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directrices numériques: Sybille Bibelas - Véronique Fohlen


participantS WELLCOME TO ISSUE ONE

WITH : Patricia Giondana Fohlen Nathalie Da Costa Emilie Da Costa Stefan De Vives Anne Pouëzat

dessin : Véronique Fohlen

merci à Victor


série: Véronique Fohlen


X x x x x

x

x

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Z

2

|| 1

1 1

µ*

*special dedicace to the man who knows stories about million guys série: Véronique Fohlen


, j'ai rendez-vous au 104. Je porte un

.

Après le

c'est parti. Je prends le bus

Tu es déjà là, à faire les

7 experimental tu me proposes d'aller boire un verre chez toi, c'est à

je m'arrête dans une boulangerie, j'achète un

parfum

mes Y3 aux pieds, je change pas de

.Tu habites juste après

pas

t'imagine quoi un

?

je vois...


Tu habites au

ème.En entrant, sur le mur, une affiche de

LC2 ,tu me proposes une

Je m'assoie dans ton

hum

Tu commences à parler rock

tu dis...

et met un

tu connais pas? J'écoute pas les

Tu change de disques...Tu fait un fix sur

? Si j'ai vu

faut que je me casse! Tu es plutôt efficace dans le genre

ans. Dans ma tête, c'est

Tu n'est pas

me fait craindre le pire.

même pas

Je crois que je vais oublier ton.

tours des

de ce que

? Oui quand j'avais


LA MULTIPLICITE Par Nathalie Da Costa

Si iƒ n°Ø

C

oncevoir les autres visages possibles de soi-même. Découvrir ses NOMBREUX horizons potentiels, ses MULTIPLES identités, a toujours été á mon sens, un exercice fascinant. Toujours vouloir s’adapter, comme un jeu naturel qu’un caméléon m’aurait appris. Permettre de s’inclure dans un monde toujours plus vaste, au lieu de s’exclamer á ses frontières ou règles invisibles. D’invisibles, je n’acceptais que la réalité impalpable de mes sensations. Je faisais confiance á mes ressentis. Comme les mille reflets d’un diamant, chaque étranger, paysage ou ami, visage ou pays devenait un miroir, qui me laissait chaque jour plus belle. J’étais moi, et en même temps un peu tous les autres, par amour, admiration, envie, crainte et répulsion. Par ce jeu merveilleux de l’identification et de la curiosité je me découvrais peu á peu sous des facettes inattendues. Je donnais á l’autre ce qu’il m’apportait, et recevait la sensation de renaître mille fois. Chacun étant un peu de l’autre, dans cet équilibre subtil des multiples de nous-même .

Q

uand je suis arrivée á Salvador de Bahia, par exemple, sortie de mon bus, j’eus la sensation que de la foule, qui envahit soudain mon panorama, émanait quelque chose d’inédit. Comme une différence, encore insondée. Mon corps tout entier raisonna de mille vibrations. Il était tard, mais la gare routière semblait suivre les rythmes d’un autre type d’horloge. Il y avait la queue pour les glaces. Il y avait encore bien trop de yeux ouverts et se cajolants les uns les autres, pour supposer que cette journée prendrait fin. Le vacarne n’était pas celui, d’habitude désagréable et étouffant d’une gare européenne. Les gens n’étaient pas pressés le moins du monde.

Personne ne courrait, ni ne semblait desesperé. La file du taxi que je dus prendre, ressemblait davantage á des partenaires de danse qui attendaient leur cavalière, qu’ils allaient faire se balancer au son du forrò 1, dont les notes berçaient tous les camelots encore ouverts. Cette gare n’était pas un lieu d’attente, appréhendé comme pénible : elle était un authentique espace de vie. Cette conception de l’espace, quel qu’il soit, habitait tout Salvador. Lá oú le soleil chauffait, il y avait moyen pour tout occuper sans restricton aucune. Nulle limite, nulle interdiction ne venait freiner l’enthousiasme de cette foule aux couleurs


africaines et aux ventres gourmands. Le vide á Salvador, comme le silence n’existait pas. Pas un bout de trottoir, un arrêt de bus, une fenêtre ouverte qui ne soient le prétexte á vendre quelque chose, un gobelet de café, quelques cacahuettes, bonbons ou spécialités bahiaines. Disparus de nos villes trop modernes, des marchands ambulants y vendent encore quelques notes de musique sur CD gravés, grâce á des amplis qu’ils ont malicieusement amarés á leur bicyclette. C’est une ville humaine, profondément animée. Et, ces âmes ne savent faire qu’une chose : vivre, au rythme que leur permettent Dieu et le soleil. Je rencontrai un jour un taxi qui brandissait sur le haut se son pare-brise « Je conduis, Dieu est mon guide ». Un après-midi, arrêtée devant une église, je pus écouter un jeune homme parlant au combiné d’une cabine téléphonique : « Fais quelque chose de ta journée bon sang, sale feignante, ne reste pas á rien faire, va chez la voisine l’aider á laver son linge ! Que ce soir, tu ais la sensation d’avoir fait quelque chose.. » Jusqu’á derrière tous les comptoirs de lanchonete2, ou de petites boutiques il y avait foule... de personnel pour servir le client. A croire qu’ici, ils n’aimaient pas la solitude. Jusque dans les bus, ils avaient préservé le poinsonneur á qui, assis l’on achetait son passage. Les seuls espaces vides qu’ils toléraient de leur indifférence, étaient ceux des samedis et dimanches, durant lesquels les centre-villes devenaient des sortes d’agglomérats de rues, hantées par les fantômes de ceux partis profités des plages, ou du soleil blond de la cervejinha3. Toute cette foule en osmose, au sein de laquelle je me perdais au milieu de tant de différences, me donnait pourtant toujours la sensation de m’absorber.

D

ésormais á Rio, j’entrepris un week-end, de m’aventurer á la découverte des secrets populaires du samedi soir carioca4 . Loin des beaux quartiers, pas tout á fait encore dans les favelas, le taxi me laissa á l entrée d un chemin de terre, noyé dans la nuit, par les motos, les taxis et les odeurs de bière sur la terre chaude. Annoncée dans le journal, l’ensaio da Mangueira5 , devait ce soir lá, sortir as baterias6. Traverser d’abord cette rue fut comme pénétrer les antres de la ferveur populaire d’un Rio encore secret. Tels des camelots, des stands et bâches de fortune offraient sous abris, des pistes improvisées de boîtes de nuit éphémères. Au son d’un funk aux tonalités surprenantes ou, dans l’espace voisin, la voix d’un tendre negro7 coiffé d’un cubain, ces musiques guidaient les déanchements sensuels de peaux chaudes, noirâtres et fières . Tout était ici sombre, et la sueur des corps langoureux, aux courbes sensuelles étaient le seul décor de ces espaces sans murs. Au bout de la route toujours encombrée, j’aperçus la façade d’une grande bâtisse éclairée, m’annonçant que j’étais arrivée devant la fameuse Ecole de samba de la Mangueira, du nom de la favela qui dominait derrière. Réputée paisible, nombreux étaient les Cariocas qui venaient ici danser en sécurité, et acceptaient de payer l’entrée. Tels les guichets des arènes des corridas de mon enfance, je vis á peine le visage de la guichetière, á travers le trou ovale, juste assez grand pour que je puisse passer ma main et le billet de 20 réals. Il était á peine onze heures et demie et, la grande salle éclairée, tel un gymnase, dans laquelle j’entrai ne laissait déjà entrevoir que peu d’espace innocupé. Dansante, ou trinquant


á la joie de cet évènement, la foule de ce vaste rez-de-chaussée, était l’attraction centrale de ceux, qui dans des loges improvisées au premier étage, scrutaient et, attendaient quelque chose d’autre. Pour le moment, au fond de la salle, noyés dans la foule, trois brésiliens assis, battaient le rythme da samba. Au milieu, le plus costaud et proéminent frappait sa main droite sur un énorme tambour posé á l’horizontal sur ses genoux, tandis que de sa main gauche il battait le rythme chanté par ses deux acolytes aux allures de reggae-man sambistes : rastas et turbans colorés jaune, rouge et vert. Trempés de sueur par tant d’efforts, leur visage heureux stimulaient autour d’eux les reflets chatoyants des décoletés pailletés de ces femmes qui, face á eux, battaient le rythme de leurs jambes, autant que de leurs pieds virvoltants, dont l’ardeur ne laissait en aucun cas deviner l’âge. A minuit bien passé, ce groupe se dissipa. Une excitation se fit sentir. On préparait l’espace: une petite et étroite estrade d´á peine un mètre de large fut apportée, quand tout le reste fut évacué. Soudain, lá haut au premier étage, dominant l’ensemble, sur une large scène se préparait une foule : largement masculine, aux bras vigoureux, et respirant l’impatience, chacun semblait s’y mettre en place. Le toit, soudain, au-dessus d’eux s’ouvrit. Comme pour mieux venir aérer les belles musculatures ambrées ou chocolatées, le ciel bleunuit désormais veillerait á chacun de leurs gestes. Devant moi, sur la petite estrade monta soudain un gros homme, un sifflet autour du cou, que rien, je crois, n’aurait pu faire sourire davantage. Du haut d’une autre loge, sur le côté, surgit alors un bon-vivant qui, dans un micro annonça l’ouverture de l’ensaio, et le chanteur visiblement pillier de l’Ecole. C’est alors, qu’au simple son amplifié d’une toute petite guitare, celui-ci entama son couplet. Ce n’est qu’au bout du quatrième ou cinquième, que l’évènement se produisit dans un silence soudain. Trois mètre au dessus de nous, lá-haut sur la scène, démarra le concert tonitruand de la centaine de bras musclés, brillants de sueur, chacun frappant de brusques coups abrupts, sur des peaux de tambour. Les yeux canelle de ces corps de girofle, aux sourires passionnés, se concentraient sur ce rythme brutal, forcené,

et hallucinant, captant nos corps entiers, comme envoutés, surpris par tant d’ardeur, réveillés par ces chocs violents en harmonie. Tel le réveil d’une forêt tropicale enchantée, cette tambourinade concquit en une seconde les centaines de caisse de raisonnance qu’étaient devenues nos âmes, venues jusqu’ici, avides de danse, de vibrations profondes et stupéfiantes. Je découvris une euphorie inhabituelle. De sa petite estrade, fidèle á son poste, heureux comme un pinson, l’homme au sifflet, souffla alors fort, et encore, et encore, enrichissant la magie ambiante, et, insistant avec ses bras, il tenta d’ouvrir ainsi une brèche dans le panorama sonore, créant un passage parmi les battements invincibles, pour le chanteur au loin. Et tel un oiseau sur

un arbre gigantesque, ce dernier vint alors comme poser ses notes, sur ces centaines de branches á la sève dégoulinante, pour livrer á la foule la samba chérie, en pleine syntonie. La chaleur qui beignait l’atmosphère, et ruisselait sur tous nos corps agités, n’était pas repoussante. Elle était l’emprunte de cette joie providentielle, qui marquait chacun du sceau de la béatitude. Je compris que la multiplicité des états que pouvait atteindre une âme est décidément infinie.

L

a convivialité omniprésente, ici au Brésil, est biensûre la clé de la découverte des alter-ego, des multiples sois. Et, oú je vis depuis plus de neuf mois, elle est intrinsèquement liée á la foi. Or, la foi présente, justement ici, des dimensions hallucinantes. Entre autre,


la pauvreté n´empêche pas l’indigeant de chanter. Et, l’inconnu n’est pas acceuilli avec frayeur : les brésiliens lui sourient, ou lui parlent, sans même avoir été présenté. L étranger, ils l’appelent meu irmâo (mon frère). Ils n’attendent rien de lui. N’ont pas peur de lui, ni du jour de demain. N’espèrent rien. Mieux que l’espoir, ils aiment..vivre. A quoi peut servir l’espoir á ces gens qui n’ont pas peur de l’inconnu? Leur foi leur rend tout famillier. Ceci est leur savoir-vivre, se découvrant chaque jour heureux, pour une raison de Conscience plus élargie : leurs yeux voient leur existence inscrite bien au-delá des soucis matériels. Dieu, les esprits, et tous les saints sont lá, pour leur rappeler que l’important est de leur rendre grâce chaque jour, pour

chaque particule de lumière de vie. Est-ce á dire que cette propension altruiste est impossible en Europe, ou á Paris que j’ai quitté il n’y a pas si longtemps ? L’expérience de l’autre y est-elle encore et naturellement possible ? Peut-on encore être ébloui par une conversation dans un taxi parisien ? Les garçons de café, ou autres vendeurs d’échoppe ne peuvent-ils pas, eux aussi ressentir cette joie de vivre ? Un touriste, figure de l’éternel inconnu, sur les boulevards de la Seine, ne peut-il réussir á nous convaincre de partager un moment en sa compagnie ? Pourquoi tant d’inhospitalité ? Tant de stress, presque intrinsèquement inévitable ? Pourquoi les aiguilles des horloges de France et de Navarre tournent-elles de façon moins harmonieuse ? Est-ce le soleil, qui brille de façon différente ? Sont-ce les richesses de notre économie libérale qui nous ôte de nos trottoirs, la couleur des choses authentiques ? Cette figure de l’autre, éternelle projection de nousmême, en éternel devenir, est censée nous aider a progresser, comme autant de potentielles alternatives de vie. Choisissons une autre représentation de notre réalité : en effet, celle-ci est

malléable comme de la pâte á modeler..

ai conservé parmi mes papiers, un extrait du Monde du 21 Janvier de l’an dernier, ultime exemplaire, que j´ai pu acheter avant mon départ pour les Amériques; comme si un heureux hasard avait fait coincider ces deux dates. J´y avais découpé un article interrogeant sur ce « qu´étaient les globe-trotteurs devenus ». Une courte réfléxion invitait les lecteurs á une remise en cause des valeurs nouvelles de notre époque, dans toute la dialectique de son rapport á l´autre, et finalement á nos différences. Regrettant des figures de proue


de la France d’antan, le journaliste acheva de m’agacer. Je pris le soin de lui écrire, presque six mois plus tard. Depuis un autre continent, celui qui justement a inspiré, il y a bien longtemps tant de courage, tant d´optimistes conquêtes, mes mots avaient enfin trouvé la manière de lui répondre, bien passionnément. C´est ce qui manque finalement, á notre chère Europe, plus de gens passionnés qui se laissent envahir par leur imaginaire, pour qu´enfin puisse évoluer différemment cet inconscient collectif, que tous nous aimerions voir abriter d´autres visages. L’expérience de l´autre, pour moi c´est un état d´esprit. Rencontrer l´autre, et surtout toujours autre chose. Si nombre de nos clichés de globbe-trotteur, figures idéales, ont comme disparu de nos quotidiens, ils restent selon moi, enfouis au fond de chacun, comme juste endormis. Nos sociétés, aujourd hui les gardent terrés par peur du landemain.

Je ne voudrais pas que mes enfants n’aient que Claudia Schiffer ou Kate Moss sur leur mur de chambre. Je leur désire un nouveau Rimbaud, un nouveau Garcia Lorca. Et, pourquoi, tout simplement, ne seraient-ils pas

les héros de leur existence ? Il faut retrouver le chemin de la foi, cette sorte de certitude en nous-même, qui faisait il y a deux cents ans, s´agiter nos ancêtres, motivés qu´ils étaient par la fièvre de l´or, á avancer sur des routes périlleuses, et prêts á escalader des montagnes inexplorées. Quelle autre richesse aujourd hui pourrait bien faire voyager mes amis, mes voisins, nos patriotes ?

L´or du XXIème siècle, j´en suis si intimement persuadée : la recherche de soi. C´est la raison de mon voyage, et celle de tous les aventuriers, qui mus par une imagination hors norme, n´ont de cesse de chercher des territoires nouveaux, des paradis perdus, pour mettre á l´épreuve leur moi, chaque seconde réinventé. Le contact avec l´autre, avec un quotidien contrasté, pouvant seuls répondre á leur insatiable interrogation... : qui suis-je, et surtout qui veux-je devenir ? Chaque jour est l´occasion d´une potentielle aventure, oú tous peuvent y connaître un plaisir nouveau...l´envie de découvrir, envie que tant de monde semble avoir perdue. Alors quoi ? Comment faire ? Mettez vos ailes ! Je ne vous invite pas á forcément quitter votre terre. De toute façon , le vrai voyage ne se passe jamais de retour. Mais j’incite á quitter une conception, trop configurée de nous même. J’encourage á voir la multiplicité des possibilités qui s’ouvrent á nous, chaque jour. Choisir de sourire quand on en a pas envie. Choisir d’oublier, quand on a toujours la même image dans l’esprit. Choisir d’être aimable, quand on en a pas l’habitude. Jouer á modifier chacun de ses traits de caractère les plus difficiles pour leur frères délicats. Et, avec eux se donner l’opportunité d’un voyage vers des réactions, en retour, bien loin d’un quotidien morne et morose. La différence, le contraste change tout...dans nos sensations de nous-même. Et, lá réside l’un des secrets de ce réveil intérieur, cette métamorphose : révélation á laquelle chacun devrait aboutir. Avoir conscience des limites insoupçonnées de notre identité en perpétuelle


expansion. Rester ouvert à toutes les alternatives de vie que notre imagination n’a pas encore inventées. Voici la description d’ un degré de conscience plus évolué, et les prémices d’un esprit bien plus ouvert. Ne saiton pas ce que l’on veut, lorsque l’on sait qui l’on est ? Alors, ici, ou ailleurs, par tous les moyens que nos cultures nous donnent pour nous envoler en nous-même, observons toutes les différences autour de nous pour mieux éprouver notre faculté á aimer le monde oú nous sommes. Chaque matin est un nouveau partenaire, avec lequel une aventure est en suspension, au dessus de notre tête. Décrochez l’une de ces étoiles, et elle vous apportera la lumière tel un soleil qui rendrait un peu moins pénible notre misère... La multiplicité de nos potentialités n’a pour seule limite que notre imagination. Ces mots, que je prends plaisir á écrire ont pour espoir, éternelle optimiste que je suis, dont le sourire n´a d´égal que mon imperturtable imagination, de participer aux bouillonnements d´un nouvel imaginaire collectif, toujours en devenir.

C

eux qui veulent ne cesser d imaginer autre chose, et qui désirent être eux-même plus que tout au monde, ensemble donnons á nos sociétés un visage qui nous stimule... Communiquons, créons, inventons, exprimons-nous. Que ce e-magasine soit le foyer de nos rencontres NOMBREUSES, ET MULTIPLES. Qu’en ces temps de crise, l’idée de la DÉCOUVERTE d’autre chose, soit l’obcession de nos esprits. Nathalie Da Costa. Rio, le 25 Janvier 2009. Pour IF Magazine.

1. Musique populaire nordestine, très écoutée. 2. Petits troquets brésiliens servant des fruits, jus de fruits, et sandwichs variés. 3. Littéralement, petite bière. 4. Carioca, du nom d’une rivière qui traverse une partie de la ville, désigne le natif de Rio, et tout ce qui est originaire de la ville. 5. La Mangueira est le nom de cette favela, et par extension, celui du quartier au bas de la montagne. Chaque favela a sa propre Ecole de Samba – la samba y étant née et l’ensaio est la répétition de l’Ecole, en vue de l’épreuve du Carnaval. 6. Batteries au sens d’instruments battus, et évoquant davantage le vaste groupe des batteurs. 7. Dans la langue brésilienne, o negro est le terme, non péjoratif pour désigner l’homme noir. Photos : Emilie Da Costa


LES PRISONNIERES DE LA FASHION INDUSTRY Quand ta carrière tient à un nombre... Quand ton image tient à un nombre... OU EST LA DEMI-MESURE ?

DARIA

1M78 poitrine 85 taille 60 hanches 86 dessins: Sybille Bibelas


JANELLE 1m75 poitrine 90 taille 62 hanches 89


PAULINE 1m80 poitrine 86 taille 59 hanches 87


STEFANIA 1m77 poitrine 85 taille 58 hanches 89


Illustrations : VĂŠronique Fohlen


iƒ by Véronique Fohlen







SUPPORTER # QU’EST SUPPORTER??

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Qui a déjà eu un numéro rien qu’à soi ? Stefan est Supporter Il est Supporter #1 Créateur de concept


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