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Univertsité de la Paix de Sant Cugat del Vallès (Barcelone) XXI édition de l’Université Internationale de la Paix La méditerranée, deux rives, une responsabilité partagée 13 au 19 Juillet au centre Boya Développer les échanges entre les deux rives (Nord-Sud) de la Méditerranée à travers l’Economie Sociale Par Ahmed Ait Haddout Quatre phénomènes perturbent les relations entre les rives (Nord-Sud) de la méditerranée et préoccupent les pays de la région : 1- l’émigration clandestine 2- l’intégrisme 3- la drogue 4- la contrebande A elle seule, la volonté politique traduite par des mesures sécuritaires, même coordonnées, entre les pouvoirs publics des pays concernés n’est à même de stopper ces fléaux. C’est ainsi que les efforts des différents acteurs doivent être conjugués et cibler la mise en place des conditions favorables à l’enclenchement d’un développement humain durable et équilibré dans les pays de la rive Sud. Concernant le cas du Maroc des efforts sont déployés à travers des initiatives publiques et des partenariats entre organisations non gouvernementales des deux rives.

I. L’Initiative Nationale de Développement Humain (INDH) et ses valeurs et principes : Trois indicateurs renseignent clairement sur la situation du Maroc par rapport au reste des pays dans le monde : • Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Maroc est 125 sur 177 pays sur l’indice de Développement Humain (IDH) • 43% des marocains sont officiellement analphabètes, le taux dans le monde rural dépasse 80%, notamment parmi les femmes. • Concernant la corruption, le Maroc est classé 78ème sur 158. Cette situation ne peut laisser indifférents les pouvoirs publics. Dans un discours officiel, prononcé le 18 Mai 2005, le Roi du Maroc, annonce l’Initiative Nationale du Développement Humain (INDH).


Le Roi précise que « cette Initiative s’inscrit dans la vision d’ensemble qui constitue la matrice de notre projet sociétal, modèle bâti sur les principes de démocratie politique, d’efficacité économique, de cohésion sociale et de travail, mais aussi sur la possibilité donnée à tout un chacun de s’épanouir en déployant pleinement ses potentialités et ses aptitudes ». Ainsi cinq valeurs et principes fondamentaux constituent la philosophie générale de l’INDH.

1. Dignité : Le discours royal précise que l’INDH « part d’abord des données objectives qui constituent les termes de la problématique sociale au Maroc. Des données qui montrent que de larges franges de la population marocaines et des zones entières du territoire national vivent dans des conditions difficiles, et parfois dans une situation de pauvreté et de marginalisation, qui est incompatible avec les conditions d’une vie digne et décente que nous souhaitons pour nos citoyens ». La dignité humaine « ne saurait ainsi être assurée en dehors de conditions minimales de qualité de vie ».

2. Confiance : Il est dit dans le discours royal que « toute exploitation de la misère sociale a des fins politiciennes ou pour nourrir des velléités extrémistes ou encore pour cultiver un sentiment de pessimisme, de défaitisme et de désespoir, relève-telle de la pure malhonnêteté et de la mystification et ne saurait être moralement acceptée ». Ainsi le processus de l’effort de développement ne saurait aboutir si il n’est pas fondé sur la solidarité, le volontarisme et le désintéressement. Ayant essuyé de multiples déceptions, les citoyens ont perdu confiance en les pouvoirs publics et partis politiques. Aussi l’INDH a la prétention d’être l’approche idoine pour rétablir la « confiance mutuelle dans les efforts consentis et partagés pour ménager un présent de dignité pour chacun et un avenir de prospérité pour tous ».

3. Participation : Le Roi a appelé le gouvernement « à adopter une démarche d’écoute et de concertation avec tous les forces vives de la nation, en l’occurrence, les partis politiques, les syndicats, les collectivités locales, les organisations de la société civile et le secteur privé, mais aussi les citoyens avisés ayant à cœur de s’impliquer dans l’action de développement ». L’INDH se veut être fondée sur la concertation, l’écoute, l’implication et la participation de tous les acteurs à tous les niveaux, notamment les associations, les coopératives et les mutuelles. Les différents acteurs sont invités et encouragés à s’impliquer, participer et agir dans toutes les étapes « de l’identification des besoins sur le terrain à la proposition de solutions appropriées à leur mise en œuvre ».


4. Bonne gouvernance : Le Roi a appelé dans son discours, le gouvernement « à adopter un plan d’action fondé sur les principes de bonne gouvernance, à savoir la responsabilité et la transparence, les règles de professionnalisme, la large participation des citoyens, l’intégration et la rationalisation des interventions des établissements et organisme publics, ainsi que le suivi et l’évaluation permanente des réalisations ». Pour atteindre les objectifs escomptés, il s’impose de bien gérer et de contrôler les fonds investis. « La bonne gouvernance est tributaire d’un sens aigu de la responsabilité et d’une forte maîtrise des dispositifs et outils de programmation et de réalisation : 1- diagnostic sur le terrain et objectifs précis 2- renforcement des compétences locales 3- synergie entre les acteurs et intégration des programmes 4- suivi régulier et indicateurs de résultats 5- échanges entre les intervenants locaux 6- déconcertation véritable 7- gestion innovation et contrôle rigoureux »

5. Pérennité : L’INDH « est un chantier de règne, ouvert en permanence ». Il s’agit donc d’un projet de société de longue haleine qui doit s’adapter constamment, aux mutations dans le temps et dans l’espace. De nombreuses associations qui étaient déjà dynamique dans le développement humain se sont trouvées impliquées dans cette initiative de par les objectifs que leurs fondateurs leur ont assignés. Nous voulons, à titre d’illustrations, citer deux exemples : l’Association Marocaine d’Appui à la Promotion de la Petite Entreprise (AMAPPE) et l’Association Solidarité Développement (SODEV).

II. AMAPPE et son soutien aux T.P.E. et coopératives : L’Association Marocaine d’Appui à la Promotion de la Petite Entreprise (AMAPPE) est une association à but non lucratif, apolitique et areligieuse qui a été fondée en 1991 pour combler un vide constaté au niveau du conseil et d’accompagner des jeunes et des femmes. Elle a ciblé depuis sa création, les jeunes diplômés et les femmes démunies (notamment rurales). Si l’objectif ultime de AMAPPE est de lutter contre la pauvreté en contribuant au développement humain, il n’en demeure pas moins que son cheval de bataille est « l’entreprise participative et démocratisante et la toute petite entreprise ». Pour s’acquitter de sa mission AMAPPE a perfectionné une approche qui s’est avérée performance. Elle est fondée sur le professionnalisme, la proximité, la participation, le partenariat et le réseautage.

1. Professionnalisme : AMAPPE mène ses actions sur le terrain par une équipe permanente très réduite (3 conseillers et conseillères par unités) bien formés au métier de


conseiller qui consiste à sensibiliser, écouter, informer former, accompagner, orienter, encadrer… Les conseillers (ères) doivent avoir un profil défini, à savoir : un Bac+4 au moins, avoir la sensibilité sociale, une connaissance de la vie associative, connaître les langues locales. L’équipe professionnelle, composée actuellement de 25 cadres associatifs et conseillers d’entreprise, est soutenue et encadrée par un conseil d’Administration élu démocratiquement par l’assemblée générale qui renouvelle le 1/3 des 9 administrations annuellement.

2. Proximité : Les services offerts par AMAPPE doivent être rapprochés des bénéficiaires (usagers). Le rapprochement est d’abord spatial. Des unités sont ouvertes, au niveau des provinces pauvres pour être en contact avec les jeunes diplômés et les femmes. AMAPPE s’est dotée, jusqu’à présent, en plus de son siège à Rabat, de cinq (5) succursales et unités à : Tanger, Tétouan, Chefchaouen, Larache et Ifrane. Deux nouvelles unités sont en perspective dans les provinces de Boulemane et de Sefrou relevant de la région de Fès-Boulemane.

3. Participation : La démarche adoptée par AMAPPE dans ses « offres de services » est participative. C’est ainsi que si à l’issue des campagnes de sensibilisation ou d’information, des individus sollicitent conseil, accompagnement, encadrement, suivi, formation etc, AMAPPE vise à ériger les activités informelles en entreprises ayant une existence légale. Mais elle a préconisé des entreprise « participatives et démocratisantes ». En d’autres termes l’importance est donnée aux personnes plus qu’aux capitaux provenant des investisseurs capitalistes qui ne cherchent que le gain. Les individus producteurs ou travailleurs sont sensibilisés et incités à s’organiser en coopératives pour résoudre en premier lieu quatre (4) problèmes essentiels à savoir : 1- la commercialisation. 2- Le financement. 3- L’approvisionnement. 4- L’alphabétisation fonctionnelle, juridique et économique. AMAPPE évite de proposer des recettes toutes faites de donner des solutions aux problèmes rencontrés. C’est aux concernés, aidés par des animateurs éprouvés, de trouver eux même des réponses aux questions qui se posent. La démarche est pédagogique et vise à responsabiliser les concernés et à les pousser vers l’autonomie et l’indépendance de leur entreprises vis-à-vis de ceux qui les ont assistés, aidés ou financés.

4. Partenariat : La démarche d’AMAPPE est fondée sur la concertation, la coordination, la coopération et le partenariat. Ainsi, le « métier » d’accompagnement étant transversal, la complémentarité avec les autres acteurs est indispensable pour atteindre les objectifs escomptés.


Le partenariat peut prendre différentes formes et s’établir aux différents niveaux. Il peut être au niveau local (AMAPPE Tanger/ délégation régionale de l’Office du Développement de la Coopération pour appuyer les coopératives au niveau de la région), au niveau national (AMAPPE/Banque Mondiale : pour établir un annuaire des associations de développement). Le partenariat peut aussi être opérationnel pour un projet (enquête nationale sur la mendicité avec le Ministère du Développement Social) ou stratégique (formation des cadres du Haut Commissariat aux anciens résistants sur les activités créatrices d’emplois). AMAPPE est de plus en plus sollicitée pour l’établissement de conventions de partenariats stratégique par les départements ministériels : Développement Social, Développement Rural, Economie Sociale…, les établissements universitaires : faculté de droit de Salé, Ecole Nationale de Commerce et de Gestion de Tanger… .

5. Réseautage : La mission d’AMAPPE étant d’appuyer les entreprises participatives et démocratisantes, ses actions visent à soutenir les bénéficiaires de ses services pour s’organiser au sein de coopératives. La constitution de coopératives est parmi les moyens les plus efficaces pour l’organisation des professions (et métiers) et leur institutionnalisation. C’est la meilleure méthode pour moderniser l’économie en érigeant les activités informelles en entreprises légalement constituées. Avec la création d’une coopérative, les membres s’inscrivent automatiquement dans l’institutionnel. Des comptes bancaires ou postaux sont ouverts en principe, par chaque membre de la coopérative. Le taux de bancarisation augmente forcément. C’est bénéfique pour l’économie nationale. Pour faire face au problème de la commercialisation, de la distribution, de marketing et d’exploitation, une coopérative à elle seule est incapable d’aboutir à des résultats probants. C’est pour cela que AMAPPE, avec d’autres associations (dont SODEV) partageant le même souci de trouver des solutions aux problèmes communs ont procédé récemment à la constitution d’un réseau national dénommé « Maroc Solidarité ». En effet plus de 20 associations et réseaux d’associations actifs dans le développement et appuyant, entre autre, des coopératives se concertent pour conscientiser celles-ci à l’intérêt qu’elles ont à se solidariser pour organiser la commercialisation de leur produits et services, se financer, s’approvisionner, assurer la couverture et la prévention sociales des coopératives et membres de leur famille. L’idée de la création d’un groupement d’intérêt économique (GIE) pour s’occuper de l’aspect commercialisation et marketing est déjà retenu par 11 coopératives ayant pris part à une rencontre sur le commerce équitable organisé par SODEV à Mehdia du 18 au 21 Mai 2006.

III. SODEV et le renforcement des capacités des acteurs de développement local : Pour sa part, l’association Solidarité Développement (SODEV), appuyée par des partenaires du Nord (Belgique, Espagne, Catalogne…) focalise ses efforts


sur le développement local, les associations, les collectivités locales et les coopératives. SODEV concentre son approche sur cinq axes principaux : sensibilisation, formation, partenariat, complémentarité et commerce équitable.

1. Sensibilisation des associations : SODEV organise, grâce à l’appui de ses partenaires de la rive Nord de la méditerranée, des fora de développement humain local en collaboration avec les associations locales et les communes. C’est le cas du forum de développement local de Missour (éditions de Mai 2005 et Juin 2006) ; c’est le cas également de la commune de Aïn Béda (province de Chefchaouen), Ras Tabouda (province de Séfrou) etc où des rencontres ont été organisées récemment. Ce programme se réalise avec le réseau CORNISA Catalan. L’approche a démontré ses effets sur les acteurs locaux qui se rencontrent, se connaissent et se reconnaissent.

2. Formation des coopératives : SODEV a relevé un déficit en formation dans les coopératives notamment celles constituées entre des femmes dans les domaines artisanaux et produits vivriers et les régions pauvres du pays. Aussi, des programmes de formation et de suivi pour la mise à niveau des coopératives appuyées sont organisés et réalisés. Actuellement, une dizaine de coopératives dans les domaines de tissage, céramique, artisanat de bois et de l’huile d’argan sont accompagnées par SODEV. Certaines coopératives ont, en l’espace de 2 ans, évolué d’une manière extraordinaire : production maîtrisée, gestion informatisée, coopératuers solidaires (cas coopérative Tamounte de bois thuya à Safi).

3. Partenariat commune/association : SODEV est consciente que tout travail de développement ne peut être mené sans l’implication des communes et des associations. L’Implication doit se faire dans le cadre de concertation, complémentarité et coopération. Cependant, ces relations pour leur assurer la pérennité doivent être institutionnalisées. SODEV préconise une formalisation par des conventions de partenariat qui définissent les objectifs et déterminent le rôle et les engagements de chacun. D’ailleurs, les partenariats peuvent être multilatéraux : commune/associations/organisme/public/établissement de formation…

4. Complémentarité association/coopérative : Les associations étant des institutions à but non lucratif fondées sur des principes et valeurs partagés par les coopératives, SODEV encourage ses partenaires locaux (associations) à focaliser leurs efforts sur les activités génératrices de revenus et créatrices d’emplois. La coopérative constitue le cadre idoine pour permettre aux démunis et économiquement faibles de créer une entreprise commune fondée sur la solidarité et ayant des objectifs économiques, sociaux et éducatifs. Associations et coopératives appartiennent à la famille de l’Economie Sociale et Solidaire.


5. Commerce équitable : SODEV est l’une des premières associations marocaines a avoir investi leurs efforts dans le concept du « commerce équitable ». Après avoir ouvert une première boutique de commercialisation des produits des coopératives qu’elle appuie à Kénitra, une deuxième boutique est acquise dernièrement et sera ouverte dans les semaines à venir à Marrakech. D’autres boutiques de commercialisation des produits de coopératives sont projetées par des partenaires de SODEV relevant du Réseau Maroc Solidaire, constitué en Mai 2006. AMAPPE envisage d’ouvrir deux boutiques dans le Nord : Tanger et Chefchaouen. Pour sa part l’Association Ibn Al Baytar pour le développement des plantes médicinales et aromatiques qui appuie plus de 30 coopératives d’argan dans le Sud (2000 femmes) a programmé l’ouverture de 2 boutiques à Agadir et Tiznit. Adrar est une autre association nationale qui intervient dans la zone montagneuse (Imilchil, Azilal, Ifrane). Elle soutient les associations locales de développement, les coopératives de femmes, la scolarisation etc. L’embryon d’un réseau national de boutiques de commerce équitable est en train de naître. Des milliers de producteurs et d’artisans membres de dizaines de coopératives pourront augmenter leur revenu grâce à la commercialisation équitable de leurs produits et services au Maroc. C’est une étape nécessaire avant de s’engager dans un commerce équitable international qui est soumis à des normes et conditions que les coopératives marocaines ne remplissent pas encore, toutes, aujourd’hui.

IV. Suggestions pour une coopération de Développement Humain dans la rive Sud : Si nous partons du principe d’une « responsabilité partagée » entre les pays des deux rives (Nord-Sud) de la méditerranée, il y a lieu de réfléchir à de « nouvelles formes de coopération ». Nous pensons que la manière la mieux indiquée est de « renforcer et développer les partenariats existants » actuellement entre les acteurs de développement des deux rives en étendant les expériences ayant éprouvé leur performance telle que celles de AMAPPE, SODEV, Ibn Al Baytar, Adrar et autres membres de « Maroc Solidaire » en : 1/ Mettant l’accent sur des programmes et projets visant des activités génératrices de revenus et créatrices d’emplois. 2/ Préconisant les programmes de renforcement des capacités institutionnelles des associations et des coopératives par des formations ciblées et pointues, relatives à l’organisation, la gestion, la commercialisation, le réseautage, le partenariat. 3/ Favorisant des secteurs et filières stratégiques pour les deux rives tels que : olivier, arganier, dattier, cactus, caroubiers, safran, plantes médicinales et aromatiques, apiculture, élevage d’Autruche, de dromadaires, d’escargot, écotourisme, assurance, mutuelle, épargne et crédit…


4/ Encourageant la concertation, la coopération et le partenariat commune/association/coopérative et autres acteurs 5/ Appuyant les associations qui soutiennent des coopératives de femmes et de diplômés dans le monde rural et dans des domaines innovants à valeurs ajoutée, surtout des services : alphabétisation, éducation, services ruraux et travaux agricoles. 6/ Initiant à travers « Maroc Solidaire » (réseau d’association de développement constitué en Mai 2006) un programme de couverture et de prévention sociales (mutualiste) au profit des membres des coopératives et des salariés des associations au niveau national. 7/ Suscitant des échanges et des projets de coopération entre les coopératives, unions et fédérations de coopératives des deux rives de la méditerranée. 8/ Etendant les approches perfectionnées par AMAPPE, SODEV, Ibn Al Baytar, Adrar et autres aux autres pays du Maghreb.

Sant Cugat del Vallès (Barcelone) le 16 Juillet 2006

Références Utiles : 1/ Association Marocaine d’Appui à la Promotion de la Petite et moyenne Entreprise (AMAPPE), 29 Rue Jbel Toubkel, Agdal Rabat 10.000 Maroc Téléphone : 212 37 686914 Fax : 212 37 682988 e-mail : amappe@mtds.com 2/ Solidarité Développement (SODEV), 46 Avenue Abderrahmane n° 1 Kénitra Maroc, Téléphone : 212 37 375354/360981 Fax : 212 37 374009 e-mail : sodevma@yahoo.fr 3/ Association Ibn Al Baytar pour la Promotion de plantes médicinales, 37 Avenue Addolb Hay Riad Rabat 10.000 Maroc Téléphone : 212 61 373742 Fax : 212 37 713279 e-mail : zcharrouf@iam.net.ma 4/ Ahmed Ait Haddout, 5 Rue Abou Faris Al Marini n°4 Hassan Rabat Maroc, Téléphone : 212 61 360017 Fax : 212 37 204424 e-mail : aithaddout@gmail.com 5/ Association Adrar, 10 Rue Ouargha n°20 Agdal Rabat Maroc Téléphone : 212 61 360434 Fax : 212 37 779188

N.B. : Pour avoir des informations sur l’arganier, qui n’existe qu’au Maroc, contacter le professeur Zoubida Charrouf Association Ibn Al Baytar, téléphone : 212 61 372142


Développer les échanges entreles deux rives de la Méditerranéeà travers l’Economie Sociale