour nous, élu/es écologistes, une priorité essentielle Et puis il y a des batailles encore ouvertes. - C’est sur les questions économiques notamment. Comme indiqué, nous sommes engagés dans la mise sur pied du SRDE. Derrière ce nom sexy se cache en gros la manière dont la Région établira son inter-

vention en matière de soutien au développement économique. On ne le sait pas (et l’opposition dit même souvent le contraire) mais la Région y consacre beaucoup d’argent. Nous estimons que ces soutiens sont nécessaires, mais doivent être priorisés, et donc conditionnés : à des impératifs de respect de l’environnement, de qualité de l’emploi. A travers sa délégation à l’Economie Sociale et Solidaire, Patricia Andriot peut (et compte bien le faire) jouer un rôle important en soutenant les innovations notamment sociales, et la valorisation de l’emploi associatif. Le travail va bientôt être engagé, et nous savons que les attentes sont grandes auprès de ce qui nous ont donné leur voix en mars 2010. En attendant, pour « penser le changement plutôt que de changer le pansement » (Pierre Dac), on nous travaillons activement dans le cadre de la construction du budget 2012, qui doit être, pour nous, un budget de combat, pour changer d’échelle, et faire bouger les lignes, en ayant comme point de mire l’alternance nécessaire au Parlement et à l’Elysée. Sur le nucléaire, malgré le vote d’un vœu (http:// minilien.fr/a0l2w6), acquis de haute lutte, lors de la session plénière du 23 mai dernier, nous peinons encore à mettre en place la commission d’information chargée d’auditionner acteurs et experts, et de participer aux missions d’audit menées dans notre Région par l’ASN (Autorité de Sûreté du Nucléaire). Là encore, il s’agit d’un combat fondamental pour les écologistes que nous sommes, et d’un premier pas, qui en appelle d’autre, vers un engagement dans

une sortie progressive, mais définitive, du nucléaire. Comme promis c’était non exhaustif. Pour les curieux et/ou ceux qui en veulent plus pour leur bulletin de vote, le blog du groupe est disponible (http://www.elus-europeecologie-champardenne.fr) donnant un aperçu plus large des réalisations. Et surtout nous publierons donc un vrai compte-rendu très prochainement, avec des restitutions en vrai dans la vraie vie.

Séminaire de groupe avec des élus wallons à Dinant (Belgique) octobre 2010

Compte-rendu de mandat collectif élus Champagne-Ardenne  

Compte-rendu de mandat collectif des élus du groupe EELV du Conseil Régional de Champagne-Ardenne

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