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Histoires des élèves écrivains rolivalois 2008-2009


Un projet du Réseau Ambition Réussite de Val de Reuil en partenariat avec la médiathèque Financeurs : Ville de Val de Reuil, Education Nationale Encadrement des ateliers, correction des textes, les enseignants : Ecole des Cerfs Volants : Olivier Louchel, CE2-CM1 Delphine Duconseille, Cycle 3 Pierrick Vivien, CM1 Ecole Coluche : Olivier Briantais, CM1 Nathalie Silva, CM2

Ecole Jean Moulin : Thomas Victoire, CM1 Amel Hamdani, CM1 Frédéric Turcas, CM1 Corinne Hantzberg, CM2 Grégory Binet, CM2, Ecole Louise Michel : Arnaud Delacoudre, CM1-CM2 Enseignants R.A.R. : DaBid Pfeffer Guillaume Valle

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Merci à : Marc-Antoine Jamet, Maire de Val de Reuil Jean-Claude Bourbault, Maire adjoint chargé de la culture Michèle Pastor, conservateur en chef de la médiathèque de Val de Reuil Jean Manhes, IEN de la circonscription de Val de Reuil Josette Danvy, principale du collège Alphonse Allais Véronique Clarke, principale adjointe du collège Alphonse Allais Daniel Tardieu, gestionnaire du collège Alphonse Allais

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Dans notre Ville, si nouvelle, nous ne manquons pas de traditions, pour ne pas dire d'institutions. Nous avons eu beau multiplier les chantiers sur nos places et dans nos rues, pour moderniser, réhabiliter et changer, attirer des constructeurs, séduire des entrepreneurs, convaincre des bailleurs de construire des nouveaux logements, mettre au goût du jour une architecture à laquelle un peu de développement durable et de diversité n'ont pas fait de mal, bref grandir et nous sentir enfin à l'aise dans nos habits de Ville, certains exercices demeurent immuables, enracinés, inmodifiables. Quand on est jeune, on aime bien avoir l'air sérieux, crédible pour tout dire respectable. Le "concours de nouvelles" organisé par la médiathèque, dans le cadre de "Lire en fête" fait partie de ces grands rendez-vous incontournables de la vie rolivaloise. Goncourt, Renaudot, Fémina, Interallié, tenez vous bien. A Val-de-Reuil, on ne fait rien à moitié. Sports, culture, économie, nous avons l'habitude de jouer dans la cour des grands. Ne vous déplaise, en matière de lecture nous faisons de même... Alors, pour notre prix littéraire, nous nous sommes dotés de tout ce qui existait sur le marché de la compétition entre auteurs, des rivalités livresques, des joutes scripturales. Thème digne de l'académie des sciences morales et politiques si j'en juge au sujet un rien délicat proposé en 2008 : "Habiter un pays, est-ce l’aimer ou y vivre ? ». Protocole et remise ultra solennelle par le maire des distinctions et récompenses aux heureux gagnants rosissants, aux jolies gagnantes qui esquissent une sorte de révérence destinée à l'assemblée des parents, amis, voisins, tous venus voir celui ou celle qui écrit si bien. Règlement précis et clauses prévoyant absolument tout jusqu'à la disqualification de Victor Hugo, Zola et Flaubert s'ils ressuscitaient. Jurys au dessus de tout soupçon parmi lesquels je salue mon épouse, sous la houlette, beau mariage, de l'adjointe à l'éducation, Catherine Duvallet, et de l'adjoint à la Culture, Jean-Claude Bourbault, entourés, comme il se doit, des cautions les plus estimables, les plus honorables : représentants de l'éducation nationale, bibliothécaires, libraires. Même sans raton-laveur, on ne peut réellement faire mieux. Dans le plus grand secret, avec des airs conspirateurs, protégeant jalousement la confi-

dentialité de leurs choix, jurant de préserver religieusement le secret de leurs délibérations, ils dévorent, le soir venu, des dizaines d'exemplaires "papier" invariablement extraits, à l'ère de l'Internet, d'enveloppes "kraft" scellées à la cire rouge. Ils déchiffrent les styles à la loupe, débusquent les perles en souriant, admirent l'originalité et saluent le propos bien enveloppé. C'est ainsi que dans nos trois catégories écoles, adultes et juniors, chaque année est déclaré un premier. Il en faut bien et tout est affaire de subjectivité. Mais comme mieux vaut être en tête que dernier, dans les domaines où ne priment pas l'indispensable solidarité, nous nous efforçons de le récompenser. Publier ses oeuvres, les adresser à la postérité est un moyen recommandé. D'une manière diffuse, une telle édition nous permet également de rappeler quelques vérités. La lecture est une des conditions du développement de l'esprit, du jugement critique, de la capacité citoyenne. Un enfant éduqué sera demain un adulte mieux armé face au travail, à la société, à l'imprévu. Le livre est un espace de liberté dans lequel on peut apprendre et jouer. Féliciter les auteurs primés et rassembler les liseurs sans qu'ils soient invétérés est la raison d'être de cet ouvrage, petit par la taille, grand par les efforts d'imagination et la rigueur d'écriture qu'il a demandé. Ouvrez le comme je l'ai découvert. Avec le désir d'être étonné, transporté, captivé. Bonne lecture.

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Marc-Antoine JAMET Maire de Val de Reuil Vice-président du Conseil Régional de Haute-Normandie


Le sort de la forêt de Bord

Il était une fois par une nuit froide où la lune éclairait fortement une femme qui marchait lentement au travers de la forêt de Bord. Ses mains serraient douloureusement sa canne et ses jambes la supportaient à peine. Malgré le clair de lune elle était effrayée et avait peur de se faire attaquer par des brigands. Elle avait hâte de regagner sa maison. Cette femme dont les mains et le cou étaient très ridés se sentait de plus en plus épuisée. Ce soir là tout lui semblait étrange… Les arbres bougeaient et le sol était couvert de crevasses plus profondes les unes que les autres. Au lointain, les loups hurlaient, les corbeaux semblaient enragés et des araignées surgissaient de partout. On racontait même que cette forêt devenait hantée les nuits de pleine lune. La femme tomba alors dans une crevasse.

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CHAPITRE 1 Une heureuse rencontre

En fait, il comptait plutôt l’utiliser pour attraper un sanglier. Ce prince était un grand fou de chasse.

Affolée, paniquée, alors que Christine se demandait comment elle allait faire pour sortir, elle entendit des drôles de bruits : « bling, blang, bling ! »

Lorsqu’il lui jeta enfin la grosse corde elle n'arriva pas à grimper, ses mains et ses os lui faisaient mal. Zinédine fit alors des nœuds, et Christine put enfin sortir du trou ! « Ouf ! Tu m'as sauvée » lui dit-elle avec une très vieille voix épuisée.

Des épées s’entrechoquaient, c’était un véritable combat. Elle se demandait d’où venait ce bruit, quand elle vit une ouverture dans le fond de son trou. Elle regarda à l’intérieur et vit un souterrain éclairé. C’était le sous-sol d’un château. Un brigand était en train d’attaquer un prince. Soudain le brigand tomba à terre, le prince Zinédine avait gagné ! Il allait ficeler le brigand lorsqu’il entendit les appels de Christine. – Au secours ! Au secours ! – Mais où êtes-vous ? – Je suis dans une crevasse de l’autre côté du mur.

Le prince n’apercevant que le visage de Christine en tomba aussitôt amoureux. Il était surpris de voir cette femme qui ne semblait pas avoir le visage qui devait aller avec sa voix. Celle-ci semblait d’un autre âge. Cette rencontre fut le coup de foudre pour le prince et il lui proposa de l’emmener immédiatement dans son royaume afin de l’épouser.

Zinédine se dirigea vers l’ouverture. Il essaya d'agrandir le trou mais il ne réussit qu'à faire tomber des cailloux sur la tête de Christine. « Attendez-moi, j'arrive ! » s’écria-t-il en filant au travers des souterrains pour refaire surface quelques mètres plus loin. Le prince se pencha au bord de la crevasse et il lui jeta d’abord du fil à coudre. Christine se dit que cet homme était un peu fou. Alors il lui jeta une corde, mais elle était très fine ! Alors là Christine se fâcha : – Vous n'avez pas de corde plus grosse que celle-là ? Je ne vais pas passer toute ma vie ici ! – Bien sûr que j'ai une vraie corde et je l'ai apportée juste pour vous, évidemment ! 10

Cette femme qui semblait vieille sans l’être vraiment avait un secret. – Oh, mon prince, je ne peux pas vous épouser. Une terrible malédiction pèse sur moi. Une sorcière m’a jeté un sort, elle était jalouse de ma beauté. 11


Depuis ce jour toutes les personnes que j’embrasse meurent, mon corps vieillit mais pas mon visage. – Mais ce n’est pas possible, cria Zinédine effondré par cette terrible nouvelle. Allons voir cette sorcière de malheur !

CHAPITRE 2 La malédiction

La sorcière habitait dans un petit château vieux, sombre, effrayant. Il paraissait abandonné et il était difficile à trouver au fin fond de la forêt de Bord. Quand Zinédine et Christine s’approchèrent, des chauvessouris s’envolèrent. Lorsqu’ils tapèrent, personne ne leur répondit, alors ils poussèrent la porte qui grinça. L’odeur était épouvantable. Une lueur brillait au fond d’un couloir plein de toiles d’araignées. Ils décidèrent de s’en approcher. Ils ne pouvaient plus parler, tellement ils avaient peur de ce qu’ils allaient découvrir.

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La sorcière était bien là, mais elle était occupée à faire mijoter dans sa marmite des morceaux d’animaux de toutes sortes…dans du sang ! Sur la table, il y avait deux chats, un hamster, un chien et deux cochons d’Inde morts, à moitié découpés. Un perroquet très laid nommait tous les ingrédients qu’elle mettait dans le chaudron. Sur des étagères, il y avait des bocaux avec du sang, des cerveaux, des têtes coupées, des scarabées, des scorpions, des yeux, des dents, des poils, des crapauds, des araignées, des doigts et des têtes de bébés. Sur les murs, il y avait des squelettes et des peaux d’humains et d’animaux. Une vache morte lui servait de lit, avec dessus des peaux en guise de couverture. Le plus surprenant était les trois étagères remplies de chaussures neuves et très chics… A quoi pouvaient-elles bien servir ? La sorcière était encore plus effrayante que son intérieur. Sa tête était grosse et triangulaire. Ses cheveux étaient noirs et en pétard. Ses oreilles étaient pointues et pleines de sang. Ses yeux étaient rouges et ovales. Son œil droit pouvait sortir de son crâne comme un ressort. Ça lui permettait de regarder derrière sans bouger ! Et son regard n’en n’était que plus méchant et repoussant. Son nez et son menton étaient pointus, gros et recouverts de cloques et de verrues. Sa bouche était immense et totalement déformée. Elle laissait voir des dents jaunies et cariées encore tachées de sang ! Sa peau était blanche, graisseuse et ridée comme une vieille pomme. Son corps était maigre avec des bras et des jambes poilus. 13


Forcément ses ongles étaient très longs ! Sa robe noire sans âge, trouée et tâchée de sang laissait apparaître de grands pieds ridés et couverts de verrues. Cependant, la sorcière portait de merveilleuses chaussures ! C’était donc çà, elle adorait les Belles Chaussures. Autour de son cou pendouillait un collier fait d’os, d’yeux et de cerveaux. Le saisissant elle cria à Zinédine et Christine de venir vers elle. – Approchez ! leur dit-elle. Toi ici ! hurla-t-elle en pointant Christine de son horrible doigt. Ah ! Ah ! Ah! Jamais je ne vous dirai comment lever la malédiction, il faudra le trouver vous même !! C’est alors que le perroquet se mit à répéter, comme le font tous les perroquets, ce qu’elle venait de dire : – Jamais elle ne vous dira que pour enlever cette malédiction, il faut faire le tour du monde en moins de 80 jours sans s’embrasser ! L’imbécile d’oiseau venait de trahir sa maîtresse, écarlate de colère. Christine et Zinédine s’enfuirent laissant le volatile se faire découper et balancer dans un chaudron.

CHAPITRE 3 À la découverte du monde

Aussitôt dit aussitôt fait. Après avoir regardé une carte, Zinédine et Christine décidèrent de commencer par le plus dur : traverser l’océan Atlantique en direction des Amériques. A Port-Marie, ils réussirent à monter à bord d’un bateau spécialement préparé pour les gens pauvres qui désirent voyager. Il faisait très froid et ils avaient très envie de se coller l’un à l’autre pour se réchauffer. Le problème est que s’ils se collaient trop, Zinédine allait avoir envie d’embrasser ce beau visage et il ne fallait pas. Heureusement dans ce bateau, il y avait de nombreuses couettes et chacun se mit à un bout du bateau pour éviter d’être tenté. Ils passèrent 6 jours et 6 nuits sans se voir. A peine débarqués, ils se cherchèrent tant ils avaient envie de s’embrasser. Leurs mains se touchèrent et aussitôt le prince ressentit une douleur terrible au cœur. Vite ils se relâchèrent. Les voilà partis à pieds. Au bout d’une demi-heure, ils virent de drôles de constructions en peau de bête. « Oh, qu’est ce que c’est ? s’exclama Christine très intéressée. – Allons voir s’il y a du monde, entrons dans ce truc bizarre ! lui chuchota Zinédine. A peine entrés, deux hommes leur sautèrent dessus pendant que d’autres hurlaient : « Ouh ! ouh ! ouh !!! » Zinédine et Christine se retrouvèrent assis de force entou-

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rés d’hommes dont la tête était couverte de plumes et leur corps de peaux. Christine se leva et cria : – Moi, Christine ! Lui Zinédine, lui prince en France ! » Elle pointa son doigt vers un homme dont la coiffe avait le plus de plumes. Ce devait être le chef. – Êtes-vous les fameux Indiens d’Amérique ? – Toi, visage pâle très courageuse ! Oui c’est ça, nous Indiens. Buvons un verre pour faire connaissance. Voilà Zinédine et Christine assis en tailleur sur des peaux de bisons en train de boire une boisson dans laquelle avait trempé de l’herbe aux bisons… c’était fort ! Zinédine n’a d’yeux que pour les armes, il pose plein de questions : – C’est quoi ? Ça sert à quoi ? – Tomahawk pour assommer, arcs pour tuer d’une flèche, coutelas pour éventrer bison… – J’en veux un comme ça! Oh, ça m’inspire, Christine… « Oh, ma belle, tu es un arc en ciel, Ton charme de maniaque Me plaît autant que ce tomahawk, J’aimerais que tu coures derrière les bisons Et que tu te serves de ce coutelas Avec la force de tes jolis bras »

Alors là, Christine n’apprécia pas la façon dont lui parlait Zinédine. Quel idiot ! La comparer à des armes. Drôle d’amoureux ! Elle était fatiguée des bêtises que lui racontait Zinédine, mais surtout elle sentait le temps qui passe dans ses os. Elle souffrait. Zinédine irait bien chasser le bison avec sa nouvelle arme. – Non, mais ça ne va pas ! Tu te souviens que nous avons à peine commencé notre tour du monde et que mon corps vieillit. – Mais tu es toujours aussi belle… ! – Oh ! ça suffit ! lui cria Christine qui s’enfuit. Zinédine eut à peine le temps de négocier un arc et des flèches, que Christine avait disparu de sa vue. Plus le temps passait, plus Christine était triste et en colère, plus Zinédine était heureux. Ils traversèrent de nombreux pays dans lesquels Zinédine récupéra des armes de toutes sortes alors que Christine n’avait jamais le temps d’apprécier les paysages et qu’elle devait supporter les débilités de Zinédine.

En Inde, Zinédine déclama un nouveau poème à Christine : « Ma chère, tu es aussi belle qu’un château, Comme un canon qui m’a brisé le cœur. J’aimerais te voir à la guerre en train de tuer ces sauvages. Je t’aime autant que j’aime mes armes. Tu brilles telle la lame de mon épée. Pour mon anniversaire, offre-moi une superbe épée. » – Mais quel imbécile, quel idiot, tête de patate. Espèce de crétinus, regarde plutôt ce beau monument qui se nomme le Taj Mahal. Lui rétorqua Christine de moins en moins aimable avec lui.

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– C’est moche ! Y’a même pas d’épées ! Je m’en fiche de ton monument ! Christine s’éloigna de Zinédine, elle n’avait plus envie de se trouver à côté de lui. Elle ne voulait surtout plus qu’il l’embrasse et elle ne supportait plus du tout sa voix. Le temps filait… Christine et Zinédine arrivèrent en Egypte en bateau à voile. Aussitôt ils commencèrent à remonter le Nil. Christine voulait voir les pyramides, les temples gigantesques des pharaons. Zinédine était plus intéressé par les armes et armures égyptiennes. Il sauta du bateau et alla se battre avec un crocodile pour épater sa belle. Il le découpa et affirma que sa peau ferait un beau sac qu’il lui offrirait après séchage. Christine était exaspérée quand il décida d’en tuer un autre pour lui offrir des bottes. Cette fois-ci il échoua car des piranhas l’attaquèrent, il remonta vite fait dans le bateau avec l’un d’entre eux accroché aux fesses.

nous dirigerons vers le Nord, j’ai entendu parler de l’existence de danseuses du ventre… en Algérie je crois. Dès qu’ils arrivèrent en Algérie, ils prirent 2 dromadaires et se dirigèrent vers le Sahara. C’était merveilleux, ils virent des oasis, des dunes immenses et des animaux étranges : des fennecs, des scorpions, des serpents. Arrivés près du village appelé Affroun, Christine voulu aller visiter la superbe Mosquée mais Zinédine n’en avait rien à faire, il préférait se battre avec une bande de macaques des sables à queue de cochon qui les suivaient depuis leur entrée dans le village. – Vas-y toute seule, je vais en finir avec eux. Rendez-vous ce soir au spectacle de danseuses du ventre. Je vais aller m’acheter un sabre et m’enfiler un énorme couscous.

– Les coutumes sont étranges dans ce pays et en plus, impossible de se baigner tranquillement. Demain nous

Christine était désespérée par l’attitude de Zinédine, mais elle alla quand même le rejoindre en costume traditionnel. Elle se mit à danser avec les autres danseuses mais Zinédine ne pouvait pas la reconnaître. Ne la voyant pas arriver, il lança « des salamalécoum » à tout le monde et embrassa même une danseuse ! Heureusement, il ne tomba pas sur Christine !

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Quand le soleil se coucha, Zinédine devint plus romantique, alors Christine eut l’idée de se déguiser en momie afin qu’il ne puisse pas l’embrasser.


Christine attendit la fin de la soirée pour retirer les voiles qui lui cachaient le visage. – Sympathiques les gens ici, je resterai bien quelques jours… – Impossible Zinédine, il faut reprendre le bateau direction Marseille puis rentrer en France, nous avons presque utilisé les 80 jours.

CHAPITRE 4 Enfin l’amour

Christine boit cette boisson en faisant la grimace, elle venait de sentir le bec du perroquet lui passer dans la gorge. D’un seul coup, le visage de Christine prit l’âge de son corps : un peu ridée autour des yeux et des beaux cheveux blancs brillants. C’était une belle femme de 50 ans. Zinédine est dégoûté… – Je crois qu’il est temps de nettoyer mes armes ! Il prend ses jambes à son cou et s’enfuit en quatrième vitesse. Quelques jours plus tard, sur la terrasse du palais, Christine et le roi Charles III « le beau » discutent du voyage en attendant Zinédine. – Comment s’est comporté mon fils, euh …un peu jeune de cerveau non ? – Il ne faisait que montrer ses muscles, ses armes et surtout il me lisait d’affreux poèmes. – Je m’en doutais bien, il ne pense qu’à se battre et à draguer ! Mais où est-il ? je ne l’ai même pas vu depuis votre retour ? – Je crois que je reconnais sa voix, il ne doit pas être loin ! » Du fond du jardin on entend des éclats de voix. C’est Zinédine qui a abandonné son père et Christine pour compter fleurette à une servante : « …Tu fonces sur les cochons Avec un canon, ta lance et tes cheveux blonds Tu regardes la terre, comme la guerre Oh ! Ma chérie, Tu cours comme une souris Tu chasses les oies Tel un roi… »

La traversée fut très rapide et ils ne mirent qu’une journée pour regagner Val de Reuil. Aussitôt, Zinédine et Christine se hâtèrent vers le vieux château de la sorcière afin de lever le sort. – Tiennnnnns ! Vous voilà ! Alors, oui c’est bien, je vous attendais ! Vous avez réussi. Biennnnnnn ! Mon cher perroquet et quelques grenouilles sont dans cette potion !

Le roi et Christine se regardent l’air complice et c’est le coup de foudre. Ils parlent tous les deux en même temps,

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ils bafouillent, ils rougissent, ils se rapprochent jusqu’à ce que leurs mains se touchent. Ils ne pensent plus à rien et surtout pas à ce crétin de Zinédine.

Le dernier repas du prince

Il était une fois un prince qui à force de trop manger était devenu énorme. Il passait sa vie à réclamer des plats impossibles à son cuisinier. Blond, sourire éclatant style anglais, était aussi très poilu et ne se lavait jamais car il était très fainéant ! Ses vêtements étaient de taille 56-58, il était immense et il ne pesait pas moins de 500 kilos ! Les portes du château étaient toutes à sa forme car il les avait totalement défoncées. Personne n’avait jamais osé lui dire quoique ce soit ! Sa femme l’avait quitté. Elle ne supportait plus les ronflements d’éléphant et le lit défoncé par la masse du prince. Ils décidèrent de se marier et …ils n’eurent jamais d’enfants.

Kylian Thebault, Warrent Mendy

Depuis, le prince faisait tourner en bourrique le cuisinier du château. Un jour, il réclama un plat étrange. « Il paraît qu’on peut manger du steak de baleine, je voudrais ce plat ! – Mais c’est une sacrée expédition ! Comment je vais faire ? – Débrouillez-vous, j’ai du monde d’ici peu et je veux présenter ce plat exceptionnel à mes invités. » Le cuisinier réquisitionna tous les soldats qu’il put trouver et le voilà parti direction l’Atlantique. Un énorme bateau était à quai attendant un équipage pour démarrer la campagne de pêche à la morue. Le cuisinier et les soldats embarquèrent sans discuter. Il faisait froid et humide, pas l’ombre d’une baleine en vue. Ça faisait déjà 10 jours qu’ils naviguaient, quand soudain

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Nouvelle écrite par les CE2-CM1 de la classe d’Olivier Louchel à l’école des Cerfs-volants : Maïcyr Affroun, Karl-Eloi Bagaza, Camille Bealu, Willy Buron, Timothy Cancalon, Samantha Dehlay, Alexandre Dubois, Melissa Goricourt, Cassandra Grugeaux, Lysa Heudebourg, Samantha Leveque, Axel Miny, Killian Quentin, Gérard Sorin, Dylan Touz, Greta Zézé, Gabriel Debeauquenne, Luna Hanriot, Maxime Henaux, Hajar Lyamani, Rémy Pierre-Passeraud,


une énorme montagne surgit de la mer : « une baleine ! Une baleine ! » Ni une ni deux, le cuisinier sauta et se fit avaler. Avec son couteau il éventra la baleine qui dans un hurlement terrible cessa de bouger. Elle fut accrochée et traînée derrière le bateau jusqu’au port. Le cuisinier sorti du ventre ruisselant du sang de la bête : « N’importe quoi ! C’est horrible ce qu’il ne faut pas faire pour cet idiot ! D’ailleurs, pourquoi je fais tout ça ? J’en ai marre, vraiment marre ! » Marmonnait le cuisinier. De retour au château, le repas préparé, la table dressée, les invités installés, la dégustation commença. Le prince fit la fine bouche, prit un air dégoûté et dit : « Finalement c’est trop amer ! Tu l’as fait exprès ! Je n’aime pas du tout. Bon, allez, cuistot, prépare-nous donc un bon steak de vache avec ces longs trucs, jaunes et dégoulinant d’huile et vite ! – Ah Bah ! Oui, Monsieur désire des frites… quel enquiquineur ! Quelque temps plus tard, en feuilletant la gazette des rois et reines de ce monde, le prince tomba sur un article où le roi

du Bongo relatait la finesse du jambon de girafe. Le voilà qui file à la cuisine. – Dites donc, mon brave, j’ai lu un article très intéressant sur le jambon de girafe. J’aimerai goûter cette nouveauté pour moi tout seul. Le cuisinier, serrant son couteau : – Bien volontiers, cher Maître… Ça me fait très plaisir d’aller vous chercher une girafe au Bongo ! Mais en lui-même, il n’en pouvait plus : « Ras le bol, comment je vais faire ? Déjà avec la baleine ce fut horrible, il veut me faire mourir ! La princesse a eu bien raison de partir. » Le cuisinier décida alors de lui donner une bonne leçon. Au fond de sa cuisine peinte couleur or, il réfléchissait au stratagème à mettre en place. Il défit son tablier blanc et son énorme toque qui parfois lui tombait sur les yeux, pour se rendre au marché. « Je trouverai bien une idée sur place. » Il s’arrêta chez la marchande d’épices qui lui parla de plein de choses intéressantes. Il retint surtout la puissance du poivre rouge du Maroc. Il décida alors d’en acheter une bonne quantité. « On va bien rigoler, je vais doubler les quantités de poivre. Peut-être qu’il va exploser, se pulvériser, se décomposer… J’en ai vraiment trop marre de toutes ses méchancetés ! » De retour dans sa cuisine, il tournait en rond : comment faire pour la viande ? Hors de question de trouver une vraie girafe ! Devant la fenêtre ouverte, ruminant ses pensées, son regard se posa sur le tas de fumier dans lequel d’énormes bestioles bleues molles et gluantes se baladaient. C’est une variété de limace que tout le monde connait bien pour son rôle de poubelle ! Personne ne s’était aventuré à la manger !

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« J’ai une idée ! wah ! wah ! wah ! » Le cuisinier prépara un repas comme jamais il n’en avait fait. Le bleu des bestioles était caché sous une sauce marron à l’air très appétissante et sous des tonnes de frites, celles qu’adorait le prince. Le prince fut si content de cette magnifique assiette qu’il ne se méfia pas et englouti même l’assiette ! – Dites donc mon brave ! Pour une fois, je suis satisfait… Le prince n’eut pas le temps de finir sa phrase que le poivre fit son effet.

Le problème du géant

Ce n’était plus des paroles qui sortaient de la bouche du prince mais des boules de feu, son estomac et ses intestins explosèrent dans tous les sens et son corps se vida de toute vie. Telle une fusée, un éclair transperça le plafond. A la place du prince il n’y avait plus qu’une trace noire. Depuis ce jour, à chaque orage le cuisinier rigole en pensant au prince qui l’avait tant enquiquiné.

Jonathan Taine, Kévin Blanchet

Il était une fois un géant qui était vraiment très géant. Il avait de la force, il pouvait même manger un château entier avec des villageois dedans. Un jour, le géant croisa la route d’un vieillard. Le vieillard dit : – Géant, est-ce que c’est bien vrai ce qu’on dit sur toi ? Car il y a des rumeurs qui tournent dans le village voisin…Il paraît que tu n’as pas de femme et que tu retournes toujours pleurer chez ta maman ! Le géant devint fou de rage et il dit : – Comment oses-tu dire une chose pareille ? Tu veux la guerre ? Alors nous ferons un combat. – Eh ! Je ne voulais pas qu’on se dispute, je veux juste que tu me prouves que tu as bel et bien une femme, géant. J’ai 104 ans et je t’assure que je n’ai jamais vu de géante de

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Nouvelle écrite par les CM2 de la classe de Pierrick Vivien de l’école des Cerfs-volants : Laura Chéramy, Mélodie Grugeaux, Jérémi Cancalon, Enzo Larquey,


ma vie. Je crois qu’elles ont disparu quand j’avais 5 ans. C’était il y a bien longtemps… Le lendemain, une femme arriva dans le village. C’est la première fois que les villageois voyaient une géante, alors ils étaient pétrifiés de peur. Elle avait des cheveux blonds et des sourcils noirs. Son rouge à lèvre débordait un peu partout. Sa grande robe rouge semblait être trop étroite. Ses chaussures à talons étaient de taille inégale, ce qui lui faisait une bien curieuse démarche. Le vieillard lui posa la question suivante : – Comment t’appelles-tu ? La géante répondit : – Bonjour, je m’appelle Igie Digoinaaaa. Je suis la femme du géant qui habite au château là-bas. Alors le vieillard lui dit : – Mais qu’est-ce qui nous prouve que tu es bien sa femme ? Alors Igie avança vers eux son immense bras et leur montra sa bague. Mais manque de chance pour elle, ce geste périlleux l’entraîna dans une chute terrible qui finit dans la fontaine de la place publique. Ce fut un véritable raz-demarée ! Une inondation mémorable, tout le monde était trempé de la tête aux pieds. La géante se releva, se sentit toute honteuse et rentra chez elle vers le château. Le jour suivant le géant revint au village et alla questionner la petite fille du vieillard. Le géant se présente à la petite fille du vieillard. – Bonjour, excusez-moi pour l’eau que j’ai renversée sur vous. – Moi, c’est Yasmina, ça ne fait rien, j’ai l’habitude. Mais vous voulez parler de votre femme, plutôt ? Le géant devint tout pâle et répondit en bégayant. – Oui, bien bien sû sûr, je m’excuse pour elle. Puis-je vous poser une question ? 28

– Oui ! – Comment trouvez-vous ma femme ? – Très belle, dit la jeune fille. Bon, excusez-moi géant, mais je dois y aller, on en reparlera une autre fois. – Bon, merci. Alors au revoir Yasmina. – Revenez vite, dit Yasmina au géant, je vous trouve touchant et sympathique.

Le lendemain, le géant revint au village. Il avait l’air satisfait de lui et dit aux villageois qui étaient venus à sa rencontre. – Alors, elle est belle ma femme, hein ? Le vieillard lui répondit : - Oui, enfin pour une géante ça va. Mais tu ne nous as toujours pas prouvé que c’était ta femme. On ne vous a pas encore vu ensemble. Le géant semblait embarrassé. – C’est à dire qu’on est très timides tous les deux. On n’ose pas sortir ensemble devant tout le monde. Mais si vous 29


voulez, vous nous verrez danser ce soir sur les remparts de notre château. Le soir venu, tout le village était aux pieds des remparts, derrière les douves. Lorsque la nuit commença à tomber, ils entendirent la grosse voix du géant qui chantait : « c’est Gugusse avec son violon, qui fait danser les filles, qui fait danser les filles…. ». Puis ils virent les silhouettes des deux géants danser une sorte de valse en haut des murs. Le géant avait l’air nettement plus souple que sa femme. Les villageois faisaient des commentaires sur l’allure de sa femme. Certains se moquaient de la géante. – Elle est un peu raide, la mémère ! Dit un villageois. – Oui elle a l’air terrifiée par son mari. Faut dire qu’il est un peu brusque avec elle. Oulala, quel mouvement brutal ! Dit son voisin. La géante se retrouva projetée contre le mur de la tour et sa tête se cogna contre une torche qui commença à lui brûler les cheveux. La géante ne semblait plus bouger, comme si elle était transformée en épouvantail qui se serait mis à prendre feu ! Le géant revint avec des seaux d’eau et éteignit l’incendie.

Ils lui dirent : – Ça suffit, géant, arrête de nous mentir, on a bien compris que tu n’avais pas de femme. De toute façon, qui voudrait de toi ? Les villageois se mirent à rire et à se moquer du géant. Pourtant, lui, ne semblait pas impressionné. Il leur répondit : – Bon d’accord, je ne vous ai pas toujours dit la vérité. Mais aujourd’hui, j’ai bien une femme et je vais vous la présenter immédiatement. Alors une belle jeune femme qui était cachée derrière le géant, s’avança vers les villageois. Il y eu un moment de silence. Puis la jolie femme leur dit : – Moi, je le trouve touchant et plus humain que vous. Je l’aime tel qu’il est. Lorsqu’ils virent son visage, personne n’osa dire un mot. Ils étaient tous un peu honteux et quelques uns semblaient mêmes émus, en particulier le vieillard. Avez-vous deviné qui est la jeune femme ?

Lorsque le géant revint au village le jour suivant, tout le monde se moquait de lui. On chantait ce genre de chansons : « Quelle ardeur, ce géant, quel amour brûlant ! » Tout le monde riait de lui sauf Yasmina. Alors elle s’approcha de lui et lui dit quelques petits mots dans le creux de l’oreille. Le géant devint alors tout pâle, puis tout rouge et enfin il sauta de joie. Alors, il lui proposa de la suivre jusqu’au château et elle le suivit. Quelques heures plus tard, il revint au village avec une fière allure. Rien ne semblait l’impressionner. Cependant les paysans commençaient à en avoir marre de ses histoires hallucinantes.

Devran Arikan, Brenda Briant, Jayson Evin, Yasmina Frappart, Ramata Moussa

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Nouvelle écrite par les CM2 de la classe de Pierrick Vivien de l’école des Cerfs-volants :


Les Mini-King du Ring

Ali se fâche, il veut être absolument moulé comme une merguez dans ses habits, sentir ses muscles tendus et superbement dessinés. – Tu fais ce que je te demande, c’est moi qui paie ! Je te donne le double si tu ne dis rien de tout cela à ma mère. Zenep, très surprise et vexée, accepte. – Tu peux garder ton argent mais retrouve ta politesse.

Chapitre 2

Chapitre 1 Devant le magasin de Zenep, Ali est sur le point de tomber évanoui. Il a rentré son ventre de toutes ses forces, expiré tout l’air de ses poumons, il est rouge comme une tomate farcie ! Le voilà enfin taillé comme Alistar Le Boss. Il entre dans la boutique de la couturière. – Tu es malade, Lilou ? Demande Zenep qui reconnaît son client fidèle. Ali répond d’une voix très faible, comme celle de son grand père fumeur. – Mon pantalon est trop large, trop long. – Mais je l’ai déjà retaillé, il est superbe ! 32

« 19 sur 20 ! Mon Dieu j’ai travaillé dur ! se dit Valentina. Elle ne pourra plus rien me refuser maintenant ! » Elle, c’est sa mère et Valentina mérite bien une récompense. Vendredi, à Val de Reuil, c’est le jour du marché, elle ira avec sa mère et là, elle lui demandera le leggins dernière mode. Le fuseau doit être super moulant. Pour cela, il va falloir prendre trois tailles en dessous au moins, discrètement, derrière son dos sans qu’Elle le sache ! Ce que veut Valentina, ce n’est pas un leggins, c’est un costume de Pumaxe, la terreur des rings ! Valentina avait beaucoup réfléchi pour trouver son pseudonyme, chaque fois qu’elle proposait un nom, la bande la ridiculisait. Ali surtout la ratatinait. Vendredi, tout se passe comme prévu, sauf qu’en rentrant… « Mon amour, ma chérie, mon ange, veux tu enfiler le leggins que je t’ai offert pour le montrer à ton beau-père, il va adorer !! » CATASTROPHE !

Chapitre 3 Jusque là tout allait bien pour Mathieu. Halloween approchant, lui et son frère avaient supplié Mme Dubonpain, 33


leur mère, pour obtenir un costume et miracle, elle avait accepté d’aller à Simply Market. Seulement voilà, dans le magasin, les choses se sont légèrement compliquées. – « Mais enfin Mathieu, tu as passé l’âge de faire ta crise dans les magasins ! Ce costume de fantôme te va à merveille. Il n’y a pas ta taille dans les squelettes. » Dans la cabine d’essayages, Mathieu avaient pourtant tout fait pour entasser tous ses bourrelets et entrer dans le précieux costume. En cachette, il s’était tartiné le corps de beurre de cacahuètes, et forçait comme un beau diable. La mère inquiète commençait sérieusement à s’étonner de l’odeur et le faisait entendre assez bruyamment : – « Veux-tu sortir de là ! ». L’employé du magasin attiré par les hurlements, s’approche de la cabine et là, horrifié, constate les taches de graisse sur le costume flambant neuf : – Vous ne lavez jamais vos enfants avant de venir essayer dans les magasins ? – Que dites-vous espèce de minable ? Furieuse, Mme Dubonpain saisit un cintre et le brandit vers l’employé. Mathieu se met alors en travers du chemin de sa mère pour éviter le drame. Elle le projette dans les porte-vêtements qui, comme dans un jeu de dominos, s’écroulent les uns après les autres. Mathieu en profite pour se sauver, vêtu du costume tant désiré : celui de Matador, le Semeur de Mort !

Chapitre 4 « – Je t’aime, maman ! Audrey avait attrapé sa mère, elle l’étouffait. – Merci, merci et encore merci, maman chérie !!! D’où vient cet élan d’amour, se dit la mère, tout cela pour un simple pyjama, ce n’est pas une robe Channel. 34

– Un pyjama Airness, j’en rêvais ! Audrey se précipite sur le pyjama et disparait à toute vitesse. Elle sort de la maison, saute sur son vélo, la voici déjà au lavomatic. Elle bouscule une personne âgée qui s’apprêtait à enfourner son linge, jette son pyjama dans la machine, claque la porte-hublot. Programme 90°c, essorage maximum ! La vieille dame rageuse hurle à la mort : – Ah, la jeunesse d’aujourd’hui ! Pas la moindre éducation. Tu seras bien punie quand ton pyjama va ressortir, tu pourras le mettre à ta poupée tellement il aura rétréci. Justement, voilà ce que désirait Audrey la Diablesse, l’Enfer des rings, un pyjama rétréci à point…

Chapitre 5 « – Mais où est passé l’huile ? J’en ai acheté 7 litres il y a trois jours, la bouteille est à moitié vide ! Nourou, les mains dans les poches, sifflotant, fait celui qui n’a rien entendu. – Tu es sourd ? Je sais que c’est toi ! J’en ai trouvé dans ton bol, sur ta table de nuit, sur tes chaussettes. On te suit à la trace. Qu’est ce que tu fais avec, tu la bois ? – Sers-moi plutôt un cola maman, au lieu de crier ! – Pour que tu grossisses encore, tu as pris 20 kilos en trois semaines. Tu es bientôt aussi lourd que ton père ! Grossir, c’est le but de Nourou, être le plus lourd possible, enfin entrer dans la tenue, celle qui est encadrée depuis toujours dans le salon avec la médaille et l’article de journal jauni daté du 12 Mars 1982 et dont il connaît le titre par cœur : Salif M., CHAMPION D’AFRIQUE en lutte gréco romaine. Devenir le chef de la bande des MiniKings du Ring…

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Chapitre 6 Cachés derrière l’église de la Fraternité, les enfants révisent leur plan. – Nourou et Mathieu, vous lui sautez sur le dos et vous le plaquez par terre, moi et Audrey, nous l’enroulerons avec le câble électrique. Toi, Valentina, tu fais le garde. Ouvre l’œil ! – Tu peux faire confiance à Pumaxe ! Audrey, la plus peureuse, prend la parole : – Ali, tu es sûr que l’on est assez fort pour capturer une grande personne ? – Si on s’y met tous, on y arrivera. Ensemble jusqu’à la mort ! Ali a tendu sa main comme un mousquetaire et tous les autres l’ont recouvert. D’une seule voix, ils répètent : – Ensemble jusqu’à la mort !

Valentina implorent pitié. Mais Ali et Audrey entament les pourparlers : – Il est clair que vous êtes le plus fort ! Maintenant, libéreznous ! commence Ali. – Pourquoi devrais-je libérer une bande de voyous qui déshonore ma ville ? – Pensez-vous, Monsieur le Maire, que les journalistes de La Plume ne seraient pas heureux d’apprendre que leur maire si respectable cache un passé de catcheur à la retraite ? Continue Audrey. – Les élections approchent, ce serait dommage de les perdre. – Que désirez-vous de moi, bande de maîtres-chanteurs ? Les enfants ne voulaient qu’une seule chose et voilà pourquoi ils avaient entrepris cette lamentable tentative de kidnapping.

Chapitre 7 Le plan ne se déroule pas comme prévu. Lorsque le Maire découvre ses agresseurs, il fait tomber immédiatement sa veste. Les enfants découvrent la ceinture d’or avec stupeur. La boucle est une gueule de requin ouverte, effrayante. Puis le maire se jette de mur en mur, comme une araignée. Arrivé en haut, il saute sur Ali et lui brise légèrement la colonne vertébrale. Marc-Antoine Jamet enchaîne trois saltos, s’appuie sur sa main droite et lance ses jambes autour du cou de Nourou telle une pieuvre. Il l’entraîne au sol, accrochant Mathieu dans la chute qui hurle de douleur. Le maire saisit alors le fil électrique, s’en fait un lasso et attrape les deux filles qui tentaient de s’enfuir. Il enroule les 5 catcheurs prisonniers comme des poissons dans un chalut. Mathieu mord le câble inutilement. Nourou et 36

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Chapitre 8 C’est ainsi qu’avec stupeur les Rolivalois apprennent dans les colonnes du journal local La Plume de Val de Reuil la décision insensée du Maire. « Rendez vous compte ! Les millions d’euros dépensés pour construire la nouvelle salle internationale d’athlétisme vont en réalité servir exclusivement pour le CATCH. Le maire décide au dernier moment de dédier l’édifice à la pratique de ce sport dégradant !…

Thomas et les petites créatures

Ali Djiridi, Nourou Moussa, Audrey Rivette, Valentina Souchay, Matthieu Venant.

Il était une fois un petit garçon qui s’appelait Thomas et qui n’aimait pas l’école. Il n’avait que des zéros. Il aimait trop les jeux vidéo. Il habitait dans une maison. Ses parents avaient divorcé. Un lundi matin bien ensoleillé, il faisait un tour à vélo pour aller à l’école, quand il vit un marchand de glace. Il acheta une glace, puis passa dans un chemin, au bout duquel il vit une maison qu’il n’avait jamais vue à cet endroit. Il se dit que comme il n’aimait pas l’école, il pouvait entrer dans cette maison au lieu d’aller à l’école. Tout à coup, une main poilue et boutonneuse l’attrapa par la jambe. C’était une sorcière. Elle l’emmena chez elle et lui jeta un sort. Thomas devint minuscule comme une petite fourmi.

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Nouvelle écrite par les CM2 de la classe de Pierrick Vivien de l’école des Cerfs-volants :


Il se retrouva par terre dans la maison de la sorcière. Comme il regardait en haut, il vit une énorme boule de poils. Un chat ! Il courut à toute vitesse. Tout à coup, il vit un trou dans le mur. Il y entra. Il se retrouva dans un tunnel, et à la fin du tunnel, il vit une petite porte. Il ouvrit la porte et un petit grincement retentit. Et il vit des petites créatures bizarres. Les petites créatures dirent : – Nous nous appelons les Petites Créatures. Qu’est-ce que tu fais là, étranger ? – Je m’appelle Thomas. La sorcière m’a jeté un sort pour que je devienne minuscule. – Nous aussi nous avons eu la même histoire. Nous ne sommes pas allés à l’école et la sorcière nous a attrapés quand nous passions par le chemin. – Mais comment je vais faire pour retrouver ma taille normale ? – La sorcière a une potion pour faire grandir. Toutes les potions de la sorcière sont dans son armoire. Certaines peuvent faire mourir, certaines peuvent faire rapetisser, d’autres peuvent transformer en animal. Derrière l’armoire, il y a un trou qui mène à notre grotte. Mais nous ne pouvons pas accéder à cette potion car le flacon est trop lourd pour nous ! – Mais moi, j’ai une idée, dit Thomas. Je vais appeler ma mère, je reviens tout de suite. Il sortit de la maison de la sorcière et monta sur le chapeau de son voisin. Il descendit du chapeau de son voisin pour rentrer chez lui. Thomas entra dans le saxophone de sa mère pour qu’elle l’entende. – Maman, maman, cria Thomas. Je suis dans ton saxophone ! – Non, tu blagues, arrêtes de mentir ! – Oui, je te le jure, je suis dans le saxophone.

– Pourquoi est-ce que tu es devenu aussi minuscule ? – Parce que la sorcière m’a jeté un sort. Maman, est-ce que tu peux me rendre un petit service ? Est-ce que tu peux m’aider à ouvrir le placard de la sorcière ? – Oui, bien sûr, mais pourquoi faire ? – Parce qu’il y a des potions magiques qui font grandir dans le placard. Juste après, la mère de Thomas espionna la sorcière. Deux heures après, la sorcière sortit de chez elle. Elle oublia la clé sur la porte. La mère de Thomas entra chez la sorcière. Elle ouvrit le placard. Mais elle ne savait pas quelle potion était la bonne. Donc elle prit toutes les potions et les mit dans son sac. Elle ramena les potions et le chat de la sorcière chez elle. Mais elle ne savait pas laquelle utiliser. Elle regarda la première potion. C’était rouge comme du sang. Elle ouvrit la potion. Ça sentait la tomate pourrie. Elle essaya la potion sur le chat, qui sauta partout et changea de couleur. Thomas essaya une potion puis il se sentit étourdi. Il sentait quelque chose pousser dans le bas de son dos. Il toucha et dit « waouh ! Une queue de singe, trop fort ! » Mais il n’avait toujours pas retrouvé sa taille normale. Sa mère trouva une potion. Tout d'un coup quelqu'un frappa à la porte. « Cache-toi vite ! » dit thomas à sa mère. Une personne ouvrit la porte et des enfants dirent : « Bouh ! Nous sommes les fantômes d'halloween ! » Sa mère trouva une potion très bizarre, mais elle était sûre car c'était la dernière. Elle l'utilisa sur thomas.

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Nouvelle écrite par les CM2 de la classe de Pierrick Vivien de l’école des Cerfs-volants : Baran Arikan, Gaëtan Chivé, Thomas Dhedin, Kendale Querin, Ryan Zézé.


Vol au musée

Madigan arrive au musée de Rouen en side–car pailleté avec son chien à côté d’elle. Le directeur est ravi de la voir arriver si vite.

– Haaaaaaaaaa Madame, quelqu’un a cambriolé mon musée. Un objet très rare a été volé !!! Il s’agit d’une statuette de cheval composée de diamants. Cette œuvre s’appelle Plume. Venez vite au musée s’il vous plait !!!! – Combien valait la statue? dit la belle Madigan. – Vers les 90 000 000 euros ! dit le directeur. – C’est une fortune ! s’exclame Madigan, en haussant les sourcils. J’enfile mon blouson et je me rends auprès de vous.

– Ah, vous voilà ! Merci d’être arrivée si rapidement. – Bonjour Monsieur le Directeur, que se passe-t-il ici ? – Bonjour Madame, je vous attendais. Il y a des voleurs, c’est terrible ! Il faut absolument que vous m’aidiez, dit-il, un peu agité. – Calmez-vous ! Tout d’abord, nous allons faire notre enquête. Pouvez-vous me montrer l’endroit du délit ? – Ok, ok madame. Voici où a été volée la statuette, celle que je préférais dans le musée. Je ne sais pas comment ces voyous ont procédé car un système d’alarme la protégeait. – Ah oui…. – Je vais peut être vous laisser enquêter tranquillement car il faut que j’aille remplir des papiers pour l’assurance. Si vous avez besoin de moi, vous pouvez venir me voir dans mon bureau. – Pas de souci. Tiens, voilà mon équipe qui arrive.

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Lundi matin, il est 8 heures, une nouvelle affaire commence pour l’inspectrice Madigan. Le directeur du musée de Rouen l’appelle…


Peu de temps après, au musée… – Chef Madigan, votre chien a senti quelque chose, dit un collègue de l’équipe. – Quoi donc? Suivons-le. Quel bon chien, prenez le en exemple pour travailler, il est moins bête que vous, dit Madigan en rigolant. D’ailleurs, tout le monde éclata de rire…. Le chien renifle et se dirige vers un carreau cassé de la fenêtre de la salle. Madigan y passe sa tête et voit des traces de pas. L’inspectrice décide d’aller dehors avec Tyron, son fidèle chien. Elle voit tout de suite des traces de pas dans la boue. Tyron renifle et suit les pas qui les amènent sur un parking, à côté de l’autoroute. Madigan se dit que les voleurs ont dû s’enfuir par là…. Aïe aïe aïe, ça ne va pas être facile de trouver les coupables ! dit Madigan. Tout à coup, Tyron, qui se défoulait, vient voir Madigan et aboie. Il veut lui montrer quelque chose… Il l’amène devant un arbre…et là, surprise, un morceau de tissu rose bonbon déchiré est accroché à un arbre…peut être à un des voleurs… – Tiens, se dit l’inspectrice, ça doit être certainement à une femme. Il faut absolument trouver à qui cela appartient ! Il va falloir l’analyser. Bon je vais rentrer voir mes collaborateurs… Au moment où Madigan entre, son équipe l’interpelle :

– Ha, pardon chef, voici la témoignante… euh le témoin. – Bonjour Madame. Pouvez-vous me dire ce que vous faisiez au musée à cette heure-ci ? demande Madigan. – J’étais en train de faire le ménage, comme tous les soirs…et tout à coup….j’ai entendu une voix. – Avez-vous vu quelqu’un ? – Non. Mais ils étaient plusieurs. Je me suis cachée car j’ai eu la trouille de ma vie. – Pouvez-vous me les décrire pour que l’on fasse un portrait robot ? – Non, la pièce était sombre et je n’osais pas bouger. – Ah, ils étaient donc plusieurs…se dit Madigan. Merci beaucoup, Madame pour tous ces renseignements ! Madigan et son Tyron se dirigea vers la loge du gardien. – Bonjour, je suppose que vous me connaissez, dit la belle inspectrice – Bonjour, lui répondit le gardien, un peu paniqué – Je suis venu pour vous interroger. Asseyez-vous, s’il vous plait. Où étiez-vous hier soir au moment du vol ? – Euh……je faisais ma tournée. Pourquoi ? – Simplement pour vérifier. – Vous n’avez rien remarqué de particulier ? – Euh….non, non….. – Vous êtes sûr ? – Euh……oui…… Madigan remarqua que ce gardien semblait avoir peur de quelque chose…mais de quoi ?

– Chef Madigan, on a une témoignante ! – Mais ce n’est pas possible une équipe pareille ! On dit un témoin, pas une témoignante !

Le directeur, toujours aussi inquiet, revient et dit à l’inspectrice : – Alors, inspectrice, vous avez trouvé des indices ? – Oui, Monsieur, et de parfaits indices ! Mais je ne peux pas vous en dire plus, répondit l’inspectrice.

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– C’est bien, plus on trouve d’indices, plus on trouvera les cambrioleurs rapidement. – Bon, je vous laisse, je dois partir. Madigan enfourcha son side-car avec Tyron et se dirigea vers le laboratoire. Quelques jours plus tard, Madigan dit : – Je vais interroger une certaine Lola car les analyses sur le tissu rose bonbon ont montré que c’était le sien. Madigan se rend chez cette fameuse Lola et l’interroge : – Que faisait ce morceau de t-shirt sur cet arbre ? – Je ne sais pas ce que fait ce morceau de tissu à cet endroit. C’est un vêtement que je ne mets plus jamais. D’ailleurs, il est trop petit ce vêtement !!!! – Mais pourquoi l’avez-vous gardé alors ? – C’est un vêtement que j’adore car c’est maman qui me l’a offert. Elle est morte… précisa-t-elle en sanglotant. – Tenez, prenez ce mouchoir, dit Madigan. – Pensez-vous que quelqu’un peut vous vouloir du mal ? – Euh, non je ne pense pas. – Bon, je vais y aller. Restez à notre disposition si on a besoin de vous. Tandis qu’elle est en train de cuisiner pour elle et pour son chien, Madigan reçoit un coup de fil d’un de ses collaborateurs et dit, en criant : – Quoi ? t’as trouvé une piste ? – Oui, viens vite voir le propriétaire de l’hôtel en face du musée, on t’attend.

vient de se passer au musée. – Oui, mais pourquoi vous me parlez de tout ça ? – Bah en fait, dans mon hôtel, j’ai entendu parler des gens qui parlaient de cambriolage. – Allez-y, je vous écoute… – J’ai entendu ces personnes parler. Je crois qu’ils avaient un rendez-vous important. – Pouvez-vous me dire où aura lieu ce rendez-vous ? – Au stade de Val de Reuil, vendredi prochain à 9h00. – Merci beaucoup Madame. Ce sont des renseignements très utiles que vous nous communiquez. Le vendredi suivant, Madigan se rend à Val de Reuil avec son équipe pour en savoir davantage sur les cambrioleurs. Elle se cache avec Tyron derrière un buisson à côté des tribunes. A 9h20 pile, un fourgon arrive… Madigan n’arrive pas à percevoir qui est à l’intérieur. Personne ne bouge. A 9h32, un 4 x 4 noir et gris, vitres teintées, se gare. Un homme d’une quarantaine d’année, avec des cheveux noirs, d’origine asiatique, en costume blanc, sort de sa voiture avec une valise. Du fourgon sort un autre homme avec quelque chose dans les mains. – Waouuuuuuuuuuuuuu, c’est le gardien !!! J’en étais sûre, s’exclame Madigan !!!

– Bonjour, Inspectrice Madigan. – Bonjour, Madame. – Je ne sais pas par quoi commencer. J’ai appris ce qui

Les deux hommes se parlent puis s’échangent le colis et la valise. C’est à ce moment-là que Tyron saute sur le gardien et le plaque au sol. L’équipe de Madigan interpelle l’homme asiatique, qui est Patrice Pipelette, un collectionneur crapuleux très recherché.

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Madigan gare son side-car devant l’hôtel.


L’inspectrice Madigan s’adresse au gardien : – Vous n’étiez pas seul le jour du vol, n’est-ce pas ? – Non. – Donnez-moi l’adresse de votre complice !

Jana Cled

Le gardien, ayant peur que Tyron ne le morde, communiqua l’adresse. Quelques heures plus tard… – Tiens donc, comme on se retrouve…. L’adresse est celle de Lola. Mais ce n’est pas elle cette fois-ci que l’inspectrice vient voir… mais sa belle-mère qui est la femme de ménage du musée. – Madame, vous êtes en état d’arrestation ! dit Madigan d’une voix ferme. Elle essaya de s’enfuir, mais Tyron, la rattrapa et l’immobilisa en la plaquant au sol. – Quel brave chien, dit la belle Madigan ! Vous avez volé Plume, la statuette de diamant et vous avez voulu faire accuser votre belle-fille. Ce n’est pas beau ! Le gardien était l’amant de la femme de service. Ils voulaient s’enfuir ensemble, après l’avoir vendu à un collectionneur. – Vous allez finir en prison bande de crapules ! Madigan félicita son équipe ! On est les meilleurs ! Le directeur du musée remercia énormément Madigan et lui offrit une belle récompense…. Lola apprécia que son père ne vive plus avec cette mauvaise belle-mère…

Stacy Baudu, Victoria Lemonnier, Célia Khabouri

L’histoire se passe à Tombouctou, au Mali, au XXIIème siècle. Au XXIIème siècle, le monde a beaucoup changé et le Mali aussi. Il y a 36 milliards d’habitants dans le monde. Il ne reste plus que 5 litres de pétrole. Le Mali est peuplé de Métis. Les blonds et les blondes aux yeux bleus ont presque disparu. Il est plus peuplé qu’aujourd’hui, il y a 223 millions d’habitants. Il y a des robots et les voitures sont multicolores. Les détecteurs de mensonges utilisés par la police sont extrêmement sophistiqués. Il y a des pistolets électriques. Les robinets sont en feuille de papier. Il y a des véhicules volants. Les

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Nouvelle écrite par les CM1 de la classe d’Olivier Briantais de l’école Coluche : Valentin Svinh, Julian Hazard, Mélissa Pesqueux, Chrystal Prévost,


gens ont des dictplay, de 1000 Go, à moitié tactiles et à touches. Il y a même des oiseaux électriques. Il y a beaucoup de gens qui ont des boucs bleus, c’est la mode. Il y a des trousses magiques dans lesquelles les affaires se rangent toutes seules, et des vitres magnétiques. Les gens ne fument plus, grâce aux « tchic-tchac ». Le Mali est plus riche. Les riches sont de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus pauvres. Jana Cled, qui a treize ans, se fait enlever sur le chemin du retour de son nouveau collège « Coluche ». Apparemment, personne n’a rien vu. Ses parents s’inquiètent, il est 19h30 et leur fille chérie n’est pas rentrée. Le père appelle tous ses amis, mais personne ne sait où elle se trouve. Pendant ce temps-là, sa maman appelle sur son dictplay. Il sonne… dans leur maison, car malheureusement, elle l’a oublié. Ils décident donc d’appeler la police. Trois heures plus tard, ils se déplacent au commissariat. L’inspecteur Thasyb va tenter de résoudre ce mystère. C’est un homme âgé de 42 ans, qui a de très jolis yeux bleus, ce qui est très rare. Il a un bouc bleu, porte un chapeau couleur argentée, ornée d’une plume porte-bonheur. Il mesure presque deux mètres, très costaud. Cet homme a beaucoup d’humour, mais il est très sérieux au travail. Jana Cled est métisse aux yeux rouges. Sa chevelure tressée est splendide. Le jour de sa disparition, elle portait un pantalon vert et jaune fluorescent. Elle a aussi un collier multicolore qui brille énormément. Elle a des chaussures cyan pailletées avec de gros talons. Elle a un Tshirt, rose. L’inspecteur Thasyb a envie d’aider les parents de Jana Cled. Il va d’abord au collège Coluche, car c’est le dernier 50

endroit où on l’a vu vivante, pour trouver des indices. Malheureusement, tout est fermé car il est déjà tard. Il sonne à la porte. Le gardien vient lui ouvrir et l’autorise à faire le tour du collège seul, car lui a du travail. Thasyb ne remarque rien d’anormal. Il décide d’aller questionner le gardien. Il entre dans sa loge et l’interroge. Comme il ne voit pas à quoi ressemble Jana, l’inspecteur Thasyb lui montre une photo. Le gardien la reconnaît immédiatement. Il affirme l’avoir vue en train de quitter le collège en rollers solaires. L’inspecteur note tout cela dans son bloc note avec la plume porte-bonheur de son chapeau. Soudain, il aperçoit un collier multicolore sur la table du gardien. Thasyb est intrigué. Il demande au gardien : – Où avez-vous trouvé ce collier ? Je l’adore et j’aimerais en trouver un pour ma fiancé. – Euh… à vrai dire, je ne peux pas vous renseigner car je n’ai pas l’habitude de faire les boutiques de bijoux. – A qui est-il ? – Je ne sais pas. On me l’a ramené. – Qui ? – Une fille… – Comment était-elle ? – Assez grande, aux yeux bleus, cheveux blonds, métisse. Elle portait un pantalon noir, des chaussures violettes avec des gros talons bleus à la mode, un T-shirt violet et un gilet gris. Elle avait environ 15 ans. Elle était plutôt mince. C’était une espagnole, d’après son accent. L’inspecteur Thasyb repart au commissariat. 51


Le lendemain matin, il part au collège. Il interroge les élèves. Un élève connaît la fille espagnole. Elle s’appelle Sandra. – Elle habite au coin de la rue, là-bas, dit l’élève. – Bon, je vais la voir, dit l’inspecteur. A ce moment-là, l’inspecteur croise son collègue tout pétrifié. – Qu’est-ce qu’il y a ? – J’ai renversé une petite fille. – Quoi ? – J’ai eu tellement peur que j’ai filé. – Quand l’as-tu renversée, cette petite fille ? – Il y a plusieurs semaines déjà. Je n’arrive pas à m’en remettre tellement je suis sous le choc. – Ne t’inquiète pas, Lime, dit Thasyb. Je vais te couvrir, je ne dirai rien à personne. Bon, je vais voir Sandra. Il frappe à la porte. La mère de Sandra répond : – Holà ! – Excusez-moi, je ne comprends pas votre langue, je suis policier, dit l’inspecteur Thasyb. Connaissez-vous Sandra ? – Si, si, c’est ma fille. Sandra arrive, et dit : – Mama, està la policía ? – Police, dit l’inspecteur. – Madre de Dios, dit la mère de Sandra. – Bonjour Sandra, je vais vous poser deux ou trois questions, dit l’inspecteur Thasyb à Sandra. – D’accord. – Où avez-vous trouvé ce collier multicolore ? – Sur la route de Dakar. – Bon, on y va. Sur la route, il pose la deuxième question : – Avez-vous vu une voiture ? 52

– – – – – – –

Oui. Quelle était la couleur de la voiture ? Elle était noire. Avez-vous vu la plaque ? Le début : NFSU D’accord, bon. Retournons chez toi. D’accord, allons-y.

L’inspecteur et Sandra sont retournés chez la mère de Sandra. L’inspecteur questionne la mère. L’inspecteur voit la voiture passer sur l’autoroute à 200 km/h. L’inspecteur Thasyb met le gyrophare pour faire une course poursuite et essayer de l’attraper. Thasyb a appelé ses renforts pour faire un barrage sur l’A13. Les renforts arrivent tout de suite. Ils commencent à mettre en place le barrage. Les ravisseurs ont du mal à contrôler leur voiture, alors ils foncent dans un mur. Les policiers viennent, ouvrent la porte de la voiture et contrôlent les occupants. Ils attrapent les coupables, ils leurs mettent des baffes. Puis, comme ça ne marche pas, ils prennent le fusil à pompe. Les coupables ont avoué. – Nous avons enlevé Jana parce que nous n’avons pas d’argent pour soigner notre petite fille. L’hôpital est trop cher. Elle est entre la vie et la mort, elle est blessée. Elle s’est fait renverser, elle va peut-être mourir.

Thasyb va voir les parents de Jana Cled. Il leur explique pourquoi les coupables ont enlevé leur fille. Le père de Jana Cled ne veut pas donner l’argent, mais la mère finit par le convaincre. 53


L’inspecteur Thasyb va chez les ravisseurs pour questionner leur petite fille. La petite fille dit : – C’est un policier qui m’a renversé.

L’Eure de la vengeance

Le policier qui a renversé l’enfant va en prison. Les ravisseurs vont en prison et la petite fille des ravisseurs va à l’hôpital grâce à la mère de Jana Cled.

Nicolas Feuillolay, Lucas Tournan, Jordan Leroy.

Cela fait quatre ans que François est policier. Un jour, après être allé dîner au restaurant, il part au commissariat. François va dans son bureau pour travailler sur ses dossiers. Tout d’un coup, le téléphone sonne. Il entend une voix de femme : – Monsieur le policier, Monsieur le policier ! J’ai un problème, c’est mon fils qui a disparu. Je suis partie à l’école pour voir s’il y était mais les maîtres et maîtresses qui étaient devant la barrière affirment que Johan est parti. – Comment vous appelez-vous ? – Loana Lambert. – Attendez, j’arrive chez vous. »

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Nouvelle écrite par les CM1 de la classe d’Olivier Briantais de l’école Coluche : Coleen Lecuyer, Amandine Lemoine, Axel Banguid, Nelwin Mendy, Davis Rioult,


François, qui est lieutenant, appelle le chef de la police et dit à tous ses policiers de faire des patrouilles. Il va chez Mme Lambert avec l’Agent Sophie, et lui dit : – Bonjour, Madame Lambert. Je suis le lieutenant François. Je vous présente Mademoiselle Sophie qui travaille avec moi. Nous allons faire une enquête pour retrouver votre fils. – Pouvez-vous me dire si Johan avait des ennemis ? – Franchement, je ne pense pas car Johan est un fils adorable. Je pense que son ami Sofiane pourrait vous en dire plus. – Nous allons vérifier cela. – Je vous en supplie, dit Madame Lambert en sanglotant, retrouvez mon fils chéri ! C’est mon seul enfant. Sans lui, ma vie n’est rien !

– Euh, oui, bien sûr, mais pour le moment nous n’avons aucun indice. Tout à coup, le téléphone sonne. – Va répondre au téléphone, ma puce. – D’accord. Allô ? – Bonjour, c’est la police. Votre enfant vient d’être retrouvé vivant grâce à un monsieur qui a vu les kidnappeurs. Il s’appelle monsieur Le Gall.

François et Mademoiselle Sophie décident d’aller voir le fameux Sofiane. Ils frappent à la porte. C’est sa mère qui ouvre. Mademoiselle Sophie demande : – Est-ce que vous pouvez répondre à quelques questions avec votre fils, s’il vous plaît ? – Oui, répond la maman paniquée. Elle appela Sofiane qui était dans sa chambre en train de jouer avec sa console. – Est-ce que vous savez où est Johan ? – Non, désolé, répondit Sofiane. – Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois ? – Je suis rentré avec lui jusqu’à chez moi et ensuite il a continué sa route. La mère de Johan s’inquiète de plus en plus. Son mari, rentré d’urgence du travail, demande : – Où est Johan ? – Il a disparu depuis trois heures. – Tu as vu la police ? 56

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Plus tard, au commissariat, monsieur Le Gall raconte : – Je me suis mis à côté de l’eau pour m’inspirer car je suis écrivain. Je commençais à écrire quelques notes, quand j’ai vu des hommes qui avaient une allure particulière jeter un sac. Quand ils sont partis, je suis allé, par curiosité, voir ce que c’était. Et là, j’ai vu un sac noir le long de la rivière. J’ai ouvert. Et là ! Surprise. Il y avait un enfant dedans. J’ai tout de suite fait du bouche à bouche, car j’ai mon brevet de secouriste. J’ai vu que le cœur de cet enfant battait encore. J’ai ensuite appelé les pompiers pour qu’ils viennent. François et Mademoiselle Sophie vont à la rivière et trouvent une cagoule. Le policier a trouvé devant la rivière des marques de roue. Ils se dirigent ensuite vers un bâtiment qui se trouve à côté de l’Eure. Ils rencontrent une dame qui travaille là-bas. Le policier demande : – Est-ce que vous avez- vu une voiture avec des gens qui avaient une cagoule? – Oui, oui, dit la dame, j’ai bien vu cette voiture. François demande dans quelle direction la voiture est partie. La dame dit qu’elle est partie tout droit, et ensuite de l’autre coté. François part à la poursuite du kidnappeur avec ses camarades. Quelques minutes plus tard, ils rattrapent la voiture. Soudain celle-ci s’arrête brusquement. Un homme avec une cagoule sort rapidement de la voiture et pose un sac par terre et court vers sa voiture sans demander son reste. Les policiers récupèrent le sac puis ils rentrent vers la voiture et continuent la poursuite. Mais hélas, le temps de récupérer le sac, la voiture était bien loin déjà. Alors l’agent Sophie prend le sac et l’ouvre. Elle voit un enfant, mais ce n’est pas Johan. François lui demande comment il s’appelle. Le petit enfant répond : 58

– Léon. L’agent Sophie lui demande où il habite, mais le petit enfant ne sait pas. Elle trouve également un mot dans le sac. Sur le mot, il est écrit : rue du Lièvre. Ils vont dans la rue du lièvre et voient des jeunes hommes kidnapper un enfant. C’est un garçon. La maman s’appelle Lorina et est en train de pleurer. – Je pleure parce que mon enfant s’est fait kidnapper. Dans le feu de l’action, ils entrent dans la grande maison de Lorina. Ils voient l’enfant et attrapent le voleur. Ils interrogent le voleur et c’est le kidnappeur. Sophie lui pose la question suivante : – Mais pourquoi avez-vous fait ces atrocités à de pauvres enfants ? Et l’homme lui répond : – Nous voulions nous venger car ces enfants avaient tapés les nôtres ! François lui répond : – On ne fait pas justice soi-même, la police et la justice sont là pour ça ! – Je vous en prie, dit l’homme qui se sentait mal à présent, allez voir à la rivière, près de l’Eure il y a une cabane. Elle est rouge et de l’autre coté il y a du vert. Après avoir cherché, ils trouvent la cabane et entrent et voient des personnes en train de frapper un enfant. Les policiers attrapent les kidnappeurs et les mettent en prison séparément.

Nouvelle écrite par les CM1 de la classe d’Olivier Briantais de l’école Coluche : Emre Capraz, Kévin Letourneur, Kilian Briseux, Sarah-Divine Kalunga-Tshibangu, Loredana Coutard, Alvina Séry, Amina Mansour.

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Et pourtant, le crime était parfait...

Les gyrophares et la sonnerie retentissent… la panique se fait ressentir…… Je sors précipitamment, la porte claque : « – Au secours ! Au secours ! Ma patronne a été tuée, venez dans la chambre froide ».

Chapitre 2 : Pauvre Chloé

Chapitre 1 : Encore un lundi

L’affaire est confiée au commissaire Libellule. Malgré son physique disgracieux, ses grosses lunettes et son pantalon usé, ses cheveux mal peigné, c’était vraiment le meilleur pour élucider les affaires. Le commissaire Libellule arrive et se précipite, constatant que la femme qui est morte tient encore un sac à main. En prenant soin de mettre des gants et de ne rien déplacer sur la scène du crime, il ouvre l’objet qui semble être en peau de serpent. Il y trouve du maquillage Delight, des petites gélules coupe-faim, des substituts de repas, des diurétiques, un portefeuille avec des papiers, et une facture impayée. Encore une victime de la mode, se dit Libellule, mais cela ne semble pas être un cambriolage. Le commissaire décide alors de prévenir et d’interroger le mari de la victime.

Ce matin, comme tous les jours de la semaine, je prends ma voiture en direction de la boucherie. En déjeunant, je me suis emmêlé les pieds dans la nappe, entraînant le pot de confiture sur mon peignoir et la tartine sur mon visage. J’ai donc repris une douche. Dehors, il y avait du verglas, juste une plaque pour m’effondrer de tout mon poids par terre, puis je marche sur un chewing-gum qui colle à la pédale de la voiture….Bref, c’est un lundi comme les autres. Arrivé au travail, j’aperçois une ombre sortir de l’arrière de la boucherie, je me précipite pour voir ce qui se passe et là tout est en désordre comme si le commerce a été cambriolé. J’appelle mon patron pour le prévenir, mais malheureusement, il est injoignable. Je me décide alors à appeler la police, qui ne tarde pas à arriver. Ils m’ont précisé de ne rien toucher avant qu’ils n’aient effectué des relevés d’empreintes. Entre temps, on vient livrer les pièces du bœuf que je dois mettre dans la chambre froide. Et là, je ne suis pas au bout de mes surprises : sur le sol, une trace de sang glacé qui m’amène jusqu’à un corps que je reconnais tout de suite…..

Il est 10h00 quand Mr André Barberin, le mari de la victime, arrive au commissariat. M. Libellule en personne l’accueille et le fait entrer dans son bureau. En apprenant la mort de sa femme, André se met à pleurer, fait des grands gestes, hurle sa

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Chapitre 3 : André apprend la triste nouvelle


douleur. Une fois le malheureux calmé, le commissaire l’interroge. « – Où étiez-vous ce matin ? – J’étais allé faire des courses. – Qui pourrait le confirmer ? – Yasmine, ma concierge, m’a aperçu lorsqu’elle achetait un pain pour un déjeuner en tête à tête avec Maxime, son fiancé. – Très bien, on lui rendra visite pour qu’elle confirme et maintenant, veuillez me suivre à la boucherie, voir ce qui a disparu. Le commissaire demande à un de ses enquêteurs de se rendre chez la concierge avant de se mettre en route sur le lieu du crime. Arrivé, Libellule est de nouveau perplexe. Le commissaire trouve que tout cela est curieux, et ne ressemble pas à un cambriolage. Il interroge de nouveau André. « – Pourquoi, d’après vous, votre femme se trouvait ici ? – Elle a sûrement dû oublier quelque chose. Mais je ne sais pas quoi. – Et cette facture dans son sac… votre femme avait des dettes ? – Pas du tout, elle avait hérité de sa grand-tante et nous vivions très bien. » Libellule avait effectivement aperçu un superbe bijou portant les 3 premières lettres de l’alphabet au cou de la femme. Il eut une idée : peut-être que cette femme cachait des choses à son mari. Au domicile des époux Barberin, situé dans le même immeuble, Libellule découvre un dressing immense, il ouvre le placard et compte 46 paires de chaussures, de beaux vêtements de couturier, sur la commode de magnifiques flacons de parfum, une somptueuse boîte à bijoux 62

ornée d’or massif et là, stupéfaction, des bijoux de pacotille. Cela est étrange, vue la coquetterie de Mme Avolt-Barberin. Cette histoire de bijoux est curieuse, une visite aux prêteurs sur gage et bijoutiers des environs pourrait mener à des pistes….

Chapitre 4 : Maxime entre en jeu L’inspecteur Plume, sur les ordres du commissaire, va pendant ce temps chez Yasmine confirmer l’alibi de M. Barberin. La sonnette retentit plusieurs fois avant que la concierge ne vienne lui ouvrir. A la vue de sa petite tenue, il s’aperçoit que sa visite n’était pas attendue. « – Je suis l’Inspecteur Plume, je viens vous demander ce que vous avez fait ce matin, entre 9h00 et 10h00. – Je suis allée à la boulangerie, préparer un bon petit déjeuner pour mon ami Maxime, car c’est son jour de permission. – Avez-vous vu votre voisin, M. Barberin ? – Oui, effectivement, je l’ai croisé à la boulangerie, mais je suis vite rentrée. – Et votre ami, il repart quand pour l’armée ? – Ce n’est pas vraiment cela, il bénéficie d’une liberté conditionnelle, mais rien de grave, il a été emprisonné pour de petits vols sans violence. – Plume prit les coordonnées de Maxime, avant de prendre congé, et file vite vérifier son dossier. Il s’aperçoit que Maxime est un personnage très dangereux, incarcéré pour tentative de meurtre, vol, violence et que sa petite amie se trompait à son sujet.

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Chapitre 5 : La mystérieuse bague ABC Les deux enquêteurs, après s’être informés de leurs interrogatoires mutuels et de leurs découvertes sur les personnes impliquées, vont chez les bijoutiers. Après plusieurs heures, Libellule aperçoit une magnifique bague, modèle probablement unique, s’harmonisant parfaitement avec le collier, aux initiales ABC. Plume demande au bijoutier à quoi correspondent ses 3 lettres de l’alphabet. Le bijoutier ne le sait pas. Mais Libellule explique que cela lui fait penser à Avolt-Barberin. Le bijoutier se souvient de l’homme qui est venu la déposer. Il était vêtu de noir, moustachu, coiffé d’une perruque, avec des gants. Et il portait des gants, avec les 36° à l’ombre, c’est invraisemblable, se dit le commissaire. Peut-être était- ce pour dissimuler quelque chose car une partie du gant pendait dans le vide, se souvenait le revendeur. Curieux, curieux, un personnage déguisé, avec peut-être des doigts en moins, ça me rappelle quelqu’un. Le commissaire Libellule a tout compris : il se souvient des doigts coupés d’André, risques du métier ! Il convoque donc André et Maxime au commissariat.

Maxime est celui qui a tué Chloé, ce meurtre a été commandité par André, le boucher qui a deux doigts en moins (manipuler les couteaux, c’est dangereux !). Quand il était jeune, il avait fait un séjour en prison dans la même cellule que Maxime (les archives de la police sont faciles à consulter, heureusement). C’est lui qui a besoin d’argent pour payer ses dettes de casino et Chloé était sur le point de tout découvrir avec des factures impayées. Maxime n’a jamais arrêté ses mauvais coups, mais cette fois, il va en prison pour de bon et pour un bon moment ! Tout comme André. Avec le commissaire Libellule, rien n’est insoluble ! Avec lui, le crime, même parfait, ne peut jamais triompher !

Chapitre 6 : Le dénouement Comme à son habitude, Libellule a encore trouvé la solution à l’énigme. Plume se dit que son supérieur est vraiment le plus fort. Lui, attend avec impatience ce qui va se passer et que tout s’explique. Libellule donne sa version des faits :

Nouvelle écrite par les CM2 de la classe de Nathalie Silva de l’école Coluche :

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Justin Rigeade, Quentin Feuillolay, Cindy Legrand, Camille Pesqueux, Amandine Saunier, Hortense Fiault.


La plume d’or

Julien a du mal à cacher sa déception. Sarah demande : – Où est ma grand-mère ? – Elle reçoit ses invités dans cette somptueuse demeure. – Et nous, nous n’y allons pas ? – Non, nous avons eu la consigne de vous loger dans cette petite maison. – Mais nous croyions que notre grand-mère était riche. – Restez-là, ce sera votre lieu de vacances. Julien et Sarah visitent les lieux. C’est sale, poussiéreux, ça sent mauvais, il y a des toiles d’araignées.

Chapitre 2

Chapitre 1 Julien et Sarah sont contents, ils vont passer leurs vacances au Maroc dans la maison de leur grand-mère, qu’ils connaissent très peu. Des employés viennent chercher les enfants dès leur arrivée à l’aéroport : – Bonjour, qui êtes-vous ? – Je suis envoyé par votre grand-mère Ginette. – Comment est-elle ? Est-elle belle ? Gentille ? – Euh…Vous verrez, je vous emmène la voir. Après un trajet en limousine, les enfants découvrent une vieille maison toute délabrée, juste à côté d’un magnifique Ryad. 66

La grand-mère arrive, les enfants lui sautent au cou. – Poussez-vous, je suis fatiguée, vous allez me décoiffer et je n’ai pas fini ma journée. Ginette est vraiment agressive. Peut-être est-ce le décès de grand-père qui l’a rendu ainsi. Etre seule à s’occuper d’une immense demeure, c’est difficile. Les enfants, en posant des questions aux personnes qui travaillent dans l’hôtel, apprennent que la grand-mère vient de se faire voler un bijou très précieux : une plume d’or. Et c’est pour cela qu’elle serait de très mauvaise humeur. – Voilà qui est intéressant, se disent les enfants qui décident de mener leur enquête.

Chapitre 3 Depuis la disparition du diamant la veille, la grand-mère devenait de plus en plus nerveuse. Les enfants vont interroger le directeur, M. Ahmed : – Est ce que vous avez vu des gens vers 22h hier ? 67


– Non, j’étais parti au restaurant avec ma femme. Si vous avez quelqu’un à interroger, à votre place, j’irais voir Mehdi, le gardien, il est louche cet homme-là. Les enfants vont voir Mehdi : – Bonjour, monsieur le gardien, que faisiez-vous hier ? – Vous savez, hier, j’ai bien vu les caméras, tout avait l’air normal, par contre je n’arrive pas à retrouver le film pris par les caméras de surveillance à cette heure-là. – Curieux ! Se disent les enfants. Ils vont fouiller dans le bureau du gardien et chercher le fameux disque dur mais ne le trouvent pas. Par contre ils retrouvent le film de surveillance de la loge du gardien. Et là, surprise, ils voient le gardien endormi au moment du vol. Ils retournent voir le directeur. – Monsieur le directeur, vous aviez raison, c’est sûrement le gardien. – Pourquoi ? Dit le directeur. – On a vu le film de surveillance de la loge et le gardien avait l’air d’être endormi. Ils vont interroger la grand-mère qui a des soupçons sur le gardien. – Mamie, d’après toi, qui aurait pu faire ça ? – Vous savez, je suis sûre que c’est le gardien. Je parie qu’il a organisé tout un stratagème pour voler mon bijou. Je ne lui fais vraiment pas confiance. Ha, tiens ! Le voilà qui arrive. – Mon cher Mehdi, vous n’avez rien vu d’anormal dans mon hôtel hier soir ? – Ha, non Madame, j’ai bien surveillé toute la soirée, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Les enfants sortent le fameux disque dur où il y a le film de la loge du gardien. – Mamie, il faut que tu nous suives et M. Mehdi aussi, nous avons des choses à vous révéler. Le directeur qui passait par là se joint au cortège et assiste également au visionnage de la pièce à conviction. Lorsque la

grand-mère voit le gardien endormi et que la scène dure des heures, elle devient folle de rage et prend son sac pour donner des coups au gardien. – Menteur, voleur, mécréant ! Hurle-t-elle. Le directeur intervient pour les séparer et dit d’un air satisfait : – Vous voyez, nous l’avons trouvé, le coupable, grâce aux enfants. On peut les féliciter, je vais appeler la police tout de suite.

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Chapitre 4 Le lendemain, la grand-mère ne retrouve pas son calme. Il reste toujours un problème majeur : le bijou n’est pas retrouvé et le gardien ne veut pas avouer sa faute. Louna, la femme de ménage, n’est pas convaincue de la culpabilité du gardien. Elle va dire aux enfants que ce serait bien le directeur où la méchante grand-mère qui aurait monté un coup. Julien et Sarah la croient mais ils n’ont jamais trouvé la moindre preuve prouvant son innocence. Un matin, alors qu’elle est en train de dépoussiérer un tableau dans le bureau du directeur, elle s’aperçoit qu’il


n’est pas stable. Alors elle le déplace et découvre, derrière, une cachette où il y a un disque dur. Elle le prend discrètement, remet tout à sa place et s’en va le remettre aux enfants. Julien, qui est très doué en informatique, le branche sur le PC du gardien et s’aperçoit qu’il s’agit du fameux disque dur perdu. Ils voient alors la vidéo du directeur qui entre dans la chambre de la grand-mère et prend le bijou qui était dans la commode. La police arrive peu de temps et arrête M. Ahmed. Honteux, il avouera son vol ainsi que le lieu où il avait caché le bijou.

Le club des six et l’affaire du rubis

Chapitre 5 Ginette retrouve enfin le sourire et pour remercier ses petits enfants, elle leur fait visiter Marrakech. Toute la famille profite ainsi des beautés de la ville que l’on appelle la perle du Sud. Ils visitent la grande et magnifique mosquée de la Koutoubia, le pavillon de la Ménara. A côté de la fontaine Mouassine, un marchand ambulant leur vend des figues berbères. Et enfin, sur la place Jeema El Fna, ils assistent à un beau spectacle de musique Gnawa, la musique des descendants d’anciens esclaves issus d’Afrique noire.

Aujourd’hui, Romuald et sa sœur Julia partent chez leur grand-mère avec des copains à eux, car leur grand-mère est très gentille et veut bien les accueillir. Leurs quatre amis s’appellent : Théo, Thomas, Léa et Zoé. La grand-mère habite près de la Méditerranée, à Argelès, et en plus c’est l’été.

Maryam Dahmoune, Matthieu Vaillant.

8h30 : il est temps d’aller à la gare, le train part de Val de Reuil à 9h. Ce sont les parents de Romuald et Julia qui les emmènent à la gare. Ils descendent à Paris, à la gare Saint Lazare. Leur oncle Michel va les chercher car il habite à Paris. Il les emmène

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Nouvelle écrite par les CM2 de la classe de Nathalie Silva de l’école Coluche : Fabien Charpentier, Amal Khammas, Alexis Lecuyer, Soraya Hadj Ben Ali,


à la gare d’Austerlitz. Ils montent dans le train pour Argelès. Ils mangent dans le train. Leur grand-mère vient les chercher à la gare d’Argelès et les emmène chez elle. « Bonjour les enfants. Je suis heureuse de vous revoir. Voulez-vous que je vous fasse un bon repas pour votre arrivée ? – Oh oui, des paupiettes ! » Les enfants arrivent, ils montent leurs bagages, puis redescendent pour aller jouer dans le jardin. Ils remontent et disent qu’ils ont faim. – Je n’ai plus de ficelle, dit la grand-mère. Je vais chercher mes cure-dents et adapter ma recette. Malchance ! Impossible de retrouver ceux-ci. Nous allons faire des raviolis. » Mais il n’y a plus d’ouvre-boîte ! – Je vais vous préparer des samossas. Ah zut, je n’ai plus de piment ! La grand-mère va faire cuire les samossas, mais il n’y a plus d’allumettes. – Mince, je me souviens, c’était une boîte d’allumettes que mon mari avait ramenée de la guerre d’Algérie. Bon, ne parlons plus de ça, peut-être l’ai-je égarée. Que reste-t-il à manger ? Plus de saucisson, plus rien. Nous allons manger un kebab, les enfants. Le lendemain, les enfants se lèvent. Il y a un mot sur la table. Il est écrit : « Les enfants, je vais à mon club des mamies. Je reviendrai tout à l’heure. Grand-mère Henriette. » – Nous allons prendre un petit déjeuner, disent les enfants. » Romuald va chercher les céréales. Il n’y a plus de céréales. Il n’y a plus de bol. Plus de lait, plus de chocolat. – Bon, ce n’est pas grave, nous allons faire du foot, dit Thomas. Mais il n’y a plus de ballon. – C’est dommage, pourquoi tout disparaît ? dit Thomas.

– Oh zut, il n’y a vraiment plus rien chez grand-mère ! dit Julia. Je sais qu’elle est vieille, mais pas à ce point là ! C’est à se demander si elle perd la boule ! – Zut, je n’ai plus ma brosse à dent, j’étais sûre de l’avoir prise, dit Zoé. – Mince, j’ai perdu les boucles d’oreilles que j’ai eues à mon anniversaire, dit Léa. Il faut que nous élucidions ce mystère. Soudain, les enfants voient une culotte sortir de la chambre de la grand-mère en volant ! – Oh, une culotte volante, dit Léa. – J’aimerais bien savoir ce qu’il y a à l’intérieur, dit Thomas. – Tiens, c’est bizarre, une plume de perroquet dans la chambre de grand-mère Henriette, dit Julia. – Ah oui, tu as raison, tout devient de plus en plus bizarre chez grand-mère, dit Romuald. Des perroquets lui rendent visite, et ses culottes prennent vie. Quelques jours plus tard, Henriette va au bal des mamies. Elle dit : – Je vais retrouver mon amoureux Robert. Je vais me changer. Regardez, c’est joli, non ? Ma mère me l’avait donné. Elle s’est mariée avec. Bon, la touche finale, mon rubis. De la plus grande valeur. Là c’est sûr, Robert va tomber raide amoureux de moi. A ce moment là, elle monte, ouvre le tiroir et crie tellement fort qu’elle tombe. On entend un grand « boum » ! Les enfants montent les marches quatre à quatre. La grandmère est évanouie. Elle a cassé ses lunettes. – Appelons le SAMU, c’est le 15. – Allô ? Ma grand-mère est tombée dans les pommes. On a essayé de la ranimer, mais il n’y a rien à faire. – Tu peux me donner son adresse ? – Argelès, 30, rue des fleurs.

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– Oui, on arrive. – Bonjour, c’est le SAMU. Où est votre mamie ? – Elle est là. – Alors, savez-vous pourquoi elle est tombée ? – Non, nous étions en bas. – Grand-mère Henriette ne se réveille pas. Il faut l’emmener à l’hôpital d’urgence ! dit le médecin du Samu. Une heure plus tard, les enfants rendent visite à leur grand-mère à l’hôpital. – Qu’est-ce qu’il y a ? où suis-je ? Dit grand-mère Henriette d’une toute petite voix. – Tu es à l’hôpital, tu es tombée dans les pommes, dit Romuald. – Et pourquoi tu as crié ? dit Julia. – On m’a volé mon rubis, dit grand-mère Henriette, qui cinq minutes plus tard pleure de toutes ses larmes, tellement qu’elle en arrive à faire pleurer l’infirmière, ses deux petits enfants et les quatre autres. Le lendemain, Henriette va au commissariat avec ses petits enfants, elle va porter plainte et déclare que tout disparaît chez elle. Le commissaire s’appelle Paolo de la Casa. Il a un chapeau, il est chauve, et il est très laid. Il a de grosses lunettes violettes, un gros nez, un appareil dentaire rose, une grosse bouche, des cheveux blonds et une barbe bleue. Cet homme n’inspire guère confiance aux enfants. – Bonjour commissaire, j’ai perdu mon rubis. – Oh, quel grave incident. Que puis-je faire pour vous ? – M’aider à retrouver mon rubis. – Désolé, je ne pourrai pas le retrouver. – Pourquoi ? – J’ai une affaire très importante en Californie. – Bon, au revoir alors. Merci quand même. 74

La grand-mère est très triste. – Mais grand-mère, ce n’est pas perdu. Les enfants montent dans le grenier. – Mes amis, nous allons enquêter de notre coté, dit Thomas. – D’accord, dit Julia. Commençons par les voisins. DING DONG, DING DONG ! – Bonjour, avez-vous eu des vols dans votre maison ? – Oui, tout disparaît, dit le voisin, Monsieur Cerf-volant. Les saucissons, les bagues, même le piment. – Note ce que dit Monsieur Cerf Volant, dit Julia. Plus tard, les enfants se rendent au commissariat pour parler à nouveau au commissaire : – Oh, Théo, tu ne trouves pas ça bizarre, dit Julia, il a la même boîte d’allumettes que Mamie. – Oh oui, c’est étrange, même très. – Au revoir, monsieur Paolo de la Casa. Ils sortent du commissariat. – J’ai une idée, on va aller chez le commissaire. – Cool, comme idée, cria Julia. Les enfants suivent le commissaire en cachette pour savoir où il habite : 6 rue du déchet. Le lendemain matin, ils se rendent chez le commissaire. – Bon, on a tout ce qu’il nous faut. La corde, la lampe torche, et des sacs en plastique. Les enfants décident de suivre le commissaire. Le commissaire rentre chez lui et les enfants attendent que le commissaire sorte. – Oh, mince, il a fermé à clef, dit Léa. – Regardez, il a laissé la fenêtre ouverte, dit Julia. Ils rentrent grâce à la corde. Ils fouillent partout. Ils voient plein de choses qui avaient 75


disparu de chez grand-mère, comme l’ouvre-boîte et plein d’autres choses. Thomas voit une plume de perroquet, exactement la même que chez grand-mère. Il voit la boîte d’allumette et le rubis. Ils sont contents de l’avoir vu. Mais il est enfermé avec un cadenas. Là, ils entendent la porte s’ouvrir. Ils se cachent vite fait sous le lit. Le commissaire rentre et va dormir. Là, Léa éternue. Il les a repérés ! Il dit : – Qu’est-ce que vous faites là ? Bon, je n’ai pas le choix. Le commissaire les attrape et les emmène dans sa cave. Mais Thomas avait déjà appelé la police. Le commissaire est cerné, mais il demande un million et un hélicoptère. Les policiers font venir le million et l’hélicoptère que le commissaire a demandé, ils font aussi venir un tireur d’élite. Le commissaire sort, monte dans l’hélicoptère. Le tireur d’élite voit le commissaire lever son arme. C’est le bon moment. Le tireur d’élite tire dans la main du commissaire qui lâche son pistolet. Tout est bien qui finit bien. Le commissaire Paolo de la Casa est mis en prison et le rubis est remis à la grand-mère. Tout le monde est heureux.

Agence Joliette

Justine Mabire, Ilhem Picard, Alexandre Saunier, Anthony Monnier.

Vendredi, au commissariat de police de Val de Reuil : – Allô, ici l’agence « Les stylistes », nous avons eu plein d’accidents, vous voulez que je vous les dise ? – Attendez, ne quittez pas, je vous passe l’inspecteur Raphaël. – Bonjour, je vous écoute, répond Raphaël. – Nous avons trois mannequins qui viennent toutes d’avoir un accident juste avant de participer à une soirée en discothèque. Une s’est cassé le bras. Une autre est tombée dans les escaliers. Et enfin la troisième s’est foulé la cheville. – Ouh, ça doit faire mal ! – Eh bé oui, ça fait mal !

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Nouvelle écrite par les CM2 de la classe de Nathalie Silva de l’école Coluche : Nathacha Besnard, Ibtissam Elyamani, Damien Lavallee, Loïc M’Bongo M’Bappe,


– Bon, nous allons voir ce qu’on peut faire. Euh… au fait, dans quelle discothèque est prévue la soirée ? – La discothèque du Moulin Rose à St-Adrien. Raphaël et son inséparable collègue David se rendent dans la fameuse discothèque en début de soirée. Un grand homme vient vers eux, l’air très sympathique. – Messieurs bonsoir, je suis le patron de l’agence qui assure la soirée, l’agence Joliette, l’agence qui vous fait perdre la tête. Je vous garantis que vous allez passer une soirée mémorable. – Bonjour monsieur, en fait on ne vient pas vraiment pour s’amuser. Nous sommes de la police et nous venons faire une enquête. Est-ce que vous avez entendu parler des mannequins qui ont eu un accident hier ? – Oui, tout ce que je peux vous dire, c’est qu’elles n’ont pas eu de chance. Trois accidents le même jour ! Heureusement qu’on était là. De nos jours, ils sont fra-giles, ces petits mannequins. Ils ne valent pas nos solides modèles ! Regardez moi ces vénus qui enflamment la piste ! Raphaël et David ne semblent pas convaincus en voyant se déhancher sur la piste les trois horribles filles. Horrible était presque un mot faible… David aperçoit enfin un vrai mannequin assis près du bar, avec des béquilles. – Bonjour, vous vous êtes blessée hier ? – Oui, enfin je ne comprends pas. Mon talon s’est décollé hier. Et je ne peux plus marcher ! Toutes les collègues ont eu aussi un accident ! Je ne suis pas certaine que ce soit seulement de la malchance. – Bonjour, messieurs, dit une voix puissante. Je suis le patron de la discothèque, vous êtes bien les policiers ? – Oui, réponds Raphaël. – J’ai un peu de chance dans mon malheur ! J’ai contacté l’agence Joliette, dès que j’ai su que l’autre agence ne pour78

rait pas assurer la soirée. Ils ont été très efficaces et réactifs ! Mais la conversation est coupée par une petite femme qui n’a pas l’air réjouie : – Je me souviens d’événements dans le même genre il y a déjà quelques mois. Enfin, je sais que des accidents semblables sont déjà arrivés à d’autres mannequins. J’ai peur pour mes filles lorsqu’elles vont participer à un défilé ou une soirée dans le coin. Et à chaque fois, l’agence Joliette se débrouille pour avoir les meilleures places. Faut dire qu’il ne risque pas de leur arriver des problèmes de chevilles ou de bras cassés à leurs filles ! Vous avez vu les morceaux ? Raphaël et David retournent au commissariat et regardent les journaux. Dans le journal Le canard déchaîné, ils lisent les quelques lignes suivantes : Samedi 21 Mars 2008 à 11 heures du matin, un mannequin a été poussé dans les escaliers et ce n’est pas la première fois. L’agence Joliette qui assurait la soirée était la seule agence épargnée par des accidents malheureux. Tous les autres articles de presse qu’ils trouvent vont dans le même sens. Pendant que David commence à inspecter les rapports d’enquête de l’époque, Raphaël décide de se rendre dans l’agence Joliette : – Bonjour je suis l’inspecteur Raphaël. – Oui bonjour. Anthony, patron de cette agence, je vous reconnais, on s’est vu hier à la soirée. Vous venez faire quoi ? – Je viens pour faire une enquête. – Entrez, je vous en prie, dit-il en tremblant. – Pourquoi vous tremblez ? Ça ne va pas ? – Euh, non c’est rien, j’ai mal dormi. Raphaël va dans le bureau d’accueil. Il trouve une bou79


teille d’huile utilisée à moitié. Il y a aussi de la colle très puissante et une petite scie ainsi que des gants. Des paquets de savon liquide et du nécessaire pour laver le sol. Enfin, il trouve des morceaux qui ont l’air d’être des bouts de chaussures. Soudain, un mannequin entre. – Bonjour, qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? – Bonjour, je suis l’inspecteur Raphaël et je suis en train de faire une enquête. – Mais, euh…pourquoi, qu’est-ce qui se passe ? – Ne vous inquiétez pas, votre patron est au courant. – Euh…écoutez, je suis désolée, mais je dois partir, j’ai un rendez-vous à l’hôpital, je vous laisse. Anthony rentre à ce moment-là et a l’air visiblement en colère : – Pourquoi vous fouillez dans la loge ? – Raphaël : – Je cherche des indices et figurez-vous que je viens de trouver des choses étranges. – Anthony : – Mais tout ce bazar, c’est pour bricoler ! C’est d’ailleurs moi-même qui fais tout. – Bien, dit Raphaël, et que faisiez-vous hier ? – Eh bien, j’étais en train de faire répéter mes mannequins pour qu’elles soient prêtes pour la soirée. – Bien, merci cher monsieur, je vous laisse, je pense que j’ai toutes les réponses à mes questions. Et là Anthony devient tout pâle, car il voit dans le sachet d’indices de l’inspecteur des morceaux de talons découpés à la scie. Anthony propose à Raphaël de l’accompagner vers son bureau. Ils descendent tous les deux les escaliers et d’un seul coup Raphaël se retrouve seul dans une pièce dans le noir. Il est pris au piège d’Anthony. Heureusement Raphaël a

son portable sur lui et appelle David : – Allô, t’as trouvé des indices ? – Non, mais là je suis enfermé dans la cave de l’agence Joliette, viens me libérer. – J’arrive tout de suite ! David arrive quelques minutes plus tard, aperçoit Anthony qui essaie de s’enfuir. Il le rattrape : – Dis-moi où est Raphaël, sinon je te descends. – Ok, je vais vous le montrer, ne me tuez pas !

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Anthony se rend à la police. Les analyses des morceaux du talon ont révélé que c’était les chaussures d’un des mannequins blessés. Cette chaussure a bien été découpée à la scie. Quand aux mannequins, ils seront relâchés car ils n’y étaient pour rien dans l’affaire. C’était Anthony, leur frère qui faisait tous les accidents.

Nouvelle écrite par les CM1 de la classe d’Amel Hamdani de l’école Jean Moulin : Steven Breant, Eda Dogan, Alexis Duval, Maxime Trollait, Amélie Leroux, Anaïs Prud’homme.


Commissaire Malthus

Dehors, il fait beau. Le commissaire Malthus est dans son bureau. Il range ses papiers et tout à coup, sa secrétaire entre. – Commissaire Malthus, une dame vous attend dans la salle d’attente, dit la secrétaire. – Faites-la entrer, dit le commissaire Malthus. La secrétaire va chercher la dame et la ramène dans le bureau du commissaire Malthus. – Alors, pourquoi êtes-vous venue ? demande le commissaire Malthus. – On a braqué la banque, dit la dame en soufflant. Des hommes cagoulés sont venus. – Qui êtes-vous ? dit le policier en s’énervant. – Je suis banquière. – Comment vous appelez-vous ? – Je m’appelle Madame Delatour. – On y va. – Merci. Le commissaire Malthus se rend à la banque avec l’inspecteur Loto, son assistant. L’inspecteur Loto interroge Mme Delatour : – A quelle heure sont venus les braqueurs ? – A 13h. – Comment étaient-ils habillés ? – En noir, avec une cagoule marron. – Où étiez-vous ? 82

– J’étais dans mon bureau. J’ai entendu des cris, je suis sortie et j’ai vu les braqueurs. – Combien étiez-vous à travailler aujourd’hui ? – Nous étions six employés. – Comment s’appellent vos employés ? – Mme Tina, Mme Lina, M. Maxime, M. Débit et Mme Latourleste. Le commissaire interroge M. Débit : – Qu’avez-vous fait dès que les braqueurs sont arrivés ? – Un braqueur m’a dit d’aller voir dans le coffre fort, et il a pris tout l’argent. – Après, qu’avez-vous fait ? – Je suis retourné à mon bureau. – Et où étaient vos collègues ? – Ils étaient allongés par terre. Le commissaire regarde la vidéo de la caméra de surveillance. Il voit 5 personnes qui travaillent. M. Débit trie ses papiers, M. Maxime travaille sur son ordinateur, Mme Delatour regarde ses papiers avec Mme Tina et Mme Lina. Mme Latourleste arrive, et elle s’installe pour travailler. Mme Lina se lève et va aux toilettes. Mme Tina va boire un thé. Mme Latourleste prend un dossier et M. Maxime se retourne et regarde ses collègues. Un braqueur arrive et dit : « Ne bougez plus ! » et tout le monde met les mains en l’air sauf M. Débit. Il est toujours au téléphone. Un deuxième braqueur entre et demande aux employés de se coucher. Tout le monde se couche par terre. Les braqueurs disent : « Toi, amène-nous au coffre ! » et M. Débit va vers le coffre fort. Les braqueurs vont chercher le butin dans le coffre fort. Les employés tremblent de peur. 83


Le commissaire dit : – J’ai trouvé les coupables : ce sont les 6 employés de la banque ! – Mais comment avez-vous fait pour trouver, demande l’inspecteur Loto ? – C’est simple : sur la vidéo, j’ai vu que deux employés sont partis, et juste après, deux braqueurs sont arrivés. Alors je pense que tout le monde est mêlé à cette affaire. Mme Lina a une queue de cheval, et un des braqueurs aussi ! En plus, M. Débit est parti au coffre fort avant qu’on le lui demande. Mesdames et messieurs, vous êtes en état d’arrestation !

Le mystérieux meurtrier

Cynthia Repessé Lormaille, Vanessa Valentin, Yoann Werquin

Ce matin, l’inspecteur Turquoise a du mal à se réveiller. Il avale au moins trois tasses de café. Tout à coup, le téléphone sonne au commissariat de Val de Reuil. « Allô ? – Je suis bien au commissariat ? – Oui, j’écoute. – Il y a eu un crime chez moi, dans mon garage. Ma voisine Clara est morte dans une mare de sang, et il y a un marteau à coté d’elle. – Donnez-moi votre nom et votre adresse. – Je m’appelle Léo, et j’habite au 13, rue de la danse. – Attendez, j’arrive, ne touchez à rien. » Cinq minutes plus tard, ils arrivent sur les lieux du crime.

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Nouvelle écrite par les CM1 de la classe de Thomas Victoire de l’école Jean Moulin : Bilal Herkat, Basma Lahrigua, Capucine Lecourtois,


« Où est le corps ? – Il est dans le garage. – Vous n’avez touché à rien ? – Non, non, je n’ai rien touché ! » – Nous allons voir s’il y a des indices. – Je vous laisse fouiller. » Les policiers voient une flaque de sang. La femme a un marteau sur la tête. Ils prennent les empreintes sur le marteau, et ils prennent le sac à main de la femme. « Je dois prendre votre caisse à outils. J’ai trouvé son sac à main. Dans son sac à main, il y a un téléphone, un portefeuille et un porte-monnaie. Nous allons l’apporter au laboratoire de police, si vous voulez bien. – D’accord. – Bon, nous allons partir, je vous transmettrai le rapport demain. – Faites attention, vous marchez sur la flaque de sang ! – Houlà là, punaise ! Au revoir, merci ! » Ils repartent, mais Léo Parleur essaie de voir s’il n’y a pas d’autres indices. Et il retrouve de la bave ! « Tiens, tiens, de la bave… Il faudrait que j’appelle le commissaire Turquoise. Oh, non. Oh, si. Je ne sais pas. Bon, je l’appellerai demain. » Le lendemain, Léo se réveille en pensant aux évènements de la veille. Il avale son bol de chocolat et ses trois tartines. Vers dix heures, l’inspecteur Turquoise se réveille et va interroger les voisins et la femme de Léo, ainsi que le mari de la victime. Personne n’a rien entendu. « A quelle heure vous êtes vous levé ? Demande l’inspecteur Turquoise à la voisine de Léo. – A huit heures. – Avez-vous entendu des cris ? – Non, parce que j’étais au travail.

– Je peux voir vos horaires ? – Oui. – Est-ce que vous savez si Léo et Clara entretenaient de bons rapports ? – Non. Il y a une semaine, ils se sont disputés car le chien de Léo aboyait trop. Mon autre voisin est venu leur dire de faire taire leur chien, puis Léo s’est énervé et leur a dit non. Il a tapé du poing sur la table de Clara. – Est-ce qu’elle allait souvent dans la cour ? – Oui » Il va ensuite chez la famille Leroy. Ils disent : « Nous avons vu cette femme entrer, c’est tout. – D’accord, d’accord, je vais aller voir la femme de Léo. » Pendant qu’il va voir la femme de Léo, Léo essaye d’examiner la bave qu’il a trouvée. Et il trouve des poils de chien ! L’inspecteur arrive et dit à la femme de Léo : « Bonjour, je viens vous poser des questions au sujet du meurtre d’hier. – D’accord. Moi, je n’ai rien vu, j’étais au travail. – Mais où travaillez-vous ? – Je travaille à l’usine Chocolatier. – D’accord, d’accord. Bon, je vais vous laisser. Au revoir, Madame » L’inspecteur repart tout en réfléchissant. Il se dit : « A mon avis, c’est Léo qui l’a tué … » Le lendemain, Léo est convoqué au commissariat de Val de Reuil. Et il dit : « Mais non, ce n’est pas moi, ça doit être le chien. – Vous vous moquez de moi, j’espère, dit l’inspecteur – Non, non, je ne me moque pas de vous. » Le collègue de l’inspecteur Turquoise dit : « A mon avis, ce n’est pas Léo qui l’a tué. L’autre fois, quand nous sommes allés voir s’il y avait des indices, j’ai vu des griffures sur l’armoire et de la bave de chien. » A ce moment, l’inspecteur Turquoise comprend tout :

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C’est le chien qui l’a tué ! Comme il y avait un escabeau près de l’armoire à outils, le chien est monté sur l’armoire et le marteau est tombé sur la tête de Clara ! Il retourne chez Léo pour voir s’il n’y a pas d’autres indices. Il regarde sous l’armoire et trouve un couteau. – Nous allons l’analyser. Au laboratoire, il retrouve les empreintes de Clara ! Il se dit alors : « Clara a voulu tuer Léo. » Il retourne voir le mari de Clara et le mari de Clara avoue tout : avec le couteau, Clara voulait tuer le chien de Léo.

Un crime mystérieux

Sarah Lamare, Nathan Lefèbvre, Malaurie Groult.

Lundi matin, à son retour de vacances, Bauher se rendit au commissariat de Val de Reuil, son lieu de travail. Mais…il y avait quelque chose d’étrange dans l’air, personne, pas de collègues. Bauher vit sur son ordinateur que ses collègues lui avaient mis un petit mot : « On est aux entrepôts d’ED, rejoinsnous on est sur une affaire. » Alors Bauher sortit pour monter dans sa Subara Impreza rallye. – Oh mince, j’ai oublié mes clés ! Ah non, elles sont dans ma poche ! Quelques minutes plus tard, il arriva au carrefour et vit un accident. Bauer alla voir pour aider les pompiers.

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Nouvelle écrite par les CM1 de la classe de Frédéric Turcas de l’école Jean Moulin : Johanna Catel, Manon Duval, Dany Fernandez, Camille Forin,


Bauer dit : – Vous avez besoin d’aide ? Un pompier : – Non, on n’a pas besoin d’aide. Il continua sa route et vit un bouchon à la sortie du restaurant chinois. – Oh ça m’énerve, il y a un embouteillage et j’ai oublié ma sirène ! Une heure plus tard, il s’approcha enfin de l’entrepôt d’ED. Mais il y avait un feu qui était en panne. Ça s’est transformé en bouchon de 6kms ! – Comment vais-je sortir de ce bouchon ? se dit Bauher. Vingt minutes plus tard… – Enfin sorti de ce bouchon ! Quelle heure est-il ? Haaaa ! Je suis en retard ! Allez, allez, oh non ! Un pneu crevé. Comment je fais, moi maintenant ? Ouf j’ai eu chaud, il y a un garage juste à côté.

de bouteille de vin rouge ! – Humm ça a tout l’air d’un indice, ça… Où l’as-tu trouvé ? – Là-bas, à côté du bureau du patron. – Hum, je vois que vous avez avancé, dites-donc, vu le tas d’indices là-bas. – Euh non chef, ce ne sont pas des indices, mais des poubelles ! Regarde sur quoi tu marches ! – Ah, une écharpe, dit Bauher ! Il y a écrit dessus « Lola ». Mais je la connais cette petite ! Je l’ai vu hier. Tiens, j’ai trouvé aussi un bout de chaussure à talon. – Fais-moi voir ça. Ça à l’air d’être à Lola, ça. On va demander au patron Laurent s’il a une idée.

Une heure plus tard : – Bonjour tout le monde ! Me voilà enfin arrivé, ça été dur la traversée. Aïe, il y a trop de soleil ! J’ai oublié mes lunettes. Son collègue lui dit : – T’en as mis du temps ! Il faut résoudre une enquête très très longue tu sais. – Oui je sais, vous m’avez mis un mot sur mon bureau. – Bon, allez viens, cette enquête ne va pas se résoudre sans toi, Bauher ! – Oui, je sais, cette histoire nous prend tout notre temps. Elle me prend le chou aussi. Ses autres collègues lui dirent : – Bonjour Bauher, il y a longtemps qu’on t’avait vu. Maintenant, on doit résoudre un mystère. Un policier leur coupa la parole : – Bauher, Bauher, regarde ce que j’ai trouvé ! Un morceau

Le patron était un vieil homme qui ne se leva pas pour lui serrer la main. Bauher, un peu vexé par cet accueil peu chaleureux, lui posa la question suivante : – Bonjour monsieur, il paraît que vous êtes témoin de cette affaire. – Oui, c’est moi qui suis témoin. – Si tu es bien témoin, décrivez-moi cette histoire. Vous êtes prêt ? – Oui. J’ai entendu Lola se disputer avec Zoé. J’ai entendu aussi parler d’histoires avec son mari. Puis après, plus rien, Zoé était là au sol, inanimée. Alors je vous ai appelé. Ceci dit, je suis presque certain que ce n’est pas Lola qui a fait ça car elle est sa meilleure amie et je ne la crois pas capable d’une telle violence. – Bien. Et peut-on lui parler, à cette Zoé ? – Hélas non, répond le patron, elle est partie à l’hôpital et semble être dans le coma. – Merci Monsieur. Monsieur ? – Monsieur Laurent Martin. Bon les gars, on sait toute l’histoire maintenant. – Ah, juste une dernière question : pouvez-vous nous donner l’adresse de Lola ?

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Quelques minutes plus tard, Bauher arriva enfin chez Lola. – Bonjour je suis bien chez Lola ? – Oui, répond la jeune femme. – Police, Agent Bauher. Je viens vous poser quelques questions à propos de ce qui vient de se passer à l’entrepôt ED. – Lola, d’un air paniqué : – Euh, je vous jure que ce n’est pas moi qui ai assassiné Zoé ! – Mais qui vous parle d’assassinat ? Bizarre se dit Bauher… – Excusez-moi, dit Lola, je suis encore sous le choc. C’est monsieur Martin qui a fait tout ça. – Comment ça ? dit Bauher. – C’est notre patron. Il a refusé d’augmenter la paye de Zoé. Alors Zoé lui a dit que cette affaire finirait devant la justice. Alors il s’est énervé et la menacée avec une bouteille de vin qui venait d’un carton à côté. Alors Zoé a sortit son portable pour appeler la police. Et c’est là qu’elle a reçu le coup terrible sur la tête. J’ai pris peur et je me suis enfuie pour vous appeler. Et vous êtes arrivé juste avant que je ne vous téléphone. – Ah, répond Bauher. Bon, je vais retourner aux entrepôts. Il me reste des questions à élucider. – Merci Lola, dit-il en voulant lui serrer la main. Mais Lola préféra lui faire la bise car elle avait un pansement sur la main droite. De retour aux entrepôts, Bauher rejoignit aussitôt le patron dans son bureau. Mais il n’y était pas. Et là, surprise, Bauher vit arriver M. Martin dans un fauteuil roulant robotisé. Laurent Martin lui dit : – Excusez moi pour l’accueil que je vous ai réservé, mais comme vous pouvez le constater, j’ai bien des difficultés à me déplacer. Si vous avez des questions, n’hésitez pas, je suis à votre disposition.

– Eh bien, finalement non, lui dit Bauher. Je n’en ai plus à vous poser. J’ai ma petite idée…

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A votre avis qui est le coupable ?

Nouvelle écrite par les CM1 de la classe de Frédéric Turcas de l’école Jean Moulin : Manon Bolte, Iliès Coplo, Inès El Mahi, Dylan Lefèbvre, Morgane Servette, Kelissya Zaïre


Un diamant a disparu

Cambriolage à la bijouterie

Ce matin, je déjeune dans la cuisine d'Angélique, ma petite amie. En regardant par la fenêtre, je me dis : « C'est quand même beau Val de Reuil sous la neige... »

Devant la bijouterie, Jack me donne un peu plus de détails : – Arnold Pétard, chargé de la sécurité, a été blessé pendant la fusillade. Le diamant le plus précieux du magasin a disparu. Il faut qu'on le retrouve avant la fin de la semaine parce qu'un client l'a commandé pour son mariage. Le propriétaire sort du magasin, il a l'air furieux. Je l'interroge: – Qui ça peut être, selon vous? – Je ne sais pas. – Où étiez-vous, quand c'est arrivé? – Ma femme m'avait appelé à la bijouterie pour qu'on aille faire des courses. – Merci, M. Pétard. On vous appellera quand on trouvera une piste. Je me dirige alors vers Arnold Pétard qui est en train de se faire soigner. Je me trouve face à un homme musclé, chauve, les yeux bleus et qui porte un bandage au bras droit. – Avez-vous vu le visage du cambrioleur ? – C'était une femme, elle portait une cagoule. - Avez-vous vu autre chose ? – Je lui ai moi aussi tiré dessus et je crois que je l'ai blessée à l'épaule. – Merci de votre aide.

Je m'habille, je mets mon bonnet, mon écharpe, mes gants, mes bottes et mon blouson, et je sors. Tout à coup, mon portable sonne alors que j'arrive près de la patinoire. C'est mon patron : – Bonjour, Jack. Que se passe-t-il ? – Viens me rejoindre à Rouen, au 32 de la rue du Pras. Il y a eu une fusillade à la bijouterie d'Ali Pétard. – J'arrive tout de suite.

Soudain, mon portable sonne, c'est Angélique. – Salut, quand est-ce que tu rentres ? – Je ... En observant la maison voisine de la bijouterie, je vois une femme à la fenêtre. Elle est en train de se soigner. – Alors ? – Je te rappelle, j'ai peut-être trouvé une piste...

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La voisine Au 34 de la rue du Pras, je frappe à la porte. – Oui, bonjour. – Bonjour, j'enquête sur le cambriolage de la bijouterie. Je peux vous poser quelques questions ? – Bien sûr. – Comment vous appelez-vous ? – Alice Moulin. – Quel âge avez-vous ? – J'ai vingt ans. – Vous n'avez pas l'air en forme, que vous est-il arrivé ? – J'étais allée faire quelques courses et lorsque je suis entrée chez moi, à cause de l'odeur de la nourriture que j'avais dans les mains, mon chien Baxter m'a sauté dessus et il m'a mordue à l'épaule. – Je vais vous amener à l'hôpital

– D'accord. Nous entrons dans la bijouterie, notre enquête commence. Nous ramassons tout ce qui nous semble intéressant : des cheveux, une boucle d'oreille, une balle dans le mur. J'observe un impact de balle dans un mur quand tout à coup Angélique m'appelle : – Regarde ça, qu'est ce que c'est ? – On dirait des fibres de tissu et il y a un peu de sang dessus... – Tu es sûr? – Non... – On pourrait peut-être le faire analyser au labo. – Bonne idée Angélique, rentrons au poste pour savoir ce que c'est.

Jade Pétard

Discrètement, je demande au médecin qui la soigne : – Docteur, pensez-vous que c'est vraiment son chien qui l'a mordue ou bien que ça peut être un tir de pistolet ? – C'est bien une morsure... Mince, c'est une fausse piste... Mon portable se met à vibrer, j'ai un message d'Angélique. « J'arrive, je te rejoins à Rouen. »

Alors que nous sortons de la bijouterie, Jack me dit: – Il me reste à interroger la fille du propriétaire et je vous rejoins au poste. Sur le trottoir, nous nous retrouvons face à une jeune femme. – Bonjour, comment vous appelez-vous? – Je suis Jade Pétard, la fille d'Ali. On m'a demandé de venir.

Dans la bijouterie Angélique me rejoint devant la bijouterie. – Pourquoi es-tu venue jusqu'ici ? – Bah, je viens t'aider sur ton enquête du cambriolage ! – C'est trop dangereux, je lui réponds. – Allez, s'il te plaît ! – Bon d'accord, mais à condition que tu ne touches à rien.

Je remarque alors qu'elle semble avoir du mal à bouger un bras. – Qu’avez-vous à l'épaule? – En bricolant avec mon mari hier soir, je suis tombée sur un outil. Angélique lui demande: – Ça ne vous ennuie pas si on vous fait une prise de sang? – Oh si, ça m'embête, j'ai horreur de ça...

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– Eh bien, nous allons quand même vous emmener faire les tests. – Très bien, je vous suis. A l'hôpital, je demande discrètement au médecin d'examiner sa blessure. Il revient et me dit: Ça ressemble à une blessure faite par un tournevis cruciforme. Nous aurons les résultats de la prise de sang dans quelques heures. – C'est encore une fausse piste. Elle me répond discrètement : – Il y a quand même un truc bizarre, on devrait enquêter un peu plus sur cette Jade Pétard, je trouve son comportement étrange. J'appelle Jade et je lui dis : – Vous pouvez rentrer chez vous vous reposer et soigner votre épaule.

Espionnage Jade sort de l'hôpital. Nous la suivons en cachette. Elle monte dans la voiture et se rend dans la bijouterie qui se trouve en face de celle de son père. Elle entre dans la bijouterie et embrasse le vendeur. – C'est sans doute son fiancé, dit Angélique. Angélique prend ses jumelles et me dit : – Ils ont deux billets d'avion et une mallette. Ils veulent partir à Las Vegas. – Attrapons-les avant qu'ils ne s'enfuient ! Nous sortons de la voiture et nous les arrêtons.

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Au poste de police Nous les plaçons en garde à vue. La mallette est pleine de billets. Le médecin de l'hôpital nous appelle et nous dit que le sang est bien celui de Jade Pétard. Angélique me dit : – Jade s'est fait la blessure exprès avec le cruciforme pour pas qu'on découvre que c'est elle la coupable ! Ali Pétard arrive au commissariat et demande ce qui se passe. – Nous avons trouvé la coupable, c'est votre fille. – C'est impossible, ma fille ne ferait jamais ça. – Et pourtant, nous en avons la preuve. – Est-ce que je peux la voir? – Bien sûr.

Dans la cellule – Pourquoi as-tu fait ça ma fille? – Parce que tu ne voulais pas que je me marie avec François. – François! Celui qui travaille dans la bijouterie d'en face? – Oui, celui-là papa. Ali Pétard se calme d'un coup et dit: – Tout ça est ma faute. Je n'aurais jamais dû te dire non pour François juste parce que sa bijouterie est concurrente de la mienne. Je suis vraiment désolé. – Non c'est ma faute, j'ai vraiment fait une grosse bêtise, je te demande pardon. Ali dit : – Ce diamant je te le donne pour t'offrir un beau mariage. Je trouverai un autre bijou pour mes clients. Il nous demande : – Libérez-les, s'il vous plaît. Je vous en supplie ! 99


Six mois plus tard Angélique me dit: – Le mariage de Jade et François est vraiment merveilleux. – C'est vrai. J'espère qu'ils auront une vie heureuse.

L’enlèvement du maire

Mohammed Muslu, Jean-Patrick Renvoyé, Maïwenn Tötz.

Un matin, l’inspecteur Charlito lisait son journal, jusqu’à ce que l’inspecteur Maipatouça hurle : « Le maire a été enlevé ! » La police passa chez Mme Jamet, la femme du maire, et lui demanda le téléphone de la maison pour avoir tous les appels qu’ils avaient reçus. La police remarqua que dans le téléphone de M. Jamet, un numéro venait de l’étranger. La veille, madame Jamet avait reçut une lettre et elle la lut : « Madame Jamet, votre mari a été enlevé. Vous avez une chance, Madame Jamet, apportez-nous 100 millions d’euros en 48 heures, sinon votre mari sera mort. N’appelez pas la police. Nous sommes deux, nous avons de la dynamite et des pétards. Rendez-vous dans le parking de l’aéroport d’Orly le mardi 18 novembre 2008 à 18h30 précises. Vous devez mettre l’argent dans une mallette et vous devez mettre la mallette sur l’emplacement 18. » M. Maipatouça demanda à aller voir leur chambre. Il alla voir et il trouva son armoire vide, ce qu’il trouva très bizarre. La police demanda à Mme Jamet la lettre qu’elle avait reçue. Les inspecteurs partirent avec la lettre. Ils regardèrent dessus et trouvèrent des empreintes très bizarres, pas d’adulte, mais d’enfants. L’inspecteur Charlito demanda à Mme Jamet : « – Avez-vous des enfants ? » Mme Jamet leur répondit : – Oui, j’en ai deux, pourquoi ? » Les inspecteurs virent les enfants de Mr Jamet et ils leur demandèrent s’ils n’avaient pas vu leur père la nuit dernière. Les enfants répondirent non.

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Nouvelle écrite par les CM1 de la classe de Frédéric Turcas de l’école Jean Moulin : Lucie Auzoux, Solène Bologne-Louisy, Raphaël Touret, Cécile Ivendengani,


La police interrogea les voisins de Mme Jamet, car ils faisaient du bruit tout le temps. Une fois, leurs voisins et eux s’étaient disputés à propos d’une histoire de poulet qui arrivait sans arrêt dans leur jardin. Les inspecteurs allèrent à la mairie pour interroger les employés. Il n’y avait que des femmes et aucun homme. L’inspecteur les interrogea toutes. Les inspecteurs eurent des soupçons concernant deux d’entre elles. L’une d’elles était la femme du commissaire Putrot. Elle disait qu’elle était au travail, mais la mairie était fermée. L’autre disait qu’elle était chez le coiffeur, mais le coiffeur était fermé parce qu’un dimanche, c’est très bizarre. Les deux inspecteurs demandèrent aux deux jeunes femmes de venir avec eux. La police demanda à aller voir sur l’ordinateur de M. Jamet. L’inspecteur Charlito trouva quelque chose de bizarre : un bon de commande d’un magasin de vêtements pour homme de San Diego en Californie. Les inspecteurs partirent à San Diego. Ils allèrent au magasin de vêtements pour homme, pour demander si M. Jamet y était passé. Mais par malheur, M. Jamet n’était pas encore venu. Ils attendirent beaucoup de jours dans leur hôtel, et ils retournèrent au magasin. Cette fois, M. Jamet était venu. Ils partirent l’aéroport pour retourner en France avec M. Jamet. Une fois partie à l’aéroport, Mme Jamet posa l’argent et alla à l’intérieur de l’aéroport. Elle attendit, attendit, et vit son mari arriver. Elle dit : « Chéri, tu vas bien ? – Oui pourquoi ? – Ben, tu n’as pas été enlevé ? – Ben non ! Je suis parti à San Diego pour m’acheter un pull ! – Mais qui a fait cette mauvaise blague ? demanda Mme Jamet. – J’espère qu’ils iront en prison, dit M. Jamet. » Les policiers s’étaient cachés dans l’aéroport. Deux per-

sonnes de petite taille arrivèrent et commencèrent à prendre l’argent, et les policiers les virent et les poursuivirent. Quand monsieur Jamet les vit, il cria : « Mes enfants ! » Les enfants cachèrent la mallette dans les buissons. Le maire punit les enfants : privés de repas une fois par semaine. Pendant que le maire et sa femme parlaient avec les enfants et les policiers, un employé aux cheveux roux prit la mallette et alla dans l’avion. Le maire prit une corde, l’avion décolla. Le maire s’accrocha à l’avion. – Hé, vous ! Ne touchez pas à la mallette ! cria M. Jamet. – Quelle mallette ? dit le monsieur qui l’avait prise. – Une mallette de 100 millions d’euros ! – Très, très intéressant, dit l’employé. Le maire monta, prit la mallette et cria : – La mallette est sauvée ! Le maire, accroché à la corde, cria : – Votez pour moi ! Et sa femme dit : – C’est la semaine prochaine ! Le maire enleva sa chemise de smoking, lâcha la corde, et sauta en s’aidant de sa chemise comme parachute. L’employé était sur le dos de M. Jamet avec la mallette.

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« – Vous ! Au commissariat ! dit le commissaire Putro à l’employé aux cheveux roux. L’homme aux cheveux roux allait au commissariat, en criant : – Mais je l’ai trouvée, cette mallette ! L’inspecteur Charlito lui dit : – C’est ça, mon vieux, et moi, je suis le pape ? L’homme se lamentait : – Mais pourquoi irais-je au commissariat, je n’ai rien fait ! L’inspecteur Maipatouça dit : – Mais oui, et moi j’ai fait dans ma culotte ! Dans la voiture, l’inspecteur Maipatouça lui posa une question :


– Pourquoi étiez-vous là ? Il répondit : – Mais je suis employé, et ils m’ont dit d’aller chercher une mallette abandonnée à l’emplacement 18. – Saviez-vous que dans la mallette il y avait 100 millions d’euros ? – Non, je ne savais pas du tout ! – Vous en êtes bien sûr ? – Oui, j’en suis sûr ! S’il vous plaît, j’ai une famille ! Ils le laissèrent en garde à vue jusqu’à ce qu’il dise la vérité. Les inspecteurs, eux, pensèrent que d’autres employés étaient dans le coup. Ils partirent à l’aéroport, ils demandèrent au patron de voir tous les employés, et les convoquèrent au bureau pour les interroger. Mais deux des employés n’étaient pas là. Parce qu’ils jouaient aux billes et buvaient des bières en regardant la chaîne « Je suis nul TV ». Ils parlaient de leur magnifique coup ! Des troupes de policiers partirent à la recherche des deux employés pendant que les autres employés (Quiqui, Gragos, et Papimami) attendaient. Ils trouvèrent les deux employés et les emmenèrent avec les autres. Les deux inspecteurs allèrent ensuite interroger les enfants du maire. L’inspecteur Maipatouça leur posa une question : – Pourquoi avez-vous pris la mallette ? – Bon, nous allons tout vous dire. – L’employé Quiqui, c’est lui qui nous a menacés de mort, si on ne volait pas la mallette.

Rendez-vous aux WC Le Montecito, le plus célèbre casino de Las Vegas, était au maximum de son accueil. Toutes les tables de jeux (Poker, Roulette, Blackjack) et les machines à sous étaient pleines. Il n’y avait même plus une seule place pour une seule personne. Personne n’avait remarqué que l’argent et les jetons des joueurs disparaissaient petit à petit de table en table. Soudain, un homme roux d’une cinquantaine d’année avec un bouc sortit des toilettes en hurlant de sa petite voix aigue : « Au voleur ! ». Tout le monde tourna la tête vers lui. « Regardez sur vos tables de jeux, l’argent disparaît. » Les joueurs, bouche bée et des yeux grands comme deux pendules, constatèrent que c’était la vérité. La sécurité fit appel au célèbre inspecteur Marc Toumépassa, pour résoudre ce problème. Marc était un homme très élégant d’une vingtaine d’années. Il avait résolu les enquêtes les plus spectaculaires : l’affaire des Jumeaux, l’affaire de La Perle d’Or, l’affaire de La Joconde, l’affaire de la disparition des dinosaures et beaucoup d’autres…

Birbaum, Mauranne Percepusse, Jason Sury, Sean Lemercier

Marc interrogea le milliardaire des toilettes qui lui raconta ce qu’il avait entendu. Il dit en se grattant le crâne : « Lorsque j’étais aux toilettes, j’ai entendu un homme et une femme qui discutaient. Ils disaient qu’ils avaient déjà pris beaucoup d’argent – 50 000$ – et qu’ils allaient continuer encore un peu jusqu’à 100 000$. Ils allaient se donner à nouveau rendez-vous aux toilettes dans une demi-

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Nouvelle écrite par les CM2 de la classe de Corinne Hantzberg et Grégory Binet de l’école Jean Moulin : Théo Pasanau, Esme Soysal, Kathleen Bertin, Clément


heure pour se changer et partir à l’aéroport pour s’en aller vers d’autres cieux. J’ai attendu qu’il n’y ait plus de bruit. Je suis monté sur les toilettes pour vérifier qu’il n’y avait plus personne et j’ai vu que la femme portait une longue robe rouge avec des paillettes. D’ailleurs, sa robe s’est coincée dans la porte et j’ai vu que son complice portait une chevalière avec une tête d’aigle à la main gauche quand il a décoincé la robe. Je suis sorti pour prévenir la sécurité. » Marc Toumépassa fit le tour du casino pour interroger toutes les femmes qui portaient une robe rouge à paillettes et tous les hommes qui avaient une chevalière à tête d’aigle. Au bout d’une heure et demie, il trouva huit suspects, quatre hommes et quatre femmes. Il y avait la souriante Mlle Harquate Nadeja, chirurgienne de 31 ans accompagnée de Mlle Louvilat Priscilia, jeune étudiante en chirurgie de 23 ans, l’extraordinaire Mme Sion Addy, chanteuse de 24 ans, Mme Belle Poue, pétillante esthéticienne de 22 ans, Mr Vesalenne Moes, barman de 44 ans très serviable au casino, Mr Afrik Barack, séduisant notaire de 27 ans, Mr Tout Gagné, footballeur musclé de 22 ans, Mr Obama Barack, élégant président de la ligue des champions et frère de Mr Afrik Barack. L’inspecteur interrogea Mlle Harquate et Mlle Louvilat : « Nous avons discuté de chirurgie, après nous avons pris du soda à l’orange et enfin nous sommes parties jouer au poker pour essayer de gagner un peu d’argent car les études de chirurgie sont très chères.» Mr Tout Gagné raconta à l’inspecteur : « Je viens de signer un contrat avec Mr Obama Barack pour être engagé dans l’équipe de Marseille. Je débute ma carrière et je suis le meilleur buteur de l’année. C’est une chance pour moi d’être pris dans cette équipe. » Mr Obama Barack ajouta : 106

« Nous étions à une table avec du soda pour célébrer notre contrat. Je disais à Tout qu’il était peut-être encore un peu jeune dans sa carrière et qu’il avait beaucoup à apprendre et qu’il devait continuer ses efforts. » L’inspecteur se dirigea vers Mme Sion et Mr Afrik Barack. La chanteuse dit en chantant : « Ça ne peut pas être nous car nous étions à mon concert. Je chantais la reprise de Sefyu. Après j’ai reçu des fleurs de la part d’Afrik, je lui ai donné un autographe pour le remercier. Afrik a voulu m’inviter à boire un verre mais le bar était désert. Et tout à coup nous avons entendu : « Au voleur ! », et nous étions appelés par vous. » Mr Afrik Barack confirma en rougissant ce que la chanteuse venait de chanter. L’inspecteur alla voir les deux derniers suspects. Mr Vesalenne lui dit : « Ce n’est pas moi, car j’étais parti à la cave chercher du Soho pour madame. » Madame Poue dit : « Ce n’est pas moi non plus car j’étais au bar en train de commander un Soho. » L’inspecteur réfléchit et se dit que quelque chose n’allait pas avec l’argent. Il fallait que les voleurs échangent les jetons contre de l’argent avant de partir. Ils avaient donc un complice à la caisse du casino pour pouvoir échanger les jetons. L’inspecteur se dirigea vers les caisses du casino et interrogea les caissiers. Une personne attira l’intention de l’inspecteur car elle n’était pas très à l’aise lorsque l’inspecteur l’interrogea. En effet, Mr Ronald Hino répondait à chaque fois à l’inspecteur en rigolant. Il dit à l’inspecteur qu’il n’avait aucune idée des coupables. Après une longue 107


discussion, l’inspecteur finit par lui dire qu’il était certain que c’était lui le complice et qu’il arriverait à le prouver. En entendant ça, Mr Ronald Hino dit un l’inspecteur : - Comment avez-vous deviné que j’étais le complice de l’homme et de la femme ? - Vous venez de vous trahir, lui dit l’inspecteur. Je ne vous ai jamais dit qu’il s’agissait d’un homme et d’une femme. Vous êtes forcément le complice pour connaître cette information. Vous devriez me donner les noms des autres voleurs, cela m’arrangerait pour finir mon enquête et en plus votre peine serait moins lourde. - Bon, j’avoue : j’ai des complices. C’est Belle et Moes. On voulait avoir plus d’argent pour une meilleure vie. En entendant ça, Madame Pou et Monsieur Vesalenne se faufilèrent vers la porte. Mais les policiers les arrêtèrent à la sortie du Montecito. Ils furent vite rejoints par leur complice. Marc Toumépassa dit : « Voilà une enquête de plus de résolue. Embarquez-moi tout ça… ». Il était impossible de redonner l’argent volée aux joueurs. Tous décidèrent que cet argent serait donné à un orphelinat en Afrique. Madame Sion se proposa pour aller remettre cet argent elle-même. Mr Afrik Barack, en rougissant, lui dit qu’il viendrait bien avec elle. The End

Trou de mémoire

– Allô inspecteur Will ? – Oui. – Ici le Commissaire Moulin. Une bombe a explosé à l’hôpital et on a besoin de vous. Où êtes-vous bon sang ! Mes hommes vous cherchent partout ! On pense que le suspect s’appelle Marcel. Will : – Oh vous ne pouvez pas prendre quelqu’un d’autre parce que là j’ai un vrai problème. Je suis debout sur une chaise parce qu’il y a une souris qui fait …euh ??? du karaté ! Oui, c’est ça, du karaté et euh il y a aussi, euh ? un dinosaure très gigantesque et il y a aussi une cr… – Oui c’est ça, c’est ça… La prochaine fois que vous me racontez n’importe quoi, je vous jetterai dehors comme un vulgaire cadavre d’hamster qu’on jette dans la poubelle ! Bon, j’arrive chez vous, je crois que ça va être plus simple. – Bah attendez, je suis chez ma maman là, elle a préparé un gâteau à la cerise.

Au clavier : Mr Binet, CM2 Ecole Jean Moulin

Calmos Carlos pensait Will dans sa tête. La voix du commissaire lui paraissait étrange. Et puis, il ne dit pas ce genre de choses d’habitude. Un quart d’heure plus tard, Moulin entre chez l’inspecteur Will et sa mère. – Bonjour, Inspecteur. – Bonjour, Commissaire, vous avez une drôle de voix. Qu’est-il arrivé à votre voix ? – Euh… euh, j’ai chanté au concert de Johnny Hallyday.

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Dans le rôle de : Nadeja : Amandine Thérin - Pricillia : Nathanaëlle Biabatantou Addy : Melissa Potin - Belle : Sarah Viel - Moes : Wilson Try Afrik : Amine Benaouda - Tout : Alexandre Konopczunkski Obama : Towfek Harchi - Ronald : Bilel Zouine


Bizarre, bizarre se dit l’inspecteur Will. Johnny, c’est pas son style au commissaire. C’est plutôt Michel Sardou. – Will, j’ai une adresse d’un technicien de l’hôpital : 4 rue de la crotte aux pigeons 23000 Grenoble. Et il nous a dit qu’il faut venir chez lui. Ah oui, j’ai aussi un deuxième indice : un suspect se trouve dans un grotte à 1500 km au Nord d’ici. Je vous donne une fourrure de panda et une feuille où il y a un plan. Dans sa tête, le commissaire se dit : « Tu vas voir, tu ne t’en sortiras jamais !!! Hahaha ! » Mais Will n’était pas trop bête et voyait bien que le commissaire n’était pas le vrai. Il lui dit alors : – Les mains en l’air espèce de crapule ! Le faux-commissaire fit demi-tour rapidement en répliquant : – Hahaa tu es tombé dans mon piège, Will ! Will : – Ay Caramba, c’est toi Marcel, je le savais ! Il sortit son arme mais Marcel s’enfuit par l’arrière de la cuisine et mémé était prise de panique. L’inspecteur Will essaya de poursuivre Marcel, mais voilà qu’il arriva au milieu de la rue. Et soudain, il aperçut le commissaire Moulin à gauche et en même temps le commissaire Moulin à droite. Will dit au hasard à l’un des deux : « haut les mains peau de lapin ! ». Le commissaire leva ses mains. Pendant ce temps l’autre en profita pour tirer sur le vrai commissaire qui s’effondra après avoir dit une dernière phrase : « la maîtresse en maillot de bain ». Will se dit : « C’est malin, il s’est fait tuer à cause de moi ! Et il alors il continua la poursuite de l’imposteur, mais il fallait d’abord rejoindre sa voiture. Soudain, il entendit la musique de Besoin de rien, envie de toi et fut pris d’une 110

irrésistible envie de danser et de chanter. Mais lorsqu’il entendit : « Allô, je suis bien chez la police ? », le retour à la réalité fut brutal. – Oui, moi je n’ai besoin de personne. – Hein, mais de quoi vous nous parlez ? – Heu, pardon, excusez-moi, j’étais dans ma chanson préférée, je vous écoute. – Un homme a enlevé un masque. Il se trouve devant le supermarché de la rue des trois rivières. – Pouvez-vous me le décrire ? – D’accord : il avait un petit nez, il était grand et avait les cheveux bruns et courts et les yeux bleus. J’ai pris des photos, je vous les amènerai. – Non merci, c’est gentil mais je n’ai pas le temps là. Par contre, vous avez retenu son numéro de plaque d’immatriculation ? – Oui, facile, la plaque est 4627 WX 19. – D’accord, merci, ne bougez plus, j’arrive. Will se lança dans sa voiture de tunning rose fluo avec des petits cœurs et des autocollants en forme de flamme jaune. Il démarra sa voiture, mit de la « nitro ». Il arriva au supermarché et fit un dérapage au frein à main. Marcel était devant. Paniqué, Marcel rentra vite dans sa voiture et lança le pilotage automatique. Dix minutes plus tard, Will le rattrapa sur l’autoroute. Mais à ce moment-là, Marcel sortit par le toit ouvrant. Puis il sauta sur un camion qui était juste à côté à droite. Le camion était rempli de sable. Will essaya de rattraper le camion car il avait vu toute la scène et dit : – Mais il est barjo ce mec ?! Ou alors, il veut se suicider ! Will sortit un sac. A l’intérieur se trouvait un chien robot. Il le mit devant le volant. Alors le chien sortit une espèce de prise et la brancha sur le volant. C’était le chien robot qui conduisait la voiture maintenant. Cette voiture qui 111


semblait rouler toute seule dépassa le camion. Alors Will en profita pour sauter sur le camion. Il regarda partout mais ne trouva personne. Bizarre… Soudain, une main sortit du sable à toute vitesse et attrapa la jambe de Will et le fit basculer dans le sable. Will cria au secours, mais personne ne l’entendit. Pas même le chauffeur du camion car il était en train d’écouter Une souris verte. Ensuite, Marcel profita du cri de Will pour essayer de lui faire avaler du sable. Mais juste avant, Will eut le temps de mettre son pied sur le ventre de Marcel. Marcel lui dit alors : – Haha, ça ne sert à rien Will, tu t’enfonces avec moi ! Marcel attrapa la tête de Will et le plongea dans le sable. Will ne pouvait plus respirer, il commençait à étouffer. Puis c’était le noir, un noir sombre et froid, le silence. Will se dit qu’il devait être au paradis. Une lumière, toute faible d’abord, puis de plus en plus forte et enfin un son, une voix. – Mon p’tit Willfridou d’amour, il est l’heure de se lever, tu vas être en retard à l’école. Wilfried était en sueur, la tête enfoncée dans l’oreiller. Il se réveilla. Il était dans un état vaseux et se dit qu’heureusement tout cela n’était qu’un affreux cauchemar. Le petit garçon se leva du lit, ouvrit l’armoire, mit son pull tricoté par sa petite maman, son pantalon. Il dit à sa mère : – Maman, il faut que je te raconte, j’ai fait un drôle de rêve cette nuit.

Une disparition étrange

Chapitre 1 : le lendemain de Noël C’est le 26 décembre. Ce matin, Pierre se lève pour déjeuner avec sa mamie. Comme tous les ans aux vacances de Noël, il passe deux jours chez ses grands-parents parce que ses parents travaillent le lendemain de Noël : ils sont responsables d’un grand magasin de jouets. D’ailleurs, des cadeaux, il en a tout le temps. Il en a tellement qu’il ne sait plus quoi en faire. C’est l’heure de partir. Il embrasse avec tristesse sa grandmère et il se prépare pour rentrer chez lui à pied, seul comme d’habitude. Il aurait aimé dire au revoir à son grand-père mais il est parti tôt ce matin. Une chose importante à faire, il paraît. Ses grands parents habitent sur « la dalle » à Val de Reuil, à quelques minutes de sa maison près de l’école Louise Michel. Au moment de partir, il sent un vent glacial et la boue remplace la neige tombée au sol la veille. Il remonte sa capuche et il marche rapidement pour se réchauffer.

Clément Roujolle, Yannick Tötz, Allan Durocher, Abir Kadhim

A midi, il arrive chez lui et ouvre la porte de la maison. Il aperçoit ses parents qui l’attendent avec un paquet dans les bras. Mais il n’y prête même pas attention. « – Boujour Papa, boujour maman. – Bonjour Pierre. Tu as fait bonne route ? lui demande son père.

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Nouvelle écrite par les CM2 de la classe de Corinne Hantzberg et Grégory Binet de l’école Jean Moulin : Quentin Baillivet, Carolane Lemichel, Amandine Potin,


– Ça va ! – Tiens ! Nous avons une surprise ! lui annonce sa mère. Soudain, Pierre voit son grand-père. Il court immédiatement vers lui. – Hé, mais grand-père tu es là aussi, s’exclame Pierre. – Boujour fiston. Mais tu es congelé. Viens donc te réchauffer à l’intérieur. La maman s’approche avec le paquet dans les mains et le tend à son fils. « – C’est encore Noël pour toi, dit la mère. – Ha, merci ! répond Pierre sans enthousiasme en prenant le paquet dans la main. – Voilà un cadeau qui complètera ta collection triomphale. Où tu vas le ranger celui-là ? demande le grand-père. – Bah… je ne sais pas encore. – Il va te falloir une nouvelle armoire à poussière, dit grand-père à l’oreille de Pierre. Bon, je dois partir. Ne sois pas trop sage et amuse toi bien ! dit-il en faisant un clin d’œil à son petit fils. – Il est bizarre aujourd’hui mon grand-père, estime silencieusement Pierre.

Chapitre 2 : Un cadeau a disparu Pierre prend son paquet et monte les escaliers. Mais en arrivant sur le palier, il voit tout de suite qu’il y a quelque chose de bizarre : la porte de sa chambre est entreouverte (il l’avait fermée à clef pourtant. Il n’autorise personne à entrer dans sa chambre), il y a de la terre au sol dans le couloir et la lumière est allumée. Il entre dans la pièce et il suit des empreintes au sol qui indiquent la direc114

tion de son armoire. Il s’approche pour l’ouvrir. Il dirige sa main vers la poignée. Curieusement, sa main se met à trembler. Il ouvre la porte de l’armoire et alors il comprend immédiatement : un de ses cadeaux a disparu. Il regarde sous son lit et là, il découvre le ruban du paquet cadeau. Quelqu’un est venu dans sa chambre et s’est servi en son absence. Mais qui ? Il s’assoit sur son lit et il réfléchit : « J’ai passé deux jours chez papi et mamie, ça s’est donc passé pendant la journée d’hier ou alors ce matin. Les traces de pas se dirigent directement vers l’armoire et il n’y en a pas d’autres. J’en déduis que c’est quelqu’un qui connaît très bien la maison et qui sait que je range mes paquets dans l’armoire. » Les traces de pas se dirigent vers la fenêtre. Il s’approche de la fenêtre et l’ouvre. Sur le toit, il découvre une corde que le voleur a utilisée. S’il veut être sur les traces du voleur, il doit lui aussi prendre le même chemin. Alors c’est parti, à la chasse au voleur !

Chapitre 3 : Choc et effroi Pierre a le vertige en descendant par la corde. Ça lui fait très peur car il n’a pas vraiment l’habitude de descendre dans la rue par la fenêtre. Tout à coup, une terrible crampe le prend au poignet. Il met ses pieds sur le mur, mais il continue à se balancer dans le vide. Soudain, la corda casse : « Hahaha !!! » Pierre tombe au sol. La chute est brutale. Il a juste le temps 115


d’apercevoir un chien qui se sauve. Il met quelques secondes à reprendre ses esprits et à se relever. Il se frotte la tête, son genou est douloureux et il a troué son pantalon. « Aïe ! Tu m’as fait mal. Tu pourrais faire attention quand tu t’échappes de ta chambre. » Il se retourne et voit une jeune fille d’à peu près son âge, 10 ans. Elle est très en colère car il vient de lui tomber dessus. « – Qui es-tu, lui demande-t-il ? – Ce serait plutôt à moi de te demander qui tu es. Et des excuses, c’est pas trop te demander quand même ? Et tu fugues souvent de chez toi par la fenêtre ? – Oh excuse-moi, je m’appelle Pierre. Je ne fuguais pas, mais tu comprends, on m’a volé quelque chose dans ma… – Et mon chien qui s’est enfui, c’est toi qui vas le retrouver. Tu as dû lui faire mal en tombant dessus. Et c’est quoi qu’on t’a volé, d’abord ? – C’est un cadeau que mes parents m’avaient offert. – C’était quoi ton cadeau? – Je ne sais pas, je ne l’ai jamais ouvert. – Quoi ! Tu ne l’as jamais ouvert ! T’es bizarre toi ! On t’offre un cadeau et tu le laisses dans ta chambre ? Moi, j’aurais arraché le papier cadeau comme une folle, j’aurai crié de joie, je… – Oui, moi aussi, mais j’étais chez papi et mamie. – Eux aussi ils t’ont offert des cadeaux que tu n’as pas ouverts ? – Heu... Ça ne te regarde d’abord. – Je sais, mais je suis curieuse. Une fois, j’ai même ouvert le cadeau de ma petite sœur à sa place. Quel scandale à la maison. – T’es pas gênée toi. Bon, tu veux m’aider à le retrouver oui ou non ? – D’accord, mais toi tu m’aides à retrouver mon chien. 116

Chapitre 4 : beaucoup d’indices et désaccord Pierre et Sophie découvrent des empreintes au sol. Ils les suivent mais les traces disparaissent au pied d’un mur. Sophie propose de traverser le mur qui bloque le passage. Pierre n’est pas d’accord, il y a une porte qui permet de le contourner. Mais Sophie, très agile, préfère grimper à un arbre pour atteindre la branche posée sur le mur : « – Regarde, y a un morceau de corde à la branche, dit Sophie en montrant l’arbre à côté du mur. C’est bizarre mais ça peut être utile si on veut passer. – Mais bien sûr ! Et tu crois qu’on peut passer de l’autre côté sans s’attirer des problèmes ? – Tu as de bonnes idées. Essayons. – Vas-y ! Je te regarde ! Mais c’est sans moi. – Tu veux retrouver ton voleur ou quoi ? – Bah oui, mais... répond Pierre en touchant son genou encore douloureux. – Alors monte, c’est par là qu’il est passé et en plus il a laissé quelque chose derrière lui. Regarde dans l’arbre. Il y a un indice en haut de l’arbre. Pierre le voit, ce qui le décide finalement à grimper. Il demande de l’aide à Sophie. – Veux-tu que je te fasse la courte échelle ? demande Sophie en ricanant. – Oui, merci je veux bien, mais c’est pas la peine de te moquer de moi. Et Sophie fait la courte échelle à Pierre. Le jeune garçon découvre en haut de l’arbre un morceau du paquet cadeau. Ils sont sur la bonne piste. Sophie monte à son tour dans l’arbre. Ils décident de passer de l’autre côté du mur.

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Chapitre 5 : Le chien terrible Pierre et Sophie tombent au sol dans un jardin. Le vent souffle fort et fait craquer les branches sans feuille des arbres. La neige fondue laisse apparaître un tapis de feuilles mortes qui recouvre le sol du jardin. Et au bout du jardin, il y a un immense mur gris de trois mètres de haut qui en fait le tour. Les deux enfants trouvent l’endroit peu rassurant mais ils ne peuvent plus aller en arrière. Pierre, le premier, avance d’un pas. Soudain, trois corbeaux s’envolent en poussant un horrible cri : « Flap,flap flap ! ». Sophie sursaute. Puis plus rien, tout est silencieux. Quelques secondes plus tard, Sophie entend un grognement. « – T’as entendu ? C’est quoi ce bruit ? demande Sophie. – Non je n’ai rien entendu… – Grrr ! Ouaf ouaf !! – Ah là j’ai entendu. – Oh mon dieu, c’est Diabolo ! – Diabolo ? demande Pierre – C’est le chien le plus féroce du quartier. Un rottweiler de 50 kg tout en muscle. Cours, il arrive !

Tout à coup, Pierre glisse dans la marnière qui fait une pente comme un toboggan. Il a juste le temps d’attraper la manche de Sophie et de s’y accrocher pour éviter de tomber. Mais les pentes de la marnière sont très boueuses et glissantes. – Au secours, au secours ! aide moi, je vais tomber ! – Je ne peux pas, ça glisse. – Essaye encore. – Vite, il y a le chien. Le Rottweiler fonce sur eux, saute mais il s’écrase la truffe contre la paroi. Les deux enfants échappent au chien mais tombent dans la marnière. « Ha ha ha ........ ! »

Chapitre 6 : La surprise du chemin

Le molosse court dans leur direction. Pierre et Sophie détalent pour échapper au chien. Ils se retournent pour vérifier si le chien les suit toujours. « Cours ! il est encore derrière nous ! » Ils sont pris au piège à cause de ce mur qui leur barre la route. Pierre et Sophie n’ont plus de solution mais ils courent toujours pour échapper au chien sans savoir qu’ils se dirigent droit vers une marnière très profonde au bout du jardin.

Pierre et Sophie sont au fond de la marnière. Il fait froid, humide. Il n’y a pratiquement pas de lumière. Heureusement, il y a du sable qui a amorti leur chute. Ils sont tous les deux évanouis. Sophie se réveille en premier, elle vérifie si elle est encore entière. Ouf ! Elle n’a rien grâce au sable. Elle s’inquiète aussitôt pour Pierre : – Pierre réveille-toi, reste avec moi. Serre-moi la main. Mais Pierre ne bouge pas. Alors Sophie lui donne une grande claque sur la joue. Pierre se réveille aussitôt en sursaut mais Sophie ne s’en rend pas compte et elle lui redonne une claque. – Hé mais t’es dingue, Ca fait mal ! – Oh t’es vivant ! Sophie éclate de joie et le sert dans ses bras. Pierre devient tout rouge comme une tomate, il n’a pas l’habitude, lui qui sort très peu de chez lui. Mais au fond

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du trou, Sophie ne le voit pas rougir. Même couverte de boue, Sophie est très jolie. Pierre et Sophie sont dans le noir et ne savent pas où aller et comment sortir de ce trou. Ils sont terrifiés, fatigués et ils s’agitent dans tous les sens. – Mon dieu, c’est la fin, on va mourir dans ce trou à rat, pleure Sophie. – Arrête ! Surtout il ne faut pas paniquer ! Il doit y avoir une sortie, tente de rassurer Pierre. Sophie veut remonter la pente mais à cause de la boue, elle n’y arrive pas. Tout à coup, Pierre sent un coup sur la tête. « Aïe, hurle Pierre – Regarde ! Quelque chose est tombé. » Sophie ramasse l’objet, elle le tâtonne et elle sent un bouton. Elle appuie et la lumière s’allume. Pierre et Sophie sont stupéfaits, ils viennent de recevoir une lampe de poche tombée du ciel... En agitant la lampe pour se repérer, ils découvrent un carrefour avec trois entrées différentes. Mais laquelle prendre ? A l’entrée de chaque tunnel, Sophie voit des pancartes : Sur la première : « Accès libre ». Sur la deuxième « Attention aux araignées ». Sur la troisième est écrit : « Attention ! A vos risques et périls. » ! Sophie propose de passer par le premier mais Pierre découvre un morceau de bolduc dans la troisième voie. – Non, pas par là, il faut aller dans cette direction ! affirme Pierre. – Mais regarde ce qui est écrit sur la pancarte. C’est le plus dangereux. – Oui, mais ce papier était devant le troisième tunnel. – D’accord, essayons, mais moi je reste derrière toi. Sophie a très peur, mais elle est impressionnée par Pierre qui prend tous les risques.

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Chapitre 7 : Le squelette

Ils continuent leur chemin dans l’obscurité et ils tombent sur des chauves-souris qui leur sautent dessus, des araignées qui leur grimpent sur les jambes et vont dans leur pantalon, des souris qui leur grimpent sur le visage. Courageusement, ils suivent la galerie et tout à coup la lumière s’éteint. « – Oh mince, il n’y a plus de piles. – T’inquiète pas, j’ai des piles dans mes poches. J’en ai toujours sur moi pour mes jeux vidéo. – T’es vraiment intelligent. Vive les jeux vidéo ! Quand la lumière se rallume, Pierre sursaute et se colle au mur. – Qu’est-ce que tu as, demande Sophie. – Reregagarde... papar teterre... Mais qu’est-ce qu’il ya par terre ? – unun cadavre... – Hahahahaha........., hurlent les deux jeunes explorateurs. Quelques instants après, la panique passée, Pierre observe le squelette. Il est allongé au sol et porte une veste de pirate. Il remarque qu’il y a quelque chose qui dépasse de sa veste. Il s’approche très doucement et saisit un papier plié qui dépasse de la poche gauche. – Regarde ce papier, c’est bizarre, il n’est pas jauni par le temps. On croirait que c’est une feuille neuve. Pierre ouvre la feuille et il lit : « Vous ne sortirez jamais d’ici. Ce tombeau sera votre tombeau. » Pierre a un doute : le cadavre qui traine au fond du trou, le papier neuf avec le vieux squelette et en plus une écriture qui lui est familière... C’en est trop. D’un geste sûr, 121


Pierre écarte la veste du cadavre et il découvre un faux squelette en plastique : – Hé, j’en étais sûr. On nous a mené en bateau. C’est un faux squelette. – C’est un squelette comme celui qu’il y avait dans ma classe, remarque Sophie. – On a voulu qu’on le découvre en nous amenant jusqu’ici.

Chapitre 8 : La mystérieuse trappe Pierre regarde à côté du squelette et découvre une corde. Pierre suit la corde et il arrive à une trappe. Il pose sa main et Sophie lui dit : « – Arrête ! Stop ! – Quoi ? – C’est peut-être un piège. – Mais non il n’y a pas de piège. Bon allez, il faut sortir de là. Sophie colle son oreille à la paroi de la trappe, mais rien, aucun bruit. Pierre ouvre la trappe et voit une petite échelle. Ils descendent. Pierre oriente la lampe et il découvre un chien à terre. Le chien de Sophie. Sophie saute de joie, elle a retrouvé son chien …. Mais le chien ne bouge plus. Mais en le touchant, elle sent qu’il respire encore. Sophie tremble. « Réveille-toi. » Soudain, le chien ouvre les yeux et regarde sa maîtresse dans les yeux. Il lui fait une lèche sur la joue. Sophie pleure de joie. Ils continuent la route guidée par la corde au fond du trou. 122

Chapitre 9 : La course-poursuite

Pierre sent une tape derrière l’épaule : Il se retourne et demande : « – Quoi ? Qu’est-ce qu’il ya ? – Mais rien, je n’ai rien fait – C’est bizarre, j’ai senti qu’on me tapait sur l’épaule. Mais si c’est pas toi, c’est qui ? Bon, passe devant.» Quelques minutes plus tard, Pierre entend un grognement et ressent à nouveau cette présence. Il frissonne et se retourne doucement. Il voit une silhouette, comme un fantôme qui fuit très vite. Mais Pierre n’est plus effrayé et décide de le poursuivre. « Hé ! Vous là-bas ! Arrêtez-vous ! ». Et la course-poursuite commence. Pierre court très vite. Mais cette silhouette est très rapide, tellement rapide qu’elle en perd sa chaussure. Pierre entraîne Sophie par la main, mais elle s’arrête car elle est essoufflée : – Arrête Pierre. J’en peux plus, dit Sophie à bout de souffle. – Non, il faut l’attraper, on n’a pas une seconde à perdre. Je continue tout seul. Attend moi là. Pierre court mais il trébuche sur un caillou et il se tord la cheville. Sur cinquante mètres, il continue à courir mais maintenant il boîte. Il a perdu la silhouette de vue et il marche seul dans le noir. Il ne sait plus où aller, il est désespéré. Soudain, il aperçoit un reflet sur sa jambe. De la lumière !! C’est le soleil qui vient de l’extérieur. Pierre vient de trouver la sortie par hasard. « – Sophie, viens voir, j’ai trouvé la sortie ! » 123


Chapitre 10 : L’aveu du grand-père et de Sophie

Pierre et Sophie remontent dans une forêt. Il vient de recommencer à neiger. Il fait nuit mais la lune éclaire le paysage. Au milieu de la neige fraiche, il découvre du matériel sur une table : un chapeau, une carte géographique avec des notes et un parcours fléché, des câbles, un magnétophone, des pancartes… – Ce sont les pancartes qu’on a vues dans le puits, dit Sophie. – Oui, tu as raison et les cris qu’on a entendus provenaient de ce magnétophone, c’était bel et bien faux. – On a quand même eu de la chance de ne pas se blesser. » Pierre observe le chapeau et décide de le prendre. Il le retourne. Sous le chapeau, il ya un bouton noir. Il appuie dessus. Tout à coup, un feu d’artifice retentit. Des éclairs de lumière, des explosions de toutes les couleurs jaillissent et illuminent le ciel noir étoilé de l’hiver. Puis, comme par magie, un ballon gonflé descend et il tombe au sol. Pierre et Sophie s’approchent très prudemment et Pierre reconnaît aussitôt le papier cadeau. Dans un panier en osier, il voit son cadeau dedans. Tout à coup, Sophie le prend dans ses bras et l’embrasse. – Je t’adore, tu as réussi, tu es génial. – Merci beaucoup, dit Pierre. « Je suis fier de toi, fiston », fait une voix derrière les deux enfants. Ils se retournent et Pierre découvre son grand-père. Il est stupéfait. C’est son grand-père qui était derrière toute cette histoire depuis le début. – Tu veux bien me rendre ma chaussure ? Ce n’est plus de mon âge d’être pied nu dans la neige. 124

– Alors, c’est toi qui… – Oui, mais je te jure que je ne savais pas pour le rottweiler. – C’est pas grave, c’était génial, on a trop rigolé. Au fait, je te présente Sophie. Elle m’a aidé à suivre les indices. – Bonjour mademoiselle, enchanté de faire de votre connaissance. – Grand-père, papa et maman vont être morts d’inquiétude. – T’inquiète pas, je leur ai dit que tu étais avec moi. Que tu lâchais tes jeux et tes consoles le temps d’un après-midi pour partir à l’aventure avec ton vieux grand-père. Grand-père remet son chapeau sur sa tête, Pierre prend son cadeau et Sophie son chien. Pierre se dirige vers Sophie : – Merci de m’avoir aidé à vivre cette aventure ! – Mais de rien ! C’est ton grand-père que tu dois remercier, moi, je l’ai juste aidé à placer certains indices ! – Quoi ? Tu étais au courant de cette histoire depuis le début ! Pierre n’en croyait pas ses oreilles. Sophie, qu’il pensait innocente, était la complice de son grand-père. Elle ajoute : – Il fallait trouver quelque chose pour que tu te bouges un peu, que tu vives de vraies aventures. Au fait ton cadeau, tu ne l’ouvres pas ? – Non, je préfère le laisser fermé. Ce sera en souvenir de cette incroyable journée. – Et puis on pourra en revivre ensemble plein d’autres. Enfin, si tu veux bien sortir de chez toi et laisser les consoles et les jeux vidéo de temps en temps. – Avec plaisir. »

Nouvelle écrite par les CM1-CM2 de la classe d’Arnaud Delacoudre de l’école Louise Michel : David N’Guyen, Madisson Lefèvre, Tom Chaplet, Sacha Zvonec, Mégane Ollivier, Angélique Raulin, Sébastien Valentin, Emilie Gurême, Léa Fauche, Kelly Burette, Brandon Poindefer, Océane Poulin, Dylan Devillers.

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Enlèvement à Val-de-Reuil

Chapitre 1 : La disparition d’Andy

tiaires, Miguel tapote nerveusement son ballon porte-bonheur en espérant que ça fasse apparaître Andy, mais rien n’y fait, le champion n’arrive toujours pas. Alors Miguel a une idée : – Il faut reporter le match, propose-t-il à son entraîneur. T’inquiète pas, je vais le retrouver. – D’accord, toi tu cherches Andy de ton côté et tu nous le ramènes. Attend ici, je vais prévenir l’arbitre. Miguel réfléchit à l’absence d’Andy : « Peut-être que son bus est tombé en panne ? Mais non, il se déplace toujours en vélo, le plus beau vélo de l’école. En plus il habite tout près du stade. Alors, il a dû déraillé ou crever un pneu. Ça ne colle pas non plus : Andy est super doué en mécanique. Il aurait réparé son vélo en moins d’une minute. Un accident ?... » – Soudain Thierry arrive : C’est bon, on a de la chance, le car d’Evreux a une roue crevée, ils auront une heure de retard. Tu as une heure pour retrouver Andy, après il sera trop tard, on devra quand même jouer sans lui.

Ce matin, Miguel se lève avec un mal de ventre. Il sait que c’est le match de football le plus important de la saison : son équipe Val de Reuil affronte celle d’Evreux en finale du championnat. Personne de l’équipe ne raterait ce match pour rien au monde. Au petit-déjeuner, sa mère lui propose des brioches avec du chocolat et une brique d’orange mais à cause du trac, Miguel ne peut rien avaler. Puis il prépare minutieusement son sac pour ne rien oublier. Il met ses chaussures noires et blanches à crampons et ses protège-tibias. Il emporte dans son sac son ballon porte-bonheur signé par Zidane en personne qu’il prend toujours sur lui. Miguel enfourche son vélo et fonce vers le terrain Léo Lagrange où toute l’équipe l’attend. Mais en arrivant, Miguel se rend compte que tout le monde est bizarre et que quelque chose cloche. Thierry, l’entraineur, fait une triste mine et répète constamment dans son coin : « J’espère qu’il va venir, qu’il n’est pas tombé malade. » – Que se passe-t-il ? demande Miguel à son entraîneur. – Andy n’est pas encore là. Sans votre capitaine, on n’a aucune chance, c’est perdu d’avance. – Il est juste en retard, il va sûrement arriver. Tout le monde fait les cent pas dans les couloirs des ves-

Une heure, c’est court. Alors Miguel ne perd pas de temps. Il fonce chez Andy. Il frappe à la porte mais personne ne répond. Miguel a remarqué que le vélo d’Andy est resté attaché dans le jardin. Il n’est donc pas parti pour le match, mais pourquoi ? La porte est ouverte. Miguel entre dans la maison. Miguel avance dans l’entrée et entend un craquement sous ses pieds. Il sursaute. Il regarde ce que c’est. Il trouve un papier de bonbon coincé entre deux lames de parquet.

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Chapitre 2 : Miguel cherche Andy


Il continue à avancer et trouve l’escalier en bois. Il monte les escaliers et sur les marches, il retrouve d’autres papiers de bonbons. Tous les mêmes : un emballage rouge, un athlète qui montre se muscles en prenant la pose avec un altère dans chaque main. Faire croire qu’on serait plus fort en mangeant ces bonbons, vraiment ridicule, pense Miguel. Il monte lentement les marches une à une. Tout à coup, il entend un craquement. Miguel sursaute. Ouf ! Ce n’était qu’une vieille marche qui a grincé sous son poids. Alors très vite il reprend confiance en lui. Il continue à grimper lentement, il est sur ses gardes. « Andy, t’es là ? » demande Miguel. Mais rien, aucune réponse. Il recommence mais toujours rien. Il trouve ce silence inquiétant. En haut de l’escalier, il frappe à une porte. Il tremble de peur. Il essaye d’ouvrir la porte mais elle est fermée à clé. Il trouve un trombone au fond de sa poche et l’agite dans la serrure. La porte s’ouvre toute seule. Il fait un mini pas et entend un bruit et il s’arrête aussitôt. Il avance et cherche l’interrupteur mais sa main touche quelque chose d’horriblement poilu. Il voit deux grands yeux verts… Il allume la lumière et l’horrible chose poilue se révèle être une jeune fille bâillonnée avec des cheveux magnifiques.

– Ouf ! enfin quelqu’un qui me délivre. Je croyais que personne ne viendrait. Je m’appelle Stéphanie, je suis la cousine d’Andy. Et toi, qui es-tu ? Tandis qu’elle répond, Andy l’observe attentivement. Elle semble plus âgée que lui, environ 15 ans, voire plus. Il est gêné et rougit. – Je m’appelle Miguel et je recherche Andy qui a disparu. On doit le retrouver pour le match du championnat. Mais que t-est-il arrivé ? Et Stéphanie raconte le peu qu’elle se rappelle : – J’ai entendu une porte claquer, du bois qui craque et une fenêtre casser. Ensuite, j’ai senti une terrible douleur à la tête et puis le trou noir, je ne me rappelle plus de rien après. Et quand je me suis réveillé, Andy n’était plus à côté de moi. Je pense qu’Andy s’est fait kidnapper. – Kidnapper, mais pourquoi ? – Je ne sais pas, moi. Il a peut-être des ennemis. – Pas que je sache. Tout le monde l’aime, Andy ! Miguel détache Stéphanie, ils descendent les escaliers et ils remarquent une tétine en bas des escaliers. Sur la vitre du couloir pour aller dans la cour, il y a de la buée avec un dessin qui représente un homme pendu. A côté, quelque chose d’écrit, comme le feraient des enfants de maternelle à la peinture : « Adi, té nule ! »

Chapitre 3 : La découverte de Stéphanie

– Je croyais qu’Andy était fils unique ! dit Miguel. – Mais il l’est ! – Ah bon, mais alors qui écrit aussi mal dans cette maison, alors ? – Je ne sais pas, mais ça n’a pas d’importance. « Bizarre », se dit en lui-même Miguel.

« Hum hum hum… », fait la chevelure. Miguel s’approche lentement. Il est terrifié car il comprend qu’il s’est passé quelque chose de terrible. Il prend son courage à deux mains et enlève le foulard qu’elle a dans la bouche. – Mais qui es-tu ? Où est Andy ? Qu’est-ce qui s’est passé ici ? 128

Ils sont inquiets pour Andy. Ils décident d’aller dans la cour pour prendre l’air et retrouver leur calme.

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– Ce sont sûrement des gens qui nous ont fait une blague, dit Miguel pour rassurer Stéphanie. – Je pense qu’il faudrait plutôt appeler la police, répond Stéphanie en sortant un téléphone portable de son sac. – Non, nous allons nous débrouiller seuls, je suis sûr qu’on va le retrouver, annonce Miguel. Il empêche Stéphanie de composer le numéro. – Ok, tu as l’air sûr de toi. Je te fais confiance mais t’as intérêt à le retrouver. Stéphanie s’abaisse pour reprendre son sac à main posé sur le gazon. C’est alors qu’elle fait une découverte. – Regarde Miguel, on croirait des traces de pneus qui partent de la cour. – Oui et elles se dirigent vers la sortie. Elles sont toutes fraîches. – C’est incroyable le nombre de traces ! – A ton avis, c’est quoi ? Des vélos ? – Peut-être, elles sont toutes fines. – Suivons les. Je pense qu’on est sur une piste.

– Tiens, regarde, il y a plusieurs traces de pneus en zigzag. – Et il y en a tellement qu’on ne peut pas les compter. Miguel s’accroupit pour examiner les traces. Stéphanie, très pressée et surexcitée, veut savoir ce qu’il pense : – Dépêche toi au lieu de rester à rien faire par terre. – Calme toi ! Un bon détective regarde toujours attentivement les indices. – Tu te prends pour les experts Miami. – Je me prends peut-être pour les experts mais moi j’ai

remarqué quelque chose. Regarde, il y a des grosses traces et des plus petites. – Oui et alors ? – Et alors…Et alors… Je ne sais pas encore ! Mais je ne vais pas tarder à le découvrir. Un peu plus loin, Miguel découvre une roue abîmée au pied d’un arbre, juste derrière des poubelles renversées. Quelqu’un avait dû finir sa course dans les poubelles. En piétinant les ordures réparties dans la rue, Miguel et Stéphanie découvrent une roue et une pédale cassées. – Je pense avoir deviné que ce n’est pas un VTT, vu la taille de la roue, remarque Stéphanie. – Mais ça se voit bien ! C’est pas un VTT, c’est une roue de tricycle. J’ai un petit frère de 5 ans qui a ce genre de vélo. Stéphanie jette la roue. Elle pense qu’ils ont perdu la trace d’Andy, qu’ils ont suivi une fausse piste et qu’il faut appeler la police. Tout à coup, Miguel sent une goutte tomber sur son nez et il lève la tête en direction des nuages. En levant la tête, son regard croise le nom de l’usine d’en face : « bonbon pratique super fort ». Il comprend. – Stéphanie, regarde, je sais où continuer notre chemin. Regarde en face. – Bah, je vois rien. – Mais si, regarde, c’est logique. Tu te rappelles les papiers de bonbons qu’on a retrouvés dans la maison d’Andy ? – Oui et alors ? – Et bien ces bonbons viennent de cette usine. – Oui tu as raison, il y avait la marque de l’usine écrite dessus, je m’en rappelle maintenant. – Je trouve que ça fait beaucoup de hasard. – Allez, on y va. – Attends une minute ! Pas de précipitation. On va faire un repérage des lieux.

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Chapitre 4 : l’usine à bonbons


Chapitre 5 : Le chien féroce

Chapitre 6 : L’observation des tricycles

Miguel et Stéphanie décident de faire le tour pour passer par derrière. Mais il y a du fil barbelé au dessus du grillage. Impossible de passer par-dessus. Ils cherchent une autre manière de passer. Tout à coup, ils entendent un chien aboyer. C’est le chien de garde de l’usine, il se dirige droit sur eux. Miguel et Stéphanie se pensent hors d’atteinte grâce au grillage qui les sépare du chien mais celui-ci creuse un trou à travers le grillage. – Le chien arrive, il va nous attaquer, crie Stéphanie. – Non surtout, ne crie pas, ne bouge pas, ne cours pas, ne panique pas !!!

Miguel et Stéphanie passent en dessous du grillage et vont, accroupis, près de l’usine. Ils regardent partout, et ils marchent sur la pointe de pieds. Ils avancent à quatre pattes sous les fenêtres et s’approchent de l’entrée pour observer. Et là ils font une découverte : « Regarde, les tricycles ! Ils sont là sur le parking. Il y en a un qui a une roue en moins. – Chut, on va nous entendre, chuchote Miguel. – Mais on ne pourra jamais passer, il y a trop de monde. – Attend, je vais me cacher derrière un tricycle. J’y vais en premier et dès que je te fais signe, tu me rejoins vite. Miguel jette un caillou près de l’entrée pour détourner l’attention des employés de l’usine qui sortent. Il en profite immédiatement pour aller se cacher derrière les tricycles. Il n’en croit pas ses yeux. Chaque tricycle est différent et porte un nom: « Zouzou », « Kiki », « Bibou », « Madof ». Il observe plus attentivement le dernier, un tricycle rouge flamme avec des dents de requin qui porte le nom de « Diablotin ».

A ce moment là, Miguel saisit un bâton qui traîne au sol et attend que le chien s’approche d’eux. Et dès que le chien est à un mètre d’eux, Miguel lance le bâton loin derrière. Le chien le suit et disparaît dans la forêt pour jouer. – Tu vois, ce n’était pas si compliqué. Maintenant on peut passer sans risque. Le chien nous a ouvert la voie. Et là, catastrophe ! Car le chien revient avec le bâton dans la gueule. Stéphanie est terrifiée : « Ha ! Le chien revient ! Il va nous attaquer. ». Et là Miguel, tranquillement, attrape le bâton et le lance dans la benne à ordures d’un camion poubelle qui passe : « Allez, va chercher mon petit toutou. », crie Miguel. Le chien se met à la poursuite du camion et disparaît. « Ha, enfin débarrassés de ce maudit chien. » dit Stéphanie.

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Chapitre 7 : Dans l’usine

Une fois les derniers salariés partis, Miguel et Stéphanie entrent dans l’usine. A l’intérieur, ils ne voient personne. Il fait noir, Miguel appuie sur l’interrupteur. On croirait que l’usine est déserte. Tout à coup, ils entendent un cri. C’est la voix d’Andy, Stéphanie est sûre d’elle. Le cri vient 133


de l’étage. Ils se dirigent vers le cri et montent des escaliers. En haut, ils arrivent devant une porte. Miguel colle son oreille à la porte et Stéphanie regarde par le trou de la serrure : Andy est attaché à une chaise et il a plein de chewing-gum collés sur son visage et sur sa bouche. « Diablotin, on s’occupe de lui tout de suite ou on attend le résultat du match ? - Non, on attend, on le mettra dans la bassine de chewinggum plus tard. Pendant ce temps, Kiki et Bibou, vous allez démarrer la machine. » Miguel et Stéphanie se cachent derrière la porte qui s’ouvre. Et là ils suivent du regard Kiki et Bibou qui sortent de la pièce, pistolet à eau en main et sabre en plastique à la ceinture. Ils viennent de découvrir qui étaient les kidnappeurs d’Andy : des enfants de 5 ans !! Miguel a alors une idée : « Stéphanie, tu restes là à surveiller Andy et moi je m’occupe de ces deux gamins. » Miguel suit les deux petits voyous dans l’usine. Ils arrivent au bord d’un énorme récipient rond en métal. Miguel fait le tour du récipient se cache derrière. Soudain, un homme en costume noir qui a l’air très sévère, avec des yeux exorbités arrive en courant, furibond : - Mais qu’est-ce que vous faites, petits vauriens, je vous ai déjà interdit de toucher à la machine à chewing-gum !!!! Dégagez de là et je ne veux plus vous voir. - D’accord papa, répondent en chœur les deux enfants. Kiki et Bibou se cachent alors derrière la porte et le père s’en va. - Toi, tu montes à l’échelle et moi je surveille, dit Kiki à Bibou. Ce dernier prend l’échelle, et monte. - Dépêche-toi on n’a pas que ça à faire, ordonne Kiki.

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Miguel, à quatre pattes, prend un peu de chewing-gum laissé sur le béton du sol. Il vise et le jette dans les yeux de Kiki. Il est aveuglé, il crie. En s’affolant, il se cogne la tête contre le récipient : « Bang ! ». Bibou, qui est sur l’échelle, voit son frère assommé. Il veut descendre pour l’aide, mais Miguel dit : « Salut Bibou ! », et il soulève l’échelle. Bibou tombe dans la bassine à chewing-gum : « hahaha !!! ».

Chapitre 8 : Le téléphone

Miguel rejoint Stéphanie après. – Qu’est-ce qui s’est passé ? demande Miguel. Stéphanie a écouté à la porte du bureau du directeur. Elle raconte à Miguel ce qu’elle a entendu : – Il était au téléphone et parlait très fort : « Quoi ? Le capitaine de Val de Reuil n’est pas là... On va gagner alors... Quoi… ? Le match a été reporté…le car de l’équipe a crevé ? … un retard d’une heure… Mais c’est pas possible, je vous préviens, je joue ma place de président du club. Si on ne gagne pas cette anné , je suis fichu… » Il a raccroché et après il a ajouté : « Et mes cinq garnements vont être terriblement furieux si on perd. Ils sont capables de tout....». Alors Miguel explique ce qu’il a fait de son côté aux deux petits kidnappeurs. Miguel sait maintenant que les kidnappeurs sont les fils du directeur de l’usine et que le père n’est pas au courant de l’enlèvement d’Andy, sinon il n’aurait pas dit ça au téléphone. – Viens avec moi, j’ai une idée, dit Miguel. 135


Chapitre 9 : La libération d’Andy

Pendant ce temps, Andy se secoue dans tous les sens pour aller vers une caisse qui traîne par terre. Les bébés kidnappeurs restants, Madof, Zouzou et le terrible Diablotin regardent par la fenêtre et vérifient que leur père ne revient pas. Andy en profite et frotte la corde contre le coin de la caisse jusqu’à ce que la corde se coupe. Ça y est ! Il est libre, mais il reste avec les mains dans le dos comme s’il était encore attaché. Il décide de les provoquer : – Hé ! Mes petites poules, ça sent mauvais. Lequel de vous trois a la couche pleine ? – Bah ! Je crois que c’est moi parce que quand j’ai peur, je fais dans ma culotte, répond bêtement Madof. – Tu n’as qu’à lui faire sentir Madof, propose Zouzou.

Rouge de colère, le directeur fonce sur Diablotin et le soulève par le bras : « Non non !! » et lui colle une fessée. Les frères en profitent pour se cacher sous le bureau. Andy s’échappe de la pièce. Il se retrouve dans le couloir mais il ne sait comment sortir. Il ne connaît pas l’usine. Soudain, il aperçoit Stéphanie, sa cousine, et Miguel, son ami. Mais que font-ils ici ? se demande-il. – Andy, tu es sain et sauf ! On a eu très peur pour toi ! s’exclame Stéphanie. – J’ai réussi à me débarrasser de ces petits diables. Ils sont coriaces quand ils sont réunis. – Bon, on n’a pas de temps à perdre, il ne nous reste que dix minutes avant le début du match. Vite, il faut partir ! affirme Miguel.

Chapitre 10 : la course-poursuite

Madof obéit. Il enlève sa couche et s’approche d’Andy. Madof tend le bras avec la couche. En un éclair, Andy la saisit la met dans la figure de Madof. Zouzou et Diablotin explosent de rire sans comprendre qu’Andy vient de se libérer. Tout à coup, une sirène retentit dans l’usine. C’est l’alarme incendie qui a été déclenchée par Miguel. Le directeur dans son bureau est furieux. Il sort dans le couloir et se dirige vers la pièce où est retenu Andy. Du côté des trois frères, c’est la panique ! Andy en profite pour se diriger vers la porte de sortie mais Diablotin braque son pistolet à chewing-gum sur Andy. « Si tu bouges, t’es mort ». Soudain, la porte s’ouvre : « Qu’est-ce ce que vous avec encore fait ? hurle le père. A peine le père finit sa phrase, qu’il reçoit une décharge de chewing-gum liquide en pleine figure. – Désolé papa, j’en ai pas fait exprès, pleurniche Diablotin qui lâche son pistolet.

« Ils sont là ! Vite, attrapez- les ! » hurle Bibou qui a réussi à sortir de la cuve à chewing-gum. Il a du chewing-gum vert partout sur le corps et sur le visage. On ne distingue plus que ses petits yeux cruels. Il leur court après mais le chewing-gum colle à ses pieds et des bulles se gonflent et éclatent à chacun de ses pas. Il glisse et manque de tomber plusieurs fois. Il étale du chewing-gum partout sur le sol. Ses quatre frères le rejoignent dans la course poursuite. Maintenant, à cause de Bibou et de ses chaussures pleines de chewing-gum, ça glisse terriblement et ses frères, légers comme des plumes, tombent et retombent chacun leur tour sur le sol. Miguel, Stéphanie et Andy empruntent l’escalier, poursuivis par les quintuplés. Bibou est derrière ses frères, il glisse en arrière. Il essaye de se rattraper à la

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rampe : « hahaha ! » mais trop tard, il se casse la figure. Il bouscule ses quatre frères dans les escaliers. « Espèce d’imbécile ! » hurlent-ils. Les quintuplés roulent dans l’escalier et ils se cognent tous en bas. Ils sont assommés, laissant la voie libre. Les trois amis sortent de l’usine par la porte principale. « Ouaf ouaf grr ! » entendent-ils. Le chien que Miguel et Stéphanie avaient semé pour pénétrer dans l’usine est revenu et incroyable, il a retrouvé le bâton que Miguel avait lancé dans la benne d’un camion poubelle. Le chien, la langue pendante et la bave coulante, se dirige immédiatement sur Andy et lui saute dessus avec ses pattes pleines de boue. Il lui lèche sur visage, lui mettant plein de bave dégoulinante sur les joues. – Mais qu’est-ce qui me veut cet abruti de chien ? Aidezmoi vous deux ! Miguel et Stéphanie éclatent de rire en voyant Andy, couvert d’empreintes de pattes de chien, de bave et de chewing-gum encore collé : ce n’est vraiment pas sa journée. – Arrête de jouer avec le chien, Andy, on a un match à gagner !

Chapitre 11 : Le match

« C’est foutu, il ne viendra pas, » répète constamment Thierry désespéré. L’équipe d’Evreux est arrivée et est déjà sur le terrain sur stage Léo Lagrange. Soudain, il entend des voix qui s’élèvent au loin. Mais que se passe-t-il ? Les spectateurs l’ont reconnu, c’est Andy qui arrive en courant, accompagné de Miguel. 138

– Il a réussi, il a retrouvé Andy ! crie l’entraîneur. Vite Andy, prépare-toi ! Le match commence dans deux minutes. Andy court dans les vestiaires, enfile sa tenue et prend place sur le terrain. Le match commence. Première mi-temps : des actions de chaque côté mais niveau très serré entre les deux équipes : match nul, un but partout à la mi-temps. A la seconde mi-temps, Val de Reuil fait une pression offensive. Miguel dribble trois joueurs d’un seul coup et fait une passe décisive à Andy dans la surface de réparation adverse. Andy saute, fait une tête et frappe le ballon de toutes ses forces. Le gardien saute mais trop tard : incroyable BUT à la dernière minute ! Val de Reuil a gagné 2 – 1 ! Andy ! Andy ! clament les spectateurs. Les joueurs portent Andy en triomphe. Miguel lève les bras en l’air en vainqueur et cherche du regard Stéphanie qui est restée dans les gradins à regarder le match. Il aimerait bien l’impressionner un peu. Soudain, un enfant s’approche du champion : – Bonjour, je suis en CM2 à l’école Louise Michel et je rédige un article pour le journal de l’école. Tu as encore été décisif aujourd’hui pour ton équipe ! Confie-nous ton secret pour être au top. – Oui, merci beaucoup mais tu sais on ne devient pas le meilleur butteur du championnat en un clin d’œil… Et comme d’habitude, Andy prend des allures de stars devant la presse. « Il sera encore la une du journal de l’école », se dit Miguel.

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Chapitre 12 : Stéphanie la journaliste

Le lendemain, Miguel va chercher le journal à la librairie pour son père. Il entend des gens qui discutent très fort et il écoute d’une oreille la conversation : – T’es au courant de cette histoire à propos du gamin qui s’est fait kidnappé. – Ouais, il parait que c’était les gamins du patron de l’usine qui avaient fait le coup.

– Oui, c’est incroyable et c’est drôlement bien raconté. – On a l’impression que le journaliste y était tellement les détails sont précis. Et tu le connais ce « La Plume » ? J’aimerais le rencontrer pour le remercier. – Oui et je le connais très bien même. Il est en face de toi…

Entendant ces paroles, Miguel a un doute, il saisit le journal et lit la première page : KIDNAPPING A VAL DE REUIL « Une incroyable histoire à Val de Reuil. Un jeune garçon a été kidnappé par les fils de M. le Directeur de l’usine des « bonbons pratiques super forts ». Il a fallu le courage de son ami pour le sortir des griffes de ses ravisseurs… signé « La plume »

Miguel n’en croit pas ses yeux, on parle de lui dans le journal - mais pas celui de l’école - celui des grands, le vrai journal. Mais comment ce journaliste avait-il pu être au courant si vite ? Soudain, Miguel entend une voix derrière lui : – Alors, le héros, ça va ? – Stéphanie, mais qu’est-ce que tu fais là ? s’étonne Miguel. Tu as vu cet article ? C’est incroyable que ça paraisse déjà dans la presse, tu ne trouves pas ? On n’en a parlé à personne. 140

Nouvelle écrite par les CM1-CM2 de la classe d’Arnaud Delacoudre de l’école Louise Michel : Valentin Delamare, Benjamin Rolland, Léa Renard, Mégane Verger, Aurélien Rouy, Dylan Chapelle, Mérédith Makouangou, Magdallenna Defaix, Aurélie Sabard, Thomas Lemesle.

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Table des matières Les contes : – Le sort de la forêt de Bord – Le dernier repas du prince – Le problème du géant – Les mini-kings du ring – Thomas et les petites créatures

Les nouvelles policières – Vol au musée – Jana Cled – L’Eure de la vengeance – Et pourtant, le crime était parfait – La plume d’or – Le club des six et l’affaire du rubis – Agence Joliette – Commissaire Malthus – Le mystérieux meurtrier – Un crime mystérieux – Cambriolage à la bijouterie – L’enlèvement du maire – Rendez-vous aux WC – Trou de mémoire – Une disparition étrange – Enlèvement à Val de Reuil

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Livre réalisé par TOSCANE Studio éditorial pour les Editions Petit à Petit Contact : 02 35 08 07 58 Imprimé en Juin 2009 chez Corlet Numérique


contes et nouvelles policière - Val de Reuil  

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