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Schülerinnen- und Schülerkonferenz | Conférence des étudiant(e)s | Conferenza delle studentesse e degli studenti

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re è i s e m e d r p se s a i l u e s d e c n e r gue i r é B f , con 2 - 01.04.2012

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Introduction Pour se pencher sur l’« éducation au 21ème siècle », environ 50 jeunes de toute la Suisse ont participé à la première conférence suisse des étudiant(e)s, qui s’est déroulée du 30 mars au 1er avril 2012 à Brigue. Conjointement à des expert(e)s dans le domaine de l’éducation, elles/ils ont passé au peigne les aspects les plus divers du système éducatif et ont élaboré des propositions sur comment l’éducation doit être à l’avenir. La présente déclaration, dont les contenus ont été fixés et élaborés par les participant(e)s exclusivement durant la conférence – soit en trois jours –, donne une idée de comment les jeunes s’imaginent un bon système éducatif. Nous voulons que cette déclaration ait accès aux discussions de la politique de l’éducation, qu’elle forme la base pour le développement de notre système éducatif et qu’elle reste toujours dans le souvenir des décideuses et décideurs, afin d’assurer que l’on respecte l’opinion de celles et ceux qui ont le plus grand intérêt à une bonne éducation et qui ressentent le plus les décisions erronées – soit, les étudiant(e)s. La conférence suisse des étudiant(e)s a été organisée par l’Union des conseils d’étudiant(e)s de la Suisse et de la Principauté de Liechtenstein (UCE), dont le but est de représenter l’opinion des étudiant(e) s vis-à-vis de la politique et du public. Cette déclaration formera la base du travail politique de l’UCE et pour cette raison aura accès à toutes les activités lobbystiques. Nous espérons que cette déclaration change notre conception de l’éducation de manière durable et positive, afin que l’individualité, la liberté et la participation des étudiant(e)s ne restent pas que des slogans, mais deviennent une évidence. Le comité organisationnel de la conférence, Lisa Marti, Jonas Egli, Elsa Lengeler, Nadja Peeters, Michael Stampfli

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Renforcer les conseils d’étudiant(e)s Dans beaucoup d’écoles suisses il y a des conseils d’étudiant(e)s (CE), qui s’engagent et pour le contact entre les étudiant(e)s ainsi que les enseignant(e)s et aussi pour les activités particulières des étudiant(e) s. Malheureusement, ceux-ci ont jusqu’à présent trop peu d’influence dans les intérêts scolaires. Dans cette déclaration nous voulons faire appel à un meilleur appui des CE. Les points suivants nous paraissent importants : »» Un premier pas vers une amélioration de la situation serait la connexion entre les différents CE. Nous souhaitons une plateforme Internet avec des possibilités de lier les CE. »» Le premier pas vers une meilleure connexion des CE a été déjà fait par la fondation de l’UCE (Union des conseils d’étudiant(e)s de la Suisse et de la Principauté de Liechtenstein). Maintenant il serait important de soutenir d’avantage les campagnes publicitaires de l’UCE, afin de gagner une plus grande popularité et de garantir finalement un meilleur appui de tous les CE dans leurs intérêts. »» Dans beaucoup d’écoles, les CE ont trop peu de possibilités d’intervenir directement dans le déroulement scolaire par la participation à un conseil d’enseignant(e)s ou scolaire etc. Au moins un membre doit pouvoir siéger dans toutes ces commissions. »» En plusieurs endroits, les CE agissent en coulisse. Une partie des étudiant(e)s ne sait même pas que de telles organisations existent. Il nous semble important, que le CE puisse mieux informer le corps des étudiant(e)s par des panneaux d’affichage ou par un propre espace sur le site Internet de l’école, par exemple. »» Aujourd’hui, beaucoup de CE s’autofinancent par des ventes de gâteaux, des fêtes ou des manifestations spécifiques aux écoles, quelques-uns par des cotisations de membres. Toutefois, les CE ne devraient en fait pas être considérés comme des petites entreprises, mais plutôt comme des représentants d’étudiant(e)s. Pour cette raison, nous visons à un meilleur appui financier des CE par leurs écoles, en faisant des cotisations de membres des étudiant(e)s une obligation dans toutes les écoles. Par les mesures mentionnées ci-dessus, les CE peuvent à l’avenir mieux aborder les besoins des étudiant(e)s, ce qui mène à une hausse de la qualité de l’école. De même, les CE ont ainsi de meilleures possibilités de façonner le quotidien scolaire de façon plus variée par des activités communes. Un point positif ultérieur serait, qu’en tant que membre d’un CE de ce type, on apprendrait beaucoup plus qu’il ne paraît à première vue : travail de groupe, organisation, nouement de contacts, ouverture d’esprit envers les nouvelles tâches, etc.

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Des droits fondamentaux d’étudiant(e)s homogènes pour la Suisse En Suisse, les droits fondamentaux d’étudiant(e)s (DFE) doivent être ratifiés, afin qu’il y ait des bases et des directives communes pour l’ensemble du corps suisse des étudiant(e)s. Ces bases et directives ne doivent pas seulement comprendre les droits, mais aussi les obligations.

Droits »» »» »» »» »» »» »» »»

Droit à la participation dans les cours Droit de grève Droit à l’information et à la consultation Droit de regard dans l’évaluation des prestations Droit de réunion (conseils d’étudiant(e)s) Droit de vote pour conseils d’étudiant(e)s Droit de protection contre les mesures volontaires Droit de différenciation entre prestation et comportement disciplinaire en rapport à l’évaluation des prestations »» Droit de regard dans les finances de l’école »» Droit de communication de la matière à examiner, qui doit s’effectuer au moins une semaine à l’avance

Obligations »» Obligation de présence »» Obligation d’observance du règlement scolaire »» Obligation de désinscription lors d’absence, pour les absences prévisibles l’autorisation est à demander une semaine à l’avance »» Obligation au contact respectueux avec les enseignant(e)s Au cas d’une violation des droits fondamentaux d’étudiant(e)s, l’UCE est le centre d’écoute pour la consultation juridique et le soutien des étudiant(e)s. Les DFE de l’ensemble de la Suisse doivent régler le quotidien scolaire des étudiant(e)s ainsi que des enseignant(e)s de manière plus compréhensible et claire.

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Pas de mesures d’économie aux dépens de l’éducation ! Il y a sans cesse des mesures d’économie dans l’éducation. De telles mesures sont souvent aux dépens de la qualité de l’éducation. En conséquence elles sont extrêmement à courte vue. Il y a toujours encore un besoin d’investissement dans l’éducation, mais il faut faire attention à ce qu’on ne fasse pas de dépenses superflues. Pour différentes raisons, l’état (conféderation, cantons et communes) décide sans cesse des paquets d’économies. Ceux-ci concernent à chaque fois notamment l’éducation, en particulier au plan cantonal, où la plupart des dépenses éducatives sont dues. La conférence suisse des étudiant(e)s a une attitude très critique envers ces mesures d’économie. L’éducation est une des tâches majeures de l’état. C’est bien connu qu’elle est la seule matière première de la Suisse. L’économie suisse a besoin de personnes bien formées. Une bonne éducation est importante pour le développement de la personnalité et pour une vie en commun paisible et de bonne qualité. La plupart des mesures d’économie nuisent à la qualité de l’éducation. Quand on raye des contenus, les possibilités pour les étudiant(e)s d’acquérir des compétences baissent. Dans des classes plus grandes, l’enseignant(e) a moins de temps pour les étudiant(e)s individuel(le)s. On peut s’occuper moins des besoins particuliers des apprenant(e)s (handicaps, surdouance, problèmes d’intégration) ; les étudiant(e) s en question sont lésé(e)s et ne peuvent pas pleinement épanouir leur potentiel. Des salaires plus bas pour les enseignant(e)s rendent la profession de l’enseignement moins attrayante et sont un signe que l’éducation ne reçoit pas le respect qu’elle mérite. Cette liste pourrait continuer. À long terme, un tel démontage de la qualité coûte beaucoup plus d’argent à l’état que ne l’auraient fait les investissements dans l’éducation rayés, eux-mêmes. Ainsi, de telles « mesures d’économie » ont la vue extrêmement courte. Bien entendu, la conférence suisse des étudiant(e)s n’est pas contre le fait d’économiser de l’argent qui est dépensé inutilement. Là où une tâche peut très bien aussi être accomplie pour la moitié des dépenses, cela doit être fait. Cela vaut d’autant plus pour les mesures qui n’apportent quoi que ce soit ni aux apprenti(e)s ni à la société. C’est une tâche perpétuelle des offices en charge de dépister de telles dépenses. L’argent économisé de cette façon devrait être réinvesti dans l’éducation. Selon notre avis, chaque étudiant(e) doit recevoir une éducation et une formation qui corresponde le mieux possible à ses capacités et ses désirs. L’éducation doit aider tout le monde à épanouir son potentiel le mieux possible et à trouver une place dans la vie et à l’intérieur de la société, dont il soit content et où il peut contribuer au bien-être de tous. Jusqu’à une telle éducation idéale, il devrait encore beaucoup se passer en Suisse. Des mesures pour se rapprocher de celle-ci, coûteront et ont le droit de coûter quelque chose. On peut exiger des contribuables, qu’elles/ils aussi apportent leur contribution, en fin de compte, elles/ils en profitent toutes/tous de manière directe ou indirecte.

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L’importance des langues secondaires Les langues secondaires sont trop négligées en Suisse romande. Quelles en sont les conséquences ? D’où viennent les problèmes et comment pouvons-nous les résoudre ? Beaucoup d’années d’allemand, souvent sans aucun résultat. Le Röstigraben n’existe pas seulement en politique, mais aussi au niveau scolaire. Nous pouvons observer que le niveau des langues secondaires des Suisses allemands est nettement supérieur à celui des Suisses romands. Le but d’un apprentissage linguistique dans une formation scolaire obligatoire ou gymnasiale est que les étudiant(e)s soient capables de comprendre et de s’exprimer. Hors, ce but n’est pas atteint chez les Suisses romands.

L‘origine des problèmes »» Le gouvernement n’explique pas assez clairement aux francophones l’importance de l’apprentissage de l’allemand. »» La méthode doit être renouvelée ; les professeurs utilisent un moyen peu développé. Voici un exemple : trop de grammaire, peu de vocabulaire et ne favorise pas l’apprentissage oral et les échanges linguistiques.

En surface, ces problèmes pourraient paraître négligeables, mais au contraire, ils sont d’une importance cruciale pour la culture et pour favoriser l’unification entre les Romands et les Alémaniques ; les Suisses romands représentent tout de même une des grandes parties de la Suisse : 20,4%.

Propositions pour des solutions »» Que le gouvernement sensibilise les gens et que les enseignant(e)s informent leurs élèves de l’importance de l’apprentissage de l’allemand et de l’anglais. »» L’éducation doit essentiellement être axée sur l’apprentissage oral et les échanges linguistiques. »» On doit favoriser une formation continue (transition entre écoles primaires, secondaires et le gymnase). Ainsi, ce qui importe c’est notamment la promotion de la capacité de pouvoir communiquer de manière effective et non pas les cours de grammaire théoriques. Bien que ce problème touche notamment la Suisse romande, il est important aussi pour le reste de la Suisse. Pour les étudiant(e)s de la Suisse alémanique et du Tessin aussi, les cours de langues étrangères doivent être importants et rendre aptes à bien se faire comprendre au moins dans une deuxième langue nationale.

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Plus de liberté de choix dans les matières scolaires La motivation est la première pierre pour un apprentissage couronné de succès. Le facteur le plus motivant c’est l’intérêt individuel d’une étudiante ou d’un étudiant pour un sujet. Beaucoup d’étudiant(e)s des niveaux gymnasiaux supérieurs ont déjà développé des préférences pour certains domaines de spécialité, raison pourquoi il faudrait poser plus d’intérêt sur la proportion de ces intérêts dans les dernières années gymnasiales. C’est pourquoi nous demandons que les étudiant(e)s reçoivent la possibilité dès la 9ème année scolaire, de se focaliser sur leurs talents et capacités spécifiques par un choix de matières plus vaste et une possibilité de choix plus précoce. Les jeunes adultes ayant déjà une idée claire de leur futur professionnel sont plus motivé(e)s de s’approprier des connaissances lorsque les cours respectent leurs besoins spécifiques. Pour cette raison, nous aimerions que le choix des matières facultatives et complémentaires déjà existant, soit rendu accessible à toutes et tous les étudiant(e)s des écoles secondaires suisses dès la 9ème année scolaire. Cela crée un corps des étudiant(e)s motivé, de meilleures prestations et enfin une jeunesse mieux préparée pour les défis du futur. On pourrait penser à ce que les étudiant(e)s ayent la possibilité de limiter la matière qui ne sera pas examinée à la maturité en faveur d’une matière facultative. Contre la crainte que cela causerait une augmentation des dépenses, cette orientation de l’école vers les points forts des étudiant(e)s mène à une meilleure distribution des ressources dans le système éducatif. Il est plus efficace d’offrir à un futur chimiste une préparation approfondie à sa discipline, au lieu de dépenser beaucoup d’argent dans une matière qu’avec la plus grande probabilité il ne va pas étudier. Le principe de la maturité générale pour autant, n’est pas lésé, parce qu’au cas où il devait, contre toute attente, décider d’étudier autre chose, une compétence assez grande dans la matière temporellement limitée est déjà présente. En général, on peut dire de façon sommaire, qu’un choix de matières focalisé, possédant plus de liberté de choix, influe de manière positive sur la motivation et les compétences des étudiant(e)s.

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La politique comme matière scolaire Pourquoi une matière telle que la politique est-elle judicieuse ? Beaucoup d’étudiant(e)s ne sont pas assez au courant du système politique de leur propre pays. Il faut combattre cela par une matière scolaire appropriée. Nous vivons dans une démocratie. Une des idées fondamentales de la démocratie c’est que toute personne majeure se forme une opinion sur des sujets de votation et vote. Sans les connaissances nécessaires du système, cela n’est pas possible.

Que traitent les cours ? La matière enseigne une connaissance de base de la structure du système de l’état, les droits et les obligations des citoyen(ne)s, la procédure électorale et le paysage politique de la Suisse. En même temps, la formation d’une propre opinion est elle-aussi au centre. Pour rendre cela possible, les cours doivent être façonnés de manière politiquement neutre. Ainsi, les étudiant(e)s apprennent à se procurer des informations et à les juger de façon correcte, à discuter, à tolérer d’autres opinions et à les remettre en question de manière critique.

Quels avantages la matière apporte-t-elle ? Par la matière, on fait mieux comprendre aux étudiant(e)s l’importance de la politique dans notre vie quotidienne. Ainsi, l’intérêt des jeunes pour la politique augmente et de conséquence aussi leur participation électorale. Avec ces connaissances de base, les étudiant(e)s peuvent participer au façonnement de leur avenir. Malheureusement, beaucoup de jeunes gens ne sont pas conscients que la politique a une influence sur une grande partie de leur vie. Par la politique, les étudiant(e)s apprennent à assumer leurs responsabilités et à prendre des décisions avec bonne conscience.

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Présence médiatique à l’école L’importance de l’utilisation de médias contemporains dans les cours est incontestée. Toutefois, la question se pose de savoir jusqu’où intégrer les différents médias dans le quotidien scolaire. D’une part, l’école doit s’adapter au temps et introduire ce vaste domaine aux étudiant(e)s, et d’autre part, le climat scolaire ne doit pas être influencé de manière négative. Quelle utilisation des médias est raisonnable et dans quelle ampleur doit-elle se faire dans les cours scolaires ? Pour les étudiant(e)s des niveaux supérieurs, le contact avec les médias contemporains va de soi. Bien que les jeunes ne manquent en aucun cas de motivation pour travailler avec de tels médias, l’école doit leur signaler à l’aide de cours ou workshops les dangers et l’utilisation correcte, afin que celles-/ceuxci apprennent un contact compétent avec ces médias et notamment avec Internet. Cela est judicieux notamment quand les apprenant(e)s travaillent de manière autonome et doivent faire des recherches. L’utilisation d’un ordinateur portable, d’une tablette ou de liseuses facilite les cours scolaires, mais ils doivent être employés de manière raisonnable – différente, selon la matière. Afin que le corps des enseignant(e)s puisse lui aussi cadencer son pas avec les développements médiaux actuels, l’école doit offrir des formations continues, qui sensibilisent les enseignant(e)s dans le domaine de l’utilisation des médias et de la technique. De cette façon, les enseignant(e)s doivent intégrer de façon active du matériel actuel de médias modernes tels que Youtube dans leurs cours et se détacher lentement du vieux, tel que les cassettes VHS. À ce propos, l’école doit aussi offrir l’équipement adéquat ; les ordinateurs portables et les vidéoprojecteurs doivent faire partie de l’équipement de base de toute salle de classe. En principe, l’utilisation de différents médias dans les cours scolaires est d’une grande importance, notamment à l’avenir dans le monde des affaires. Afin de pouvoir permettre à toutes et tous les apprenant(e)s un accès au matériel scolaire électronique, l’école doit cependant mettre à disposition tous les médias nécessaires aux cours de manière gratuite. L’utilisation des moyens électroniques à l’école ne doit pas affecter le temps libre des jeunes. Il faut donc que l’école augmente la présence des médias dans les salles de classe, afin d’amener les apprenant(e)s au niveau prévu de secondaire I ou II, cependant sans débusquer les enseignant(e)s.

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Pourquoi l’importance des cours frontaux est-elle à réduire Par cours frontaux nous comprenons une méthode d’enseignement, dans laquelle l’enseignant(e) est placé(e) devant la classe et transmet des connaissances directement aux étudiant(e)s présent(e)s. Que cela se fasse par un exposé, la distribution de feuilles ou par des images au tableau noir, est insignifiant. Le critère de délimitation est notamment la question entre qui se passe la communication. S’il s’agit presque exclusivement de l’enseignant(e) d’une part et respectivement d’une ou un étudiant(e) de l’autre part, il s’agit de cours frontaux. Les travaux de groupe, l’étude autonome ou les discussions à l’intérieur de la classe n’ont principalement pas lieu. Comme nous le savons, chaque enseignant(e) a sa propre méthode d’enseignement. À notre avis, la méthode frontale n’est pas la méthode optimale pour l’étudiant(e), même si elle facilite le travail de l’enseignant(e). Dans le milieu scolaire, nous sommes tellement habitué(e)s à ce type d’enseignement, que nous ne réalisons pas qu’il peut être néfaste à notre concentration. À notre avis, la plus grande faiblesse de la méthode frontale, est que l’étudiant(e) doit rester concentré(e) durant toute la leçon, sans pouvoir interagir. Passer toute une leçon en écoutant n’est pas très exigeant, mais il faut tenir compte du fait, que nos journées scolaires peuvent atteindre les 10 leçons et que sans interaction il est impossible de se concentrer longuement. Les cours frontaux ne sont pas appropriés à transmettre des connaissances aux étudiant(e)s de manière à ce qu’elles/ils puissent se les rappeler à long terme. Pour cela, il faudrait que l’on se penche sur la matière de façon plus intense, dans le cadre de quoi, les apprenant(e)s puissent se consacrer au sujet selon leur stratégie d’apprentissage. En outre, il faut mentionner que les cours frontaux ne promeuvent pas la pensée axée vers la recherche de solutions, puisqu’ils ne transmettent que des solutions qui doivent être copiées par les étudiant(e)s.

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Promotion de l’initiative des étudiant(e)s Dans la grande majorité des gymnases, les étudiant(e)s n’ont que peu d’influence sur la matière enseignée et la manière dont les leçons sont prodiguées. Si l’on donnait plus d’importance à leur voix, le parcours gymnasial serait plus orienté vers les besoins de chaque individu. L’essentiel, c’est de donner aux étudiant(e)s la possibilité et le droit de pouvoir s’impliquer dans le système scolaire et de leur donner la confiance d’affirmer leurs besoins. Pour y parvenir, outre un changement du système scolaire, il est nécessaire que les enseignant(e)s transmettent à leurs étudiant(e)s une vision plus positive et ouverte du gymnase. Les idées suivantes seraient pensables : »» Organiser plus d’activités de groupe, pour mettre en place un vrai climat d’échange mutuel. »» Sensibilisation de l’ensemble des personnes impliquées (étudiant(e)s, enseignant(e)s, etc.). »» Accompagner les étudiant(e)s de la meilleure façon possible lors de la réalisation de projets. »» Demander plus l’avis des étudiant(e)s. »» Organiser des conférences pour que les étudiant(e)s puissent également participer aux débats concernant le système éducatif. »» Inviter plus de personnes influentes dans le milieu éducatif dans le cadre de débats. Si l’on arrivait à donner plus de poids aux étudiant(e)s dans la modification du système éducatif, cela serait un grand pas en direction d’un gymnase plus ouvert.

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Apprentissage durable Après avoir passé un examen, une grande partie de la matière apprise est souvent oubliée en un rien de temps. En conséquence, les étudiant(e)s ne peuvent pas profiter de leur éducation de manière durable. Comment peut-on combattre cela ? Les problèmes de l’éducation proposée aujourd’hui, portant à l’oubli de la matière apprise sont : un manque en motivation et ainsi aussi en intérêt, ainsi que le fait qu’après un examen, la matière apprise ne peut guère être utilisée dans le quotidien ou dans le déroulement de la carrière (resp. éducation) qui s’en suit. Afin de promouvoir la motivation et donc aussi l’intérêt des étudiant(e)s pour la matière à apprendre, il faudrait faire plus attention aux besoins fondamentaux contribuant à la motivation, qui, à savoir sont : »» Les étudiant(e)s doivent réaliser, que la matière à apprendre est de grande pertinence. Si cela n’est pas le cas, en règle générale, elles/ils ne considèrent pas la matière comme nécessaire et par conséquent, l’oublieront aussitôt après l’examen. Les étudiant(e)s doivent développer le sentiment, que par l’exécution correcte des compétences apprises, elles/ils gagnent plus d’importance dans la société. »» Les étudiant(e)s doivent si possible, pouvoir prendre l’initiative pour apprendre. Ainsi, elles/ils doivent atteindre le sentiment de liberté et de responsabilité personnelle. Elles/ils doivent donc pouvoir participer aussi souvent que possible à la décision sur ce qui est à apprendre (écoles démocratiques). Au cours de la formation, il faut faire assez tôt en sorte, que les étudiant(e)s puissent élaborer des compétences, qu’elles/ils peuvent appliquer ensuite au cours de leur éducation. Ainsi, dès le début de leur formation et indépendamment de l’école, elles/ils peuvent s’informer elles-/eux-mêmes de manière efficace sur les sujets tangentiels qui les intéressent. »» Les enseignant(e)s ne doivent pas tout de suite fournir aux étudiant(e)s la solution à une question. Elles/ils doivent les mettre sur la bonne voie ; ainsi les apprenant(e)s ont elles-/eux-mêmes du succès et peuvent mieux garder ce qu’elles/ils ont appris. Quand les enseignant(e)s dévoilent simplement la solution, les étudiant(e)s doivent simplement l’apprendre par cœur et ainsi elles/ils la mémorisent moins bien.

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Notre conception des cours individuels Nous ressentons comme très structurée la méthode d’enseigner d’aujourd’hui, ce qui est légitime et secourable pour tous les cours. Nous pensons aussi, que chaque cours nécessite un certain niveau. Différents médias peuvent et devrait être utilisés comme moyens pour des cours variés. Dans les cours d’aujourd’hui il y a aussi des aspects négatifs. En font partie entre autres les « cours selon le manuel », qui existaient déjà au temps de nos parents. Puisque les cours sont souvent strictement données selon un certain plan des matières, ils sont souvent ressentis par les étudiant(e)s comme étant monotones, tandis que dans ce cas, les enseignant(e)s ne peuvent ni soutenir ni affaiblir cette monotonie. Avec des modernisations du type d’enseignement, les cours de type amélioré et individuel pourraient faire leur entrée dans toutes les écoles. Au lieu des normaux cours frontaux, il faudrait faire attention plus souvent, notamment dans les cours de langue, à stimuler plus de discussions des et avec les étudiant(e)s. Ainsi, la langue est utilisée activement, contribuant de ce fait à une intégration de toutes et tous et motivant aussi l’étudiant(e) la/le plus faible à utiliser la langue. La peur des langues pourrait ainsi être restreinte. Les étudiant(e)s se sentant perdu(e)s et pensant ne pas pouvoir suivre le cours complètement lors de telles discussions, devraient plus souvent pouvoir s’adresser à des apprenant(e) s plus âgé(e)s et plus fort(e)s du point de vue technique de la matière. Cependant, une bonne possibilité est aussi de pouvoir rattraper la matière scolaire manquante avec des enseignant(e)s spécialisé(e) s d’autres écoles ou de la même école ou, d’aller chercher de l’appui, lors de questions auxquelles les enseignant(e)s répondent de manière confuse. Les cours pourraient être optimisés activement par l’échange des enseignant(e)s d’autres écoles, afin de permettre aux apprenant(e)s une vision différente et peut-être aussi nouvelle de l’enseignement. Par ces propositions d’amélioration, nous voulons rendre possible un meilleur climat d’enseignement pour les étudiant(e)s, mais aussi pour les enseignant(e)s durant les leçons scolaires. Car un enseignement varié, individuel et innovateur motive les étudiant(e)s et les enseignant(e)s de la même manière.

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Sélection sociale L’éducation est à la base de tout. La réflexion de l’homme ne peut être renforcée que grâce à la connaissance. Cette dernière ne doit pas être accessible qu’à une minorité de privilégié(e)s seulement. Actuellement, le système scolaire est structuré de manière à favoriser les étudiant(e)s aisé(e)s et ignorer ceux et celles avec des difficultés majeures. Ainsi, au moment où les étudiant(e)s doivent décider de leur chemin de formation post-obligatoire, on peut noter une nette différence sociale entre celles et ceux choisissant l’école secondaire et les autres. Ce phénomène a des effets graves pour les étudiant(e)s ne pouvant pas poursuivre leur carrière académique, même ayant les capacités nécessaires. Elles/ils se sentent inadapté(e)s et de peu de valeur et pour cette raison, elles/ils perdent l’envie de regarder en avant et ainsi leur perspective d’avenir. Dans une démocratie, il est nécessaire d’offrir les mêmes opportunités à tout le monde et cela ne signifie pas que toutes et tous doivent poursuivre une carrière académique ; il signifie simplement, que l’on puisse choisir et que l’on reçoit du soutien de la part de l’école, afin de pouvoir empoigner toute carrière au mépris de la propre situation privée. Nous pensons que notre société serait beaucoup plus riche et variée, si l’éducation était ouverte à toutes et tous, de sorte qu’un espace plus vaste serait à disposition pour les innovations et les changements qui sont nécessaires en ce moment.

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Les auteurs de la Déclaration Abetare Balaj, Aicha Rachdi, Aline Meister, Amantin Baruti, Amaro Köberle, Anna Balmelli, Anna Bleichenbacher, Ayoub Ben Amor, Azra Ademi, Beatrice Binder, David Straumann, Dina Taslimi, Ekaterina Derkatch, Elia Montevecchi, Elise Beauverd, Florence Aegerter, Gabriel Quiroz, Gian-Leza Spinas, Jasmin Mohler, Joey Zenhäusern, Jonila Labënishti, Julia Streicher, Julian Marbach, Kristina Huber, Laura Salathe, Lino Bosisio, Lorenz Kaufmann, Luisa Lichtenberger, Maria Luban, Mauro Gwerder, Nathalie Liechti, Nick Rilko, Nora Fux, Patrizia Fierz, Quentin Stauffer, Remo von Rickenbach, Romain Bigler, Samuel Bischof, Susanne Laager, Tamara Eichenberger, Vanessa Ribeiro, Weimar Arnez

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Déclaration de la première conférence suisse des étudiant(e)s 30.03.2012 - 01.04.2012, Brigue

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