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1886 - 1914

Les inondations Le fleuve Fraser et les rivières Pitt et Coquitlam offrent deux atouts majeurs : le poisson et des corridors naturels de transport. Toutefois, durant toute l’histoire de Coquitlam, leurs inondations périodiques ont également eu des répercussions négatives sur l’économie locale et la vie des résidents. Les exemples les plus célèbres sont les inondations du Fraser en 1894 et en 1948, mais il y en a eu beaucoup d’autres. Comme le souligne l’historien local Chuck Davis, l’inondation de 1894 est en fait la pire de toute l’histoire attestée du fleuve Fraser, mais celle de 1948 cause plus de dommages matériels, parce qu’il y a plus de biens et de propriétés à endommager.7 Les gens réagissent à ces désastres naturels en construisant un réseau complexe de digues qui est achevé en 1896, encore que plusieurs améliorations lui seront apportées par la suite.

La scierie Fraser Mills Les fourrures, l’or et puis... les arbres! La prochaine ressource naturelle à faire office de moteur de l’économie à Coquitlam, et dans le reste de la vallée du Bas-Fraser, est le bois d’œuvre. Les plus grands arbres de la forêt naturelle de la vallée du Bas-Fraser atteignent une hauteur de 91 mètres.8 On peut toujours contempler les souches survivantes de ces géants dans bon nombre d’endroits à Coquitlam (p. ex., le parc Mundy). L’abondance du bois d’œuvre attire rapidement les bûcherons et les scieries, dont le plus important exemple était la scierie Fraser Mills à Coquitlam. Cette scierie sera en activité (avec des fermetures occasionnelles) pendant 115 ans, de 1890 à 2005.9 Pendant de nombreuses décennies, elle est le plus important employeur privé de Coquitlam. Il convient donc d’examiner de plus près les débuts de son histoire et la communauté qui s’est épanouie à ses côtés. 32

En 1890, l’entreprise de Ross et McLaren termine la construction d’une scierie sur les berges du fleuve Fraser, à la zone sud-ouest actuelle de Coquitlam, près de la frontière avec New Westminster. La scierie est située à l’extrémité sud de la rue King Edward, près de l’intersection de cette rue avec l’actuel boulevard United. Conçue pour approvisionner les marchés étrangers et les marchés locaux en produits forestiers, elle n’est pas une scierie ordinaire. La production estimée de l’usine, pour un quart de travail de dix heures, est de 200 000 pieds-planches (plus de 60 000 m). L’édifice principal a une longueur de 455 pieds, une largeur de 72 pieds et une hauteur de 45 pieds (respectivement env. 139 m, 22 m et 14 m).10 L’usine est reliée à la voie d’aiguillage de New Westminster à Westminster Junction (aujourd’hui Port Coquitlam). On construit la gare ferroviaire Millside, qui devient le noyau d’une petite ville d’entreprise, créée pour loger les travailleurs de la scierie. L’usine fonctionne à pleine capacité. On charge de bois d’œuvre des voiliers à destination de l’Australie et de l’Amérique du Sud. Des maisons sont bâties à Millside. Puis, en 1893, la scierie ferme ses portes et reste inactive pendant les dix années suivantes, victime de conditions économiques stagnantes. En 1903, une nouvelle compagnie achète la scierie. Toutefois, son propriétaire retarde sa réouverture jusqu’à ce qu’il reçoive la promesse

du gouvernement fédéral canadien que le chenal du fleur Fraser sera dragué pour améliorer la navigation.11 En 1906, la scierie reprend ses activités. Les premières années ne sont pas très productives, en raison de l’état de stagnation de l’industrie du bois d’œuvre partout au Canada (entre autres

First Streetcar Between

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