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La Première nation Kwikwetlem

Durant les années 1920, l’éducation obligatoire des enfants « indiens » est établie. Dans toute la C.-B., on envoie des enfants autochtones vivre dans des pensionnats loin de leurs familles, de leurs communautés et de leurs environnements bienveillants. Beaucoup d’enfants de la vallée du Bas-Fraser sont allés à l’école St. Mary’s à Mission. À leur retour dans leur foyer traditionnel, bon nombre ne parlent plus que l’anglais, car ils se faisaient punir s’ils parlaient leur langue maternelle au pensionnat. Plusieurs découvrent qu’ils ne peuvent plus parler à leurs parents, grands-parents, oncles et tantes dans leur langue maternelle, ce qui les alénie encore plus de leurs familles et communautés traditionnelles. Cette aliénation et cette perte d’estime de soi entraînent des problèmes d’alcoolisme considérables et d’autres problèmes sociaux et médicaux graves. Lorsque Winnefred Joe revient chez les Kwikwetlem à la fin des années 1940, elle constate que les logements sont insalubres et que les gens ont pratiquement perdu espoir. Comme la bande est très petite, ses membres ne sont pas admissibles à des subventions de logement.13 Elle se rappelle des inondations et du bateau qui était toujours attaché à la maison pour qu’elle puisse faire sortir ses frères et sœurs et ramer jusqu’à une digue, car leurs terres étaient fréquemment inondées. De fait, sa maison est anéantie par l’inondation de 1948. Plusieurs quittent les réserves parce que le logement n’est pas adéquat. À un moment, seules 14 personnes y demeurent.14 En 1960, les membres des Premières nations vivant dans des réserves obtiennent le droit de voter durant les élections fédérales du Canada. La même année, on commence à fermer

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Salmon Barbecue At Kwikwetlem First Nation

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