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Les formes que l’on rencontre dans la nature apparaissent donc graduellement, par petites touches successives… Bien entendu. Il s’agit d’un mécanisme majeur de l’évolution, même si des trans­ formations plus drastiques – des sauts évolutifs – se sont aussi produites. Les créationnisUniversité de Genève

tes affirment que l’œil de vertébré est d’une complexité irréductible. Mais c’est ignorer que l’on trouve dans le règne animal de nombreuses étapes intermédiaires possibles, depuis la surface plane tapissée de cellules photosensibles (une rétine en quelque sorte), en passant par la ­cupule photosensible

informant sur la direction de la lumière, jusqu’à l’œil plus complexe des vertébrés ou des céphalopodes comportant aussi une lentille (le cristallin). La complexité irréductible est une chimère issue du refus, sur des bases idéologiques, d’admettre l’émergence progressive, sur des millions 

Campus N°95 / juin-aout 2009  

Darwin, la (r)evolution continue

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