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Références. Source d’inspiration pour orienter votre carrière

BREAK HIVER 2011

10 LIVRES INCONTOURNABLES GESTION, MANAGEMENT, STRATÉGIE...

BON RÉDU DE CTIO N P. 12

LUS ET COMMENTÉS PAR D’ÉMINENTS PROFESSEURS

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GOUROUS DU WEB ET DE TWITTER

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CEO À LIVRES OUVERTS


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Mes bonnes résolutions passent aussi par la STIB. La nouvelle année approche à grands pas, et avec elle reviennent les traditionnelles bonnes résolutions ! En 2012, pourquoi ne pas relever un nouveau challenge ? Vous souhaitez donner du sens à votre travail ? Vous voulez jouer un rôle concret dans le développement de la mobilité durable à Bruxelles ? Vous désirez de réelles perspectives d’évolution dans votre carrière ? Alors, un job à la STIB est ce que vous recherchez! Entreprise publique à la pointe de l’innovation, nous associons les atouts du secteur public au dynamisme des entreprises privées. Porteur d’avenir, notre secteur d’activité, la mobilité, contribue au développement durable de Bruxelles, tant sur le plan économique que social et environnemental. Nous recherchons des collaborateurs de talent qui souhaitent s’investir dans une entreprise dynamique et innovante, participer à nos projets de développement et contribuer à l’amélioration constante de la qualité de nos services. Grâce à une offre de plus de 300 métiers, nous recrutons non seulement des FONCTIONS TECHNIQUES et d’ingénierie de pointe, tels que des INGÉNIEURS CIVILS et INDUSTRIELS, mais également des MANAGERS DE QUALITÉ ou encore des fonctions de SUPPORT EN MANAGEMENT, des DISPATCHEURS, des AGENTS DE SÉCURITÉ, des CONDUCTEURS et des CHAUFFEURS. Parce que nous croyons qu’une entreprise est riche de la diversité de son personnel, nous engageons bien évidemment des femmes et des hommes de tout âge et de toute origine dont l’expérience et le savoir-faire constituent un atout. Performance et passion vont de pair avec nos valeurs vécues au quotidien : Enthousiasme – Responsabilité et Engagement Ouverture d’esprit - Transparence - Esprit d’équipe. Votre décision est prise ? Alors visitez

jobs.stib.be

et découvrez les opportunités que la STIB vous offre !

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VACATURE R F RENCES BREAK T 2011


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sommaire

Dix bibles pour ne pas travailler idiot Besoin de repères, en ces temps chahutés ? C’est exactement ce que nous vous proposons, dans ce numéro hors série exceptionnel. Nous avons demandé à d’éminents professeurs de nos grandes universités de sélectionner avec nous, de lire et de commenter pour vous dix livres incontournables du moment. Dix bibles du business et de l’économie, indispensables pour tous ceux qui veulent mieux comprendre les rouages d’un monde économique qui tourne fou, à bien des égards. Bien sûr, la littérature économique qui compte ne se limite pas à cette liste forcément subjective, nécessairement arbitraire. Raison pour laquelle nous en évoquons encore d’autres en ouverture de ce numéro et, surtout, nous avons demandé à nos lecteurs réputés de nous en recommander plus encore, pour que chacun puisse y trouver son compte. Et, cerise sur le gâteau, nous avons également posé la question à cinq grands patrons d’entreprises. Avec tout ça, vous devriez avoir de quoi vous forger votre propre opinion. Alors, en un mot comme en cent : bonne lecture. Philippe Berkenbaum• Rédacteur en chef

illustration cover : sebastiaan van doninck

Crises, krachs, bulles ........................................................5 5 CEO à livres ouverts......................................................7 Les gourous d’internet................................................... 10 Les 100 règles d’or du management lu par Bruno Colmant ........................................................... 14 Le Casse du siècle lu par Ivan Van de Cloot........................................................ 20 Internet rend-il bête ? lu par Philippe van den Bosch de Aguilar............................... 25 Business model nouvelle génération lu par Olivier Witmeur .......................................................... 30

Destruction massive. Géopolitique de la faim lu par Arsène Burny .............................................................. 38 L’Open space m’a tuer lu par Luc Wilkin ................................................................... 48 Steve Jobs lu par Bruno van Pottelsberghe .............................................. 54 Nudge. La méthode douce pour inspirer la bonne décision lu par Alain Finet ................................ 62 Les Secrets de la manipulation efficace lu par Jean-Pierre Aerts ......................................................... 70 The Balancing Act of Innovation lu par Walter Van Dyck ......................................................... 78

références BREAK HIVER 2011.

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Travailler chez Electrabel, c’est aussi continuer à se développer afin d’aider André et Etienne à passer la crise de la cinquantaine. Qu’il s’agisse d’électricité ou de gaz naturel, plus de 7 000 employés chez Electrabel, Groupe GDF SUEZ, s’engagent tous les jours à fournir partout en Belgique une énergie qui répond aux attentes de ses clients. Car travailler chez Electrabel, c’est bien plus que produire de l’énergie. En rejoignant nos équipes, vous décidez en effet d’évoluer dans une entreprise internationale dynamique offrant la stabilité, une grande variété d’emplois, d’intéressantes perspectives de carrière et de nombreuses possibilités de formations. Un moyen idéal pour développer vos compétences multidisciplinaires afin de relever plus efficacement les défis du quotidien. Comme, par exemple, aider André et Etienne à passer la crise de la cinquantaine.

Bureau: GDF SUEZ Tour - Bruxelles Avant cela, de nombreuses années d’expérience en communication, relations publiques et service à la clientèle. Plus de 20 ans d’expérience chez Electrabel Une passion pour «l’apprentissage» et les marathons Un homme et deux filles (18 et 22ans)

Notre rôle est d’offrir un soutien au business en permettant aux employés de développer les compétences dont ils ont besoin pour faire face aux défis d’aujourd’hui mais également à ceux de demain. Cela se fait en offrant une large gamme de formations basées sur le développement des compétences ciblées et/ou des trajets de développement. Nous travaillons également en étroite collaboration avec l’Université de GDF SUEZ. Learning & Development est un facteur clé dans notre stratégie RH depuis déjà de nombreuses années. Les employés peuvent se développer de manière continue: comme starter avec des trajets de développement adaptés afin d’être rapidement opérationnel dans leur nouveau rôle et fonction, les employés plus expérimentés peuvent également bénéficier d’une offre de formation pour continuer à se développer d’un point de vue personnel et / ou dans le cadre d’une nouvelle étape dans leur carrière et leur expertise. Nous utilisons une large variété de méthodes de formation, allant de la formation traditionnelle en classe, le e-learning, la formation « on the job » jusqu’au coaching personnalisé. Dans une société comme la nôtre, où nous devons continuer à maintenir un très haut niveau technique, et où nous sommes en constante évolution pour faire face à de nouvelles structures, processus et outils ... la formation continue n’est pas un concept abstrait mais bien une réalité au quotidien. Une session pilote de notre nouveau programme «Leadership Development for Senior Managers» - en se concentrant sur la gestion de manager au sein des équipes multiculturelles et multi-localisées.

Intéressé(e) ? Surfez sur l’un de vos futurs collègues.

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VACATURE R F RENCES BREAK T 2011

pour découvrir toutes nos offres d’emploi, postuler en ligne ou parler avec


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préface

La littérature au chevet d’un monde économique déboussolé

Crises, krachs, bulles signe des temps? aux périodes de confiance absolue et de glorification de la réussite succèdent nécessairement des phases de remise en cause des systèmes et de doute. la littérature économique et managériale reflète, à sa manière, cette tendance avec quelques ouvrages aux titres éloquents.

bon de copier sur ceux qui sortent à 100%

Mais leurs dérives, voire leur arrogance, ont

vainqueurs.

abouti à la crise de 2008, dont les retombées dépassent le cadre des G20. Car, au-delà du

Féru de littérature économique, Christian

phénomène déclencheur des subprimes, ils

Chavagneux – rédacteur en chef adjoint

ont imposé aux entreprises une course folle

d’Alternatives économiques – publie un livre

à la rentabilité à court terme. Et contribué à

qui sera bien utile à l’économiste, à l’his-

un «mal-être» au travail devenu un phéno-

torien et au citoyen. Réunissant une docu-

mène de société dans les pays avancés. Ce

mentation impressionnante, Des tulipes

double constat, les auteurs de L’Incroyable

aux subprimes (éd. La Découverte) dresse

histoire de Wall Street (éd. Albin Michel) et

La littérature managériale mondiale est

une histoire, qui n’est pas si brève, de quatre

du Travail, les raisons de la colère (éd. Seuil)

remplie d’exemples de réussites. Parmi les

crises financières mémorables: la crise des

le dressent chacun à leur façon, historique et

grandes entreprises mondiales, certains

tulipes dans la Hollande du XVIIe siècle, celle

ludique pour les premiers, plus fondamental

parcours de CEO et de leurs équipes sont

consécutive à la banqueroute de Law au dé-

et analytique pour le second.

exemplaires. Dans certains cas, les plus

but du XVIIIe siècle en France, la panique de

grandes valeurs qui fondent l’humanité se

1907 aux États-Unis et la grande crise de 1929.

En se concentrant sur le «cœur du réacteur»

sont retrouvées dans leurs challenges: cou-

Le but de l’auteur est de montrer qu’au-delà

de la finance mondiale, Jacques Gravereau

rage, intégrité, dépassement, force morale,

des spécificités de chacune, il y a des carac-

et Jacques Trauman nous entraînent dans

intérêt désintéressé, soin de l’autre, généro-

tères communs qui expliquent la répétiti-

deux siècles d’histoire, pleins de réussites

sité, solidarité, compassion et bien d’autres

vité des scénarios les plus noirs. Les crises du

fulgurantes et de trahisons, de percées tech-

encore. L’entreprise moderne intègre sans

passé, comme celle des subprimes, mêlent

nologiques et de revers cuisants. À l’image

distinction tous les éléments de la vie. Il en

toujours cupidité des uns, cécité des autres,

de l’Amérique et de sa puissance, encore

est de même pour les échecs, nombreux,

complexité des montages. Il faut saisir ce qui

incontestée. Le lecteur n’y trouvera pas

qui restent discrets et disparaissent des unes

fait système et ce qu’en sont les ingrédients.

d’analyse percutante sur la crise financière. Mais une mise en scène stimulante de ce qui

des journaux et des écrans de télévisions. La belles histoires et la littérature managériale

De l’arrogance financière au mal-être social

faire de Wall Street un symbole de tous les

ne modélise que ce qui se vend. Pourtant,

En se prenant pour les maîtres du monde, les

rêves et... de tous les cauchemars. Derrière

l’analyse récente de l’actualité économique

financiers ont joué les apprentis sorciers. Nul

cette «incroyable» machine à innover et à

et financière montre qu’il n’est pas toujours

ne leur dénie un rôle vital dans l’économie.

déraper que symbolise Wall Street, on finit

dure sélection du marché ne retient que les

a permis, et permet encore aujourd’hui, de

références BREAK HIVER 2011.

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006_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:28:38

préface

pourtant par oublier les désastres provo-

siècle, le temps de travail et la pénibilité se

comportements en sont à la hauteur. Le

qués par la montée de la «dictature du court

sont «considérablement réduits», si la pro-

haut management ne sait pas – et souvent

terme» imposée aux entreprises, tenues de

tection sociale a progressé dans les pays

ne veut pas savoir – ce qui se passe vraiment

présenter des bilans trimestriels tenant mal

avancés, le mal-être des salariés a gagné

dans l’entreprise. À l’extérieur, la novlangue

compte d’investissements à rentabilité lente.

toutes les entreprises, privées ou publiques,

des business schools nourrit l’abstraction

les fonctionnaires, tous les échelons de la

du discours managérial. Ces institutions, à

hiérarchie.

l’image des grands cabinets anglo-saxons, expliquent ce qui devrait être, à défaut de

Émietté, sans avenir stable, sans vision

comprendre ce qui est. L’auteur de Lost in

cohérente, le travail voit sa valeur

Management en appelle donc de toute ur-

réduite à une culture de la produc-

gence à un «retour au réel» et au terrain.

tivité et du résultat, loin de tout lien ««entre entre mérite individuel et

Le mouvement n’est pas cantonné à ces éter-

réussite collective». Et comme

nels râleurs de Français. En janvier dernier,

la charge s’est déplacée «du

le gourou du management, Michael Porter,

registre physique au registre

avait lancé un pavé dans la mare avec son

psychique», le désenchan-

concept de «valeur partagée», sous-entendu

tement et la colère gagnent.

partagée aussi avec les salariés et le milieu

Il ne s’agit plus «d’agir pour

environnant, et pas seulement entre action-

un monde meilleur, mais de

naires, dirigeants et clients. Depuis, nombre

réagir pour survivre dans un

de travaux ont creusé ce sillon. De son côté,

monde compétitif». Où l’ac-

l’Indien Vineet Nayar, PDG de la société de

tionnaire est prioritaire.

services informatiques HCL, fait un tabac avec Les Employés d’abord, les clients ensuite

Management : Management: le retour de l’humain

(éd. Diateino). Le livre propose ni plus ni moins de renverser les règles convention-

À la faveur de la crise, les entreprises

nelles du management. Sa thèse: dans une

redécouvrent donc l’importance des

entreprise qui fait passer «les employés

salariés, de leur motivation et de leur impli-

d’abord», les salariés seront plus proactifs,

Et de ses conséquences sur le monde du tra-

cation au travail. Dans Lost in Management

et prendront des décisions plus rapides et

vail. Jacques Graverau et Jacques Trauman le

éd. Seuil), François Dupuy envisage sans ta-

souvent plus appropriées qu’un PDG depuis

soulignent.

bou les questions du sous-travail, de la mis-

sa tour d’ivoire. Toutefois, y parvenir néces-

sion impossible des managers de proximité

site que le PDG remette tout à plat. Il devra

Mais dans Travail, les raisons de la colère,

et déconstruit soigneusement le mythe des

s’interroger sur le cœur de métier de son en-

Vincent de Gaulejac va au-delà et nous livre

processus comme vecteurs du changement

treprise, comprendre que la valeur ajoutée

une radioscopie préoccupante des «ravages

dans les organisations complexes, privilé-

émane des employés qui interagissent avec

de la guerre économique», attisés par le

giant une approche plus souple, voire floue.

les clients, et redéfinir le rôle des managers

court-termisme financier et amplifiés par

En interne, le discours est devenu abstrait,

en conséquence. Car l’autre impératif est la

la globalisation comme par la révolution

codifié, idéologique: l’entreprise brandit

transparence. Un thème à explorer en 2012?

numérique. Son constat est clair: si, en un

ses valeurs, sans se soucier de savoir si ses

Rafal Naczyk•


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VIP

5 CEO à livres ouverts Pierre De Muelenaere,

photos Le soir

CEO et président d’Iris Group

En raison de son background scientifique (études d’ingénieur puis doctorat), Pierre De Muelenaere n’a récupéré ses lacunes en management qu’après la fondation d’Iris. Et ce, en lisant un grand nombre de livres sur tous les sujets, «depuis la pensée positive, les innombrables publications US un peu caricaturales, les autobiographies de grands capitaines d’entreprises (Bill Gates, Jack Welsh, etc.), les traités d’économie, les revues économiques américaines, etc.» Il nous dévoile quelques-uns de ses livres fétiches…

Introduction to VLSI system, Carver Mead et Lynn Conway, éd. AddisonWesley Longman, 47 €. « Mon livre technique préféré qui parlait de la conception des microprocesseurs et qui m’a fait rêver de devenir le concepteur d’un nouveau type de processeur spécialisé en reconnaissance de document et « l’Intel de l’imagerie ». La pure technique peut aussi mener à l’entrepreneuriat. »

Double Digit Growth (How Great Company achieve it, no Matter What), Michael Treacy, éd. Penguin, 11 €.

Moby Dick, Herman Melville, éd. Folio Poche, 9,95 €. « Quel livre !, qu’il faut compléter par les nombreux romans d’aventures et de science-fiction de Jules Verne, Jack London, Fenimore Cooper, Isaac Asimov. »

« Ce livre traite à mon avis d’un des sujets les plus importants pour une société, celui de la croissance régulière et sustainable, avec une gestion de risque raisonnable. C’est un livre que j’ai recommandé à plusieurs de mes collaborateurs. »

Éric Domb, CEO de Pairi Daiza L’homme qui plantait des arbres, Jean Giono, éd. Folio Cadet, 6,30 €. « Ce livre dresse le portrait d’un être humble qui a fait un rêve merveilleux : celui de reboiser la Haute Provence. Un rêve fou, gigantesque, qu’il ne pouvait accomplir que sur toute une vie et à l’insu de tous. Une incitation à entreprendre sa vie. Prétendre, cependant, que c’est ce livre qui m’a donné l’envie d’entreprendre serait une imposture. Je n’ai d’ailleurs aucune ambition

de me comparer au héros de Giono, car je suis devenu entrepreneur presque malgré moi : un vieux domaine, visité par hasard il y a dix-neuf ans, s’est emparé de moi. Depuis, je consacre toutes mes forces à lui redonner vie, à l’embellir et à donner au plus grand nombre l’envie de le pérenniser. » références BREAK HIVER 2011.

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VIP

Jean-Louis Migeot, CEO Free Field Technologies « En matière de management et d’analyse économique, on se tourne souvent vers les publications anglo-saxonnes ou vers celles de nos voisins français. Il y a pourtant aussi des publications belges de grande qualité. Voici trois lectures récentes qui ne visent pas spécifiquement le domaine de l’entreprise, mais dont les conclusions y sont pourtant directement applicables. »

Redéfinir la prospérité, Isabelle Cassiers, éd. de l’Aube, 2011, 25 €. « Cet ouvrage collectif publié sous la direction d’Isabelle Cassiers apporte au débat économique une nécessaire dose d’humanisme. Mettre en débat la notion même de prospérité et la disjoindre de celle de croissance me paraît particulièrement opportun en ces temps de crise. C’est un livre qui n’apporte certes pas de solutions, mais qui nourrit la réflexion sur une question cruciale : le bonheur se confond-il avec l’accumulation de richesse ? Transposé au monde de l’entreprise, ce livre invite implicitement à réfléchir à la finalité de l’activité économique : profit, croissance, emploi, valorisation personnelle des dirigeants et des équipes, valeur apportée aux clients, etc. L’un, l’autre, tous à la fois et avec quelles pondérations ? »

Des temps provisoires, une année imprécise. Recueil des chroniques 20102011, Bruno Colmant, éd. Anthémis, 2011, 29 €. « Bruno Colmant est un des analystes les plus lucides de notre situation économique actuelle. Son précédent livre de débat avec Étienne de Callataÿ sur l’avenir de la fiscalité belge était d’un grand intérêt et faisait preuve de beaucoup de pédagogie et de clairvoyance. Son dernier recueil de chroniques est bourré d’informations, d’analyses, d’anecdotes et de références historiques. Aucun de ces textes n’a perdu de son actualité et de sa pertinence et chaque page se déguste avec plaisir, au jour le jour. »

Haro sur la compétition, Hugues Bersini, éd. Presses universitaires de France, 2010, 28 €. « En s’appuyant sur ses recherches dans le domaine de l’intelligence artificielle (voir une démonstration spectaculaire sur http://code.ulb.ac.be/iridia.home.php), Hugues Bersini montre l’intérêt et l’ubiquité des stratégies coopératives en biologie, en économie et en psychologie. Par contraste, il démontre les effets pervers des stratégies essentiellement basées sur la compétition. Ce livre, résolument engagé, est en résonance avec d’autres livres plus anciens, mais dont la lecture est toujours hautement recommandée comme La Gêne égoïste de Richard Dawkins ou Génétique du péché originel de Christian de Duve. »


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Jean Martin,

CEO de BSB

La Passion de l’excellence, Thomas Peters et Nancy Austin, InterÉditions, 32 €.

« C’est le livre d’inspiration de mes débuts, fruit d’une enquête des auteurs auprès de dizaines d’entreprises américaines et européennes, dont les principes m’inspirent encore aujourd’hui. J’essaie en particulier de maintenir autant que possible une culture informelle au sein de l’entreprise qui seule permet d’en percevoir réellement le pouls, l’ambiance réelle parmi les collaborateurs. L’exercice est aisé quand on démarre, mais beaucoup plus ardu par la suite : BSB emploie aujourd’hui quelque 450 collaborateurs, dont la moitié n’étaient pas là il y a un an… »

Francis Massin, CEO de Nanocyl

La victoire de la Chine: l’Occident piégé par la mondialisation, Jean Mandelbaum et Daniel Haber, éd. Descartes & Cie, 15 €. «Ce livre est une mise en garde que les auteurs nous adressent, à nous Occidentaux qui nous faisons de plus en plus rapidement dépasser par la Chine. Il faut cesser de croire, en particulier, que la Chine se contente de fabriquer des produits à bas coûts: les jeunes Chinois ont très vite acquis, parfois par le biais de leurs études en Occident, le goût d’entreprendre et de développer des activités à haute valeur ajoutée. Il serait suicidaire de notre part d’ignorer les signaux qui nous sont envoyés…

Blue Ocean Strategy, W. Chan Kim et Renée Mauborgne, éd. Harvard Business School, 21,95 €. «Un best-seller qui offre une réflexion stratégique particulièrement intéressante sur la manière de se différencier en s’écartant des modes de pensée plus traditionnels. Pour Nanocyl, qui figure parmi les précurseurs à l’échelle mondiale dans la fabrication et la commercialisation des nanotubes de carbone, pareille réflexion est véritablement stratégique, car c’est par le biais de l’analyse des besoins critiques de nos clients que nous pourrons les aider à se différencier… en adoptant notre technologie.»

Le Mur des Belges, Anne-Marie Basic, éd. Élyge, 16 €. «Un roman d’anticipation sur l’avenir de la Belgique en 2023. La Belgique s’est en quelque sorte suicidée et ses habitants sont victimes du mur qui s’est dressé entre eux. En principe, cela devrait être de la politique-fiction…» Benoît July• références BREAK HIVER 2011.

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blogs & tweets

Les gourous d’internet Quelques clics suffisent pour consulter les plus fameux gourous du management. nous en avons sélectionné certains parmi les plus courus, qui s’expriment à titre indépendant au travers de leurs blogs et comptes twitter. et sont suivis par des millions d’internautes.

marketing & communication

le New York Times et le Washington Post. Et

gers qui s’intéressent aux technologies,

son compte Twitter suivi par 2,5 millions

aux affaires et aux plans de carrière. Guy

de personnes.

Kawasaki est suivi par un demi-million

mashable.com

de personnes sur Twitter. Le magazine

Twitter : @mashable

Strategist News l’a placé en deuxième posi-

Brian Solis

rière… Seth Godin.

Ce nouveau gourou américain des rela-

blog.guykawasaki.com

tions publiques et des médias s’est fait

Twitter : @GuyKawasaki

notamment connaître pas ses livres Get

tion de son Best Business Blogs 2011, der-

putting the public back in public relations

Small Business Trends

et The end of business as usual. Brian

Incontournable pour les indépendant ou

Solis travaille pour le cabinet de conseil

les patrons de PME, ce blog est animé par

Altimeter Group et a inspiré une foule de

Anita Campbell, qui est à la fois avocate

Seth Godin est l’ancien vice-président di-

sociétés du Fortune 500. Son blog s’ap-

et entrepreneuse. Le site diffuse un large

rect marketing de Yahoo!, auteur de sept

puie sur de nombreuses photos et vi-

éventail d’informations utiles pour les pe-

best-sellers et conférencier très demandé

déos et Solis a d’ailleurs lancé sa propre

tites entreprises, allant des tendances aux

aux quatre coins du monde. Publié en

chaîne télé via YouTube, où il développe

conseils sur l’élaboration d’un plan mar-

1999, son premier livre, Permission Mar-

sa vision et interviewe d’autres gourous.

keting, en passant par les erreurs typiques

keting, développait une vision fonda-

briansolis.com

des débutants.

mentalement différente des méthodes

Twitter : @briansolis

smallbiztrends.com

Seth’s blog

marketing intrusives alors en vogue. Décrit par Business Week comme « l’entrepreneur modèle de l’âge de l’information », son blog est l’un des plus populaires du monde dans le domaine du business. sethgodin.typepad.com Twitter : @ThisIsSethsBlog

stratégie & management Guy Kawasaki

Twitter : @smallbiztrends

ressources humaines

Ce spécialiste américain du capital-risque

Zen habits

dans la Silicon Valley fut l’un des premiers

Créé par l’auteur, coureur et végétarien,

Avec 40 à 50 millions de pages vues par

employés d’Apple, où il était responsable

Leo Babauta, ce blog populaire est consa-

mois, ce blog consacré aux médias sociaux

marketing du Macintosh en 1984. Il écrit

cré à la gestion du temps et l’efficacité

et à l’internet est l’un des sites d’infos les

sur l’entrepreneuriat, la carrière et la stra-

professionnelle. Il aide tous ceux qui ne

plus rentables au monde. Son fondateur,

tégie. Son blog est rempli de conseils pra-

résistent plus à l’indigestion d’e-mails et

Pete Cashmore, est régulièrement cité par

tiques, utiles aux entrepreneurs et mana-

d’information électronique à optimiser

Mashable


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leur équilibre vie privée-vie profession-

d’internet et de starts-ups IT. Selon le

notamment distingué pendant la crise par

nelle et vise à leur faciliter la vie. Babauta

moteur de recherches de blogs Techno-

de fréquentes apparitions télévisées pour

se décrit d’ailleurs comme « le blogueur de

rati, c’est l’un des blogs les plus populaires

critiquer durement l’injection massive d’ar-

la simplicité ».

du monde. Rien que son fil RSS compte

gent public dans le secteur bancaire sans

zenhabits.net

5 millions d’abonnés. Très convoité par les

aucune contrepartie. Il est suivi par 15 mil-

Twitter : @zen_habits

géants des médias, Techcrunch a été ra-

lions de personnes sur Twitter.

cheté à son fondateur Michael Arrington

ritholtz.com/blog

par le géant de l’internet AOL, qui appar-

Twitter : @ritholtz

Penelope Trunk Penelope Trunk a fondé trois sociétés et

tient au groupe Time Warner.

est devenue une source d’infos popu-

techcrunch.com

Business Insider

laire pour tout ce qui concerne la gestion

Twitter : @TechCrunch

Business Insider se situe à cheval entre

de carrière et le personal management.

un site d’infos et un blog – ou plutôt, une

Elle affirme avoir été citée par plus de

Boing Boing

deux cents publications dans le monde.

C’est aussi l’un des blogs les plus po-

Clusterstock a-t-elle été nominée parmi

Considérée comme inspirée, elle est aussi

pulaires, mais il existait déjà en version

les 25 meilleurs blogs financiers par Time

controversée pour certains tweets politi-

papier avant l’explosion du Net. Il parle

tandis que la rubrique Silicon Valley Insi-

quement incorrects, à propos notamment

de technologie, de sciences, de jeux, de

der est le « Blog favori » de PC Magazine.

d’une prétendue fausse couche.

gadgets et de culture web, se distingue

Son ton libre et ses commentaires iro-

blog.penelopetrunk.com

par sa polyvalence et se définit comme

niques le situent plus dans la catégorie des

Twitter : @penelopetrunk

« l’annuaire des choses merveilleuses ».

blogs, même s’il compte sur une rédaction

Le blog s’intéresse aussi à l’économie, à

de 40 contributeurs.

la politique et aux sports et sort régulière-

businessinsider.com

La spécialiste RH Sharlyn Lauby se décrit

ment des scoops. Abondamment illustré

Twitter : @businessinsider

comme le barman de votre bar favori :

de photos et vidéos.

vous lui parlez en confiance et il est tou-

boingboing.net

Calculated Risks

jours de bon conseil. Son expertise s’ex-

Twitter : @BoingBoing

Célèbre pour avoir été l’un des premiers

HR Bartender

prime sur des sujets comme l’utilisation des médias sociaux dans les RH, la motivation et la mesure des processus RH. hrbartender.com Twitter : @hrbartender

technologie Techcrunch

économie & finance The Big Picture

combinaison de blogs. Ainsi la section

à prédire l’éclatement de la bulle immobilière américaine, Calculated Risks est un blog économique et financier créé voici cinq ans par l’ancien manager technologique Bill McBride. De quoi lui assurer un certain respect dans les médias et parmi les décideurs. Il peut se targuer

The Big Picture est le blog de Barry Ritholtz,

aujourd’hui d’un minimum de 80 000 vi-

un auteur qui combine de bonnes analyses,

siteurs par jour.

des opinions fondées et un style d’écri-

calculatedriskblog.com

ture narrative. Il a été désigné comme l’un

Twitter : @calculatedrisk

C’est l’un des plus célèbres blogs sur les

des bloggers financiers les plus influents

tendances en matière de technologie,

du monde par Time Magazine. Il s’est

William Visterin•

références BREAK HIVER 2011.

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3 Le casse du siècle (Michael Lewis)

3 Steve Jobs (Walter Isaacson)

3 Internet rend-il bête ? (Nicholas Carr)

3 Nudge, la méthode douce pour inspirer la bonne

3 Business model, nouvelle génération (Alexander Osterwalder, Yves Pigneur) 3 Destruction massive - Géopolitique de la faim (Jean Ziegler)

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100 règles d’or du management

L’open space m’a tuer

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(Michael Lewis)

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T

2011

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maNagemeNt

richard templar, Les 100 règles d’or du management, lu par Bruno Colmant

ce livre peut faire l’effet d’un microélectrochoc Pour bruno colmant, Les 100 règles d’or aideront les managers à interroger leurs pratiques, même si le management ne s’apprend pas que dans les bouquins. l’économiste divulgue aussi ses conseils à lui. ils se traduisent en deux mots : courage et humilité.

Que vous inspirent les règles proposées ? «Globalement, on y retrouve beaucoup de bon sens. Il y a plusieurs conseils généraux qui dépassent d’ailleurs le domaine du management. Une faiblesse peut-être: ce livre semble prétendre que le succès est à la base de tout. On peut aussi vivre de ses échecs. Les grands managers n’ont pas une carrière

Bruno Colmant, vous avez lu Les 100 règles d’or du management. Vos impressions ?

linéaire: ce sont des gens qui rebondissent.

« J’ai bien aimé. Le livre est pas mal fait,

danger de croire qu’il suffirait d’apprendre

bien rédigé. C’est oxygénant, j’y ai appris

des règles pour adopter un comportement

des choses. Je placerais cet ouvrage dans

optimal…» Lire cet ouvrage ne suffira donc

Et il n’est d’ailleurs pas possible d’être en succès permanent. Je pointerais aussi le

la catégorie des self help, que l’on retrouve

pas pour devenir un grand manager…

notamment aux États-Unis. Ce sont des pe-

« Je crois qu’il y a une part d’inné. Il y a

tits manuels qui ont pour but de dévelop-

des types qui ont un magnétisme hors du

per ses capacités personnelles dans toutes

commun, qui ont cette capacité d’ « éner-

sortes de domaines. Je ne suis pas surpris

giser » les autres. Ils ont de l’intelligence,

par le succès du livre : dans notre monde

de la résilience. Mais c’est surtout leur

compliqué, on a besoin de rangement. »

paix intérieure qui est impressionnante.

Le Lecteur ingénieur commercial de formation, Bruno colmant est docteur en économie appliquée. sa carrière le voit occuper des postes à hautes responsabilités chez inG et Ageas. Durant un an, il occupera aussi le poste de chef de cabinet du ministre des finances, Didier reynders, avant de s’en aller diriger la Bourse de Bruxelles. il est aujourd’hui associé dans le cabinet de consultance roland Berger. Bruno colmant enseigne par ailleurs dans plusieurs universités, dont l’UcL et la Vlerick Management school. il est l’auteur de nombreuses publications dans les domaines de l’économie et de la finance. Membre de l’Académie royale de Belgique, il intervient très régulièrement dans les médias.


soFie van HooF

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Bruno Colmant : « Les grands managers n’ont pas une carrière linéaire : ce sont des gens qui rebondissent. »

références BREAK HIVER 2011.

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maNagemeNt

le liVre Pour bruno colmant, Les 100 règles d’or aideront les managers à interroger leurs pratiques, même si le management ne s’apprend pas que dans les bouquins. l’économiste divulgue aussi ses conseils à lui. ils se traduisent en deux mots: courage et humilité. dans ce livre, pas de grandes révélations. Mais des réflexes logiques, des conseils utiles. À la lecture, les règles vous paraîtront souvent évidentes. À la réflexion, vous vous apercevrez pourtant que vous ne les appliquez pas toujours. divisé en deux parties (Encadrez votre équipe et Gérez-vous vous-même), l’ouvrage brasse tous les domaines du management, avec un accent tout particulier sur la gestion des relations humaines. «travaillez dur» mais «amusezvous», «ne revenez pas sur vos positions» mais «sachez quand laisser tomber»… les paradoxes ne sont jamais loin: le tout est une question d’équilibre. très pratique, très concret, le livre se consulte plutôt que ne se lit. comme autant d’utiles piqûres de rappel dans un quotidien surchargé.

Quatre règLes passées au crible

1.

FAITES PREUVE D’ExCELLENCE QUAND VOUS RECRUTEz VOS COLLABORATEURS

« c’est tellement vrai ! on peut être un bon manager dans certaines circonstances et pas dans d’autres. certains craignent parfois d’être dépassés par leurs collaborateurs. or, c’est le but : ils doivent se rendre

gens frustrés, ce sont des gens qui sont

faire carrière dans le domaine du management?

placides, libérés, en paix avec eux-

«D’abord, l’humilité. C’est la base de

mêmes. Ce qui n’empêche pas la nervo-

tout: nous sommes tous en déficit d’ap-

sité du stress. L’une des règles contenues

prentissage. Quatre années d’études ne

dans l’ouvrage est : « Ne vous faites pas de

suffisent d’ailleurs pas pour travailler

souci ». À mon sens, ce n’est pas tout à fait

quarante ans. Il faut se recycler, revenir à

vrai. Le boulot, on peut y penser du matin

l’université, viser l’éducation permanente.

au soir. Je dirigeais la Bourse de Bruxelles

Et se remettre à risquer, tout le temps. Deu-

quand a éclaté le début de la crise finan-

xième mot d’ordre: le courage. Dans tout

cière. Je peux vous dire que cela m’habi-

groupe humain, il y a des règles de domina-

tait tout le temps… »

tion. Il faut appeler à la différence humaine.

Les grands managers ne sont pas des

Les 100 règles d’or du management, richard templar, éd. Marabout Poche, 2007, 5,90 €.

l’auteur il est auteur mais aussi homme de terrain. Pendant trente ans, ce britannique a travaillé dans toutes sortes d’entreprises, à toutes sortes de postes. son succès professionnel, il a décidé de le partager avec ses lecteurs. richard templar est l’auteur de plusieurs livres. des ouvrages très pratiques qui vous aideront à gérer votre argent (The Rules of money), éduquer vos enfants (The Rules of parenting) et, last but not least, être plus heureux (The Rules of life). il a également écrit Les 110 règles d’or du travail.

dispensables pour éviter de se rendre vaniteux. le management est une succession de projets qui s’enrichissent les uns des autres. À rester trop longuement dans une même fonction, on risque d’ailleurs de devenir une copie conforme de soi-même. un grand manager doit dès lors être capable d’engager des gens plus brillants que lui. »

Il faut développer le courage de l’innovation,

Quels sont les conseils que vous donneriez à ceux qui veulent

ne jamais mettre genou à terre, ne jamais se soumettre à des formulations imposées.


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2.

GÉREz VOTRE SANTÉ

« c’est très important : la santé est le seul capital que l’on a plus ou moins sous contrôle. Je suis personnellement surpris de voir les capacités d’un homme comme didier reynders (dont il fut chef de cabinet, ndlr), cette aptitude à garder son corps en forme. Moi, je marche beaucoup en forêt, c’est là que je trouve mon inspiration. »

3.

ADOPTEz UN STyLE DE MANAGEMENT MINIMALISTE

4.

«Ça, c’est quelque chose que j’ai appris en lisant l’ouvrage. adopter un comportement dépouillé est sans doute préférable au fait d’être oppressant. Ça m’a fait réfléchir…»

SOyEz TOUJOURS DROIT ET DITES LA VÉRITÉ

«Être toujours droit? certainement! Par contre, il n’est pas toujours nécessaire de dire la vérité. cela voudrait dire qu’on est toujours capable de distinguer les faits de sa propre perception, ce qui n’est pas vrai.»

Les Livres conseiLLés Trop souvent, on rencontre un biais cognitif,

dit, dans nos universités, je vois des jeunes

c’est-à-dire une tendance à devenir confor-

plus versatiles, plus flexibles, qui voyagent,

miste. Les gens se conforment aux us et cou-

parlent d’autres langues, qui ont une ouver-

tumes de l’entreprise plutôt que d’imaginer

ture d’esprit extraordinaire. Quand on est

comment ils pourraient la porter plus loin.

jeune, on ne doit pas chercher la sécurité. Il

À son tour, l’entreprise elle-même devient

faut voyager et absorber comme un buvard.»

conforme aux autres et peut devenir un lieu velles. L’entreprise devrait être un lieu extra-

Vous allez conseiller l’ouvrage à des proches?

verti, capable de se repenser tous les jours.»

« Je vais le passer à mes collaborateurs. Je

Vous observez cela en Belgique…

tures, âgés de 40 à 50 ans. C’est un livre de

«Nous vivons dans un pays très conformiste.

prise de conscience, qui met en réflexion et

Aux États-Unis, il n’y a jamais de crise, on est

peut faire l’effet d’un microélectrochoc. »

beaucoup plus dans un état de combat. Cela

Vincent Delcorps•

mortifère en termes de création d’idées nou-

pense qu’il s’adresse surtout à des gens ma-

Tout ce que vous n’apprendrez jamais à Harvard, Mark Mc cormack : « Je m’en souviendrai toujours. ce livre insiste sur la relation personnelle, la politesse, l’authenticité entre individus. un exemple : c’est important de prendre des nouvelles de ses employés. » Good to great, Jim collins : « l’auteur analyse les caractéristiques communes des entreprises qui réussissent. l’une d’elles : l’humilité du patron. c’est une lecture qui m’a influencé. »

références BREAK HIVER 2011.

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A partir du 1er janvier 2012, une toute nouvelle organisation bien moins complexe sera mise en place pour de meilleures performances à tous les niveaux. Mais cette transformation a débuté en mars 2009, avec le déménagement du siège social vers les magnifiques locaux de la rue Royale, marquant l’avènement d’une culture d’entreprise rajeunie et de méthodes de travail modernes. Divers espaces de travail – cocoons, benches ou lounges – et de détente, comme les coffee corners, permettent désormais à tous les employés de travailler en toute flexibilité dans une atmosphère conviviale et dynamique. Les Ressources Humaines ont elles aussi subi un véritable lifting: diminution de la hiérarchisation et mise en place d’un management participatif et transparent ont permis de créer un authentique esprit d’équipe. Et cette modernisation a porté ses fruits, puisque l’équipe RH de la STIB a été couronnée ‘ ’.

Métiers techniques et ingénierie

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VACATURE R F RENCES BREAK T 2011

A la pointe de l’innovation, la STIB surfe sur la vague des toutes dernières technologies. Le développement durable et l’écologie constituent également des défis cruciaux pour l’entreprise, qui agit concrètement pour réduire son empreinte écologique. Ainsi, 3 de ses sites de travail et ses 69 stations de métro ont déjà reçu le label . En dix ans, le nombre de voyageurs a augmenté de 80 % et devrait atteindre quelque 320 millions à la fin 2011. Le chiffre d’affaires a augmenté de 221 % et les investissements sont passés de 50 millions d’euros en 2000 à 480 millions d’euros pour 2012. Les revenus propres de la STIB sont passés de 34 % il y a dix ans à plus de 55 % aujourd’hui. La flotte s’est vue dotée de 253 nouveaux bus, 220 trams et 21 métros Boa. Enfin, de 5800 employés en 2000, la STIB est passée à 6900 collaborateurs en 2011. Envie de prendre part aux projets de la STIB ?


019_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:17:27

Mes bonnes résolutions passent aussi par la STIB. La nouvelle année approche à grands pas, et avec elle reviennent les traditionnelles bonnes résolutions ! En 2012, pourquoi ne pas relever un nouveau challenge ? Vous souhaitez donner du sens à votre travail ? Vous voulez jouer un rôle concret dans le développement de la mobilité durable à Bruxelles ? Vous désirez de réelles perspectives d’évolution dans votre carrière ? Alors, un job à la STIB est ce que vous recherchez! Entreprise publique à la pointe de l’innovation, nous associons les atouts du secteur public au dynamisme des entreprises privées. Porteur d’avenir, notre secteur d’activité, la mobilité, contribue au développement durable de Bruxelles, tant sur le plan économique que social et environnemental. Nous recherchons des collaborateurs de talent qui souhaitent s’investir dans une entreprise dynamique et innovante, participer à nos projets de développement et contribuer à l’amélioration constante de la qualité de nos services. Grâce à une offre de plus de 300 métiers, nous recrutons non seulement des FONCTIONS TECHNIQUES et d’ingénierie de pointe, tels que des INGÉNIEURS CIVILS et INDUSTRIELS, mais également des MANAGERS DE QUALITÉ ou encore des fonctions de SUPPORT EN MANAGEMENT, des DISPATCHEURS, des AGENTS DE SÉCURITÉ, des CONDUCTEURS et des CHAUFFEURS. Parce que nous croyons qu’une entreprise est riche de la diversité de son personnel, nous engageons bien évidemment des femmes et des hommes de tout âge et de toute origine dont l’expérience et le savoir-faire constituent un atout. Performance et passion vont de pair avec nos valeurs vécues au quotidien : Enthousiasme – Responsabilité et Engagement Ouverture d’esprit - Transparence - Esprit d’équipe. Votre décision est prise ? Alors visitez

jobs.stib.be

et découvrez les opportunités que la STIB vous offre !

VACATURE R F RENCES BREAK T 2011

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020_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:31:13

fiNaNce

Michael Lewis, Le Casse du siècle, lu par Ivan Van de Cloot

Un thriller

dont les banquiers sont les méchants la littérature consacrée au management n’est sans doute pas toujours très captivante. Pourtant, Le Casse du siècle de Michael lewis est d’une tout autre trempe. outre les ingrédients d’un bon polar, ivan van de cloot, économiste en chef à l’institut itinera, lui reconnaît suffisamment de qualités pour figurer sans rougir sous l’arbre de noël.

concept relativement obscur à la portée du grand public. J’ai la fâcheuse habitude de laisser traîner une bonne dizaine de livres entamés, mais celui-ci est tellement passionnant que je l’ai dévoré d’une seule traite, comme un excellent thriller ! Ce qui me plaît moins, c’est qu’il tend à faire croire que la crise financière est entièrement due à la façon originale et quelque peu téméraire dont les Américains ont fait évoluer le crédit-logement depuis des années. La

«Un livre incontournable sur les rouages de la crise financière de 2008», écrivait le Washington Post à la sortie du livre. Vous êtes d’accord?

vérité est plus complexe. Les banques eu-

« Oui et non. Expliquer la crise comme

de s’en convaincre et en poursuivant sur

un phénomène particulier, ça me semble

cette mauvaise pente, on boira de nou-

un peu court. C’est pourtant ce que fait

veau la tasse avant dix ans ! Les banques

l’auteur, mais avec brio. Le Casse du siècle

ne doivent en aucun cas être considérées

(The Big Short) n’a rien d’un ouvrage

comme des fonds spéculatifs : on l’avait

de référence scientifique, mais Michael

déjà constaté il y a quelques années avec

Lewis parvient tout de même à mettre un

Fortis, et le cas de Dexia est similaire. »

ropéennes en sont tout aussi responsables, si pas plus. Nos banques ne se comportent plus comme des banques, mais comme des fonds spéculatifs. En refusant toujours

Ivan Van de Cloot : « Un tel cycle de crédit, dans lequel l’emprunt sert avant tout à combler le gouffre d’un endettement contracté antérieurement, pour continuer ensuite à acquitter les intérêts de sa dette, est vieux comme le monde. »


021_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:31:26

LE LECTEUR

SOFIE VAN HOOF

Ivan Van de Cloot a étudié l’économie à l’Université d’Anvers et a été durant deux ans assistant de recherche dans le domaine des finances publiques. Il est ensuite devenu économiste au service d’étude de BBL/ING Belgique. Il se spécialise dans les secteurs de la pension, la libéralisation du trafic ferroviaire, les aspects économiques de l’immigration, l’entrepreneuriat et les soins de santé. Quelques années plus tard, il change de direction pour le Thinktank Intinera Institut, où il suit l’actualité financière et économique en tant qu’économiste en chef. Il écrit également régulièrement dans les colonnes du Tijd ou du Morgen.

RÉFÉRENCES BREAK HIVER 2011.

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022_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:31:44

fiNaNce

Donc, certains n’ont de toute évidence pas encore lu le livre ?

fragile que l’un ou l’autre petit couac au-

le liVre

«Ma foi, on commence tout doucement

aux poudres. Des banques dotées d’un

à pouvoir le dire tout haut. Il y a un an

capital propre insuffisant et qui n’ont pas

à peine, on était vite banni des cercles

non plus assez d’épargne pour équili-

Le Casse du siècle (The Big Short) fouille les causes de la crise financière de 2008. il a été distribué cette année sous le même titre aux Pays-bas par Gennep aux éditions van stockum.

financiers en proférant des idées pareilles.

brer leurs finances, c’est la recette idéale

Pire: encore plus tôt, dans le cadre de la

pour se précipiter sur une crise bancaire

commission d’enquête sur Fortis, j’avais

comme celle que nous traversons main-

déjà prévenu qu’il fallait intervenir d’ur-

tenant. Crise hypothécaire, agences de

gence à propos de Dexia, parce que les

cotation et tout ce qu’on voudra : des tas

signes de l’actuelle débâcle étaient déjà bien

de facteurs ont certainement joué leur

perceptibles. Les faits ont fini par me don-

rôle, sans qu’aucun ne puisse réellement

ner raison mais, à l’époque, il m’était im-

être jugé comme décisif. Nos banques

possible d’en parler ouvertement. Même s’il

étaient trop faiblement financées et

vanstockuM.nl/searcH

était écrit noir sur blanc dans un rapport que

elles jouaient manifestement à la rou-

rait tout aussi bien suffi à mettre le feu

Dexia avait investi l’équivalent de 700% de

lette russe depuis des années. Comme

ses fonds propres dans des produits structu-

on le voit dans ce livre, le même méca-

l’auteur

rés – principalement via sa succursale amé-

nisme prévalait aussi aux États-Unis : un

ricaine FSA. En clair, pour chaque euro af-

bon banquier sait mesurer l’exposition

fecté à ses fonds propres, Dexia en avait sept

au risque des crédits qu’il consent et il

Michael lewis a étudié à l’université de Princeton et à la london school of economics. après avoir un peu travaillé dans le secteur financier, il publie son premier livre en 1989, Liar’s poker. il a ensuite entrepris une carrière de journaliste financier où il a, entre autres, écrit pour le New York Times, Bloomberg et Vanity Fair.

placés dans des produits structurés. Pour les

ne manquera jamais de le faire avant de

non-initiés: si les produits en question enre-

contracter le moindre prêt. Lewis dresse

gistrent une dévaluation de 14%, la banque

d’une façon saisissante le portrait de trois

est en faillite. Grâce à une gestion de crédit

investisseurs qui ont compris, bien avant

bien probante, le risque qu’une telle déva-

tout le monde, que la vente massive et

luation se produise effectivement peut être

agressive de plans hypothécaires à des

précisément évalué en amont et le fait n’est

personnes qui n’en avaient clairement

donc pas en soi gravissime. Hélas, concer-

pas les moyens causerait inévitablement

nant FSA, ce risque de crédit n’a pas encore

à terme une gigantesque catastrophe fi-

été déterminé à ce jour.»

nancière. »

L’auteur présente la crise hypothécaire américaine comme la cause principale du séisme qui a ébranlé Wall Street en 2008. La réalité n’est-elle pas plus nuancée?

La lecture de cet ouvrage vous fournit-elle un nouvel éclairage ?

« Elle a clairement servi de déclencheur,

sur les principaux protagonistes, sans se

mais tout le système était devenu si

contenter de donner un simple aperçu

« Pour moi, il confirme surtout ce que je savais déjà. Le grand mérite de l’auteur est d’avoir mis des noms et des visages


023_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:31:55

des structures qui furent à l’origine du dé-

il montre aussi comment on s’est mis à

rapage. Dans ce sens, il va beaucoup plus

maquiller des formes de crédit éminem-

loin qu’un autre livre, Too big to fail : dé-

ment toxiques dans un but purement

bâcle à Wall Street, sensiblement plus ardu

spéculatif. Ce phénomène ne semble

et donc moins accessible pour le grand

donc rien avoir perdu de son ampleur.

public. Le Casse du siècle est un vrai ro-

Un tel cycle de crédit, dans lequel l’em-

man policier. Les amateurs d’Agatha

prunt sert avant tout à combler le gouffre

Christie le dévoreront avec plaisir, même

d’un endettement contracté antérieure-

s’il ne s’y trouve aucun cadavre ! Les prin-

ment, pour continuer ensuite à acquitter

cipaux personnages n’ont rien à voir avec

les intérêts de sa dette, est vieux comme

le petit commerçant du coin : ce sont tous

le monde. On se retrouve finalement

de jeunes loups excessivement entrepre-

comme un colosse au pied d’argile, prêt à

nants, qui ont débuté dans leur cave et

s’écrouler au moindre coup de vent. »

réalisent soudain qu’ils sont capables de paralyser tout le système financier. Et ne

Morale de l’histoire ?

se gênent pas pour passer à l’acte ! »

«Tirons sans plus tarder les conclusions qui

Le livre relate des événements qui ont eu lieu il y a plusieurs années. y a-t-il encore des leçons à en tirer ?

Cela impliquerait, par exemple, de séparer

« La référence absolue des années 30

risques qu’elles jugeront utiles, à condition

est La Crise économique de 1929 (The

qu’elles soient prêtes à couvrir elles-mêmes

Great Crash), l’ouvrage journalistique de

leurs pertes éventuelles sans s’en remettre

J. K. Galbraith sur la grande dépression

systématiquement au contribuable. Mais je

s’imposent et extirpons le mal à la racine! une fois pour toutes les banques d’épargne de celles d’investissement. On pourrait dès lors laisser ces dernières prendre tous les

de l’époque. Et aujourd’hui encore, tout

ne me fais guère d’illusions: la moindre sug-

économiste qui se respecte se doit d’en

gestion dans ce sens suffirait à m’attirer les

posséder un exemplaire – en édition ori-

foudres de la haute finance. Quant aux in-

ginale, de préférence ! Selon moi, Le Casse

dividus qui ont siégé à la tête de nos institu-

mériterait un destin comparable, même

tions bancaires toutes ces dernières années,

s’il est forcément plus difficile de se dis-

mais se préoccupaient surtout de marketing

tinguer parmi la masse de livres que l’on

et ne savaient que très peu en quoi consiste

publie de nos jours. Mais la psychologie

réellement le métier de banquier, de telles

qui sous-tend tout un système incroya-

personnes ne devraient jamais se retrouver

blement perfide y est dépeinte à mer-

aux commandes d’aucune entreprise! Si ce

veille, ainsi que tous les ressorts d’une

livre contribue à nous faire comprendre que

débâcle aussi retentissante. Lewis ne s’ar-

ça ne devrait plus jamais être admis, alors

rête d’ailleurs pas à la crise immobilière,

c’est mission accomplie.» Filip Michiels •

références BREAK HIVER 2011.

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024_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:19:58

CONNECT PEOPLE est une entreprise spécialisée dans la Consultance IT et le Recrutement Général. Nous proposons nos services dans une multitude de secteurs en Belgique et au Luxembourg. A travers ses principes d’honnêteté, de transparence et de respect, Connect People vous aide à trouver l'opportunité de carrière qui vous correspond.

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VACATURE R F RENCES BREAK T 2011


025_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:32:15

techNologies de l'iNformatioN

nicholas carr, Internet rend-il bête?, lu par Philippe van den Bosch de Aguilar

Internet

ne fournit pas le cadre les problèmes du web? les contenus sont fragmentés, l’attention est dispersée. Philippe van den bosch de aguilar pointe les dangers d’une connaissance qui se limiterait à la toile. Mais sans condamner ce formidable outil.

Quels sont les points forts de cet ouvrage?

limites. Et jusqu’à la fin de sa vie : même les personnes âgées peuvent encore apprendre des choses. »

À ce propos, on assiste aujourd’hui à l’émergence des premières générations de gens qui sont nées avec le web. Vous y voyez des dangers pour le cerveau? « On en verra en tout cas des consé-

« D’un point de vue historique, ce livre

quences. Par nature, l’homme fait des

est remarquable. L’auteur a fait un im-

choses pour se faire plaisir. Il se crée des

pressionnant travail de dépouillement.

circuits neuronaux à la recherche du

Il dresse l’évolution des supports de l’in-

plaisir. Le web peut provoquer beaucoup

formation et raconte la manière dont le

de plaisir, car il donne l’impression de dé-

cerveau s’adapte. L’ouvrage aurait pu

couvrir l’entièreté du monde. Mais le risque

s’intituler : De la tablette cunéiforme à la

existe de ne plus s’ouvrir à d’autres voies,

tablette numérique. »

Les faiblesses du livre? « La principale : l’auteur ne répond pas à la question de son titre très accrocheur. De ce point de vue, je reste sur ma faim. Nicholas Carr parle d’ailleurs peu du cerveau. »

Il insiste tout de même sur sa grande plasticité. C’est prouvé, ça? « Oui. Le cerveau est malléable de manière indéfinie : on ne connaît pas ses

Auparavant, je trouvais facile de me plonger dans un livre ou dans un long article. […] ce n’est plus que rarement le cas aujourd’hui. extrait de Internet rend-il bête?

références BREAK HIVER 2011.

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techNologies de l'iNformatioN

le liVre « Je ne suis pas sûr que je pourrais m’en passer. » nous sommes à la page 276, nicholas carr passe aux aveux : l’homme est accroc au web. il n’a pourtant pas l’air idiot… son ouvrage fait même preuve d’un brillant sens de la synthèse. l’auteur dresse un impressionnant tableau historique des moyens de communication, depuis les premiers rouleaux jusqu’aux derniers livres électroniques. après nous avoir convaincus de la malléabilité du cerveau, il montre comment internet modifie les habitudes intellectuelles. et diminue nos compétences : baisse de la concentration, difficultés à mémoriser… internet met la connaissance en danger. au point de devenir bête ? cela reste encore à prouver.

l’auteur cet américain de 52 ans, formé à Harvard en littérature anglaise et américaine, est aujourd’hui un auteur à succès. ses domaines de prédilection : business, économie et technologies. livres, articles scientifiques, articles de presse… nicholas carr est un homme lu, comme en témoigne le succès de son blog : roughtype.com. adepte des nouvelles technologies, il n’en est pas moins critique. en 2005 déjà, il dénonçait les faiblesses de Wikipedia et entrait en conflit avec son cofondateur, Jimmy Wales. son dernier opus – The Shallows. What the Internet is doing to our brains (Internet rend-il bête ?) – figurait parmi les finalistes du prix Pulitzer 2011.

Philippe van den Bosch de Aguilar : « Le web peut provoquer beaucoup de plaisir, car il donne l’impression de découvrir l’entièreté du monde. Mais le risque existe de ne plus s’ouvrir à d’autres voies, d’éviter le déplaisir éventuel du monde extérieur. »


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Le Lecteur biologiste et docteur en sciences, Philippe van den bosch de aguilar est professeur émérite de l’université catholique de louvain. il y a enseigné la biologie, la neurobiologie ou encore l’anthropologie biologique. Philippe van den bosch est un spécialiste reconnu du cerveau et du vieillissement du système nerveux. Parmi ses nombreuses activités, il participe à la formation de managers en France, à qui il explique le fonctionnement du cerveau. Membre de l’académie royale de belgique, il appartient aussi à de nombreuses sociétés scientifiques.

extérieur. On peut alors tomber dans une

Vous constatez des dégâts chez les étudiants?

assuétude, qui n’est pas sans ressemblance

« Souvent, ils viennent me voir et confron-

avec celle pour l’alcool ou la drogue. »

tent mes propos avec ce qu’ils ont trouvé

d’éviter le déplaisir éventuel du monde

sur internet. Leurs infos ne sont souvent

Nicholas Carr dit que le web favorise un apprentissage superficiel…

ce qui est dû au fait que l’information

pas tout à fait exactes. C’est imprécis, est fragmentée. Le web ne fournit pas la

« C’est exact. Quand le cerveau tente de re-

structure, le cadre n’est souvent pas assez

tenir quelque chose, il doit le mettre dans un

large. Il faudrait développer des sites web

cadre, qui se trouve dans le cortex. Or, sur le

plus adaptés, mieux structurés. »

web, les données sont fragmentées. Les in-

une étude qui s’est intéressée à l’apprentis-

Êtes-vous inquiet face au développement des nouvelles technologies?

sage via internet. Les sujets devaient trouver

« Je suis inquiet dans une certaine mesure.

formations constituent des bouquets, mais

soFie van HooF

il n’y a pas de vase pour les déposer. Il y a

une info sur la Toile, puis ils devaient la res-

J’ai appris qu’au Japon, deux millions de

tituer. Beaucoup se rappelaient l’endroit où

personnes sont en contact avec le monde

ils avaient trouvé l’information, mais pas de

uniquement par le web. C’est un chiffre

l’information elle-même…»

qui me frappe ! Mais je ne suis pas tant

références BREAK HIVER 2011.

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techNologies de l'iNformatioN

Depuis toujours, nous survolons plus les journaux que nous ne les lisons. […] Mais ce qui est différent, et qui dérange, c’est que le survol est en train de devenir notre principal mode de lecture.

inquiet du développement du web que

étudiants n’avaient jamais eu de QCM, je ne

du fait qu’on ne développe pas plus de

voulais pas leur compliquer la tâche. Et puis,

choses à côté. Personnellement, j’ai tou-

je trouvais que la manière dont la réponse

jours été un très grand lecteur. La lecture

était libellée était très révélatrice!»

favorise le développement en profondeur d’autoroutes autour desquelles viendront

Selon vous, quels sont les principaux avantages du web?

ensuite se greffer les réseaux secondaires. »

«Internet éveille la curiosité! Et puis, à côté

du cerveau. C’est comme la construction

des textes, il fournit aussi des images. Sur le

À la fin de l’ouvrage, l’auteur évoque une technique automatisée fondée sur l’intelligence artificielle pour coter des copies d’examen. Une bonne chose? «J’ai

longtemps

donné

cours

à

site de la NASA, on peut voir des photos de Jupiter, sans payer. Mais il faut pouvoir garder une distance par rapport au web.»

Internet rend-il bête ?

des

« Mais non, internet ne rend pas bête.

étudiants de première candi. J’avais 3 500 co-

Il rend intelligent, mais sous une autre

pies par an. Mais je n’ai jamais fait passer de

forme. Il développe un nouveau type de

questionnaires à choix multiples (QCM).

compréhension du monde qui nous en-

Je proposais plutôt une quinzaine de ques-

toure. Mais est-ce à dire que cela faci-

tions ouvertes, même si je passais plusieurs

lite l’évolution de l’espèce ? Seul l’avenir

semaines à les corriger. En secondaire, les

nous le dira… » Vincent Delcorps •

ses références Serge Tisseron Psychiatre, psychanalyste et docteur en psychologie, serge tisseron est professeur à Paris nanterre. il mène actuellement des recherches concernant l’impact des nouvelles technologies sur la construction de l’identité. Parmi ses nombreux ouvrages, citons Faut-il interdire les écrans aux enfants? lecerveau.mcgill.ca site web consacré au cerveau et développé par l’université McGill au canada. Pour Philippe van den bosch, c’est un site de référence. «c’est une autoroute sur laquelle on peut s’appuyer. on peut choisir le niveau, l’éclairage. c’est cohérent et fait par des spécialistes.» Twitter? «c’est quoi ça?» Philippe van den bosch n’est pas un grand adepte des ntic (nouvelles technologies de l’information et de la communication). «J’utilise peu internet. J’y vais pour voir des horaires de cinéma ou trouver une adresse. Je vais également sur certains sites scientifiques de référence. Je sais que ce sont des banques de données extrêmement fiables. Par contre, j’ai toujours été un très grand lecteur de livres.»


029_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:44:14

NRB ose (s’)engager ! Avec un chiffre d’affaires consolidé de plus de 220 millions d’euros et près de 1200 collaborateurs, le groupe NRB fait aujourd’hui partie du top 3 des entreprises du secteur ICT en Belgique. NRB est à même de proposer tous les éléments d’une solution ICT globale, tout en couvrant la totalité de son cycle de vie. NRB implémente et gère l’infrastructure informatique de ses clients, tant sur leur site que dans son propre centre de données situé à Herstal (Liège). Parallèlement, NRB conçoit l’architecture, développe, gère et maintient les applications (mainframe ou open systems), qu’elles soient conçues sur mesure ou personnalisées et

configurées à partir d’applications ERP (SAP), ECM (Entreprise Content Management) ou BI (Business Intelligence). NRB et ses filiales CEVI, ADEHIS, LOGINS et XPERTHIS proposent des solutions informatiques et des services destinés à des secteurs spécifiques tels que le secteur financier, le secteur public, les entreprises d’utilité publique, le secteur social et les soins de santé. NRB est une entreprise entièrement belge, ses actions sont détenues par des organismes belges et ses filiales sont réparties sur l’ensemble du territoire.

Nous sommes à la recherche de personnes compétentes, enthousiastes et prêtes à relever de nouveaux défis dans le secteur ICT. Enviederejoindreuneentrepriseperformante, enpleindéveloppement, vousoffrantunsalairecompétitif, un cadre de travail moderne et agréable ainsi que de nombreux avantages ?

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VACATURE R F RENCES BREAK T 2011

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030_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:33:16

eNtrepreNeuriat

Alexander osterwalder et Yves pigneur, Business model nouvelle génération, lu par Olivier Witmeur

Le petit business model illustré traduit en vingt-deux langues, le succès de Business model nouvelle génération a dépassé toutes les attentes. Yves Pigneur, prof à Hec lausanne, et son ancien étudiant alex osterwalder y ont scénarisé de nouveaux business models. Parmi les adeptes : ibM, 3M et autres deloitte, ainsi qu’olivier Witmeur qui l’enseigne à ses étudiants.

appel à de nombreux externes et spécialistes internationaux. Le principal mérite de Business model nouvelle génération, c’est d’avoir amené un canevas qui dépasse la pure réflexion stratégique. Tout en permettant de ne pas s’aventurer trop loin dans la planification, souvent trop riche en détails pratiques. L’ouvrage propose neuf blocs dans lesquels on retrouve deux grandes dimensions de la stratégie : d’un côté, le positionnement sur le marché et, en fin de cycle, les sources de re-

Business model nouvelle génération d’Alexander Osterwalder et d’yves Pigneur est une pièce inhérente à vos cours. Pourquoi avoir adopté cet ouvrage?

venus. D’autre part, une vision interne de

D’abord, parce que c’est un livre au design

un bon outil générique pour définir très

très sexy. Cet un ouvrage très graphique,

vite le concept général d’une entreprise.

l’entreprise qui interroge sur les compétences, les ressources et les activités essentielles à l’entreprise et, en filigrane, la dynamique des coûts en entreprise. C’est

avec beaucoup d’illustrations, de sché-

Mais en plus, c’est un outil très flexible qui

mas, de Post-it. Bien plus créatives que les

permet beaucoup de créativité. On peut

traditionnelles analyses SWOT ou modèle

facilement l’utiliser pour développer des

de Porter. Il s’agit, par ailleurs, d’un vrai

ateliers destinés à tester, en parallèle, dif-

travail de cocréation. Les auteurs ont fait

férents business models.

Le Lecteur olivier Witmeur est professeur d’entrepreneuriat à la solvay Brussels school of economics and Management et président du conseil bruxellois de la politique scientifique. il est également consultant et coach spécialisé en stratégie et financement de pMe à vocation de croissance. très investi sur le terrain, il a notamment dirigé l’incubateur eeBic à Bruxelles.


MicHel WieGandt

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Olivier Witmeur : « Avant tout, il faut être capable d’imaginer et de mettre en place de nouveaux modèles d’affaires. Les entreprises qui ont ignoré ce précepte sont aujourd’hui menacées d’extinction. »

références BREAK HIVER 2011.

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032_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:33:41

eNtrepreNeuriat

le liVre le business model de votre entreprise est-il toujours pertinent? Quelles sont les meilleures stratégies face à une concurrence toujours plus affûtée? comment transformer ses idées en modèles économiques innovants? sur un thème qui a déjà donné lieu à de nombreux ouvrages, Business model, nouvelle génération se différencie par sa mise en page, très dynamique, mais aussi par son origine: les deux auteurs, alexander osterwalder et Yves Pigneur, ont travaillé en collaboration avec une équipe de 470 professionnels répartis dans 45 pays. les modes d’expression (et d’explication) y sont nombreux: schémas, plans, graphiques, dessins accompagnés d’exercices et d’ateliers. le livre s’adresse aussi bien aux entreprises qu’aux étudiants. Business model nouvelle génération, alexander osterwalder et Yves Pigneur, éd. Pearson, 2011, 282 p., 35 €.

les auteurs docteur à Hec lausanne, alexander osterwalder jouit d’une réputation internationale. sa thèse mise en ligne lors de sa publication a suscité l’intérêt d’entreprises comme l’opérateur télécom norvégien telenor, ibM, Pricewaterhousecoopers, 3M et deloitte. tous ont adopté sa méthode. un succès qui a fait de lui un gourou du management dès l’âge de 34 ans. aujourd’hui, il vit des conférences qu’il donne dans le monde entier. son fonds de commerce: l’innovation dans le modèle d’affaires. Professeur en management des systèmes d’informations, Yves Pigneur est, lui, directeur de l’institut d’informatique et d’organisation à l’École des Hec de l’université de lausanne.

inventer des modèles économiques, c’est envisager de nouvelles façons de créer de la valeur, pour les entreprises, les clients et la société dans son ensemble. remplacer des modèles obsolètes. Avec son ipod et son magasin en ligne itunes.com, Apple a créé un modèle économique innovant qui a fait de la marque le leader du marché de la musique en ligne. en développant un modèle innovant basé sur la technologie peer-to-peer, skype a pu proposer aux consommateurs du monde entier des tarifs de communications internationales défiant toute concurrence et des appels gratuits. c’est aujourd’hui le plus grand opérateur mondial de communications voix. Grâce à la société d’autopartage Zipcar, les citadins n’ont plus besoin d’être propriétaires de leur voiture: ils peuvent en louer une pour une heure ou une journée grâce à un système d’abonnement. Avec son business model, Zipcar a répondu à un besoin émergent des usagers et à la nécessité de réduire les émissions de co2. La Grameen Bank contribue à faire reculer la pauvreté grâce à un modèle novateur qui a permis aux plus démunis d’accéder au microcrédit. extrait de Business model nouvelle génération

BLogs businessmodelalchemist.com philippesilberzahn.wordpress.com

blog.thebraintwist.com startuplessonslearned.com


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Un vent d’innovation et de renouveau souffle sur les business models. Les secteurs d’activité d’hier s’effondrent, d’autres voient le jour. Comment l’enseignement des business models évolue-t-il?

d’imaginer et de mettre en place de nou-

attaquable sur un plan conceptuel. Seule-

veaux modèles d’affaires. Les entreprises

ment, il reste un outil. Car en entrepreneu-

qui ont ignoré ce précepte sont aujourd’hui

riat, le modèle dynamique du business mo-

Historiquement, dans les cours d’entrepreneuriat, on demandait aux étudiants

trie pharmaceutique. Son modèle tradi-

ressources…). Rafal Naczyk•

de développer un business plan com-

tionnel, dans lequel un nombre limité de

menacées d’extinction: songez par exemple

del est plus difficile à discuter à travers ce

aux nombreuses sociétés en difficulté dans

type d’ouvrages. Il en va de même pour les

l’industrie de la musique, des médias ou

dimensions externes (évolutions du marché,

des automobiles. Autre exemple: l’indus-

de la concurrence, de la disponibilité des

plet. En d’autres termes, définir un projet,

médicaments (les blockbusters) génère

choisir l’opportunité, étudier le marché

plusieurs milliards de revenus jusqu’à l’ex-

pour ensuite définir une stratégie et la

piration des brevets, n’est plus soutenable.

décliner en plans d’action avec un plan

Les coûts de recherche sont trop élevés et

marketing, un plan de production, un plan

les résultats trop maigres. Mais si les géants

d’administration et un plan de recherche

du secteur n’agissent pas rapidement, les

et de développement. Pour finalement, tra-

domaines prometteurs comme la médecine

duire ces plans en plan financier. Cette der-

personnalisée seront occupés par d’autres.

nière partie est généralement enseignée

Les nouveaux business models doivent se

dans des cours de management poussés.

réinventer constamment au sein d’une en-

Aujourd’hui, la méthode consiste à choi-

treprise, de façon beaucoup plus systéma-

sir d’abord l’opportunité, la valider par le

tique que par le passé. Ceci inclut la capa-

marché pour ensuite faire un choix sur le

cité de visualiser les modèles d’affaires et de

business model. Ce livre prouve qu’une ap-

générer des modèles innovateurs alternatifs,

proche académique est applicable dans la

avant de choisir le plus prometteur. Com-

pratique. En réalité, un entrepreneur a un

ment procéder? Il faut disséquer l’activité

choix énorme au niveau stratégique. Mais

de sa société brique par brique: proposition

sa créativité se traduit par le business model

de valeur, segments de clients, distribution,

qu’il va adopter. C’est aussi une ligne de dé-

relations clients, revenus, ressources-clés,

marcation essentielle face aux concurrents.

partenaires et structure de coûts. Le défi consiste à explorer des terrains inconnus

Générer des modèles alternatifs, est-ce suffisant pour assurer un succès commercial?

tout en gardant une vision d’ensemble.

L’ouvrage répond-il à ces impératifs?

L’innovation au sens traditionnel – limitée

Dès qu’on a affaire à un monde qui change,

à la recherche et au développement – ne

l’outil du business model est un excellent

suffit plus. Avant tout, il faut être capable

outil de première analyse. Ce livre n’est pas

Pour aLLer PLus Loin Les Business Angels, Guide des bonnes pratiques à l’usage des investisseurs et des entrepreneurs, raphaël boukris et nicolas Fritz, éd. Pearson, 2011, 224 p., 24 €. baptisés « business angels », ils sont entrepreneurs, cadres supérieurs ou retraités. ils créent des entreprises et les financent. les plus modestes investissent 10 000 €. les plus aguerris 100 000 € et plus. ce livre répond à toutes les questions de fond et fait l’inventaire des bonnes pratiques à chaque étape du processus (analyse et valorisation, entrée dans le capital, coopération, sortie, etc.) en prenant également en compte le point de vue de l’entrepreneur.

références BREAK HIVER 2011.

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Nous avons demandé à certains de nos collaborateurs de définir l’état d’esprit de Truvo. Voici le résultat:

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VACATURE R F RENCES BREAK T 2011


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La plus grande entreprise online ne cesse de grandir ! Truvo, la maison mère de pagesdor.be, est la plus grande entreprise online de Belgique. Grâce à sa vision innovante, elle intervient sur le marché comme early adopter pour les nouvelles tendances. 25000 Mysites, 3200 vidéos en ligne, applications gratuitement téléchargeables pour iPhone, Android et iPad qui donnent accès au moteur de découverte de pagesdor.be, ce sont des exemples des réalisations de Truvo dans un marché toujours en évolution. Depuis peu, Truvo est également devenu “Premium Partner Google AdWordsTM (1)”, et complète ainsi son offre publicitaire multimédia pour les entreprises belges. Voulez-vous également vous trouver au centre des nouveaux développements online au sein d’une entreprise dynamique en pleine croissance? Dans ce cas, vous êtes peut-être un des collaborateurs ambitieux (h/f) que nous recherchons. Cela vous démange? Sollicitez sans tarder sur www.truvo.be/jobs et consultez les vidéos des témoignages de nos collaborateurs. (1)

Google et AdWords sont des marques protégées de Google Inc., déposées aux Etats-Unis.

> Senior Sales Manager Acquisition > New Media Sales Representatives > Internal Sales Consultants (option télétravail) > Advertising & Communication Manager

VACATURE R F RENCES BREAK T 2011

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ямБnd us on

Facebook

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VACATURE R F RENCES BREAK T 2011


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Rien ne retient nos patrouilleurs … Et vous, qu’attendez-vous ? Touring recrute des collaborateurs passionnés. Vous souhaitez rejoindre une entreprise dynamique où développer vos talents et construire une carrière ? ¹ Sales & Marketing Support Assistant ¹ Key Account Manager ‘Healthcare’ ¹ Campaign & Market Officer ¹ Key Account Manager ‘Travel’

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p l u s qVACATURE u ’ u n jRoFb RENCES , un défi BREAK

T

2011


038_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:34:07

écoNomie politique

Jean Ziegler, Destruction massive. Géopolitique de la faim, lu par Arsène Burny

Pas de mots assez durs « ce livre doit absolument être lu ! » tel est le cri du cœur d’arsène burny, scientifique de renom spécialisé dans la biologie moléculaire et la cancérologie, qui recommande l’ouvrage de Jean Ziegler à chacune de ses conférences.

victimes sont lâchement abandonnées à leur sort. « Ce livre, écrit par celui qui fut pendant huit ans rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation, va cependant beaucoup plus loin que la description », souligne Arsène Burny. « Il analyse les fondements de cette tragédie et, en

« Le seul constat de la progression ahu-

cela, sa lecture est plus révoltante encore,

rissante de cette « destruction massive »

car elle révèle que c’est bel et bien l’avidité

d’êtres humains suffit à justifier l’existence

et l’absence de scrupules de quelques-uns

de cet ouvrage », assène Arsène Burny.

qui génèrent la misère de tant d’autres. »

« Des millions de personnes continuent de mourir de faim et des millions d’autres

Dans la mire de Jean Ziegler figurent,

à souffrir de malnutrition, dont les consé-

notamment, la spéculation qui amplifie

quences sont tout aussi terrifiantes ! »

artificiellement les hausses de prix des aliments de base que sont le riz, le maïs et le

Un exemple, parmi d’autres : chaque an-

blé (75 % de la consommation mondiale),

née, du fait des carences de leur alimenta-

mais aussi les politiques menées par des

tion, plus de 100 000 enfants sont victimes

institutions internationales comme la

du noma, cette maladie qui gangrène leur

Banque mondiale ou le FMI (Fonds mo-

visage et les transforme en monstres vi-

nétaire international), qualifiées de « ca-

vants. Ignorées par les États concernés

valiers de l’Apocalypse ».

mais aussi, selon Jean Ziegler, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et

« Périodiquement, le FMI accorde aux pays

les groupes pharmaceutiques, les petites

surendettés un moratoire temporaire ou

Arsène Burny : « Ces politiques sont menées avec la complicité de

bas boGaert

potentats qui se remplissent les poches au détriment de la population. »


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pour dénoncer le scandale de la faim Le Lecteur

références BREAK HIVER 2011.

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bas boGaert

ingénieur agronome, membre de l’Académie royale des sciences, Arsène Burny est professeur émérite de l’Université libre de Bruxelles et de la faculté universitaire des sciences agronomiques de Gembloux. professeur associé à la columbia University (new York) dès la fin des années 60, il est devenu un spécialiste reconnu de la biologie moléculaire et de la cancérologie. c’est à ce titre, notamment, qu’il préside la commission télévie au sein du fonds national de la recherche scientifique (fnrs).


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écoNomie politique

le liVre totalement à charge des multinationales et des États qui les soutiennent, critique virulente du libre-échange et des institutions qui le servent aux yeux de l’auteur comme le FMi (Fonds monétaire international), la banque mondiale ou l’oMc (organisation mondiale du commerce), ce livre de Jean Ziegler n’est pourtant pas qu’un pamphlet. il est rigoureusement documenté, s’appuyant sur des chiffres et des faits. l’analyse des conséquences des excès du néolibéralisme érigé au rang de pensée unique est charpentée et ne peut conduire qu’à une seule conclusion: le non-respect du droit de chacun à l’alimentation n’est pas une fatalité mais le résultat de choix politiques, fondamentalement égoïstes.

un refinancement de leur dette. À condition que le pays surendetté se soumette à un plan dit d’ajustement structurel. Tous ces plans comportent la réduction […] des dépenses de santé et de scolarité, et la suppression des subventions aux aliments de base », écrit Jean Ziegler. « Au Niger, le FMI a exigé la privatisation de l’Office national vétérinaire. Désormais, les éleveurs doivent payer aux sociétés transcontinentales privées des prix exorbitants pour les vaccins, les vitamines et les antipara-

Destruction massive. Géopolitique de la faim, Jean Ziegler, éd. seuil, 2011, 20€.

sites […]. Conséquence ? Des dizaines de milliers de familles ont perdu leurs troupeaux. Elles végètent aujourd’hui dans les

l’auteur rapporteur spécial des nations unies pour le droit à l’alimentation de 2000 à 2008, Jean Ziegler est aujourd’hui vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme de l’onu. Professeur émérite de sociologie à l’université de Genève, «il a consacré l’essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d’assujettissement des peuples du monde», comme l’écrit son éditeur. Parmi ses récents ouvrages: L’Empire de la honte (2005) et La Haine de l’Occident (2008).

bidonvilles des grandes cités côtières. »

il existe un dessin de plantu où l’on voit un enfant africain en haillons, debout derrière un très gros homme blanc portant lunettes et cravate, attablé devant un repas somptueux. L’enfant dit: «J’ai faim.» L’homme se retourne et lui répond: «Arrête de parler politique!» extrait de Destruction massive. Géopolitique de la faim

Et l’auteur de poursuivre : « Là où sévit le FMI, les champs de manioc, de riz, de mil se rétrécissent. L’agriculture vi-

poches au détriment de la population »,

vrière meurt. Le FMI exige l’extension des

assure le professeur. « Jean Ziegler décrit

champs de culture coloniale, dont les pro-

très bien la manière dont certains chefs

duits – coton, arachide, café, thé, cacao,

d’État vendent aux multinationales ou à

etc. – pourront être exportés sur le marché

la Chine, notamment, des milliers d’hec-

mondial et rapporter des devises, à leur

tares de terres en en dépossédant celles et

tour affectées au service de la dette. »

ceux qui en vivent, et en les condamnant de la sorte à la plus extrême pauvreté. »

Pour Arsène Burny, la responsabilité de la communauté internationale est écra-

Plus inquiétant encore : l’aggravation du

sante. Mais aussi celle des édiles locaux.

phénomène, en raison notamment de l’af-

« Ces politiques sont menées avec la com-

fectation de centaines de milliers d’hec-

plicité de potentats qui se remplissent les

tares à la production d’agrocarburants.


041_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:31:49

Our care for your talent

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ZZZEODNHSDUWQHUVEH  ZZZEODNHSDUWQHUVOX

VACATURE R F RENCES BREAK T 2011

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042_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:35:00

écoNomie politique

« La manière dont, au Brésil, on dépossède

Le règne planétaire des trusts agro-industriels crée la pénurie, la famine de centaines de millions d’êtres humains, la mort. L’agriculture familiale vivrière, au contraire, à condition d’être soutenue par les états […], est garante de vie. pour nous tous.

des cultivateurs de leur petit lopin pour les transformer en travailleurs exploités dans de grandes monocultures de canne à sucre est édifiante », souligne Arsène Burny. « Or, il n’y a que peu d’espoirs de changement tant que les multinationales bénéficieront de la complicité de pouvoirs locaux corrompus. Je ne vois que l’édu-

Pour aLLer PLus Loin

cation pour remédier, à long terme, à de telles injustices : des populations mieux éduquées pourront élire des élites plus respectueuses de leurs droits. »

• les problèmes soulevés par Jean Ziegler étant largement politiques, je recommande le livre de Jacques attali, Demain, qui gouvernera le monde ?, éd. Fayard, septembre 2011, 21,50 s.

Jean Ziegler conclut de son côté par ces mots : « Dans les parlements, les instances internationales, on peut décider de changer : imposer la priorité du droit

• Pour les passionnés d’histoire: Histoire de l’alimentation, sous la direction de Jean-louis Flandrin et Massimo Montanari, éd. Fayard, janvier 1997, 42s.

à l’alimentation, interdire la spéculation boursière sur les aliments de base, prohiber la fabrication de biocarburants à partir de plantes nourricières, briser le cartel planétaire des pieuvres du négoce

• Pour les lecteurs qui lisent l’anglais, je recommande la revue Nature, vol. 466, issue7306, 29 July 2010, p. 531-561 : How to feed a hungry world. consultable en ligne sur nature.com/nature

agroalimentaire, protéger les pays contre le vol des terres, préserver l’agriculture vivrière […]. Les solutions existent, les armes pour les imposer sont disponibles. Ce qui manque surtout, c’est la volonté des États. » Benoît July•

• aussi en anglais : What’s New About Crop Plants, par u. s. Gupta, crc Press catalog n° n10329, February 2011, 649 p. commande en ligne sur crcpress.com


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meilleur On est

quand on se sent

bien

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Plus personne ne vit pour travailler. De même qu’on ne travaille plus uniquement pour vivre. Aujourd’hui, les gens vivent, et ils travaillent. Dans les deux cas, avec de grandes ambitions. Et sans que l’un n’empêche l’autre. Nous allons même jusqu’à penser que la vie et le travail se renforcent l’un et l’autre. Dans les deux sens. Quand on se sent bien dans son travail, on se sent mieux à la maison. Et lorsque l’on atteint ses objectifs dans la vie, on réalise plus facilement ses ambitions professionnelles. Voilà pourquoi chez Randstad, nous veillons à ce que chacun puisse s’épanouir totalement, d’un côté comme de l’autre. Nous voulons de bons managers, mais aussi de bons parents. Des consultants qui brillent dans leur club de volley, et qui marquent au travail. Des collègues qui prennent aussi l’initiative en dehors des heures. Randstad croit profondément en cet équilibre entre les ambitions personnelles et professionnelles. Onestmeilleurquandonsesentbien.Etplusonseranombreux,mieuxonse sentira également. Nous vous attendons donc impatiemment sur randstad.be/meilleuremployeur ou dans l’une de nos agences. Bien cordialement, Raf Gerard

chief human resources officer

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RessouRces humaines

Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, L’Open space m’a tuer, lu par Luc Wilkin

Jeunes cadres dynamites Le titre, L’Open space m’a tuer, sent le soufre. À la lecture du brûlot d’Alexandre des Isnards et de Thomas Zuber, plus de doute : cette odeur émane de la carbonisation des jeunes cadres, victimes toutes désignées du néomanagement. Entre course à la performance et tyrannie du bonheur, le monde du travail pète les plombs. Et ça fait mal.

Dans L’Open space m’a tuer, Alexandre des Isnards et Thomas Zuber ôtent leur masque de jeunes cadres dynamiques pour fustiger le funky-business et la soi-disant coolitude du néomanagement. Comment abordent-ils ce sujet?

et non, ils ne s’amusent pas au travail. Ils

convivialité où chacun peut s’épanouir.

n’osent le dire à personne, mais hors des

Les conditions de travail sont très inégales.

interviews officielles, en dehors même des

La charge mentale supportée par les sala-

sondages, leurs langues se délient et leurs

riés augmente, tandis que les pénibilités

témoignages sont on ne peut plus clairs.

physiques n’ont pas disparu. Des études

L’objectif des auteurs : désespérer la dé-

montrent même que le travail s’intensifie

fense et rompre avec la culture « fun » de

depuis une trentaine d’années. Et l’admi-

tant de cabinets d’audits ou d’agences de

nistration publique n’y échappe pas. Elle

pub en vogue, qui fait croire que se tuer au

utilise d’ailleurs la même terminologie, la

travail est rigolo.

Le néomanagement se dit plus humain, plus épanouissant. Quelle est la réalité, quels en sont les ressorts? «Derrière la convivialité apparente de l’open space et la dictature du cool se cache une violence dans les relations de travail et un grand isolement de chacun sur son pro-

Le livre est une succession de saynètes re-

jet. Manque de moyens pour accomplir

construites sur la base des témoignages

une mission, planning impossible à tenir:

rassemblés auprès de cadres, ainsi que du

la pression est érigée en mode de fonc-

propre vécu des auteurs. Le récit d’expé-

tionnement. Avec des responsables qui se

riences est alimenté par des réflexions d’un

défaussent au nom de «l’autonomie» des

cynisme libératoire. C’est drôle, grinçant et

équipes. Ce qui est en cause, c’est le mana-

réaliste. Mais c’est aussi le langage utilisé

gement en mode projet, où l’autonomie se

aujourd’hui en entreprise que les auteurs

transforme en solitude, les cadres se sentent

décodent. Langage parlé ou « mailé », le

seuls dans ce système. Il y a perte de sens

franglish des entreprises est une véritable

et de repères. Tout le monde dit s’épanouir

novlangue, qui sert à camoufler la réalité.

dans cette culture du cool où on se doit

Leur conclusion : les jeunes cadres dyna-

d’être enthousiaste, mais c’est une façade.

miques vont mal. Ils n’encadrent plus rien,

Le travail n’est pas vraiment un espace de

Le Lecteur Luc Wilkin est professeur à la Solvay Brussels School, ainsi qu’à la Faculté des sciences sociales et politiques de l’ULB. Président du Master en Gestion des ressources humaines à l’ULB, il est spécialisé dans les thématiques liées aux changements socioorganisationnels au travail, ainsi qu’aux impacts des nouvelles technologies sur la GRH. Président du Centre d’études et de recherches en administration publique, il a réalisé de nombreuses recherches et études de terrain sur les changements organisationnels dans la fonction publique.


bas boGaert

049_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:35:31

Luc Wilkin : « Tout le monde dit s’épanouir dans cette culture du cool où on se doit d’être enthousiaste, mais c’est une façade. Le travail n’est pas vraiment un espace de convivialité où chacun peut s’épanouir. »

références BREAK HIVER 2011.

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ressources humaiNes

le liVre on pourrait les accuser de cracher dans la soupe ou de mettre les pieds dans le plat. on serait à côté de la plaque. voilà des expressions bien loin de l’univers d’alexandre des isnards et thomas Zuber. dans des saynètes aussi drôles que cruelles, augmentées d’un wording étrange apparu dans les entreprises en même temps que les nouvelles méthodes de management, le livre décrit l’état d’esprit d’un microcosme au bord de l’explosion. un brûlot ? Presque. en décrivant le quotidien des cadres, ils lèvent le voile sur la comédie de la performance et son revers cinglant : les jeunes cadres n’encadrent plus rien. surcharge de travail, autonomie réduite, dépression, malaises vagaux, démission du jour au lendemain, dérives et perversions d’un management qui se veut participatif… attention avant d’y pénétrer : dans L’Open space, personne ne vous entendra crier. L’Open space m’a tuer, alexandre des isnards et thomas Zuber, Hachette littératures, 213 p., 16,50 €.

les auteurs trentenaire, thomas Zuber est consultant en ressources humaines et en systèmes d’information. alexandre des isnards, lui, est consultant dans une agence de media planning. ils sont amis depuis leurs études à sciences Po Paris. après l’immense succès de leur premier ouvrage, ils récidivent et publient Facebook m’a tuer (éd. du nil, 2011), une satire piquante du plus grand des réseaux sociaux. ils y racontent ce qu’est devenue la vie quotidienne des trentenaires urbains. elle tient en trois mots : le mensonge permanent ! tout comme l’open space, Facebook fait le lit d’une convivialité tout utopique. chacun passe ses journées à fabriquer son propre film publicitaire.

cet aprèm, rush de fin d’Ao1. faut tout boucler. Déjà, ce matin, christophe de chik le partner a sorti qu’il n’était pas «amoureux de la maquette», ça a gonflé thierry, le DA, mais c’est clair, ça ne peut pas partir en l’état chez le client. Les spécs fonctionnelles du back-office ne sont pas terminées. il reste à imprimer le doc final et à faire les brochures. Le coursier doit déposer le pli avant 17 h. plus que deux heures. Quinze mètres plus loin, sonia et Gary ont improvisé une conf call avec le tél mis sur haut-parleur posé sur un coin de table. Le volume global a augmenté. c’est l’effet «cocktail-party»: tout le monde se met à parler plus fort pour se faire entendre. extrait de L’Open space m’a tuer


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même novlangue que dans le privé. Mais,

nature de leur travail. Les cadres découvrent

dans ce monde où il faut toujours être per-

les limites de leur autonomie au travail, les

formant, personne ne se plaint, de peur de

injonctions contradictoires et les petites ma-

passer pour un tire-au-flanc. Résultat: cer-

nipulations de leurs supérieurs hiérarchiques.

tains cadres intériorisent le stress qui peut se

Mais aussi l’intrusion perfide du travail dans

transformer en souffrance. Après les ongles

leur vie privée. Avec les smartphones, cette

rongés et le psoriasis, on passe aux antidé-

frontière n’existe plus. Tout se mélange, le

presseurs. Et, parfois, on craque.»

perso arrive au travail et le boulot à la maison. Une des forces de l’ouvrage, c’est de miser

Face au manque de reconnaissance, les cadres se révoltent-ils?

sur l’humour. Les mises en scène, la narration

c’est l’effet «cocktail-party»: tout le monde se met à parler plus fort pour se faire entendre.

sont à la fois réalistes et décontractées. Les cadres s’y reconnaîtront. Silencieuse et quasi Mieux vaut en connaître les rituels, les lan-

«Un jour, ils se sentent manipulés, usés par

invisible à force d’être discrète, leur révolte

un surinvestissement au travail devenu nor-

est l’expression d’une impuissance face aux

gages, les symboles, avant de se faire piquer.

mal aux yeux de leur hiérarchie. La barrière

logiques du néomanagement. Pour les futurs

Mais l’ouvrage n’a pas pour vocation d’ana-

qui isolait jusque-là leur sphère publique

ou jeunes diplômés, ce livre servira surtout de

lyser en profondeur les ressorts du manage-

professionnelle de leur sphère privée, mo-

«vaccin»: le monde du travail peut faire mal.

ment contemporain.» Rafal Naczyk•

rale et émotionnelle, s’est effondrée. La zone d’acceptabilité a été dépassée. De quoi faire réfléchir les dirigeants qui rêvent de cadres autonomes et «gestionnaires de leur ave-

Deux Livres De référence

nir». Les foyers de rébellion se nichent dans les entreprises dont la hiérarchie manage trop à distance et a perdu le sens de l’écoute de la bas e. Or, les gens de la base peuvent être très compétents et avoir de bonnes solutions alternatives. Les rebelles ne veulent pas détruire l’entreprise. Ils refusent certaines façons de faire et en proposent d’autres.»

Le livre apporte-t-il un regard neuf? «Le phénomène couve depuis longtemps déjà, mais son explosion est récente et commence à devenir un sujet de préoccupation. Pour les sociologues, il y a de plus en plus de littérature sur ces sujets. Ce livre pose la question de ceux qui s’investissent corps et âme dans l’entreprise, mais ne reçoivent plus ni

• Objectif zéro-sale-con, Robert Sutton, éd. Vuibert, 2007, 185 p., 18 €. tout le monde en a au moins croisé un dans sa vie professionnelle. une personnalité parfois brillante, mais toujours nuisible, rabaissant systématiquement ceux à qui elle s’adresse et s’attaquant invariablement à plus petit qu’elle. Professeur à l’université de stanford, en californie, robert sutton s’intéresse à cette espèce contreproductive dans un ouvrage de management tout ce qu’il y a de plus sérieux qui, pour une fois, n’hésite pas à appeler un chat un chat.

• Quand les cadres se rebellent, David Courpasson et Jean-Claude Thoenig, éd. Vuibert, 2008, 192 p., 19 €. les ouvriers n’ont pas le monopole de la contestation. souvent occultées, les rébellions de cadres sont plus fréquentes qu’on ne le croit. les auteurs, tous deux sociologues des organisations, décortiquent ces formes de lutte qui désorientent les dirigeants comme les syndicats.

reconnaissance ni ne se reconnaissent dans la

références BREAK HIVER 2011.

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Nous ne recrutons pas pour une fonction, mais bien pour une carrière.

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053_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:39:09

Deuxième producteur d’électricité et fournisseur d’énergie du marché belge, EDF Luminus est une filiale du groupe EDF. Avec 1.986 MW de capacité installée fin 2010, l’entreprise représente 12% de la production nationale d’électricité. EDF Luminus est un producteur d’énergie historiquement vert qui dispose actuellement de centrales électriques au gaz, de parcs éoliens et de centrales hydrauliques, répartis sur plusieurs sites en Wallonie et en Flandre. Elle possède aussi quelques participations dans des installations nucléaires. Sous sa marque Luminus, elle vend de l’électricité et du gaz à 1,7 million de clients particuliers et professionnels. Sa part de marché commerciale s’élève donc à plus de 20%. EDF Luminus est également active sur les marchés de l’énergie nationaux et internationaux en achetant et vendant du gaz et de l’électricité. L’entreprise compte environ 1.000 collaborateurs.

VACATURE R F RENCES BREAK T 2011

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054_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:36:13

success story

Bruno van Pottelsberghe : « L’approche intégrée de Steve Jobs lui a permis de développer des concepts basés sur le mariage quasi parfait de la technologie et des logiciels, au plus grand profit des utilisateurs qui ont de la sorte pu accéder à des fonctionnalités réellement innovantes. »

«très bien les gars, dites-moi ce qui ne va pas ici !» il y eut quelques murmures, mais Jobs les interrompit. «Les produits ! Voilà ce qui ne va pas. et quel est le problème avec ces produits?» À nouveau, il imposa le silence d’un geste. «ils sont nuls ! ils ne font plus bander personne !» extrait de Steve Jobs


055_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:36:35

Walter isaacson, Steve Jobs, lu par Bruno van Pottelsberghe

Un génie au confluent des arts et de la technologie le décès de steve Jobs en octobre dernier a suscité des réactions dans le monde entier. À la lecture de sa biographie, même celles et ceux qui n’ont pas succombé à apple comprendront pourquoi son fondateur peut être qualifié de génie.

Multimillionnaire à 25 ans, trois ans à peine après avoir fondé Apple en 1977 avec son ami Steve Wozniak, Steve Jobs est l’enfant de la Silicon Valley – ce berceau de l’informatique situé à deux pas de San Francisco. C’est chez Atari qu’il effectue ses premiers stages, c’est chezHPqueSteveWozniaktravailleàsespremières cartes mères et c’est dans les labos de Xerox que Steve Jobs découvre les interfaces graphiques et la souris qui feront le succès du premier Macintosh. «Le berceau qui l’a vu naître est certes particulièrement riche, mais il n’explique pas tout», relativise Bruno van Pottelsberghe, doyen de la SBS-EM (ULB) et spécialiste de l’innovation. «Steve Wozniak reconnaît

bas boGaert

qu’il serait resté un inventeur… dans un

garage s’il n’avait pas rencontré Steve Jobs. Car le génie de ce dernier résidait dans sa capacité à saisir ce qu’il y avait de plus prometteur dans les technologies et à

Le Lecteur bruno van Pottelsberghe est le doyen de la solvay brussels school of economics & Management (sbs-eM), à l’ulb. détenteur d’un doctorat en économie, il est spécialisé dans les thématiques liées à l’innovation et à la propriété intellectuelle. senior Fellow auprès du think tank européen bruegel, cet ancien chief economist de l’office européen du brevet (à Munich) a enseigné notamment au Japon (Hitotsubashi university, Meti), aux États-unis (columbia business school), en afrique du sud et auprès de plusieurs universités françaises et espagnoles.

références BREAK HIVER 2011.

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056_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:36:43

success story

le liVre rédigée par une sommité du journalisme aux États-unis, la biographie de steve Jobs est une brique de 670 pages. Mais cette brique se lit avec gourmandise: le fondateur d’apple est un vrai personnage dont on découvre, en même temps que le génie, le caractère épouvantable et les nombreuses faiblesses. en filigrane de ce portrait tissé au travers d’une quarantaine d’interviews, c’est toute la saga d’apple qui transparaît en trois temps: l’envolée grâce à la paire formée avec steve Wozniak, suivie de la disgrâce de steve Jobs – qui en profite pour porter Pixar (Toy Story, Le monde de Nemo, Cars, etc.) au pinacle du cinéma –, et du rappel en 1997 de son fondateur à la tête de l’entreprise en pleine déconfiture. débute alors la renaissance d’apple porté par l’iPod, l’iPhone et l’iPad – autant de révolutions dont la paternité revient, indubitablement, à cet homme visionnaire et charismatique. Steve Jobs, Walter isaacson, éd. Jc lattès, 28,50€.

l’auteur Walter isaacson, qui a dirigé cnn et time Magazine, est aujourd’hui PdG de l’institut aspen – un think tank d’origine américaine dédié à la compréhension de la technologie et à l’analyse des grands enjeux économiques et sociaux contemporains. il a commencé à travailler sur la biographie de steve Jobs à partir de 2009, à la demande de ce dernier, qui se pressentait condamné par le cancer. il s’agit donc d’une biographie autorisée, mais non contrôlée, le patron d’apple n’en ayant exigé aucune lecture préalable.

orchestrer ingénieurs et designers afin que, devenues user friendly, elles soient adoptées par le marché avec le succès que l’on sait.» C’est précisément ce génie visionnaire que Walter Isaacson décrit dans la biographie de celui qui nous a quittés en octobre 2011. Ses collaborateurs, qui eurent plus d’une fois à subir ses sautes d’humeur quand il ne s’agissait pas d’une humiliation en public, évoquent sa capacité à créer un «champ de dis-

steve essayait d’incarner la contreculture. il avait une barbe hirsute, était maigre comme un clou et ressemblait à hô chi Minh.

torsion de la réalité»: «un mélange troublant de charisme et de force mentale, la volonté de plier les faits pour qu’ils entrent dans le à Bill Gates, le fondateur de Microsoft

moule», relatent-ils.

qu’il appréciait pourtant, en lui parlant Usant et abusant de son magnétisme,

de Windows !

vrillant ses yeux dans ceux de ses interlocuteurs, Steve Jobs pouvait imposer à ses

Les rapports complexes entre les deux

ingénieurs de repenser complètement

hommes, qui furent pourtant plus d’une

un produit sur lequel ils avaient pour-

fois partenaires, sont très bien décrits dans

tant travaillé pendant plusieurs mois – ce

ce livre. «Alors que Bill Gates a construit le

qu’il fit pour l’iPhone – s’il jugeait son de-

succès de Microsoft sur une architecture ou-

sign imparfait. Il pouvait aussi affronter

verte, imposant ses logiciels dans la plupart

les plus grands et les traiter d’imbéciles :

des ordinateurs, Steve Jobs est resté arrimé

« Mais, c’est de la merde… », dit-il un jour

à une approche intégrée», analyse Bruno

trois recommanDations Pour L’innovation • «open innovation et gestion de la propriété intellectuelle sont des stratégies complémentaires et indissociables.» • «les innovations architecturales requièrent des capacités d’outsourcing et un climat de confiance.» • «l’entreprise qui innove doit maîtriser le marché (la demande) ou la technologie (l’offre), steve Jobs maîtrisait les deux.»


057_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:37:03

déposés par Steve Jobs», poursuit Bruno van

entendu par des idées et des technologies,

velopper des concepts basés sur le mariage

Pottelsberghe. «Certains regrettent cette

mais aussi par la capacité de choisir et se

quasi parfait de la technologie et des logi-

manière de privatiser la recherche, mais

concentrer sur quelques priorités. C’était la

ciels, au plus grand profit des utilisateurs qui

cette protection, par les bénéfices qu’elle

force de Steve Jobs, mais il n’est pas interdit

ont de la sorte pu accéder à des fonctionna-

génère, est aussi un moyen de stimuler la

de penser que d’autres réussiront eux aussi

lités réellement innovantes.»

course à l’innovation.»

ce pari.»

les produits Apple étant parfois critiqués

Reste à savoir si Apple, désormais privé

Bill Gates, qui vint rendre une dernière visite

pour leur manque de compatibilité et leur

de son patron visionnaire, sera en mesure

au patron d’Apple au printemps 2011, à son

usage un peu trop cadenassé. «J’étais il y a

de lui survivre. La bio rappelle en effet

domicile de Palo Alto, lui avoua son admira-

quelques jours à l’Office américain des bre-

que l’éviction de son fondateur, en 1985,

tion pour son œuvre. Mais plus tard il prévint

vets, à Washington, où était précisément

conduisit progressivement l’entreprise à sa

aussi son biographe: «L’approche intégrée

exposée la liste impressionnante des brevets

perte, alors que son retour fut salué par des

fonctionne quand Steve est aux commandes

aficionados en folie, lors de la Macworld

du navire. Mais cela ne veut pas dire qu’elle

Expo de Boston à l’été 1997. « Les gens qui

gagnera d’autres batailles à l’avenir.» Steve

achètent nos produits sortent réellement

Jobs, de la même manière, relativisa après

du lot », leur lança-t-il alors. « Ce sont des

coup le succès du fondateur de Microsoft:

van Pottelsberghe. «Cela lui a permis de dé-

Mais cette médaille a aussi son revers,

«il est inscrit dans les gènes d’Apple que la technologie à elle seule ne suffit pas. nous pensons que c’est le mariage entre la technologie et les arts […] qui donne naissance à des produits capables de faire chanter notre cœur.» steve Jobs, lors du lancement de l’ipad 2

personnes créatives, qui veulent changer le

«Bien sûr, son modèle fragmenté marche,

monde. Et nous sommes là pour leur don-

mais il ne crée pas de grands produits.»

ner les moyens de le faire. » Et le génie de conclure, dans le mot de la fin Pour Bruno van Pottelsberghe, la poursuite

que lui laisse son biographe: «Henry Ford a

du succès d’Apple résidera dans la capacité

dit un jour: «Si j’avais demandé à mes clients

de ses dirigeants à continuer à agréger les

ce qu’ils désiraient, ils m’auraient répondu:

forces de l’entreprise autour des meilleures

«Un cheval plus rapide!» Les gens ne savent

technologies émergentes. «L’innovation est

pas ce qu’ils veulent tant qu’ils ne l’ont pas

un travail d’équipe», souligne-t-il. «Je n’ai

sous les yeux. Voilà pourquoi je ne m’appuie

pas connaissance d’un équivalent de Steve

jamais sur les études de marché. Notre tâche

Jobs chez Nokia, mais cela n’a pas empêché

est de lire ce qui n’est pas encore écrit sur la

le groupe finlandais de s’ériger lui aussi au

page.» Plus loin: «Si vous n’êtes pas en train

firmament du business, avant de connaître

de naître, vous êtes en train de mourir.»

des ennuis. L’innovation, cela passe bien

Benoît July•

Pour aLLer PLus Loin Strategic Management of Innovation and Technology, de robert a. burgelman, clayton M. christensen et steven c. Wheelwright.

références BREAK HIVER 2011.

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058_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:41:52

ANTICIPER POUR RÉUSSIR La SA Mathieu Gijbels est une entreprise de construction solide basée dans le Limbourg. Nous offrons un ensemble complet de services dans le domaine de la construction, du conseil immobilier à la construction neuve, en passant par la rénovation, le service et l’entretien. Notre stratégie consiste à bâtir une relation à long terme avec nos clients. Fondée en 1969, la SA Mathieu Gijbels est aujourd’hui une entreprise professionnelle et structurée, mais qui a gardé des valeurs familiales. Le bien-être de nos collaborateurs est pour nous une priorité. Nous attachons également beaucoup d’importance à la collaboration au sein de notre organisation. L’ambiance agréable qui règne chez nous est le « ciment » de notre entreprise. Aussi, ce n’est pas un hasard si les valeurs que nous défendons sont l’ouverture, la franchise, l’implication, l’acceptation, l’autoévaluation et le respect. Nous ne promettons la lune à personne, mais nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour créer les conditions optimales qui nous permettront de réalis er les meilleures cons tructions. Outre une vision claire, nous offrons à nos collaborateurs l’opportunité de s’épanouir. La prise d’initiatives est également très appréciée. D’ailleurs, le terme « anticipation » revient très souvent dans notre organisation pour décrire la philosophie de nos collaborateurs. Des personnes qui pensent toujours plus loin, qui cherchent en permanence à repous s er leurs limites et qui mettent toujours la barre plus haut. Bref, des pers onnes qui veulent contribuer à la croissance de notre entreprise.

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VACATURE R F RENCES BREAK T 2011

RECRUTEMENT INTERACTIF


059_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:42:12

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060_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:45:17

MERRY CHRISTMAS AND A HAPPY CAREER 60

VACATURE R F RENCES BREAK T 2011


061_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:45:41

Cette année, toutes ces personnes ainsi que quelques milliers d’autres ont pris leur avenir en main et ont trouvé un nouveau défi grâce à Références. Chaque semaine, plus de 250 000 candidats de talent ont lu le magazine Références et chaque mois, plus d’un million d’internautes se sont rendus sur notre site. Nous souhaitons à chacun d’entre eux d’agréables congés de fin d’année ainsi que l’ambition et la motivation qui leur ser ont nécessair es pour aller de l’avant en 2012. Du côté des employeurs, plus de 10 000 entreprises et plus de 130 000 jobs ont été offerts au travers des différents médias Références. Nous les remercions pour la confiance qu’ils nous témoignent et nous leur souhaitons de continuer à attirer et garder les Talents. Notre résolution: chaque jour, s’assurer que Références reste le magazine le plus lu. L’endroit idéal où candidats et entreprises se rencontrent. En 2012, nous mettrons également tout en œuvre pour contribuer à l’avenir de votre talent et de votre entreprise.

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062_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:37:16

psychosociologie

Alain Finet: «Ce que l’ouvrage propose donc, c’est de permettre aux "architectes du choix" de comprendre les mécanismes et faiblesses de nos choix pour ensuite aiguiller

bas boGaert

par défaut les individus dans la bonne direction.»


063_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:37:34

richard thaler et cass sunstein, Nudge. La méthode douce pour inspirer la bonne décision, lu par Alain Finet

Nudge

ou l’incitation douce une méthode douce pour inspirer de bonnes décisions, c’est ce que promet cet ouvrage coécrit par deux experts américains en économie comportementale et en psychologie sociale. avec de l’humour, des mots simples et de nombreux exemples, ceux-ci nous aident entre autres à appréhender des phénomènes sociétaux grâce aux mécanismes de nos choix individuels.

où une maman éléphant remet son petit sur

caractéristiques indispensables aux nudges.

le droit chemin d’un léger coup de trompe,

«Ce que l’ouvrage propose donc», explique

un nudge peut être traduit littéralement

Alain Finet , «c’est de permettre aux «archi-

comme un «coup de pouce» – dans un inté-

tectes du choix» – personnes qui organisent

rêt bénéfique, bien sûr. Les auteurs du livre

le contexte dans lequel les gens prennent

le théorisent aussi comme un concept ins-

des décisions (conseillers en assurances ou

piré du «paternalisme libertaire», notion ap-

en investissements, etc.) – de comprendre

paremment contradictoire, mais qui prône

les mécanismes et faiblesses de nos choix

l’encadrement et l’information des indivi-

pour ensuite aiguiller par défaut les indivi-

dus, tout en leur laissant la liberté de choix.

dus dans la bonne direction. Les auteurs se

Un exemple concret de nudge serait l’ar-

basent fondamentalement sur l’hypothèse

rangement des desserts dans une cantine:

de rationalité limitée développée par March

Ouvrage novateur en psychologie (voire en

rien qu’en plaçant les fruits en avant et les

et Simon en 1958, selon qui les choix appa-

sociologie), best-seller aux États-Unis, le livre

sucreries au second plan, il est possible d’in-

remment rationnels des êtres humains sont

de Richard Thaler et Cass Sunstein intrigue

fluencer favorablement le comportement

limités par des éléments qui dépassent le

rien que par son titre. «J’ai laissé le bouquin

alimentaire des consommateurs, et ce, avec

cadre de leur perception objective. Ce qui

au coin d’une table lors d’une réunion entre

facilité et sans obligation ni contrainte – des

explique qu’ils aient besoin d’un «coup de

collègues. Curieux, un bon nombre d’entre eux m’ont posé des questions sur l’ouvrage et ont même pris ses références», sourit Alain Finet, professeur à la Faculté Warocqué d’économie et de gestion (UMons). «Ce qui interpelle, c’est surtout le mot nudge, inconnu de la plupart des mortels.»

Coup de pouce Qu’est-ce donc que ce nudge, que les auteurs identifient comme une «méthode douce pour inspirer la bonne décision»? À l’instar de l’illustration de la couverture du bouquin,

Le Lecteur né en 1972, alain Finet est titulaire d’un doctorat en sciences de gestion et a suivi une formation postdoctorale à la Hec de Montréal. aujourd’hui, ce spécialiste en management stratégique, gouvernance d’entreprise, mathématiques financières et cycle de vie des dirigeants enseigne à la Faculté Warocqué d’économie et de gestion, reliée à l’uMons. il y est également responsable du service Management financier et Gourvernance d’entreprise. alain Finet intervient dans plusieurs ouvrages comme Fortis: malheureux concours de circonstances ou incompétence dommageable? ou encore Gouvernance d’entreprise: nouveaux défis financiers et non financiers.

références BREAK HIVER 2011.

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064_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:37:45

PsYCHOsOCiOLOGie

Le Livre Paru en 2010, Nudge propose de concevoir la gestion sociétale à travers les comportements des individus et plus particulièrement ce qui explique ceux-ci. Avec des mots simples et de nombreux exemples, l’ouvrage nous fait d’abord comprendre que nos choix – et par conséquent les choix des dirigeants – sont souvent teintés d’erreurs, car ils sont entre autres soumis à la subjectivité ou à un manque d’informations. En plus de cette prise de conscience, l’ouvrage livre de nombreuses astuces (ces coups de pouce appelés nudge) pour permettre à chacun de prendre des décisions éclairées.

Certains détails des situations sociales apparemment mineurs peuvent avoir des effets importants sur le comportement des individus ; il y a des nudges partout, même si nous ne les voyons pas.

Extrait de Nudge

pouce» pour prendre les décisions les plus avantageuses pour eux-mêmes.»

pages consacrées à la crise des subprimes s’avèrent particulièrement intéressantes, mais pour moi, le chapitre sur la privati-

Effet papillon

sation du mariage n’a pas sa place dans

Si le livre se fonde beaucoup sur des

le livre. Contrairement à tout le bouquin,

concepts développés dans les années

où les auteurs prônent une intervention

60, il innove dans sa façon d’appréhen-

douce (nudge) de l’État, l’inverse est ex-

der des phénomènes larges de manière

pliqué dans ces quelques pages. Cela n’est

pluridisciplinaire, en se basant sur des élé-

pas très cohérent. » Autre point faible de

ments de la psychologie des individus, voire

l’ouvrage : « ce concept de nudge, écrit en

de la sociologie de masse. «Sans y faire ré-

grand et en gras sur la couverture, n’ap-

férence, Richard Thaler et Cass Sunstein

paraît pas toujours de manière évidente,

utilisent aussi des fondements tirés de la

il faut parfois un peu gratter dans le bou-

systémique, leur idée étant que des élé-

quin et arriver à sortir des (trop) nombreux

Nudge: la méthode douce pour inspirer la bonne décision, R. Thaler, C. Sunstein, éd. Vuibert, 2010, 279 p., 22,50€.

ments visiblement anodins au plan indivi-

exemples présents surtout dans la partie

duel peuvent engendrer des conséquences

théorique. » Marie-Ève Rebts •

Les auteurs

rencie essentiellement l’ouvrage des autres

Nudge est l’ouvrage de deux Américains, Richard Thaler et Cass Sunstein. Le premier, né en 1945, est un économiste à qui l’on attribue l’invention de l’économie comportementale. Il est aussi professeur à l’University of Chicago Graduate School of Business et membre du National Bureau of Economic Research américain. Cass Sunstein (1954), quant à lui, est un juriste et philosophe spécialisé dans divers domaines tels que l’économie ou encore la psychologie sociale. Professeur de droit à l’Université d’Harvard, il est aussi administrateur de l’OIRA (Office of Information and Regulatory Affairs) du gouvernement Obama.

maines.»

importantes dans une optique sociale et sociétale», ajoute Alain Finet. «Ce qui diffépublications, c’est cette sorte d’adaptation de l’effet papillon au niveau des sciences huNudge est une lecture abordable et agréable, car elle est rédigée avec des mots simples, souvent teintés d’humour et parfois même illustrés de schémas. C’est sans doute là l’un des facteurs de son succès. Le livre se divise clairement en une partie théorique, où les concepts sont illustrés à l’aide de très nombreux exemples, et en plusieurs chapitres pratiques où sont développées des applications concrètes dans des domaines aussi divers que l’argent, l’écologie... « Ces exemples sont largement illustrés et très bien documentés », commente Alain Finet. « Les quelques

Les Livres conseiLLés • Le Cygne Noir, La puissance de l’imprévisible, Nassim Nicholas Taleb, éd. Les Belles Lettres, 2008, 23 €. • Le Hasard sauvage : Des marchés boursiers à notre vie : le rôle caché de la chance, Nassim Nicholas Taleb, éd. Les Belles Lettres (2005), 23 €. • Organizations, March, Simon, éd. John Wiley and sons, 1958, New York.


065_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:46:21

Karel, Cédric et Karine : « Chez Smals, nous travaillons à des projets ICT d’envergure qui ont une réelle signification pour notre société »

L’ICT POUR LE TRAVAIL, LA FAMILLE ET LA SANTÉ Smals est synonyme de projets ICT ambitieux, ayant un réel impact sur nos concitoyens, entreprises et institutions publiques. Les flux d’information digitaux rendent possible une administration moins lourde, des allocations attribuées plus efficacement, une amélioration de la pratique médicale,… Plus de 1600 professionnels talentueux et motivés participent ainsi à la construction de notre avenir. La sécurité sociale et les soins de santé sont des thèmes clés autour desquels Smals offre des services ICT. Ainsi, les flux d’information digitaux calculent automatiquement votre droit aux vacances, votre pension, vos allocations familiales ou indemnités. Les témoignages de quelques collègues.

DÉCLARATION DIMONA Karel (33) est analyste business et a été impliqué dès le début dans une innovation importante du service ICT Dimona. « En Belgique, lorsque vous commencez à travailler ou que vous quittez votre emploi, votre employeur transmet ces données par le biais de cette application. Vos droits sociaux sont ainsi garantis dès le premier jour et l’employeur est délivré de bien des paperasseries. On en oublierait presque à quelles tracasseries nous étions confrontés lorsque tous les employeurs devaient tenir à jour des listes salariales sur papier et effectuer des déclarations auprès de dizaines d’institutions. » « Je reste en contact étroit avec nos clients, de la préétude au déploiement. Nous essayons de tenir compte le plus possible des besoins des institutions comme l’ONSS, des employeurs et des secrétariats sociaux. En quatre ans, j’ai énormément évolué dans ma fonction, en partie grâce à un encadrement, une méthodologie et des formations excellentes chez Smals. Travailler à un projet qui a un impact si important et qui joue un rôle social positif est passionnant et constitue un réel défi. »

SOINS DE SANTÉ DIGITAUX Cédric (33) travaille depuis 7 ans chez Smals comme analyste, analyste en chef et maintenant comme chef de projet. Il participe à des projets ICT importants dans le secteur des soins de santé et des soins aux personnes âgées. « Grâce à un service ICT que nous avons développé pour l’INAMI, les spécialistes peuvent suivre de mieux en mieux les effets de médicaments pour l’arthrite. L’année passée, le SPF Santé publique a pu, en partie grâce à nous, suivre la propagation de la grippe mexicaine au jour le jour. » « C’est un peu par hasard que je suis arrivé chez Smals, mais j’y suis resté en raison des projets très intéressants ainsi que l’équilibre entre travail et vie privée que l’on y trouve. L’ambiance y est excellente et la charge de travail saine. »

CITOYENS ET ENTREPRISES Karine (33), en tant que chef de projet ICT, est chargée du coaching d’une équipe de 22 personnes. « Mon équipe développe des sites web informatifs avec des technologies modernes comme Java et Drupal. Les citoyens, les entreprises et les indépendants peuvent ainsi retrouver tout ce qui se rapporte aux droits et obligations sociaux sur le site portail SecuriteSociale. be. Restructurations.be est un site qui présente aux entreprises en difficultés quelles mesures de crise peuvent être intéressantes pour elles. De manière indirecte, nous essayons d’éviter à des gens de perdre leur emploi. »

Travailler chez Smals : un équilibre parfait Le travail et la vie privée sont deux choses qu’il est de plus en plus difficile à séparer. Il est donc crucial de trouver un bon équilibre entre les deux. Smals investit beaucoup dans l’accessibilité en établissant son siège social juste en face de la gare de Bruxelles Midi et des bureaux satellites à Gand et Charleroi. Des heures flexibles permettent d’alterner des jours ouvrables plus longs ou plus courts en fonction de ses tâches et de sa vie privée. La formation, le coaching et des projets d’envergure et ambitieux garantissent des possibilités de carrière excellentes. Et soyez tranquilles, les conditions salariales sont aussi très intéressantes.

Cédric : « Je vois mes deux enfants le matin et le soir. Je vais au sport trois fois par semaine. Chez mon employeur précédent, ceci était impossible. » Karel : « Smals est super accessible. En 30 minutes, je suis au siège social à Bruxelles, ou alors je travaille depuis la ville où j’habite, Gand. » Karine : « L’ambiance est amicale, sans concurrence interne. Une chose essentielle pour sur monter ensemble des moments de stress. »

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066_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:49:01

FNAC BELGIUM Qui sommes-nous?

Facts & Figures Nos activités : Vente de livres, cd’s et produits multimedia Secteur : Retail Société mère : Groupe Fnac Headquarters : Bruxelles Eff. du personnel en Belgique : 750 Eff. du personnel à travers le monde : 19000 Succursales : Belgique : 9 A l'etranger : 140 Chiffre d'affaires en Belgique : 200 000 000 € Chiffre d'affaires à travers le monde : 4 473 000 000 €

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Perspectives de carrière à travers le monde : Au sein du groupe Fnac : la France, l’Italie, la Suisse, l’Espagne,…

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Connaissance des langues : FR/NL VACATURE R F RENCES BREAK T 2011


PH 410

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DIT IS MARIE. ONZE TOEKOMSTIGE AFDELINGSMANAGER. MAAR DAT WEET ZE NOG NIET.

VOICI VINCENT. NOTRE FUTUR RESPONSABLE FINANCES. MAIS IL NE LE SAIT PAS ENCORE.

In het kader van onze verdere groei, zoeken wij gepassioneerde medewerkers (m/v) : Pour accompagner nos ambitions de croissance, nous recrutons des collaborateurs passionnés (h/f) :

DEPARTMENT MANAGERS FINANCIAL MANAGERS VERKOPERS / VENDEURS MULTIMEDIA

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068_GPV2QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:55:52

We see 482 people who love coming to work here day after day. What do you see?

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069_GPV2QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:56:02

buildings and infrastructure in a constantly evolving society. Want to help build tomorrow’s world? ARCHITECTS & ENGINEERS Check out how you can realize your ambitions on www.vkgroup.be/careers and send your cv to VACATURE R F RENCES martine.d@vkgroup.be. BREAK T 2011

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070_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:37:55

marKetiNg

Gilles Azzopardi, Les Secrets de la manipulation efficace, lu par Jean-Pierre Aerts

De la manipulation à la

« sanipulation » gagnantes que les stratégies tordues, manipulatrices ou pire. Autre point faible : il n’y a pas de liste d’organismes ressources pour aller au-delà du livre. Mais l’ouvrage a beaucoup d’avantages. Tout d’abord, il permet de développer une conscientisation des mécanismes de la manipulation. Ensuite, le passage en revue des différents concepts est extrêmement bien

Dans Les Secrets de la manipulation efficace, Gilles Azzopardi suggère comment déjouer les manœuvres fallacieuses des marques, du langage et des autres individus. Quelles impressions vous laisse cet ouvrage?

structuré. On peut s’en servir comme « mémo ». L’ouvrage comprend aussi d’innombrables références théoriques, très pertinentes, accompagnées de cadres pratiques. De ce point de vue, l’auteur se démarque par un sens de la formule très efficace. Enfin, le lecteur peut se retrouver dans plusieurs anecdotes. »

« C’est un excellent ouvrage, mais son

ler, alors que sa vocation est de fournir

L’auteur met en évidence le concept de «biais cognitifs». Nos jugements sont-ils systématiquement faussés?

les clés pour détecter les manipulations

« Azzopardi avance un postulat intéressant.

d’autrui et s’en prévenir. L’essentiel du

Selon lui, on n’est jamais aussi bien mani-

contenu se situe dans une approche ho-

pulé que par soi-même. Il ne s’agit pas de

norable, mais quelques passages sont

naïveté, mais notre cerveau fonctionne

borderline : ils donnent des conseils

de telle manière qu’il nous trompe. C’est

pour manipuler. Or, de nombreux tra-

ce que les psys appellent les « biais cogni-

vaux en psychologie sociale ont montré

tifs » : des erreurs d’appréciation que nous

que les stratégies bienveillantes – basées

commettons tous d’une manière assez

sur la réciprocité – sont toujours plus

systématique, à cause d’une faille ou d’une

titre prête à confusion. Il donne l’impression d’un mode d’emploi pour manipu-

MicHel WieGandt

la manipulation consciente, toxique ou intelligente, des opinions et des habitudes joue un rôle important au travail comme dans la pub. cet ouvrage entreprend de donner à ses lecteurs les clés du management des opinions. et les solutions pour s’en prémunir.


MicHel WieGandt

071_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:38:17

Jean-Pierre Aerts : « L’heure est aux "placements de produits". L’idée ? S’immiscer naturellement, discrètement, mais sûrement dans le mode de vie du consommateur, presque à son insu. »

Le Lecteur Jean-Pierre aerts est un professionnel hybride. consultant en planification stratégique et brand management, il travaille pour des entreprises de produits et de services, en europe et en asie. détenteur d’un Mba de la cornell university (new York), en plus de diplômes en droit et en administration d’entreprises, il est également enseignant, depuis plus de vingt ans. aujourd’hui, il dirige certains programmes d’executive education à la solvay brussels school of economics & Management (sbs-eM), à l’ulb. il anime également des séminaires sur le leadership et l’influence, destinés aux dirigeants d’entreprises.

références BREAK HIVER 2011.

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072_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:38:47

MarKetiNG

Le Livre Dans ce livre, Gilles Azzopardi dévoile les secrets des pros de la manipulation, publicitaires, politiques, gourous de la communication, du management, de la négociation ou de la vente, pour influencer nos perceptions, nos opinions et nos choix. Solidement documenté, clair et précis, cet ouvrage apprend à déjouer les techniques de soumission. Car derrière le titre provocateur, il s’agit surtout d’un ouvrage sur l’art de gérer les relations aux autres. L’auteur aborde notamment les différents types de manipulation, leur origine, mais aussi les manœuvres pour se faire bien voir, décoder le langage de l’autre sexe, contremanipuler et prendre le dessus en toutes circonstances.

une quinzaine à travers son ouvrage, parmi

mais d’histoires fabriquées. Les marques doivent-elles parler plus juste plutôt que vrai?

lesquels le biais d’exposition ou de répéti-

« Je constate une envie de plus en plus

tion (le « matraquage » publicitaire), l’effet

forte de la part des annonceurs de sortir

de primauté, l’effet de halo, l’autocomplai-

des circuits classiques et d’offrir une visi-

sance, le biais de désirabilité sociale, etc.

bilité différente à leurs produits. La publi-

Tous me paraissent extrêmement impor-

cité traditionnelle a du plomb dans l’aile.

tants dans la prise de conscience des dan-

L’heure est aux « placements de produits ».

gers auxquels on s’expose. »

L’idée ? S’immiscer naturellement, discrè-

faiblesse dans le traitement des informations dont nous disposons. L’auteur en cite

tement, mais sûrement dans le mode de

Dans le domaine du leadership, la communication joue un rôle vital. Mais laisse-t-elle place à la manipulation?

vie du consommateur, presque à son insu.

« L’auteur le dit lui-même : toutes les com-

té. Cette pratique peut être manipulatoire.

munications interpersonnelles mettent en

Surtout lorsque le téléspectateur ne se

œuvre des mécanismes de manipulation,

rend pas compte du message d’annonce

positive ou négative. Ce que je constate,

en bruit de fond. Mais pour connaître

c’est que les dirigeants d’entreprise ont

le milieu, les publicitaires ne cherchent

l’impression que parfois, en finassant, ils

pas à manipuler le public. Ils ne peuvent

atteindront plus facilement leurs objectifs.

d’ailleurs pas se le permettre. Car nous

Mais pour être un véritable leader, la stra-

vivons dans une société de plus en plus

L’auteur

tégie gagnante consiste à garantir des rap-

éduquée. Et les consommateurs se mon-

ports sains avec ses collaborateurs. Il faut

trent de plus en plus critiques vis-à-vis des

obtenir leur adhésion par la motivation,

marques et de la publicité. »

Psychosociologue, Gilles Azzopardi est un spécialiste reconnu des relations et des stratégies de communication, des jeux d’intelligence et des tests psychotechniques. Il est l’auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages de psychologie, dont de nombreux best-sellers, notamment le Manuel de manipulation (éd. First, 2008), il collabore régulièrement à divers magazines (Elle, Management, Capital, Challenges...).

en énonçant, de manière transparente,

Les Secrets de la manipulation efficace, de Gilles Azzopardi, éd. First, 328p., 19,90€.

Injecter des messages publicitaires dans du contenu est un jeu dangereux. C’est une façon déguisée de faire de la publici-

les objectifs à atteindre. En entreprise, on

À qui s’adresse l’ouvrage ?

cherche à manipuler l’énergie de l’autre, à

« Les étudiants et les jeunes managers

la transformer de manière positive. C’est

vont y trouver une abondance de réfé-

pourquoi j’aurais tendance à parler de « sa-

rences pertinentes et très documentées.

nipulation », plutôt que de manipulation. »

Dès qu’ils accèdent à des fonctions managériales, les professionnels adultes

Il paraît que nous vivons dans un monde de storytelling. Nous serions entrés dans une ère postpublicitaire, où la manipulation des masses ne se ferait plus à coups d’images et de slogans,

et vaccinés sont formés à adopter de bonnes pratiques. Pour ces derniers, ce livre se présente davantage comme un rafraîchissement

qu’une

découverte.

Mais les check-lists permettent de détecter de vrais pièges. » Rafal Naczyk •


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VACATURE R F RENCES BREAK T 2011

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marKetiNg

Dans la vie, il est souvent préférable d’avoir un comportement clairement identifiable, pour que les autres sachent à quoi s’en tenir. on coopère aussi longtemps que l’autre coopère, mais on riposte aussi chaque fois que l’autre ne joue pas ou plus la coopération : une riposte ni trop forte pour ne pas provoquer une escalade ni trop faible sinon l’autre se croit tout permis, en droit de vous exploiter. Quand on a un comportement transparent, en pratiquant le « donnant-donnant », la réciprocité dans tous les cas, on défend

mieux ses intérêts. non seulement les autres voient qu’ils ont tout intérêt à coopérer, mais ils sont aussi moins tentés de faire cavalier seul ou de se livrer à des manœuvres compliquées. Autrement dit, la sincérité, pour ne pas dire l’honnêteté, dans le sens où il vaut mieux annoncer la couleur, énoncer les règles, ce qui compte vraiment pour soi, plutôt que finasser, reste dans la plupart des situations le moyen le plus efficace pour obtenir tout ce qu’on veut. extrait des Secrets de la manipulation efficace

ses références Propaganda, edward bernays, éd. Zones la découverte, 2007, 144p., 12 €. imposer une marque de lessive ou faire élire un président relève des mêmes techniques, selon edward bernays (18911995). c’est la thèse de Propaganda, Comment manipuler l’opinion en démocratie, son ouvrage paru en 1928, récemment traduit aux éditions Zones. selon l’auteur, un neveu de Freud émigré aux États-unis, mais surtout l’un des pères fondateurs des relations publiques et précurseur des techniques publicitaires modernes, il s’agit d’orienter les masses dans leurs choix. ce « gouvernement invisible», auquel appartint bernays en personne, pratiqua la « nouvelle propagande» auprès de grandes firmes ou du gouvernement américain. il

ressemble fort aux actuels spin doctors, ces conseillers en communication des hommes politiques... La Soumission à l’autorité, stanley Milgram, éd. calmann-lévy, 1994, 270 p., 22 €. entre 1960 et 1963, le psychologue américain stanley Milgram mène une expérience qui cherche à évaluer notre degré d’obéissance face une autorité qu’on estime, en l’espèce un scientifique en blouse blanche. les cobayes, recrutés par petites annonces, doivent faire soumettre un questionnaire à un complice de l’expérience. À chaque mauvaise réponse, le cobaye inflige un choc électrique. résultat : 62,5% des participants vont jusqu’au bout.


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RECR UTE INTER MENT ACTIF

VMC-SELECT VOUS SOUHAITE DE JOYEUSES FÊTES…

… et un tout nouveau départ pour 2012 !

“Rendez le monde meilleur… en commençant par vous-même”

Pour cette nouvelle année, nous vous souhaitons, à vous et à votre équipe, tout le succès que vous attendez de vos projets. Nous serons à nouveau à vos côtés avec nos conseils, notre expertise et notre expérience pour vous aider à tirer le maximum de votre capital humain. Bref, nous vous souhaitons une bonne année, une bonne santé et surtout… un excellent recrutement !

Vous avez pris de bonnes résolutions pour votre entreprise ? Dans ce cas, veillez également à ce que vos collaborateurs jouent comme une véritable équipe. Faut-il faire entrer du sang frais ? Tout le monde est-il à la place qui lui convient ? Une petite évaluation vous permettra de savoir directement où vous en êtes. Et tout aussi important : vos collaborateurs aussi. Ensuite, nous regarderons ensemble la voie qu’il convient de suivre pour atteindre vos objectifs. Nous nous ferons un plaisir de venir chez vous pour discuter des différentes possibilités.

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Flandre orientale et occidentale : MARIO PHILIPS, tél. +32 498 51 85 23. Sud des Pays-Bas : PIETER-JAN DE BONT, tél. +31 162 515 085.

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076_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 15:59:50

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077_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 16:00:00

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078_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:39:09

JONAS LAMPENS

INNOVATION


079_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:39:10

Philippe Silberzahn et Walter Van Dyck, The Balancing Act of Innovation, lu par Walter Van Dyck

L’innovation,

de la pratique à la théorie Dans The Balancing Act of Innovation, des spécialistes de l’innovation ont compilé plusieurs exemples de sociétés particulièrement innovantes dont la stratégie peut être vue comme une bonne source d’inspiration. Pour les auteurs, les entrepreneurs belges gagneraient à afficher moins de modestie.

avec d’autres collègues, nous avons préféré concentrer notre attention sur des sociétés plus proches de nous, par exemple Belgacom, Janssen Pharmaceutica, Studio 100, Alcatel-Lucent ou Bongo. De tels exemples de pratiques montrent que l’innovation est moins question de révolution que d’évolution. »

que l’innovation est une composante in-

Le succès de l’iPad ne tend-il pas à démontrer que l’innovation gagne à s’appuyer sur une bonne stratégie de marketing?

dispensable de la vie entrepreneuriale »,

« Le rôle du marketing est évidemment

explique Walter Van Dyck, qui enseigne la

primordial. Mais le succès d’Apple est

gestion de l’innovation à la Vlerick Leuven

probablement surtout lié à une percep-

Gent Management School. « Mais ça reste

tion remarquable des besoins latents de sa

plus facile en théorie que dans les faits. »

clientèle. Steve Jobs était passé maître en la

Afin de soutenir les entrepreneurs et les

matière. On peut d’ailleurs en dire autant

directeurs d’innovation dans leurs dé-

de Michael O’Leary, le patron de Ryanair,

marches, Walter Van Dyck et son collègue

ainsi que des concepteurs de programmes

Philippe Silberzahn viennent de publier

télévisés de la maison de production En-

The Balancing Act of Innovation. « Nous

demol – je trouve personnellement leurs

nous sommes attachés à définir en quoi

émissions détestables, mais elles sont

consiste précisément l’innovation et com-

toutes devenues des blockbusters. Tout

ment s’y prendre pour mettre cette straté-

comme Jobs, O’Leary et les programma-

«Tout le monde est aujourd’hui convaincu

gie de changement planifié en pratique. Ce

teurs d’Endemol sont des visionnaires,

n’est pas l’histoire rebattue de géants tels

ils savent très bien où ils vont. Quant aux

que Microsoft ou Apple. En collaboration

firmes américaines, elles ont un autre

LES AUTEURS, LES LECTEURS Professeur associé en Gestion de l’innovation à la Vlerick Leuven Gent Management School, Walter Van Dyck a engrangé vingt-cinq ans d’expérience en tant que consultant, chercheur et manager de technologie et innovation stratégique au sein de multinationales. Philippe Silberzahn enseigne à l’Emlyon Business School. Il est également chercheur associé à l’École polytechnique française. Il a exercé pendant vingt ans comme consultant, entrepreneur et dirigeant de sociétés de haute technologie.

Walter Van Dyck: «En Belgique, l’échec est synonyme de déshonneur. Aux States, les entrepreneurs en parlent spontanément dans leur CV.» RÉFÉRENCES BREAK HIVER 2011.

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080_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:39:30

iNNoVatioN

le liVre

général trop modestes et, au bout du

niveau constant. Grâce au concours de la

compte, cette modestie finira par avoir rai-

NASA, l’humble QOD a su se placer à la tête

son de nous à force de nous réfugier dans

d’un tout nouveau marché. Le fait de s’ou-

The Balancing Act of Innovation, Philippe silberzahn et Walter van dyck, éd. lannoo campus, 256 p., 29,95€.

le sillage de grosses locomotives – comme

vrir à une autre entreprise peut augmenter

l’Allemagne – par crainte de devoir voler de

les chances de réussite de tout projet d’inno-

nos propres ailes. Nous sommes très forts

vation.»

les auteurs ont rassemblé des exemples d’innovations très variés afin de proposer un guide pratique qui peut aider les entreprises à trouver leur propre style d’innovation. cet ouvrage comprend des études de cas d’entreprises comme alcatel-lucent et studio 100, entre autres, et présente des exemples d’innovations radicales, incrémentales, spectaculaires, mais aussi moins spectaculaires, et néanmoins réellement innovantes. chaque chapitre couvre un sujet particulier au travers d’un cadre d’application pratique permettant de formuler des stratégies d’innovation, véritables moteurs de croissance.

Il faudrait donc penser plus globalement?

«La hantise de voir piller la propriété intel-

«Non seulement penser globalement, mais

raison de séparer deux entreprises par une

aussi délaisser les niches pour se focaliser

véritable muraille de Chine. Ce n’est qu’un

sur la conception et la création de produits

pur sophisme ! De nombreux malentendus

destinés à de grands marchés homogènes

peuvent être évités en concluant au préa-

– comme Barco le fait déjà, pour citer une

lable de bons accords sur le partage de la

société belge. Bien entendu, il faut pouvoir

propriété intellectuelle. Les deux partenaires

disposer de moyens financiers suffisants.

y trouveront leur compte en accédant ainsi à

C’est pourquoi nous insistons dans notre

des marchés plus étendus.»

pour accompagner le développement de concepts créés par d’autres en les adaptant à des marchés de niche. »

Mais n’y a-t-il pas un risque de se faire damer le pion par le partenaire en question? lectuelle est souvent invoquée comme une

ouvrage sur les avantages de l’innovation «ouverte»: il faut intensifier la collaboration entre les entreprises. C’est ce qui per-

UN ŒIL SUR L’AVENIR

met à des firmes qui ont peu de moyens de

textile est confrontée à un marché difficile

Pourquoi les entreprises doiventelles innover? Ne serait-ce pas plus judicieux d’investir dans des produits qui ont déjà fait leurs preuves au lieu de risquer la nouveauté?

atout qu’il ne faut pas sous-estimer : elles

et saturé. QOD a réussi à innover en s’as-

«C’est à tort que l’on réduit souvent le

disposent d’un énorme marché national,

sociant avec un bureau d’ingénieurs de la

champ de l’innovation à l’élaboration de

particulièrement homogène. En Belgique,

NASA. Ensemble, ils ont mis au point un

produits entièrement neufs. En réalité,

nous nous distinguons très couramment

matériau de pointe pour fabriquer des com-

80 % des efforts sont généralement consa-

en tant que fournisseurs de composants

binaisons d’astronautes dans lesquelles la

crés à l’amélioration continue de pro-

pour leurs produits. Nous sommes en

température corporelle est maintenue à un

duits existants. Lorsqu’un constructeur

s’adresser à une entité plus conséquente, capable de dégager les capitaux nécessaires. Ainsi, nous racontons notamment ce qui est arrivé au fabricant de couettes danois Quilts of Denmark, ou QOD. L’industrie


081_GPV1QU_20111228_RBKHP_00.pdf; Dec 20, 2011 18:39:49

automobile parvient à rendre un véhicule

capoter ou un entrepreneur dans les

meilleur marché, il s’agit bien d’innovation.

cordes. Mais en Belgique, l’échec est sy-

Et transformer une voiture en engin volant,

nonyme de déshonneur. Aux States, les

c’est de l’innovation «radicale». Il ne suffit

entrepreneurs en parlent spontanément

pas de se concentrer sur l’amélioration d’un

dans leur CV : « J’ai fondé telle entreprise

produit, la recherche constante de nouvelles

et ça n’a pas marché pour telle et telle rai-

opportunités est tout aussi indispensable.

son ». Les recruteurs y voient un plus : ça

Dès le moment où votre activité principale

prouve qu’on n’a pas froid aux yeux. »

est menacée par des circonstances économiques, il faut être prêt à explorer de nouveaux débouchés. Ainsi, tel producteur de

Comment stimuler l’innovation au sein d’une entreprise?

thermomètres au mercure, ayant sous-es-

«Grâce au corporate venturing, qui consiste

timé l’importance de l’innovation radicale,

à regrouper les concepteurs d’une entreprise

s’est trouvé dans une impasse lors de la

au sein d’une plus petite entité, exclusive-

promulgation d’une directive interdisant

ment concentrée sur l’innovation. Janssen

l’utilisation de ce métal. Il a immédiate-

Pharmaceutica, par exemple, a fondé un

ment recherché des fabricants capables de

venturing and incubation center dont le per-

lui fournir des thermomètres électroniques,

sonnel s’occupe essentiellement de déve-

mais il était malheureusement déjà trop

lopper de nouveaux produits et concepts. Je

tard. Pas mal de managers excellent dans la

ne crois pas que les idées jaillissent plus fa-

gestion des tâches au quotidien, mais ils ne

cilement en rêvassant dans un bon fauteuil,

voient pas toujours suffisamment loin. Pour

par un calme vendredi après-midi. Cela n’a

gérer l’innovation de façon exemplaire, il

donc aucun sens de libérer les travailleurs

faut absolument garder un œil sur l’avenir.

un peu plus tôt pour qu’ils puissent réfléchir

J’ai suivi des cours d’entrepreneuriat à

en toute quiétude. La pression nous rend gé-

Boston. L’un de mes professeurs était un

néralement plus productifs. La plupart des

jeune de 18 ans, sa troisième entreprise

inventions naissent pendant le travail, dans

était en train de voir le jour et les deux

la routine du quotidien. Mais quand on tient

autres avaient déjà fait de lui un million-

une nouvelle idée et qu’on a de bonnes rai-

naire. Ici, on continue de se raccrocher

sons de penser qu’elle peut avoir de l’avenir,

à l’idée qu’il vaut mieux faire toute sa

il faut effectivement disposer du temps et

carrière dans la même entreprise. Pour

de la place nécessaires pour la développer

les Américains, la notion de serial entre-

jusque dans les moindres détails et la mettre

preneur est une évidence, alors que chez

à l’épreuve. Aucune idée ne peut aboutir

nous, c’est presque une injure. Là-bas,

sans avoir été soumise à la critique d’autres

personne ne s’émeut de voir un projet

personnes.» Jan Stevens•

@TweeTer @Waltervandyck @phsilberzahn @Mariondebruyne (professeur en stratégie marketing vlerick Management school), @FrankGoedertier (professeur en branding et Psychologie du consommateur - vlerick M. s.), @Ginovanossel (professeur en Marketing et commerce de détail - vlerick M. s.) @econscitech (compte officiel de la section science and technology du journal The Economist).

références BREAK HIVER 2011.

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Index

Brand & Product Manager Gregory Hulstaert Rédaction Directrice de rédaction Marian Kin Rédacteur en chef Références Philippe Berkenbaum Secrétaire de rédaction Pierre Michel Rouffiange Collaborateurs Vincent Delcorps, Benoît July, Filip Michiels, Rafal Naczyk, Marie-ève Rebts, Jan Stevens, William Visterin Photographes Bas Bogaert, Jonas Lampens, Sofie Van Hoof, Michel Wiegandt Illustrateur Sebastiaan Van Doninck

AW EUROPE BAXTER BLAKE & PARTNERS BNP PARIBAS FORTIS CONNECT PEOPLE EDF LUMINUS ELECTRABEL FNAC FVB/FFC MATHIEU GIJBELS STIB NETWORK RESEARCH BELGIUM PAGESDOR.BE RANDSTAD RéFéRENCES RéFéRENCES SMALS SYNERGIE BELGIUM TOURING VK GROUP / VK ENGINEERING VMC-SELECT

Rédacteur en chef References.be Laurent Depré Collaborateurs Magali Henrard, Evelien Maes, Steven Heyse Équipe graphique Art Director Pieter Ver Elst Assitant Art Director Jon Troch Graphistes Kenny Caudron, Flor Cobo Manu Degreef, Patricia Kempeneers Publicité Sales Director Nancy Werbrouck Sales Manager Agencies Marijke Van Impe Account Managers Ana Alonso, Jean-Sébastien Delporte, Christine François Internet Sales Manager Kim Claesen Internet Account Managers Jeroen Costermans, Stijn Compernolle, Sylvie De Vocht, Karen Sereis, Karl Van Lathem Tél. 02 482 03 50 Sales Assistants Igor Bukula Tél. 02 481 15 21 Mebruke Ergin Tél. 02 481 15 00 Cécile Knockaert Tél. 02 481 15 86 Fax général 02 482 03 77 Annonces téléphonées 02 225 55 00 Online Sales Assistants Wedad Baouider, Rosette Mukendi Tél. 02 482 03 38 Marketing & Research Marketing Director Diane Devriendt Business Communications & Research Manager Marjan Desmet Communication & Distribution Manager Frederik Welslau B2C Marketeer Émilie Tcherkezian B2B Marketeer Sandrine Kinnard Back-Office Manager Michel Bernard Tél. 02 481 15 29 Directeur général Christophe Glorieux Administrateur délégué Thierry Hugot Éditeur responsable Rossel Patrick Hurbain 100 rue Royale 1000 Bruxelles Références SA 86C avenue du Port, B101 1000 Bruxelles Tél. 02 481 15 24

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Impression écologique chez Eco Print Center.

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083_GPV1QU_20111228_RBKCV_00.pdf; Dec 20, 2011 15:37:19

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fvb-ffc Constructiv, le Fonds de Formation professionnelle de la Construction, souhaite engager (m/f)

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E.R E .R R. : B. V Va ann n Ro Romp mpae m mpa p ey, y, Fo orti rrti tis B Ba anq nq que ss.a a., a., M Monta onta ta agne gn d du u Parc ar 3 3, 1000 1000 0 Bru Brux uxelle e ss, RPM Brux ruxeelles lles, TV VA BE B 040 04 3.19 3 199.70 9.702. 2

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Je ne suis pas l’architecte. Ce n’est pas ma maison… Mais je suis fier de contribuer à sa réalisation. Koen, conseiller commercial

BNP PARIBAS FORTIS RECRUTE DES CONSEILLERS COMMERCIAUX EN AGENCE Répondre aux besoins bancaires et d’assurances de ses clients, c’est le métier de Koen. Voir leurs projets se réaliser, c’est sa fierté. Comme lui, rejoignez BNP Paribas Fortis et devenez acteur d’un monde qui change aux côtés de tous nos clients.

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10 Livres incontournables. Gestion, management, strategie,...

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