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Les agents économiques 1. Les agents économiques : Un agent économique est une personne physique ou morale ou un groupe de personnes constituant un centre de décision économique autonome.

Les ménages a. Définition : « Une ou plusieurs personnes vivant habituellement sous le même toit et mettant en commun leurs ressources pour satisfaire leurs besoins de consommation »

b. Rôle : Le ménage est une unité de consommation. Il répartisse leurs revenus entre la consommation et l’épargne. Y = C + S

c. Les besoins : « une privation ou un sentiment de privation qui porte à désirer »

d. Consommation « La dépense de consommation se limite aux dépenses que les ménages supportent directement. Cette dernière comprend la part des dépenses de santé, d’éducation, de logement, restant à leur charge, après remboursement éventuel. On y inclut aussi les loyers imputés, c’est-à-dire les loyers que les ménages propriétaires de leur résidence principale se versent à eux-mêmes, bien qu’il ne s’agisse pas à proprement parler d’une dépense. La consommation consommation effective des ménages recouvre l’ensemble de leur consommation. »

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e. Les revenus « Le revenu est l’ensemble des ressources en monnaie (ou de biens s’il s’agit de revenus en nature) perçues durant une période donnée » Les différents types de revenus sont :



Les revenus directs : revenus du travail, revenus du capital,…



Les revenus indirects : prestations sociales, aides sociales,…

Les entreprises a. Définition : « Agent économique dont la fonction principale est de produire des biens et services destinés à la vente ». L’entreprise est un acteur de la vie économique. Elle prend diverses décisions concernant son approvisionnement, le processus de production,… Elle a pour objectif de produire mais pour ce faire, elle doit consommer pour atteindre ce but (consommation intermédiaire). La production ne se limite pas aux biens mais de plus en plus aux services. Le but des entreprises est de vendre pour réaliser un profit.

b. Rôles



L’entreprise combine les facteurs de production



L’entreprise produits des biens et des services



L’entreprise distribue des revenus

Les administrations a. Définition :

« Les administrations sont des personnes morales publiques

ou privées dont l’activité, à but non lucratif, a pour objet de satisfaire les besoins collectifs.  font partie des administrations des institutions publiques telles que l’état ou les collectivités locales (communes,..) mais aussi des

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institutions privées comme les syndicats, les organisations culturelles,…  L’objet n’est pas de réaliser un profit mais celui de rendre des services et sans qu’il y ait fixation d’un prix. (ex. quand vous payez pour un document dans une commune, ce n’est pas un prix mais une taxe et elle n’est pas fixée selon le coût du service rendu).  Les besoins collectifs sont ceux dont la satisfaction ne peut être obtenue que par l’intervention de la collectivité. Ex : un particulier ne peut pas supporter seul les frais d’aménagement d’une rue.

/ !\ Les entreprises publiques ne sont pas forcément des administrations. La poste par exemple, rend des services et détermine le prix de ceux-ci en fonction de critères économiques et appartient à la catégorie des entreprises.

b. Rôles :  l ‘état produit des biens et des services. Education, urbanisme, défense nationale L’éducation est typiquement un rôle qui doit être rempli par l’état si l’on prône l’égalité des chances. Si ce rôle était rempli par le secteur privé et des entreprises à but lucratif, on verrait des écoles demander des droits d’inscription élevés pour attirer les meilleurs profs en les rétribuant mieux que leurs concurrentes. L’accès à un enseignement de qualité serait alors réservé aux plus riches. La défense nationale doit aussi être assumée par l’état. Sans quoi, nous devrions faire appel à des milices privées avec tous les risques que cela comporte y compris des risques de coup d’état. La démocratie serait en péril.

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 l’état consomme des biens et des services. Fonctionnement des administrations, sous-traitance,….

 L’état légifère. L’état doit faire des lois en suivant quelques lignes directrices importantes. Parmi celles-ci : conserver un paix sociale, être solidaire des plus démunis, préserver les minorités, veiller au respect des règles supranationales.

 L’état redistribue les revenus grâce à la sécurité sociale : la protection sociale vise à aider les citoyens les plus faibles et les plus vulnérables. Elle intervient quand une personne connaît une baisse de revenus (chômage, maladie, inaptitude au travail suite à un accident ou pour cause de vieillesse) ; ou une absence de revenu (pauvreté, exclusion) ; ou une augmentation des besoins (maladie, charge d’enfants). Elle fonctionne sur le principe de la solidarité. Des prélèvements sont effectués sur les salaires. Ces prélèvements s’appellent des cotisations sociales (patronales et salariales). Elles sont calculées en fonction du salaire brut. Malheureusement, elles ont pour effet de rendre plus cher le coût du travail et dont sont considérées comme un obstacle à la création d’emplois. (C’est pourquoi parmi l’état dispense ou réduit parfois ces cotisations pour certaine catégories de travailleurs qui sont victime d’un taux de chômage élevé).

Les retraites et surtout leur financement risque de poser des problèmes dans les années futures. Cela est dû au rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités. Ce rapport va diminuer grandement avec la

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génération nombreuses des baby boomers (personne nées entre 1942 et 1968) qui vont prendre leur pension massivement dans les années qui viennent. Et ces départs ne sauront pas être compensés en nombre par l’arrivée des nouvelles générations (moins nombreuses) sur le marché du travail. De plus l’espérance de vie augmente toujours sensiblement et cela augmente le contingent des retraités.

Voici les projections pour la France qui a une démographie plus favorable que la nôtre de la proportion des plus de 60 ans sur les 2060 ans. (Source : rapport Chaplin sur les retraites, 1999, www.plan.gouv.fr)

1990

1995

2005

2010

2020

2030

2040

0.33

0.39

0.40

0.43

0.53

0.64

0.71

 L’état régule l’économie L’état est aux commandes de l’appareil économique. Il doit veiller à la viabilité à long terme du système et à la satisfaction du plus grand nombre. Pour ce faire, il doit définir des politiques économiques lui permettant d’atteindre ses objectifs. Les objectifs principaux étant la baisse du taux de chômage et le contrôle du budget

Le reste du monde Définition : « est un agent fictif créé de manière à rendre compte des relations

économiques nationales avec l’étranger. Cet agent achète tout ce qui est exporté et vend tout ce qui est importé. »

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2. Les flux entre agents Définition : « Les courants de biens et services et de monnaie entre les divers agents sont appelés FLUX »  Flux Réels : ce sont les biens et services reçu (le plus souvent) en échange des  Flux Monétaires Monétaires : qui correspondent au paiement des précédents  Exemple : Une entreprise façonne des portails. Elle les vend sur un marché où les ménages viennent acheter

portail

portail

Marché Entreprise

Ménages Monnaie

Monnaie

3. Le circuit économique.

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La politique économique 1.

La politique économique et ses agents ? Lis le texte et réponds aux questions suivantes :

◘ En quoi consiste la politique économique ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Qui prend les décisions de politique économique ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Parmi les mesures citées ci-dessous, cochez dans la bonne colonne selon qu’elles soient à caractère conjoncturel ou structurel. Ajoute 3 mesures au tableau selon un article d’actualité ou le dernier budget de l’état voté au parlement. Mesure prise

Conjoncturelle

Structurelle

Baisse des taux d’intérêt pour relancer l’activité Privatisation d’une grande entreprise Vente de bâtiments publics Création de nouveaux laboratoires de recherche Construction d’une nouvelle ligne de train

◘ Expliquez pourquoi une mesure peut à la fois être conjoncturelle et structurelle. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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2.

Les objectifs et les instruments a. La croissance

Regarde la vidéo et réponds aux questions. Laurence Parisot. Exposé pédagogique Janvier 2007

◘ Qu’est-ce que la croissance ? Comment est-elle mesurée ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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◘ Comment peux-tu qualifier la courbe historique de la croissance ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quelles ont été les étapes clés ? Quels ont été les éléments déclencheurs de l’augmentation du taux de croissance ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quel est l’élément le plus déterminant de la croissance ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ Que sont les prélèvements obligatoires ? Comment est la France par rapport aux autres pays ? Et la Belgique ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Qu’est-ce que la dette publique ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Comment a-t-elle évolué en France ? Et en Belgique ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Pourquoi Laurence Parisot insiste-t-elle sur le fait que ce sont des dépenses de fonctionnement qui ont été réalisées ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Comparez la situation de l’emploi (âge de la retraite ; durée annuelle ; taux d’activité et protection des salariés) en France avec les autres pays ? Qu’en est-il de la Belgique ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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◘ Pourquoi selon Laurence Parisot, beaucoup de protection des salariés empêche les sans emploi d’y entrer ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Compare pour chaque pays cité la proportion entre le salaire brut/net et le coût pour les employeurs. Qu’en est-il en Belgique ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quels sont les freins aux augmentations des salaires et la création de nouveaux emplois ? Détaillez. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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◘ Pourquoi cette mesure est-elle susceptible de favoriser la croissance ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ L’état pourrait-il prendre d’autres mesures de ce type ? Pourquoi ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ A ton avis, que se passera-t-il si cette mesure ne porte pas les effets escomptés ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

b. L’emploi Sur base du Plan d’action national belge pour l’emploi 2003, réponds aux questions. http://www.emploi.belgique.be/WorkArea/showcontent.aspx?id=5918

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◘ Que sont les chèques services ? Expliquez le mécanisme : ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quel est leur coût sur le budget de l’état ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quels avantages ont-ils apporté sur le marché du travail ? ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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Regarde la vidéo et réponds aux questions. TSR Classe éco : « Travailleurs assistés »

◘ Sur base du texte sur les titres services et de la vidéo, prends une position argumentée sur les chèques services et la nouvelle forme de travail en Suisse. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

◘ Selon toi, qu’est ce qu’un piège à l’emploi ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Qu’est ce que le salaire minimum ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ Que penses-tu de ce qui est préconisé dans l’article ? Est-ce bon ou mauvais pour faire baisser le chômage ? Argumente ta réponse. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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◘ En t’aidant des graphiques ci-dessous, essaie de définir la notion de chômage volontaire. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quelle serait ta position si tu étais décideur vis-à-vis du salaire minimum, des revenus de remplacement et de leur niveau ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

Il existe des pays où il n’y a pas de salaire minimum. La situation sur leur marché du travail est la suivante :

Tandis que les pays qui ont un salaire minimum ont cette situation sur leur marché du travail :

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Comparatif de l’analyse du marché du travail Néo-classiques et Keynésiens Néoclassiques

L’économie néoclassique repose sur trois principes fondamentaux. •

L’explication des phénomènes économiques doit être recherchée dans l’action seule des individus (méthode appelée de l’individualisme méthodologique qui s’oppose à une approche globale de l’économie et de la société) ; Les individus sont des êtres rationnels c’est à dire qu’ils raisonnent et calculent afin d’atteindre le mieux possible un objectif, compte tenu des contraintes auxquelles ils doivent faire face (ressources par exemple) ; Chaque individu poursuit son seul intérêt particulier, sans se préoccuper des autres.

Pour le marché du travail, l’analyse néoclassique est construite à partir du cadre de référence obéissant aux trois principes précédents. - Des offreurs et des demandeurs semblables (ce qui permet de raisonner sur le comportement d’un agent représentatif) et libres, - entrent en relation par l’échange, parce qu’ils souhaitent améliorer autant qu’il est possible de le faire, leur situation personnelle (principe de l’optimation sous contrainte). - Lorsque cette position est atteinte et que les agents ne souhaitent plus s’en éloigner, on dit que l’économie a atteint un état d’équilibre.

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Keynésiens Pour J.M. Keynes, le chômage est la conséquence d’une insuffisance de la demande effective. Quatre idées importantes caractérisent la conception keynésienne du chômage : le problème doit être posé au niveau macroéconomique, car si le salaire est un coût pour l’employeur c’est un revenu pour le salarié et il participe de manière essentielle à la constitution de la demande globale (pour Keynes la consommation est fonction du revenu perçu) l’offre et la demande sont interdépendantes car la mise en œuvre de la production précède la distribution des revenus qui permettra d’absorber cette dernière, mais la décision de mettre en œuvre une plus ou moins grande production est prise en anticipant la demande de produits l’activité économique se déroule dans l’incertitude (rôle déjà évoqué des anticipations) il n’ y a pas réellement de marché du travail, les entreprises fixent le niveau de l’emploi (asymétrie employeurs - salariés). La séquence logique keynésienne est la suivante : • •

• •

les salariés et les employeurs négocient le salaire nominal les entrepreneurs et les consommateurs (salariés) réagissent à l’offre des banques ce qui détermine le taux d’intérêt r° les entrepreneurs décident du niveau de l’investissement (première composante de la demande globale) et anticipent la consommation (deuxième composante) ce qui leur permet (en tenant compte de leurs coûts anticipés) de fixer le niveau de l’emploi les salariés décident de leur consommation et de leur épargne le bouclage financier permet de passer à la période suivante.

Les décisions prises sont irréversibles et il n’y a pas d’ajustement. Dans le meilleur des cas les entrepreneurs vont prévoir correctement les dépenses de consommation, mais même dans ce cas (équilibre économique) il n’y a pas plein emploi.

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c. Les prix i. Qu’est ce que l’inflation ?

Regarde la vidéo et réponds aux questions. BNB Eco dico ; Inflation, déflation, désinflation

◘ Définis ce qu’est l’inflation, la déflation, la désinflation et la stabilité des prix. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Dans l’exemple du Japon, explique le phénomène d’autoentretien de l’inflation. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Une hausse ponctuelle de la TVA est-elle une cause d’inflation ? Justifiez par rapport à la définition. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Pourquoi la déflation est-elle un phénomène qui s’auto-entretient encore plus que l’inflation ? ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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ii.

Les causes de l’inflation :  PREMIERE CAUSE

◘ Etablis un lien entre les 2 graphiques. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Comment appellerais-tu cette forme d’inflation ? …………………………………………………………………………………………………

Révolution iranienne

1ère guerre du golfe

1er choc pétrolier

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◘ Explique comment le phénomène s’auto-entretient et complète le schéma. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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◘ Commente le graphique ci-dessous. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Compare-le au graphique de l’évolution des prix en France entre 1950 et 1995 ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

◘ Pourquoi l’inflation est-elle restée historiquement très basse pendant les années 90 → 2007 ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Depuis le début du 21ème siècle quels sont les deux phénomènes qui se neutralisent ? A ton avis cela va-t-il se poursuivre ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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◘ Pourquoi la hausse du pétrole entraîne-t-elle une hausse des céréales ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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◘ Qu’est-ce que l’inflation ressentie ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Selon toi pourquoi l’inflation ressentie est-elle supérieure ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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La première cause d’inflation est : ……………………………………………………………

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 DEUXIEME CAUSE

Regarde la vidéo et le document et réponds aux questions. BCE La stabilité des prix

◘ Pourquoi les prix augmentent-ils ? …………………………………………………………………………………………………

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◘ Sur quelle théorie repose le lien entre la quantité d’argent et la variation des prix ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ Comment la BCE agit-elle pour préserver la stabilité des prix ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quel est l’impact d’une hausse des taux d’intérêt par la banque centrale ? ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

Regarde la vidéo et réponds aux questions. Banque nationale Suisse

◘ A quoi a été due l’inflation dans les années 20 en Allemagne et quelles en furent les conséquences ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quelle a été la cause de la déflation des années 30 ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ Comment les banques nationales agissent-elles ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Explique comment fonctionne l’approvisionnement en monnaie de l’économie ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quels sont les paramètres pris en compte par la banque nationale ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Qu’est ce que le Libor ? ………………………………………………………………………………………………… 25


◘ Que fait la banque nationale si elle prévoit de l’inflation et quelles sont les conséquences ? Fais un schéma pour représenter le système. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… La deuxième cause d’inflation est : …………………………………………………………

 TROISIEME CAUSE

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◘ Pourquoi la dame achète-t-elle du poisson à Ordralphabétix ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ Comme elle achète cela fait augmenter la ……………………. ◘ En réaction que fait Ordralphabétix ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ Pourquoi le prix des matières premières augmente-il ? ………………………………………………………………………………………………… La troisième cause d’inflation est : …………………………………………………………

 QUATRIEME CAUSE

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Did Goldman Goose Oil? Christopher Helman and Liz Moyer, 03.25.09, 06:00 PM EDT Forbes Magazine dated April 13, 2009

Lloyd Blankfein's Goldman Sachs turned up everywhere.

How Goldman Sachs was at the center of the oil trading fiasco that bankrupted pipeline giant Semgroup. When oil prices spiked last summer to $147 a barrel, the biggest corporate casualty was oil pipeline giant Semgroup Holdings, a $14 billion (sales) private firm in Tulsa, Okla. It had racked up $2.4 billion in trading losses betting that oil prices would go down, including $290 million in accounts personally managed by then chief executive Thomas Kivisto. Its short positions amounted to the equivalent of 20% of the nation's crude oil inventories. With the credit crunch eliminating any hope of meeting a $500 million margin call, Semgroup filed for bankruptcy on July 22. But now some of the people involved in cleaning up the financial mess are suggesting that Semgroup's collapse was more than just bad judgment and worse timing. There is evidence of a malevolent hand at work: oil price manipulation by traders orchestrating a short squeeze to push up the price of West Texas Intermediate crude to the point that it would generate fatal losses in Semgroup's accounts. "What transpired at Semgroup was no less than a $500 billion fraud on the people of the world," says John Catsimatidis, the billionaire grocer turned oil refiner who is attempting to reorganize Semgroup in bankruptcy court. The $500 billion is how much the world would have overpaid for crude had a successful scam pushed up oil prices by $50 a barrel for 100 days. What's the evidence of this? Much is circumstantial. Proving oil-trading manipulation is difficult. But numerous people familiar with the events insist that Citibank, Merrill Lynch and especially Goldman Sachs had knowledge about Semgroup's trading positions from their vetting of an illfated $1.5 billion private placement deal last spring. "Nothing's been proven, but if somebody has your book and knows every trade, it would not be difficult to bet against that book and put the company into a tremendous liquidity squeeze," says John Tucker, who is representing Kivisto. What's known for sure is that Goldman Sachs, through J. Aron & Co., its commodities trading arm, was in prime position to use such data--and profited handsomely from Semgroup's fall. J. Aron was Semgroup's biggest counterparty, trading both physical oil flowing through pipelines

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and paper oil, in the form of options and futures. When crude oil peaked in July, Semgroup ran out of cash to meet margin requirements on options contracts it had with Aron, contracts on which it had paper losses of $350 million. Desperate to survive, Semgroup asked Aron to pony up $430 million it owed on physical oil. Aron said no, declared Semgroup in default on its contracts and demanded immediate payment of losses.

http://www.forbes.com/forbes/2009/0413/096-sachs-semgroup-goldman-goose-oil.html ◘ Qu’est-ce qu’un hedge fund ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ A l’origine, en quoi consistait le hedging ? Cite deux exemples. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Qu’est-ce qui provoque une hausse des prix des matières premières ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ Cela a-t-il une influence sur les indices des prix ? ………………………………………………………………………………………………… La quatrième cause d’inflation est : …………………………………………………………

d. Les revenus

Regarde le début de la vidéo et réponds aux questions. 1’15 => 4’ Laurence Parisot. Exposé pédagogique Janvier 2007

◘ Pour rappel, comment Laurence Parisot décrit-elle notre époque en termes de richesse ? …………………………………………………………………………………………………

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 Les revenus du travail L’évolution récente du revenu annuel disponible des ménages (en Euros 2005) Unité : euros et % 1996

2005

Variation relative entre 1996 et 2005 en %

Variation absolue entre 1996 et 2005

Revenu maximum des 10 % des ménages aux revenus les moins élevés

10 483

11 620

10,8

1 137 €

20 % les moins élevés

13 559

14 739

8,7

1 180 €

30 % les moins élevés

16 485

18 014

9,2

1 529 €

40 % les moins élevés

19 552

21 451

9,7

1 899 €

50 % les moins élevés

22 836

25 205

10,4

2 369 €

60 % les moins élevés

26 533

29 403

10,8

2 870 €

70 % les moins élevés

30 897

34 166

10,6

3 269 €

80 % les moins élevés

36 543

40 534

10,9

3 991 €

90% les moins élevés (ou revenu le plus bas des 10 % des ménages les plus élevés)

46 450

51 143

10,1

4 693 €

95% les moins élevés (ou revenu le plus bas des 5 % les plus riches)

57 092

63 200

10,7

6 108 €

Revenu après impôt et prestations sociales. Ne comprend pas environ 80 % des revenus du patrimoine. Champ: individus des ménages dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n'est ni étudiante ni militaire du contingent Source : Enquêtes revenus fiscaux de 1996 et 2005, Insee-DGI

1996-2005 : forte hausse des inégalités de revenus le 20 mars 2008 source : ww.inégalites.fr En 9 ans, le niveau de revenu des 5 % les plus riches a augmenté de près de 5 000 euros de plus que celui des 10 % les moins riches. Pourtant, officiellement, les inégalités restent stables. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Entre 1996 et 2005, le niveau de revenu annuel des 5 % des ménages les plus riches (1) s’est accru de 6 108 euros supplémentaires, inflation déduite et après impôts. Au cours de la même période, celui des 10 % les plus pauvres a augmenté de 1 137 euros. L’écart a donc progressé de 4 971 euros. Ce chiffre n’est publié nulle part. On mesure l’inégalité de revenu de façon relative : le rapport entre les revenus des 5 % les plus riches et celui des 10 % les plus pauvres. Sans jamais évoquer les inégalités de revenu absolues : l’écart en euros entre les revenus des plus riches et des plus pauvres. L’écart relatif est resté stable dans notre exemple. En 1996 comme en 2005, on obtient le même écart relatif de 5,4. Pour que l’écart relatif reste stable, il faut que la variation en pourcentage soit la même, quel que soit le niveau de revenu. Ce qui est le cas dans notre exemple, avec une hausse d’environ

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11 %. Pourtant, on ne se loge pas, on ne s’habille pas, on ne mange pas avec des pourcentages, mais bien avec des euros. Au cours de la période, les plus riches ont perçu 5 000 euros de plus à dépenser que les plus démunis. (1) Le revenu pour lequel 95 % gagnent moins et 5 % gagnent plus. Il s’agit du revenu disponible des ménages, toutes formes de ménages confondues.

◘ Comment ont évolué les revenus du travail des 10 % gagnant le moins par rapport au 5 % gagnant le plus ? ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quelle a été l’évolution en valeur absolue ? ………………………………………………………………………………………………… Les dépenses des ménages selon le niveau de vie par quintile de niveau de vie * et par an Unité : % De 0 à 10 De 10 690 à 689 euros 14 452 euros (1er quintile) (2e quintile)

De 14 453 à 18 427 euros (3e quintile)

De 18 428 à 25 044 euros (4e quintile)

Plus de 25 Ensemble 044 euros (5e quintile)

Transports

11,0

14,7

15,5

16,0

16,0

15,1

Loisirs et culture

8,2

8,9

10,4

11,7

14,6

11,4

Alimentation (hors alcool)

17,5

16,6

15,8

14,9

13,1

15,1

Logement, eau, électricité et combustibles

24,2

19,6

16,7

14,6

10,9

15,9

Ameublement, équipement et entretien ménager

5,6

6,3

6,7

7,3

8,7

7,2

Habillement

6,9

6,6

7,0

7,5

7,8

7,3

Hôtels et restaurants

3,5

4,4

5,2

5,6

6,6

5,4

Communications

4,6

4,0

3,9

3,8

3,1

3,7

Alcool et tabac

3,1

2,8

2,7

2,4

2,2

2,5

Santé

3,0

4,1

3,4

3,3

3,8

3,6

Enseignement

0,7

0,6

0,5

0,6

0,6

0,6

Autres biens et services (1)

11,8

11,4

12,3

12,3

12,6

12,1

Dépense totale (2)

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

(1) Biens et services de soins personnels, bijouterie et maroquinerie, dépenses relatives aux gardes d'enfants hors du domicile, assurances et services financiers, divers autres services (services juridiques, cotisation à des associations...) (2) La dépense totale s'entend ici hors impôts, gros travaux, remboursements de prêts et prélèvements effectués par l'employeur, transferts financiers entre ménages Source : Insee - Enquête budget des familles. Année des données : 2006, France métropolitaine

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◘ Sur base des 2 tableaux, penses-tu que les inégalités sont restées identiques sur la période de temps ou se sont creusées ? Argumente. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………  Le patrimoine et les revenus du patrimoine

◘ Réponds aux questions suivantes : 1. Quelle part du patrimoine possèdent les 5% les plus riches ? …………………………………………………. 2. Quelle part du patrimoine possèdent les 30% les plus pauvres ? ……………………………….…………………

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3. La moitié des ménages les moins riches possèdent quel %age du patrimoine total ? ………………………………

◘ Comment a évolué la part des salaires par rapport au PIB dans les ’70 ? Et comment a-t-elle évolué depuis 1981 ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ En quoi cela a-t-il une influence sur le pouvoir d’achat ? …………………………………………………………………………………………………

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◘ Comment expliquer ce phénomène de la diminution de la part des salaires ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

 La mesure des inégalités

◘ Qu’est-ce que l’indice de Gini ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Tire 3 constatations principales de la carte. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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Courbe de Lorentz et coefficient de Gini. A. Un premier exemple : Dans une entreprise, on a relevé la répartition des salaires mensuels entre les différents employés. Les résultats de l’enquête sont donnés dans le tableau suivant : Salaire mensuel en € 1124 1561 1969 2149 2257 2365 2473 2977 3559 4060 Nombre d’employés 101 83 54 49 33 29 38 16 10 5 Pour étudier cette échelle des salaires et pour en mesurer d’éventuelles inégalités, on désire pouvoir répondre à des questions telles que : quelle part de la masse salariale revient aux 20% des salariés les plus pauvres ? Aux 50% les plus pauvres ? 1°) Compléter le tableau suivant : Salaire 1124 1561 1969 2149 2257 2365 2473 2977 3559 4060

Effectifs 101 83 54 49 33 29 38 16 10 5 Total :

0

0

Total :

fréquences salaire nombre fréquences fréquences masse fréquences cumulées mensuel d'employés en % cumulées salariale des masses des masses Si Ni fi xi mi salariales en % salariales yi 2°) a) Représenter graphiquement les points de coordonnées x et y du tableau précédent, x représentant le % des employés les plus pauvres et y le % de la masse salariale qui leur est attribué. Puis tracer une courbe passant par ces points. On effectue ainsi un ajustement du nuage de points par une courbe. b) En utilisant cette courbe indiquez quel pourcentage de la masse salariale revient aux 20% des salariés les plus pauvres, aux 50% des salariés les plus pauvres, aux 25% des employés les plus riches. …………………………………………………………………………………………………. …………………………………………………………………………………………………. …………………………………………………………………………………………………. ………………………………………………………………………………………………….

Cette courbe représentative s’appelle une courbe de Lorentz. Remarque : la fréquence n’est pas obligatoirement exprimée en %.

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B. Un peu de théorie : Plus la courbe de Lorentz est éloignée de la première bissectrice, plus la concentration de la grandeur étudiée est forte et la répartition inégalitaire. Cette concentration est mesurée par un indice appelé le coefficient de Gini défini par le nombre : aire de concentration

γ =

,

aire du triangle OAB où l’aire de concentration est celle du domaine délimité par la courbe de Lorentz et la droite d’équation y = x . Le coefficient de Gini est compris entre 0 et 1 : - si γ = 0, la répartition est parfaitement égalitaire, - si γ = 1, la répartition est parfaitement inégalitaire. Voici les courbes de Lorentz associées aux salaires de deux entreprises :

1

1

0.9

0.9

0.8

0.8

0.7

0.7

0.6

0.6

0.5

0.5

0.4

0.4

0.3

0.3 0.2

0.2

0.1

0.1

0

0 0 0. 0. 0. 0. 0. 0. 0. 0. 0. 1 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Entreprise 1

0 0. 0. 0. 0. 0. 0. 0. 0. 0. 1 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Entreprise 2

Dans quelle entreprise la répartition des salaires est-elle la moins inégalitaire ? …………………………………………………………………………………………………. …………………………………………………………………………………………………. …………………………………………………………………………………………………. ………………………………………………………………………………………………….

38


C. Calcul du coefficient de Gini. La courbe ci-dessous rend compte de la concentration du revenu des ménages en France (Insee, 1996). 1.00

0.90

0.80

0.70

0.60

0.50

0.40

0.30

0.20

0.10

0.00 0.00

0.10

0.20

0.30

0.40

0.50

0.60

0.70

0.80

0.90

1.00

a) Quel pourcentage du revenu des ménages se partagent les 40% des ménages les plus pauvres ? ……………………………………………………………………………………….. ………………………………………………………………………………………………….. b) Sur cette courbe interpréter le point de coordonnées (75 ; 50). …………………………………………………………………………………………………. c) Quelle part du total des revenus les 20% des ménages les plus riches se partagent-ils ? ………………………………………………………………………………………………….

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 Conséquences de la répartition de plus en plus inégalitaire.

Regarde la vidéo et le document et réponds aux questions. Le droit de savoir

◘ Comment définirais-tu le concept de travailleur pauvre ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quelles sont les conséquences de l’inflation sur ce type de ménages ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Si tu étais décideur, prendrais-tu des mesures pour remédier à la situation de ces ménages et si oui lesquelles ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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 Politique de réduction des inégalités

Regarde la vidéo et le document et réponds aux questions. BNP La redistribution

◘ Qu’est-ce que la redistribution ? Et quel est son objet ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Que sont les prélèvements obligatoires ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Cite les revenus de transfert. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Qu’est-ce que le revenus disponibles ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Qu’est-ce qu’un impôt progressif ? Pourquoi sert-il de base à la redistribution ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quels sont les arguments en faveur de la redistribution ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Quels sont les effets néfastes et les risques ? ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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◘ Pourquoi selon Jascques Autenne, la progressivité de notre système a presque disparu ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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◘ Quelles sont les solutions envisagées, au niveau des ménages d’une part et au niveau des entreprises d’autres part ? Expliquez. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

e. Le budget

◘ Exprime avec ton vocabulaire ce qu’est le budget de l’état ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Que signifie avoir un budget en déficit ? ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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Des mesures pour augmenter le pouvoir d'achat

Source www.rtlinfo.be mar 26 fév Les nouvelles mesures contenues dans le budget 2008 s'articulent autour de deux axes: la création d'emplois et l'amélioration du pouvoir d'achat des plus faibles, a indiqué ce mardi le premier ministre Guy Verhofstadt. Le gouvernement a prévu d'augmenter les bas salaires, les petites pensions et les allocations familiales. Le gouvernement mise sur la création de 60.000 emplois en 2008. Les prévisions du Bureau du Plan font état de 46.000 emplois auxquels l'exécutif ajoute 15.000 emplois supplémentaires: quelque 12.500 personnes devraient être mises au travail grâce au plan d'accompagnement des chômeurs et 2.500 demandeurs d'emploi devraient également trouver un travail grâce aux mesures de lutte contre les pièges à l'emploi. Cette remise au travail générera des moyens supplémentaires qui permettront des mesures en matière d'emploi. Sont ainsi prévus 18 millions d'euros pour lutter contre les pièges à l'emploi, 5 millions d'euros pour favoriser la mobilité interrégionale et 10 millions pour les bonus à l'emploi. Mesures pour les bas et moyens revenus Parmi les mesures fiscales, pour les bas et moyens revenus, c'est-à-dire inférieurs à 22.873 euros, l'on retrouve l'augmentation de la quotité exemptée d'impôt par le biais du précompte professionnel. Elle passe de 6.150 euros à 6.400 euros. Le coût est de 150 millions d'euros, soit 75 millions d'euros pour le budget 2008 puisque la mesure entrera en vigueur le 1er juillet 2008. Les contribuables qui ont recours aux frais professionnels forfaitaires pourront déduire 50 euros en plus. Le coût pour le budget sera également de 150 millions d'euros, soit 75 millions d'euros pour 2008 puisque la mesure entrera en vigueur au mois de mai. Coup de pouce à la recherche En vue de soutenir la recherche et l'innovation, l'exonération de précompte des chercheurs sera la même pour tous -soit 65 pc-, qu'ils travaillent pour des centres universitaires ou pour des entreprises ou les autres centres de recherche. L'impact budgétaire de la mesure est de 82,5 millions d'euros. En vue de soutenir les PME, l'exonération pour le personnel supplémentaire deviendra permanente à partir de 2008. Les investissements en matière de sécurité seront par ailleurs soutenus. Pour les particuliers, les réductions d'impôt accordées pour sécuriser leur habitation contre le vol et l'incendie passent de 130 à 500 euros. La déductibilité des dépenses pour des prestations de services des firmes de sécurité sera de 120 pc, mais à partir de 2009. Revalorisation des pensions Quelque 100 millions d'euros seront consacrés à la revalorisation des pensions. Dès juillet 2008, la

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Garantie de Revenu aux Personnes Agées (GRAPA) augmentera de 2 pc, comme les pensions minimum des travailleurs salariés et indépendants. La cotisation de solidarité sera démantelée progressivement, à commencer par celle prélevée sur les pensions les plus basses. Le bonus bien-être sera en outre intégré dans la pension mensuelle, soit une augmentation de 2 pc. Le plafond de revenu pour les pensionnés qui travaillent encore sera augmenté quant à lui de 25 pc. Au total, plus d'un million et demi de personnes sont concernées. Les titres-services à 7 euros Les titres-services seront augmentés: leur prix nominal passera de 6,7 à 7 euros le 1er avril de manière à couvrir l'indexation des travailleurs employés dans ce régime. Le gouvernement s'est aussi accordé sur un titre-services à 5 euros pour les bas revenus qui ne peuvent prétendre à la déductibilité fiscale. Les modalités de ce "titre-service social" doivent toutefois encore être définies: cela se fera via un crédit d'impôt ou via les mutuelles. La formule d'un chèque dont la valeur nominale est de 5 euros risque en effet d'entraîner des fraudes. Les titres-services seront également étendus à la garde des enfants à domicile entre 16h et 19h et les mercredis après-midi. La formule sera lancée à titre expérimental pendant un an. Elle fera l'objet d'une concertation avec les Communautés et les Régions. Seules les personnes bénéficiant d'une formation pourront entrer dans ce système. Allocations familiales en hausse Les familles bénéficieront en plus d'une intégration de l'allocation de rentrée scolaire dans les allocations familiales par le biais d'un supplément d'âge annuel, versé début août. La prime des enfants de 6-11 ans, de 53 euros, est de la sorte maintenue et pérennisée, de même que celle de 74,29 euros pour les 12-17 ans. Une prime de 25 euros sera également accordée aux 18-24 ans cette année. Elle évoluera progressivement pour atteindre 100 euros en 2012. Une prime pour les 0-5 ans est prévue à partir de l'an prochain. Des mesures ont également été prises en faveur des personnes handicapées qui cohabitent, pour éviter qu'elles ne perdent leur allocation, et en faveur des bénéficiaires d'une rente accident du travail ou maladie professionnelle qui verront celles-ci revalorisées de 2 pc sous certaines conditions. Tarifs sociaux pour l'électricité et le gaz Les consommateurs de gaz et d'électricité pourront désormais bénéficier de tarifs sociaux en fonction de leurs revenus et non plus de leur statut, a également indiqué ce mardi le cabinet du ministre de l'Energie, Paul Magnette. L'intervention publique est de 75 euros pour le gaz et 50 euros pour l'électricité. La limite de revenus sera calquée sur celle qui s'applique au fonds mazout, c'est-à-dire 22.873 euros. Le ministre a par ailleurs été chargé de négocier avec le secteur énergétique, et Electrabel en particulier, une contribution de 250 millions d'euros pour 2008. Cette contribution n'est en rien liée à une prolongation de l'activité de certaines centrales nucléaires, a-t-on précisé. Le premier ministre Guy Verhofstadt a d'ailleurs indiqué qu'aucune modification de la loi sur la sortie du nucléaire n'avait été décidée. Il s'agit plutôt d'une contrepartie aux bénéfices qu'a pu tirer l'électricien de l'amortissement des centrales nucléaires grâce aux factures payées par les consommateurs, a-t-on précisé chez M. Magnette.

◘ Pour chacune des mesures du budget de l’état pour 2008, essaie de voir quelles seront les conséquences pour les différents agents économiques. …………………………………………………………………………………………………

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………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Grâce à cela, retrouve derrière chaque mesure les objectifs poursuivis. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………  Notions relatives au budget de l’état. 1. Calcul

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2. L’effet boule de neige

◘ Qu’est-ce que l’effet « Boule de neige » ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

3. La situation de la dette belge

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4. L’effet néfaste d’un endettement trop important

Ce que la dette publique vous coûte 26/10/2006 00:07 La situation financière de l'Etat belge s'améliore, mais chaque habitant du royaume paie encore près d’euro 1.200 par an au titre des intérêts sur la dette publique. Le budget de l'Etat est-il vraiment en équilibre ces dernières années, comme le prétend le gouvernement ? Ou n'est-ce que du camouflage au moyen de trucs et ficelles, comme le soutiennent quelques contestataires ? Cette dernière thèse vient d'être appuyée par Eurostat, l'office statistique des Communautés européennes : selon lui, le budget 2005 était en réalité en déficit de 2,3 %, compte tenu de la reprise par l'Etat de la dette de la SNCB. La discussion peut paraître un peu vaine, en regard de la très spectaculaire décrue de l'endettement global de l'Etat belge : d'un sommet de 134 % du produit intérieur brut (PIB, l'ensemble des richesses produites en un an par la nation), cette dette a dégringolé à 117 % en 1998, 98,6 % en 2003 et 91,5 % en 2005. La dette publique belge demeure parmi les plus élevées de l'Union. Seules l'Italie et la Grèce nous dépassent, avec 107 % environ du PIB. A l'autre extrême, le Luxembourg et l'Estonie se situent respectivement à. 6 % et 4,5 % ! La situation de notre pays est toutefois remarquable dans la mesure où il évolue à contre-courant de la tendance générale. En trois ans à peine, soit entre 2002 et 2005, la France a ainsi vu son déficit se creuser de 58,2 % à 66,6 % du PIB et l'Allemagne de 60,3 % à 67,9 % Baisse des taux, pas de la dette Les analystes financiers jugent l'endettement d'une entreprise en fonction de ses fonds propres ou de ses rentrées brutes, c'est-à-dire de sa capacité à rembourser. C'est suivant la même approche en termes

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relatifs qu'on exprime le déficit d'un Etat en pourcentage du PIB. En termes absolus, la vision est au demeurant totalement différente : la dette de la Belgique ne s'inscrit absolument pas en chute libre. Elle a au contraire continué à grossir (mais à un rythme plus lent qu'auparavant) jusqu'en 2002, quand elle a atteint un sommet de euro 276,3 milliards. Elle est en (très) légère décrue depuis lors, à euro 273 milliards en 2005. Si le ministre du Budget se fait aujourd'hui moins de cheveux gris qu'il y a 10 ou 15 ans, ce n'est donc pas parce que la dette du pays a baissé, mais parce qu'elle pèse moins lourd dans le budget de l'Etat, et ceci à un double titre. Il y a d'abord la progression du PIB et, par voie de conséquence, celle des recettes fiscales. S'y ajoute la décrue des taux d'intérêt : en dépit d'un endettement plus élevé en 2005 qu'en 1993, les intérêts à payer sont revenus de euro 20,5 à 13 milliards sur cette période. Résultat de ces deux éléments : le service de la dette n'a plus représenté «que» 8,7 % du budget en 2005, venant d'un sommet de 22,4 % en 1990 ! Qu'est-ce que tout cela signifie concrètement au niveau du citoyen ? Le tableau ci-dessus reprend le montant que le service de la dette représente chaque année, par habitant. Pour éviter un biais historique, il s'agit de la seule dette de l'Etat fédéral. Pour l'ensemble du secteur public, il faut gonfler le chiffre de 5 % ou 6 %. Chaque Belge paie donc encore près d’euro 1.200 par an au seul titre de la dette. L'évolution sur une telle période est biaisée par l'inflation, c'est vrai. Précisons donc que les euros 482 de 1980 équivalent à euro 1.023 de 2005. Après un quart de siècle d'efforts parfois douloureux, on n'a pas encore résorbé le dérapage budgétaire irresponsable des années 70 ! Guy Legrand

◘ Quels sont les désavantages d’avoir une dette publique trop élevée ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… Et pourtant …

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Eléments théoriques essentiels La question de la place de l'Etat dans la sphère économique est un sujet de désaccord entre les principaux courants de la pensée économique. On distingue deux types d'approches :

Approche libérale traditionnelle : Le rôle de l’État est limité au minimum car toute intervention de sa part dans la sphère économique est inefficace voire préjudiciable. La régulation de l'activité doit être laissée au marché qui a de lui-même la capacité de se réguler (la main invisible). L’action de l'Etat se limite donc à garantir le bon fonctionnement du marché et il doit en conséquence se limiter à assurer ses fonctions régaliennes (police, justice, armée) : on parle alors d’État gendarme. L'Etat doit avoir une incidence nulle sur l'activité économique : il en résulte que son budget doit être équilibré (neutralité de la politique budgétaire): les dépenses doivent être égales aux recettes.

Approche keynésienne : L’économie capitaliste ne peut pas toujours réguler les déséquilibres économiques qui peuvent apparaître. L’État doit donc intervenir notamment parce qu’il a une action sur la demande globale au travers du solde de son budget. En ce sens, la politique budgétaire doit jouer un rôle économique contra cyclique, c’est à dire ralentir l’activité quand celle-ci est trop forte (budget excédentaire) ou la relancer en cas de ralentissement (budget déficitaire). De plus, la répartition primaire des revenus étant inégalitaire, il est apparu nécessaire de faire jouer à l'Etat un rôle dans la redistribution des richesses entre les agents économiques. Cette nouvelle fonction de l'Etat s'est traduite par l'apparition du concept d'Etat-providence. L'action de l'État est d'autant plus justifiée par Keynes qu'il avance L’action de l’État même limitée, a des effets beaucoup plus important dans le temps par l’intermédiaire du multiplicateur keynésien (un surplus de dépense se traduit par un surplus de revenu, ce qui se traduit par de nouvelles dépenses…). l’État finance ses propres besoins, c’est à dire qu’un déficit budgétaire, en relançant la croissance, va générer des recettes supplémentaires qui vont rétablir le solde budgétaire (cf. le multiplicateur keynésien). De fait, l'approche keynésienne consiste, en constatant les limites de l'initiative individuelle, à utiliser l'État pour contrebalancer les défaillances du marché.

4.

Les stratégies a. Les objectifs de politique économique

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Accord de gouvernement Leterme I

Yves Leterme, entouré des présidents des cinq partis de l'actuelle et future coalition, a commenté ce mardi après-midi l'accord de gouvernement intervenu dans la nuit de lundi. Il a expliqué que les décisions concrètes interviendront au fur et à mesure lors de chaque confection de budget et de chaque contrôle budgétaire. Yves Leterme a ajouté que le gouvernement s'était engagé à réaliser un surplus budgétaire de 1% du PIB pour 2011, et ce dans la continuité de la politique menée par les précédents gouvernements. Il a aussi dit que le gouvernement voulait créer 200.000 emplois supplémentaires. (belga) - Devant une forêt de caméras et d'appareils photo, le futur Premier ministre Yves Leterme entouré des présidents des cinq partis de l'actuelle et future coalition a commenté mardi après-midi l'accord de gouvernement intervenu dans la nuit de lundi. Il a insisté sur le fait que l'accord était "un exercice de vérité et de prudence". Et d'expliquer que les partenaires ont fait les choix de ce qu'ils veulent faire mais que les décisions concrètes interviendront au fur et à mesure lors de chaque confection de budget et de chaque contrôle budgétaire. Yves Leterme n'a cité que deux chiffres. Il a indiqué que le gouvernement s'était engagé à réaliser un surplus budgétaire de 1% du PIB pour 2011, et ce dans la continuité de la politique menée par les précédents gouvernements. Il a aussi dit que le gouvernement voulait créer 200.000 emplois supplémentaires. "L'accord est une bonne synthèse de ce que, ensemble, nous pouvions faire de mieux", a commenté pour sa part le Vice-Premier ministre et président du MR, Didier Reynders. Quant au président du PS, Elio Di Rupo, est s'est dit satisfait de voir le gouvernement définitif sur les rails. "C'est un travail collectif. Nous avons certes dû faire des compromis mais ce sont des compromis utiles pour tous nos concitoyens", a-t-il ajouté. FISCALITE, SOCIAL, JUSTICE ET IMMIGRATION Selon les présidents des cinq partis qui composent la majorité, l'accord comporte un important VOLET FISCAL ET SOCIAL. Le gouvernement entend diminuer l'impôt via un relèvement du minimum imposable, une augmentation de la déduction des frais forfaitaires et une simplification du nombre de barèmes fiscaux de 5 à 3, a indiqué le ministre des Finances et président du MR Didier Reynders. Ces mesures seront mises en oeuvre progressivement en fonction de l'analyse budgétaire, a-t-il précisé. "Il y aura également une augmentation du salaire net pour tous ceux qui travaillent", a encore dit M. Reynders.

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"On va cibler les outils fiscaux dans le cadre de la lutte contre les pièges à l'emploi", s'est pour sa part réjouie la présidente du cdH, Joëlle Milquet. Il s'agira de "toucher aux tranches intermédiaires qui concernent les bas et moyens revenus", a-t-elle ajouté, précisant que cela concernera les gens "qui gagnent entre 17.000 et 32.000 euros bruts par an". La présidente du cdH a insisté sur la "composante famille" de la réforme annoncée via l'intégration du nombre d'enfants à charge. Pour le président du PS, Elio Di Rupo, la baisse de la fiscalité visera "les moyens et les bas salaires". Mais il n'est pas question de dire "au mois de mars, il y a St-Nicolas", a-t-il précisé, soulignant que les mesures étant "connues et chiffrées", le gouvernement "prendra un budget en fonction de ce qui a été décidé". Le président du PS a indiqué que cet accord mettait en avant la solidarité, notamment via une revalorisation des allocations familiales, des pensions, notamment les plus basses, ainsi qu'une consolidation de la sécurité sociale. La norme de croissance des soins de santé de 4,5% est confirmée, le budget de l'INAMI devant continuer à intégrer une réserve. Par ailleurs, en matière de pouvoir d'achat encore, il y aura "un observatoire qui pourra contrôler les prix". La présidente du cdH, Joëlle Milquet s'est félicitée des avancées pour les familles dans le contenu de l'accord. Elle a mis en évidence "le treizième mois" pour les familles versé au mois d'août, déjà décidé dans le cadre du budget 2008. Outre la liaison au bien-être des allocations et des pensions, Mme Milquet a évoqué la mise en place d'une Task Force pour le climat. Il sera par ailleurs proposé d'organiser un sommet mondial de l'environnement en 2010 à Bruxelles, à l'occasion de la présidence belge. Bon nombre des mesures annoncées l'avaient déjà été dans le cadre du budget 2008. En matière d'IMMIGRATION, "on va rendre plus restrictif le regroupement familial et l'accès à la nationalité" (on testera plus sensiblement la volonté d'intégration), a indiqué Didier Reynders. Il semble qu'on laissera tomber l'obligation pour l'accueillant de disposer de revenus à hauteur de 125% du salaire minimum. Il sera désormais prévu que l'accueillant dispose de revenus suffisants pour héberger un membre de sa famille. Par ailleurs, "on va ouvrir les portes de l'immigration économique, pour ceux qui sont installés et pour ceux qui viendront". Cette mesure était déjà prévue par les accords de l'orange bleue. Pour ce qui concerne les régularisations, le président du PS et la présidente du cdH ont évoqué la mise sur pied d'une commission chargée d'oeuvrer dans le cadre de l'application des critères prévus par circulaire. Ceux-ci seront renforcés. Il s'agira notamment de tenir compte de "l'ancrage local" des personnes, s'est réjouie Joëlle Milquet selon qui la prérogative d'appliquer les critères revient désormais à la Commission et non plus au ministre de l'Intérieur. "Le ministre de l'Intérieur doit respecter les avis qu'il reçoit", a pour sa part indiqué le président du CD&V, Etienne Schouppe. En matière de JUSTICE, la pentapartite reprend, pour ce qui concerne l'application de la loi Lejeune, l'accord qui avait été scellé sous l'orange bleue. Pour les libérations conditionnelles, l'accord prévoit que le juge pourra décider d'une partie incompressible de la peine allant de 1/3 à 2/3 de celleci. Le président du PS, Elio Di Rupo, s'est globalement félicité mardi de la conclusion d'un accord qui va permettre d'accroître la solidarité et de renforcer le pouvoir d'achat des citoyens. Pour Joëlle Milquet, l'accord "correspond à environ 90% du programme" du cdH. Elle a souligné l'équilibre de l'accord au profit des familles. Didier Reynders a mis en avant les nouvelles perspectives de diminution de charges fiscales ciblées ainsi que les baisses d'impôts pour toutes les familles qui travaillent.

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◘ Identifie les objectifs de politique économique. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ En argumentant, montrer le caractère antagoniste de certains objectifs poursuivis ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

b. Objectifs incompatibles ? Dilemme INFLATION / CHOMAGE En 1958 l’économiste néo-zélandais Alban William Phillips, publie un article dans la revue Economica pour rendre compte de son travail mené à la London School of economics. La recherche porte sur une liaison éventuelle entre le taux de croissance du taux de salaire nominal et le taux de chômage, elle repose sur l’observation de l’économie anglaise de 1861 à 1913 puis de 1867 à 1957. La relation statistique observée est forte et négative. Elle permet de conclure à la forte résistance à la baisse du taux de salaire nominal (la courbe est “plate” au delà d’un taux de chômage de 5 à 6 %).

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Dans son article de 1958, Phillips explique la liaison négative entre croissance du salaire nominal et taux de chômage comme un simple effet d’un ajustement entre offre et demande : « Lorsque la demande d’un bien ou d’un service est relativement élevée par rapport à son offre, nous devons nous attendre à une hausse de son prix, ce d’autant que la demande excède l’offre. A l’inverse, une demande faible par rapport à son offre entraîne normalement une baisse de son prix. Il est raisonnable de penser que ce principe constitue l’un des déterminants du taux de variation des salaires nominaux, soit le prix des services du travail ». Courbe de Phillips

Réinterprétation

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Le graphique de gauche, associant le taux de croissance des salaires nominaux et le taux de chômage renvoie à une intuition forte : lorsque l’activité économique devient plus forte, donc quand le chômage diminue, le rythme de croissance des salaires s’élève. La concurrence des entreprises pour embaucher les salariés nécessaires pour produire plus entraîne une augmentation des salaires et cela d’autant plus facilement que la hausse des profits qui accompagne l’expansion permet à ces entreprises de faire face aux dites augmentations. Lorsque le taux de chômage est supérieur au NAWRU la croissance des salaires s’accélère, lorsqu’il est inférieur, elle se fait à un rythme moins rapide.

Le passage au graphique de droite associant la croissance des prix et le chômage est immédiat dès lors que le lien entre croissance des salaires et croissance des prix est établi. Or il n’est pas difficile d’établir ce lien. Les prix dépendent des coûts de production et des marges de profit souhaitées par les entreprises. Si les entreprise veulent conservées leurs marges (et on ne voit pas pourquoi il en irait autrement) toute augmentation des coûts s’accompagne d’une augmentation des prix. L’augmentation du salaire nominal augmente le coût unitaire de production dès qu’elle est plus forte que la croissance de la productivité du travail à laquelle elle devrait correspondre. Donc pour une croissance de la productivité donnée il y un taux de croissance des salaires qui garantit que les prix n’augmenteront pas plus vite qu’avant. Si taux de chômage dépasse ce NAIRU, l’inflation s’accélère et inversement : c’est cela l’enseignement essentiel de la courbe de Phillips.

◘ Qu’à démontré Phillips ? Retranscris sa théorie. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Dans la réinterprétation, pourquoi est-il difficile d’établir un lien entre salaires et prix ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Phillips a fait son étude il y a 50 ans, a-t-on avis serait-elle valable avec les données actuelles ? Argumente ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ◘ Une inflation faible est-elle compatible avec un quasi plein emploi ? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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c. Politique économique et partis politiques ◘ Sur base d’une recherche internet, faire ressortir les caractéristiques des principaux courants politiques actuels ainsi que les conflits d’objectifs qui en résultent pour des raisons idéologiques. Parti politique MR

CARACTERISTIQUES …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………

PS

…………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………

CDH

…………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………

Ecolo

…………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………

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d. Mesures néo-classique et keynésienne ◘ Propose et commente une mesure susceptible de rencontrer un (ou plusieurs) objectif(s) de politique économique, tantôt dans une optique keynésienne, tantôt dans une optique néo-classique. ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………

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politique économique