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Les années 1950 et 1960

des services d’approvisionnement en eau et d’égouts témoignent du développement de la région.6 Quelques nouvelles industries, dont une usine fabricant des équipements sanitaires et des accessoires de salle de bain (appartenant à Canadian Potteries, une succursale de Crane Ltd.), s’installent également à Coquitlam.7 Burquitlam Plaza fait office de centre commercial pour les lotissements de Harbour Chines, Glenayre, Sullivan Heights et Seaview. En 1958, son propriétaire, confiant, prédit que quatre à cinq mille foyers graviteront autour de Burquitlam Plaza dans les trois à cinq années à venir.8 La presse rapporte régulièrement l’augmentation rapide du nombre et de la valeur des permis de construire délivrés. Les représentants des gouvernements régional et municipal sont bien conscients des besoins futurs d’une population en pleine croissance. Ainsi, en 1956, James Wilson, membre du Lower Mainland Regional Planning Board [N.d.l.t. : Conseil de planification régionale de la vallée du Bas-Fraser], demande à la ville de se préparer à gérer une population qui finira par atteindre 120 000 habitants.9

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Little Joanne Beemster Walking Next To The Robinson Cemetery

L’éducation

autobus scolaires publics, du financement des soins dentaires pour les élèves catholiques et de l’exonération fiscale de l’impôt foncier pour les écoles catholiques. En avril 1951, cette situation débouche sur une grève surprise des élèves et des enseignants catholiques. Cette manifestation ne permet pas de résoudre le conflit, qui continue à couver durant toute la décennie.10

Le district scolaire s’empresse de construire de nouvelles écoles, afin d’accueillir un nombre croissant d’élèves. En attendant l’achèvement des travaux, les établissements scolaires adoptent des « demi-horaires » : la moitié des enfants va à l’école le matin, et l’autre moitié, l’après-midi. Pendant ce temps, à Maillardville, les élèves catholiques continuent à fréquenter des écoles confessionnelles séparées. Le Conseil scolaire catholique, qui estime apporter sa contribution au système public en raison de l’impôt foncier, se plaint de n’en retirer aucun bénéfice. Des conflits éclatent à propos de l’utilisation des

Parmi les installations publiques construites ou améliorées durant cette période, il faut signaler la piscine extérieure d’une valeur de 41 000 $ bâtie en 1958 au parc Blue Mountain.11 (Cette année marque le centenaire de la colonie continentale de la Colombie-Britannique. Les commémorations d’événements historiques semblent toujours coïncider avec un afflux de financements publics.) C’est la première installation de loisirs publics de la région; elle illustre bien la collaboration étroite entre le

Les installations de loisirs

District scolaire n˚43 (Coquitlam) et la ville en matière de programmes de loisirs publics. Alors que la piscine ouvre ses portes, la ville finance un programme de natation, comportant une formation au sauvetage, destiné aux élèves de 6e année de toutes les écoles publiques de la région. En 1953, le District scolaire avait en effet donné son accord pour que les installations des écoles puissent être utilisées gratuitement dans le cadre des programmes de loisirs publics du district de Coquitlam.12 On aménage des terrains de jeu, des robinets à eau et des tables de pique-nique au parc Como Lake et 2000 truites sont lâchées dans le lac du même nom.13

Les HEURES d’ouverture des commerces Aujourd’hui, nous tenons pour acquis de pouvoir faire des achats 24 heures par jour mais, dans le Coquitlam des années 1950, une telle chose n’avait jamais été envisagée. Ce n’est qu’entre

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