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Culte Le programme culturel du pôle Guadeloupe

Ateliers Danse contemporaine Zumba Sémantique de la Blaxploitation

nov 2013

PROJET Un sténopé géant sur l'esplanade

JEUDIS DE l'U Le Gwo-Ka au patrimoine mondial?

CINEMA Fouillole, silence on tourne!

Le mois du film

Documentaire Corps et libertés

du 31 oct au 31 nov


é d i t o r i a l

BIENVENUE DANS LE NOUVEAU MAGAZINE CULTUREL DU PÔLE GUADELOUPE CULTE EST L'EXPRESSION GRAPHIQUE DE LA PLACE NOUVELLE QUE COMMENCE À OCCUPER LA CULTURE SUR LE PÔLE UNIVERSITAIRE DE LA GUADELOUPE Quel rapport entre la Culture et l'Université? Si ce n'est en tant qu'objet de recherche scientifique, pas grand chose. En témoigne le peu de lieux et de moyens dédiés aux pratiques culturelles sur nos campus. Contrairement à nos amis anglo-saxons, nous ne disposons pas de théâtre, et d'espaces réservés à l'expression musicale et artistique. Les moyens consacrés à la culture relèvent, encore trop souvent, d'une lutte quasi-militante de passionnés, bénévoles, agissant contre leur propre administration pour que la Culture (dont pourtant s'enorgueillit la France) soit considérée comme ayant sa place et son importance dans le développement de notre jeunesse, dans la recherche et l'expression de leur personnalité individuelle et dans le bien-être de la communauté universitaire dans son ensemble. Le Savoir se trouve ainsi réduit à ses seules et simples fonctionnalités diplômante et/ou d'objet d'étude et l'institution universitaire ignore, voire rejette sa puissance de transformation de l'individu. Pourtant, en l'aidant à "co-naître" au monde et en lui-même, cette puissance créatrice, ce qui est la définition même de la Culture, est porteuse tant pour l'individu que pour la collectivité d'une fabuleuse richesse potentielle pour l'avenir . Cependant, il arrive parfois que certaines institutions affrontent cette peur, que des passionnés de la chose culturelle réussissent à faire vivre cette dernière au sein de leur université pour donner à celle-ci la chance de découvrir l'importance de la dimension culturelle dans son attractivité auprès des étudiants. Au bout de quatre années d'un long labeur pour faire admettre l'importance de la Culture pour la visibilité et l'intégration de l'UAG sur son territoire, nous voyons presque le bout. Encore deux étapes : la commission technique puis le conseil d'administration et le pôle universitaire de la Guadeloupe aura enfin un service culturel dédié. Mais encore faut-il pour cela que les événements politiques qui secouent en ce moment même notre université nous en laissent la possibilité et le temps...

Thierry CESAIRE


9 novembre ouverture

de l'atelier de

Danse

contemporaine animĂŠ par

Sara MITANNE


Photo de Philippe VIRAPIN

Esplanade des sciences : lieu de concerts, spectacles, danses et zumba


Ensemble, nous transformons les campus 6(+121+3' 4230-5-0+' d u p 么%&'' le Guadeloupe ()*+),-*' */)012-,'1+3 en espaces .

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culturels forts


Vis tes passions

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pratiques culturelles

AT E L I E R S Résolument orientés vers la pratique, les ateliers de Culture.U sont tous encadrés (sauf un) par des intervenants professionnels : comédiens, metteurs en scène, danseurs, chorégraphes, etc... Ouverts à toutes et à tous, étudiants, personnels de l'université, du CROUS et du Rectorat mais aussi au grand public, nos ateliers sont semestrialisé de façon à permettre au plus grand nombre de les pratiquer, en variant les plaisirs et les découvertes en cours d'année. Deux grandes nouveautés cette année, que nous espérons pouvoir mettre en place pour le maximum d'ateliers : des stages (eux aussi ouverts à tous) afin de pratiquer, sur des périodes courtes et ramassées (quelques heures sur 1 à 2 jours) certaines pratiques spécifiques; et des master-class pour rencontrer des pointures de niveau national et international et par-tager avec eux vos passions et échan-ger sur leurs pratiques.

En fin d'atelier, les participants sont amenés à présenter leurs travaux et à faire l'expérience concrète de la rencontre avec le public durant des restitutions (théâtre, danse, concert, expositions) qui se déroulent sur les campus de Fouillole, du Camp Jacob, de l'ESPE ou bien encore en extérieur. Par ailleurs, avec notre partenaire, le CROUS AntillesGuyane, nous avons à coeur de participer aux nombreux concours du CNOUS, l'organe national des Oeuvres Universitaires et Sociales en : photo, BD, vidéo, littérature... Pour 2013-2014, le thème est : "ailleurs". Convaincu(e)? Alors inscrivez vous et prenez le pass-culture qui non seulement vous donne droit aux ateliers mais aussi à l'ensemble des événements et manifestations (concert, pièces de théâtre, conférences...) qui sont organisés régulièrement sur nos 3 campus.

La zumba est le seul atelier à être animé par une étudiante : Sara Charneau, en STAPS et passionnée de zumba au point d'avoir passé le diplôme. Vous pouvez y participer en nous rejoignant tous les mardis, de 18h à 19h, sur le campus de Fouillole, à l'esplanade des sciences.


31 octobre - 30 novembre

EVENEMENT La

présente

La 14ème édition du mois du film documentaire s’articule autour du thème : ‘’Corps et Liberté’’. Le corps comme média, comme véhicule de nos émotions, de nos évolutions mais aussi comme message d'amour, d'angoisse, de peur... Il nous ouvre au monde mais aussi nous emprisonne vis à vis de l'extérieur. A la fois clé de notre liberté et frein à celle-ci. Le mois du film documentaire, c’est  la découverte de films rares ou habituellement peu diffusés… Une réflexion sur le cinéma pour y développer un point de vue personnel sur le monde, un partage de moments de convivialité autour de projections, expositions, ateliers, concerts... en rencontrant des intervenants et débattre des films… C'est tout cela que l'APCAG, l'association des bibliothèques de Guadeloupe, la BU et Culture.U vous proposent à Fouillole et au Camp Jacob en vous offrant 9 films et un atelier, déclinés en sous thèmes : voyage, sport, arts, BUMIDOM, Angela Davis, blaxploitation... Bienvenue dans les nouveaux espaces de liberté qu'offre la vie culturelle sur les campus.


MELVIN & JE

AN AMERIC

AN

AN STORY

Gotipua

L’école du cirque

COr P S

13/14 Nov - 17h/17h30

31 Oct - 19h

06 Nov - 17h

07 Nov - 17h30

Lieu : Fouillole, Amphi Mérault

Lieu : Camp Jacob, BU

Lieu : Fouillole,BU

Lieu : Camp Jacob / Fouillole,BU

Five Broken cameras

Melvin and Jean

Gotipua/Ecole du cirque

Enfants valises

de Guy Davidi et Edmad Burnat

de Maia Wechsler

de Guy Davidi et Edmad Burnat

de Xavier de Lauzanne

Le pitch : Enad vit à Bil'in en Cisjordanie. Il y a 5 ans, au milieu du village, Israël a élevé un "mur de séparation" qui exproprie les 1700 habitants pour protéger la colonie juive de Mod'in. Enad filme la chronique intime de son village affecté par ce conflit sans fin.

Le pitch : 31 juillet 1972, Melvin McNair et sa femme, passagers du vol 841 pour Miami, détournent l'avion pour rejoindre les Black Panthers à Alger et réclament une rançon. Leurs deux enfants de 1 et 2 ans sont aussi sur le vol.

Les pitchs : L'école des jeunes danseurs "gotipuas", ces jeunes garçons agés de 5 à 15 ans et grimés en fi lle sur scène / La dure réalité du dressage du corps des enfants derrière la magie du spectacle du cirque de Shanghaï .

Le pitch : ils viennent d'un autre continent et même si leur situation est illégale, l'Education nationale française a pour obligation de les accueillir et de les mettre à niveau avant de les intégrer dans les voies générales et professionnelles.

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Public Enemy

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L I B E RTE S 21/28 Nov - 14h30/14h30

15 Nov - 18h30

21 Nov - 17h30

27 Nov - 17h

Lieu : Fouillole, Amphi Lepointe

Lieu : Fouillole, BU

Lieu : Camp Jacob, BU

Lieu : Fouillole, Amphi Mérault

Le BUMIBOM

Tu seras sumo mon fils

Public Enemy

Free Angela

de Jackie Bastide

de Jill Coulon

de Jens Meurer

de Shola Lynch

Le pitch : En 1960, les départements d'Outre-mer sont en crise : chômage, misère, surpopulation, mouvements indépendantistes... Le gouvernement lance le BUMIDOM, pour vider les colonies et combler le manque de main d'oeuvre en métropole. Plus de 70 000 personnes seront concernées.

Le pitch : "Il n'y a plus de place pour toi à la maison, ne pense même pas à échouer". Poussé par son père, Takuya intègre à 18 ans une écurie de sumo à Tokyo. Loin de ses amis et de sa vie d'adolescent branché, il est initié à son futur métier et à sa vie nouvelle, rigoureuse et traditionnelle.

Le pitch : Les trajectoires de quatre américains ayant appartenu aux Black Panthers, le mouvement de libération noir qui fit trembler l'Amérique. Ils représentent aujourd'hui quatre différents styles de vie de l'Amérique contemporaine et d'une histoire inachevée.

Le pitch : Accusée en 1970 d'avoir organisé une trentaine d'évasion et une prise d'otage, Angela Davis devient la femme la plus recherchée des EtatsUnis. Arrêtée, emprisonnée, jugée et condamnée à mort, elle sera libérée faute de preuve et sous la pression des comités de soutien internationaux dont le slogan est FREE ANGELA.

Campus de Fouillole

Campus du Camp Jacob


14 novembre

ATELIER SÉMANTIQUE DE L'IMAGE Alors que les films hollywoodiens montraient principalement les Noirs dans des rôles stéréotypés d'amuseurs, serveurs, bandits ou esclaves, suite aux luttes contre la ségrégation et pour les droits civiques, l’Amérique assiste, dans la première moitié des années 70, à une déferlante de films «Black» montrant des acteurs afro-américains dans des situations d'hommes et femmes fiers et libres de leurs choix de vie. Des personnages Noirs qui résistent aux Blancs, et leur répondent, souvent porteurs d’un discours ethnocentriste et inspirés par le courant «Black Power». Ce que l’on a appelé le phénomène «blaxploitation», coïncidant avec l’accession nouvelle de nombreux afroaméricains aux professions du cinéma (acteurs, réalisateurs, scénaristes). Estimés à plus d’une centaine pour la période qui s’étend de 1970 à 1975, ces films destinés en premier lieu au public noir (réalisés par des Noirs ou des Blancs), touchent tous les genres cinématographiques à la mode durant cette période : policier, péplum, arts martiaux, horreur, western espionnage,

comique, sans oublié les films engagés. Ils reflètent les aspirations des Noirs, leurs difficultés quotidiennes dans les années 1970, et abordent les problèmes de prostitution, drogue, corruption, viols et racisme de la part des policiers,... Toutes ces productions, partagent certains traits particuliers : distribution presque exclusivement noire, esthétique urbaine de série B, une violence et une sexualité exacerbées, mais surtout, une bande son originale de grande qualité. Tous les grands musiciens noirs des années 1970 y ayant exercé leurs talents : de James Brown à Isaac Hayes en passant par Marvin Gaye, Barry White et Herbie Hancock. Mais à trop user des clichés et formules le cinéma de blaxploitation va vite atteindre ses limites, s'enfoncer dans la médiocrité et, passé l’année 1975, le genre va décliner très rapidement. À tel point que les premiers rôles noirs seront quasiment inexistants au début de la décennie 1980… Alicia LOUISE

animé par

Jean-Marc

CESAIRE

The

blaxplotation


Concours

2013/2014

NOUS OFFRONS BIEN PLUS QUE LE GÎTE ET LE COUVERT NOUS FINANÇONS VOS PROJETS ET SOMMES PARTIE PRENANTE DE LA VIE CULTURELLE DES CAMPUS DU PÔLE GUADELOUPE


21 novembre

CONFÉRENCE

les Jeudis d


de l'

LE GWO-KA UN JOUR RECONNU AU PATRIMOINE MONDIAL? Sous le n° 991, la France a proposé en avril 2013 que soit étudié le dossier intitulé : "Le gwoka : musique, chants, danses et pratique culturelle représentatifs de l’identité guadeloupéenne" pour son inscription en novembre 2014, au patrimoine mondial immatériel. Depuis, le débat fait rage entre deux camps : ceux qui voient cette initiative comme une demande de reconnaissance naturelle et, de l'autre, ceux qui craignent que leur musique soit expropriée et vidée de sa substance. Née après l'arrivée d'esclaves africains, cette musique, basée sur les percussions, la danse et la transmission orale, est devenue au fil des siècles le symbole de l'archipel, et a fortiori la colonne vertébrale de la tradition musicale guadeloupéenne. Evoquer le sujet, c'est donc nécessairement jouer avec la corde sensible. "Lyannaj Pou Gwoka" (le nom du projet lancé par le Centre Repriz, spécialisé dans la collecte et la protection des danses et musiques de Guadeloupe) vise à faire inscrire le gwo ka au patrimoine culturel immatériel de l'humanité à L'UNESCO et lui obtenir ainsi une reconnaissance internationale. Quand le "Kolektif pou gwoka" estime que cette demande ne serait en aucun cas bénéfique, cette institutionnalisation ayant pour conséquence la mise sous tutelle de la culture de l'île, sous l'autorité de l'instance mondiale mais aussi de la France, dont le collectif craint l'ingérence. La muséification d'une culture encore bien vivante est-elle la seule voie possible d'une reconnaissance internationale? Venz assister au débat du jeudi 21 novembre à la BU pour vous en faire votre propre idée.


25 novembre - 15 décembre

tournage

CINEMA SILENCE, ON TOURNE! En novembre, Fouillole devient pour quelques jours, le lieu de tournage d'un film sur la tragédie du 1er janvier 2004 à Haïti, jour du bicentenaire de son indépendance. François Marthouret est un acteur, metteur en scène et réalisateur français. Ami de Lyonel Trouillot, l'auteur haïtien du livre "Bicentenaire", il a choisi d'en faire un film qui sera tourné à la fois en Haïti et en Guadeloupe. Le tremblement de terre de 2010 ayant détruit les principaux bâtiments universitaires, Fouillole a semblé une alternative intéressante. Résultat, après discussion avec l'équipe de tournage et la direction du pôle Guadeloupe et de la faculté des sciences, deux lieux on été retenu : l'ancien bâtiment de recherche et les salles préfabriquées situées près du CNAM. Le premier pour la scène de l'envahissement de l'université et les secondes pour refaire l'armurerie de la gendarmerie et une salle de classe. Culture.U servira d'interface entre l'Université et l'équipe de tournage et a obtenu que les ateliers vidéo et photo puissent être présents durant le tournage. Avec la participation directe de quelques étudiants. Des stages de montage et des conférences sont même au programme avec, peut-être, la présence de Lyonnel Trouillot qui interviendra avec François Marthouret pour expliquer le passage du livre au film.

François Marthouret et la couverture du livre "Bicentenaire" de Lyonnel Trouillot


Création d'un

sténopé * géant by

Nicolas NABAJOTH et les étudiants de sciences

novembre 2013

* Sténopé : boîtier ou pièce obscurcie comportant un petit trou en guise d'unique diaphragme et qui permet de projeter à l'intérieur de ceux-ci sur un écran ou une surface photosensible une image inversée de l'extérieur. * Ici le projet est de construire, sur l'esplanade des sciences, une boite de 2 x 2 x 6 m dans laquelle on puisse entrer et voir de l'intérieur la création de l'image inversée et la figer en photo.


Espace

Culturel

fort

Avec la ville de Saint-Claude notre partenaire, nous travaillons à ouvrir le campus à la population de Basse-Terre, et à en faire un lieu incontournable de la culture et du patrimoine guadeloupéen.

Campus de Camp Jacob


Montage de la scène à Saint-Claude

Réglage des lumières à Saint-Claude

Démontage de la scène à Fouillole

Jouée par Mariann MATHÉUS et Ansann TIMBO, "La dernière scène" est une pièce de théâtre écrite et mise en scène par Alain FOIX. Présentée sur les campus de Fouillole et de Camp Jacob en octobre, c'est un huis clos à la fois poétique, musical et politique situé dans une prison. Il est basé sur un dialogue imaginaire entre Martin Luther King, Coretta Scott King (sa femme) et Mummia Abu-Jamal. La pièce met en situation ces trois personnages dans leur rapport à la mort et à la lutte pour les droits civiques des noirs aux USA.


23/24 octobre

Tournée du

spectacle vivant

T H É ÂT R E


Pointe à Pitre, ville universitaire, d'art et d'histoire

Pour nous, la culture est un élément fort de notre développement. C'est pourquoi, depuis 2009, nous participons activement aux activités culturelles du campus de Fouillole en y mutualisant une part de nos ateliers de pratiques culturelles et en y délocalisant certains concerts et événements d'IloJazz.

Culte n°0  

Ce journal est l'expression graphique de la place nouvelle que commence à occuper la culture sur le pôle Universitaire de Guadeloupe.

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