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LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE 80

Le front intérieur Les habitants de Coquitlam, et en particulier les femmes, se portent volontaires pour soutenir les troupes par l’intermédiaire d’organismes comme la Croix-Rouge et le Women’s Institute. « La plupart des jeunes hommes étaient partis à la guerre, raconte Florence Jago Wilson. Les femmes et les jeunes filles de plus de 16 ans suivaient des cours de secourisme. » On prépare constamment des colis qui sont envoyés aux troupes pour les aider : des rouleaux de bandages et des pansements de combat pour les blessures, des chaussettes, de la nourriture et de bon vœux. Dans les tranchées, ces articles sont vraiment importants, car les vivres sont toujours rares et, pour les soldats, recevoir un colis venant de chez eux leur rappellent qu’ils ont encore un foyer qui les attend. Des institutions locales, comme l’hôpital Essondale, continuent à soutenir les hommes qu’elles ont envoyés au front et informent la communauté sur les batailles qui se livrent.

La marine de la Colombie-Britannique : Écho d’une guerre à des milliers de milles de nos côtes. Lorsque la plupart des gens évoquent la région de Coquitlam, les sous-marins ne leur viennent pas à l’esprit ; pourtant, en 1914, il y a bel et bien un sous-marin amarré à Ioco. Il s’agit de l’un des deux submersibles appelés «  C 1  » et «  C 2  ». Ces derniers ont pour mission de protéger les navires transportant les troupes sur les eaux de la Colombie-Britannique. Richard McBride, alors premier ministre de la C.-B., en avait fait l’acquisition à Seattle pour un million et demi de dollars, ce qui est une somme astronomique à l’époque. MacBride craint que le littoral de la C.-B., pratiquement sans protection, soit attaqué par une flottille de navires de guerre allemands patrouillant dans le Pacifique; il prend donc l’initiative d’acheter les sous-marins. Comme le remarque Margaret Ormsby dans son ouvrage British Columbia: A History  : «  Pendant trois jours », jusqu’à ce que le Dominion du Canada et l’amirauté britannique prennent le

Remembrance Day At Blue Mountain Park 2010

commandement des submersibles, « la Colombie-Britannique avait eu sa propre marine… » [N.d.l.t. : Traduction libre]

Les leçons de la guerre La Première Guerre mondiale fait perdre la vie à 6225 Britanno-Colombiens. Le dernier Canadien ayant connu la guerre, John Babcock, s’éteint le 18 février 2010, à l’âge de 109 ans. Il est le dernier témoin direct du conflit. Aujourd’hui plus que jamais, il est important que les générations présentes se souviennent de la guerre et qu’elles discutent de son importance, afin d’en tirer les leçons.

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