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CONTRE PLAN ETUDIANTS


Introduction Le gouvernement a annoncé au mois d’octobre dernier, un « Plan Etudiants » qui comporte une vingtaine de mesures pour « accompagner chacun vers la réussite ». Il s’agit en réalité de mettre en place une méritocratie à l’université et bientôt au lycée. Le gouvernement est prêt à tout pour casser le service public d’éducation. Installer la sélection à l’université revient à considérer que le bac n’est plus suffisant pour pouvoir continuer ses études. En ce moment même, c’est le caractère national & anonyme du BAC qui est en train d’être remis en cause dans la préparation de la future réforme du Lycée de Mr.Blanquer pour 2021. Nous membres de l’UNL-SD, organisation lycéenne représentative, considérons le « Plan étudiant » comme une attaque très grave que nous ne pouvons laisser passer. Le gouvernement ne répond pas aux attentes des lycéen-ne-s et ne résout en rien les problématiques actuelles à savoir la vétusté des lycées, des universités, à la précarité grandissante des jeunes, aux manques de professeurs et aux classes surchargées. Nos mesures ont un prix, relatif au vu des politiques éducationnelles désastreuses menés depuis des années. Selon une étude de l’IJISR (International Journal of Innovation Scientific Research), les effets économiques de l’éducation sur la croissance favorisent une meilleure santé, gains de productivité et de surcroit une plus forte croissance (cf. ISSN 2351-8014 Vol. 15). Au-delà de l’aspect économique, l’éducation ne doit en aucun cas être vue comme une dépense infructueuse. Les responsables politiques, décident en conscience des moyens qu’ils/elles veulent doter à notre éducation. Le fond du problème est que, ces mêmes responsables politiques ont trop souvent préféré donner des sommes d’argent considérables à des entreprises, sans avoir aucun retour à la clef. La question de savoir combien on donne à notre éducation est profonde, car elle détermine si nous serons capables de miser sur le futur, parier sur une jeunesse désabusée depuis des décennies. L’Union Nationale Lycéenne - Syndicale & Démocratique a en ce sens, décidé de présenter la vision que nous avons d’une éducation qui est le reflet des valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité.

Nathan le Potier Secrétaire Général de l’UNL-SD

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Sommaire I/ Lutter contre la pécarité étudiante

1) L’émancipation

2) Apprenti-es, lycées professionnels, généraux et tech-

nologiques

3) Carte Nationale Lycéenne

II/ Permettre la réussite de tou-te-s

1) Recrutement

2) Un élève égal une place

3) Egalité d’accès

4) Echec scolaire

5) Enseignement adapté

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I/ Lutte contre la précarité étudiante et lycéenne 1 - L’émancipation.

Passage de 37,5% à 75% du SMIC pour un-e apprenti-e en deuxième année - Création d’un revenu d’autonomie à Passage de 53% à 100% du SMIC pour partir de la seconde (équivalent à un un-e apprenti-e en troisième année. RSA personne seule soit 545€ par bénéficiaire) à partir de la seconde (voie - Création ou changement d’un fond générale, professionnelle -en lycée- et d’urgence et de précarité lycéenne technologique. Ce revenu permettrait dans TOUS les conseils régionaux aux lycéen-ne-s, étudiant-e-s et ap- (gestionnaires des lycées) pour faire prenti-e-s de faire face aux différents face aux situations d’urgences. coûts d’éducation.

3 - Carte nationale ly2 - Apprenti-es, lycées céenne. professionnels, généraux et technologiques.

- Suppression du coût du transport pour se rendre au lycée et gratuité pour - Revalorisation du salaire des ly- les trajets quotidien. céen-ne-s professionnel-le-s (alterL’autonomie des jeunes c’est aussi leur nance) et apprenti-e-s dans les CFA. donner un droit à la mobilité. Au-delà Finir avec la rémunération en fonction des simples transports scolaires qui de l’âge pour privilégier l’expérience doivent être gratuits, les transports de pour un-e apprenti-e cela correspond manière générale doivent permettre aux lycéens de voyager et de se déplaà (cf. www.alternance.fr) : cer librement. Ce droit est fondamenPassage de 25% à 50% du SMIC pour tal et doit permettre à chacun de s’épanouir en s’ouvrant sur le monde sans un-e apprenti-e en première année. être freiné par la contrainte financière.

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- Prise en charge par l’état des voyages médicaux décents aux enfants de la pédagogiques obligatoires à vocation république. culturelle et éducative pour les élèves les plus modestes. - Gratuité des fournitures scolaires. - Accès facilité et totalement gratuit aux sites culturels (musées, sites archéologiques, expositions, sites UNESCO, cinémas, etc.). Il est essentiel de garantir aux lycéen-ne-s un libre accès à la culture, pierre angulaire de la liberté au sens le plus large du terme. La démocratisation de la culture est un enjeu important pour notre république. Avoir un libre accès et gratuit à la culture c’est finalement développer ses connaissances, apprendre ce qu’il s’est passé dans notre Histoire et du monde, c’est aussi une question d’émancipation et nous permet de mieux percevoir les choses.

Le panier moyen pour la rentrée scolaire d’un-e lycéen-ne est de plusieurs centaines d’euros. L’allocation de rentrée scolaires ne permet pas en réalité de financer tous les coûts liés à la rentrée scolaire. Il faut donner les moyens aux lycéen-ne-s les plus modestes d’avoir des fournitures scolaires décentes.

- Soins médicaux libres et gratuits. Les soins médicaux doivent devenir un PRIORITÉ absolue. En effet, la république ne doit pas négliger ce droit fondamental garanti par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyens (DDHC). Malheureusement, de trop nombreuses fois, les soins médicaux sont repoussés ou ne sont pas effectués pour causes budgétaires et financières, l’état doit a minima garantir l’accès à des soins

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II/ Permettre la réussite de tous 1) Recrutements

-Baccalauréat, seul attendu exigé pour l’accès à l’université.

-Vingt élèves par classe pour les filières générales (L, ES, S) et technologiques (ST2S, STMG, etc.) et dix élèves par classe dans les filières professionnelles et en apprentissage.

Le baccalauréat, jusqu’ici diplôme national, premier grade universitaire, permettait plus ou moins (hors tirage au sort) d’un accès garanti à l’université. Nous réaffirmons que cette proposition -Suspension des politiques de sup- est la seule possible pour permettre à pression d’emplois à l’Éducation Na- chacun-e d’accèder à l’université. tionale et engagement de nouveaux - Ajuster le nombre de places dans les professeurs. universités au nombre de demandes -Augmentation du nombre d’AVS (As- de la part des lycéen-ne-s. sistant-e de Vie Scolaire). Il y a en effet, dans de très nombreux cas, des lycées où il y a un manque flagrant de professeurs pour faire face à l’augmentation exponentielle de lycéen-ne-s à chaque rentrée. Il est urgent de créer des nouveaux postes, afin d’alléger le travail des professeurs et pour permettre la création de nouvelles classes pour diminuer le nombre de lycéens par classe ( 10 pour les filières professionnelles et 20 pour les filières générales et technologiques) couplé à une augmentation du nombre d’AVS pour aider les personnes en situation de handicap.

2) Un élève égal une place

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-Suppression du numerus clausus pour les étudiants en médecine ou PACES (Première Année Commune aux Études de Santé), dans les facultés de France. Arrêt de la possibilité, de fait, de pratiquer une sélection sur dossier et bien souvent en fonction du type de bac. Les cours de médecine n’ont pas vocation à créer de la concurrence entre les étudiant-e-s mais bien de former aux métiers de la santé (pharmacie, dentaire, etc.).

3) Égalité d’accès En fonction de la région, de la ville et des moyens, les lycées de France ne sont pas égaux, pour palier à ce problème, nous exigeons :


-Renforcement de la carte scolaire favorisant la mixité sociale dans les établissements de centre-ville et de banlieues. Arrêt de la ghettoïsation des lycées et du détournement de la carte scolaire.

-Rendre la scolarité gratuite dans tous ses aspects et obligatoire jusqu’à 18 ans (ou jusqu’à l’obtention d’un diplôme -hors DNB-).

Aujourd’hui, beaucoup de lycées en France, qui disposent d’une bonne réputation, sont souvent ceux qui ont les options les plus prestigieuses (Russe, Chinois, Suédois, etc.) et sont souvent ceux également où les demandes sont les plus fortes. Pour régler ce problème, les académies devront veiller à une stricte répartition du nombre d’option dans les lycées et en créer si nécessaire. Rendre obligatoire le lycée de secteur (sauf obligation familiales ou problème de harcèlement notamment).

Le lycée et même le collège, est un espace où l’influence de l’élève sur son orientation n’a qu’une importance relative, pour éviter le problème de l’orientation subie et anticiper un manque de motivation de l’élève, il est nécessaire que celui/celle-ci dispose de la possibilité de choisir la filière dans laquelle il s’engage pour plusieurs années. De plus, il y a un manque important de communication et des possibilités d’orientation de la part des professeurs, c’est pourquoi un cours devra être dédié en seconde et en terminale afin de réfléchir et permettre de faire des recherches sur différentes filières. La scolarité n’est obligatoire aujourd’hui que jusqu’à l’âge de 16 ans, sans conditions de diplôme. Il s’agit là d’un texte réglementaire parfaitement hypocrite, car plus de 100 000 jeunes sortent du système éducatif soit avant 16 ans, soit sans diplôme. Il est urgent de rendre la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans ou dès l’obtention d’un diplôme pour nous préparer à un marché du travail concurrentiel et agressif.

-Mise en place d’un parrainage/marrainage obligatoire par un-e profes-Répartition égale du nombre d’options seur-e du lycée pour aider les lycéens par lycée, en finir avec les inégalités à comprendre et rattraper les cours par d’options. matière.

4) Echec Scolaire -Le choix de l’orientation doit être fait uniquement par les lycéens euxmêmes, pour une orientation choisie afin d’éviter les filières par défauts. -Mise en place dans les DGH (dotation globale horaires) d’une heure par semaine pour réfléchir sur son orientation personnelle.

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5) Enseignement adapté EREA : 80 en France dont 5 pour handicapés moteurs et 3 pour les handicapés visuels. Nous demandons la construction et le développement de vingt EREA (Etablissement Régional d’Enseignement Adapté) supplémentaires dont au moins cinq pour handicapés moteurs et sept pour handicapés visuels.

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L’UNL-SD c’est quoi ? En 2016, l’UNL-SD alors plateforme interne de l’UNL (Union Nationale Lycéenne) réclame la convocation d’un congrès statutaire pour faire de l’UNL un syndicat réellement démocratique. Face au refus de la présidence, les membres de l’Équipe Nationale et une majorité de fédérations ont convoqué ce congrès. Par une majorité des voix, les adhérent.e.s ont élu une nouvelle Équipe Nationale et acté le changement de nom de l’UNL par Union Nationale Lycéenne – Syndicale & Démocratique (UNL-SD). L’UNLSD est un syndicat lycéen, créé par et pour les lycéen.ne.s et indépendant des partis politiques. L’UNL-SD regroupe des adhérent.e.s organisé.e.s en fédérations (département) et comités locaux (structure intégrée à la fédération regroupant les adhérents d’un même lycée), en France métropolitaine et en outre-mer. Elle est présente et s’implique quotidiennement dans les instances de la démocratie lycéenne, telles que les CVL, les CAVL et le CNVL. Aux dernières élections CSE, l’UNL-SD est arrivé en deuxième position. À travers une démarche syndicale de proximité, l’UNL-SD agit principalement sur trois piliers : – L’amélioration des conditions d’étude des lycéen.ne.s, ce qui passe principalement par deux facteurs : une importante augmentation des moyens pour agir sur la situation matérielle (ex : diminution des effectifs par classe, rénovation des établissements vétustes, etc), ainsi qu’une transformation des méthodes pédagogiques en sortant du modèle des cours magistraux. – La défense de nos droits au quotidien. Souvent méconnus, les droits lycéens sont pourtant incontournables. Les faire connaître, les défendre est utile au quotidien pour vivre pleinement sa scolarité (demandes de bourses, droit d’association, etc) et se prémunir de potentiels abus de pouvoir. – L’amélioration des conditions de vie des lycéen.ne.s impliquant la lutte contre la précarisation constante de la jeunesse, mais aussi favorisant son aspiration à l’émancipation, est incontournable. Cela passe par l’implication de l’UNL-SD sur des sujets comme la lutte contre la loi travail ou le droit de vote à 16 ans. CONTRE PLAN ETUDIANTS

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