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Mai-juin 2011 / N° 3

Cl. Didierlaurent

Autigny Corserey Cottens La Brillaz Matran Neyruz Ponthaux Prez-versNoréaz

Une fête haute en couleur…

cm.diacresvincentiens.over-blog

pp. 2, 5

La pauvreté a changé, mais… les pauvres existent toujours pp. 2, 4

paroisses vivantes J ou r n a l d e l ’Uni t é p a s t ora l e w w w. u p n ot r e d a m e d e l a b r i l l a z . ch


Un vitrail qui unit les mois de mai et juin…

Edito

D

eux mois d’une profonde densité spirituelle bien mise en relief par Yoki, peintre-verrier. Deux mois qui nous ouvrent au mystère glorieux du Rosaire, ce chemin qui, de Marie, mène au Christ. C’est le mois de Marie… Traditionnellement, le mois de mai est un temps de grâce qui nous invite à ouvrir nos cœurs et contempler Marie, servante de son Seigneur et des hommes, de l’Annonciation à la Pentecôte. Chemin vers le Père, Marie est un symbole de foi et d’espérance interreligieuses que peut nous rappeler l’Angélus des clochers qui rythment nos journées.

Sommaire

Edito

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Portrait

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Génération

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Société / Actualité

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Vie en Eglise

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Vie en Eglise

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Société / Actualité

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Le temps de l’Eglise qui ne cesse de naître… La Pentecôte qui inaugure le temps de l’Esprit nous introduit dans une nouvelle étape du déroulement du plan de Dieu, une dimension universelle. Aussi, pourquoi ne pas voir une action de l’Esprit dans les colorations différentes que prend l’Eglise, présence de Dieu parmi les peuples, au gré des circonstances, au gré de la dynamique des communautés particulières, de nos communautés ! Sachons lire entre les lignes Nombreuses en effet sont les rencontres qui créent et soutiennent les communautés. Nous pensons au pèlerinage aux Saintes et Saints d’Afrique qui, nous ouvrant à la dimension missionnaire, manifeste cette vie de l’Eglise au-delà des frontières ! Nous pensons à la vie de notre Unité pastorale qui passe par celle des paroisses qui la composent. Pour preuve la particularité de notre UP qui, répartie sur trois décanats musicaux, va connaître cette année, deux céciliennes : l’une à Courtepin, l’autre à Farvagny. Des rencontres importantes qui peuvent jouer un rôle de ciment pour la cohésion au sein des Unités pastorales. Car si de telles manifestations permettent aux chœurs de créer des pièces et d’élargir leurs connaissances musicales, elles les encouragent aussi à continuer de mêler leurs voix pour la louange du Seigneur et le soutien de la méditation des assemblées.

Unité pastorale

10-11 DOSSIER 12-14 Chroniques

locales

15 Dans 18 nos paroisses

Autigny Cottens Neyruz Matran La Brillaz Corserey Prez-vers-Noréaz Ponthaux

Je te donne… Tu me donnes… Les vases communicants de la prière Que rajouter en effet aux propos tenus par l’ancien aumônier des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. Savoir que des jeunes comptent sur le soutien de la prière de leur communauté pour trouver la force d’aller au-devant des personnes pour lesquelles elles donnent de leur temps ne laisse pas insensible… Dans leur rapport, les animateurs de confirmation reconnaissent la même stimulation. Les groupes de préparation à la confirmation sont des occasions d’échanges et d’approfondissement aussi bien relationnels que spirituels, mutuels, entre les générations.

19 Horaire

des messes / Informations

20 Méditation

A vous Jeunesse ! L’annonce de camps d’été sous l’égide de Formule Jeunes, donne à qui le désire la possibilité de rencontres et de loisirs partagés… Profitez ! André Ryser

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Paroisses vivantes mai-juin 2011

Rédacteur responsable: André Ryser 1747 Corserey Equipe de rédaction:

AUTIGNY A. Ryser

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Editeur: Saint-Augustin SA 1890 Saint-Maurice Directrice générale: Dominique-Anne Puenzieux Rédaction en chef Dominique-Anne Puenzieux Secrétariat tél. 024 486 05 25 fax 024 486 05 36 bpf@staugustin.ch

Michel Pasquier

CORSEREY Nicolas Vuarnoz

COTTENS Antoinette Meyer

LA BRILLAZ Jean-François Deléaval

MATRAN Laurent Dessibourg

NEYRUZ Denise Rossier

PONTHAUX Claude Didierlaurent

PREZ-VERS-NOREAZ Philippe Guisolan

EQUIPE D’ANIMATION Bernard Rey-Mermet

SECRETARIAT UP Fabienne Mollard Maquette: Anne Maibach Photo de couverture: André Ryser La Pentecôte, église de Gruyères


Méditation zen et espérance chrétienne avec Alexandre Jollien

Portrait

Etranglé à la naissance par son cordon ombilical, Alexandre Jollien est un miraculé. Handicapé, il brave les obstacles qui se dressent sur son chemin. Malgré les dix-sept ans passés en institutions spécialisées pour personnes handicapées, il développe une curiosité intellectuelle exceptionnelle. Alexandre Jollien poursuit des études de philosophie à la faculté de lettres de l’université de Fribourg, puis au Trinity College à Dublin où il étudie aussi le grec ancien. Aujourd’hui, philosophe et écrivain, il jouit d’une reconnaissance internationale grâce à la publication de l’Eloge de la faiblesse (Cerf, 1999), Le Métier d’homme (Seuil, 2002), La Construction de soi (Seuil, 2006) et Le Philosophe nu (Seuil, 2010).

L

e Centre spirituel et de formation – Notre-Dame de la Route – de Villars-sur-Glâne a accueilli dernièrement Alexandre Jollien pour un séminaire de réflexion, de méditation sur notre condition humaine, sur un art de vivre au quotidien laissant de côté regrets et illusions, pour inaugurer un chemin personnel nourri de la joie au fond du fond, au plus intime de l’être.

B. Altenbach

Le philosophe se révèle pour ausculter la joie, l’insatisfaction, la jalousie, la fascination, l’amour ou la tristesse, ce qui est plus fort que soi, ce qui résiste. Convoquant Aristote, Epicure, Sénèque,… mais aussi Montaigne, Spinoza, Kierkegaard, Nietzsche,… ou encore Houei-neng bouddhiste

chinois, Alexandre Jollien explore la difficulté de pratiquer la philosophie au cœur de l’affectivité, loin des recettes et des certitudes. Les philosophes anciens ou modernes sont rejoints dans leur recherche d’intériorité et dans leur quête de vérité par des saints, des théologiens (saint Augustin, saint Thomas d’Aquin, saint Jean de la Croix…) qui apportent une espérance chrétienne dynamisante dans une analyse parfois un peu conceptuelle de la pensée. Saint Ignace nous propose une relecture de notre quotidien. Il faut avoir de la gratitude à l’égard du passé. Pas de fixation, car elle rend malheureux ! Rechercher le bonheur, c’est-à-dire le bon état d’esprit ! La joie atteste que la vie gagne du terrain, selon Bergson. La pratique du zen nous dit, Alexandre Jollien, renoue avec l’Evangile. C’est une invitation à la vigilance, à laisser parler le témoin intérieur. Nous terminons ce trop bref résumé de séminaire en rapportant deux propos piquants du philosophe à l’humour bienveillant pour nous aider à accroître le chemin de la vraie joie, à élargir la vertu (s’évertuer) par la pratique régulière d’exercices spirituels : – La douleur est facile à supporter, minute par minute ; la douleur passe ou c’est moi qui trépasse ! – J’ai honte de quoi ? D’avoir été surpris nu en sortant de la douche ou d’avoir menti, d’avoir triché ? Laurent Dessibourg

Exercices spirituels à expérimenter au quotidien.

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On n’est pas des anges… juste des bénévoles !

Génération

Dans l’idée de mettre sur pied une Conférence Saint-Vincent-de-Paul dans l’Unité selon le vœu exprimé lors de l’enquête réalisée en vue du Forum diocésain qui s’est tenu à Neuchâtel en 2010, le Conseil pastoral de l’UP a invité le Père Eric Marchand, lors de sa rencontre du 2 mars. Prêtre in solidum dans l’Unité pastorale Saints-Pierre-et-Paul, le Père Marchand était encore il y a quelques mois, aumônier des Conférences Saint-Vincent-de-Paul.

Donner de son temps, tout simplement… Chaque semaine, Géraldine qui a fait le choix d’être au service des pauvres, va rendre visite à Françoise qui, en raison d’un état de santé fragile, vit très seule dans un petit appartement. Accompagner des jeunes c’est leur donner de meilleures chances pour demain… Parce que, pour lui, c’est important d’aider les jeunes pousses à grandir, Nicolas participe en tant que bénévole à un groupe de soutien scolaire. Des activités différenciées Le souhait des bénévoles qui œuvrent au sein des Conférences est de rompre toutes les solitudes et elles sont nombreuses. Tous ces isolés, qu’ils soient enfants, jeunes femmes, personnes âgées… se savent attendus. C’est pour eux qu’ils se rendent disponibles, prêts à rompre toutes les solitudes, et plus encore, celles qui blessent le cœur. Leur Conférence s’occupe aussi des immigrés. Des membres les suivent dans leurs démarches de tous ordres, en particulier juridiques, afin qu’ils ne se perdent pas dans le brouillard et les méandres de l’administration… Des aides qui peuvent passer par un dépannage financier Bien sûr il faut un peu d’argent pour aider : logement de dépannage, nourriture, vêtements…

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Près d’un million de personnes en Suisse vivent à la limite du seuil du minimum vital, voire en dessous, malgré un système social qui fonctionne relativement bien. « Table couvretoi » Est une structure de redistribution. Une fois par semaine, à l’aide d’un processus logistique perfectionné qui distribue des denrées alimentaires dans plus de 50 centres de distributions en Suisse, des dons de denrées alimentaires irréprochables sont faits par l’intermédiaire de l’entrepôt de Howeg à Winterthur. Une initiative soutenue par plus de 150 entreprises du secteur alimentaire qui apportent ainsi une aide écologique et sociable durable. Encouragés par des liens de solidarité Géraldine et Nicolas sont des jeunes qui se sont engagés récemment à la Conférence Saint-Vincent-de-Paul de leur paroisse. Ce qui les motive dans leur engagement c’est de savoir qu’ils peuvent puiser la force de leur témoignage et les fondements de leur spiritualité dans le soutien qu’ils reçoivent de leur communauté paroissiale, à commencer par les membres du mouvement et aussi par l’Equipe pastorale, et les différents conseils de leur UP, comme de fidèles anonymes…

cm.diacresvincentiens.over-blog.com

Partant de situations concrètes, Eric Marchand nous a présenté un large éventail des actions de solidarité vécues par les bénévoles.

La prière et la réflexion spirituelles Le fait de savoir qu’ils peuvent compter sur la prière de la communauté les encourage dans leur propre réflexion spirituelle qui accompagne leur action; ce service est véritablement un acte d’amour. INVITATION A CHACUNE ET CHACUN ! Vous qui voulez associer Action Service et Prière, engagez-vous, à votre rythme et selon votre charisme, au sein de la future Conférence St-Vincent-de-Paul de notre UP ! Vos coordonnées sont attendues au secrétariat interparoissial au N° 026 401 00 90 ou par e-mail : info@upnotredamedelabrillaz.ch Au nom de toutes les personnes qui ont besoin d’une aide ponctuelle et qui comptent sur vous, nous vous remercions. Pour le CUP : André Ryser


Cl. Didierlaurent

C

e sont les 4 et 5 juin prochains à Saint-Maurice en Valais qu’aura lieu le 10e pèlerinage aux Saintes et aux Saints d’Afrique. Organisé par le Groupe de Coopération Missionnaire en Suisse romande, il fera mémoire cette année de la religieuse enseignante congolaise Anuarite Nengapeta, morte martyre à Isiro (Républi­ que démocratique du Congo), en 1964. Comme chaque année, la plupart des chorales africaines venant de toute la Suisse animeront, par leurs danses et leurs chants, les cérémonies.

Mais elle implique aussi une chance d’enrichissement mutuel, humain et spirituel, d’ouverture et d’accueil. Et pour notre Eglise, c’est une invitation à être plus missionnaire, à aller audevant du frère étranger, à le respecter, à témoigner, dans ce contexte, de sa foi et de sa solidarité. L’Eglise sait-elle saisir cette chance ? Dès les premiers siècles, l’hospitalité caractérisait profondément toutes les communautés ecclésiales. L’Eglise, qui se veut universelle, retrouve là une note fondamentale de sa mission.

De graves problèmes humains et spirituels, qui ne peuvent laisser indifférent… Nous constatons tous les jours que l’immigration est un phénomène permanent, qui prend même de nouvelles formes, qui touche tous les continents, et presque tous les pays. Elle soulève de graves problèmes humains et spirituels. C’est un risque et une chance pour les immigrants comme pour ceux qui les accueillent. Elle comporte pour les premiers un risque sérieux de déracinement et de déshumanisation ; pour les seconds un risque de fermeture, de raidissement.

Une pastorale qui devrait engager chacun, ici d’abord Mais la pastorale des migrants n’est pas seulement l’œuvre de quelquesuns: c’est l’œuvre de toute l’Eglise, qu’elle soit de là-bas mais surtout d’ici ; nous devons être en état d’accueil et d’ouverture afin que tous, amis africains de Suisse et autochtones, puissions grandir dans notre foi par ces échanges réciproques ; ce pèlerinage nous en donne l’occasion. Au programme Samedi 4 juin, dès 19h, pour celles et ceux qui le veulent, veillée de louange,

Société Actualité

Cl. Didierlaurent

10e pèlerinage aux Saintes et aux Saints d’Afrique : une fête haute en couleur

de partage, de danses, de chants et de témoignages dans la salle du Martolet de l’Abbaye de Saint-Maurice. Possibilité de dormir sur place à prix modique. Dimanche 5 juin : à 9h30, rassemblement de tous les amis de l’Afrique à Vérolliez – lieu où saint Maurice et ses compagnons de la légion Thébaine sont morts martyrs, vers l’an 300. Diverses animations sont au programme de la matinée, y compris pour les enfants et les jeunes. Après le pique-nique partagé, grande procession (une heure de marche en dansant et chantant) jusqu’à la basilique de l’Abbaye de Saint-Maurice pour célébrer « à l’africaine » l’Eucharistie. Le pèlerinage est bien sûr ouvert à toutes/tous, rejoignons donc le millier de pèlerins attendus ; qu’on se le dise. Pour tous renseignements claude.didierlaurent@missio.ch Claude Didierlaurent

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La rencontre des Céciliennes,

Vie en Eglise

L

e Canton de Fribourg – ainsi que la Broye vaudoise qui y est attachée – compte 13 décanats, chaque décanat étant composé de 6 à 15 sociétés, soit en tout 122 sociétés qui totalisent 3500 chanteurs. A la tête de cet ensemble se trouve un président et pour chaque décanat un directeur musical. Chaque décanat organise, en principe, une fête des Céciliennes regroupant les chœurs concernés tous les 4 ans; cette manifestation étant gérée à tour de rôle par chaque société. Cette année notre UP sera directement concernée par deux rencontres de Céciliennes, soit : du 13 au 15 mai à Courtepin pour le Décanat de Sainte-Croix dont font partie les chœurs des paroisses de Matran et Ponthaux ; du 2 au 5 juin à Farvagny pour le Décanat Saint-Protais dont font partie les chœurs d’Autigny, de Cottens et de Neyruz. Voir programme des festivités, p. 19 !

A. Ryser

On est bien près d’imaginer l’enthousiasme que suscitent ces rendez-vous. Pour la partie musicale, l’entrevue des chefs est prévue environ deux ans avant la fête afin de trouver la partition qui conviendra au mieux pour la messe d’ensemble. Chaque chœur est tenu de la maîtriser. Puis il incombe à chacun de préparer des pièces de concours qui seront soumises à l’appréciation d’un jury, non pas pour un classement mais uniquement pour un bilan dont le but est la progression dans un souci de toujours mieux servir.

Certaines interrogations requièrent l’avis de personnes éclairées, en l’occurrence nos directeurs musicaux, Messieurs Michel Waeber et Jacques Berger que nous avons contactés : Mis à part le travail que cela génère, que représente pour vous une fête des Céciliennes ? J. Berger : La fête des Céciliennes est un moment magnifique, presque magique, pendant lequel il nous est donné de nous rencontrer, de chanter et de faire amitié. Dans un décanat, nous ne nous connaissons pas tous. Grâce aux Céciliennes, nous pouvons vivre ensemble des moments forts en émotion qui nous rapprochent. Je pense notamment à la grand-messe qui réunit les 10 chœurs, et que nous préparons tout au long de l’année, et au concert devant jury qui permet à chaque chœur de donner le meilleur de luimême. M. Waeber : Chaque grand rassemblement choral, qu’il soit religieux (ou profane d’ailleurs), a toujours été pour moi une source de bonheur et de joie, ceci depuis plus de quarante ans, soit en tant que chef de chœur ou en tant que directeur décanal, voire cantonal. Je suis persuadé que les choristes eux-mêmes ressentent cette même joie de chanter et ceci malgré un travail supplémentaire qui leur est demandé. Plusieurs centaines de choristes qui vibrent d’une même voix et pour la même cause est source d’émotion, non seulement pour le directeur musical mais aussi pour les chanteurs et les fidèles. Je pense spécialement à la dynamique musicale particulière que l’on ne peut trouver que dans une grande masse sonore. Bien sûr, la qualité musicale va en souffrir quelque peu, mais d’avoir la chance de vivre une émotion et une ambiance si extraordinaires en vaut largement la peine. Il ne faut pas non plus négliger le caractère social d’un tel rassemblement ; des hommes et des femmes de tous âges et de toutes professions confondus, et maintenant de confessions différentes, avec leurs soucis, rassemblés sous la baguette d’un même chef est, au XXIe siècle, une chose exceptionnelle. N’oublions pas non plus que la musique que l’on pratique, entre autres, le chant choral, est le meilleur des antidépresseurs. Moralité, ne supprimons pas nos fêtes de Céciliennes. Est-ce un handicap le fait de faire partie d’un décanat tout en étant membre d’une Unité pastorale qui ne regroupe pas complètement les mêmes paroisses ? J. Berger : Je ne le pense pas. Voilà plusieurs décennies que Autigny-Chénens, Cottens et Neyruz font partie du décanat de St-Protais sans

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Paroisses vivantes mai-juin 2011


une ouverture…

Comment voyez-vous l’avenir par rapport à ça ? J. Berger : Serein. Dans un cas comme dans l’autre, l’avenir du décanat n’est pas remis en cause. M. Waeber : Encore une fois, je me positionne en tant que musicien d’Eglise et pour moi la réponse est claire. Au niveau des décanats musicaux, il ne faut absolument rien changer. Actuellement encore, ces regroupements de chœurs qui existent depuis de nombreuses décennies fonctionnent bien. Personnellement, je ne suis pas du tout sûr que, dans quelques années, les Unités pastorales seront encore fonctionnelles telles qu’elles le sont aujourd’hui. Alors pourquoi vouloir changer une équipe qui gagne ? Je me souviens, il y a de très nombreuses années déjà, les mêmes problèmes s’étaient posés au niveau des répartitions géographiques des décanats. Quant aux chœurs, ce fut un tollé général et aucun changement n’a eu lieu. Pensez-vous qu’un jour plus ou moins proche se fera une fusion des chœurs de paroisses ? J. Berger : Personnellement, je ne l’espère pas.

Nous y serons peut-être contraints par la force des choses. Sans vouloir faire de « l’esprit de clocher », je pense que le chœur d’Eglise a une place importante dans nos villages. Il est un lieu de rencontres et d’échanges qui fertilisent le terreau social. C’est un « plus » pour le village. Il permet aussi l’intégration de nouveaux venus. Chaque fois qu’un chœur disparaît, c’est une vie associative en moins. Il faut cependant tenir compte de la situation précaire de certains chœurs qui « vivotent » tant bien que mal, par manque de renouvellement A. Ryser

problèmes majeurs. Chaque chœur est autonome et intervient dans la liturgie en accord avec les intervenants de son Unité pastorale propre. La question avait déjà été posée lors de la création des Unités pastorales qui n’a pas vraiment tenu compte du découpage décanal. Les chœurs concernés m’avaient alors fait part de leur attachement au décanat de Saint-Protais. Après quelques années de pratique, la question peut se reposer. Je pense que c’est aux chœurs eux-mêmes qu’appartient la réponse. M. Waeber : Disons d’emblée que si l’Eglise n’avait que ce problème-là, il vaudrait probablement la peine d’en débattre. En tant que musicien d’Eglise et responsable décanal, je ne pense pas que ce soit un handicap de faire partie d’un décanat tout en étant membre d’une autre Unité pastorale. Je pense qu’il s’agit-là plus d’un problème administratif que musical. Depuis le Concile Vatican II un nombre considérable de partitions ont vu le jour ; beaucoup sont tombées dans le tiroir des oubliettes et c’est tant mieux et d’autres sont toujours d’actualité grâce à la valeur de leur texte et de leur musique. Grâce à ces partitions passe-partout, on peut très aisément passer d’une Unité pastorale à une autre sans aucun problème. Donc, on peut faire chanter deux chorales de deux Unités pastorales différentes sans se creuser les méninges, il faut simplement un peu de bonne volonté de la part de chacun. Quant aux bonnes partitions actuelles, elles ont vite fait le tour du monde francophone.

Vie en Eglise

dans leurs registres. Alors pourquoi ne pas se mettre ensemble pour certaines cérémonies plus importantes ? Il faut aussi jouer la carte de la diversité. Repenser certaines façons de voir ou certaines structures inhérentes au chœur, varier les programmes, innover, donner plus d’importance encore au chant profane, bouger, participer aux événements musicaux, donner envie de venir chanter… Nous ne manquons pas de chanteuses et de chanteurs dans ce canton ! Le tout est de donner envie… M. Waeber : Là aussi, ma réponse est négative. Vous me direz peut-être que je peins le diable sur la muraille mais je crois qu’il faut être réaliste. De nombreuses chorales profanes et d’Eglise, ayant des effectifs réduits, ont déjà fusionné, pensant que deux petites chorales réunies en feraient une grande. Eh bien, le résultat est négatif, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Il vaut mieux de temps à autre se mettre à deux voire à plusieurs chorales ensemble pour concrétiser un projet. Le plaisir sera beaucoup plus grand que de fusionner et de ne gagner que quelques membres, et encore, si gain il y a. Merci à vous, chanteuses et chanteurs, qui contribuez à rendre plus belles nos fêtes et nos cérémonies. Propos recueillis par Denise Rossier Paroisses vivantes mai-juin 2011

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Dis... Pourquoi ça sonne ? Société Actualité

La question ne peut surprendre tant il est vrai qu’avec le temps, les traditions évoluent, sont remises en question. L’Angélus qui rythme notre vie quotidienne n’y échappe pas. Aujourd’hui, il ne fait plus l’unanimité. Pis que ça, il dérange ! Signe que le tintement de la cloche a pris le pas sur la prière ? Alors remontons le temps… L’Angélus, c’est d’abord une prière, et une prière propre à l’Eglise catholique latine. Cette prière en trois versets, en l’honneur de l’Incarnation du Christ, tire son nom de ses premiers mots, « Angelus Domini nuntiavit Mariæ… » : l’Ange du Seigneur annonça à Marie... Cette dévotion qui commémore l’Annonciation est récitée trois fois par jour, le matin, à midi, le soir – à des heures qui peuvent varier selon le travail et les régions –, soutenue par une sonnerie conventionnelle de cloches. Réjouis-toi, comblée de grâce Le Seigneur est avec toi Bénie es-tu entre les femmes Et béni est le fruit de tes entrailles.

A. Ryser, 2009

C’est par cette salutation que l’ange Gabriel et Elisabeth s’adressèrent à la Vierge selon le texte de saint Luc. Elle sera récitée le soir après les complies tout en méditant sur le mystère de l’Incarnation. A qui attribuer la paternité de la répartition de cette prière sur les temps forts de la journée ? L’institution de l’Angélus est attribuée par certains, au pape Urbain II (1042-1099), par d’autres au pape Jean XXII (1244-1334). On rapporte que le pape Urbain II avait ordonné pendant la première croisade de prier la Vierge à midi pour ceux qui étaient partis… Après la première croisade, une seule ville continua de pratiquer l’angélus : il s’agissait de Saintes. Pour certains historiens, l’idée de cette triple récitation reviendrait à François d’Assise, inspiré par les appels à la prière des musulmans, lors de son voyage en Orient. Une attitude qui correspond bien à « l’esprit œcuménique » du Saint qui était allé trouver le Sultan Al-Kamil. Ce n’est qu’au XVIe siècle que se fixa et se généralisa l’Angélus sous sa forme actuelle, sous l’impulsion de Louis XI qui en 1472 ordonna de faire Angélus de J.-Fr. Millet, Musée d’Orsay sonner l’Angélus le matin, à midi et le soir ; depuis cette pratique s’est dispersée en France et dans les autres pays. Elle est encore en usage dans les monastères et nombre d’églises. Sachons en profiter, nos clochers sont toujours là pour nous rappeler la salutation angélique. Mieux que cela, le son des cloches a longtemps rythmé le travail en campagne : leur carillon invitant les gens à faire une halte ponctuée par une prière tout en leur signifiant l’heure de la journée, comme le représente avec sobriété le tableau de Millet. Ainsi, le Seigneur nous invite au son de ce carillon, selon les mots du pape Jean-Paul II, « à faire une pause et en compagnie de la bienheureuse Vierge Marie et de tous les saints, à réfléchir au mystère de la Rédemption et à élever nos voix pour louer la sainte Trinité ». Jean-François Deléaval

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Moi, animatrice de Confirmation, qu’est-ce que cela change dans ma foi d’adulte ?

G. Brügger

Accompagner des jeunes vers leur Confirmation, ça ne laisse pas indifférent ! Etre leur compagnon de route, leur guide, leur témoin, serai-je à la hauteur ? Je me sens si petite, ai-je le bagage pour assumer ce rôle ? Le souvenir si flou de ma propre Confirmation et cet Esprit Saint dont il est si difficile de ressentir la présence. Je suis dans le doute. « Fais de ton mieux et laisse faire Dieu. » Cette citation me donnera le courage d’accepter la mission. L’équipe des animateurs de Neyruz est fort bien entourée, cette assurance me confortera dans mon choix. J’ai vécu un premier parcours, il y a 3 ans, je renouvelle actuellement l’expérience et je m’apprête à prendre la route une fois de plus. Cheminer aux côtés des confirmands, avec le soutien de ma Paroisse, de l’UP, avec mes coanimateurs est une si belle aventure. En acceptant cette mission j’accepte de me faire bousculer, de redécouvrir ma foi. Accompagner ces jeunes me fait grandir tant sur le plan personnel que spirituel. Cette foi que je cultive au fond de moi, je dois la partager, en parler, la proposer aux jeunes. Cet échange est à la fois déstabilisant mais si enrichissant. Le cheminement vers la Confirmation m’incite à avoir un regard neuf sur ma foi. Je la sens plus sûre, plus intense, plus lumineuse. J’actualise la force de l’Esprit dans ma vie. Cette réflexion m’aide à guider les confirmands, je me fais témoin. J’encourage les jeunes à voir les signes de Dieu dans leur quotidien, à s’émer-

Unité pastorale

Quelques confirmands de Neyruz - Festibible à Fribourg

veiller de ce que Dieu fait dans leur vie. Il me tient à cœur de leur créer des souvenirs, car plus tard ces souvenirs les aideront à faire une place pour que l’Esprit se manifeste en eux. Ces souvenirs leur feront comprendre qu’ils ont une mission. « Dès qu’il y a de l’enthousiasme, de l’espoir, de la joie de vivre, de la fraternité, de la prière, on peut être sûr que M. Saint-Esprit est de la fête ! » C’est cet Esprit que j’ai reçu lors de ma Confirmation qui m’a donné la force d’accepter aujourd’hui d’accompagner les jeunes confirmands dans leur démarche. Cette aventure est un précieux cadeau de la vie. « Faites de votre mieux, et laissez faire Dieu. » Dans chacune de nos paroisses, des jeunes ont besoin de nous. N’ayez crainte, laissez-vous embarquer dans cette aventure. Géraldine Brügger

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DOSSIER .........................................................................................................................................................................

le catéchuménat : une pastorale en A l’heure où l’Eglise veut proposer la foi à nos contemporains et où l’on s’interroge sur la manière d’évangéliser les hommes et les femmes de notre temps, l’on découvre que l’initiation chrétienne des enfants et des adultes qui demandent à être baptisés, selon une démarche et un cheminement que l’on appelle le catéchuménat, peut être source de beaucoup de fruits dans nos communautés paroissiales. Cette pastorale en croissance dans tous les cantons romands s’inscrit aussi dans la pastorale de l’engendrement. Et si elle était aussi un modèle pour chaque chrétien ? .......................................................................................................................................................

C’est à Genève qu’est né le premier service cantonal et qu’a débuté le catéchuménat en Suisse romande, à la suite du Concile qui avait décidé

la restauration du catéchuménat des adultes articulé en plusieurs étapes. Le Frère Didier Boillat op, responsable du service genevois : « Le  Frère Didier  catéchuménat  à  Genève  Boillat a  débuté  précisément  en  1967.  L’expérience  genevoise  a  servi  de  modèle  pour  la  Suisse  romande. » Et la situation actuelle ? « Au  catéchuménat  de  Genève,  nous  accueillons  trois  groupes  de  personnes :  des  nonbap tisés,  une  quinzaine  par  année,  qui  sont  généralement  jeunes  et   proviennent  de  nombreux  pays.  Puis 

DR

Le catéchuménat : quésako ? Marie-Madeleine Beer, responsable romande du catéchuménat, définit ainsi le catéchuménat : « C’est  un  cheminement  qui  conduit  des  adultes  et  des  enfants  à  s’engager  dans  la  foi  chrétienne  et  à  devenir  enfants  de  Dieu  par  le  baptême.  En  Suisse  romande,  le  catéchuménat  bénéficie  de  plusieurs  structures  cantonales,  avec  une coordination romande. »

des  confirmands  adultes,  plus  nombreux  au  cours  des  dernières  années  (environ  30  par  année)  et  qui  sont   très  jeunes.  Ils  sont  motivés  pour  terminer  un  parcours  de  foi,  lié  à  une  démarche  personnelle  de  " consolidation ".  Enfin,  des  baptisés  dans  d’autres Eglises, entre 3 et 6 candidats,  qui  désirent  participer  pleinement   à  la  communauté  catholique. » A Fribourg, en 1994, 25 enfants étaient présentés à l’appel décisif. Actuellement, ils sont plus de 80. Les adultes sont moins nombreux, une dizaine suivent actuellement un cheminement catéchuménal.

les étapes du cheminement catéchuménal

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L’itinéraire de l’adulte comporte des temps ou périodes que scandent d’importantes célébrations liturgiques ou étapes. Celles-ci sont comme des portes que les catéchumènes franchissent.

Ciric / Corinne Mercier

1. L’entrée en catéchuménat : les candidats veulent devenir disciples du Christ et l’Eglise les reçoit comme catéchumènes. 2. L’appel décisif : après maturation de leur foi et presque au terme du catéchuménat, les catéchumènes sont appelés, par l’évêque, à une préparation plus intense aux sacrements. 3. Les sacrements de l’initiation : les catéchumènes reçoivent les sacrements (baptême, confirmation, communion eucharistique) par lesquels tout chrétien est initié. Ces étapes jalonnent les périodes de recherche et de maturation, au nombre de quatre : La première période, celle du précatéchuménat, est le temps de la première évangélisation, au terme de laquelle les candidats sont inscrits au nombre des catéchumènes. La deuxième commence par l’entrée en catéchuménat. C’est le temps du catéchuménat, temps d’apprentissage de la vie chrétienne comportant catéchèse et rites appro-

priés. Ce temps mène à l’appel décisif, célébré d’ordinaire au début du Carême. La troisième, plus courte et plus intense, correspond au Carême. Ce temps de la purification et de l’illumination conduit à la réception des sacrements de l’initiation lors des fêtes pascales. La dernière période est le temps de la mystagogie. Les nouveaux baptisés y recueillent l’expérience et les fruits des sacrements reçus, et entrent plus profondément, dès le Temps pascal, dans la vie et la mission de la communauté des fidèles. LP

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DOSSIER .........................................................................................................................................................................

Ciric / Corinne Simon

croissance partout en Romandie Mystagogie et relecture mystagogique ? ......................................... Le terme « mystagogie » vient d’un mot qui signifie « entrée dans le mystère ». La mystagogie désigne notamment la catéchèse qui s’appuie sur les actes liturgiques pour en déployer la richesse de sens, à la manière des « catéchèses mystagogiques » des Pères de l’Eglise Ambroise de Milan ou Cyrille de Jérusalem. Le temps de la mystagogie permettra une relecture de la célébration elle-même, du sens des rites, des fruits produits par cette célébration, et une relecture de la vie du baptisé devant Dieu.

rendu  compte  que  ces  personnes  vivent  de  leur  foi.  Ces  catéchumènes  sont  en  émerveillement  et  l’enjeu  ou  la  chance  pour  nos  communautés  est  de  savoir  laisser  l’émerveillement  de  ces  personnes  nous  toucher  et  rayonner sur elles aussi. De plus, le baptême  ainsi que l’entrée en catéchuménat se  passent en paroisse. » Les défis du catéchuménat en Suisse romande ? Didier Boillat liste plusieurs défis que le catéchuménat doit relever à

Abbé Petru Popa, aumônier du catéchuménat fribourgeois : « la relecture mystagogique est importante »

Un cheminement riche pour les communautés  paroissiales

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« La  relecture  mystagogique  est  l’une  des  périodes  les  plus  importantes  à  mes  yeux  dans  le  catéchuménat.  Je  pense  qu’il  serait  judicieux  de  faire  cette  relecture  pas  seulement  ou  simplement  après  avoir  accompli  toutes  les  étapes,  comme  l’ont  enseigné  les  Pères  de  l’Eglise,  mais  de  proposer  une  relecture  pendant  la  célébration  même  de  toutes  les  étapes,  comme  un  temps  fort  au  cœur  de  la  célébration.  La  relecture  mystagogique  systématique de la vie personnelle peut être l’un des modèles pour la vie  chrétienne  de  chacun.  L’on  pourrait  d’ailleurs  tirer  un  parallèle  entre  le  cheminement catéchuménal avec ses étapes et la vie chrétienne avec ses  différents " âges " : naissance, enfance, âge adulte, âge de la sagesse, résurrection dans le Christ. »

LDD

DR

Une chance pour les communautés paroissiales ? Marie-Madeleine Beer souligne : « Les  demandes  des  catéchumènes  sont  une  vraie  chance  pour  les  communautés  paroissiales,  parce  que  ces   MarieMade  leine  personnes  ne  sont  pas  dans  le  registre  " je  dois  faire  ça  pour ",  mais  Beer leur  démarche  est  souvent  le  fruit  d’une  conversion,  d’une  rencontre  avec  d’autres  chrétiens  qui  fait  qu’à  un  moment  donné  ils  ont  rencontré  quelqu’un  qui  les  a  interpellés  et  que,  petit  à  petit,  ils  ont  creusé  et  se  sont 

Ciric / Corinne Simon

Trouver des témoins pour accompagner les catéchumènes

Genève et en Suisse romande : « Trouver  des  personnes  qui  accompagnent  les catéchumènes, des témoins de foi,  trouver aussi des personnes relais avec  les  paroisses  où  les  catéchumènes  vont  vivre  leur  foi.  Car  c’est  aussi  un  défi  pour  la  communauté,  qui  doit  se  demander  ce  qu’elle  est  aujourd’hui  réellement.  Enfin,  continuer  d’accueillir les personnes qui arrivent avec  leur  histoire  personnelle  et  pas  toujours  en  situation  " régulière "  avec  la  loi de l’Eglise. » Laurent Passer

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L’église d’Onnens

Chroniques locales

Au temps de sa construction

S

Une restauration minutieuse, con­ duite par des autorités et des experts compétents, a redonné au sanctuaire son atmosphère d’antan. Quelques

J.-M. Barras

i l’église d’Onnens affiche à l’extérieur quelques légères marques imputables à son âge, l’intérieur a retrouvé ses caractéristiques originelles voulues par l’architecte Robert Spielmann (1877-1931). L’historien d’art Aloys Lauper écrit que Spielmann fut un très bon architecte. Outre Onnens, il a établi les plans des églises de Grolley et de Villarlod. On lui doit également les écoles du Bourg à Fribourg, de Cournillens et de Cressier, ainsi que diverses villas, notamment la Villa Morandi dans le quartier de Gambach à Fribourg.

Ancienne église

J.-M. Barras

L’édifice et ses caractéristiques ayant été présentés sur cinq pages dans mon livre Onnens, chroniques et souvenirs, il est inutile d’y revenir. Examinons plutôt le contexte historique de cette construction.

Onnens : église aujourd’hui

ajouts ont été apportés au cours des ans : en 1937, les anges de la voûte du chœur dus au talent de Paul Landry, des fonts baptismaux qui – hélas ! – ont remplacé ceux en provenance de l’ancienne église, un orgue neuf d’excellente facture.

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Les années 1900 : c’était un autre âge ! Comment se présentait la paroisse d’Onnens en ce début de XXe siècle ? Un mot sur l’église. L’état précaire et l’exiguïté de l’ancien sanctuaire militaient en faveur d’une nouvelle construction, d’autant plus que le clocher avait été incendié par la foudre en juillet 1902. En ce temps-là, les conditions de vie sont des plus sommaires, à Onnens comme ailleurs : pas d’eau courante, un minimum d’hygiène, l’électricité qui en est à ses débuts, aucun véhi­cule à moteur, pas de frigos ni de congélateurs, une vie en quasi-autarcie, des familles nombreuses… Le paupérisme sévit et l’assistance est l’une des charges principales des communes. Les habitants ne se po­sent pas trop de questions : la résignation, le fatalisme et la soumission l’emportent sur l’indignation. Néanmoins, la population n’est pas blasée. Les moindres

circonstances agréables suffisent à la réjouir. En 1913, année de la consécration de l’église, Onnens compte 233 habitants, Lovens 195 et Corjolens 81. La population est essentiellement agricole avec 65 exploitations dans la paroisse (13 en 2011 !). A côté des paysans, on rencontre – à part le curé, le régent et la Sœur enseignante – les artisans et commerçants indispensables à la vie de la paroisse : boulanger, épiciers, cordonnier, maréchal, laitiers, menuisiers, charpentier, buraliste postal, aubergiste, tailleuse. Le Livre d’adresses Fribourg 1913, qui nous donne ces renseignements avec tous les noms et prénoms, ajoute que, à la Maison Rouge, il y a un meunier Sources : Chronique manuscrite de la construction de l’église d’Onnens, par le curé Célestin Corboud ; correspondance avec Aloys Lauper, historien d’art ; le Livre d’adresses de Fribourg 1913 ; divers volumes de l’histoire du canton de Fribourg ; lithographie Robert de l’ancienne église, d’après un tableau de Léon Genoud qui se trouve à la cure.


célèbre son centenaire

L’ultramontanisme : un attachement sans faille au Pape Pourquoi, dès le milieu du XIXe siècle, nos régions ont-elles été marquées par un fort courant religieux ? Parmi les causes, on peut citer les vives réactions des conservateurs catholiques fribourgeois contre le Régime radical qui a duré de 1848 à 1856. Le terrain était favorable pour souscrire sans discussion aux décisions romaines : proclamation du dogme de l’Immaculée Conception en 1854, Syllabus du pape Pie IX qui énumère en 1864 les 80 « erreurs » de l’époque – dont le libéralisme et le socialisme –, proclamation du dogme de l’infaillibilité pontificale lors du Concile Vatican I de 1870. La consécration du canton de Fribourg au Sacré-Cœur, le 30 juin 1889, couronne ces élans de fervente obéissance. Précision : quelques années plus tôt, en 1881, la droite conservatrice ultramontaine s’impose dans le canton de Fribourg. C’est la naissance de la République chrétienne, système politico-religieux dominé par Georges Python, conseiller d’Etat pendant 41 ans, de 1886 à sa mort en 1927. Cette sujétion à la religion se traduit dans le canton de Fribourg de diverses façons : construction d’une centaine d’églises entre 1848 et 1915, emprise autoritaire du clergé dont la pression morale se réfère surtout à un Dieu qui punit, multitude de cérémonies religieuses, catéchisme et bible dans le programme quotidien de l’école primaire, catéchisme hebdomadaire du curé pour tous les écoliers, répression farouche de la danse et de l’alcoolisme, sexualité hors mariage consi­dérée comme une ignominie…

Ce jugement récent du prêtre et théologien José Comblin aurait pu être écrit, il y a cent ans : Le catholicisme institutionnel ressemble à un château médiéval, encerclé de toutes parts, au sein duquel règnent la peur et la suspicion. Nous sommes très loin de l’esprit de l’Evangile qui nous pousse au large. Comment ? En diffusant la joie, la solidarité, la tolérance, les égards envers le prochain. La construction de la nouvelle église Voilà donc le contexte de la décision prise en juillet 1910. Et tout n’a pas marché selon les vœux du curé ! Le syndic d’Onnens Isidore Chatagny a osé élever la voix et mettre du sable dans les rouages. Il a estimé que la nouvelle église, souhaitée modeste dans son architecture, devrait occuper l’emplacement de l’ancienne. Il cite en exemple la simplicité de l’église de Corserey. Il n’est pas écouté. Même s’il a été écarté de la Commission de bâtisse, il est parvenu à faire réduire le volume du nouvel édifice. Navré, outré, le curé s’est dit persuadé que les générations futures trouveraient l’église trop petite…

Les festivités sur le temps… Le Conseil de paroisse souhaite marquer dignement le 100e anniversaire de l’église d’Onnens, avec l’ensemble de la communauté et la collaboration des sociétés villageoises. Ce sera également l’occasion de remplacer l’autel et l’ambon de l’église. Les festivités se dérouleront sur trois ans, soit le temps correspondant à la durée de la construction du sanctuaire. Elles débuteront les 26 et 27 novembre 2011 lors de la fête patronale à Onnens. Rappelons que la saint André, patron de l’église d’Onnens et de la paroisse, a été de tous temps une grande fête, déjà mentionnée au XIIIe siècle. Un deuxième volet, plus récréatif, est prévu à l’été 2012, combiné avec la saint Pierre aux Liens, fête patronale de Lentigny. Les 6 et 7 juillet 2013, le nouveau mobilier liturgique sera consacré. Le dimanche 7 juillet rappelle le 7 juillet 1913, jour de la consécration de l’église par Mgr André Bovet.

JMB J.-M. Barras

et un distillateur. Personne, dans la paroisse, ne gagne son pain à l’extérieur !

La Commission de bâtisse de l’église d’Onnens L’abbé Célestin Corboud, curé d’Onnens de 1883 à 1919 ; Charles de Weck, ancien conseiller d’Etat, propriétaire foncier à Onnens, très influent dans la Commission de bâtisse ; Pierre Barbey, député et ancien syndic, Onnens ; Jean Codourey, président de paroisse, Lovens ; Alfred Yerly, syndic de Lovens ; Joseph Yerly, Lovens ; Vital Moullet, charpentier à Lovens ; Louis Berger, Onnens ; Népomucène Dorand, dit du château, Corjolens ; Joseph Dorand, Corjolens ; Joseph Mettraux, fils d’Ulrich, Onnens ; Pierre Andrey, régent. Un membre de la Commission – Pierre Barbey probablement – est absent de la photo. Trois membres de la Commission n’ont pas pu être identifiés. Paroisses vivantes mai-juin 2011

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Chroniques locales

Camp d’été fin de CO « Va, vis et deviens… je suis avec toi jusqu’à la fin des temps » Une semaine exceptionnelle et inoubliable avec de la détente et des rencontres, de la randonnée, de la créativité, des ateliers, de la réflexion et de la prière

11 au 16 juillet 2011

Centre « Shalom » à Echarlens Pour qui ?

Toi qui viens de terminer le cycle du CO (3e année) ou la 10e année de scolarité

Quand ?

Du lundi matin 11 juillet au samedi après-midi 16 juillet 2011

Prix ?

120.– francs pour les repas, le logement et les animations sur place Nul ne doit être empêché pour des raisons de coût ! N’hésite pas à nous contacter si c’est un problème pour toi ou ta famille !

Organisation ?

Les aumôneries des CO du Canton de Fribourg et Formule Jeunes (pastorale jeunesse) Des précisions concernant les rendez-vous, les choses à prendre avec, etc., suivront avec un courrier au courant du mois de juin

Personne de contact :

L’aumônier de ton CO : Agnès Telley ou Jean-Marc Wild, Formule Jeunes, rue des Alpes 2, 1700 Fribourg Tél. : 026 347 14 07 ou natel 077 450 05 77 E-mail : jean-marc@formulejeunes.ch – Site : www.formulejeunes.ch

Inscription à envoyer à l’adresse ci-dessus au plus tard le 27 mai 2011 !

Confirmations Quand de Jérusalem, les apôtres apprirent que les habitants de la Samarie avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus, ils leur envoyèrent Pierre et Jean. Arrivés en Samarie, les disciples prièrent avec les croyants avant de leur imposer les mains afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit. Actes des Apôtres

Ponthaux Prez Matran Cottens Autigny Corserey La Brillaz Neyruz

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samedi 21 mai 16h samedi 11 juin 16h dimanche 12 juin   9h30 dimanche 19 juin   9h30 dimanche   3 juillet   9h30

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Noréaz Matran Autigny Onnens Neyruz


Cottens

Autigny-Chénens

Rencontre entre générations

Une belle collaboration musicale

Le cercle scolaire d’Autigny-Chénens a pour thème de l’année : « Les rencontres intergénérations. » Dans ce cadre les élèves et leurs enseignants ont mis sur pied plusieurs activités, dont une qui avait pour but de faire partager le savoir-faire de chacun.

C’est dans le courant de l’année 2010 qu’est née l’idée d’une collaboration musicale entre L’Harmonie de La Brillaz et Les Martinets de Cottens. Motivées et remplies d’espoir, les deux sociétés ont présenté deux soirées de concert les 26 et 27 mars. Sous la direction de M. Pascal Gendre, elles ont également participé à la fête des Musiques de la Glâne, à Rue. C’est une belle et grande expérience humaine et espérons que celle-ci soit positive et puisse se poursuivre. A. Meyer

M. Pasquier

Cela s’est déroulé un après-midi par la fabrication de biscuits. Quelques aînés ont accepté d’accueillir chez eux un groupe d’enfants pour confectionner des friandises.

En concert à Cottens le 27 mars 2011

Bon vent pour la suite ! Antoinette Meyer

Par la suite, tous les aînés étaient invités à la halle polyvalente pour déguster les gourmandises autour d’une tasse de thé. La rencontre a été agrémentée par des chants et des jeux avec tous les élèves. C’est par ces gestes d’amitié et de partage, que nous pouvons maintenir un cadre de vie agréable dans nos villages. Merci à tous ! Michel Pasquier

Trois dates de grandes fêtes prochainement : Le 15 mai 2011, vingt-sept enfants de Cottens feront leur Première Communion. Du 2 au 5 juin 2011, Les Céciliennes du Décanat de SaintProtais à Farvagny, où notre Chœur mixte les Alouettes de Notre-Dame se produira devant le jury ; voir pages 6,7 et 19. Le 12 juin 2011, Confirmation à Autigny des jeunes de Cottens et d’Autigny-Chénens.

Décès

Baptême

Bernard Berset, décédé le 8 mars,    à l’âge de 86 ans

Le 13 février, Kevin Hämmerli,    fils de Karin et Bruno

Derniers adieux

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Avec le désir d’aller plus loin… Le vendredi soir 18 février, les confirmands de l’Unité pastorale étaient invités à voir un film : « A la recherche du bonheur », la soirée était organisée par Madame Agnès Telley, aumônière du CO de Sarine Ouest avec M. l’Abbé Jeanmonod et le diacre M. Romain Julmy. Nous avons apprécié le film, un peu long pour certains, mais nous avons tous été impressionnés par le courage du père et son immense amour pour son fils ! Nous avons retenu de cette histoire émouvante que la vie peut très vite basculer dans le chaos mais qu’il faut toujours garder l’espoir !!! Après le film, chaque groupe a échangé ses sentiments et impressions avec les animatrices et nous avons lu tous ensemble différentes citations sur le bonheur.

Neyruz Les Aristochats et leurs concerts de printemps Le chœur d’enfants de Neyruz « LES ARISTOCHATS » compte actuellement 25 petits et plus grands chanteurs. En compagnie de leur nouvelle directrice Laure Jacquier, ils préparent, avec élan et enthousiasme le programme des concerts de printemps. Le 16 mars passé, les Aristochats ont ouvert l’Assemblée Générale des Retraités du canton de Fribourg. Un moment privilégié avec les Aînés qui nous sont chers et à qui nous devons beaucoup! Le 18 juin prochain, nous vous donnons rendez-vous à 19h30 au restaurant de l’Aigle Noir à Neyruz pour notre concert annuel. D. Rossier

Matran - Avry

Voici les trois citations du bonheur que nous désirons vous partager : Le bonheur est un papillon qui, poursuivi, ne se laisse jamais attraper, mais qui, si vous savez vous asseoir sans bouger, sur votre épaule viendra peut-être se poser. Nathaniel Hawthorne Peut-être le bonheur n’est qu’un contraste, mais il y a une foule de petits bonheurs qui suffisent pour parfumer la vie. Alphonse Karr Il ne faut pas piétiner sur le bonheur des autres pour arriver à son propre bonheur. Michelle Le Normand Nous avons terminé cette soirée sympa par un goûter, merci aux organisateurs. Les futurs confirmands d’Avry et Matran

Baptêmes Le 5 février, Abigaëlle Oberson,    fille de Frédéric et Audrey 27 février, Caroline Robatel,    fille de David et Séverine 5 mars, Delinda Guisolan,    fille de Patrick et Lauriane

Décès Gérard Descloux, décédé le 5 février,    à l’âge de 74 ans Diane Fréchette, décédée le 29 mars,    à l’âge de 53 ans

Derniers 16

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Au programme : un bestiaire musical dans différents styles : rock, pop, jazz, etc. En deuxième partie, nous aurons le grand plaisir d’accueillir le chœur « Zik’Zag », un groupe de jeunes qui saura séduire petits et grands ! Venez nous rendre visite et laissez-vous emporter par leurs airs mélodieux ! En fin de saison, nous réitérerons notre traditionnel moment de partage avec les résidants du home médicalisé de Cottens. Ce concert est synonyme de joie, non seulement pour nos auditeurs mais aussi pour les enfants et le comité ! Nous nous réjouissons d’ores et déjà de vous voir nombreux le 18 juin à Neyruz ! Lia Lopez-Polo, présidente

Baptême Le 19 mars, Nolan Maendly,    fils de Didier et Myriam

Décès Véronique Bovet, décédée le 5 février,    à l’âge de 35 ans

Derniers


La Brillaz

Corserey

La Brillaz fête sa centenaire

Rencontre entre générations…

Jeudi saint, la commune fêtait sa centenaire. Elle avait convié la famille à la salle polyvalente pour un apéro en présence d’un délégué du Conseil d’Etat, de la chancelière, du syndic de la commune et de la presse.

Nos autorités communales ont invité les rentiers AVS et AI à l’Auberge du Châtaignier, récemment réouverte, le samedi 5 mars dernier pour la traditionnelle journée des aînés.

Pour cet anniversaire, Mme Marie-Louise Dafflon avait le choix entre le fauteuil de centenaire ou les cent bouteilles de Faverges offertes par l’Etat de Fribourg. Elle a préféré remplir sa cave et profiter du jus de la treille durant les quelques années qui lui restent à vivre.

Apéritif, entrée, plat, dessert et café… tout fut parfait, même les discours paraît-il!

Elle passa toute son enfance à Lovens. Plus tard, elle travaillera 8 ans dans un atelier de couture à Fribourg. Le 24 novembre 1939, elle se maria avec Gustave Dafflon domicilié à Onnens, village qu’elle ne quittera plus. Avec son mari et deux frères de celui-ci, ils exploiteront durant 17 ans le domaine « de la cure ».

Cette année c’était la société de Jeunesse qui s’y collait et ils le firent aussi simplement que brillamment en projetant rien de moins qu’un des plus gros succès cinématographiques du moment! Succès local, cantonal mais succès tout de même car il s’agissait du dernier film de Jean-Théo Aeby: « Le Sentier des Vaches ». A. Ryser

Mme Marie-Louise Dafflon est née le 22 avril 1912 à Onnens. A préciser qu’elle fut le premier bébé à être baptisé dans la nouvelle église d’Onnens ! Aînée de neuf enfants, elle est maintenant la seule survivante avec son plus jeune frère.

L’après-midi était bien entamé lorsque toutes et tous se sont ensuite rendus à la salle communale. Selon une formule déjà ancienne et qui a subi quelques « mises à jour » au fil du temps, une animation est ensuite proposée par une des sociétés locales. Ces sociétés, à tour de rôle, s’occupent donc de faire passer un bon moment à leurs hôtes.

Dès 1956, ils reprendront avec leurs trois enfants, deux filles et un garçon, un petit domaine situé à la sortie d’Onnens en direction de Lentigny. Après le décès de son mari, en 1994, elle continuera à habiter la maison familiale et s’occupera des abords du bâtiment, du jardin et des fleurs, avant que sa santé ne le lui permette plus. En 2005, elle a eu le malheur de perdre son fils Marc. Puis, l’âge venant, ces dernières années, elle va éprouver des difficultés pour se déplacer et entendre. Mais elle continue à vivre seule dans son appartement, faisant elle-même son ménage et ses repas, rassurée par la présence de sa belle-fille dans la maison. Elisabeth et Christiane, ses deux filles, viennent régulièrement lui rendre visite et s’enquérir de sa santé et de ses besoins. Nous ne pouvons que lui souhaiter longue vie encore, arrosée de Faverges et entourée de ses neuf petitsenfants et treize arrière-petits-enfants ! Bonne fête Mme Dafflon !

J.-F. Deléaval

Ensuite ceux qui le souhaitent peuvent encore boire un verre ou deux, jouer aux cartes et terminer ainsi cette belle journée ensoleillée. Merci à tous, jeunes et moins jeunes, initiateurs, organisateurs, participants. Les générations savent encore se mélanger et c’en est heureux. Nicolas Vuarnoz

Décès Rose Favre, décédée le 13 février,    à l’âge de 79 ans

Derniers

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Ponthaux

Prez-vers-Noréaz

Présidée par M. Hubert Carrel, l’assemblée des délégués du Groupement des Associations de Céciliennes de Fribourg et de la Broye vaudoise, s’est tenue à Noréaz, samedi 12 mars. Cf. pp. 6-7. A l’accueil, offerts par la Commune, cafés et croissants attendaient les participants. Les sujets suivants ont été abordés: l’inquiétude de voir nos chorales diminuer en effectif, la prochaine fête FFC à Romont, la formation des nouveaux chefs de chœur et le calendrier des futures fêtes. Un rappel important, la prochaine fête des céciliennes Saint-Udalric aura lieu du 26 au 29 avril 2012, organisée par les sections de Middes - Châtonnaye - Torny. Saint Udalric était évêque d’Augsbourg vers 970 et Dieu récompensa sa sainteté en lui octroyant le don de faire des miracles. Il est invoqué contre la morsure des chiens, également contre le Mais qui est donc saint Udalric ? bégaiement. Après les délibérations, l’heure de la récréation sonna par la présence du chœur mixte Saint-Jacques. Sous la Direction de Marie-José Briner, les chanteurs ont interprété quatre pièces dédicacées notamment aux directeurs présents, MM. Volery et Huwiler et à Michel Waeber notre Directeur Décanal en convalescence à la suite d’une importante opération. Un incontournable apéritif fut servi et, à l’image des verres, la matinée fut bien remplie.

Si vous voulez briller en société, demandez donc à votre entourage ce qu’est un campaniste… Hé non, rien à voir avec les bestioles qui « galérisent » nos jardins pour manger nos salades par la racine, encore moins avec le camping. C’est au Ve siècle que Paulin, un évêque de Nola, en Campanie (région d’Italie méridionale) a fait introduire dans les campaniles (tour construite près d’une église) les « campanae » (les cloches). Campaniste, campaniles, campanae : trois mots de même racine issus du nom de cette région. Depuis, le terme campaniste est attribué aux spécialistes qui interviennent sur nos clochers, pour réparer, entre autres, aussi bien les horloges que les cloches. Un dimanche sans cloches n’est pas un dimanche, dit-on volontiers. Qui n’a pas entendu et goûté, par un radieux matin de Pâques, le chant solennel qu’entonnent les cloches de nos églises, proclamant au monde que le Christ est ressuscité. A. Ryser

Vous avez dit campaniste ?

A. Ryser

Assemblée du GACFB

Philippe Guisolan

Baptêmes Le 27 février, Baptiste Guisolan,    fils de Samuel et Katrin Le 6 mars, Matteo Krebs,    fils de Stéphane et Angélique

Décès Jérôme Maradan, décédé 2 février,    à l’âge de 42 ans Rosa Domon, décédée le 2 mars,    à l’âge de 96 ans Isabelle Riedo, décédée le 15 mars,    à l’âge de 54 ans

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Les cloches ont toujours pris une part importante dans la vie d’une communauté. Elles sonnent l’angélus, nous appellent à la prière. Elles sonnent pour tous les événements de la vie, les naissances, les mariages, et aussi pour le dernier voyage vers la Maison du Père. Mais où sont-elles donc passées les cloches de notre clocher ? A l’heure où j’écris ces lignes (1er avril) les cloches de Ponthaux sont parties pour Rome depuis bien longtemps. Seront-elles de retour à Pâques ? Le campaniste l’espère, nous aussi. Claude Didierlaurent

Décès

Derniers adieux

Marthe Jacquaz, décédée le 7 février,    à l’âge de 89 ans

Derniers


Horaire des messes et autres célébrations en semaine dans les paroisses

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Mardi

Mercredi

Jeudi

Neyruz   7h30 Matran   8h30 Noréaz 13h30 chapelet Lentigny 19h

Cottens   8h30 Avry   8h30 Ponthaux   8h30 Chénens   9h Prez   8h30 Corserey 19h Avry 13h30 chapelet

Dans nos paroisses Vendredi Onnens   8h30 Autigny   8h30 Noréaz 19h Cottens 19h30 chapelet1

Les premiers vendredis du mois

Lorsqu’une sépulture est célébrée en semaine, la messe prévue ce jour-là dans la paroisse est ANNULEE. Lorsqu’une veillée de prière tombe aux heures d’une messe, LA MESSE FAIT OFFICE de VEILLEE DE PRIERE. Tous les samedis matin, une messe est célébrée à 11h à la Résidence Saint-Martin, à Cottens.

Horaire d’ouverture de notre secrétariat, à Matran Secrétariat Unité pastorale Notre-Dame de la Brillaz Case Postale 74 – 1753 Matran Lundi et jeudi   8h à 11h30 14h à 17h30 Mardi et vendredi   8h à 11h30 14h à 18h

Fête des Céciliennes 2011 Programme des festivités Vendredi 13 mai, à l’église de Courtepin, 20h : prestation devant jury de toutes les sociétés, puis soirée récréative Samedi 14 mai, dès 10h30 et jusqu’à 16h, marché musical et artisanal avec toutes les sociétés à la salle paroissiale, sur la place et à l’église. Des stands de restauration et de boissons seront à disposition. En cas de beau temps : coin enfants. Dimanche 15 mai, à l’église de Courtepin à 9h30 : « Messe Solennelle du Rosaire », composée par Jean-François Michel, chantée par tous les chœurs. Cette fête, à laquelle nous voulons associer toute la population, doit être faite de réjouissances et d’amitiés, c’est pourquoi nous la voulons conviviale.

Mercredi   8h à 11h30 14h à 17h Samedi   9h à 11h30 Téléphone

026 401 00 90

Fax

026 401 03 58

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Jeudi 2 juin : Journée des chœurs d’enfants du décanat 10h Messe de l’Ascension chantée par les chœurs d’enfants, suivie du repas de midi pour petits et grands 14h Production des enfants devant public et animation 20h MEGA loto Vendredi 3 juin : Soirée concert des jeunes et adolescents 20h Concert du « Chœur du CO de Farvagny » dirigé par Marc-Antoine Emery Puis Concert du « Chœur de mon Chœur » dirigé par Francis Volery Samedi 4 juin : Journée des chœurs et fête villageoise 14h30 Passage devant jury ; apéritif et repas du soir 20h Animation et démonstration par l’école « Harmonie Danse » de Farvagny 21h Animation chorale par le « Chœur mixte La Persévérance » du Crêt Puis Danse avec le trio « Blue Sixties » et sa chanteuse Marie-Josée Briner Dimanche 5 juin : Journée officielle des chœurs 10h Messe solennelle chantée par tous les chœurs. Les chœurs et le comité d’organisation se réjouissent de vous rencontrer. Paroisses vivantes mai-juin 2011

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Méditation

Notre Dame du Liban Ô Marie, Lien d’unité entre Libanais chrétiens et musulmans, Nous nous tournons vers toi, Toi dont la fête principale est célébrée le premier dimanche de mai. Symbole de foi et d’espérance, Au pied de la croix, Tu méditais en ton cœur sur les mystères douloureux Que ton Fils et toi viviez en ces instants, Quand tu as été donnée comme mère, à l’humanité. Au lendemain, de la conférence du Père Poffet Qui nous a ouverts à la situation précaire Des chrétiens au Moyen-Orient, Nous ne pouvons rester indifférents Aux pressions et aux tensions que vivent Les communautés chrétiennes de Palestine. Aussi avec notre pape Benoît XVI, Nous te prions pour ces communautés Qui jouent, elles aussi, un rôle irremplaçable De trait d’union entre l’Occident et l’Orient.

JAB 1890 Saint-Maurice Prière de réexpédier sans annoncer la nouvelle adresse

Dans nos prières, nous pensons aussi A ce monde musulman – souvent décrié – Pour lequel tu n’es pas une inconnue, Et pour lequel les chrétiens du Moyen-Orient Sont un phare, une espérance. Souviens-toi, Marie, De tous les hommes de bonne volonté, « Assoiffés de Justice et affamés de paix. » Qu’ensemble nous puissions un jour, D’une seule voix, Célébrer le Seigneur ! André Ryser

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