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L’exploration et les premiers colons

du groupe. Deuxièmement, ils déterminent que le fleuve Fraser n’est pas le fleuve Columbia. Troisièmement, cette expédition d’exploration contribue à l’établissement ultérieur d’itinéraires d’approvisionnement des postes de traite de fourrures de la Compagnie de la Baie d’Hudson dans toute la Colombie-Britannique.

Fort Langley Le prochain important négociant de fourrures à venir dans la vallée du Bas-Fraser en 1827 est James McMillan. À cette époque, la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d’Hudson ont fusionné sous le nom de cette dernière. McMillan construit Fort Langley, un poste de traite de fourrures de la Compagnie de la Baie d’Hudson dans la vallée du BasFraser, assez près de l’emplacement actuel de Coquitlam. Au fil des ans, Fort Langley se transforme en petite communauté où les membres des Premières Nations et les Européens échangent non seulement des fourrures, mais aussi du saumon et d’autres marchandises. L’agriculture fait aussi ses débuts dans la région. Mais aucun peuplement européen ne s’établira avant 30 autres années, soit à l’époque où une ressource naturelle autres que les fourrures fera soudainement converger des milliers d’hommes non autochtones (et quelques femmes)

en direction du fleuve Fraser.

Poste de traite de fourrures de la CBH près de l’angle de l’avenue Austin et de la rue Mundy d’aujourd’hui? À la fin des années 1950, les historiens locaux Monk et Stewart avancent qu’un poste de traite des fourrures de la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) a été construit ici avant 1858, possiblement dès 1827. « Jusqu’à tout récemment, il y avait des indices certains de la présence d’un vieux poste de traite de fourrures de la Compagnie de la Baie d’Hudson à l’angle de l’avenue Austin et de la rue Mundy. Bien entendu, les vieux édifices se sont effondrés il y a longtemps, et seules les ruines demeurent. »6 Ils suggèrent qu’un sentier reliait l’extrémité du bras de mer Burrard à ce poste et ensuite au «  village indien  » vers le sud, à l’emplacement actuel de la ferme Colony. Selon cette théorie, la CBH utilisait le sentier pour le transport terrestre de fournitures du bras de mer Burrard au fleuve Fraser. Lorsque les déplacements en bateau sur le fleuve deviennent courants en 1858, le sentier, devenu inutile, est abandonné. Certains faits appuient l’existence de ce poste de traite.7 D’un autre côté, les archives de la

Compagnie de la Baie d’Hudson ne mentionnent aucun poste de traite à cet emplacement.8 De plus, l’endroit semble bizarre pour un poste de traite, car il n’est pas situé près d’un cours d’eau, est à une altitude plus élevée que d’autres sites possibles, n’est pas à proximité d’un village autochtone connu et se trouve dans une région qui aurait été couverte d’une forêt dense aux arbres énormes. Ce poste de traite n’a probablement pas existé.

La ruée vers l’or sur le fleuve Fraser En 1858, on découvre de l’or sur le fleuve Fraser en-dessous de l’emplacement actuel de Yale. Au cours des six mois suivants, des milliers de mineurs, dont plusieurs en provenance des États-Unis, arrivent à Victoria et se rendent aux champs aurifères du fleuve Fraser. Les autorités britanniques, voulant prévenir une mainmise américaine de la région, établissent la nouvelle colonie continentale de la Colombie-Britannique. Elles dépêchent aussi une compagnie de 400 envoyés du génie royal, dirigée par le colonel R.C. Moody. La compagnie a pour fonction d’aider à édifier l’infrastructure de routes et de ponts nécessaires à la colonisation et de maintenir l’ordre dans les nouveaux champs d’extraction aurifère. On commence

« Jusqu’à tout récemment, il y avait des indices certains de la présence d’un vieux poste de traite de fourrures de la Compagnie de la Baie d’Hudson à l’angle de l’avenue Austin et de la rue Mundy. Bien entendu, les vieux édifices se sont effondrés il y a longtemps, et seules les ruines demeurent. » 22

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