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1886 - 1914

La nouvelle municipalité Les limites de la nouvelle municipalité comprennent non seulement le territoire actuel de Coquitlam, mais aussi de ce qui est Port Coquitlam aujourd’hui. Les deux municipalités partagent une histoire commune de 1891 à 1913, lors de leur séparation. Et, en 1893, le district de Coquitlam s’agrandit à l’est jusqu’à la rivière Pitt (annexant une zone qui avait fait partie de Maple Ridge). Un peu ironiquement, l’un des premiers travaux publics du nouveau district consiste à bâtir un bureau de perception d’impôt foncier à Westminster Junction en 1892. La même année, il construit également un quai public donnant accès au fleuve Fraser au bout de la route Pitt River, au sud de Mary Hill, ce qui est plus prometteur du point de vue du contribuable.3 Mais la nouvelle ville a un problème. La population croissante requiert une infrastructure publique (routes, ponts, quais, etc.), mais le district possède peu de sources de revenu. À l’époque, les subventions du gouvernement provincial aux administrations municipales sont fondées sur le nombre de représentants élus à l’assemblée législative provinciale. La population de l’île de Vancouver est bien plus faible que celle du district de Westminster (qui comprend Coquitlam) sur les terres continentales, mais compte un bien plus grand nombre de représentants à l’assemblée législative provinciale. Les conseillers municipaux de la nouvelle ville de Coquitlam protestent vivement contre l’injustice de cette situation et demandent une redistribution législative pour augmenter le nombre de sièges de leur district.4

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Les propriétaires fonciers absents En 1901, Coquitlam compte 147 contribuables (c.-à-d., des personnes qui paient des impôts fonciers), dont 120 vivent ailleurs.5 De nombreuses rues actuelles de Coquitlam et de Port Coquitlam portent le nom des premiers colons et résidents, p. ex., David, Walton, Hawthorne, Atkins, Kelly, McLean, Munday, etc. Les propriétaires fonciers absents ne sont pas nécessairement riches. L’un d’eux est George Munday, qui a donné son nom au parc Mundy (à un moment donné, le « a » disparaît des noms du parc et de la rue). George Munday et sa femme Constance émigrent d’Angleterre au Canada en 1869, et finissent par s’établir à Sapperton (New Westminster), en Colombie-Britannique. Pendant la plus grande partie de sa vie, il travaille comme entrepreneur dans le domaine du lattage. Faisant revivre localement l’histoire de Roméo et Juliette, sa fille Annie Munday, alors âgée de 17 ans, s’enfuit en 1880 avec Donald McLean, âgé de 24 ans et fils d’une autre famille de pionniers de la région des Tri-Cities. Ensemble, ils se rendent à dos d’un cheval gris à Bellingham, dans l’État de Washington, où ils se marient. Leur fuite peut être le résultat de différences religieuses entre les Munday et les McLean. George Munday reçoit une subvention de la Couronne autour de 1895, qu’il met au nom des femme, pour le terrain aujourd’hui appelé parc Mundy. Il l’achète à des fins spéculatives sans intention d’y faire de l’agriculture, en

Fraser Mills Before 1900

espérant plutôt que l’ouverture du chemin de fer transcontinental en augmenterait la valeur. George et ses sept fils se rendent fréquemment à pied de leur maison de Sapperton à cette propriété, pour y effectuer les travaux nécessaires à la préemption*. La famille finit par vendre le terrain aux alentours de 1902. En 1910, une partie du terrain est divisée en lots, mais seuls ceux en face du chemin Austin sont vendus un jour. Le reste passe plus tard entre les mains du district de Coquitlam pour cause d’impôts fonciers impayés et devient par la suite un parc municipal.6

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