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Ordre du jour / Texte d’orientation / Bilan d’activité / Contributions / Ateliers

Spécial Congrès

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ème

congrès de L’UNL

Cahier du participant


Edito

Cher camarade, Le VIIIème congrès de l’UNL s’ouvre dans un contexte politique et social déterminant. À quelques mois de l’élection présidentielle, et après quatre années de crise, de politiques de rigueur, et de casse de notre Service Public d’Education, il est temps de nous réunir pour déterminer de nouvelles perspectives syndicales. Nous ne voulons plus supporter encore une école dégradée et inégalitaire. Nous voulons connaître un avenir meilleur, vivre mieux que la génération de nos parents. Cette rupture avec les politiques actuelles, nous ne saurions l’obtenir autrement qu’en étant présents, en nombres, pour imposer les revendications des lycéens. Dans quelques semaines, les citoyens choisirons le prochain Président de la République. Nous nous emparerons du débat public, en interpellant tous les candidats républicains, leur émettant des propositions et en fixant les lignes jaunes qu’ils ne devront pas dépasser. Nous devrons savoir adopter notre démarche syndicale et augmenter constamment notre rapport de force tant à la veille qu’au lendemain des élections, quelqu'en soit le vainqueur. Nous devrons chaque jour affiner notre ligne pour qu’elle corresponde au mieux aux aspirations des lycéens, et nous emporterons de nouvelles victoires syndicales. L’ensemble de ce travail commence aujourd’hui, lors de ce 8ème congrès de l’UNL. Bon congrès à tous ! Victor Colombani, Président de l’UNL

SOMMAIRE :

Page 2. Ordre du jour Pages 3 à 13. Fiches Atelier Page 14. Présentation de la Plénière Pages 15 à 19. Rapport d’activité Pages 20 à 32. Contributions fédérales Page 33. Contribution Générale Page 34. Partenaires du Congrès

2 LA VOIX LYCEENNE / 18ème CONGRES DE L’UNL - 17 et 18 mars 2012


Ordre du Jour du Congrès 8ème Congrès de l’UNL 17 et 18 mars 2012 - Bobigny

Ordre du jour Samedi 17 mars 11h00 : Début des inscriptions 12h00 : Ouverture du congrès 13h00 : 1ère série d’ateliers

14h15 : Pause

14h30 : Intervention de la LMDE 15h00 : 2ème série d’ateliers

16h15h : Pause

17h00 : Plénière

18h45 : Pause

19h15 : Adieux aux camarades 20h : Départ pour la soirée 00h : Départ pour l’hôtel

Dimanche 18 mars 9h00 : Quitus financier 9h30 : Introduction du débat d’orientation 9h50 : Débat d’orientation

10h30 : Pause

10h45 : Reprise du débat 12h00 : Présentation du BN, déjeuné, votes 13h00 : Débat des contributions 15h00 : Conclusion du congrès

Coordonnées référents Congrès: Julia Paul Zamour 06.82.66.58.62 Olivier Dubin 06.34.04.02.48

18ème CONGRES DE L’UNL - 17 et 18 mars 2012 / LA VOIX LYCEENNE

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Fiches atelier

Atelier : Par la gratuité du service public d’éducation, comment arriver à la gratuité ?

Alors que l’Ecole est censée être publique, laïque et gratuite depuis les lois Ferry, nous voyons chaque année les élèves et leurs familles être confrontés au coût élevé de la scolarité. Que ces dépenses soient liées aux manuels scolaires, aux trousseaux professionnels, aux transports ou à la restauration scolaire ce sont des coûts qui font partie intégrante de l’Ecole. Nous observons actuellement que les élèves issus de milieux défavorisés ont moins de droits à la réussite que les autres. En effet, la réussite des élèves est influencée par la capacité des familles à investir ou non pour l'éducation de leur enfant. Les difficultés engendrées par ce coût entraînent des conséquences désastreuses pour les lycéens. Beaucoup trop d’élèves se retrouvent contraints de travailler pour financer leurs études, parfois au dépend de ces dernières. Si les résultats scolaires ne pâtissent pas forcément de ce travail, l’émancipation des jeunes, elle, en souffre grandement. Si les lycéens alternent cours, travail, transports et devoir, la place pour du temps consacré à une activité culturelle ou sportive devient minuscule voire inexistante. Dans cet atelier, nous chercherons à savoir combien coûte la scolarisation des lycéens, comment les différences de revenus entre les familles, et l'argent qu'elles investissent pour la réussite de leur enfant peuvent influencer la réussite scolaire et l’émancipation des élèves. Nous pensons que chaque élève doit avoir le même droit à la réussite et pour il est indispensable de développer des aides sociales à destinations des élèves les plus modestes. Nous chercherons comment rendre l'école complètement gratuite. Un intervenant de l'UNEF sera présent à cet atelier, nous présentant les frais de scolarités des étudiants. Nous pourrons donc étudier comment, sur le plan strictement matériel, la richesse des familles peut influencer la réussite des études, dans un cadre plus général que celui du lycée.

Atelier : Défendons nos droits lycéens

Depuis longtemps l’UNL s’investit pour défendre les droits, collectifs comme individuels de tous les lycéens. Le développement des activités de vie lycéenne est pour nous une priorité pour que le lycée dépasse le stade de simple lieu d’enseignement. En effet, les instances de la vie lycéenne sont les seuls outils donnés aux lycéens pour faire vivre l’établissement. Il est donc très important que les droits soient respectés pour que tous les lycéens puissent mener à bien leurs projets. Les droits lycéens sont en quelque sorte garants de notre autonomie. Comme le lycée est une des dernières étapes avant la vie adulte, nous devons être formés à la vivre correctement, et cela passe par une plus grande part de liberté, ainsi que de responsabilités dès le lycée.

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Fiches atelier Les possibilités d’expression sont très nombreuses pour les lycéens, les projets à mettre en place également. Seulement aujourd’hui l’information autour de ces droits et moyens d’expression est mal faite, voire inexistante. Cette méconnaissance pose un véritable problème : en effet comment faire respecter ses droits si soimême on ne les connait pas ? Comment profiter de dispositif conçus pour tous si l’on n’en connaît pas l’existence ? Il y a alors la nécessité que chaque élu puissent bénéficier d’une véritable formation sur les droits lycéens afin de les faire connaître par la suite au plus grand nombre. Quand les lycéens connaissent leurs droits, ce sont parfois les administrations qui méconnaissent, voire même bafouent les droits fondamentaux des lycéens. C’est dur de se heurter à la passivité voire à l’hostilité de son administration lorsque l’on veut monter un projet…Nous pouvons alors nous demander quelles sont les démarches à adopter ? Quels sont les arguments à avancer ? Où trouver de l’aide ? Actuellement trop peu de lycéens sont préparés et aidés à la gestion de projet alors que cela devrait faire partie intégrante de la vie au lycée afin que tous puissent s’émanciper. En ces temps de débat démocratique, il est important de se demander comment les lycéens peuvent transformer leurs lycées pour qu’ils soient plus que de simple lieu d’étude mais de véritable lieu de vie, de civisme, et d’émancipation.

Atelier : Lutter contre le décrochage scolaire: un enjeu majeur pour notre société « L'éducation est la première priorité nationale. Le service public de l'éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. » Voici comment commence le code de l'Education. Force est de constater qu'aujourd'hui le système de l'éducation nationale n'est plus du tout organisé de manière à tenir compte des spécificités de chacun. Orientation subie, rythmes scolaires intenables, pédagogie dépassée... La casse du Service Public d’Education creuse encore plus le fossé de niveau entre les élèves, et l’appartenance sociale joue un rôle très fort dans le parcours scolaire des élèves Le Service Public d'Education peine à s'adapter à ses élèves. Si les lycéens qui s'en sortent sont nombreux, de plus en plus d'entre eux n'arrivent plus à suivre et 223 000 lycéens ont quitté l'année dernière le système scolaire sans qualification. Ce chiffre alarmant et le témoin du manque de modernité du système scolaire mais aussi du peu d’aide mis en place pour que tous les élèves puissent réussir quelque soit leur capital économique et culturel. Ces chiffres sont d'autant plus alarmants compte-tenu de la période de crise. En effet, le seul rempart face à la crise économique et sociale est le diplôme. Afin d'assurer l'avenir de la jeunesse, il est nécessaire que l'école assure à tous un enseignement de qualité adapté aux besoins de chacun. Mais le nombre d'élèves « décrocheurs » témoigne de cette incapacité due en partie au manque chronique de moyens ces dernières années, mais aussi au manque de renouvellement de la pédagogie et des méthodes d'enseignement. Nous aurons l'occasion ensemble de réfléchir plus en détail sur les causes de cet échec du système, en cherchant comment et pourquoi autant d'élèves sont dans cette situation de décrochage. Puis il sera nécessaire de se poser la question de savoir comment faire pour améliorer les enseignements mais aussi l’aide au sein du lycée afin que chacun puisse réussir quelle que soit son origine sociale.

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Fiches atelier Atelier : Evaluation et bac, quelles perspectives ?

Aujourd’hui, nous pouvons observer un système éducatif qu’on pourrait qualifier de défectueux. En effet, la France perd environ 223.000 élèves qui sortent de ce système éducatif sans diplôme confirmant leurs compétences. Il ne faudrait pas oublier non plus que les conditions d’études deviennent de plus en plus difficiles pour étudier dans un cadre de travail propice. Malheureusement, ce n’est pas le seul facteur qui nuit à la réussite des élèves. Prenons le système de notation actuelle, celui-ci force les élèves à apprendre des connaissances à outrance plutôt que de favoriser l’apprentissage de connaissance qui permettrait à ces derniers de comprendre par eux-mêmes et parfois d’être autodidactes. On peut donc évoquer parallèlement la problématique de la constante macabre. Ce phénomène sociétal vise en premier les enseignants forcés de mettre des “mauvaises notes” pour ne pas être vu comme laxistes. Ce dysfonctionnement touche donc directement les élèves : - Chaque examen est un concours déguisé. La lutte contre l’échec scolaire restera donc vaine. - Échec injuste et artificiel de nombreux élèves qui, faisant partie des moins bons élèves d’une classe, ont une mauvaise note malgré leur travail et la compréhension des notions de base. - Perte de confiance dans les rapports entre élèves et enseignants. - Perte de confiance en soi des élèves français.  Trop nombreux cours particuliers : il ne suffit pas de comprendre pour s’en sortir; il faut absolument éviter de faire partie du mauvais « tiers » de la classe. Mais il n’y a pas que le système de notation qui est indésirable. Le BAC fait parti des problématiques d'actualité, on peut entendre le candidat Sarkozy nous proposer des “notes éliminatoire dans les disciplines fondamentales”. Plus largement l’UNL voudrait repenser cette épreuve en repensant, bien sûr, de paire l’Education. Le BAC évalue actuellement 15ans de scolarité en une semaine, ce qui pose problème vu que des facteurs extérieurs peuvent être mis en jeu lors de cette même semaine et perturber les élèves au point de rater leur examen. Nous vous invitons donc dans cet atelier à venir échanger vos points de vue vis à vis de la notation et de l’épreuve du BAC afin de débouché sur des nouvelles propositions et revendications à porter pour tous les lycéens. Celles-ci ayant pour but de d’améliorer les conditions d’évaluations afin que tous élèves aient le même droit à la réussite!

Pour aller plus loin : Le site de la constante macabre : http://mclcm.free.fr/ André Antibi, La constante macabre ou comment a-t-on découragé des générations, Math'adore. André Antibi,Les notes , La fin des cauchemars, Math'adore.

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Fiches atelier Atelier : Avec l’éducation, lutter contre les inégalités femme/homme Les combats féministes ont permis, depuis de nombreuses années, de faire avancer les droits des femmes et d’approcher l’égalité entre les sexes. Aujourd’hui, le sexisme et les inégalités restent malgré tout très présents dans notre société. Au quotidien, les femmes subissent des formes de discriminations, allant du nonpartage des tâches ménagères aux écarts de salaires à compétence égale,. Les comportements sexistes, enracinés dans une société encore patriarcale, attribuent aux femmes et aux hommes des caractères moraux ou intellectuels qui contribuent à la reproduction des clichés et les enferment dans des rôles établis depuis la nuit des temps. Aujourd’hui, les combats féministes continuent, car ils sont nécessaires à la société. Les fréquentes atteintes aux droits des femmes, les discriminations subies au quotidien, n’ont pas cessé. La liberté des femmes à disposer comme elles le veulent de leur corps n’est jamais acquise et souvent mise en danger par les gouvernements (fermeture de centres IVG…), le nombre des violences faites aux femmes n’a pas baissé, la parité dans le domaine politique est loin d’être acquise : il y a moins de 20% de députées à l’Assemblée Nationale, la plupart des hautes fonctions de l’Etat sont occupées par des hommes, etc… Le sexisme et les inégalités entre les sexes se manifestent très tôt. Au lycée, ils apparaissent lors de l’orientation des élèves (les filles sont, en moyenne, moins nombreuses dans les sections scientifiques) et déterminent leur parcours. Les mécanismes de domination masculine opèrent ainsi dès l’enfance, transmettant de génération en génération les mêmes stéréotypes sociaux et faisant se répéter les mêmes schémas sociaux. L’UNL, organisation progressiste, s’inscrit dans un combat pour l’égalité des droits et porte des valeurs de tolérance, de respect de l’autre. Notre engagement féministe va dans ce sens. Nous devons lutter, au niveau national et local pour l’égalité entre les femmes et les hommes, pour les droits des femmes, contre les intolérances, les comportements sexistes, les fermetures des centres IVG ou de planning familial. D’autre part, notre organisation doit se battre pour permettre à tout-e-s l’accès à la contraception, qui garantit la liberté des femmes à disposer de leur corps.

Pour aller plus loin :

http://www.planning-familial.org/ http://www.osezlefeminisme.fr/ La domination masculine, Pierre Bourdieu Le temps des femmes, Alternatives économiques

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Fiches atelier Atelier : Comment permettre une éducation égale sur tout le territoire Les inégalités territoriales touchent un nombre importante lycéens en France que ce soit pour se rendre au lycée ou pour leur orientation future. Les lycéens ruraux font partie des plus désavantagés. En effet, dans le milieu rural trop de lycéens voient leurs choix d'avenir réduits à cause du manque de proximité des lycées. Les lycéens sont parfois contraints d’aller dans une filière par défaut et aller dans le lycée le plus proche, et si ce n’est pas le cas ils subissent de longs trajets en transport. Mais ces inégalités existent aussi par rapport à l’accès à la santé et à la culture, ces lycéens ne peuvent accéder sans difficulté au musée, théâtre le plus proche. Et c'est encore plus catastrophique lorsque l’on parle de santé nous voyons alors qu’aucun planning familial n’est présent à proximité de leur domicile. Toutefois les lycéens ruraux ne sont pas les seuls désavantagés, les lycéens habitant en périphérie d'une ville, en général moins aisés que ceux du centre ville, rencontrent eux aussi des difficultés. En effet, ils doivent se rendre dans des lycées qui ne proposent pas les options voulues, qui ont moins de moyens, alors que les lycées de centre ville ont tout un panel d'option et ont bien plus de moyens. Il y a donc des inégalités face à la qualité de l'enseignement. Ce sont ceux qui ont le plus besoin que l'école les tire vers le haut qui manquent de moyen pour y parvenir. Le gouvernement ne fait rien pour palier ces inégalités territoriales et cette volonté de créer une société à deux vitesses est toujours plus affichée. Nous pourrons à partir des différentes expériences voir quels sont les moyens pour réduire ces inégalités territoriales et offrir à tous un droit à la réussite et à l’émancipation.

Pour aller plus loin : Léo Lagrange : http://www.leolagrange.org/

Atelier : Face à la privatisation, affirmer le principe de laïcité La laïcité est un des principes fondateurs, élémentaire et indispensable de notre république. Cette idée est née en France au temps des Lumières et fut acquise en 1905 lors de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. L’Eglise ne peut avoir d’influence sur l’Etat et inversement ; pour que l’Etat respecte toutes les religions, (et ainsi faire respecter le droit de culte qui consiste à croire librement, ou non, à quelque religion que ce soit) il ne doit en reconnaitre aucune. La laïcité est une des valeurs fondamentales de l’UNL. Nous défendons une éducation gratuite, publique, et laïque c’est-à-dire indépendante de l’Eglise. Cependant, un droit n’est jamais acquis à jamais, c’est pourquoi il faut le défendre jours après jours et n’accepter aucune dérive. Nous avons l’exemple du concordat en Alsace qui est une séparation incomplète de l’Eglise et de l’Etat puisque les élèves alsaciens assistent à des cours de religion dans leurs écoles publiques ! Louis Pasteur, éminent scientifique, mais également extrêmement croyant expliquait : « dès que j'entre dans mon laboratoire, je laisse dieu au vestiaire ». Il doit en être de même à l’Ecole. Ce doit être un lieu d’apprentissage neutre qui doit donner les moyens de se défendre face au discours religieux. Le gouvernement de Sarkozy a attaqué ces dernières années la laïcité à l’école, en laissant progresser les discours anti-laïque sans réagir et en laissant place à des débats complètement réactionnaires comme sur les nouveaux programmes de SVT, par exemple, où des religieux se sont opposés à la théorie du genre.

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Fiches atelier C’est pour cela que dans cet atelier, nous verrons comment défendre la laïcité face à des attaques de plus en plus fréquentes à l’encontre de cette dernière et voir quelles en sont les limites. Pour aller plus loin : http://www.cnal.info/

Atelier : Donner aux lycéens les moyens de leur expression

Les lycéens possèdent aujourd’hui peu de moyens pour s’exprimer, dans leur classe, dans leur établissement, et même plus globalement dans la société. Nous ne sommes pas écoutés, nous ne pouvons que très rarement débattre sur des sujets d’actualité en classe, on ne nous donne pas les éléments pour comprendre la société actuelle ou encore les grandes questions du débat public. Ce manque d’outils d’expression est symptomatique du mépris et du manque de considération du pouvoir en place pour la jeunesse. Partout, on considère les lycéens comme des enfants, incapables de penser et d’avoir leur propre opinion. Les jeunes, et plus particulièrement les lycéens, souffrent d’un désintérêt total d’une partie de la classe politique, qui ne cesse de les précariser, les stigmatiser et de les décrédibiliser. Pourtant, les lycéens représentent la société de demain, il est nécessaire de nous donner la place qui nous est due au sein de la société. Nous pouvons, nous voulons participer au débat public, il est maintenant nécessaire de nous en donner les moyens. Les jeunes sont soucieux de leur avenir, de la société dans laquelle ils vivent et vivront, nous l’avons toujours prouvé lors des mouvements sociaux. L’UNL, organisation progressiste, a mené les combats qui ont permis aux lycéens d’avoir plus de droits et de libertés d’expression. C’est en ce sens que nous portons aujourd’hui des revendications importantes, telles que le droit de vote à 16 ans, la reconnaissance des syndicats lycéens ou encore l’élection des représentants lycéens au Conseil Supérieur de l’Education (CSE) au suffrage universel. Cet atelier, fera un bilan des problèmes que peuvent rencontrer les lycéens lorsque ceux-ci tentent de s'exprimer sur des sujets qui les concernent. Et dans un deuxième temps nous tenterons de trouver des solutions pour qu'enfin la parole et les idées de la jeunesse sot enfin pris en compte dans les débats de société.

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Fiches atelier Atelier : Pourquoi et comment réformer les rythmes scolaires ?

Le constat sur les rythmes scolaires n’est plus à faire. Tous les lycéens ont conscience que ceux-ci ne sont plus adaptés à leurs besoins, et en font les frais chaque jour avec des journées allant jusqu’à 9 heures de cours, des pauses méridiennes anecdotiques, des semaines interminables, des emplois du temps n’ayant que peu faire des contraintes des lycéens. Nous sommes ou avons tous été victime au moins une fois dans notre scolarité au lycée de ces défauts majeurs des rythmes scolaires actuels. Or les rythmes scolaires sont un élément essentiel pour permettre au lycée de remplir sa mission, ils doivent faire en sorte que les élèves puissent suivre leurs cours dans les meilleurs conditions possible et être dans un état physique et mental qui leur permette d’assimiler les connaissances qui leurs sont enseignée et de participer, autant en cours que dans toutes les activités ou instances qui animent le lycée.. Pourtant, cette problématique n’a jamais été appréciée à sa juste valeur par le ministère qui se borne à proposer des fausses solutions fourre-tout, sans n’avoir jamais consulté les principaux concernés : les lycéens ! Alors même que c’est une réflexion et une réfection globale et profonde qui doit être faite des rythmes scolaires, en parallèle indispensable avec une réforme de l’enseignement et de la pédagogie. Mais si cette problématique n’est pas forcément prise à sa juste valeur et que tout le monde n’a pas conscience du fait qu’elle est au centre d’un système éducatif, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas conscience des implications sur la vie des lycéens des rythmes que leur impose le lycée, et sur la façon dont ceux-ci exercent une influence sur leur capacité de réussite et d’épanouissement. Qu’il s’agisse de rythmes quotidiens, hebdomadaires, ou annuels avec les vacances, les rythmes scolaires influent en effet très largement sur la vie des jeunes. Sur leur rythmes biologique en premier lieu, mais aussi sur les possibilités qui leurs sont offertes d’avoir des temps de travail personnel et d’approfondissement, des temps de liberté pour accéder à la culture, s’investir dans le domaine associatif, participer à des activités sportives etc. Or ce sont précisément ces implications sur la vie des jeunes qu’il est important de saisir pour permettre d’avoir une vue pertinente sur la question des rythmes scolaires et de comprendre l’importance de l’enjeu que représente leur refonte. La question des rythmes implique aussi les vacances comme un temps essentiel pour prendre du recul sur sa scolarité et s’émanciper. Mais pour cela il est nécessaire qu’une aide aux départs aux vacances pour tous soit mise en place. Nous tenterons donc dans cet atelier d’avoir une réflexion la nécessité d’une réforme des rythmes scolaires pour s’émanciper en plus le la question du contenu et de la mise en pratique de cette réforme.

Pour aller plus loin :

La Jeunesse en Plein Air ; http://www.jpa.asso.fr/

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Fiches atelier Atelier : Comment accéder à une orientation choisie par les lycéens L’orientation est un sujet très préoccupant puisque celle-ci détermine le devenir de millions de lycéens. Si la question est évidemment très importante à traiter, elle ne l’est malheureusement pas suffisamment aujourd’hui. Nous sommes en plein mois de mars, des centaines de milliers d’élèves de terminale sont censés rentrer leurs vœux sur Admission Post Bac, or combien d’entre eux ne savent pas du tout ce qu’ils veulent faire après le baccalauréat ? Évidemment l’orientation ne doit pas être un sujet qui ne concerne que les lycéens, elle doit être au cœur de toutes les discussions avec parents, professeurs, directions d’établissement, tout au long du cursus scolaire. Les lycéens doivent choisir leurs voies eux-mêmes en toute connaissance de cause, en étant suivis, accompagnés, aidés, en bénéficiant d’un droit à l’erreur, et jamais en subissant leur orientation. Or, aujourd’hui, le constat est simple, le sort d’un élève en France est bien souvent dû au bon vouloir de l’équipe pédagogique. Un élève en difficulté sera prédestiné à certaines filières, tandis que certains très bons élèves seront naturellement guidés vers des filières d’excellence qui ne les intéressent pas nécessairement ! Les lycéens doivent commencer à établir leur projet professionnel le plus tôt possible, mais pour cela quelles politiques en matière d’orientation sont souhaitables ? S’il y a eu autrefois, un accueil des élèves dans des centres d’information et d’orientation pour dialoguer avec des personnels compétents, encore que leur efficacité soit à nuancer, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le gouvernement a décidé de fermer ces établissements et de ne plus engager de conseillers d’orientation. Seulement 10% des conseillers d’orientation partant à la retraite sont remplacés. Ce métier est amené à disparaître. Mais outre cette triste destinée pour cette profession, c’est surtout le sort de milliers de lycéens abandonnés ne sachant pas où s’orienter dont il faut s’inquiéter. Il est plus que nécessaire d’investir dans le service d’orientation. Alors que la droite gouvernementale fait des économies sur l’avenir de la jeunesse nous devons nous saisir de l’enjeu majeur qu’est l’orientation. Dans cet atelier, nous chercherons donc à savoir comment rénover un service d’aide à l’orientation, et comment innover pour mieux accompagner et guider les lycéens tout au long de leur scolarité.

Atelier : Lutter contre l’extrême droite : un combat syndical La période d’élection présidentielle que nous connaissons actuellement nous amène à prendre conscience de certains phénomènes qui sont, hors période électorale, difficiles à déceler. La montée de l’extrême droite en fait partie. Car aujourd’hui, il nous suffit d’allumer la télévision pour nous apercevoir que l’extrême droite fait un retour en force, notamment sous la houlette de la candidate de l’anti républicain, Front National. Les sondages sont alarmants, et quelle qu’en soit notre opinion, le nier serait se voiler la face, la montée, et la progression des idées d’extrême droite dans la société française est une réalité.

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Fiches Atelier Mais pourquoi s’inquiète-t-on à ce point de cette montée d’un courant de pensée et d’un parti en démocratie ? Cette question peut paraître pour certains une question de bon sens, et la réponse l’est tout autant : car ce parti, et ce courant de pensée, si tant est qu’il s’agit là réellement d’un courant de pensée, sont antidémocratiques, antirépublicains et rappellent des périodes troubles de l’Histoire. Car si le Front National et sa dirigeante ont réussi à se construire une nouvelle image depuis plusieurs années, le fond de leurs opinions reste le même. Démagogie, conservatisme, xénophobie, haine, replis sur soi, tous ces termes représentent les lignes directrices. Démagogie car en pointant du doigt et en désignant comme coupables de tous les maux du pays des problématiques comme celle de l’immigration, l’extrême droite stigmatise toute une partie de la population et oublie de traiter réellement les problèmes dont souffre le pays. Et quand elle décide de s’intéresser un minimum à ces problématiques, elle ne propose que des solutions conservatrices, voir des retours en arrière. L’extrême droite et le front national, ce sont le retour au franc, l’ostracisme économique, la suppression du remboursement de l'avortement qui remet en cause la liberté des femmes à disposer de leur corps, ou bien encore la suppression des allocations familiales pour les « non français » en plus des quotas d’expulsions d’étrangers. Dans le domaine de l’éducation les propositions sont tout aussi archaïques: c’est la mise de la famille au centre de l'éducation de l'élève, faisant ainsi passer l'émancipation, et l'apprentissage collectif au second plan. Sous prétexte de faire de l’école un lieu neutre et dépolitisé, c’est l’interdiction du droit de grève et de manifestations aux enseignants et aux élèves et donc la remise en cause des principes et des droits fondamentaux: d'expression, de réunion et de manifestation. Du côté des programmes, c’est un retour aux fondamentaux qui est prôné, au dépend de toute pédagogie ou ouverture d’esprit en matière d’enseignement. Que ce soit sur leur programme social, économique ou éducatif, l’extrême n’apporte donc aucune réponse et aucune solution et se révèle même un danger pour la société française et pour la démocratie. Il est donc primordial pour tous de comprendre pourquoi l’extrême droite n’est pas une solution, pourquoi et en quoi elle est dangereuse pour notre démocratie et pourquoi il est du rôle des citoyens de le démontrer. Et ce particulièrement quand la majorité parlementaire et ses ministres tient les mêmes propos.

Atelier : Quelles perspectives européennes pour les lycéens? L’Europe est un enjeu, notamment dans ce contexte économique et politique très compliqué. En effet, avec certains pays en faillite, d’autres se transformant en dictature et tous ça sous un contrôle du couple Franco-Allemand avec l’influence du Merkozisme. Il ne va plus sans dire que ces politiques libérales affectent l’Europe et notamment l’opinion public. Cela s’est vu très dernièrement lors de rassemblements européens contre l’austérité présente à travers presque tout le continent.

Il ne faut pas oublier que l’UNL et l’UdS s’investissent au jour le jour dans l’Organising Bureau of European School Student Unions (OBESSU) afin de porter le plus largement possible la voix lycéenne. Il est donc important de réfléchir aussi au niveau global pour arriver vers un aboutissement local et égalitaire. Ce sont en effet les enjeux de la “Global Education” prônée par l’OBESSU. Il est évident que la France n’est pas seule membre de l’Europe et que chaque pays et organisation a sa vision de cette dernière. Il est donc important de d’entendre ces différentes opinions pour ensuite converger vers des consensus pour améliorer la société européenne. Entre autre, l’UNL, porteuse de la voix des lycéens et donc de la transformation sociale refuse strictement une Europe basée sur le néo-libéralisme omniprésent de nos jours. Nous ne pouvons pas réellement dire que les lycéens ont une place dans l’Europe actuellement, malgré nos efforts et nos convictions pour lesquelles nous nous engageons. La question du statut lycéen se pose également au niveau européen, notamment quand nous parlons de mobilité facilitée. Cela implique donc une citoyenneté européenne à part entière.

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Fiches Atelier Il n’est pas de toute facilité de faire entendre notre voix au niveau européen, mais grâce aux engagements européens, nous pouvons la porter à travers des instances comme l’OBESSU mais aussi en participant ou organisant des projets socio-citoyens. Ceux-ci s’organisant à l’échelle européenne, c’est un des meilleurs moyens afin d’échanger et d’aboutir sur des débouchés interculturels. Ces projets nous permettent aussi de tisser des liens plus forts avec nos homologues européens et ainsi de monter un réel rapport de force. Mais aussi à rendre compte de notre vocation d’irriguer la jeunesse des enjeux de l’Europe. Cet atelier riche en échanges et en débats donnera la possibilité de rencontrer notre homologue italien. Et ainsi de remplir les enjeux qui sont de dégager des idées de projets socio-citoyens et d’affiner notre vision de l’Europe. Pour aller plus loin: Site de l’OBESSU: http://www.obessu.org/ Site de l’UdS: http://www.unionedeglistudenti.net/sito/

Atelier : Lutter contre les discriminations LGBT-phobes à l’école Les discriminations raciales, religieuses, de genre, sont pour beaucoup de lycéens une réalité, dans la vie de tous les jours, victimes de harcèlements physique ou bien moral, qui amène à un malaise profond des élèves. Aujourd'hui une des discriminations les plus flagrantes est celle de l'orientation sexuelle des personnes. En effet, se sentant discriminés par une partie de la société, beaucoup de jeunes ne s'assument pas, et vivent dans un malaise permanent, se donnant souvent la mort, les chiffre sont flagrants : en effet c'est la première cause de mortalité chez les jeunes entre 15 et 24 ans ! Mais c'est plus particulièrement la société dans son ensemble qui rejette toute personne ne rentrant dans les critères fixés. Les politiques de droites et plus particulièrement celles du gouvernement actuel ont accentuées les inégalités et les discriminations touchant les minorités du pays. Il est inconcevable que dans une société comme la nôtre, avec les avancées que nous avons connues des rejets comme ceux-ci existent. Les lutte contre les LGBT-phobies, sont très diverses et regroupent plusieurs moyens d'actions, des marches de fierté jusqu'à la défense individuelle, toutes les manœuvres pour faire changer les mentalités sont bonnes. Ces mobilisations s'inscrivent comme de nouvelles formes de mouvements sociaux, se détachant des mobilisations plus courantes, par leurs actions plus surprenantes et rassemblent de plus en plus de gens. Leur but est de lutter contre la mise à l'écart des individus, mais aussi pour que chacun soit égaux dans ses choix de vie. Ces luttes inscrites dans le progressisme social, ont pour but de changer la société pour que chacun soit accepté quelques soient ses choix de vie. Pour aller vers une société plus égalitaire il faut que ces luttes persistent pour que les avancées aient lieu. Ces changements de meurs et de vie c'est l'école qui doit en être le moteur. Elle est en effet, le premier lieu de socialisation. Et c’est en ayant une école républicaine que les discriminations en tous genres pourront être abolies. C'est en changeant l'école que l’on créera une société plus égalitaire. Le but de cet atelier sera de mettre en évidence toutes les sortes de discriminations et d'inégalités que peuvent subir les lycéens au niveau de leur choix sexuels, et enfin de chercher comment par le biais de l'éducation nous pouvons combattre ces inégalités et discriminations.

Pour aller plus loin :

Inter LGBT: http://www.inter-lgbt.org/ MAJ : http://www.mag-paris.fr/

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Plénière Quelle éducation pour donner a tous des garanties d’avenir? L'éducation constitue l'avenir de la société. La jeunesse dans son ensemble, de 6 à 16 ans, doit obligatoirement passer par le système éducatif. Cette école doit transmettre à tous les compétences et les connaissances nécessaires pour pouvoir évoluer dans la société. Elle doit aussi assurer son rôle d’ascenseur social, en cassant la reproduction sociale, et ainsi permettre d’atteindre une société plus égalitaire. La jeunesse a le droit de se demander si l'avenir qui lui est réservé lui convient. Nous serons la première génération à vivre moins bien que nos parents. Notre avenir est dégradé. Lorsque que l'on prête attention aux chiffres du chômage et de la précarité, nous avons matière à nous inquiéter, et à réagir. Le système éducatif doit donner des garanties d'avenir à chaque élève. Recevoir une éducation de qualité et qualifiante, permettre à chacun d’obtenir un diplôme et de poursuivre ses études, c’est assurer à chacun une insertion socioprofessionnelle décente. Et pourtant cette éducation, celle-ci est dégradée jour après jour. 150 000 jeunes quittent le système scolaire sans aucun diplôme et sans aucun débouché. Et le problème touche avant tout les lycéens issus des milieux sociaux les plus défavorisés. L’Etat doit naturellement investir dans l’éducation. Mais plus loin encore, il faut la rénover en profondeur, en concertation avec les acteurs de la communauté éducative. Le fonctionnement du lycée, et du système éducatif dans son ensemble, reste encore trop élitiste. La massification de l’éducation a certes progressée, mais le défi de la démocratisation reste encore entier. Les lycéens attendent des changements structurels dans la manière d’étudier, dans la considération même du système éducatif comme un outil émancipateur, plus qu’un simple un outil de transmission de connaissances. Nous voulons mener la révolution pédagogique, en diversifiant les méthodes d'enseignement afin de répondre au mieux aux besoins des lycéens. L'accès à la culture et l'ouverture à de nouveaux horizons doivent aussi se faire au lycée, dans de bonnes conditions.

Obtenir un diplôme protecteur est la condition primordiale pour espérer s’en sortir dans la société. Pourtant, la hiérarchisation des filières et les difficultés d'orientation empêchent pour beaucoup de lycéens de suivre la formation de leur choix. Celle-ci leur est imposée par des déterminismes sociaux. Certains diplômes valent moins que d'autres aux yeux de la société, ce qui encourage injustement le tri des élèves en créant d'une part des lycées d'élites, d’autre part des lycées marginalisés. Aucun bac ne doit être dévalorisé. Pour résister à la mise en concurrence des voies et des filières, et pour permettre à ce diplôme de s’inscrire dans la continuité d’une éduction transmettant à la fois des connaissances et des compétences, il doit être réformé. La question des moyens alloués à l'éducation prend une place majeur ce débat. Comment peut-on imaginer un lycée qui fonctionne si les investissements sont insuffisants et ne répondent pas aux besoins des élèves ? L'éducation a besoin de plus de moyens humains et matériels. Sans ceux-ci, aucune réforme progressiste ne saurait se faire. Le lycée de demain devra réaliser remplir ces conditions, et bien d’autres, pour permettre à chaque lycéen de se saisir de leur avenir, et que celui-ci ne dépende plus des aléas des marchés.

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Rapport d’activité Depuis cinq ans, l’UNL a montré sa détermination à contrer les attaques du gouvernement envers la jeunesse et l’Education Nationale. Des différentes réformes du système éducatif aux mouvements contre les suppressions de postes, en passant par la résistance face à la réforme des retraites, les lycéens se sont massivement mobilisés pour empêcher Nicolas Sarkozy et son gouvernement de casser tous nos acquis sociaux, et de brader notre éducation. En cette année présidentielle, nous arrivons à la fin d’un quinquennat destructeur pour les lycéens. Au cours de son mandat, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de tenter de faire payer la crise aux plus démunis, la jeunesse en tête. En précarisant un peu plus chaque jour nos conditions d’études, il a tenté de nous priver de toute perspective d’avenir. L’opposition des lycéens à ces politiques nous a permis de défendre nos acquis. La démarche du mouvement social dans sa globalité, a freiné Sarkozy dans ses politiques de rigueur et d’austérité. Si, au cours des dernières années, nous n’avons pas remporté de grandes victoires, nous pouvons être certains que Nicolas Sarkozy aurait mené des politiques encore plus antisociales s’il n’avait pas eu face à lui l’opposition des syndicats.

I) Une casse de nos acquis organisée par le gouvernement

La crise et ses conséquences économiques et sociales ont été du pain béni pour les conservateurs au pouvoir. Elle a servi d’argument permanent pour justifier leur choix politique, celui de l’application à la lettre de la doctrine libérale. Mais les lycéens ne sont pas restés dupes devant les choix d’austérité dangereux du gouvernement. L’application des politiques de rigueur a frappé en premier lieu les personnes les plus en difficulté. Dans cette logique, les jeunes se sont vus amoindrir leurs perspectives d’avenir, et notre éducation n’a cessé de décliner. Face à ce constat, l’UNL a dû organiser la résistance. Les lycéens ont toujours refusé de se voir brader leur avenir, et se sont organisés dans leur syndicat pour proposer un autre système éducatif, et un nouveau model de société. A/ Une éducation mise à mal par un gouvernement destructeur. La casse de l’Education Nationale menée par Nicolas Sarkozy a premièrement consisté à supprimer 80.000 postes en cinq ans. Ajoutons à cela les diverses économies budgétaires, ayant pour conséquences, notamment, de réduire le budget alloué aux ZEP. Globalement, l’ensemble de la politique éducative du gouvernement a eu pour but de faire des économies sur le dos des lycéens, en assumant de ne former qu’une élite au détriment de la majorité des élèves. Le fossé social s’est creusé entre les lycées dit « d’élites », et les lycées plus « ghettos ». Fossé qui n’a fait qu’exacerber les inégalités dans l’ensemble de la société. Le gouvernement a fait un choix politique clair : celui de tout mettre en œuvre pour détruire les espoirs des jeunes d’accéder un jour à l’avenir auquel ils aspiraient. En supprimant la carte scolaire, Luc CHATEL a réduit à néant toute forme de mixité sociale dans les lycées. Une mixité sociale pourtant nécessaire pour donner à tous un droit à la réussite, pour permettre une réelle émancipation des lycéens, et pour les mettre sur un pied d’égalité. En suivant cette logique libérale, le gouvernement a empêché l’école de jouer pleinement son rôle d’ascenseur social. Cette politique élitiste, ayant pour but de favoriser toujours un peu plus ceux qui ont beaucoup, précarise, en parallèle, ceux qui n’ont rien. Au cours de ces deux dernières années, le gouvernement a voulu mettre en place sa réforme « idéale » du lycée. Une réforme qui, comme nous prévoyions, s’avère être un échec, puisqu’elle est inapplicable en parallèle des dizaines de milliers de suppressions de postes dans l’Education Nationale. Un lycée réformé donc, mais toujours aussi injuste. Injuste, et empli d’inégalités, puisque les lycéens n’ont en rien le même droit à une éducation de qualité.

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Rapport d’activité B/ Un mépris de la jeunesse et une casse insolente de tous ses acquis sociaux. Le prétexte de crise que le gouvernement a pris pour imposer la rigueur l’a également « empêché » de mettre en place une politique ambitieuse de jeunesse. L’éducation, l’insertion sociale et l’emploi des jeunes ont été autant de victimes de ces politiques. Ainsi, nous avons vu le chômage des jeunes augmenter constamment, atteignant les 23 % de jeunes actifs en recherche d’emploi. Face à ces chiffres, le gouvernement devrait prendre ses responsabilités. Au lieu de cela, il n’a fait que réduire nos chances de trouver un emploi avant un âge déjà avancé. La réforme des retraites, imposée par le gouvernement en 2010 face à un mouvement social pourtant fortement mobilisé, a clairement affiché la volonté politique de priver les jeunes d’un avenir convenable. Le gouvernement a montré son mépris face à une mobilisation pourtant plus que légitime, et plus spécifiquement face à la jeunesse. Durant la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, le manque de dialogue, l’hypocrisie, et les mensonges servis par le gouvernement à la jeunesse, notamment sur la question des retraites, ont clairement déterminé le rapport que voulaient entretenir les conservateurs avec les lycéens. En tant qu’organisation progressiste, l’UNL s’est clairement opposée aux idéaux libéraux du gouvernement, et a porté haut et fort la voix lycéenne afin de conserver nos acquis.

II) Une UNL à l’offensive pour garantir à chaque lycéen des perspectives d’avenir convenable En sa qualité de syndicat lycéen, l’UNL s’est efforcée d’imposer ses revendications dans le paysage social. Nous représentons la majorité des lycéens, qui connaissent des conditions d’études déplorables, et dans l’incapacité de leur apporter des perspectives d’avenir. Face à cette nécessité de réformer globalement l’éducation, l’UNL a répondu présent à toutes les consultations, à tous les dossiers, à toutes les réformes que le gouvernement a mis sur la table lors de ces deux dernières années. Dans l’objectif de porter la voix des lycéens, nous avons su, et nous continuerons à imposer nos revendications. A/ Au cours des deux prochaines années, l’UNL continuera à s’imposer, et prendre part aux débats qui la concerne. L’UNL continuera à s’opposer aux milliers de suppressions de postes subies par l’Education Nationale depuis des années, par tous les moyens mis à sa disposition. Nous nous mobiliserons fortement dans tous les mouvements concernant les coupes budgétaires dans les deux années à venir. Nous réaffirmons également la nécessité de ne pas avoir un nombre d’élèves par classe dépassant celui de 25. En effet, nous suivons aujourd’hui nos cours à 40 entassés dans des salles exiguës, et cela nuit gravement à nos résultats scolaires, à nos capacités d’assimiler les compétences que le lycée est censé nous transmettre, et donc à notre avenir.

La réforme du lycée Luc CHATEL, impossible à mettre en place faute de moyens, a été une preuve supplémentaire de la déconnection du gouvernement des attentes des lycéens. Une réforme totalement incomplète, qui n’améliore en rien les conditions d’études, et qui manque crucialement d’une réflexion en profondeur sur le rôle du lycée.

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Rapport d’activité De plus, le gouvernement a lancé en 2010 une consultation sur les rythmes scolaires des lycéens, dans l’objectif de les réformer. Bien que cette initiative parte d’une intention honorable, et que l’UNL a toujours appelée de ses vœux, elle n’aurait pas du être déconnectée de la réflexion sur réforme du lycée. L’UNL a pleinement participé à la consultation, afin d’imposer les revendications des lycéens sur leurs rythmes d’études et de vie, qui sont indissociables. Aussi, nous avons affiné nos revendications sur cette question pédagogique majeure, en portant une journée de six heures, une semaine de cinq jours et un lycée qui soit considéré comme un lieu de vie en plus d’être un lieu d’études. Nous avons également résisté, au CSE notamment, aux propositions réactionnaires du gouvernement concernant les sanctions disciplinaires. Celles-ci visaient à les rendre plus arbitraires, encore plus injustes et à limiter l’action des pairs dans les instances de discipline. À l’inverse, nous avons rappelé à Luc CHATEL qu’une sanction, comme tout acte concernant les lycéens, doit être pédagogique. Nous avons connu en 2010 un immense mouvement social contre la réforme des retraites. Prônant une retraites à 60 ans à taux plein, l’UNL a été présente tout au long du mouvement, dans la rue pour protester contre cette réforme injuste. Plus largement, c’est l’impossibilité de supporter plus longtemps la casse de notre avenir que nous affichions lors de ce mouvement. Concernant au premier plan les jeunes, et notamment les lycéens, cette réforme aura pour conséquence de rendre encore plus difficiles nos conditions d’insertion socioprofessionnelles. Nous avons fermement exigé le retrait de cette réforme. Plus loin encore, nous avons tenu tête au gouvernement pour qu’il mette en place une véritable politique d’emploi des jeunes, en faisant du CDI la norme, pour permettre à chacun de s’insérer décemment dans le monde du travail. B/ Nous serons intransigeants, et imposerons les revendications des lycéens au gouvernement. Afin de porter les revendications de tous les lycéens au quotidien, l’UNL a affiné ses propositions sur le lycée professionnel. Nous avons mené une campagne portant sur ces lycées, ayant pour objectif d’améliorer les conditions d’études et les perspectives d’avenir des lycéens en voie professionnelle. Avançant des revendications indispensables telle que la création de banques académiques de stages, la rémunération des stages à 30% du SMIC, ou encore une orientation plus juste en fin de 3 ème, nous avons fait entré les lycéens en voie professionnelle, laissés pour comptes de l’éducation, dans le débat public. Dans le contexte de campagne présidentielle, les lycéens, qui n’ont majoritairement pas le droit de vote, doivent tout de même pouvoir s’exprimer. Pour ce faire, l’UNL a lancé une consultation auprès des lycéens, sous forme de votation. Ainsi, nous avons fait voter aux lycéens 5 propositions qui nous semblent prioritaires. Comme le droit de vote à 16 ans, une revendication de l’UNL depuis 2009, visant à donner plus de droit aux lycéens. En effet nous sommes encore et toujours les grands oubliés de la société, qui met en place des réformes nous concernant sans que nous ayons réellement voix au chapitre. Nous proposions également nos revendications concernant les rythmes scolaires et les questions pédagogiques dans cette votation. Les rythmes que vivent les lycéens sont beaucoup trop intenses, et ne correspondent en rien à ce qui leur permettrait d’étudier convenablement. Nous réaffirmons la nécessité d’instaurer des journées de 6h, avec une heure et demie de pause déjeuner. Nous serons également intransigeants sur la qualité des cours dispensés aux lycéens. En plus d’imposer des programmes inadaptés, le gouvernement a prit la décision de supprimer la formation des professeurs. Cependant enseigner est un métier qui s’apprend, et il est nécessaire de remettre en place les IUFM, afin d’apprendre aux jeunes enseignants à dispenser des cours pédagogique, interactif, et accessible à tous. Par cette votation, l’UNL a affirmé son rôle de représentant des lycéens. Nous avons, à la suite de cette consultation, rédigé un livre blanc des lycéens, résumant les revendications des lycéens pour le lycée idéal. Ce livre blanc a été envoyé à tous les candidats républicains à la présidentielle, afin qu’ils connaissent les aspirations des lycéens, et qu’ils sachent par la suite y répondre, où au cas échant, savoir que nous les attendrons au tournant.

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Rapport d’activité III ) Une démarche syndicale forte et en constante progression

A/ l’UNL : un outil permanent, à la disposition des lycéens, en phase avec son milieu. Forte de ses 7000 adhérents, l’UNL gagne tous les jours en rapport de force. Cependant, nous ne pouvons cesser de progresser, et de gagner en légitimé. Cette démarche s’est illustrée par notre militantisme au quotidien. Nous nous devons de continuer à porter des campagnes, nationales, et locales afin de porter nos revendications auprès d’un maximum de lycéen. Nous avons prouvé, grâce à la votation lycéenne, ou encore aux différentes consultations auprès des adhérents sur la question de la réforme du lycée ou des rythmes scolaires, que nos revendications correspondent pleinement aux aspirations des lycéens. Cependant, l’UNL se doit de remplir sa fonction première en tant que syndicat : la défense des intérêts et des droits de son milieu. Par le rapport de force au quotidien, à toutes les échelles territoriales, nous avons ainsi réussi à remporter des victoires et à faire appliquer nos droits. Nous avons fait le choix de développer tous les outils de défense individuelle à notre porté. En développant des permanences syndicales dans nos fédérations, nous avons répondu à l’objectif d’être au plus proche des lycéens pour les défendre au quotidien, et résoudre les problèmes de droits qui se posent au jour le jour. Nous avons également mis en place un système de « téléphone rouge », pendant les mouvements sociaux, afin de répondre en permanence aux diverses questions des lycéens.

B/ Une démarche de transformation sociale : des combats quotidiens, sur toutes les questions sociétales. Plus largement qu’une simple démarche concernant l’éducation, et l’avancement des droits des lycéens, l’UNL porte la voix lycéenne dans l’ensemble de la société, et souhaite créer l’unité syndicale. Notre travail de tissage de liens partenariaux avec différentes organisations progressistes nous permet d’affiner notre analyse, et de faire porter nos revendications plus largement que par les lycéens uniquement. Dans cette optique, nous avons donc lancé un appel pour les lycées professionnels avec plusieurs confédérations syndicales et organisations de la communauté éducative. Nous avons également été à l’origine de la création du collectif jeunes retraites. Dans la même logique progressiste et unitaire, l’UNL participe à toutes les manifestations et les rassemblements contre toutes les discriminations. Notamment lors de la journée pour le droit des femmes, le 8 mars, ou encore lors de la marche des fiertés. De par son engagement internationaliste, l’UNL est grandement engagée dans l’OBESSU, plateforme européenne des organisations lycéennes. À l’été 2011, nous avons accueilli, à Amiens, le Summer Camp de l’OBESSU : un rassemblement pour une semaine de débats, de tous les représentants des différents syndicats lycéens européens.

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Rapport d’activité C/ Un militantisme permanent afin d’augmenter le rapport de force, pour de plus grandes victoires. Nous aspirons à gagner chaque jour de nouvelles victoires. Cependant, toute cette démarche de transformation sociale ne prend son sens que lorsque nous militons quotidiennement pour augmenter un rapport de force nécessaire à toute conquête syndicale. C’est pour cela que nous mettons en place, régulièrement des campagnes nationales ayant pour but de convaincre les lycéens, mais également d’en faire adhérer un maximum à notre syndicat. Chaque jour, et notamment à la veille des vacances avec les campagnes des collèges, et au moment de la rentrée, nous faisons de la massification de l’UNL un objectif indispensable. Nous avons également pour objectif d’organiser les lycéens, afin d’optimiser leurs chances de gagner toujours plus de victoires. Nous avons rassemblé et nous rassemblerons les jeunes, afin de peser plus largement sur le gouvernement. L’exemple de la mobilisation contre la réforme des retraites est particulièrement représentatif de notre rôle lors des mouvements sociaux. Nous avons su représenter les lycéens, tant face au gouvernement que dans la société. L’UNL a également affirmé toute sa légitimité à se placer en porte-voix des lycéens, en gagnant les 3 sièges des lycéens au CSE. Cette victoire, nous l’avons remportée grâce à un bilan et un projet dans lequel les électeurs se sont reconnus, et ont reconnus les aspirations des leurs camarades. Aussi, nous nous sommes toujours servis des instances de la démocratie lycéenne pour porter nos revendications et les faire entendre aux administrations et au gouvernement, et ainsi mener nos combats syndicaux.

L’UNL doit porter haut et fort la voix lycéenne, afin de faire gagner aux lycéens les victoires qui leur permettront d’étudier dans des conditions décentes, de faire les études de leur choix. Tout simplement d’aspirer à un avenir meilleur que celui que le gouvernement nous propose actuellement. Pour arriver à cela, nous serons présents dans la rue, devant les lycées, au quotidien, pour porter les revendications de la jeunesse.

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Contributions Contribution Haute Garonne Le Lycée, un lieu de vie: De nos jours, les lycéens passent la majorité de leurs temps dans des établissements scolaires. De plus en plus l’aspect individualiste prend le dessus sur la vie collective au sein du lycée. En effet, les classes étant surchargées les relations professeurs/élèves ne sont pas favorisées. Ainsi, le lien indispensable à l’épanouissement et à la réussite des élèves se trouve rompu, le professeur n’ayant plus pour mission que de leur faire ingurgiter une masse considérable de connaissances. Nous pouvons aussi observer que les notes sont de plus en plus individuelles et que les travaux dirigés, les devoirs communs, ainsi que les TPE disparaissent petit à petit. Ce système peut conduire à une réelle rivalité entre les élèves, entraînant une disparition de la solidarité. Et cet apprentissage du vivre ensemble indispensable à la formation des citoyens et à la lutte contre les discriminations en tout genre, disparaît un peu plus chaque jour sur l’autel de la méritocratie et de la concurrence. Au-delà des moments passés au sein de la classe, force est de constater que la vie lycéenne n’est clairement pas encouragée. Les droits des lycéens, dans les rares cas où ils sont connus, ne sont pas réellement respectés ni encouragés par des administrations partisantes de l’inactivité. Si l’UNSS participe grandement à permettre aux lycéens d’accéder facilement à des activités sportives, les autres activités auxquelles les lycéens auraient envie de participer, se font trop rares. Il est incontestable qu’aujourd’hui les emplois du temps ne permettent pas à la majorité des lycéens de pratiquer des activités culturelles, sportives, sociales ou civiques. Le travail des élus lycéens se fait souvent sur les temps de cours, rendant peu attractives ces fonctions pourtant indispensables à la vie d’un établissement. Et dans les cas où les instances lycéennes parviennent à fonctionner les moyens matériels simples (salles, tables, projecteurs…) ou financiers manquent cruellement pour permettre aux élus de faire vivre leurs établissements. L’ensemble de ces problèmes découlent d’une volonté de la part du gouvernement de favoriser la vie collective des établissements. La mise en concurrence des élèves et la disparition progressive de l’esprit de classe est un des nombreux dommages collatéraux des suppressions de postes engagés depuis plus de 10 ans dans l’éducation nationale. Quant à la Vie Lycéenne elle pâtit du manque de moyens pouvoirs publics lorsque nous parlons de considérations de la jeunesse. Personne jusqu’à présent ne s’est réellement soucié de la vie lycéenne, de l’épanouissement et l’émancipation des lycéens au sein de leurs établissements, alors même que c’est une composante importante de la réussite scolaire. Nous passons plus de 8 heures par jour et 5 jours par semaine dans nos lycées il est donc nécessaire qu’on puisse s’y sentir bien. Pour se faire, les pistes sont nombreuses : Une réforme des rythmes scolaires avec des journées finissant à 16 heures pour permettre à chacun de s’adonner à des activités culturelles, sportives ou civiques au sein du lycée. Uniformiser les moyens au sein et entre des lycées pour mettre fin à la mise en concurrence des élèves. Rénover la pédagogie de manière à mettre en avant les travaux collectifs type TPE pour que l’apprentissage se fasse avec et non pas contre l’autre. Offrir de véritables moyens aux instances de la vie lycéenne pour permettre la création de projet à échelle locale, académique voire nationale. Renforcer et améliorer les droits lycéens pour que les élèves aient de réels moyens d’expression au sein du lycée.

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Contributions Contribution de l’Aude Orientation: En 2011, ce sont 223000 lycéens qui sont sortis du système éducatif sans diplôme. Aujourd’hui, en France, plus d’un élève sur 4 est envoyé dans une filière qu’il n’a pas choisie. Le rapport ne peut-être qu’évident entre ces deux chiffres plus qu’exorbitant. Trop d’élèves ne correspondant pas aux critères demandés pour aller en seconde générale en 3ème sont envoyés en Bac Professionnel. Ces critères, tous plus subjectifs les uns que les autres, changent rapidement avec la personnalité de l’élève sachant qu’il est en pleine adolescence. Le Bac Professionnel ne doit plus être une voie de garage sur une route murée ! Les passerelles existantes aujourd’hui ne permettent pas, à un élève envoyé dans une filière professionnelle, de revenir en voie générale. Ce qui n’est qu’une signature sur un document pour ceux qui le décident, est en réalité une décision sur l’avenir proche et lointain de l’élève. Il n’est pas normal aujourd’hui que l’avenir d’un élève soit décidé par des critères subjectifs, et pris trop souvent à la légère. De plus, suivant les établissements scolaires et les situations géographiques, les critères ne sont pas les mêmes. Un élève de 3ème ayant 10 de moyenne dans tel collège ira en 2nde générale. Un élève dans un autre collège, sera envoyé en Bac Professionnel avec la même moyenne. Deux élèves au même niveau, deux avenirs différents. De quel droit aujourd’hui peut-on décider de l’avenir des élèves en toute impunité et subjectivement ? Les passerelles existantes aujourd’hui demandent un trop haut niveau pour repasser en filière Générale. En effet, quand nous sommes une filière Professionnelle, et que nous n’avons pas d’acquis culturels en rapport avec la filière que l’on souhaite rejoindre, il est très difficile d’avoir un bon niveau. Et les moyens encore moins importants que possèdent les filières professionnelles sont une difficulté de plus pour les élèves En effet, les filières professionnelles sont d’autant plus touchées par les suppressions de postes et le non remplacement des professeurs. Comment avoir les résultats suffisants pour retourner en général alors qu’un professeur d’une matière importante (5h par semaines) est absent durant 5 mois Pour lutter contre cela, nous proposons : La mise en place de passerelles actives, avec des heures de rattrapage si le niveau est trop faible. La mise en place d’une commission qui étudierait au cas par cas les dossiers des élèves où le conseil de classe du 3ème trimestre de 3ème aurait donné un avis défavorable pour l’orientation choisie.

Contribution du Loiret Le Front National et Marine LEPEN, un danger pour les lycéens et la démocratie: L'extrême-droite présente depuis de nombreuses années en France et en Europe est un danger pour la démocratie et les droits de l’homme. Son idéologie se caractèrise par l'anti-parlementarisme, l'islamophobie, l'anti-sémitisme, l'anti-communisme, l'anti-socialisme et le nationalisme et conservatisme. Actuellement le Front National se fait le porte parole de cette idéologie dangereuse et ses dirigeants n’hésitent pas à faire référence aux plus sombres années de l’histoire. Le Front National n'est pas un parti qui prône le changement social malgré ce que l'on peut entendre Car ne l’oublions pas non contrairement à ce que cherche à véhiculer Marine Lepen ne défend pas les intérêts des étudiants ou des travailleurs. Bien au contraire, elle met en danger les acquis sociaux, les libertés, l'école et la démocratie. Nous le voyons avec les propos réactionnaires tenus sur les droits des femmes.

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Contributions En effet, la suppression pure et simple du remboursement des « IVG de confort » est prônée. Alors que le premier droit d'une femme devrait être de pouvoir de disposer de son corps comme bien lui semble. Mais il n'y a pas qu'à la direction de ce parti que la discrimination entre homme et femme à lieu. En effet, le groupe FN au conseil régional de Rhône-Alpes en débat public nous expliquer que « Sur les plans physiques, émotionnels, ou intellectuels, les hommes et les femmes ne peuvent pas être égaux ». De tels propos et actions sont de dangereux retour en arrière qu’il faut contrer. Tout comme les discours où le Front National s’auto proclame « défendeur des valeurs du progressisme et de l'école », pourtant Marine Le Pen veut insister sur le respect de l'enseignement et inculquer « la valeur de la discipline » ainsi que l'apprentissage des « fondamentaux ». Et comme Nicolas Sarkozy, elle souhaite individualiser l'école, donner plus d'autonomie aux chefs d'établissement, sortir du collège unique, et permettre l'apprentissage dès 14 ans. En un mot elle désire un système au profit de l’élitisme, et du racisme. Toutes ces propositions sont dangereuses pour l'école mais aussi pour la République De plus, Marine Le Pen et le Front National a récemment annoncé sa volonté d’interdire purement et simplement la scolarisation d’enfants au simple motif qu’ils sont étrangers, enfreignant par la même trois des articles de la Déclaration des Droits de l’Enfant et un de la Convention Internationale des Droits de l’enfant. Le Front National et Marine Le Pen se distinguent une fois de plus par leur mépris des valeurs fondatrices de notre République. Ils sont prêts à sacrifier les principes républicains sur l'autel de la xénophobie et du racisme. L'UNL défendant des valeurs démocratiques et républicaines se doit de combattre partout et en tout temps ce parti et ses idées qui sont un danger pour la transformation sociale et l'école publique.

Contribution des Bouches du Rhône La décentralisation : Comme vous le savez, notre pays est composé d’un grand nombre de régions. Toutes ces régions ont une histoire, une culture ou même une langue qui leur est propre. En effet, si nous prenons pour exemple la Provence région de notre fédération, qui possède sa propre langue : le Provençal. Pourtant, cette culture, cette langue et cette histoire sont aujourd’hui oubliées et délaissées par un pouvoir centralisateur. Aujourd’hui perdre ces cultures et ces spécificités serait une faute impardonnable ! Elles apportent aux lycéens la connaissance de leur région, de son histoire et peut être même de leur propres histoires pour ceux qui sont issus d’une grande famille locale. Ces cultures, ces histoires et ces langues spécifiques sont différentes de la culture parisienne qui nous est enseignée aujourd’hui. En effet, qui pourrait, aujourd’hui, nous dire en quelle année Strasbourg ou même Nice, a été Française ? Très peu de personnes le savent, pourtant cela fait partie intégrante de l’histoire des régions et des villes. Aujourd’hui il n’y a qu’une langue enseignée aujourd’hui, c’est le français, il n’y a qu’une histoire qui est apprise, celle de la France. Bien entendu, cette culture et cette histoire nationale qui rassemblent aujourd’hui les français ne sont pas à effacer de nos manuels scolaires, mais au contraire, il est nécessaire d’ajouter ces cultures localement dans les programmes, qui sont sources d’enrichissement pour les élèves. C’est pourquoi l’UNL doit aujourd’hui défendre des options de langues régionales, aujourd’hui menacées par les réductions budgétaires qui, année après année, portent des coups terribles à notre éducation, et des programmes adaptés localement à chaque région. Ainsi, l’UNL se placera dans une vision progressiste qui visera à informer les lycéens sur la place de leurs régions ou de leurs villes dans les différentes périodes historiques.

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Contributions Contribution de Paris Le Service Public d’Orientation: Le service Public d’Orientation est un décret signé le 04/05/11 par le ministère de l’apprentissage qui « labelliserait » les multiples organismes d’information et d’orientation déjà existant, comme par exemple l’Onisep et les CIO (Centres d’Information et d’Orientation). Selon le ministère, le but du SPO est de « réunir sur un même lieu tous les éléments d’information pour orienter les jeunes ». Cependant, le gouvernement, derrière ces bonnes intentions tente encore une fois de faire des économies. En effet, cette mesure entraîne de nouvelles contraintes pour le personnel éducatif, et de ce fait pour les élèves qui se voient imposer des difficultés supplémentaires en ce qui concerne l’aide dans leurs choix d’avenir. Premièrement, le ministère justifie la création du SPO par un « surnombre » des structures existantes pour l’orientation. Pourtant, cette possibilité de choix multiples permettait à l’élève d’avoir plusieurs avis différents sur la question et de pouvoir trouver une solution et des conseils adaptés à son profil. Mais, ces organismes étant jugés comme des dépenses inutiles par nos dirigeants, l’objectif implicite du SPO est de les réunir en un seul pour ne plus avoir à en financer plusieurs. De plus, dans un unique service d’orientation, il est impossible de rassembler assez de postes pour concentrer tous ceux auparavant dispersés dans les différentes structures. Il est donc évident que la mise en marche de ce projet sera accompagnée d’un grand nombre de suppressions de postes. Cette démarche est en réalité un nouveau moyen trouvé pour économiser sur le dos de la jeunesse sans même l’avoir consultée. Pour finir, de nouvelles tâches seront ajoutées à la fonction de professeur. En effet, les entretiens personnalisés avec les COP (Conseillers d'Orientation Psychologues) seront réservés principalement à des élèves qualifiés de "public à besoins particulier", comme des porteurs de handicap, des élèves en décrochage scolaire ou nouvellement arrivés en France. Les COP ne seront donc plus que peu sollicités et deviendront destinés à pousser les élèves en difficulté vers des voies considérées comme "voies de garage". Mais se rajoute à cela que les professeurs devront assumer le rôle de conseillers : ne pouvant obtenir un rendez-vous, les élèves se reporteront immédiatement sur le membre du personnel éducatif qu'ils côtoient le plus. Seulement, celui-ci n'est pas formé à ce travail et ne pourra en aucun cas être aussi efficace qu’un professionnel ayant suivi une formation pour ce métier. Et puis, le professeur sera difficilement objectif puisqu’il se réfèrera aux notes de l’élève et voire même à leur propre parcours professionnel, tandis qu’un conseiller d’orientation produira une analyse de qualité et sera plus apte à définir le profil de l’élève. Ainsi, ce décret provoque une baisse flagrante des services proposés aux élèves dont l’orientation devient bien moins encadrée, et une augmentation des charges confiées aux professeurs. L’accompagnement à l’orientation de l’élève est fondamental dans le parcours scolaire ; à un âge où les lycéens sont rarement fixés sur leurs projets d’avenir, il est très important que des professionnels bien formés puissent avoir des discussions personnalisées avec les élèves pour les aider. L’UNL demande une réforme de qualité et non une mesure bâclée et injuste qui n’aide pas réellement les jeunes dans leur orientation. Il est aussi préférable de garder une diversité des structures car cela permet aux élèves de trouver ce qui lui correspond le mieux. L’avenir des jeunes est une question qui ne doit absolument pas passer après les économies déguisées du gouvernement, prônées sous prétexte de crise.

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Contributions Contributions de la Charente Maritime Les options: Actuellement les enseignements optionnels sont menacés, alors même que ces enseignements sont fondamentaux dans le système éducatif. En effet, les options permettent à l'élève de pouvoir choisir une partie de ses cours. Le fait d'avoir un choix à faire parmi une palette d'options importantes est le commencement d'une évolution de la pédagogie puisque le choix que l'élève a à faire à son arrivé au lycée contribue à son émancipation. En effet l'élève commence à se projeter dans son avenir professionnel et scolaire en sélectionnant certains enseignements. Les options ont également un rôle important dans le bac car celles-ci ne peuvent qu'apporter des points à l'élève et non être une note sanction, elles permettent ainsi à l'élève d'avoir moins d'appréhension pour le bac. Mais surtout les enseignements optionnels sont fondamentaux dans notre système éducatif car ils permettent à chacun de découvrir de nouvelles cultures dès la seconde grâce à une multitude d'options. C’est pour cela qu'il est primordial que tous les établissements bénéficient d'une palette relativement large d'enseignements optionnels. Les options doivent être présentes dans tous les lycées pour ne pas creuser un peu plus les inégalités territoriales entre établissement et entre élève. On ne peut pas accepter que l’accès aux options soit réservé aux élèves qui ont les moyens, de se déplacer dans les établissements qui ont les options recherchées. Aujourd'hui, les dotations horaires globales de tous les lycées sont en baisses, et les premières victimes de cette nouvelle baisse désastreuse sont les enseignements optionnels. Ces suppressions d'options souvent dans les petits lycées détruisent l'égalité (déjà minime) entre les élèves qui peuvent ou non bénéficier d'un enseignement de qualité. Ces suppressions ont également pour conséquences d'enclaver encore un peu plus les lycées ruraux et ainsi les villes rurales : les élèves voulant suivre des cours optionnels n'existant pas à proximités devront se rendre dans d’autres villes privant ainsi ces communes de leur jeunesse. Aujourd'hui nous constatons une casse en règle du système éducatif français à coup de suppressions de postes et de réformes inefficaces et inéquitables. Dans les faits cette politique conduit à l'augmentation du nombre d'élèves par classe et à la suppression de cours dispensés dans les lycées, qui sont généralement des enseignements optionnels. Les premières victimes de cette casse de l'éducation sont les élèves qui bénéficient d'un enseignement de moins en moins bonne qualité.

Contribution du Rhône Le contact entre la police et les lycéens: Nous pouvons constater que depuis quelques années, les échanges entre les forces de l’ordre et les lycéens se sont détériorés. En effet, lorsque nous sortons devant un établissement scolaire, nous voyons des policiers en gilet pare-balle accompagnés de chien et même parfois armés de taser qui nous font face, ce n’est pas un sentiment de protection qui nous anime mais plutôt un sentiment de peur. Nous subissons des contrôles d’identités et même parfois une fouille au corps juste devant le lieu où l’on étudie les principes de notre République. Les pressions policières mettent en évidence les échecs d’une politique gouvernementale qui depuis de nombreuses années stigmatise la jeunesse et instaure un climat de tensions permanentes avec les lycéens. Ces conflits sont récurrents aux abords de nos établissements.

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Contributions En exemple, nous citerons le lycée Rosa Parks à Neuville sur Saone, un lycée calme et sans histoire et qui a vu, il n’y pas longtemps, une descente de police avec des voitures encerclant le lycée, empêchant les élèves d’aller en cours et avec un filtrage pour contrôler un à un les lycéens. Depuis cet évènement de nombreux contrôles sont effectués, les policiers ne cessent de venir « provoquer » les jeunes. Nous parlons de cet exemple car il n’est pas anodin! Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, la police priorise des démarches et des actions répressives au lieu de privilégier des méthodes préventives. Le Ministère de l’intérieur mène une politique du chiffre. Les forces de l’ordre ont aujourd’hui l’obligation d’arriver à des cotas. A partir du moment où il sont remplis, on ne vérifie pas la manière avec laquelle ils sont effectués. Cette méthode ne marche pas et elle est au contraire aux principes de l’éducation républicaine. La police est là pour nous protéger et non pour nous faire peur. L’UNL Rhône propose tout d’abord d’entamer un dialogue avec le ministère de l’intérieur afin de revoir naître une police de proximité et non plus une police d’agressivité. Nous proposons aussi d’essayer d’intervenir lorsque tombe des sanctions abusives envers les élèves. Mais encore de faire connaître à l’opinion le fichage par exemple des élèves des lycées, les contrôles abusifs ou encore les perquisitions, et cela par le biais de la presse locale et pourquoi pas nationale. Il faut faire comprendre aux forces de l’ordre que nous ne sommes pas, parce que nous sommes mineurs et étudiants, une cible privilégiée sans moyen de défense. Il serait préférable d’entamer le dialogue plutôt que de stigmatiser les lycéens.

Contribution du Puy de Dôme Lycées polyvalents: Aujourd’hui, certaines filières sont mieux considérées que d’autres, ces préjugés sont les conséquences d’un conseil de classes de 3ème, qui arbitrairement attribue aux bons élèves la voie générale, et aux autres une voie professionnelle ou technologique par défaut. De plus ces filières sont séparées dans de différents lycées, ce qui accentue les préjugés, regroupant les lycéens des différentes filières entre eux et ne favorisant pas le dialogue et l’ouverture aux autres. Les derniers gouvernements libéraux, qui ont mené une politique de casse du service public nous a conduit vers une école élitiste qui met de côté les plus faibles et ne leurs donne pas les moyens de s’en sortir. C’est pour cela que l’on a tendance à retrouver les plus défavorisés dans les filières professionnelles ou technologiques qui sont les moins considérées. Ces jeunes isolés, à qui l’on répète qu’ils sont voués à l’échec au vu de leur orientation instaure un sentiment d’exclusion. Finalement, on constate que ce fonctionnement vise à regrouper et isoler les classes sociales entres elles. Ceci, sans aucune mixité ni perspective d’échange accentue la reproduction sociale et ne permet pas à l’école d’assurer son rôle d'ascenseur social pour des jeunes qui représentent l’avenir de notre société. Pour pallier à ce manque de mixité sociale et à ce sentiment d’exclusion, les lycées polyvalents peuvent être une solution. Un lycée qui regroupe les trois voies (générale, technologique et professionnelle) permet de rencontrer l’autre et de se rendre compte de l’absurdité des préjugés mais aussi que tout le monde a le droit à la réussite. Nous avons tout à apprendre de l’autre. Les lycées polyvalents permettent aux personnes en difficultés d’être tirés vers le haut. Ils sont donc indispensables pour l’épanouissement des lycéens. De plus, cela participerait à la reconsidération des filières professionnelles et technologiques. La question du lycée polyvalent doit rester une de nos revendications prioritaires car ce regroupement des fili��res est garant de l’égalité chez les jeunes car il met fin au lycée à deux vitesses et permet de ce fait la réussite de tous !

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Contributions Contribution Drôme Ardèche Aides sociales lycéennes: Aujourd’hui nous pouvons faire un constat alarmant en ce qui concerne les bourses au lycée. En effet il n’y a actuellement qu’une partie infime de lycéens bénéficient d’aides, alors que nous sommes pourtant dans une période de crise économique et sociale et nous pouvons réellement considérer que de plus en plus de familles sont en grande difficulté financière. Cela est un fait, de plus en plus de lycéens doivent travailler pour financer leurs études ou tout simplement pour aider au quotidien leurs parents. Cela est bien sûr scandaleux, lorsque l’on a 15 ou même 17 ans, nous ne devrions pas avoir à travailler, mais plutôt pouvoir s'émanciper librement. Nous pouvons également constater que ces mêmes bourses restent des sommes et des plafonds dérisoires. Nous pouvons certes remarquer une amélioration des conditions d’étude des lycéens depuis la mise en place de différentes aides dans certaines de nos régions mais cela reste insuffisant et malheureusement encore trop marginal. Mais une autre question se pose : rien n’a été encore mis en place autre qu’un fond lycéen très faible pour les coups durs de la vie. En effet, avec la crise il est de plus en plus fréquent que des parents subissent des difficultés pour financer le coût de la scolarité de leurs enfants. Ces conditions d’étude et d’apprentissage pèsent sur un grand nombre de jeunes. Après dix années de droite au pouvoir les inégalités se sont creusées l’accès à l’éducation n’est pas une réalité pour tous. Mais nous nous battons au quotidien pour faire changer les choses. L’UNL doit se mobiliser pour que les plafonds des bourses englobent plus de familles, que les montants soient plus élevés et qu’il y ait une prise en compte de l’orientation. D’autre part des bourses d’urgence en cours d’année doivent être versées en cas de besoin, pour ne plus voir un élève ne pas pouvoir venir en cours ou en voyage scolaire pour des raisons financières. En effet, nul ne doit renoncer à son éducation pour des questions d’argent. Notre école se doit au contraire d’être un symbole d’égalité et d’éducation pour tous.

Contribution de l’Isère Zoom sur la Hongrie de Viktor Orban: Aujourd’hui, dans une Europe « démocratique», après deux guerres mondiales, après la barbarie nazie, après 70 ans de joug soviétiques et de guerre froide, après l’Union Européenne et les opportunités économiques, politiques et sociales qu’elle a ouverte, on aurait pu croire que l’époque des dictatures et du nationalisme triomphant était révolue. Il n’en est rien et un pays en est la preuve irréfutable : la Hongrie de Viktor Orban. Ce pays, qui pourtant fut le premier à se soulever contre la domination soviétique en 1956 avec la tristement célèbre Insurrection de Budapest, semble aujourd’hui replonger dans son sinistre passé. Son actuel dirigeant, Viktor Orban, l’entraine vers un régime autoritaire, populiste et ultranationaliste, par des reformes inqualifiables : contrôle accru du gouvernement sur la banque centrale hongroise, juges nommés par des proches d’Orban, medias sous la tutelle de son parti, qui a entrainé le licenciement de 600 techniciens de l’audiovisuel et journalistes jugés opposés au gouvernement. Ces derniers sont tenus de produire une information «équilibrée» et «objective», aussi la dernière radio d’opposition, Klubradio, vient de perdre sa licence. Et cela n’est qu’un bref aperçu de la politique d’Orban, car la liste de ses prétendues reformes est encore longue ! Ainsi la nouvelle constitution dont il a doté le pays supprime de son nom officiel le terme de république, et présente dans son préambule une référence explicite à Dieu («Dieu bénisse les Hongrois»).

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Contributions Que dire devant cette liste de réformes aberrantes qu’on croirait tout droit sortie des plus sombres époques. La Hongrie est aujourd’hui dans une situation des plus critiques, dont elle pourrait ne pas se relever au vu des répercussions politiques, économiques et sociales que pourrait avoir la politique de Viktor Orban.

Il est du devoir de l’UNL de s’insurger contre de telles pratiques, qui bafouent impunément les droits fondamentaux que sont la liberté d’expression, d’opinion, l’égalité, la liberté, et qui rejettent tous les principes de la démocratie ! Il est grand temps pour l’Union Européenne de condamner une bonne fois pour toutes Orban et son parti, quitte à donner raison aux partisans d’un soi-disant complot général contre la Hongrie ! Elle ne peut plus longtemps laisser ainsi se perpétrer les exactions de cet «Ubu roi» cette mascarade a assez

Contribution de la Haute Vienne Enjeu de la communication fédérale : La communication fédérale est un facteur de développement pour l'organisation. En effet, les lycéens utilisent de plus en plus de nouveaux moyens pour être tenu informer, et c'est là toute l'importance d'être toujours capable de renouveler sans cesse nos outils pour informer, communiquer nos revendications. S’il y a toujours une nécessité de diffuser les tracts il faut aussi penser à utiliser les nouveaux moyens de communications. Avec l’expansion d’internet, de nouvelles méthodes de communication se développent. Les sites internet permettent de donner des informations locales et nationales. En effet, un site internet fédéral peut être vu par beaucoup de monde et ne nécessite pas forcément beaucoup de temps. On peut compléter notre site avec une vidéo lors d’un mouvement qui a réunit la fédération ou une vidéo de présentation de l’UNL et de votre fédération. L’explosion des réseaux sociaux et la rapidité d’internet lui permettent d’être vu par tout un public avec un message court et concis. La communication fédérale internet passe donc aussi par l’utilisation des réseaux sociaux qui permettent de divulguer un événement rapidement et de faire passer un message. Mais ces moyens ne restent qu’en complément à un tractage sur le terrain et aux collages d’affiches pour faire connaître notre syndicat aux lycéens de France. La communication fédérale reste un facteur important du développement d’une fédération avec la mise en complémentarité d’internet, de la vidéo et d’un tractage de masse. Ces moyens permettent de tenir informer les lycéens avec un aspect plus agréable et plus marquant que le simple tract.

Contribution de l’Orne Réforme de BAC professionnel: La première session des tubes à essais de la réforme BAC PRO arrive à sa fin : les premiers élèves de Seconde de cette réforme passent leur BAC cette année, et voilà que les attaquent libérales s'attaquent sévèrement au BAC professionnel, puisque ces sections coûtent cher au ministère, qui pour trouver une solution face à la crise veut déplacer les filières professionnelle par zone. Cette mesure a pour but de sauver les sections professionnelles en perdition. Mais elle n'est en réalité qu'un démantèlement du système éducatif professionnel par académie. En effet certaines filières se retrouvant avec 10 élèves en seconde et 5 en terminale par lycée ont fais le choix de rassembler toutes les classes de l'académie dans un seul et même lycée.

18ème CONGRES DE L’UNL - 17 et 18 mars 2012 / LA VOIX LYCEENNE

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Contributions En réalité, ce regroupement, permet de fermer des classes, des sections dans des lycées. Il y aura par exemple dans les académies, un seul BAC PRO coiffure, un seul BAC PRO ASSP, un seul BAC PRO électrotechnique, un seul BAC PRO travaux publics... etc. Cela provoque une diminution des besoins et de nombreuses suppressions de postes dans les académies. Mais ce ne sont pas que les professeurs qui sont touchés par ces mesures, en effet elle sont un coup supplémentaire pour les familles qui devront assumer des frais en plus d'internat ou encore de transport pour permettre à leurs enfants de pouvoir aller dans la filière de leur choix. Cela entraîne donc une restriction dans les panels d'orientation de proximité des régions. Un autre facteur est aussi à connaitre, si un élève est en difficulté, il ne pourra pas redoubler. En effet le gouvernement veut restreindre le nombre de places dans les sections dans un souci d'économie, c'est pour cela que les redoublants trouveront une place difficilement, voire pas une du tout. De ce fait, un élève de terminale devra obligatoirement obtenir son BAC car il n'y aura pas de seconde chance qui lui sera accordée. Cela nous montre encore une politique de désengagement de l'état sur les questions éducatives, non pas par manque de préoccupation pour les jeunes, mais surtout pour des questions encore d'économies, ce qui est totalement inadmissible. Nous pouvons faire un bilan de ces trois ans de mise en place de la réforme du baccalauréat professionnel : Nous nous apercevons que les élèves qui sortent de 3 ème ont toujours un souci d'orientation. Pour les enseignants de collège, le BAC PRO remplace le BEP, comme cela avait été convenu au début de la réforme. En réalité les programmes sont surchargés, et se rapprochent fortement du programme de filière générale : ils portent plus d'importance aux matières générales et ont enlevé des heures de matières professionnelles et d'apprentissage. En réalité le BAC PRO 3 ans ne remplace en aucun cas le BEP. De ce fait les élève qui se retrouvaient avec des difficultés scolaires en troisième et qui ne pouvaient pas aller en seconde générale, pouvaient aller en BEP comme « l'école de la seconde chance » et redécouvraient l'univers scolaire avec plaisir couplé d'une réussite scolaire. Finalement, aujourd'hui, les difficultés scolaires des élèves se sont accrues en milieu professionnel, et de surcroît ces plans n’ont arrangé en rien les comptes de l’Etat. Cette réforme crée de réels problèmes au niveau des lycées professionnels, ce qui entraîne à court terme une augmentation des échecs scolaires, des élèves sortant du système éducatif sans diplôme, couplé avec une diminution du nombre d'élève en poursuite dans les études supérieurs, et une démotivation des élèves en milieu professionnel. Face aux problèmes qui se posent sur les résultats de trois ans de mise en place de cette nouvelle réforme l'UNL doit remettre en cause, comme nous l’avons fait depuis des années, le système d'orientation au niveau du collège : cette orientation ne doit plus être subie mais choisie. Les élèves devront choisir une section de formation qui leur plaise et non un métier dès 14 ans, pour permettre la découverte et l'épanouissement de l’élève dans l'enseignement du second degré. Il faudra aussi que les informations sur toutes les filières et sections disponibles soient transmises aux élèves de 3 ème pour leur faire découvrir des filières parfois méconnues, qui de ce fait souffrent d’un manque d'élèves, cela couplé avec des rencontres dans les milieux professionnels en dehors des stages. En plus de cela, l'UNL doit lutter contre ces politiques de concurrences entre les établissements, qui ne permet qu'une réduction des choix présentés dans le panel de formation des régions. Pour une meilleure égalité des droits, l'UNL doit prôner l'ouverture dans toutes les académies d'une plate-forme de partenariat école-entreprise appelé « banque académique de stage ». Enfin l'UNL doit continuer à se battre et à militer contre la dévalorisation du baccalauréat professionnel.

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Contributions Contribution Territoire de Belfort L’engagement associatif chez les lycéens Intra et extra-lycée: Lorsque que l'on parle du quotidien des lycéens, on pense évidemment, et à juste titre aux temps qu'ils passent au sein de leur établissement. Mais on a tendance à omettre de parler de leur quotidien à l'extérieur du lycée, et notamment de leurs activités à l'extérieur du lycée. Qu’elles soient sportives, culturelles ou autres, ces investissements représentent un temps important dans la vie des lycéens. Mais lorsque l'on fait la concession de parler des activités extrascolaires, il en est encore une forme d'investissement très et trop souvent oubliée. Cette forme d'investissements, c'est l'engagement associatif. Car si les lycéens et les jeunes en général sont encore vu par beaucoup comme des consommateurs passifs de services, depuis quelques années, on observe un investissement croissant de ces derniers dans des structures diverses et variés et notamment une recrudescence de l'implication associative bénévole des jeunes. Cette implication se fait dans différentes structures, différents lieux, et avec des objectifs différents mais elle révèle malgré tout d'une volonté globale des jeunes de s'investir et de mettre leur temps et leur énergie dans un but collectif. Cette dynamique s'observe donc dans des associations exclusives au lycée, comme les Maisons des Lycéens, dans lesquels les lycéens sont en totale autonomie jusqu'à la gestion même de l'association. Dans ces MDL les jeunes bénévoles agissent chaque jour aux côtés des CVL pour l'amélioration du quotidien des élèves et organisent des événements culturels divers, expositions, fêtes, festivals, sorties et même des voyages qu'ils peuvent financer permettant à certains élèves n'en ayant pas forcément les moyens de découvrir des lieux et des cultures différentes de ceux dans lesquels ils vivent, et agissant ainsi dans une logique d'égalité d'accès à la culture pour tous. À l'intérieur du lycée, les élèves sont aussi nombreux à s'investir dans des associations sportives à l'image de l'UNSS. Mais les lycéens s'investissent aussi largement en dehors des murs de leur lycée, dans des associations qui peuvent prolonger le rôle des MDL comme dans d'autres structures totalement différentes à vocation sportive, ludique, culturelle, d'assistance etc. Et ce dernier point est intéressant d'être souligné puisque parmi les nombreux engagements que nous pouvons constater chez les lycéens, on observe qu'un nombre non négligeable d'entre eux s'investissent dans des structures dans lesquelles ils agissent pour des objectifs communs. Dans des associations comme le secours populaire, la croix rouge, la protection civile, ou les jeunes sapeurs-pompiers, pour ne pas les citer, des lycéens agissent et mettent leur énergie au service de la collectivité. Sans continuer dans une énumération qui se révélerait sans doute quasiment interminable on pourra enfin saluer les lycéens et plus que des lycéens, des militants qui s'investissent toujours bénévolement à l'UNL comme ailleurs pour améliorer les conditions de leurs camarades, veiller au respect de leurs droit, et se battre au quotidiens pour en conquérir de nouveaux. Toutes ces formes d'investissement associatifs montrent s'il en était encore besoin que les lycéens et les jeunes en général forment bien une population responsable qui se soucie du bien collectif et qui sait y mettre à son service son énergie et son dynamisme au quotidien et sans nécessairement en attendre quoi que ce soit en retour. Et il est important dans un premier temps de valoriser et faire en sorte que ce travail soit véritablement reconnu, mais il est aussi important de rendre hommage à tous ces lycéens déjà citoyens qui laissent espérer une société meilleure dans l'avenir.

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Contributions Contribution du Gers Pour renforcement conséquent de l’ECJS dans les lycées et l’approfondissement de l’Education Civique dès le collège: L’ECJS est aujourd’hui considérée comme un enseignement marginal, secondaire, peu important, au point que beaucoup d’élèves la voient absente de leurs bulletins, ou disparaissant derrière la moyenne d’Histoire Géographie. L’ECJS et l’Education Civique sont le plus souvent enseignées par des professeurs d’Histoire-Géographie. Ce qui a une conséquence directe : l’homogénéité du regard apporté sur les deux matières, et donc l’incapacité pour les élèves de faire une distinction claire entre l’étude de l’Histoire, de la géopolitique et des enjeux planétaires, et celle des question vives, quotidiennes, ressenties par tous sans professeurs d’ECJS, l’ECJS reste et restera toujours pour les enseignants d’autres matières une parenthèse de leur matière spécifique. L’ECJS ne doit plus être reléguée de la sorte au second plan ! L’ECJS au lycée, c’est en moyenne une demi-heure par semaine, ce qui est totalement insuffisant. La réflexion sur la citoyenneté et sur l’avenir donc, ne peut pas s’enclencher en si peu de temps, car les leçons se voient bâclées, les programmes survolés pour coller au calendrier. Le bac, tel que nous le connaissons maintenant, n’est pas à la hauteur du devoir de notre Education Nationale. L’Education Civique, encore plus que l’ECJS au lycée, est marginalisée, presque inexistante. Les livres d’Education Civique restent fermés, trop fermés. Fort heureusement, lors du passage du Brevet, une épreuve d’Education Civique est – aux côtés de l’Histoire-Géographie – présente. La conséquence directe de cette dévaluation de l’importance de l’ECJS se traduit par une inexistence de la reconnaissance de son intérêt fondamental dans l’émancipation des jeunes. Car si le regard porté sur la citoyenneté doit s’enrichir de la connaissance du monde et du passé, s’il doit tirer des leçons pour être tourné vers l’avenir, il se doit aussi d’être entier. Les questions posées par l’ECJS deviennent trop souvent des compléments substantiels des cours d’Histoire-Géographie, et non pas cette réflexion, aussi bien collective qu’individuelle, qui doit être engagée sur ces questions de société. De plus, il y a une conséquence indirecte et notable à ce problème : bien souvent, les cours d’ECJS sont amputés, voir littéralement démantelés au profit des leçons non terminées, des exercices de méthode que le professeur réalise sur les heures réservées à l’ECJS pour plus de confort dans sa matière d’exercice. Une démocratie forte est une démocratie dont les citoyens en connaissent les valeurs, les fondements, et ce que ceux-ci signifient pour tous et pour l’exercice du pouvoir citoyen. Des citoyens conscients du cadre de la démocratie et de ses principes inviolables sont plus aptes à combattre les dérives de la politique, et assureront la défense des droits dus à tous et à chacun. Liberté, Egalité, et Fraternité. Les générations de demain doivent penser ces trois mots, les concrétiser en leur esprit. Ainsi, nous proposons la reconnaissance de l’ECJS comme une matière aussi importante que les autres, et la mise en place d’une moyenne trimestrielle qui compte avec un coefficient normal dans les bulletins. Nous voulons également la mise en place d’un statut enseignant de professeur d’Education Citoyenne. L’ECJS, pour prendre toute la place qui doit être la sienne dans l’école Républicaine, doit absolument être présente dans les épreuves du baccalauréat. Nous demandons aussi le doublement du nombre d’heures d’ECJS au lycée ; heures qui pourront être réparties sur l’année ou par système hebdomadaire classique. Des cycles de 2h consécutives devront être mis en place au moins une fois par mois pour permettre aux projets d’avancer réellement. Ces cours devront être pour moitié réalisés en groupes de classe, dans le cadre d’un enseignement pédagogique et interactif. La conscience citoyenne doit se forger en même temps que l’esprit s’ouvre sur le monde avec les prémices de l’adolescence, et donc dès le début du collège l’enseignement d’éducation civique est nécessaire, avec, à la fin du collège, un premier bilan, qui sera la masse de granit pour fonder le travail et l’approfondissement du lycée. C’est ainsi qu’une épreuve orale d’Education Civique doit aussi être passée par les collégiens pour l’obtention du Diplôme du Brevet National des collèges cette épreuve octroiera seulement des points supplémentaires, à ceux qui obtiendront des résultats au-dessus de la moyenne.

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Contributions C’est en assurant un enseignement progressif et constructif de l’ECJS et donc de la citoyenneté tout au long du parcours scolaire, depuis la 6ème jusqu’à la terminale, que nous contribuerons à changer la société, et à réaliser le progrès social. L’étude de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen et de la Constitution, les questions vives de la Société doivent bâtir ce programme en plus des grands textes fondateurs de notre démocratie. De plus, le thème de l’Egalité Hommes-Femmes doit être majeur et incontournable. Nous pensons que le barème de l’épreuve orale d’ECJS au bac, proposition déjà formulée par l’UNL, doit absolument être à minima équivalent à celui de l’épreuve d’EPS. Cette épreuve doit être présente quelle que soit la filière, avec toujours le même coefficient, et une semaine de passage commune à tous les établissements.

Contribution du Var La suppression de l’histoire géographie en filière Scientifique et des mathématiques en filière Littéraire: Un simple constat, la politique d’austérité de Nicolas Sarkozy a énormément affecté les services publiques et en particulier, le service public d’éducation. Des suppressions de postes qui ont entraîné des classes à plus de 40 lycéens, une réforme du lycée faite, ne l’oublions pas, sans les lycéens, cette politique conduit une fois encore à la casse de l’éducation. En effet les suppressions de l’histoire Géographie pour la filière Scientifique et des mathématiques pour la filière Littéraire sont totalement basées sur la casse du service publique d’éducation. La politique libérale de Nicolas Sarkozy en est la responsable directe. La suppression de ces matières serait totalement inutile puisqu'au contraire les mathématiques sont efficaces pour la formation scolaire des lycéens et l'histoire géographie est profitable pour la formation citoyenne des élèves. De plus les conséquences de cette mesure entraineraient la dégradation du bagage commun puisque les lycéens bacheliers n'auraient pas les mêmes connaissances. Cette mesure présente également des inégalités pour le capital culturel, et c'est une atteinte à l'esprit critique. L'histoire géographie qui n'est plus enseignée c'est l'oubli de notre histoire, c'est l'oubli de la société, c'est tout simplement l'oubli de soi. L'histoire géographie est bien plus qu'une formation qualifiante, c'est une formation à la citoyenneté, c'est la condition sine qua non pour vivre dans une société égalitaire. C’est pourquoi l’UNL rappelle qu’elle ne laissera pas faire le gouvernement dans sa politique de régression qui consisterait à ne pas mettre les lycéens sur le même pied d’égalité. L’UNL rappelle encore une fois l’importance du service public d’éducation et ainsi dénonce le prétexte utilisé par Nicolas Sarkozy et son gouvernement d’alléger les programmes de ces filières alors qu’en réalité ce ne sont que, encore et encore, des réductions de budgets qui sont à la clé. Ainsi l'UNL demande qu'enfin le gouvernement cesse de faire payer les lycéens une crise qu'ils n'ont pas demandé.

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Contributions Contribution des Yvelines

Place de l’Education dans nos sociétés libérales: L’une des principales revendications de l’UNL a toujours été l’augmentation des moyens humains et financiers dans l’éducation nationale. Le gouvernement en a décidé autrement, désormais c’est l’austérité et la rigueur qui devrait s’imposer à tous, tout cela pour rembourser une dette dont nous ne sommes pas responsables. En 1985 le parlement a pourtant voté un texte visant à atteindre l’objectif de 80% d’une classe d’âge au bac en l’an 2000, nous en sommes loin. Parallèlement les dépenses publiques, dont celles de l’éducation nationale baissent par rapport au PIB depuis 1996. Cette contradiction entre hausse des objectifs et baisse des moyens mis en œuvre c’est traduit par la baisse du niveau du bac et par seulement 70% d’une classe d’âge au bac en 2011. De plus chaque année plus de 223 000 jeunes quittent l’éducation nationale sans diplôme. Cette idée absurde de réduire les moyens de l’éducation nationale est aujourd’hui devenue une idéologie dominante et ravageuse. Son origine ? L’augmentation faramineuse de la dette dite « publique ». En l’espace de 10 ans, le remboursement des quelques banquiers et créanciers de l’état est devenue une priorité nationale, devant l’éducation, vu qu’en 2011 l’état paye 57 milliards d’euros d’intérêts (dont on se demande l’utilité sociale et donc la légitimité) sois 2 milliards d’euros de plus que le budget de l’éducation. Depuis 1973 la France a payée 1600 milliards d’euros d’intérêt soit presque le montant total de la dette qui s’élève à environ 1900 milliards d’euros. La dette n’est pas une catastrophe naturelle ou même un drame humain, la dette est le fruit d’une volonté politique au service d’une idéologie qui n’inclut pas les notions d’égalité, de gratuité et de service public. On voudrait nous faire croire que nous traversons la plus grande crise de notre histoire alors qu’en 1945 au sortir de la seconde guerre mondiale notre pays dévasté était endetté à 290% de son maigre PIB. Qu’a fait le pays pour s’en sortir ? Un plan de rigueur ? Non, il a augmenté massivement ces dépenses et investi dans l’éducation, cela s’est traduit par la plus forte croissance économique de notre histoire. Il y a aujourd’hui un lien évident entre le niveau d’éducation d’un pays et la richesse qu’il produit, tout simplement parce que l’éducation n’est pas une dépense ou une charge, mais un investissement. En 2012 la France avec ces 2555 milliards de dollars de PIB, soit la 5éme puissance mondiale, a les moyens d’investir dans le meilleur système éducatif que nous pourrions imaginer. La crise que nous vivons est différente mais la manière d’en sortir reste la même. Il faut augmenter les dépense car si vous considérez que l’éducation coute cher, essayez l’ignorance !

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Contribution Générale

Nous traversons une période inédite. La crise, et les politiques de rigueur menées par les libéraux au pouvoir, ont dégradé sensiblement nos conditions de vie. La casse du Service Public d’Education et les choix politiques visant à créer une école à deux vitesses ont fortement amoindri nos perspectives d’avenir. Pour la première fois depuis 1945, notre génération vivra moins bien que celle de nos parents. La jeunesse ne veut plus supporter encore cette situation d’incertitudes vis-à-vis de notre vie future. Nous sommes arrivés face à un mur construit par les libéraux pour nous empêcher d’accéder à un droit à l’avenir. La jeunesse doit faire un choix crucial. Celui du défaitisme, consistant à assister impuissants à une situation ne pouvant qu’empirer ; ou celui du progrès social, qui nécessite de gravir ce mur, pour rompre avec les politiques éducatives et de jeunesse menées jusqu’alors. Lycéens refusant le fatalisme, c’est pour cette dernière solution que nous opterons. Pour organiser cette rupture, nous nous saisissons d’un outil : le syndicalisme lycéen. Notre démarche de transformation sociale sera la clé de la réussite de nos combats. Nous estimons que la rénovation de l’école est la condition sine qua non à la confection d’un nouveau modèle de société, plus juste et égalitaire. Celui que devrait connaître, par le futur, notre génération. Si la majorité de lycéens n’a pas le droit de vote, ce n’est pas pour autant qu’ils doivent être exclus du débat public. C’est naturellement que nous nous saisirons de la période présidentielle. Dans ce contexte, rempli d’enjeux et de perspectives de victoires, nous devrons représenter au mieux les lycéens en portant les revendications qui nous semblent essentielles pour faire progresser nos conditions de vies et d’études. C’est dans cette optique que nous interpellerons l’ensemble des candidats républicains à l’élection présidentielle. En leur remettant le « livre blanc des lycéens » que nous avons rédigé sur la base de la votation lycéenne organisée par l’UNL cet hiver, nous leur faisons part des exigences des lycéens et des lignes jaunes à ne pas franchir. Dans ce travail d’interpellation, nous refuserons le débat avec Marine Le Pen. La doctrine de la candidate frontiste, consistant à dresser les individus les uns contre les autres en se servant de la peur pour développer la haine, ne représente nullement les aspirations des lycéens. Nous devrons pleinement nous opposer à l’idéologie de l’extrême droite. En rencontrant les candidats, et en obtenant des réponses à nos propositions, nous devrons également préparer l’après élections. Quelque soit la couleur politique de la prochaine majorité, nous devrons nous attendre à tous les scenarii possibles. Nous serons prêts à continuer la résistance face à la casse de nos acquis, tout comme à la conquête de nouvelles victoires. Syndicalistes lycéens, nous sommes les mieux placés pour imposer les exigences de notre milieu. Pour que nos aspirations deviennent des victoires, nous devrons gagner chaque jour en rapport de force. En massifiant notre organisation, en restant toujours connectés à notre milieu, et en préparant le terrain des élections lycéennes de l’an prochain, nous saurons trouver la ligne la plus efficace pour défendre au mieux les lycéens. Nous irons chercher des victoires partout où elles se trouvent. En plus d’ancrer nos revendications dans le paysage, nous réagirons à l’ensemble des projets gouvernementaux qui nous concerneront. Nous aspirons à une rupture avec notre situation actuelle. Pour la permettre, demain, quelque soit le Président de la République et la composition du Parlement, nous devrons assurément agir en syndicalistes.

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Notes

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