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Les immigrants japonais, asiatiques du Sud, chinois et l’histoire d’une famille 56

1941, et la propagation de la guerre à la région du Pacifique, les Japonais sont forcés de quitter la côte ouest du pays en 1942. Le gouvernement estime qu’ils peuvent représenter une menace pour la sécurité nationale, même si un grand nombre d’entre eux sont nés au Canada. Ils partent en n’apportant avec eux que ce qu’ils peuvent transporter. La plupart de leurs biens sont confisqués. « Au moment de la Seconde guerre mondiale, tout le monde était très inquiet. Malheureusement, pendant la guerre, les Japonais avaient dû partir; cela nous attristait, car nous avions grandi avec eux, et ils n’étaient pas différents de nous. Nous allions tous ensemble à l’école Millside. Certains se sentaient vraiment coupables, car les Japonais étaient contraints de vendre leurs effets personnels et parvenaient à peine en tirer quelque chose... on les mettait dans un train et on les envoyait dans l’intérieur de la province ou en Alberta. »4 Lloyd Hiroshi Kumagai naît à Burquitlam durant

les années 1930. Il fréquente l’école Mountain View et est considéré comme « un des membres du groupe » avant la guerre. Sa famille est alors sommée de plier bagage et de se rendre au parc Hastings. De là, elle finit par être envoyée à Slocan et à Lemon Creek, où se trouve également la famille Matsushita.5

En 2002, les Canadiens japonais commémorent le 125e anniversaire de l’arrivée des premiers immigrants du Japon. Les « japonaiseries  » sont maintenant partie intégrante de la société canadienne.7

Lorsque les familles japonaises quittent leurs maisons de la scierie, d’autres familles y emménagent, s’appropriant les meubles et les biens laissés sur place.6 Même après la guerre, on demande aux Japonais, dont un grand nombre sont nés au Canada, d’aller s’installer à l’est des Rocheuses. Une partie de leurs biens est confiée à un administrateur, mais la plupart d’entre eux ne pourront jamais récupérer quoi que ce soit. Ce n’est qu’en 1949 que les Japonais sont autorisés à revenir sur la côte Ouest du Canada et qu’on leur accorde le droit de vote. En 1988, le gouvernement fédéral leur présente des excuses et leur offre une compensation monétaire.

Sock Seki

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