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Auteurs
Laura Capasso
Sylvain Huybrechts
Ariane Leturcq
Delphine Radelet
Steve Vandamme

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Ce support pédagogique fait partie de la collection Connexion Français des Éditions VAN IN. Il a été développé dans le but que chaque élève puisse s’identifier et se sentir à l’aise avec les images et les textes utilisés. En cas de remarques, vous pouvez contacter les Éditions VAN IN.
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Auteurs : Laura Capasso, Sylvain Huybrechts, Ariane Leturcq, Delphine Radelet, Steve Vandamme
Couverture : Nor production
Mise en page : Nord Compo
Dessins : K’Naye
L’orthographe telle que rectifiée le 6 décembre 1990 par le Conseil Supérieur de la langue française est d’application dans la collection. Toutefois, afin de respecter les écrits des auteurs des citations, l’orthographe d’origine y est respectée.
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La rémunération des auteurs, et de toutes les personnes impliquées dans le processus de création et de distribution des livres, provient exclusivement de la vente de ces ouvrages.
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Lorsqu’il copie des livres, en entier ou en partie, en dehors des exceptions définies par la loi, l’usager prive ces différentes personnes d’une part de la rémunération qui leur est due.
C’est pourquoi les auteurs et les éditeurs demandent qu’aucun texte protégé ne soit copié sans une autorisation écrite préalable, en dehors des exceptions définies par la loi.
L’éditeur s’est efforcé d’identifier tous les détenteurs de droits. Si, malgré cela, quelqu’un estime entrer en ligne de compte en tant qu’ayant droit, il est invité à s’adresser à l’éditeur.
© Éditions VAN IN, Mont-Saint-Guibert – Wommelgem, 2026. Tous droits réservés.
En dehors des exceptions définies par la loi, cet ouvrage ne peut être reproduit, enregistré dans un fichier informatisé ou rendu public, même partiellement, par quelque moyen que ce soit, sans l’autorisation écrite de l’éditeur.
L’exploration de textes et de données (TDM) n’est pas autorisée.
1 re édition : 2026
ISBN 978-94-651-4027-8
D/2026/0078/46
Art. 609042/01
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1
Tu observes et utilises la table des matières
Feuillète ton livre-cahier pour trouver la table des matières. Tu pourras alors répondre aux questions qui suivent.
1. Où se trouve la table des matières ?
2. Selon toi, quel est son intérêt ?
3. Elle comporte trois parties.
a) La première partie s’intitule « Situations d’apprentissage ».
Dans cette partie, cite : – le titre d’une séquence au cours de laquelle tu vas travailler la prise de parole ; – le titre d’une séquence au cours de laquelle tu vas réaliser une production écrite ; – le titre de la séquence au cours de laquelle tu vas lire un roman complet ;
– le titre de la séquence qui suscite le plus ta curiosité.
b) La deuxième partie s’intitule « Fiches outils ».
Certains intitulés te semblent peut-être mystérieux. Rassure-toi, tu découvriras leur signification au fil des séquences.
– Dans les « outils généraux », on parle de « réception » et de « production ». Selon toi, de quoi s’agit-il ?
À la fin de la partie « Fiches outils » se trouve un index.
• De quoi s’agit-il ?
• Comment est-il organisé ?
• Selon toi, à quoi sert-il ?
• En utilisant cet index, retrouve rapidement la ou les pages où tu en sauras plus sur :
le schéma actanciel le décodage la thèse
la phrase multiple l’intention d’enjoindre la virgule
c) La troisième partie s’intitule « Dico perso ». – À quelles pages se trouve-t-elle ?
– Selon toi, que devras-tu faire dans cette partie et quelle est son utilité ?
4. Partage tes réponses avec la classe.
1 Tu identifies les composantes de la première séquence
Ouvre ton livre-cahier à la page 11 pour découvrir l’organisation de la première situation d’apprentissage.
1. Cette séquence comporte un titre et un sous-titre. Recopie celui des deux qui t’indique son objectif d’apprentissage.
2. Cite les deux apprentissages qui te permettront d’atteindre cet objectif.
3. Aux pages 19, 21 et 26 se trouvent des encadrés orange.
a) Prends-en connaissance.
b) Que représente le pictogramme qui les accompagne ?
c) Selon toi, quel est son lien avec le contenu des encadrés ?
d) À quoi servent ces encadrés ? Coche la ou les bonnes réponses.
{ À récapituler ce que tu viens d’apprendre pour que tu puisses le retenir
{ À donner des exercices supplémentaires
{ À donner le résumé des textes vus dans la séquence
{ À fournir une méthode pour accomplir une tâche
4. Pendant la séquence, tu peux être renvoyé(e) vers des entrainements (par exemple page 19). Quel est l’objectif de ce dispositif ? Coche la ou les bonnes réponses.
{ Donner des exercices supplémentaires afin de te permettre de t’améliorer
{ T’aider à faire le point sur ta maitrise de certains savoir-faire
{ Consolider ce que tu as acquis
{ Définir plus précisément un savoir
{ Aller plus loin que ce que tu as appris dans la séquence
2 Tu décodes des titres et des pictogrammes utilisés dans les séquences
1. Certaines séquences commencent par une activité liminaire. Voici la définition de « liminaire » issue du dictionnaire de l’Académie française.
a) Prends-en connaissance.
Liminaire , adj.
1. Qui est placé en tête d’un ouvrage, qui en constitue le début ou l’introduction. Son discours fut précédé d’une déclaration liminaire. Par extension . Qui prélude à quelque chose, qui est l’amorce de quelque chose. Après quelques propos liminaires, on entra dans le vif du sujet.
2. Physiologie. Psychologie. Qui atteint le seuil nécessaire pour provoquer un effet mesurable ou pour être perceptible. Intensité liminaire d’un courant électrique.
D’après Dictionnaire de l’Académie française . (2000). Paris : Fayard (9 e édition, tome 2).
b) Surligne le fragment de la définition qui te parait correspondre à sa signification dans le cadre du livre-cahier. Tu seras capable de justifier oralement ton choix.
2. Voici cinq pictogrammes que tu rencontreras dans ton livre-cahier. Discute de leur signification avec tes condisciples avant de la noter dans le tableau ci-dessous.
Pictogramme
Signification

Lire et comprendre globalement un récit
Depuis que tu as appris à lire, tu as eu l’occasion de déchiffrer, comprendre et interpréter des récits de toutes sortes. Dans cette séquence, nous allons (re)mobiliser deux outils qu’il est important de connaitre pour comprendre plus facilement les textes à structure narrative et ainsi prendre davantage de plaisir à les lire.

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – lire et comprendre une fable de La Fontaine – lire et comprendre un extrait de mythe
Visées transversales
Se connaitre et s’ouvrir aux autres : – se construire une culture littéraire
Apprendre à apprendre : – réfléchir à sa pratique de lecteur
Développer une pensée critique et complexe : – pratiquer une lecture distanciée
1 Tu fais appel à tes connaissances sur la fable
À l’école ou ailleurs, tu as peut-être déjà eu l’occasion de lire ou d’écouter une fable de Jean de La Fontaine. Si c’est le cas, c’est le moment de t’en souvenir.
1. Voici les illustrations de deux fables de Jean de La Fontaine parmi les plus connues. Peux-tu les identifier ?
a) Si oui, nomme-les.
b) Si non, fais appel aux connaissances de la classe.


2. En connais-tu d’autres ? Si oui, lesquelles ?
3. Quelles sont les grandes caractéristiques de la fable ? Coche les affirmations correctes.
{ La fable est parfois chantée le soir à la veillée.
{ Les personnages de la fable sont parfois des animaux qui parlent.
{ La fable a pour but d’illustrer une morale, une leçon de vie.
{ La fable est souvent amusante.
{ La fable est toujours un récit très court.
Mais qui est donc Jean de La Fontaine ? Lis la biographie proposée afin d’en apprendre un peu plus sur lui. Jean de La Fontaine, un écrivain intemporel
Jean de La Fontaine nait le 8 juillet 1621, en France, à Château-Thierry, entre Reims et Paris. Son père est conseiller du roi et maitre des Eaux et Forêts, ce qui signifie qu’il surveille les activités d’exploitation forestière, la chasse et la pêche.
En 1643, Jean part étudier le droit à Paris où il se met à fréquenter des jeunes passionnés de littérature. En 1652, après ses études de droit, Jean devient, comme son père, maitre des Eaux et Forêts. Rapidement, dès 1654, La Fontaine se met à écrire et souhaite vivre de sa plume. Cependant, comme tout homme de lettres sans fortune personnelle, pour y parvenir, il doit entrer dans l’entourage de riches mécènes, c’est-à-dire de gens qui le soutiennent et lui versent une pension.

R igaud, H. (vers 1680).
Portrait de Jean de la Fontaine. Peinture à l’huile. 81,5 × 65,5 cm. Paris : Musée Carnavalet.
La Fontaine se présente comme un simple adaptateur d’auteurs datant de l’Antiquité : il reprend la plupart du temps des fables écrites par le fabuliste grec Ésope ou le fabuliste latin Phèdre pour les réécrire en français, à sa façon.
Pour lui, la littérature doit être aussi utile qu’agréable. C’est pourquoi il souhaite que ses fables instruisent en divertissant. Son premier recueil de fables parait en 1668.
Reconnu par le roi Louis XIV et par ses pairs écrivains, il est finalement élu en 1684 à l’Académie française, une illustre institution née quelques années auparavant qui rassemble de grands auteurs et qui vise à promouvoir la langue française.
Malade, il meurt le 13 avril 1695. Sa dépouille se trouve aujourd’hui au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Jean de La Fontaine reste actuellement le plus célèbre des poètes français du 17 e siècle. ll est l’auteur de plus de 240 fables. Ces petits récits mettent principalement en scène des animaux qui dépeignent les travers des hommes : avarice, malhonnêteté, orgueil… des défauts toujours bien actuels !
La Fontaine écrit d’ailleurs dans la préface du premier livre de ses fables :
Tout parle en mon Ouvrage, et même les Poissons :
Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes
Je me sers d’Animaux pour instruire les Hommes
La Fontaine , J. (de). (1668). Fables. © Van In
1. Qui est Jean de La Fontaine ?
2. Repère les informations principales de cette biographie.
a) Où et quand est né Jean de La Fontaine ?
b) Cite quatre moments importants de sa vie d’auteur.
c) Quand est-il mort ? Où peut-on voir sa tombe aujourd’hui ?
3. Reformule cet extrait de la préface du premier recueil de ses fables pour montrer que tu comprends bien ce que La Fontaine a voulu dire.
Tout parle en mon Ouvrage, et même les Poissons
Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes
Je me sers d’Animaux pour instruire les Hommes
4. Pourquoi lit-on toujours ses écrits de nos jours ?
3 Tu perçois le sens global d’une fable
Comprendre un texte, c’est d’abord être en mesure d’en saisir le sens global. Cela signifie en dégager les informations les plus importantes, celles nécessaires à une bonne compréhension.
Lis la fable Le Renard et le Bouc en vue de répondre aux questions qui la suivent.
Le Renard et le Bouc
Capitaine Renard allait de compagnie
Avec son ami Bouc des plus haut encornés.
Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez ; L’autre était passé maitre en fait de tromperie.
La soif les obligea de descendre en un puits.
Là chacun d’eux se désaltère.
Après qu’abondamment tous deux en eurent pris,
Le Renard dit au Bouc : Que ferons-nous, compère ?
Ce n’est pas tout de boire, il faut sortir d’ici.
Lève tes pieds en haut, et tes cornes aussi : Mets-les contre le mur. Le long de ton échine
Je grimperai premièrement ; Puis sur tes cornes m’élevant, À l’aide de cette machine, De ce lieu-ci je sortirai, Après quoi je t’en tirerai.
Par ma barbe, dit l’autre, il est bon ; et je loue
Les gens bien sensés comme toi.
Je n’aurais jamais, quant à moi, Trouvé ce secret, je l’avoue.
Le Renard sort du puits, laisse son compagnon, Et vous lui fait un beau sermon Pour l’exhorter à la patience.
Si le ciel t’eût, dit-il, donné par excellence Autant de jugement que de barbe au menton, Tu n’aurais pas, à la légère, Descendu dans ce puits. Or, adieu, j’en suis hors.
Tâche de t’en tirer, et fais tous tes efforts :
Car pour moi, j’ai certaine affaire Qui ne me permet pas d’arrêter en chemin.
En toute chose il faut considérer la fin.
La Fontaine , J. (de). (1668). Fables.
1. Surligne dans le texte les fragments qui te permettent de répondre à chacune de ces questions. Tu seras capable de reformuler oralement les passages surlignés.
a) Qui sont les personnages présentés au début de ce récit ?
b) À cause de la soif, que décident les personnages ?
c) Quel problème se pose à eux ?
d) Quel moyen l’un des deux personnages imagine-t-il pour le résoudre ?
2. Dans quelle situation se trouve chaque personnage à la fin du texte ? Formule ta réponse.
3. Que signifie la morale de la fable : « En toute chose il faut considérer la fin » ? Choisis parmi les propositions suivantes.
{ Dans la vie, il faut toujours prévoir le pire.
{ Il faut toujours imaginer comment une chose peut se terminer.
{ Tout doit se terminer un jour.
{ Parfois on gagne, parfois on perd, c’est ainsi et c’est la vie.
4 Tu reconstitues et tu formules la trame de la fable
La fable, comme la plupart des récits, est constituée d’une série d’étapes essentielles que l’on peut organiser sous la forme d’un schéma : le schéma narratif.
1. Voici sept illustrations qui retracent l’histoire du renard et du bouc.
a) Numérote-les dans l’ordre du récit.
b) Écris, pour chaque image, une phrase de quinze mots au maximum qui pourra lui servir de légende. La première t’est donnée à titre d’exemple.
1. Le renard et son ami le bouc se promènent.







2. Chacune de ces illustrations correspond à une étape du schéma narratif.
a) Si tu ne te souviens pas des étapes qui constituent le schéma narratif, consulte la fiche outil « La structure narrative ».
Fiche outil « La structure narrative », p. 355
b) Note en dessous de chaque illustration à quelle étape elle correspond.
c) Confronte tes réponses avec celles de tes condisciples.
Quand on lit un texte à structure narrative dans le but d’en percevoir le sens global, on peut se poser une succession de questions qui renvoient au schéma narratif
1. Qui est (sont) le(s) personnage(s) principal(-aux) au début du récit ?
2. Quel problème/évènement trouble le début du récit ?
3. Quelle(s) action(s) en découle(nt) ?
4. Quelle dernière action permet de résoudre le problème rencontré ?
5. Que devien(nen)t le(s) personnage(s) à la fin du récit ?

5 Tu te sers du contexte pour comprendre le vocabulaire employé
Lorsque tu lis un texte, il arrive souvent que tu rencontres un mot que tu ne connais pas. Pour ne pas retourner au dictionnaire chaque fois que cela arrive, tu peux utiliser le contexte. C’est ce que tu vas faire pour cette fable.
Pour les fragments suivants, extraits de la fable Le Renard et le Bouc , on te propose des formules de remplacement. Choisis celle(s) qui te semble(nt) convenir en tenant compte de ce qui précède et de ce qui suit ces fragments.
a) Allait de compagnie (ligne 1) :
{ Marchait
{ Se promenait
{ Se disputait
b) Des plus haut encornés (ligne 2) :
{ Qui était très grand
{ Qui avait de grandes cornes
{ Qui était fier et beau
c) Était passé maitre en fait de tromperie (ligne 4) :
{ Était rusé et manipulateur
{ Savait toujours se sortir des situations difficiles
{ Était très intelligent
d) Se désaltère (ligne 6) :
{ Se repose
{ Boit
{ Se lave
e) Compère (ligne 8) :
{ Ami
{ Frère
{ Camarade
f) Ton échine (ligne 11) :
{ Ta barbe
{ Ton dos
{ Tes pattes





g) Cette machine (ligne 14) :
{ Cette technique
{ Cet appareil
{ Ce moyen
h) Un sermon (ligne 15) :
{ Un discours qui fait la morale
{ Une gentille déclaration
{ Un exposé clair
i) L’exhorter (ligne 21) :
{ Le persuader
{ L’encourager
{ Le distraire
Partage tes réponses avec tes condisciples en expliquant ce qui t’a permis de trouver la(les) bonne(s) réponse(s).
Lorsque tu ne connais pas le sens d’un mot, il n’est pas toujours nécessaire d’avoir recours à un dictionnaire. La plupart du temps, le contexte général et le cotexte (ce qui est dit avant et après le mot concerné) te permettent d’en comprendre suffisamment le sens pour avancer dans la lecture sans problème de compréhension.










1 Tu fais appel à tes connaissances personnelles
Le récit que tu vas lire est un extrait des douze travaux d’Hercule, un mythe célèbre. Un mythe est un récit fabuleux qui met en scène des êtres hors du commun (demi-dieux, héros…) aux prises avec des créatures ou des éléments surnaturels.
1. Tu as peut-être déjà entendu parler d’Hercule, que ce soit dans un jeu vidéo, un album ou un dessin animé.
a) Si oui, quelle est sa caractéristique principale ?
b) Si non, fais appel aux connaissances de la classe.
2. Connais-tu d’autres mythes ou d’autres personnages mythologiques ? Si c’est le cas, partage tes connaissances avec tes condisciples.
2 Tu perçois le sens global d’un mythe
Prends connaissance de l’extrait du mythe d’Hercule. À l’issue de ta lecture, tu devras en choisir le meilleur résumé parmi les trois qui te seront proposés.
Hercule et l’Hydre de Lerne

Rendu fou par la déesse Héra, Hercule assassine sa femme et ses trois enfants. Revenu à la raison, désespéré par ce qu’il a commis, il est chargé d’accomplir douze travaux pour se faire pardonner ses actes.
Pour le deuxième des douze « travaux », le roi Eurysthée demande à Hercule de tuer l’Hydre de Lerne, un reptile monstrueux à neuf têtes, tapi dans un marécage. L’haleine de l’Hydre est empoisonnée et son sang, dit-on, est un puissant venin. Régulièrement, la bête quitte sa tanière en quête de chair humaine. Les habitants de la région sont terrifiés et désespérés.
En faisant route vers le marécage de Lerne, Hercule rencontre son neveu Iolas qui lui propose son aide.
J’ai appris que les dieux t’avaient envoyé combattre l’Hydre, mon oncle !
Permets-moi de t’accompagner. Moi aussi, je veux être un héros comme toi !
D’abord réticent , Hercule finit par accepter. Après plusieurs jours de route, les deux compères parviennent dans les marais de Lerne. Ils progressent lentement sur un sol humide et boueux, pris dans des nappes de brouillard. Au-dessus de leur tête, les arbres inclinent leurs branches de façon sinistre.
Soudain, une odeur pestilentielle les fait s’arrêter.
Iolas ! murmure Hercule, allume un feu et plonge mes flèches dedans. Je les lancerai dans le marais pour faire sortir la bête.
En effet, le feu réveille le monstre qui surgit du fin fond du marais.
L’Hydre démêle ses neuf têtes enragées, crachant leur haleine empoisonnée. Hercule saisit son épée, en tranche une, puis deux, puis trois…
Les blessures se mettent à saigner, c’est un nouveau piège puisque le sang de l’Hydre est un poison. Hercule est heureusement protégé grâce à la peau du Lion de Némée, tué par le héros lors de son premier défi.
Cependant, malgré sa force exceptionnelle, les efforts d’Hercule sont inutiles : tour à tour les têtes repoussent, plus effroyables qu’auparavant.
Iolas ! s’écrie-t-il, allume une torche. À chaque fois que je trancherai une de ses têtes, porte-la sur la plaie !
Le neveu d’Hercule obéit. Au fur et à mesure que le héros tranche les cous du monstre, Iolas applique la torche enflammée sur les plaies sanglantes. Aussitôt, sous l’effet de la brulure, l’Hydre hurle de douleur. Il y a un grésillement atroce. Une odeur de chair carbonisée se mêle aux brumes du marécage. Comme l’a espéré le héros, les têtes ne repoussent plus là où leur cou a été brulé. Le monstre s’effondre et disparait au fond du marais.
Hercule range ses armes et salue son aide de combat.
Merci pour tout, Iolas. Sans toi, je ne serais jamais parvenu à venir à bout de cette bête. J’espère que les dieux seront satisfaits.
Le jeune garçon s’incline en signe de reconnaissance et les deux hommes reprennent chacun leur chemin.
Hercule, à nouveau vainqueur, se rend alors à Mycènes pour prendre connaissance de son troisième travail.
1. Voici trois résumés de ce récit.
a) Sans retourner au texte, choisis celui qui te parait correspondre le mieux à ce que tu as lu et compris.
b) Tu seras capable d’expliquer oralement ce qui fait que tu as éliminé les deux autres.
Résumé 1
Hercule affronte l’Hydre de Lerne qui vit dans un marais boueux. Ce monstre terrifie la région. Son sang est venimeux et son haleine empoisonnée. Le tuer est très compliqué car il a aussi neuf têtes qui repoussent chaque fois qu’on les coupe. Heureusement, Hercule va penser à bruler les cous une fois les têtes coupées pour empêcher qu’elles repoussent. Le combat est atroce mais Hercule sort vainqueur.
Résumé 2
Hercule est chargé par le roi Eurysthée de tuer l’Hydre de Lerne qui terrorise la région. Ce monstre a neuf têtes, se cache dans des marais difficiles à atteindre et se nourrit de chair humaine. Son haleine est empoisonnée et son sang venimeux. Heureusement, Hercule croise Iolas, son neveu, qui se propose de l’aider.
D’abord, Hercule coupe avec force les têtes de l’Hydre, protégé du sang mortel par la peau du Lion de Némée. Malheureusement, les têtes repoussent sitôt coupées. Hercule demande alors à Iolas de bruler les cous de la bête au fur et à mesure qu’il les coupe. Le stratagème réussit. Le monstre est enfin vaincu.
Hercule a réussi son défi.
Hercule est chargé par Eurysthée de tuer l’Hydre de Lerne qui mange de la chair humaine et terrorise la région. Ce monstre a neuf têtes qui repoussent chaque fois qu’on les coupe. Le sang qui s’échappe alors est venimeux mais les deux hommes sont protégés par une peau de lion.
Heureusement, Hercule va avoir l’aide de son neveu Iolas qui veut, lui aussi, devenir un héros. Ensemble, ils vont bruler les cous, ce qui empêche les têtes de repousser. Le monstre disparait dans le marais. Il est mort. Hercule a accompli sa mission. Chacun peut repartir chez lui.
Effectue ce parcours :
• soit pour t’aider à répondre à la question ci-dessus ;
• soit pour vérifier ta proposition.
A. Qui est le héros de ce mythe ?
B. Quelle mission lui est confiée ?
C. Par qui ?
D. Au bénéfice de qui ?
E. Quels dangers doit-il surmonter ?
F. De quelle(s) aide(s) dispose-t-il ? Pense aussi à ses qualités.
Les réponses à ces questions peuvent s’inscrire dans un schéma : le schéma actanciel.
Fiche outil « La structure narrative », p. 355
G. Replace les réponses aux questions précédentes sur ce schéma.
Adjuvants
Destinateur
Héros
Destinataire
Objet
Quête
Opposants
H. Compare le contenu de ce schéma avec chacun des résumés proposés.
2. Pourquoi peut-on dire que ce récit est un mythe ?
3. Explique avec tes mots ce que pourraient signifier les mots soulignés dans le texte.
– tapi :
– réticent : –
pestilentielle :
– grésillement :
Quand on lit un récit, on peut se poser une série de questions qui renvoient au schéma actanciel et qui peuvent permettre de comprendre globalement le récit.
1. Qui est le héros ?
2. Quelle mission lui est confiée ?
3. Par qui ?
4. Quelles difficultés doit-il surmonter pour réussir sa mission ?
5. Qui s’oppose à lui ?
6. De quelle(s) aide(s) dispose-t-il ?
7. Pour qui / Dans quel but réalise-t-il cette mission ?
Entrainement s « 2. Le schéma actanciel », p. 36

Prends connaissance du récit Jason et la Toison d’or afin de répondre aux questions qui le suivent.
Jason n’était encore qu’un bébé lorsque son oncle Pélias, un bien méchant homme, ravit le royaume de son père. Afin de garantir la sécurité de leur fils, ses parents l’envoyèrent en secret dans de lointaines montagnes.
Lorsque Jason eut 21 ans, il se rendit à Iolcos, la ville où vivait son oncle Pélias.
Je sais qui tu es et pourquoi tu es venu, dit Pélias à Jason. Tu auras le trône si tu me rapportes la Toison d’or 1
Pélias en était certain, Jason échouerait.
Sans hésiter, Jason, accompagné des Argonautes, ses fidèles compagnons, se mit en route vers le magnifique palais du roi Æétès. C’était un roi cruel, qui gouvernait son peuple d’une main de fer. Æétès vint à leur rencontre, leur souhaita la bienvenue et feignit l’amitié.
Je suis venu chercher la Toison d’or, expliqua Jason. Si je la rapporte à mon oncle Pélias, il me rendra le trône.

Tu peux prendre la Toison, répondit Æétès, qui ne souhaitait pourtant nullement en être dépossédé. Mais d’abord, tu devras exécuter seul les tâches que je te confierai.
Jason répondit qu’il ferait tout ce qu’il lui demanderait.
Tu devras labourer un champ avec deux taureaux crachant le feu. Puis tu y sèmeras des dents de dragon, ordonna le roi.
À côté d’Æétès se trouvait sa fille, Médée, qui était tout ouïe . Elle était tombée amoureuse de Jason dès qu’elle l’avait aperçu et elle avait décidé d’user de ses pouvoirs magiques pour lui venir en aide. Elle le savait, il ne réussirait jamais seul.
Le soir venu, Médée se glissa hors du palais et s’en alla cueillir des herbes magiques dans la montagne. Elle en fit un onguent , qu’elle prépara en récitant des
1 Peau d’un bélier, aux vertus magiques, dont la laine est faite d’or pur
incantations. En secret, elle le remit à Jason, en lui disant de s’en passer sur tout le corps. Il le protègerait du feu craché par les taureaux.
Le lendemain matin, Jason se dirigea d’un pas décidé vers le champ pour y affronter les taureaux. Æétès, Médée, les Argonautes et tous les habitants de la ville étaient venus pour le voir à l’œuvre. Jason s’approcha de la grotte où vivaient les taureaux. Ces derniers en sortirent bientôt en poussant un mugissement féroce, crachant le feu, piétinant le sol de leurs sabots de bronze. Les flammes roussirent le sol tout autour de Jason, mais sans le toucher. L’onguent magique préparé par Médée fonctionnait à merveille. Jason s’approcha tout près des taureaux gigantesques, sauta sur le dos du premier et l’empoigna par les cornes. Puis il contraignit les deux animaux à s’agenouiller, tout en les caressant pour les apaiser. Et il leur passa un licol autour du cou. La foule ébahie regarda en silence Jason conduire les taureaux à travers le champ et retourner la terre. Æétès, furieux de la réussite de Jason, lui remit alors un casque rempli de dents de dragon.
De nouveau, Jason dut arpenter le champ, cette fois pour y semer les dents.
De chaque dent plantée jaillissait un soldat en arme. Mais Médée avait dit quoi faire à Jason. Il souleva un énorme rocher et le jeta au milieu des soldats.
Se croyant attaqués, ils se mirent à se battre entre eux. Bientôt, ils gisaient tous sur le sol, morts ou blessés. Les habitants de la ville poussèrent des cris de joie. Æétès enragea en silence mais ne put empêcher Jason de se procurer la Toison d’or.
Après bien d’autres aventures, Jason finit par apporter la Toison d’or à Pélias et exigea de lui le trône en retour. Stupéfait et fort mécontent de constater que Jason était rentré sain et sauf, Pélias ne put cependant qu’accéder à sa requête.
1. Qui est le héros de ce mythe ?
2. Donne deux qualités que l’on peut lui attribuer. Justifie tes choix.
3. Que souhaite-t-il obtenir ?
4. Quelle mission lui est confiée ? Par qui ? Au bénéfice de qui ?
5. À quelles difficultés doit-il faire face afin de mener à bien sa mission ?
6. De qui va-t-il recevoir de l’aide pour mener à bien sa mission ?
De quelle manière ?
7. Quelle est la situation de Jason à la fin de ce récit ?
8. Quel verbe pourrait remplacer « ravit » à la ligne 2 ?
9. Que signifie « tout ouïe » (ligne 24) ? Choisis parmi les propositions suivantes : silencieusement – attentive – secrètement – amusée – silencieuse –attentivement – avec curiosité – agacée
10. Qu’est-ce qu’un onguent (ligne 28) ? Choisis parmi les propositions suivantes :
une boisson – un tissu – une pommade – une potion

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.
1. Sélectionnes-en au moins deux.
2. Recopie-les dans ton dico perso qui se trouve à la fin de ton livre-cahier.
3. Compose pour chacun(e) un énoncé d’une ou deux phrases qui aide à le (la) comprendre.
4. Soumets-les à ton (ta) voisin(e).
5. Au besoin, aidez-vous pour les améliorer.
6. Proposez ces énoncés à votre professeur(e).
7. Voici deux exemples de ce qui est demandé.
Exemple 1 : Tout ouïe
a) Je note cette expression à la lettre « T » du dico perso.
b) « Quand il m’a raconté cette histoire fantastique, j’étais tout ouïe. En effet, j’avais vraiment envie de l’écouter attentivement. »
Exemple 2 : Dépeindre
a) Je note ce mot à la lettre « D » du dico perso.
b) « J’aime beaucoup les récits qui dépeignent la vie d’adolescents comme moi. »
1. Le schéma narratif
1. Lis attentivement la quatrième de couverture du roman Bjorn le Morphir de Thomas Lavachery en vue de répondre aux questions qui la suivent.

a) Complète le tableau ci-dessous :
Qui ?
Où ?
Quand ?
Quoi ?

Th. (2017). Bjorn le Morphir . Paris : L’École des loisirs.
Situation initiale
b) Formule cette situation initiale en une phrase verbale.
c) Quel est l’élément perturbateur de cette histoire ?
d) D’après les éléments dont tu disposes, émets une hypothèse sur une situation finale plausible ?
2. Voici un conte qui met en scène un petit cochon d’Inde. Ce conte a été découpé en huit parties, qui ont ensuite été mélangées.
a) Lis ces parties et reconstitue le conte en complétant le tableau ci-après. Notes-y, pour chaque étape du schéma narratif, la ou les lettres qui correspondent à l’extrait concerné.
ATout aurait été parfait s’il n’avait été offert en présent à un petit garçon nommé Titou. Titou était pourtant un petit bout de cinq ans mignon comme un ange et adorable avec ses parents, mais il était encore trop petit pour comprendre qu’un animal n’est pas un jouet…
CDBMais quand Titou voulut à nouveau se livrer à son jeu favori, il fut cruellement puni ! À peine eut-il saisi Futé qu’il se piqua à la main et s’enfuit en hurlant et en pleurant à chaudes larmes.
Personne ne comprit comment il avait pu se piquer de la sorte sans avoir quitté la maison…
Futé en avait assez, il aspirait à une vie calme et douillette et le maudit gamin la lui gâchait bellement !
Par un bel après-midi ensoleillé, notre petit cochon d’Inde alla se promener dans le jardin. Il avait heureusement le droit d’entrer et sortir à sa guise, ce qui lui permettait d’échapper assez fréquemment à son tourmenteur.
— Rose, si je te demandais un service, me le rendrais-tu ?
La rose ayant accepté avec bonhomie, il lui exposa son idée : il voulait qu’elle lui prête deux ou trois dizaines de ses épines, il se les fixerait sur le dos et on allait voir ce que l’on allait voir !
La rose accepta car la solidarité entre les plantes et les animaux leur est nécessaire pour se protéger de l’homme.
Comment Futé arriva-t-il à fixer ses épines, je ne le sais pas car les petits cochons d’Inde savent conserver leurs secrets.
EFAussi quand l’envie lui en prenait, il saisissait le malheureux Futé par le corps et jouait « à la voiture » ! Comprenez par là qu’il faisait prendre au pauvre hamster un élan et qu’il le propulsait sur toute la longueur du couloir… Futé glissait, glissait sur ses petites griffes et voyait arriver sur lui à toute vitesse la porte d’entrée… Il avait beau tenter d’éviter le choc ; bing ! il terminait sa course en heurtant l’obstacle avec fracas.
À peine remis de ses émotions, le garnement s’en était déjà emparé à nouveau et tout recommençait.
Sa promenade le conduisit près d’un rosier et, alors qu’il méditait tristement, une rose lui demanda pourquoi il paraissait si malheureux. Futé lui expliqua tout et la rose soupira : « Si tu étais un hérisson, il ne s’amuserait certainement pas longtemps à ce petit jeu… ! »
— Un hérisson, qu’est-ce que c’est ? demanda Futé surpris.
— C’est un petit animal qui vit parmi nous mais dont le corps est hérissé d’aiguilles de sorte que si quelqu’un le prend il se pique cruellement et ne s’y risque pas à nouveau.
Futé resta songeur puis il eut une illumination.
HGFuté était un petit cochon d’Inde qui vivait paisiblement dans une belle maison au fond d’un grand jardin.
Mais la leçon fut durable, Titou regarda désormais le « père Futé » avec une crainte mêlée de respect qui comblait de joie le malin petit animal.
Titou avait compris qu’un animal n’est pas un jouet et que l’on ne doit pas s’en servir au gré de sa fantaisie.
Et si tu as quelque peine à croire cette histoire, va vite demander à Futé si elle est vraie mais ne le serre pas trop fort, surtout si tu l’as déjà vu parler à une rose !
Guilleminot, P. (2020). Futé le petit cochon d’Inde . En ligne : https://lirenligne.net/ oeuvre-a-decouvrir/LiFJCRUV8KMCM/FUTE LE PETIT COCHON D’INDE.pdf
Situation initiale Élément perturbateur Action s Élément de résolution
Situation finale
b) Comme la plupart des contes, celui-ci comporte une morale. Surligne-la.
3. Voici la couverture et un extrait d’un roman de Tor Seidler : Le Rat Montagu . Prends-en connaissance.


Pour échapper aux hommes, les rats s’installent en masse sur les docks du port abandonné. Mais pas sur le dock nº51 car celui-là est habité par un humain, Dock-Personne…
En fin de compte, les rats les plus rapides et les plus avisés s’établirent
sur les appontements portant les numéros 60 et suivants. C’étaient les meilleurs. Étant autrefois utilisés par des cargos, leurs hangars étaient remplis de caisses vides dont chacune constituait un somptueux appartement pour une famille de rats. Mais au moment où lesdites familles commençaient à s’habituer à ces logements propres et confortables ,
a u moment où elles formaient un gouvernement, M. DockPersonne entreprit de pousser une brouette verte d’appontement en appontement. Cette brouette était pleine à ras bord de mort-aux-rats, fournie par le Service de l’Hygiène (une plaisanterie de mauvais goût pour les rats, car ce poison était loin d’être hygiénique). Beaucoup de rats périrent dans des souffrances atroces. Les autres durent choisir entre vivre dans une splendeur empoisonnée ou réintégrer les basfonds. […]
Mais un rat particulièrement astucieux conçut un plan pour se débarrasser de la Peste Verte, comme ils avaient surnommé la brouette. La plupart des rats sont très doués pour le grappillage et l’entassage, et ils sont spécialement attirés par les petits objets brillants tels que les pièces de monnaie. Puisque l’humeur revêche de M. Dock-Personne était due à la perte de son argent, source
d’interminables récriminations, ce rat judicieux proposa à ses congénères de lui servir une sorte de rente. Les rats mirent en commun tous leurs fonds secrets et se répandirent dans les rues pour chercher d’autres piécettes. Par une belle nuit d’été, alors qu’une longue période de sécheresse avait vidé l’énorme tonneau où se déversaient les gouttières du Dock 51, la gent trotte-menu emplit ce dernier presque jusqu’à ras bord avec ses économies : cinquante mille dollars en petite monnaie. Dès le lendemain, la dératisation cessa comme par enchantement. […] M. Dock-Personne avait déménagé depuis longtemps pour s’installer dans un immeuble de grand standing, débarrassant ainsi les rats de leur épouvantable voisin et les laissant en paix dans ses docks inutilisables.
S eidler , T. (2001). Le Rat Montagu (traduit de l’anglais par Noël Chassériau). Paris : Éditions Gallimard Jeunesse, p. 30-31.
a) Résume en une seule phrase la situation initiale de cet extrait.
b) Surligne dans le texte l’élément perturbateur.
c) Retrouve les actions et reformule-les.
d) Dans la liste des actions, surligne l’élément de résolution (élément équilibrant).
e) Formule la situation finale en une phrase de huit mots maximum.
2. Le schéma actanciel
1. Voici des débuts de contes. Retrouves-y, lorsque c’est possible, le héros, le destinateur, le destinataire et l’objet de la quête qui lui est confiée.
Un jeune fermier, nommé Nolleke, devait pour la première fois se rendre en ville au marché à la place de sa mère pour vendre un couple de poulets.
Contes de Flandre (choisis, traduits et adaptés par Maurice Lomré). (2008).
Paris : L’École des loisirs.
Autrefois, au pays de Tango, vivait un homme du nom d’Urashima qui avait un fils d’environ vingt-quatre ou vingt-cinq ans qu’on appelait Urashima Tarô. Celui-ci passait ses journées en mer et rapportait du poisson. Il assurait ainsi la subsistance de ses parents.
Contes japonais (choisis et traduits par Masahiro Inoue et Monique Sabbah, adaptés par Monique Sabbah). (2004). Paris : L’École des loisirs.
Il était une fois un homme qui avait trois fils, il était pauvre, vieux et fatigué. Cet homme possédait quelques champs et une forêt. Aussi voulait-il que ses garçons aillent couper des arbres dans la forêt, qu’ils vendent le bois et qu’ils paient ainsi ses dettes. Ses fils se mirent au travail.
Contes norvégiens (choisis, traduits et adaptés par Nils Ahl). (2002). Paris : L’École des loisirs.
Un jeune homme venait de réussir ses examens pour devenir juge. Il acheta une belle maison et chercha une jolie fille qui pourrait partager son toit. Malgré son allure fière et son beau visage, le jeune homme, qui s’appelait Luo Feng, ne tombait jamais amoureux des jeunes filles qu’on lui présentait. Aussi décida-t-il de quitter sa ville natale pour voyager et rencontrer lui-même la femme de son cœur. Contes de Mandchourie (choisis et traduits par Guillaume Olive). (2003). Paris : L’École des loisirs.
Bouddha s’était retiré pour méditer dans une grotte près de Lo. Il avait comme voisine une huppe qui nichait dans une crevasse de la falaise.
Chaque année, la huppe migrait vers le sud, s’envolait vers ses pentes verdoyantes. Un jour, Bouddha lui demanda de rapporter la plus belle des fleurs qu’elle trouverait dans cette région pour orner son autel. La huppe, très fière de rendre service à Bouddha, prit son envol.
Contes tibétains (choisis, traduits et adaptés par Corneille Jest). (2007). Paris : L’École des loisirs.
2. Prends connaissance de l’histoire de Thomas Stevens en vue de l’analyser à l’aide d’un schéma actanciel.
Le premier tour du monde à vélo
Thomas Stevens nait le 24 décembre 1854 à Berkhamsted dans une petite ferme en Angleterre.
C’est un adolescent débrouillard, qui aime le sport, et qui partage son temps entre les travaux de la ferme et la lecture de romans d’aventures.
En 1872, il quitte l’Angleterre avec sa famille pour rallier les États-Unis et s’installer dans une ferme près de Kansas City.
Mais très vite, Thomas se lasse des travaux agricoles et décide de partir à l’aventure. Il a alors 18 ans et devient fan de vélo.
Contrairement à beaucoup de grands voyageurs de l’époque, Thomas Stevens n’est pas issu d’un milieu bourgeois. Il doit économiser sou après sou pour pouvoir faire l’acquisition d’un grand-bi pour la modique somme de 8 dollars. Le vélo est lourd, peu maniable et terriblement inconfortable.
En avril 1884, il quitte San Francisco avec l’intention de rallier Boston depuis San Francisco, soit une distance de près de 6 000 km de la côte ouest à la côte

est des États-Unis. Mais la traversée des Rocheuses n’est pas de tout repos : l’état des routes laisse à désirer, la météo est capricieuse, et le grand-bi n’en fait qu’à sa tête. Thomas Stevens enchaine les chutes sous les yeux des Indiens stupéfaits et finit par se résigner à franchir à pied les passages les plus périlleux. Il finit par rejoindre Boston à la fin de l’été 1884 après 101 jours d’un voyage éreintant.
L’année suivante, il entame carrément un tour du monde. Ce sera l’Angleterre, l’Europe, la Turquie
l’Irak et l’Iran où il passe l’hiver. Il fait de belles rencontres et les gens l’accueillent chaleureusement.
Le 10 mars 1886, lorsqu’il se présente à la frontière afghane, avec l’espoir de pouvoir pénétrer dans ce pays jusqu’alors fermé aux étrangers, il est arrêté et emmené en détention. Il croit sa dernière heure venue.
a) Qui est le héros ?
b) Quelle est sa quête ?
c) Qui en est le destinateur ?
d) Qui en est le destinataire ?
e) Quels sont les obstacles rencontrés ?
Mais les gardes afghans finissent par le reconduire à la frontière perse après quelques jours de captivité. Il s’embarque alors pour l’Inde avant de traverser la Chine puis le Japon qu’il atteint en décembre 1886. Il est ainsi parvenu à atteindre son but : réaliser le premier tour du monde à vélo !
© Van In
f) Qui (Qu’est-ce qui) va lui venir en aide ?
3. Lis le résumé de La longue marche des dindes , un roman qui raconte l’histoire de Simon.
Simon a 15 ans et a doublé 4 fois son CE1. Il est enfin diplômé mais l’école, c’est fini pour lui. Son institutrice, Miss Rogers, lui fait comprendre qu’il faut maintenant qu’il prenne sa vie en main. Elle a confiance en lui.
C’est alors que Simon apprend qu’un de ses voisins a 1 000 dindes dont il ne sait que faire, car elles ne valent presque rien dans le Missouri – 25 cents – tellement il y en a. Mais à Denver, 1 000 km plus loin, elles pourraient se vendre beaucoup plus cher car les gens manquent de tout.
Simon a une idée de génie : il va convoyer à pied, du Missouri à Denver, soit sur plus de 1 000 km, 1 000 dindes qu’il va acheter 25 cents pour les revendre dans le Colorado 5 dollars.
Avec l’aide de Miss Rogers, qui lui prête ses économies, il prépare son expédition. Pour cela, il répare un vieux charriot et s’associe à Bidwell Peece, un ancien alcoolique qui conduira l’attelage.
Peu parient sur la réussite d’une pareille association : l’ex-ivrogne repenti et le cancre indécrottable
Pour compléter l’équipe, très rapidement, Jabeth, un esclave noir en fuite, les rejoints. Le trio est formé. L’aventure commence.
Le périple est semé d’embuches : 1 000 dindes qui réclament chacune 5 litres d’eau par jour, des types à dos de chameau qui les poursuivent pour les voler, les Indiens Potawatomis qui les arrêtent sur leur territoire sacré, la cavalerie qui veut s’entrainer à tirer sur les dindes, un nuage de sauterelles qui les attaque…
Mais finalement, Simon et ses compagnons arrivent à vendre les dindes 6 dollars pièce. Ce garçon est assurément doué pour les affaires. Il ira loin !

Montre que tu as compris l’histoire en complétant le schéma actanciel ci-dessous.
Résumer oralement un conte
Après avoir découvert une histoire, on a souvent envie de la partager avec d’autres. Pour ce faire, on résume généralement le texte lu ou entendu en informant son interlocuteur des éléments essentiels du récit. Il est alors important de pouvoir organiser et formuler ses idées clairement, sans quoi notre interlocuteur risque de ne rien y comprendre…
Dans cette séquence, tu vas apprendre à résumer oralement un conte que tu as entendu à destination des autres élèves de ta classe.
Visées transversales

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – adopter une stratégie d’écoute – orienter ton écoute d’un conte – écouter un récit en vue de le résumer – déterminer les caractéristiques d’un résumé oral – préparer ta prestation orale
Se connaitre et s’ouvrir aux autres : – se construire une culture littéraire
Apprendre à apprendre : – analyser ses propres démarches et procédures – autoréguler son travail – expliciter et adapter ses stratégies
Au cours de cette séquence, tu écouteras plusieurs contes.
1. Écouter, ce n’est pas lire.
a) Quelle(s) différence(s) y a-t-il entre ces deux activités ?
b) Avec laquelle te sens-tu le plus à l’aise ? Explique.
2. Coche la ou les difficultés que tu crains de rencontrer.
Tu es libre d’en ajouter.
{ Tu crains d’être distrait(e) par tes condisciples, par les bruits extérieurs…
{ Tu crains de ne pas comprendre le sens global du message que tu entends.
{ Tu crains de ne pas tout retenir.
{ Tu crains de ne pas connaitre le sens de certains mots.
{ Tu crains de ne pas savoir à quoi faire particulièrement attention.
{
3. Partage tes réponses avec la classe.

Lorsqu’on te propose une tâche d’écoute, tu dois adopter des stratégies qui favorisent ta concentration
1. Pour rester concentré, l’important est que tu trouves l’attitude qui te convient
Ainsi, pour ne pas se laisser distraire et pour centrer au maximum leur attention sur le message véhiculé : – certains ont besoin de fermer les yeux ; – d’autres préfèrent gribouiller sur un morceau de papier ; – d’autres jouent avec leur crayon ou leurs cheveux ; – d’autres restent assis bien droit sur leur chaise ;
d’autres encore se couchent sur le banc ; –
2. Lorsque tu effectues une tâche d’écoute, il est impossible que tu retiennes l’ensemble des informations entendues. Si tu essaies de le faire, ta mémoire risque de rapidement saturer !
3. Il est important que tu puisses définir à l’avance quel objectif tu devras poursuivre au terme de ton écoute et dès lors à quelles informations tu vas devoir particulièrement prêter attention.
Ainsi, il est important, avant même d’effectuer une tâche d’écoute, de répondre aux trois questions suivantes : – que vais-je écouter ? – pour en faire quoi ? – quel(s) outil(s) puis-je mobiliser pour y parvenir ?

Dans cette séquence, tu vas écouter un conte pour ensuite le résumer.
Cela va impliquer de mettre en place certaines stratégies et de mobiliser des outils spécifiques.
1 Tu rappelles les caractéristiques d’un conte
Le conte est un genre que tu connais déjà.
1. Quelles sont les caractéristiques d’un conte ?
Coche la (ou les) réponse(s) que tu juges correcte(s).
{ C’est un récit de fiction (c’est-à-dire un récit qui raconte une histoire imaginaire).
{ Le lieu et l’époque où se déroulent les évènements sont peu précis.
{ Les personnages n’ont jamais de pouvoirs magiques.
{ C’est un récit qui enseigne une leçon, une morale.
2. Quelle est l’intention dominante de l’auteur d’un conte ?
Sélectionne la bonne réponse parmi les propositions ci-dessous.
{ Distraire les destinataires en leur racontant une histoire plaisante qu’il a inventée.
{ Informer les destinataires sur la vie difficile des hommes et des femmes d’autrefois.
{ Convaincre les destinataires de faire le bien en leur racontant une histoire plaisante qu’il a inventée et dans laquelle le bien est récompensé.
{ Enjoindre aux destinataires de ne pas faire le mal.
3. Voici quatre illustrations de Gustave Doré, échappées de contes traditionnels.
a) Si tu connais ces contes, note leur titre sous l’illustration. Tu seras capable d’expliquer oralement à quel moment du récit chaque illustration fait référence.
b) Si tu ne les connais pas, fais appel aux connaissances de la classe.
c) Partage tes réponses.


2 Tu mobilises le schéma actanciel


Comme tu l’as vu dans la séquence 1 « T’as compris l’histoire ? », tu peux utiliser deux sortes de schémas pour comprendre globalement un récit et en saisir l’essentiel : le schéma actanciel et le schéma narratif. Dans cette séquence, nous utiliserons le schéma actanciel pour faire part de l’essentiel du conte.
1. Dessine ci-dessous le schéma actanciel.
Quête
Quête
2. Si tu ne sais plus précisément de quoi il s’agit ou pour vérifier ta réponse, consulte la fiche outil « La structure narrative ».
Fiche outil « La structure narrative », p. 355
3. Lorsque tu écouteras un conte afin de le résumer, sur quoi devras-tu centrer ton attention ? Coche les réponses que tu juges correctes.
{ Le lieu et l’époque où se déroulent les évènements
{ Les évènements racontés
{ Les raisons d’agir du héros
{ Ce qui est drôle
{ Les personnages et leur rôle
{ La vie de l’auteur du conte
{ La personnalité du héros
{ Ce qui est émouvant
4. Confronte tes réponses à celles de tes condisciples.
Dans cette séquence, tu auras à écouter en vue de dégager les éléments clés du récit pour pouvoir ensuite
. Pour ce faire, le sera un outil très utile.
ACTIVITÉ 1 2
Tu écoutes un conte et tu en élabores le schéma actanciel
Écoute le conte intitulé Bâton, tape ! sachant qu’ensuite tu travailleras à partir de tes souvenirs d’écoute pour en dégager le schéma actanciel.
1. Complète le schéma actanciel proposé à la fin de ton livre-cahier sur la base de tes souvenirs.
Effectue ce parcours :
• soit pour t’aider à répondre à la question ci-dessus ;
• soit pour vérifier ta proposition.
A. Qui sont les héros de cette histoire ?
B. Quelle est leur mission, leur quête ? Que veulent-ils obtenir ?
C. Qui les a chargés de cette mission ?
D. Pour le bénéfice de qui veulent-ils remplir cette mission ?
E. De quelle(s) aide(s) bénéficient-ils ?
F. Qu’est-ce qui s’oppose à eux ?
2. Quelles qualités / quels défauts peux-tu attribuer aux personnages suivants ? Tu seras capable de justifier oralement tes choix.
– La qualité commune aux trois frères :
– Le défaut de l’aubergiste :
– Le défaut des voleurs :
3. Complète ton schéma actanciel en notant les qualités/défauts dont tu pourrais faire part dans le résumé.
4. Quelles sont les trois grandes étapes de la quête ? Note-les sur le schéma.
5. Comment l’histoire se termine-t-elle pour le(s) héros et le(s) destinataire(s) ?
6. Partage tes réponses avec la classe pour arriver à un accord.
1 Tu donnes ton avis sur une prestation orale
Tu vas visionner la prestation de Tomi, qui présente le résumé de Bâton, tape !
Pour réaliser celle-ci, il disposait du schéma actanciel complété précédemment.
Dans un premier temps, tu vas centrer ton attention sur la qualité de sa prise de parole.
1. Prends connaissance des critères à respecter si l’on veut qu’une prise de parole soit réussie. Assure-toi de bien les comprendre.
1. La voix
● La parole doit être audible , c’est-à-dire facile à entendre. Pour cela, il faut :
– adopter un volume sonore suffisant, ni trop bas (inaudible), ni trop haut (fatigant, agaçant) ;
– articuler correctement les sons que l’on prononce et parler distinctement (ne pas parler « entre ses dents »).
● Le débit , c’est-à-dire la vitesse à laquelle on s’exprime, ne doit être ni trop rapide ni trop lent. Il faut également éviter de placer de longues pauses à des endroits inadéquats.
2. La posture
● On évite de bouger inutilement ou d’adopter une position inadéquate (affalé sur une table, les mains devant la bouche…).
● On ne mâche pas de chewing-gum.
3. Le regard
● On ne regarde pas uniquement le support à notre disposition.
● On lève les yeux pour regarder son public afin qu’il se sente concerné.
2. Visionne la prestation de Tomi et évalue-la en entourant le signe adéquat dans la deuxième colonne du tableau ci-dessous.
Critère Appréciation
Voix – Volume – Articulation – Débit
Posture
Regard
3. Confronte ton appréciation avec celle de tes condisciples.
2 Tu vérifies la fidélité et la complétude du résumé
Tu vas visionner une deuxième fois la prestation de Tomi. Il s’agit cette fois de vérifier si le résumé est fidèle (le contenu du résumé correspond-il à ce qui est raconté dans le récit ?) et complet (le résumé reprend-il tous les éléments essentiels du récit ?). Pour ce faire, tu t’aideras du schéma actanciel du conte que tu as réalisé lors de l’activité 2.
1. Pendant la prestation, coche les éléments du schéma actanciel au fur et à mesure qu’ils apparaissent dans le résumé.
2. Peux-tu dire que Tomi a proposé un résumé suffisamment complet ?
Oui parce que…
Non parce que…
3. Confronte ta réponse à celles de tes condisciples.
4. Il y a une erreur de fidélité dans le résumé que tu as entendu. Laquelle ?
3 Tu identifies l’intention d’un résumé
Quelle est l’intention de l’auteur du résumé d’un conte ? Pour répondre, réfléchis à ce qui suit.
a) Quels sont les destinataires potentiels d’un résumé d’un conte ? Coche la (les) réponse(s) que tu juges correcte(s).
{ Ceux qui connaissent bien le conte
{ Ceux qui ne le connaissent pas
{ Ceux qui ne s’en souviennent pas
b) Sur cette base, quelle est l’intention de l’auteur d’un résumé ?
4 Tu observes l’organisation du résumé
Prends connaissance de la retranscription du résumé de Tomi en vue d’identifier le système de temps employé et la manière dont la progression des informations est assurée.
Bâton, tape ! raconte l’histoire d’une famille pauvre dans laquelle il y a trois frères : Pierre, Jean et Jacques. Chacun à leur tour, les trois frères vont partir chercher du travail pour gagner de l’argent et en faire bénéficier toute leur famille.
C’est d’abord Pierre qui part. Après quelques jours de marche, il rencontre sur son chemin une vieille dame à qui il donne son dernier crouton de pain. Cette vieille dame, qui est en réalité une fée, lui offre une nappe blanche. Cette nappe se couvre de nourriture dès qu’on le souhaite. Malheureusement, l’aubergiste cupide et malhonnête chez qui Pierre passe la nuit échange sa nappe magique contre une nappe ordinaire. Pierre rentre donc chez lui avec une simple nappe sans pouvoir.
C’est ensuite au tour de Jacques de se mettre en route. Il souhaite également retrouver la nappe magique. Il rencontre lui aussi la dame-fée. Lui, il l’aide à traverser une rivière. Pour le récompenser, elle lui offre une poule qui pond des œufs en or. Malheureusement, il dort dans la même auberge que son frère et l’aubergiste lui vole sa poule. Jacques rentre donc chez lui les mains vides.
C’est enfin au tour de Jean de se mettre en route. Il rencontre la dame-fée lui aussi. Il l’aide à traverser un bois. En échange, il reçoit un bâton qui frappera à la demande. Armé de son bâton magique, il récupère la nappe et la poule chez l’aubergiste malhonnête. Toujours armé de son bâton, il échappe à trois voleurs cruels sur le chemin du retour et rentre chez lui.
Ainsi, grâce à la serviabilité des trois frères récompensée par la dame-fée, la famille pourra désormais vivre heureuse, sans manquer de rien.
1. Par quoi Tomi a-t-il commencé sa prestation ?
2. Propose d’autres manières de commencer.
3. Par quoi l’a-t-il terminée ?
4. Quel est le temps de conjugaison utilisé ?
5. Entoure les organisateurs textuels qui permettent à l’histoire de progresser.
Fiche outil « Les organisateurs textuels », p. 329
6. En voici d’autres que tu aurais pu utiliser. Classe-les dans le tableau ci - dessous.
premièrement – finalement – tout d’abord – pour commencer –en premier lieu – en dernier lieu – pour finir – pour conclure –puis – après – deuxièmement – en deuxième lieu
Début Suite Fin
7. Ensemble, complétez la procédure ci-dessous.
Le résumé d’un conte le destinataire du contenu de ce conte, appelé le texte source. Il est (beaucoup) plus court que ce texte source.
1. Pour résumer un conte, il faut donc :
a) sélectionner les informations importantes et ne retenir que ; cette sélection peut se faire en partant du schéma ;
b) veiller à informer correctement le destinataire en étant au texte source. Cela signifie qu’on ne déforme pas les informations du texte source.
2. On oralise le schéma actanciel en utilisant :
a) le système de temps du ; b) des qui font progresser l’action

Tu oralises à partir d’un schéma actanciel
Pour réaliser ta prestation finale, tu pourras disposer du schéma actanciel. C’est pourquoi, dans cette activité, tu vas t’entrainer à l’utiliser avec un(e) condisciple pour résumer oralement un début de conte.
1. Mettez-vous en binôme.

2. Lisez chacun mentalement le début du conte qui vous a été attribué.
3. Complétez un schéma actanciel comme aide-mémoire.
4. Entrainez-vous à résumer oralement le début de votre conte.
5. Résumez oralement le début de votre conte pour votre partenaire.
Effectuez chacun ce parcours :
• soit pour vous aider à préparer votre prestation ;
• soit pour en vérifier la complétude.
Toutes les questions n’ont pas nécessairement de réponse explicite.
A. Qui est (sont) le (les) héros de cette histoire ?
B. Quelle sera sa (leur) mission ?
C. Qui la lui (leur) a confiée ?
D. Au bénéfice de qui ?
E. Qu’est-ce qui s’oppose à lui (eux) ?
F. Qu’est-ce qui l’(les) aide ?
6. Évaluez chacun la prestation de votre partenaire en utilisant la grille ci - dessous.
Critère
Audibilité
Pertinence (respect des caractéristiques du genre et des consignes)
Indicateur
• Volume de la voix
• Articulation
• Débit
• Sélection des informations : – le nom du conte est donné – le héros est identifié – la quête est donnée – les autres éléments essentiels du schéma actanciel sont mentionnés
• Utilisation du présent
Évaluation
Intelligibilité
• Syntaxe correcte
7. Formulez chacun un feedback à votre condisciple : a) en donnant deux points positifs de sa prestation ; b) en formulant, si nécessaire, deux conseils bienveillants pour lui permettre d’améliorer sa future prestation.
Voici des virelangues, des (morceaux de) phrases amusantes difficiles à prononcer.
1. Exerce-toi à les lire à haute voix :
a) en articulant exagérément ;
b) en commençant par les dire lentement ;
c) en terminant par les dire à une vitesse normale et sans forcer l’articulation.
1) Écartons ton carton car ton carton nous gêne.
2) As-tu vu le tutu en tulle de Lili d’Honolulu ?
3) Douze douches douces.
4) Babette a fait bombance à bord du bateau de bob.
5) Un dragon gradé dégrade un gradé dragon.
6) Ces cerises sont si sures qu’on ne sait pas si c’en sont.
7) Un pâtissier, qui pâtissait chez un tapissier qui tapissait, dit un jour au tapissier qui tapissait : « Vaut-il mieux pâtisser chez un tapissier qui tapisse ou tapisser chez un pâtissier qui pâtisse ? »
2. Lis à haute voix avec un crayon dans la bouche le texte suivant. C’est l’histoire de l’évadé du Nevada qui s’évada dans la vallée, dans la vallée du Nevada qu’il dévala pour s’évader sur un vilain vélo volé qu’il a volé dans la villa. Et l’évadé du Nevada fut délavé dans la vallée par toute l’eau qui tombait là et l’on vit l’évadé vanné s’avouer que la vie d’évadé ne valait pas la vie d’avant car à vélo quand il y a du vent on est vidé, c’est évident !


Tu vas à présent écouter un conte et le résumer oralement en te filmant.
1. Écoute le conte proposé par ton (ta) professeur(e).
2. Prépare ton schéma actanciel en vue de l’utiliser comme aide-mémoire.
3. Aide-toi de ce que tu as appris au cours de cette séquence.
4. Filme ta prestation.
5. Visionne ta prestation et évalue-toi en répondant aux questions suivantes.
– Ta prestation est-elle audible (volume, articulation, débit) ?
– Regardes-tu ton interlocuteur de temps en temps ?
– As-tu donné le nom du conte présenté ?
– As-tu sélectionné suffisamment d’informations en t’aidant du schéma actanciel ?
– As-tu terminé ta prestation par le résultat de la quête ?
Oui – Non
Oui – Non
Oui – Non
Oui – Non
Oui – Non
6. En fonction de ton autoévaluation, envisage les améliorations possibles et recommence si nécessaire.
7. Communique ta vidéo à ton (ta) professeur(e) selon les consignes qu’il (elle) te donnera.

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.
Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.
La ponctuation désigne l’ensemble des signes utilisés pour découper un texte en phrases et isoler certains (groupes de) mots à l’intérieur de la phrase. Correctement utilisée, elle permet de rendre un texte plus facile à lire et à comprendre.
1. La ponctuation pour découper un texte en phrases
Une phrase commence par une lettre majuscule et se termine par un signe de ponctuation final
.
!?Le point termine une phrase déclarative . Cette nouvelle est captivante.
Le point d’interrogation s’utilise à la fin d’une phrase interrogative
Pourquoi les volcans entrent-ils en éruption ?
Tu as vraiment bien relu ta production ?
Le point d’exclamation se place :
• à la fin d’une phrase exclamative (pour insister sur l’émotion ressentie )
J’adore cette chanson !
On retrouve systématiquement un point d’exclamation après une interjection.
Aïe ! Boum ! Chut ! Hélas ! Oh ! Waw ! Youpie !
• à la fin d’une phrase injonctive (qui formule un ordre ou une interdiction )
Lis ce passage avec plus d’émotion !
Ne pas s’approcher de la forêt interdite !
…
Les points de suspension indiquent une interruption du message , une hésitation , une réflexion
Elle voulait continuer, mais elle s’est arrêtée soudainement…
Je ne sais pas quoi dire…
Tu devrais réfléchir avant d’agir…
Les points de suspension peuvent également s’utiliser à l’intérieur de la phrase.
Le héros avança dans la forêt sombre et… disparut.
La ponctuation finale : une affaire d’intonation !
La ponctuation finale influence la manière dont tu dois prononcer une phrase à voix haute. Si la phrase se termine par :
• un point d’interrogation , lis-la avec une intonation montante ;
• un point d’exclamation , mets plus de force ou d’émotion dans la voix ;
• des points de suspension , lis-la avec une intonation descendante et marque une pause relativement longue.
2. La ponctuation pour structurer la phrase
, La virgule s’utilise pour :
• séparer les éléments d’une énumération
L’exposé doit être clair, structuré, précis et convaincant.
• mettre un mot ou un groupe de mots en évidence
– On place toujours une virgule entre le complément placé en début de phrase et le sujet
Sans hésitation, le chevalier brandit son épée contre le dragon.
– On peut placer une virgule de chaque côté d’une expansion du nom , comme l’apposition ou l’épithète détachée.
Philibert, un homme juste et sage, décida de protéger son peuple. La forêt, dense et mystérieuse, semblait cacher bien des secrets.
• juxtaposer des propositions , c’est-à-dire rassembler deux phrases pour n’en former qu’une seule
Le sujet est complexe, il nécessite une bonne préparation.
La phrase ainsi formée est appelée une phrase multiple
:Les deux-points peuvent introduire :
• une énumération
Elle avait trois souhaits : devenir conteuse, voyager et transmettre des histoires.
• une explication (cause) ou une conséquence
Elle a interrompu sa lecture : le bruit l’empêchait de se concentrer. Il n’a pas pris le temps de répéter : son exposé a été un désastre.
• une prise de parole directe (ou une citation )
Le professeur a rappelé : « La ponctuation est essentielle à la compréhension. »
()Les parenthèses servent à ajouter une information , sans interrompre le fil de la phrase.
Elles permettent principalement d’insérer :
• une explication
Ce conte met en scène un ogre (créature mythique, de très grande taille, souvent associée à la cruauté) à la poursuite de deux jeunes enfants abandonnés.
• une précision
La sorcière (probablement jalouse de la princesse) lança un sort terrible.
• un ou plusieurs exemples
De nombreux genres littéraires sont abordés en 1 re secondaire (biographie, conte, fable, mythe, nouvelle, roman).
• une traduction
L’expression Once upon a time (« Il était une fois ») marque le début traditionnel des contes en anglais.
Les guillemets sont utilisés pour encadrer des éléments que l’on souhaite distinguer du reste du texte.
Ils permettent de :
• citer les paroles exactes d’un locuteur ou d’un auteur. Dans ce cas, les guillemets sont généralement précédés des deux-points. Il a demandé : « As-tu bien lu les consignes ? »
• mettre en valeur un mot ou une expression
Sacha a affirmé avoir découvert une « méthode révolutionnaire » pour ne pas s’endormir en classe.
• encadrer des titres d’œuvres lorsqu’ils sont intégrés dans une phrase manuscrite
J’ai
lu « Le Petit Prince » pendant les vacances.
Les pauses : la ponctuation de l’oral
À l’oral, il n’existe pas de signes de ponctuation. C’est grâce aux pauses que tu peux découper ton discours en unités de sens et ainsi aider ton auditeur à te comprendre.
Lorsque tu t’exprimes oralement, c’est à toi de placer ces pauses au bon moment :
• une pause longue permet de séparer les phrases les unes des autres : elle correspond à une ponctuation finale (point, point d’interrogation, point d’exclamation…) ;
• une pause courte marque un temps de respiration sans interrompre complètement l’idée : elle correspond à une ponctuation à l’intérieur de la phrase (virgule, deuxpoints, parenthèses…).
Pour découper un texte en phrases
terminer une phrase déclarative
terminer une phrase interrogative ?
terminer une phrase exclamative ou injonctive
indiquer une interruption du message, une hésitation, une réflexion
Pour structurer la phrase
La ponctuation : pour quoi faire ?
séparer les éléments d’une énumération, mettre des mots en évidence, juxtaposer des propositions
introduire une énumération, une explication, une conséquence, un discours direct, une citation
ajouter une information (explication, précision, exemple, traduction)
encadrer des éléments du texte (paroles, titres d’œuvres…), mettre des mots en évidence
Un texte à structure narrative (ou récit) est une production écrite ou orale qui raconte une histoire, c’est-à-dire une suite d’évènements situés dans le temps
Le mot « narratif » vient du verbe latin narrare qui signifie « raconter », « transmettre une expérience ». En français, « narrer » est d’ailleurs synonyme du verbe « raconter ».
Il existe plusieurs genres de textes qui présentent une structure narrative dominante, notamment :
Le conte Récit imaginaire, situé dans un cadre spatiotemporel peu précis, dans lequel le bien est récompensé ou le mal puni. Il vise souvent à transmettre des valeurs ou à faire adopter de bons comportements.
Le roman Récit de fiction à l’intrigue relativement complexe.


La nouvelle Court récit de fiction, généralement centré sur une action principale unique.




Le récit de vie Récit qui raconte (une partie de) la vie d’une personne. Il peut s’agir d’une autobiographie (récit de sa propre vie) ou d’une biographie (récit de la vie de quelqu’un d’autre).
Le mythe Récit qui met en scène des êtres aux qualités extraordinaires (dieux, héros, créatures fantastiques) aux prises avec des éléments surnaturels.
La fable Récit imaginaire qui fait intervenir des personnages – souvent des animaux qui parlent et agissent comme des humains – afin de transmettre une morale ou une leçon de vie.
La plupart des textes à structure narrative dominante comportent également :
• des passages descriptifs, qui permettent au lecteur ou à l’auditeur de mieux visualiser et s’imaginer l’univers du récit ;
• des passages dialogués, qui relatent les discussions qu’entretiennent entre eux les personnages.
2. Des outils pour bien comprendre un récit
Afin de percevoir le sens global d’un texte à structure narrative ou de planifier un récit en tant qu’auteur, il existe trois outils principaux.
1. La ligne du temps
Toute histoire racontée par le biais d’un récit peut être schématisée à l’aide d’une ligne du temps faisant apparaitre les évènements majeurs dans l’ordre chronologique
Attention !
Pour construire la ligne du temps d’une histoire en tant que récepteur, il faut généralement reconstituer soi-même la chronologie des évènements , en les ordonnant selon leur succession logique dans le temps. En effet, dans de nombreux récits, les évènements ne sont pas strictement racontés dans l’ ordre chronologique réel (c’est-à-dire l’ordre dans lequel les évènements se sont produits ou sont censés s’être produits).
Ainsi, les auteurs utilisent souvent :
• des rétrospections (flashbacks ou retours en arrière) ;
• des anticipations (évocation d’évènements futurs).
Ces procédés permettent notamment à l’auteur de :
• renforcer le suspense ;
• dévoiler progressivement les motivations ou le passé des personnages ;
• attiser l’intérêt du lecteur ou de l’auditeur.
2. Le schéma narratif
Le schéma narratif permet de distinguer les cinq constituants fondamentaux de la plupart des récits. Il aide à dégager l’essentiel de l’histoire en montrant l’ évolution d’une situation de départ .
La situation initiale
C’est le point de départ du récit, avant que les évènements que l’on veut raconter ne se produisent.
La situation initiale reprend généralement :
• le cadre spatiotemporel (lieu et moment) ;
• l’identité et la situation des personnages principaux.
L’élément perturbateur / L’élément déclencheur (= le problème)
C’est le premier évènement marquant du récit, celui qui provoque la suite du récit, c’est le déclencheur.
Il vient perturber, bouleverser, troubler la situation initiale.
C’est l’élément sans lequel l’histoire n’aurait jamais eu lieu.
Les péripéties / Les actions
Ce sont l’ensemble des évènements qui suivent l’élément déclencheur.
Dans le schéma narratif, on se concentre principalement sur les actions qui ont pour objectif de faire progresser la résolution du problème ou qui l’empêchent.
L’élément de résolution / L’élément équilibrant (= la solution)
C’est l’action décisive, celle qui permet de trouver une solution relativement durable au problème rencontré.
C’est le point d’arrivée du récit, la nouvelle situation dans laquelle se trouvent les personnages une fois le problème résolu.
3. Le schéma actanciel (ou schéma des actants)
Le schéma actanciel permet de faire apparaitre le(s) rôle(s) joué(s) par les différents personnages dans la réussite ou l’échec de la mission confiée au(x) héros.
Cette mission , appelée quête , correspond à un objectif important impliquant généralement un déplacement ainsi que des épreuves et des obstacles à surmonter.
Le but précis poursuivi par le(s) héros (appelé objet de la quête) peut par exemple être : retrouver quelqu’un, obtenir un objet précieux, sauver une personne, accomplir un exploit.
Adjuvants
Destinateur Destinataire
Héros Objet
Opposants
– Le destinateur est la personne à l’origine de la mission. C’est lui qui donne au héros une raison de se lancer dans la quête. C’est parfois le héros lui-même qui endosse ce rôle, notamment lorsqu’une émotion ou une valeur le pousse à agir.
– Le héros est le personnage qui est chargé d’accomplir la quête. C’est lui qui est désigné pour atteindre le but fixé.
– Les adjuvants sont les personnages et/ou les éléments qui aident le héros à réussir sa quête.
– Les opposants sont les personnages et/ou les éléments qui empêchent le héros de réussir sa quête ou qui le freinent dans sa progression. Les opposants lui imposent des épreuves, l’amènent à effectuer de mauvais choix…
– Le destinataire est la personne ou le groupe de personnes qui bénéficie du succès de la mission. Il peut s’agir du héros lui-même ou d’autres personnages.
1. Fiction ou réalité
Les récits ne racontent pas toujours des évènements réels. Parfois, ils sont le fruit de l’imagination de leur(s) auteur(s). Quand un récit ne correspond pas à la réalité , on dit qu’il s’agit d’une fiction.
Cette fiction peut toutefois évoquer des évènements qui pourraient être réels . On parle alors de récit fictionnel vraisemblable (ou réaliste).
Si on décompose le mot, « vraisemblable » signifie « qui ressemble à quelque chose de vrai ». Son antonyme est « invraisemblable ».
2. Présence d’un narrateur
Dans un texte à structure narrative de type fictionnel, la « voix » qui raconte n’est généralement pas celle de l’auteur du texte. Celui qui raconte les évènements est appelé le narrateur
Ce narrateur peut être :
• interne à l’histoire : le narrateur est un des personnages du récit et raconte l’histoire de son point de vue ;
• externe à l’histoire : le narrateur raconte l’histoire comme un spectateur anonyme, invisible des autres personnages.
3. Ellipses narratives
Dans un récit à structure narrative, on ne raconte pas la totalité des évènements qui se sont produits entre le début et la fin de l’histoire. Cela rendrait le récit très long et très ennuyeux.
L’auteur d’un récit utilise donc ce qu’on appelle des ellipses narratives : c’est un procédé qui consiste à sauter volontairement une période de temps et donc à ne pas raconter ce qui s’est passé pendant cette période. Autrement dit, certaines actions ou certains évènements sont passés sous silence.
4. Différents types de fin
Dans un récit, on distingue généralement deux grands types de fin :
• la fin fermée : l’auteur termine clairement et complètement l’histoire Le récepteur comprend précisément ce que sont devenus les différents personnages ;
• la fin ouverte : l’auteur ne conclut pas clairement l’histoire . Le récepteur doit imaginer ce qui va se passer après la fin du récit, car certains problèmes restent non résolus ou plusieurs interprétations sont possibles. Cette fin laisse volontairement place à l’imagination du lecteur.
Il existe des récits dits « à chute ». Ce sont des textes à structure narrative dont la fin change complètement la façon de comprendre ou d’interpréter l’ensemble du récit. Le but de l’auteur est de surprendre le lecteur (ou l’auditeur), même si quelques indices sont généralement disséminés tout au long de l’histoire.
Certains textes à structure narrative développent des récits parallèles . Cela signifie que plusieurs histoires sont racontées dans un même texte. Ces histoires peuvent concerner des personnages ou des événements différents, mais elles sont toujours liées d’une manière ou d’une autre . Souvent, les récits parallèles s’alternent (on passe d’une histoire à l’autre tout au long du récit) jusqu’à ce que les différentes intrigues se rejoignent .
SITUATIONS D’APPRENTISSAGE
Introduction Connexion, mode d’emploi Découvrir l’organisation de Connexion Français 1
Séquence 1 T’as compris l’histoire ?
Entrainements
Lire et comprendre globalement un récit
Séquence
Entrainements
phrases, grands effets
Rédiger et présenter une consigne à l’écrit
comprendre et interpréter un
Écrire un récit sur la base d’illustrations
Le système de temps du passé
3. Les moyens grammaticaux permettant la caractérisation .
4. La correction orthographique de copies
Manifester sa compréhension d’un texte à structure argumentative
Entrainements 1. La thèse et arguments
2. Le schéma argumentatif
Séquence 7 Paroles de Petit Prince
Mettre en voix de façon expressive un texte dialogué
. .
Tu améliores… Tu améliores ton intonation et la fluidité de tes interventions
Séquence
Exprimer oralement un jugement de gout motivé sur une photographie
Tu améliores… Tu améliores ta prise de parole
Séquence 9 Dis-moi pourquoi…
Lire et comprendre un texte informatif à structure explicative
Entrainements 1. La relation cause/conséquence
2. Le schéma explicatif
Séquence 10 À chacun ses gouts
Motiver un jugement de gout sur une œuvre littéraire
Entrainements 1. Le schéma d’argumentation d’un jugement de gout
2. Les anaphores
3. Les connecteurs
4. Les adverbes de modalisation
5. La correction d’une production
Séquence 11 Expliquez-nous !
Présenter oralement, en groupe, un exposé informatif avec un support
Tu améliores… Tu améliores ta respiration et ta posture
Séquence 12 On lit, on partage…
Lire un roman complet et partager sa lecture
1. Lire et écouter efficacement
postures et les modalités de réception
une production écrite ou orale
– Les organisateurs textuels
– La conjugaison aux temps les plus fréquents
complément circonstanciel
lexicale, les chaines d’accord et les homophones
adverbes de modalisation
C. Structures
La méthode Connexion Français t’invite à développer tes compétences en français de manière active et motivante.
À travers des situations variées et des textes soigneusement choisis, tu apprendras à lire, écrire, parler et écouter avec plus d’aisance et de réflexion, en tenant compte du contexte et des intentions de communication. Tu exploreras différents genres et structures (narrative, descriptive, argumentative, explicative, dialoguée) et construiras des messages clairs et porteurs de sens.
Les activités proposées t’amèneront explicitement à planifier, vérifier et ajuster ta compréhension ou ta production, tout en renforçant ton vocabulaire et ta maitrise de la langue. Tu développeras ton autonomie et ton esprit critique grâce à des apprentissages progressifs et des dispositifs attrayants, tout en découvrant des œuvres et des supports qui enrichiront ta culture.
Avec Connexion Français, tu apprends à apprendre, à collaborer et à réfléchir aux stratégies que tu mets en place. Une méthode qui t’accompagne pas à pas pour mieux comprendre, mieux écrire et mieux communiquer, et pour t’exprimer avec assurance et créativité.

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Auteurs
Laura Capasso
Sylvain Huybrechts
Ariane Leturcq
Delphine Radelet
Steve Vandamme