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La Deuxième Guerre mondiale et l’inondation de 1948

quatre garçons. Alvin Antonson aide son père à dynamiter les souches d’arbres afin de défricher la terre pour faire un jardin. Ils fracassent les roches pour creuser un puits. Quand l’argent se fait rare, ils élèvent des poulets, des chèvres et des lapins pour se nourrir. Les quatre garçons – Oscar, Alf, Alvin et Marble  – s’enrôlent dans l’armée. Oscar et Alf se battent en Europe et Alf est blessé, mais tous survivent à la guerre. Pour certains résidents de Coquitlam, la vie suit son cours. Teresa Racine a 16 ans quand elle rencontre un jeune homme à une danse. Il lui demande de l’accompagner à un film la semaine suivante. Plus tard dans la soirée, un autre jeune homme lui demande la même chose. Comme ces deux demandes sont pour la même soirée, elle doit maintenant décider avec quel jeune homme elle sortira. Elle choisit le premier et finit par l’épouser. Teresa a 18 ans et Lucien 31 ans quand ils se marient en 1942. En 1943, une tragédie fait réfléchir plusieurs personnes qui vont patiner sur le lac Como. Une douzaine de garçons patinent quand une section de la glace s’effondre. Ernest Madsen, 14 ans, tombe à l’eau. Certains des garçons et travailleurs du coin essaient de le sauver, mais la glace

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continue de se rompre autour de lui. Son corps est repêché; les policiers tentent de pratiquer la respiration artificielle, mais le garçon meurt. C’est là un accident que plusieurs des garçons n’oublieront pas de sitôt. Au fil du temps, les Antonson et leurs voisins voient Coquitlam se transformer, de patelin doté de fermes de bois et de routes de terre en une agglomération dotée de trottoirs et de services que nous tenons aujourd’hui pour acquis. La plupart des maisons ont l’eau courante et l’électricité. Les téléphones relient les voisins entre eux et à un vaste monde extérieur. Les écoles Aldersen, Glen et Mundy ouvrent leurs portes. Il y a un service d’autobus régulier.

Le racisme, l’internement des Japonais et une amitié bien spéciale Ce que nous qualifions aujourd’hui de racisme est très accepté et fait partie de la vie courante dans les années 1940. Après le bombardement de Pearl Harbour à Hawaï le 7 décembre 1941, les Japonais vivant au Canada sont victimes de mesures cruelles et brutales associées au racisme et à la guerre, même s’ils parlent principalement

An Example Of Community Sponsorship Of Local Sports Teams - Bob’s Burgers, 1947

l’anglais et apportent une contibution importante à l’économie du Canada. Les Japonais sont déclarés « menace ennemie  » par le gouvernement du Canada et, en vertu de la Loi sur les mesures de guerre, se font confisquer leurs biens. Ils sont envoyés dans des camps dans l’intérieur de la C.-B., où ils vivent en travaillant dur et avec peu d’espoir.

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