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Les années 1950 et 1960

Année Population

1951 15 697

Augmentation en % Groupe d’âge

0 - 19 55 et plus

1966 43 % 12 %

1971 53 225

1981 61 077

1991 84 021

2001 112 890

85

83

15

37,5

34

2006 25 % 22 %

Les années 1950 et 1960 Introduction Pendant cette période, Coquitlam, qui était une zone semi-rurale, devient peu à peu une banlieue très peuplée de Vancouver. Cette transformation se poursuit à un rythme accéléré durant les années 1970 et 1980. Avant 1950, l’économie locale repose sur la scierie de Fraser Mills ainsi que sur l’exploitation forestière, l’extraction de gravier, l’agriculture à petite échelle, et sur quelques industries de services des secteurs public et privé. Néanmoins, à la fin des années 1960, l’industrie de la construction occupe un rôle beaucoup plus important : de nombreux ponts et de routes sont construits ou améliorés et, dans le sud et l’ouest de la ville, les logements abordables se multiplient. Avec les logements apparaissent les écoles, les parcs, les terrains de jeu, les piscines, les centres commerciaux ainsi que toutes les autres commodités nécessaires pour élever une famille. Comme dans la plupart des autres villes nord-américaines de cette époque, l’évolution du développement urbain est déterminée par l’automobile, qui est alors le principal moyen de transport. Beaucoup d’habitants font la navette entre Vancouver et d’autres villes voisines, mais nombreux sont ceux qui vivent et travaillent à Coquitlam.

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En 1961, l’anglais est la langue maternelle (première langue) de 79 % des habitants de la ville, et le français de 11 % d’entre eux. Seuls, 123 habitants déclarent avoir le chinois pour langue maternelle, un chiffre inférieur aux 167 personnes ayant désigné le finnois comme telle. En 2006, 58  % de la population ont l’anglais pour langue maternelle, 1,5  % le français, et 40 % parlent d’autres langues.

1961 29 053

L’ère est marquée par la croissance. Dans ce récit, les valeurs des années 1950 sont mises en opposition à celles, plus permissives, des années 1960.

Données démographiques Comme l’indique le tableau ci-dessus 1, on assiste au cours de ces années à une augmentation de la population de Coquitlam. En 1961, Coquitlam était une communauté très différente de celle que nous connaissons aujourd’hui : à cette époque, 56 % des habitants situent leur origine ethnique dans les «  Îles britanniques  », alors que 15 % d’entre eux déclarent être d’ascendance «  française  », 7 % « scandinave », 6 % « allemande »; pratiquement tout le reste de la communauté revendique des racines «  européennes  ». Seuls 248 habitants, soit moins d’un pour cent de la population, se définissent comme «  asiatiques  » et 85 personnes déclarent être «  Indien autochtone et Esquimau ». Par contre, en 2006, près de 39 % des habitants de Coquitlam estiment appartenir à une catégorie de «  minorités visibles  ». (Selon la Loi sur l’équité en matière d’emploi, les minorités visibles sont «  les personnes, autres que les autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n’ont pas la peau blanche »). Dix-sept pour cent de l’ensemble des habitants de Coquitlam déclarent ainsi être d’ascendance «  chinoise  », et 1565 personnes, soit plus d’un pour cent de la population, se définissent comme « autochtones ».

La comparaison de la répartition de la population de Coquitlam en groupes d’âge, en 1966 et en 2006, se révèle également intéressante (voir le tableau ci-dessus). Comme le montre cette comparaison, en 1966, les besoins des habitants étaient très différents de ceux de la population actuelle.2

Les années 1950 La police La décennie commence par un changement visant le service de police municipal. En 1950, la police provinciale de la C.-B., qui assurait auparavant le maintien de l’ordre dans la ville, est dissoute. Ses responsabilités sont transférées à la GRC qui prend le relais dans toute la C.-B. , dont Coquitlam.3

Les nouveaux lotissements En ce début des années 1950, l’un des événements locaux les plus marquants est l’achèvement de la construction de l’autoroute Lougheed.4 Cette autoroute rend le district plus accessible et de nouveaux lotissements sont construits, dont Harbour Chines, Ranch Park, Cape Horn et Oakdale.5 L’installation de conduites de gaz naturel, ainsi que l’amélioration

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