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La dépression économique

La dépression économique La dépression économique et la grève de 1931 Le 29 octobre 1929, la Bourse de New York s’effondre, tout comme celles de Montréal et de Toronto. Les gens découvrent que leurs actions dans les entreprises n’ont aucune valeur. Les banques sont en difficulté. Il n’y a que très peu d’argent disponible pour lancer de nouvelles entreprises commerciales. Au Canada et partout dans le monde, les usines ferment et les gens sont licenciés. Un Canadien sur quatre est sans emploi. Coquitlam et la vallée du Bas-Fraser n’échappent pas aux problèmes de la grande dépression. Des milliers d’hommes sans abri et sans emploi viennent dans la région pour échapper au froid cruel et à l’échec des fermes des Prairies. Il n’y a ni assurance-emploi ni programmes d’aide sociale comme aujourd’hui. Les hommes doivent se mettre en ligne pour recevoir une « aide  » municipale qui est une petite somme d’argent pour creuser des fossés. « Bien des familles avaient peu ou pas du tout de nourriture, et certaines familles n’avaient que des pommes à manger durant l’hiver  », se rappelle Joseph Chabot, résident de Coquitlam. Des hommes mendient de la nourriture aux portes des maisons mais, comme le mentionne Thelma Smith Caddy : « Ils voulaient toujours rendre service. Ils ne voulaient

pas recevoir quelque chose sans avoir rien fait en retour. » Les familles ne souffrent pas toutes autant. La famille d’Elsie Van Leeuween a une vache qui produit du lait, des poulets et un grand jardin de légumes. Elle fait son propre beurre et a un caveau à légumes pour conserver ses légumes à l’état comestible plus longtemps. En des temps difficiles, posséder une terre est certainement un atout précieux.

Strikers From Fraser Mills Mix With Police

La valeur de l’esprit communautaire Les résidents de Coquitlam des années 1930 parlent constamment de l’entraide entre voisins. Comme le mentionne Esther Pett : « Dans une certaine mesure, les gens étaient plus amicaux. Ils

étaient plus secourables… », comparativement à aujourd’hui. Comme les séjours à l’hôpital coûtent cher, les malades sont soignés à la maison, surtout par les femmes du voisinage. Les bébés naissent à domicile, avec l’aide de sages-femmes. La plupart des familles font pousser leurs

« Bien des familles avaient peu ou pas du tout de nourriture, et certaines familles n’avaient que des pommes à manger durant l’hiver », se rappelle Joseph Chabot, résident de Coquitlam. 84

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