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Division de la Coopération Technique et Régionale

SÉNÉGAL: PROFIL URBAIN DE KANEL

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Programme Participatif de l’élaboration des profils urbains dans les pays africains, caraibes et pacifiques (ACP) Mme Ndèye Fatou D. Guèye et Dr. Oumar Cissé avec l’aide de El Housseynou Ly et Moussa Sy ont préparé le profil auprès des acteurs clés du secteur urbain et également de consultations conduites dans différentes villes du Sénégal. Sur la base de ce document, Nicolas Maréchal a ensuite préparé ce profil. Le projet et le présent rapport furent supervisés par Mohamed El Sioufi, Joseph Guiebo, Alain Grimard, Alioune Badiane, Gwendoline Mennetrier, Kerstin Sommer, Clarissa Augustinus, Mohamed Halfani, Lucia Kiwala, Eduardo Moreno, Ole Lyse et Raf Tuts. HS/1159/09F ISBN: 978-92-1-132125-8 DÉNI DE RESPONSABILITÉ: Les termes employés et le matériel utilisé dans cette publication ne reflètent pas nécessairement les points de vue du Secrétariat des Nations unies ou des diverses organisations qui lui sont liées. Les appellations employées et les informations présentées n’impliquent de la part de l’ONU HABITAT et de son conseil d’administration, aucune prise de position quant au statut juridique des pays concernés, la délimitation de ses frontières, ou compromettant les autorités en place, le système économique établi ou encore le degré de développement. Les analyses, conclusions et recommandations de ce rapport ne reflètent pas non plus nécessairement le point de vue du programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-HABITAT), son conseil d’administration et de ses États membres. La présente publication peut être reproduite, entièrement ou en partie, sous n’importe quel format ou support, à des fins éducatives mais non lucratives, sans l’autorisation préalable du détenteur des droits d’auteur, à la condition qu’il soit fait mention de la source. ONU-HABITAT souhaiterait qu’un exemplaire de l’ouvrage où se trouve reproduit l’extrait lui soit communiqué. La présente publication ne peut être ni revendue ni utilisée à d’autres fins commerciales sans l’autorisation préalable du Programme des Nations unis pour les Établissement Humains. Publié par le Programme des Nations unies pour les Établissements Humains. Copyright © 2008 Mise en page: Godfrey Munanga Printing: UNON, Publishing Services Section, Nairobi, ISO 14001:2004-certified Les publications du Programme des Nations unies pour les Établissement Humains sont disponibles au bureau régional et d’information de l’ONU HABITAT ou directement à\ l’adresse suivante: P.O.Box 30030, GPO 00100 Nairobi, Kenya Fax: + (254 20) 762 4266/7 E-mail: unhabitat@unhabitat.org www.unhabitat.org 2


Programme des Nations Unies pour les Établissements Humains Division de la Coopération Technique et Régionale

SÉNÉGAL: PROFIL URBAIN DE KANEL

TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS DE LA DIRECTRICE EXÉCUTIVE

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RÉSUMÉ EXÉCUTIF

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CONTEXTE

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GOUVERNANCE

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BIDONVILLES

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ÉQUITÉ DES SEXES ET VIH/SIDA

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Services urbains de base

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ENVIRONNEMENT

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PROJETS PROPOSÉS GOUVERNANCE

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BIDONVILLES

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ÉQUITÉ DES SEXES ET VIH/SIDA

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ENVIRONNEMENT

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AVANT-PROPOS

AVANT-PROPOS DE LA DIRECTRICE EXÉCUTIVE

La croissance annuelle de la population urbaine en Afrique Subsaharienne approche les 5%, soit deux fois supérieure à celle des pays Amérique Latine et d’Asie. C’est par ailleurs sur ce continent que l’on enregistre la plus forte proportion de citadins résidant dans un bidonville. Aujourd’hui, ils seraient 187 millions de personnes à vivre dans ces conditions, pas moins de 72% de la population habitant dans une ville. Tous rejoignent les métropoles dans l’espoir d’une vie meilleure, si la tendance se confirme, cette population pourrait doubler tous les quinze ans. Les défis auxquels sont confrontées les villes africaines sont donc immenses: il nous faut fournir pour chacun un habitat décent. Ceci implique que ce lieu de vie ait accès aux services urbains de base. En outre, dans la mesure du possible, il nous faut garantir que la construction de ces zones d’habitation préservera l’environnement en même temps qu’elle contribuerait au développement économique de la région.

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ONU-HABITAT est l’agence qui la première, porte la responsabilité d’accomplir les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), cible 10 (réduire de moitié le nombre des personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable) et cible 11 (améliorer de manière signifiante, les conditions de vie des habitants des bidonvilles – Au moins, pour 100 millions d’entre eux et ce, d’ici à 2020. L’une des principales stratégies de ONUHABITAT pour mettre fin à cette crise, est de travailler en partenariat avec la Commission européenne afin de promouvoir en Afrique, dans les Caraïbes et dans les pays du Pacifique, un développement urbain durable. Considérant l’urgence et la multitude des besoins, ONU-HABITAT juge plus que nécessaire la création d’un outil permettant de dresser rapidement le bilan de la situation afin d’établir des priorités sur les actions à entreprendre, sur le court, moyen et long terme. En 2002, toujours dans le cadre de la coopération avec la Commission européenne et afin de fixer les lignes directrices dans la réalisation d’un développement

urbain qui soit durable, l’ONU-HABITAT est parvenu et ce, pour la première fois, à réaliser une étude sur le secteur urbain en Somalie. Cette étude consistait à identifier les besoins afin, dans un second temps, de mettre en œuvre trois ambitieux programmes soutenus et financés par un certain nombre de bailleurs de fond. En 2004, le Bureau Régional de ONU-HABITAT pour l’Afrique et les Pays Arabes (BRAPA) prit l’initiative de développer cette approche afin de l’appliquer à vingt nouveaux pays. Ceci fut alors réalisé en collaboration avec d’autres départements au sein même de l’agence, la branche en charge du développement urbain, la section environnement urbain, l’observatoire urbain global, le programme pour les établissements humain, le bureau de gouvernance urbaine, le bureau politique en genre, le bureau d’environnement et la Division Formation Renforcement des capacités. Cette nouvelle approche, réalisée en coopération avec divers bureaux de ONUHabitat, est connue sous l’acronyme RUSPS (Rapid Urban Secteur Profiling for Sustainability) qui pourrait être traduit par: Analyse du milieu urbain (d’une ville et/ou à l’échelle d’un pays) dans la perspective d’un développement durable (de la ville étudiée). Il est maintenant important de préciser, que jamais le RUSPS n’aurait vu le jour sans le concours de l’Italie, de la Belgique et des Pays-Bas. La principale vocation du RUSPS consiste à mieux formuler puis à orienter les politiques consistant à réduire la pauvreté urbaine, à l’échelle locale bien sûr, mais aussi régionale et nationale. Ceci implique qu’il faille évaluer les besoins mais aussi prendre connaissance des opportunités et des défis à relever à l’avenir. Pour ce faire, il est essentiel d’élargir le dialogues avec le plus grand nombre d’acteurs possible et ce, en engageant la responsabilité de toutes les parties prenantes. Notre action consiste donc à identifier les meilleures méthodes à appliquer mais surtout, de les mettre à exécution, en gardant à l’esprit notre but: atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). RUSPS aborde principalement cinq grands thèmes: la gouvernance, la condition de vie dans les bidonvilles, l’équité entre les sexes, le VIH/SIDA et l’environnement. Concrètement, son rôle consiste à travailler à l’élaboration


Au Sénégal, la réalisation des profils fut prise en charge par les autorités locales et nationales. La réalisation des profils urbains et du profil national fut, elle, réalisée localement par les villes de Dakar, Kaolack et Kanel. Le profil national est la synthèse des conclusions d’un bureau d’études, d’entretiens avec les acteurs clés et d’informations communiquées par les autorités. Les différents participants aux consultations se sont entendus sur la nécessité de délimiter leurs domaines

de recherche sur les aspects marquants des problèmes rencontrés dans les villes, à savoir la pauvreté urbaine, les problèmes d’organisation notamment en ce qui concerne la gouvernance, l’accès aux services de base, les différentes formes de discrimination, la pollution etc. Un consensus fut ensuite obtenu sur les interventions prioritaires, sur ce qui devait être entrepris que ce soit sous la forme de programme d’action ou des projets à mettre en œuvre. Je souhaiterais saluer le travail de Mohamed El Sioufi qui dans un premier temps, conçut le concept des profils urbains, Joseph Guiebo qui est le point focal pour Sénégal, Alain Grimard le cordinnateur du programme et Kerstin Sommer qui est en charge des activités du programme. Je souhaiterais également citer tous les membres du personnel qui ont contribué à la réalisation de ce rapport. Je nommerai entre autre Alioune Badiane, Farrouk Tebbal, Clarissa Augustinus, Mohamed Halfani, Lucia Kiwala, Eduardo Moreno, Ole Lyse, Raf Tuts, Gwendoline Minnétrier et Nicolas Maréchal. J’aimerais enfin remercier monsieur Assane Diane, Ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, monsieur Oumar Sarr, ministre du Patrimoine bâti, de l’Habitat et de la construction, ainsi que tous ceux qui ont participé et soutenu cette initiative et les féliciter pour avoir contribué à son succès. J’attends désormais avec impatience de constater sur le terrain les progrès qui auront été réalisés à Kanel au Sénégal.

Anna Kajumulo Tibaijuka Directrice Exécutive, UN-HABITAT

AVANT-PROPOS DE LA DIRECTRICE EXÉCUTIVE

de quatre profils au total, l’un à l’échelle nationale, les trois autres sur des villes préalablement choisies par le pays concerné. Généralement, le choix se porte d’une part sur la capitale ou à défaut, sur la plus importante ville du pays, d’autre part, sur une ville moyenne et une autre enfin, de taille modeste. Sur la base d’entretiens avec les parties prenantes, les profils relatent la situation dans chacune des villes, les informations alors obtenus permirent de produire dans un deuxième temps le profil national, offrant ainsi une vue d’ensemble sur la réalité urbaine du pays. Les consultations réalisées avec les différents acteurs permettent d’établir les priorités. Les informations collectées au niveau des villes ont rendu possible la juste évaluation de la situation à l’échelle du pays, quand bien même des consultations dans les domaines des institutions, de la législation en cours et des finances, au niveau national, constituèrent un complément d’information. C’est ainsi que ces profils devraient permettre d’encourager la création de stratégies à l’échelle des villes mais aussi des pays, mais également la mise en place d’une politique de développement efficace. De plus, la réalisation de ces profils urbains aura rendu plus simple l’analyse et donc la compréhension de la situation dans la sous région - préalable indispensable pour établir des stratégies et des politiques communes à travers l’identification des besoins réels et des priorités dans ladite région. Enfin, cette démarche permet d’éclairer les agences internationales sur le rôle potentiel qu’elles pourront jouer dans le développement de la zone, notamment en ce qui concerne le renforcement des capacités.

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RéSUMé EXÉCUTIF Introduction

MÉTHODOLOGIE

Le but ultime du Profil du Secteur Urbain est de contribuer au développement de la politique de réduction de la pauvreté urbaine aux niveaux local, national et régional en Afrique et dans les Pays Arabes. Il s’agit ici d’évaluer les besoins et les mécanismes de réponse et ce, en gardant toujours à l’esprit les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Notre politique consiste à soutenir des activités telles que le renforcement des capacités (formation des cadres dans l’administration; attribution de matériel, conseil en organisation), des programmes de développement visant à faciliter l’accès à un habitat décents et aux services urbains de base pour les plus démunies et de promouvoir une législation en faveur de l’équité entre les sexes et d’un plus grand respect de l’environnement. L’approche est basée sur les TDR standards développés par la Commission européenne (CE) et déjà mis en œuvre par ONU HABITAT en Somalie.

La phase un consiste à dresser un tableau des conditions de vie dans les villes, à l’échelle locale mais aussi nationale. Les profils porteront sur la capitale du pays ou à défaut, la ville la plus importante, une ville moyenne et une autre enfin, de taille modeste. Les villes seront sélectionnées de manière à offrir une bonne représentativité de la situation urbaine du pays. L’analyse développe six grands thèmes: la gouvernance, les conditions de vie dans les bidonvilles, le souci d’équité entre les sexes et le VIH/ SIDA, les services urbains de base et l’environnement. Les informations sont obtenues au travers d’entretiens et de discussions avec les acteurs clés et les institutions. Une fois analysées, il sera possible d’identifier les atouts, les faiblesses, les opportunités et obstacles (méthode SEPO) que rencontrent les villes et pays concernés dans leur développement. Ces conclusions seront ensuite présentées lors de consultations dans les villes et au niveau national, afin, éventuellement, d’être revues, modifiées. Un consensus devra alors être obtenu entre les différents acteurs engagés dans le processus, afin de dégager les priorités pour les interventions futures.

PROFIL urbain de kanel - RéSUMé EXÉCUTIF

Cette approche, lorsqu’elle fut appliquée en Somalie, a permis une intégration spatiale/territoriale multisectorielle et une collaboration intersectorielle dans l’analyse des questions urbaines ainsi que dans la conception des interventions qui sont à ce jour mises en œuvre.

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L’étude, si elle est réalisée à une échelle locale, doit cependant refléter les tendances urbaines émergentes, les questions urbaines communes – en considérant toutefois les spécificités propres à chacune des villes - , les problèmes à résoudre et les opportunités sur lesquelles s’appuyer pour les interventions de développement à venir. Les rapports nationaux fourniront les données indispensables pour rédiger les Documents Stratégiques de Réduction de la Pauvreté (DSRP) et pour établir les Plans Cadres pour l’Assistance des Nations Unies au Développement (UNDAF). Ils permettront en outre d’orienter la politique nationale des pays concernés et ce, grâce à l’identification des éventuelles insuffisances dans les domaines institutionnelles, juridiques et procédurales et permettront par la même de mieux former le personnel en charge desdits domaines. Cette démarche vise clairement à assurer une véritable pérennité aux projets de développement parce qu’il permettra aux pays participant a ce processus d’atteindre le degre d’autonomie nécessaire.

La phase deux, sur la base des priorités identifiées dans la phase 1, et après étude de faisabilité, consiste à mettre en place un programme de formation pour les cadres dans l’administration et à déterminer ce que seront les projets d’investissement prioritaires. La phase trois est la phase de réalisation des projets envisagés lors des deux phases précédentes. Mais il est essentiel de donner les moyens qui permettront aux pays concernés de travailler seuls, au développement dans leurs villes. Ce degré d’autonomisation sera rendu possible, entre autres, par la mise place de cadres institutionnels solides. Le présent rapport est la synthèse du travail réalisé par Kanel lors de la phase 1 du processus RUSPS.


La commune de Kanel est située à 440 km à l’est de Saint Louis et à 700 km de Dakar sur la rive gauche du fleuve Sénégal, dans le bassin versant du fleuve. Le relief se caractérise par une vaste plaine peu élevée dont l’altitude varie entre 10 et 20 m. C’est un modèle de dune plus ou moins aplanie où les sols sont de types argileux dans le Walo et argileux sableux dans le Diéri, tous deux indurés par les fortes chaleurs. Peu profonds, ces sols retiennent peu l’eau. Leur faible couverture végétale accentue les problèmes d’érosion, les rendant quasi inexploitables. Le cadre topographique de la ville laisse apparaître une vaste plaine traversée d’ouest en est par cinq ruisseaux prenant naissance dans une chaîne de collines peu élevée qui constitue la limite naturelle de la commune dans sa partie sud-ouest. Kanel appartient à la zone sahélo-soudanienne caractérisée par un climat chaud et sec. La pluviométrie annuelle est de l’ordre de 200 à 400mm/an, répartie entre mai et octobre. Ces données sont typiques des zones à climat tropical humide avec une longue saison sèche et une courte saison des pluies. Ces dernières années, la période des pluies a eu tendance à reculer jusqu’au mois de juin, le mois de mai étant très peu, voire pas du tout arrosé. La saison sèche est caractérisée par des amplitudes thermiques élevées avec des maxima en mars, avril et juin (44°C) et des minima en décembre et janvier (17°C). La végétation, essentiellement arbustive, est éparse et clairsemée. Dès les premières pluies, un tapis verdoyant couvrent alors prairies modifiant considérablement l’aspect du paysage. Les principales espèces végétales rencontrées sont l’acacia nilotica, la balanite aegyptiaca et le zizyphus mauritiana. Erigée en commune en 1996 (décret 96-752 du 05 septembre 1996). C’est en 2002, avec l’érection de l’ancien département de Matam en région, que la commune de Kanel est devenue la capitale départementale du Damga. Elle s’étend sur une superficie de 9 km², limitée au nord par le fleuve Sénégal, au sud par la région de

Tambacounda, à l’est par la communauté rurale de Sinthiou Bamambé, et à l’ouest par l’arrondissement de Ogo.

GOUVERNANCE Jeune acteur de la scène urbaine locale (depuis 1997), la commune de Kanel a dû rapidement s’organiser en fonction de ses ressources pour gérer son périmètre communal et contribuer au développement de son cadre géographique et de sa population. En vue de la bonne gestion de la commune, les instances suivantes ont été alors instaurées: •

Le bureau municipal de la commune est composé du maire et de ses deux adjoints. Le rôle et le pouvoir de ces adjoints est défini par le maire.

Le conseil municipal compte 30 conseillers dont 3 femmes. Même si elles sont sous-représentées en nombre, ces femmes occupent néanmoins des fonctions non négligeables, elles sont en effet toutes présidentes de commission (santé, jeunesse, affaires sociales).

Dix commissions ont été créées au sein de l’institution municipale, elles sont chargées de «réfléchir en amont et de fournir les éléments lui permettant de statuer sur les affaires communal es». Elles exercent dans les domaines des finaces, de la planification et des projets, des domaines, de l’éducation, des affaires sociales, des ativités sportives, de la santé, de la jeunesse et des loisirs, de l’urbanisme et de l’habitat et de l’environ-nement.

Certaines commissions cependant ne fonctionnent pratiquement pas, d’autres n’existent que de noms. Elles souffrent d’un manque élémentaire de moyens mais aussi de stratégie. Le renforcement de leurs capacités avec entre autres, la mise à disposition des outils de travail nécessaires s’avèrent indispensable à leur existence et à leur utilité.

PROFIL urbain de kanel - RéSUMé EXÉCUTIF

GÉNÉRALITÉS

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BIDONVILLES

Environnement

Les acteurs impliqués dans l’élaboration de ce profil sont unanimes à reconnaître qu’il n’existe pas de bidonville à Kanel.

La protection et la bonne gestion de l’environnement urbain dans la ville de Kanel relèvent d’abord de l’autorité municipale. Mais, cette mission est mal remplie, la commune est notamment confrontée à un problème aigu de gestion des déchets aussi bien liquides que solides. Ces problèmes environnementaux résultent de l’absence d’une stratégie mais aussi du manque de moyens de la commune. Ceci dit, la prolifération des dépôts sauvages peut et doit également être imputés au mauvais comportement des citoyens. Par ailleurs, l’absence de tout réseau d’évacuation des eaux constitue également un des aspects les plus préoccupants dans le domaine de l’environnement urbain. Durant l’hivernage la quasi-totalité de la ville se retrouve inondée, de nombreuses constructions traditionnelles en banco ne résistant pas à cette montée subite des eaux.

La commune s’étend sur une superficie de 900 ha relevant du domaine national dont 117 sont actuellement urbanisés, soit 13% de la superficie totale. L’habitat est concentré sur une superficie de 53 ha, soit 45% de la superficie totale urbanisée. A Kanel deux types d’habitat se côtoient dans tous les quartiers: •

Un habitat de type traditionnel;

Un habitat de type moderne.

PROFIL urbain de kanel - RéSUMé EXÉCUTIF

Équité entre les sexes et VIH/ SIDA

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Le pourcentage des femmes dont le salaire mensuel est inférieur à 25 000 francs CFA atteint 70%. Ceci s’explique en partie par leur très faible participation à l’activité économique (9,9%), 73% d’entre elles en effet, n’ont aucune activité en dehors des travaux domestiques. Par ailleurs, la marginalisation des femmes, pour ne pas dire leur exclusion des projets de développement, a récemment poussé l’État, les ONG mais aussi les organismes de développement à se rendre compte de l’ampleur du phénomène et à vouloir y remédier.

Les inondations et l’accumulation des déchets ont des conséquences dramatiques sur le plan sanitaire. Ils favorisent en effet la prolifération des moustiques, en particulier des anophèles, responsables du paludisme.


CONTEXTE

Le personnel municipal est composé de: •

Un secrétaire municipal qui coordonne et contrôle tous les services de la mairie. Il assiste également le maire dans sa gestion administrative et financière.

Deux commis d’État civil assurant les fonctions d’officiers d’État civil par délégation.

Trois collecteurs chargés du recouvrement des taxes municipales.

Et quelques employés de service (une secrétaire, un commis, un planton, deux chauffeurs et un gardien.)

Des services techniques déconcentrés et décentralisés de l’État appuient la commune dans ces différentes tâches. Ces services régionaux sont au nombre de trois et oeuvrent dans les domaines de l’urbanisme et de l’habitat; de l’aménagement du territoire et dans la réalisation du cadastre. A cela s’ajoutent cinq services départementaux en charge quant à eux des eaux et forêts; de l’élevage; de l’agriculture; de la solidarité nationale et de la jeunesse. AMÉNAGEMENT URBAIN On assiste aujourd’hui à ce qu’on pourrait appeler une urbanisation à l’envers. On bâtit la maison avant de construire les réseaux et les infrastructures, ce qui entraîne inévitablement des problèmes d’ordre urbanistique et environnemental. CONTEXTE MACRO-ÉCONOMIQUE La ville souffre de l’absence d’une activité économique digne de ce nom. Les populations sont avant-tout des agriculteurs alors que les terres cultivables, peu fertiles, se font de plus en plus rares. En outre, ils auraient besoin d’un dispositif hydro-agricole, indispensable pourtant à la pratique de cette activité avec les conditions climatiques précédemment décrites. En l’absence d’industrie et compte-tenu de la faiblesse des revenus, les populations locales n’ont parfois pas d’autres alternatives que l’exercice d’un commerce sans grande perspective ou l’émigration. Les migrations

internationales ou vers Dakar jouent d’ailleurs un rôle capital dans la vie économique et sociale de certaines villes du Sénégal. Comme à Kanel, elles apportent en effet une contribution significative à l’économie locale. Les transferts d’argent des émigrés à leurs familles constituent, dans plusieurs cas, leur seule source de revenus monétaire. Ils représentent ici, 17,9% des revenus chez les hommes et 68,2% chez les femmes. Cet apport financier contribue à l’équilibre socioéconomique et rythme la vie de nombreuses familles. Par ailleurs, les investissements des émigrés dans le bâtiment et dans d’autres secteurs ont contribué à l’amélioration de l’habitat et créé des emplois dans la localité. C’est ainsi que grâce aux émigrés, le château d’eau de Kanel a pu être construit et les réseaux d’adduction d’eau potable, installés dans toute la ville. RÉPARTITION DES SECTEURS DE L’ÉCONOMIE Le secteur primaire

Jeune commune, Kanel garde entièrement son passé rural. Les activités économiques dominantes se résument donc à l’agriculture, à l’élevage, et à la pêche, le commerce venant quant à lui en appoint. Kanel a toutefois perdu une grande partie de ses terres de culture au bénéfice de la communauté rurale de Wouro Sidy lorsque celle-ci s’est elle-même érigée en commune. L’agriculture

La grande majorité (plus de 80%) des habitants de Kanel continue d’exercer une activité dans le secteur primaire. On distingue trois types de culture: •

Les cultures sous pluie;

Les cultures de décrue sur le lit du fleuve Sénégal. Celles-ci débutent lors de la saison sèche alors que les eaux des inondations se sont retirées;

La culture des champs de case. Contiguës aux habitations, elles sont généralement consacrées à la production du sorgho.

Les modes de production sont traditionnels. Les techniques et outils sont restés jusqu’à présent inchangés

PROFIL urbain de kanel - CONTEXTE

ADMINISTRATION

9 9


et l’absence de mo-dernisation de l’activité fait qu’elle requiert une maind’œuvre très importante pour une rentabilité faible. La culture attelée a fait son apparition et se développe très bien, mais une grande partie des tâches s’effectue toujours manuellement. On note cependant depuis quelques années, le développement de nouvelles cultures, moins traditionnelles, telles que le sésame et la pastèque, ainsi que la création de quelques vergers.

PROFIL urbain de kanel - CONTEXTE

D’une manière générale, l’exploitation est d’échelle fami-liale voire individuelle. On n’observe que très peu de système d’exploitation en commun, et encore moins d’organes structurés (coopérative, GIE, etc.) En tant que culture vivrière, le sorgho peut être exploité en commun au sein de la cellule familiale, généralement par les hommes. Les femmes s’occupent quant à elles des petites exploitations consacrées au «bissap» (oseille), à la patate douce, au gombo, à la pastèque, etc. Les cultures irriguées, largement pratiquées dans la région grâce à l’appui de la SAED (Société d’Aménagement et d’Exploitation du Delta), restent pourtant inexistantes à Kanel et ce, malgré la présence du «Wendou Kanel», un lac permanent mais qui ne dispose à ce jour d’aucun aménagement.

10 10

Le sorgho, le mil sont des cultures vivrières directement destinées à la consommation des familles qui les produisent. Une partie du maïs est parfois commercialisé sur les marchés. Le riz, importé, vient en appoint des productions locales, pour subvenir aux besoins alimentaires des populations. Cette agriculture fortement dominée par les céréales (sorgho, mil et maïs) est tributaire de plusieurs facteurs qui expliquent notamment la faiblesse des productions: •

Une insuffisance et un appauvrissement des terres cultivables;

Les déprédateurs de cultures (bétails, oiseaux, sauterelles);

La faible maîtrise de l’eau;

Un matériel agricole traditionnel peu productif;

Un manque de diversification des types de culture;

L’ absence producteurs;

d’organisations

au

sein

des

L’élevage

L’élevage occupe la deuxième place après les cultures dans l’activité économique de la ville. Son cheptel est estimé à 3000 bovins, 3200 ovins, 1300 chèvres, 30 chevaux, 40 ânes et 900 volailles. Plus de 8,7% de la population est agro-pasteur et pratique un élevage extensif avec la transhumance vers le Ferlo (à la recherche de pâturage et d’eau). Le bétail est considéré comme un signe extérieur de richesse dont le principal intérêt réside dans le prestige de la thésaurisation. Le potentiel financier qu’il représente n’est valorisé que lors des fêtes ou dans le cas de grosses difficultés financières. Le bétail se nourrit presque exclusivement de fourrage qu’il trouve au gré des déplacements et en fonction des saisons. Un complément alimentaire n’est octroyé que dans de très rares occasions. En hivernage, le bétail est généralement parqué sous la surveillance de petits bergers pour éviter les dégâts dans les cultures. Pendant la saison sèche, les troupeaux sont laissés sans surveillance ce qui occasionne des dégâts dans les champs et les cultures. Les agriculteurs respectent rarement les règles concernant les parcours de bétail (100 mètres autour des points d’eau et des pistes de bétail) et les dommages engendrés par les bêtes sur les cultures donnent lieu à de nombreux conflits entre agriculteurs et éleveurs. L’élevage est lui aussi confronté à un certain nombre de problèmes qui entravent son développement: •

les fréquentes maladies du bétail (la vaccination n’est que trop rarement pratiquée);

l’insuffisance des points d’eau et des pâturages;

Kanel ne dispose ni d’un abattoir ni d’une industrie de transformation du lait.

La pêche

C’est une activité d’appoint assez importante mais qui ne profite financièrement qu’à une certaine catégories de personnes, les «soubalbé» (pêcheurs). 2% de la population active seulement s’adonne à cette activité à plein temps, là encore, avec des méthodes rudimentaires et du matériel souvent vétuste. Comme pour l’agriculture et l’élevage, ce secteur, s’il bénéficiait d’un appui en terme d’organisation, de formation et


Le secteur secondaire

L’artisanat est assez peu développé et revêt un caractère informel. Les principales activités tournent autour de la bijouterie, de la menuiserie (bois et métallique), de la maçonnerie, de la couture, de la forge. Le secteur tertiaire

Le commerce se résume au marché de Kanel construit avec l’appui de l’ADM. Il a indéniablement redonné une certaine vitalité à une activité qui emploie près de 32,9% de la population active. Le marché compte 26 cantines et constitue une source sure de recettes pour la commune. La mise en place d’un marché hebdomadaire le jeudi a même permis d’attirer les populations des villages environnants. Il est cependant à déplorer que le marché de Kanel soit régulièrement inondé durant l’hiver. Le secteur privé et informel

A Kanel, ce que l’on désigne comme le secteur privé, se compose en fait majoritairement, du secteur informel. Il joue un grand rôle dans la création d’emploi et dans la production de biens et de services utiles aux institutions et à la population. Sa motivation principale est la rentabilité économique contribuant ainsi à l’augmentation des recettes fiscales pour la commune. Il doit être associé, à travers ses groupements socioprofessionnels, à la définition des stratégies de développement local. DÉVELOPPEMENT HUMAIN ET PAUVRETÉ URBAINE Malgré l’existence d’activités économiques telles que l’agriculture, l’élevage et le commerce, la pauvreté est fortement présente à Kanel. Cette situation de pauvreté s’explique non seulement par la jeunesse de la commune qui a traversé une longue période de désœuvrement et par la présence très forte d’activités informelles, moins organisées et peu rémunératrices. Cette pauvreté se mesure d’abord par l’absence et/ou

l’insuffisance des équipements socioéconomiques de base, et le chômage qui touche plus de 36,2% de jeunes de moins de 30 ans. De plus, la majorité des revenus mensuels (54,5%) est inférieure à 25 000 francs CFA, offrant un pouvoir d’achat extrêmement limité. Cette situation pousse de plus en plus de jeunes à émigrer vers les grandes villes d’Afrique ou d’Europe à la recherche d’un travail plus rémunérateur. L’émigration, si elle contribue, nous l’avons vu, à l’économie locale, pose également un certain nombre de problèmes. En effet, de nombreux jeunes se détournent de l’école ou d’activités parfois lucratives pour leurs localités pour partir à la recherche d’une vie meilleure. Le besoin d’argent nécessaire à la réalisation d’un tel projet, pousse certains jeunes à se lancer, une fois partis de Kanel, dans des activités illégales telles que le trafic de drogue, la prostitution, les exposant ainsi aux maladies sexuellement transmissibles et au VIH/Sida. L’autre conséquence à l’émigration est la baisse observée de la productivité agricole car la jeune main d’œuvre partie, on assiste alors à un vieillissement sensible de la population agricole. DÉMOGRAPHIE La population de Kanel est estimée à 7 880 habitants composée de 617 ménages seulement (en moyenne, 12,8 personnes par ménage). Les statistiques fournies par le RGPH III en 2002 sont quelque peu différentes: La population comptabiliserait 8997 habitants (4 185 hommes et 4 818 femmes), 501 concessions et 849 ménages. La population est jeune puisque 55,6% des habitants ont moins de 20 ans (PDU, 2003). RÉPARTITION DE LA POPULATION PAR ÂGE ET PAR SEXE: AGE (ANS)

MASCULIN

FÉMININ

TOTAL

0-4

594

580

1174

5-9

566

559

1125

10-14

565

510

1075

15-19

503

504

1007

20-24

373

378

751

25-29

256

300

556

30-34

174

277

451

35-39

148

196

344

PROFIL urbain de kanel - CONTEXTE

de matériel, pourrait constituer un atout commercial et par ailleurs, diversifier les habitudes alimentaires.

1111


261

Ethnies et religions

130

227

117

185

L’ethnie majoritaire dans la commune est le Hal Pulaar. Les proportions de chaque ethnie, selon l’estimation du PCI en 2003 sont les suivantes:

40-44

116

145

45-49

97

50-54

68

55-59

59

103

162

60-64

64

90

154

65-69

55

45

100

70-74

57

57

114

75-79

40

27

67

80 et plus

60

67

127

Total

3795

4085

7880

Source: PCI, enquêtes et recueil de données urbaines, PDU Kanel, 2003

Il importe de noter que la proportion d’hommes et de femmes est sensiblement égale sur l’ensemble de la population, mais qu’elle n’est pas homogène en fonction des tranches d’âge. Chez les enfants, la proportion de garçons est relativement plus importante, proportion qui s’inverse chez les individus imposables, peut être en raison de la forte émigration chez les hommes de cette catégorie. Le taux s’équilibre pour les personnes âgées.

PROFIL urbain de kanel - CONTEXTE

Le taux de croissance annuelle est évalué à 2,1%. Les différents quartiers connaissent cependant des évolutions disparates en terme de croissance. On observe en effet un accroissement très important à l’ouest à Thiélol (20% et dans une moindre mesure à Lamou Lao (17,7%), à Thiélol est (14, 3%), Yirla (13, 8%), Hola (13,6% ) et Allah Yidi lao (11, 8%), tandis que Kanel 2 connaît un progression beaucoup plus mesurée (5,7%). A noter qu’à Kanel 2, le faible accroissement s’explique du fait de sa récente installation.

12 12

• hal Pulaar: 96% • wolof: 2,4% • sérère: 0,3% • Diola: 0,3% • mandingue: 0,4% • autres: 0,6% L’islam est pour ainsi dire la seule religion pratiquée dans la commune (près de 100%). Les confréries tidianes dominent avec 97,6%, suivi des mourides (1,5%).


PROFIL urbain de kanel - CONTEXTE

Source: Guide du Routard du Sénégal

1313


GOUVERNANCE CADRE INSTITUTIONNEL

CADRE LÉGAL

L’État central est représenté au niveau local par le souspréfet et les services déconcentrés, il reste le garant de l’unité et de la sécurité nationale. Il définit et met en œuvre à travers les services déconcentrés, la politique générale du développement ainsi que les politiques sectorielles en matière de santé, d’éducation etc. il est également en charge de la formation et de la promotion du développement économique et social. Il définit également le cadre juridique et réglementaire de l’intervention des autres acteurs du développement.

La décentralisation apparaît à priori comme un instrument de facilitation et de consolidation du développement de proximité. En rupture avec les pratiques d’un développement centra-lisé, initié et programmé sans implication véritable des acteurs locaux, la décentralisation devra désormais conduire les acteurs politiques à considérer dans leurs prises de décision, les avis de la société civile. Elle devrait donc être un maillon très important dans la chaîne de bonne gouvernance et aurait pour mission de redéfinir les responsabilités et les rapports entre l’État et la société civile, en rapprochant l’administration de l’administré et en associant ce dernier à la gestion des affaires locales. Elle doit pour ça, bien évidemment, lui reconnaître la capacité de proposer puis de s’impliquer dans l’action locale.

Malgré les incertitudes liées à la délimitation de ses compéten-ces, il est généralement admis que la commune est responsable pour l’amélioration des conditions et du cadre de vie de ses citoyens, ainsi que du développement social à l’intérieur de ses frontières administratives.

PROFIL URBAIN DE KANEL - GOUVERNANCE

Avec les progrès réalisés en terme de démocratie et dans le domaine de la décentralisation, elle est appelée à jouer un rôle de plus en plus grand dans le développement. Cependant, ses capacités (humaines et financières) actuelles restent très en deçà des besoins urbains et de la demande sociale.

14 14

A Kanel, les ONG n’interviennent que de manière ponctuelle. Elles appuient le développement et agissent de plus en plus comme des organismes intermédiaires facilitant le dialogue et la concertation entre les institutions publiques et la population. Il faut toutefois noter que leur répartition sur le territoire est inégale. Enfin, un certain nombre d’acteurs au développement est présent à Kanel. Ainsi chaque quartier compte un ou plusieurs Groupements de promotion Féminine (GPF), Groupements d’Intérêt Economique (GIE), Associations Sportives et Culturelles (ASC) et organisations confessionnelles («dahiras»). Les regroupements professionnels (artisans, tailleurs et transporteurs, associations d’éleveurs et d’agriculteurs, etc.) et des structures d’entraide villageoise jouent un rôle au sein de la communauté.

PERFORMANCE ET RESPONSABILISATION The Au niveau local, on se rend compte que les populations ont été écartées du processus décisionnel et les élus locaux assument difficilement leurs nouvelles responsabilités. La décentralisation, n’a pas encore connu une fortune heureuse dans certaines zones. Les interviews menées auprès des populations locales montrent qu’elles n’ont pas en réalité pris une part active dans la réforme et que le processus de décentralisation n’est même pas bien compris par la plupart des acteurs. La démarche adoptée n’a pas été participative et les points de vue des populations n’ont pas été pris en compte. Les populations sont (ou devraient) être les premiers bénéficiaires de l’action des pouvoirs publics et des ONG. Toutefois, il faut reconnaître qu’à Kanel, la population très hétérogène (de par ses origines ethniques et les revenus très variables entre les citoyens) se trouve très souvent divisée sur les questions de développement de la ville, chacun agissant dans son intérêt propre. Cette diversité est cependant compensée par diverses formes de regroupements et d’associations qui structurent cette population. Les populations s’organisent en effet de plus en plus en association de quartiers, de jeunes, d’artisans, de femmes, d’agriculteurs, d’éleveurs, etc. et ce, afin d’initier des actions de développement communautaires. Ces initiatives, qui constituent une dynamique importante doivent être soutenue, non seulement par la commune, mais aussi par l’État et les ONG.


Parmi les structures et organisations d’appui au développement, on peut citer:

ENFORCEMENT DES CAPACITÉS HUMAINES ET FINANCIÈRES

L’État, par l’intermédiaire de ses partenaires, mobilise assez de ressources pour la gouvernance urbaine. Entre autres projets qui intègrent le volet gouvernance urbaine dans leurs activités, on peut citer le PADELU, l’ADM, la CAEL, le DGL FELO, certaines ONG et organisations de la société civile.

L’ARKF (Association des Ressortissants de Kanel en France): c’est une sous section de l’AJUK en France. Elle est très dynamique dans la recherche de partenaires extérieurs pour la réalisation de grands projets.

Club de solidarité: très dynamique dans la promotion de la femme. Il vient de mettre en place une mutuelle d’épargne et de crédit et fédère aujourd’hui plus de quinze associations.

GIE de Fama Debe: c’est une organisation d’éleveurs et d’agriculteurs très active dans le maraîchage, l’embouche bovine et le reboisement.

Les Associations sportives et culturelles ne sont pas en reste dans l’animation sportive et culturelle surtout pendant la période des grandes vacances.

L’ADOS (Association Drôme Ourossogui Sénégal): une organisation créée pour promouvoir la coopération décentralisée, qui appuie les initiatives et les actions de développement local. Elle a appuyé la commune de Kanel dans l’élaboration de son plan d’investissement communal et dans sa mise en œuvre pour le volet santé (réhabilitation du poste de santé et construction du logement du chef de poste).

• DGL FELO: c’est l’ONG d’appui à la décentralisation, elle a aidé la commune dans la formation et le renforcement des capacités des élus. • La ville française de Mantes-La-Jolie a signé une convention de partenariat avec la ville de Kanel dans le cadre de • la coopération décentralisée.

A Kanel, une initiative récente prise par la commune avait permis aux organisations de la société civile de participer à la préparation du budget. Toutefois, il faut reconnaître que beaucoup reste à faire pour atteindre le niveau souhaité en matière de démocratie participative. Concernant la mobilisation des ressources financières, ce que l’on peut dire, c’est que le budget de l’année 2003 a été équilibré (en dépenses et en recette) à hauteur de soixante quatre millions cinq cent quatre-vingt-dix neuf mille francs CFA (64 599 000 francs CFA). 41 060 000 concernent les dépenses de fonctionnement et 217 599 000 représentent les dépenses d’investissement. Nous l’avons dit, les acteurs impliqués dans l’élaboration de ce profil étaient unanimes à reconnaître qu’il n’existe pas de bidonville à Kanel.

Priorités identifiées

Mise en place et animation d’un cadre permanent de concertation.

La formation et le renforcment des capacités des élus locaux aux outils de communication, de négociation, de plaidoyer et de la gouvernance urbaine

La formation et le renforcement des capacités de la société civile.

La construction et l’équipement d’un centre d’information, de concertation et de documentation à Kanel (CICDOK).

PROFIL URBAIN DE KANEL - GOUVERNANCE

L’AJUK (Association des Jeunes Unis pour le développement de Kanel): une association apolitique et laïque qui intervient dans les domaines de l’éducation, de l’hydraulique, de la santé et des vivres de soudures. Elle s’investit également dans l’assainisement, le reboisement et la culture. Elle a à son actif plusieurs réalisations dont la plus importante reste le château d’eau et le réseau de distribution d’eau qui ceinture pratiquement toute la ville. Elle re groupe en son sein neuf groupements affiliés.

1515


Projet proposé GOUVERNANCE N°1

GOUVERNANCE N°2

Formation et renforcement des capacités des élus locaux aux outils de communication, de négociation, de plaidoyer et à la gouvernance urbaine Projet proposé

PROFIL URBAIN DE KANEL - GOUVERNANCE

N°3

16 16

page 26

Formation et renforcement des capacités de la société civile Projet proposé

GOUVERNANCE

page 25

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Construction et équipement d’un centre d’information, de concertation et documentation de Kanel (CICDOK)


bidonvilles CADRE INSTITUTIONEL Le code des collectivités locales: La loi N° 96-06 portant sur le code des collectivités locales définit le régime de compétence de la commune qui est identique à celui de la région. Assurer à l’ensemble de la population sans discrimination, les meilleures conditions de vie possible demeure l’une des missions essentielles assignées à la commune. Parmi les neuf blocs de compétences transférés à la commune et aux autres collectivités locales, figure un point intitulé «de l’urbanisme et de l’habitat» le décret 96-1138 du 27 décembre portant application de la loi sur le transfert de compétence en matière d’urbanisme et d’habitat stipule que la commune est compétente pour: •

L’élaboration des plans directeursd’urbanisme (PDU), des schémas directeurs d’aménagement urbain (SDAU), des plans d’urbanisme de détail (PUD), des zones d’aménagement concerté (ZAC), de rénovation urbaine et de remembrement;

La création de lotissements, leur extension ou leur restructuration, la délivrance du permis de construire, des certificats d’urbanisme et du permis de démolir;

La délivrance du permis de clôturer, du permis d’abattre les arbres;

L’autorisation d’installation et des travaux divers.

CADRE LÉGAL

20 juin 1988 et une partie réglementaire dont les dispositions plus anciennes (décret 66-1076 du 31 décembre 1966) précisent les conditions d’application de l’ancien code (datant du 26 mai 1966 et abrogé par la loi de 1988). La partie législative du code ne fait qu’exceptionnellement allusion à l’assainissement. La partie réglementaire du code dans les chapitres consacrés aux règles techniques applicables aux constructions impose des normes nombreuses et précises. Cependant, des contraintes fondamentales freinent encore l’application effective des ces textes. Le transfert de compéten-ces qui est l’une des nouveautés de la décentralisation a révélé, dans la pratique, des difficultés majeures. Les problèmes principaux sont l’insuffisance de moyens pour faire face aux charges occasionnées par l’exercice de ces nouvelles compétences, et le manque de formation des élus (par rapport aux spécificités de certaines compétences, à l’imprécision de certains textes et à la difficile collaboration entre les élus, les autorités administratives et les services déconcentrés de l’État.). La rénovation de la fiscalité locale, la consolidation des axes de coopération décentralisée, la mise en œuvre de certains instruments d’appui à la réforme, la création d’un climat de concertation entre tous les acteurs de la décentralisation et l’évaluation périodique des actions de décentralisation devraient permettre de relever les défis qui se posent au système de développement économique et social local. Mais là encore on note une grande faiblesse dont les causes sont à chercher dans la crise économique que traverse le Sénégal.

La loi N° 64-46 du 1er juin 1964 relative au domaine national.

Le code de l’environnement: l’article L29 du code de l’environnement stipule que les permis de construire relatifs aux projets de lotissement sont soumis au visa du ministre de l’environnement et doivent respecter les préoccupations d’environnement. Ils sont délivrés en tenant compte de la présence des installations classées et de l’impact de la construction sur l’environnement.

Le code de l’Urbanisme: Le code comporte une partie législative contenue dans la loi 88-05 du

RENFORCEMENT DES CAPACITES HUMAINES ET FINANCIÈRES Sur les 117 ha actuellement urbanisés, l’habitat est concentré sur une superficie de 53 ha. La superficie restante est occupée par les équipements publics (foyer de femmes, agence postale, mairie, écoles, poste de santé, marché central, case des tout petits) et les réseaux (téléphonique, électrique, eau courante). L’accès au logement, jusqu’à une époque, ne constituait pas un problème en soi car les conditions locales permettaient à chacun de disposer d’un terrain pour s’y établir. Avec son nouveau statut de commune, et la

PROJETS PROPOSÉS - bidonvilles

Les textes qui régissent le secteur de l’habitat sont:

1717


mise en œuvre du PDU (Plan Directeur d’Urbanisme), l’accès au logement devient de plus en plus compliqué. La situation se trouve aggravée par le fait que la ville a tendance à se développer rapidement. On touche ici à la préoccupation première des habitants de Kanel, en terme de développement urbain. Au niveau de la commune une commission domaniale est chargée de gérer le foncier en espérant que les services compétents de l’État prennent leurs responsabilités. Son rôle consiste à enregistrer les demandes et à attribuer les parcelles selon les critères retenus par la commune. La construction se fait sans autorisation préalable car les services de l’État en charge des procédures ne sont pas encore présents dans la commune. L’habitat à Kanel est assuré à plus de 87% sur fonds propres. Seuls 11% des ménages ont bénéficié de l’apport de la famille élargie pour la réalisation de leur logement. Les financements obtenus grâce à une épargne ou à un crédit sont rares. La commune a par ailleurs bénéficié de l’appui de partenaires comme l’ADM, l’ADOS, l’AJUK, etc. pour la réalisation ou la réhabilitation des équipements collectifs (gare routière, marché central, case des tout petits, foyer de femmes, poste de santé, château d’eau, etc.).

PROJETS PROPOSÉS - bidonvilles

TYPE D’HABITAT ET RÉGIME FONCIER

18 18

L’habitat de type traditionnel se caractérise par ses murs en banco, la toiture en tôle ondulée, et peut être complété avec des matériaux de récupération et de la paille. Il est présent dans tous les quartiers de Kanel (38,08% de l’habitat) mais est particulièrement représenté dans les quartiers de Lamou lao (21,3%), de Yirla (13,2%), de Thiélol Est (19,1%) et de Thiélol Ouest (14,9%). Ce sont les premiers quartiers de l’ancien village, constituant encore aujourd’hui le noyau central de la commune. Une bonne partie de la population y est concentrée. Ces quartiers présentent un aspect traditionnel non seulement de par la configuration des habitations mais aussi de par le manque d’infrastructures, de services sociaux de base et l’absence de lotissements. L’occupation des sols s’est fait de manière totalement anarchique.

L’habitat de type moderne se caractérise par le fait que les normes de constructions soient relativement respectées, même si c’est l’entreprenariat local qui se charge de sa réalisation. Les maisons sont en matériaux durables: les murs sont en durs (ciment, béton, etc.). La tôle ondulée est le matériau généralement choisi pour la toiture, mais celle-ci peut être également réalisée avec des dalles (béton armé), en double ou en chaume. L’habitat «moderne» représente 61,42% du parc de logement à Kanel. Ils sont surtout visibles dans les quartiers Thiélol Ouest (21,9%), Hoha (16,1%), thiélol Est et Yirla (plus de 13%). Même si la commune est encore considérée aujourd’hui comme une zone semi-rurale, au vu de la prolifération des projets de construction, le risque de voir la ville grandir de manière incontrôlée est assez grand. Type d’habitat moderne en construction

On constate à Kanel une opposition entre la tenure traditionnelle et la tenure moderne instituée par la loi. Avant que Kanel ne soit érigée en commune, certaines zones ont été occupées sans qu’une autorisation préalable n’ait pu être exigée. Le projet de créer des lotissements sur ces zones (il permettra de procéder à la distribution de 100 parcelles par an.), risque à l’avenir, de poser un certain nombre de problèmes aux autorités. Selon les services de l’aménagement du territoire, il n’existe à ce jour, aucun terrain immatriculé à Kanel (titre foncier, bail, etc.). Or, selon la loi sur le domaine national, «n’est propriétaire d’un terrain que celui qui dispose d’un titre foncier», les propriétaires traditionnels ne jouissant quant à eux, que du droit d’usage. Cette situation est la base des constructions anarchiques, empiétant parfois même, sur la voirie. Qu’ils s’agissent de l’habitat moderne ou de l’habitat traditionnel, l’entreprenariat local est mis à contribution et à moindre coût. Sur les 617 concessions que compte la commune, 439 sont occupés par leurs propriétaires, 107 par des copropriétaires, 48 par des locataires, 20 hébergent gratuitement leurs occupants et 3 sont des ¬logements de service. La densité moyenne d’occupation est de près de 13 personnes par concession et la surface des concessions est comprise entre 600 et 1300m².


Lotissement et assainissement.

Information et sensibilisation.

Mise en place d’une politique de l’habitat social accessible aux plus pauvres.

Lutte contre la pauvreté

Ceci dit, les idées de projets qui ont été proposées ne se rapportent pas uniquement au secteur de l’habitat, mais concerne de manière plus générale l’amélioration des conditions de vie des populations de Kanel. Il est question notamment de: •

Renforcer les capacités des services techniques déconcentrés et des commissions de la commune (avec un appui materiel notamment);

Organiser le lotissement des quartiers centraux et périphériques;

Réhabiliter, et étendre les équipements de la maternité;

Renforcer les infrastructures industrielles et socioéconomiques.

Projet proposé BIDONVILLES N°1

BIDONVILLES N°2

BIDONVILLES N°3

BIDONVILLES N°4

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Renforcement des capacités des services techniques déconcentrés; des commissions de la commune et appui materiel Projet proposé

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Lotissement des quartiers centraux et périphériques Projet proposé

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Réhabilitation, extension et équipement de la maternité Projet proposé

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Renforcement des infrastructures industrielles et socioéconomique

PROJETS PROPOSÉS - bidonvilles

Priorités identifiées

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ÉQUITÉ ENTRE LES SEXES ÉMANCIPATION

PROFIL URBAIN DE KANEL - ÉQUITÉ ENTRE LES SEXES ET VIH/SIDA

Le débat sur l’émancipation des femmes n’est malheureusement pas à l’ordre du jour, du moins pour l’instant, dans les collecti-vités locales sénégalaises où l’inégalité entre hommes et femmes persiste pourtant dans la vie publique comme dans les instances décisionnelles. Les femmes sont en effet sous représentées dans les assemblées locales (3 femmes conseillères sur 30 à Kanel alors que les femmes représentent plus de 52% de la population), même chose dans beaucoup d’autres secteurs influant sur l’opinion publique locale tels que la culture, les médias, le commerce et la religion. Le contexte local encore ancré dans les habitudes traditionnelles, ne favorise pas un tel débat. Les femmes sont encore maintenues dans des rôles spécifiques, secondaires. On s’en tient au discours établissant le code de conduite traditionnel, remettant les femmes «à leur place», c’est à dire limitée aux fonctions reproductives, domestique et éventuellement de transmission culturelle. Elles sont considérées comme intruses et étrangères, quand elles tentent d’investir l’espace public masculin.

2020

Il est indispensable d’ajouter que dans un contexte de pauvreté qui porte atteinte aux droits humains en général et à ceux de la femme en particulier, où se posent des problèmes de survie, les femmes elles-mêmes, considèrent que l’approche genre est un luxe et qu’il est pour le moment, hors propos.

ÉSENSIBILISATION, AUTONOMISATION ET RESPONSABILISATION Cependant, malgré la marginalisation dont elles sont victimes, les femmes tentent timidement de s’organiser dans les GPF, les GIE, les «mbootayes» (associations), etc. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment faire pour capitaliser l’expérience des femmes et comment conjuguer les efforts entrepris par les associations féminines et les institutions d’appui pour enclencher une dynamique qui permette un jour à la femme de retrouver sa place dans la société. L’espace où évo-luent les femmes, dans le cadre de leur organisation ou de leur travail domestique, devient ainsi un lieu d’expression. Au sein de cet espace, la femme parle, raconte, et s’affirme. Elle prend possession de cet espace, et en tant que sujet à part entière et en tant qu’acteur

dynamique, muni de la volonté de s’en sortir. Il faut donc commencer d’abord par valoriser et (re)dynamiser cet espace afin de renforcer les capacités socioéconomiques des femmes.

Priorités identifiées

Sensibilisation, formation et information des élus et des leaders d’opinion sur le souci d’équité entre les sexes.

Sensibilisation et formation des femmes sur leurs droits et devoirs.

Renforcement des capacités économiques des femmes. (appui financier aux GPF pour s’organiser et développer des projets avec un volet alphabétisation)

Mise en place d’un cadre de concertation entre les élus, les GPF et les ONG sur l’implication des femmes dans le processus de développement.

Construction et équipement d’un foyer de la femme et mise en place d’une caisse de crédit.

Projet proposé

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ÉQUITÉ ENTRE LES SEXES N°1 Information, sensibilisation et Formation sur le genre Projet proposé

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ÉQUITÉ ENTRE Lutte contre la pauvreté féminine LES SEXES N°2 (appui financier aux GPF pour s’organiser et développer des projets avec un volet alphabétisation)

Projet proposé

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ÉQUITÉ ENTRE Construction et équipement d’un LES SEXES N°3 foyer de la femme et mise en place d’une caisse de credit


services urbains

La commune de Kanel dispose d’un forage d’un débit de 50m3/h qui alimente toute la ville. L’extension du réseau est passée de 4 410 ml en 1999 à 14 657 ml en 2003. La couverture en eau est satisfaisante car selon les enquêtes réalisées par le PCI, 55,27% des ménages disposent de l’eau courante à domicile (robinet), tandis que 24,96% s’approvisionne à partir de bornes fontaines, 19% aux puits et 0,32% au fleuve (l’eau du fleuve étant surtout utilisée pour la lessive et la vaisselle). La ville compte 24 bornes fontaines fonctionnelles, 8 non fonctionnelles et 341 branchements des ménages. Le forage est géré par un comité de gestion qui compte 14 membres dont 8 collectrices. Le prix du m3 d’eau est de 175 francs CFA.

ASSAINISSEMENT La commune de Kanel ne dispose pas de réseau d’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales. 67,26% des ménages évacuent les eaux usées domestiques dans la rue, 19,77% dans la cour et 16,20% dans des fosses de fortune. Les eaux pluviales suivent leur voie naturelle sous forme de ruisseau, vers le bassin versant du fleuve Sénégal. Pendant l’hivernage, à cause des inondations, plusieurs quartiers deviennent difficiles accès.

DÉCHETS SOLIDES Aucun système de gestion organisé des ordures ménagères n’existe encore à Kanel. Les ordures ménagères sont directement déversées dans la nature, d’où la présence de nombreux dépôts sauvages dans la ville. Il en existe quatorze au total, certains dans des espaces libres ou des maisons abandonnées, d’autres, aux alentours des habitations.

CIRCULATION URBAINE ET INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES système de gesA partir de la gare routière, des transporteurs privés assurent plusieurs liaisons quotidiennes vers des destinations comme Dakar, Ourossogui, Matam, Bakel d’une part et les localités voisines d’autre part. Le trafic se fait également par

des voitures «clandos» (taxis «clandestins», illégaux.). A l’intérieur de la commune et pour accéder aux localités voisines, le moyen de transport le plus utilisé par les populations reste les calèches. Elles sont mieux adaptées pour joindre certaines zones difficiles d’accès par voiture. Le transport est une activité économique qui constitue un apport financier intéressant pour les transporteurs mais aussi pour la mairie qui exploite judicieusement l’aire de stationnement de la gare routière (d’une capacité de 30 voitures.). La commune de Kanel est traversée du nord au sud par la route nationale 2 (de Ourossogui vers Bakel), sur 3 km. A l’intérieur de la commune, selon la direction des travaux publics, quelques 2100 mètres linéaires de voiries seraient revêtus contre 26 365 mètres non-revêtues. A l’intérieur des quartiers, les voies sont sinueuses et ne sont empruntées que par les piétons et les calèches. La situation de la zone exige l’utilisation de tous les moyens de transport (moderne comme traditionnel). Sur cette photo, côte à côte une charrette et un taxi « clando » attendent les clients au marché de Kanel.

ÉNERGIE ET LÉCOMMUNICATIONS L’électricité provient de deux transformateurs de la SENELEC. En 2003 on comptait dans la commune 322 abonnés. Des efforts considérables ont été consentis par la commune dans le domaine de l’éclairage public en remettant en état les 80 poteaux d’éclairage. Le réseau de l’éclairage public totalise désormais un linéaire de 17 920 mètres de distribution en basse tension. En matière de communication, on compte à Kanel 15 télé-centres et 160 branchements de téléphones à domicile.

PROFIL URBAIN DE KANEL - services urbains de base

ACCÈS A L’EAU POTABLE

21 21


SÉCURITÉ Jeune commune, Kanel ne dispose pas encore de service de sécurité (police, gendarmerie, sapeurs pompiers, etc.) La gendarmerie et le commissariat les plus proches se trouvent à Matam distante de 32 km (La caserne militaire de Ourossogui à 22 km.). La caserne des sapeurs pompiers la plus proche se trouve à Richard Toll, à 348 km de Kanel. Cette situation rend les interventions très difficiles et extrêmement lentes en cas de vol (surtout de bétail), de conflits entre éleveurs et agriculteurs ou d’incendie.

PROJETs PROFIL URBAIN PROPOSÉS DE KANEL - ÉquitÉ - services entre les urbains sexes et de vih/sida base

SERVICES DE SANTÉ

22 22

La commune de Kanel dispose d’un poste de santé construit en 1978, d’une capacité d’hospitalisation de sept lits seulement (dont trois pour la maternité) ce qui reste très insuffisant en rapport avec une population de 7880 habitants (soit un lit pour plus de 1125 habitants). Par ailleurs, le poste de santé se caractérise par son sous équipement et la vétusté de ses moyens matériels et logistiques et l’insuffisance de son personnel. En effet, les prestations sont assurées par un personnel composé de huit personnes seulement (le médecin chef de poste, un infirmier d’État, et deux sages-femmes). La couverture sanitaire est donc jugée globalement problématique au regard des normes sanitaires qui préconisent un poste de santé pour 5000 individus. Par ailleurs la distance séparant deux postes ne devrait pas excéder 5 km. Mais en dépit de son plateau technique très rudimentaire (insuffisance des ressources matérielles et humaines), le poste de santé de Kanel est fréquenté par les populations des nombreuses localités environnantes (Foumihara demboul, Foumihara diobé, Diam Welly, Wouro Sidy, Medina Torobé, Gana Bolol, Thialy, Sénopal, etc). L’hôpital de Ourossogui et le district sanitaire de Matam respectivement situé à 22 et 32 km de Kanel ne constituent en effet qu’un recours possible pour les populations.

ÉDUCATION La commune de Kanel compte une école préscolaire (case des tout petits), 2 écoles primaires (Kanel I et Kanel II) et une école secondaire. Les deux écoles primaires regroupent un total de 21 classes pour un effectif de

1190 élèves, les 9 classes du CEM accueillent 370 élèves de la 6ème à la 3ème et la case des tout petits totalise un effectif de 71 élèves. Les deux écoles primaires ne possèdent pas l’électricité et sont encore installées dans des abris provisoires. Le nombre moyen d’élèves par classe se situe entre 35 et 60. Ce taux est considéré comme correct par rapport à la norme nationale qui est de 60 élèves par classe. Cependant, l’évolution actuelle de la scolarisation dans la commune pourrait nécessiter dans les prochaines années, de nouvelles infrastructures et davantage de personnel scolaire. En effet, une forte augmentation de la demande a pu être récemment constatée, due sans doute aux campagnes de sensibilisation sur la scolarisation nécessaires des enfants. Les « daaras » (écoles coraniques), nombreux dans la localité, sont au nombre de 27 et accueillent 1124 talibés. Avec une population composée de 55,6 % de jeunes de moins de 20 ans et l’existence de plusieurs associations sportives et culturelles (ASC), Kanel ne dispose que d’un stade étroit (construit en 1999) et d’une maison des jeunes. Il existe aussi au niveau de la commune un foyer de femme mais totalement dépourvu d’équipement. Les équipements culturels se résument quant à eux, à une bibliothèque privée.

SERVICES URBAINS N°1

Projet proposé

Projet d’assainissement de Kanel Projet proposé

SERVICES URBAINS N°2

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Projet de construction et équipement d’un foyer de jeunes


ENVIRONNEMENT

CADRE LÉGAL ET ÉLABORATION DES POLITIQUES La commune de Kanel vient d’inaugurer son plan directeur d’urbanisme (PDU) en mai 2004. Un plan qui n’a pas encore eu un début d’exécution mais qui rend visibles les problèmes de la commune en terme d’environnement urbain. L’élaboration d’un livre blanc prévue dans la deuxième phase permettra de mettre en exergue les atouts et les contraintes et d’identifier les besoins en fonction des hypothèses d’urbanisation à retenir. Toutefois l’économie de ce document fait ressortir les difficultés suivantes en terme d’aménagement et d’environnement: Zones inondables

Ces zones sont situées dans la presque totalité des quartiers où des maisons sont inondées, voire détruites pendant l’hivernage par le phénomène du ravinement. Périmètre communal et extensions urbaines

Les terrains aptes à l’urbanisation et servant de zones d’extension à la commune sont gérés par les communautés rurales. Le périmètre communal projeté n’est pas encore défini. Ainsi toutes autres occupations de terres de la communauté rurale pourraient entraîner des conflits. Nombreux terrains vagues

Les terrains non-aménagés situés dans d’anciens lotissements sont très nombreux. Cet état de fait rend le tissu urbain distendu et accroît, par conséquent, l’étendue urbaine. Ajoutons à ces problèmes d’aménagement, le mauvais état de la voirie urbaine qui ne dispose pas de bordures, ni de systèmes d’évacuation des eaux de pluies. Notons enfin, l’inexistence d’espaces verts et de loisirs dans la commune de Kanel.

RENFORCEMENT DES CAPACITÉS HUMAINES ET FINANCIÈRES En termes de potentialités, la commune possède des réserves foncières estimées à 80% qui peuvent effectivement répondre aux préoccupations d’aménagement du territoire. Elles ne sont pour le moment, pas matérialisées pour éviter leur occupation.

SENSIBILISATION ET RESPONSABILISATION La gestion de l’environnement urbain dans une ville comme Kanel pose problème du fait de la transition brutale du rural à l’urbain. Cela se ressent surtout au niveau des types d’aisance où une enquête réalisée par PCI (Poly Consult Ingénierie) montre que 62, 23% des ménages utilisent des latrines artisanales (fût enfoncé dans le sol), 25,93% des toilettes connectées à une fosse, tandis que 11,83% «vont dans la nature». Cette situation varie d’un quartier à un autre. Par exemple aux quartiers Yirla, Thiélol Est, Thiélol Ouest et Kanel 2, plus de 17% de ménages utilisent encore la nature. Ce qui constitue un danger potentiel, en terme de santé public. Une campagne d’information et de sensibilisation serait souhaitable dans la mesure où certaines fosses sont construites à proximité des réseaux d’adduction d’eau. Il faut toutefois noter que des efforts sont entrepris par les ménages dans ce domaine, avec la construction progressive de douches internes avec conduite d’eau ou externe avec ou sans conduite d’eau.

PROFIL URBAIN DE KANEL - ENVIRONNEMENT

CADRE INSTITUTIONNEL

2323


AGREED PRIORITIES

Lotissement de la commune.

Mise en œuvre du plan d’urbanisme directeur.

Information, sensibilisation et éducation environnemen tale.

Projet de reboisement (bois communal) et aménagement des espaces verts de Kanel.

Projet d’assainissement de Kanel.

Projet de construction et équipement d’un foyer de jeunes.

SERVICES URBAINS N°1

Projet proposé

page 33

Projet d’assainissement de Kanel Projet proposé

page 34

SERVICES

PROFIL URBAIN DE KANEL - ENVIRONNEMENT

URBAINS N°2

2424

Projet de construction et équipement d’un foyer de jeunes


Forces

Faiblesses

Opportunité

Menaces

Existence des institutions d’appui à la formation des élus et d’appui à la société civile

Récupération politique

INFORMATION, COMMUNICATION et TRANSPARENCe Processus de décentralisation et de démocratisation locale en cours

Faible organisation de la société civile

Existence des OCB

Inexistence d’un cadre permanent de concertation

Présence des partis de l’opposition dans le conseil municipal

Faible capacité de communication et de négociation des élus et de la société civile

Projet proposé GOUVERNANCE N°1

Formation et renforcement des capacités des élus locaux aux outils de communication, de négociation, de plaidoyer et à la gouvernance urbaine

Conflits de leadership

OBJECTIFS: •

Informer et sensibiliser les élus sur le projet.

Mettre à leur disposition des outils efficace de gestion.

PRINCIPAUX RÉSULTATS:

DURÉE: 6 mois. BÉNÉFICIAIRES: Élus locaux. PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Ministère de la décentralisation, institutions d’appui aux communes et à la société civile, ONG. COÛT ESTIMÉ: US$ 24 000. SITUATION: Les élus dont certains sont à leur premier mandat ne sont pas bien outillés pour développer leur localité de manière participative et transparente.

Les élus sont informés et sensibilisés

Ils ont à leur disposition des outils efficaces de gestion et s’en servent

PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: •

Information et sensibilisation des élus et des partenaires

Sessions pratiques et théoriques de formation

Suivi/évaluation

COMMENT LE PROJET SERA MIS EN OEUVRE: Avec l’appui de la maison des élus locaux et des institutions d’appui à la decentralization.

PROJET PROPOSÉS - GOUVERNANCE

LOCALISATION: La commune de Kanel.

2525


Projet proposé GOUVERNANCE N°2

Programme de formation des élus locaux

LOCALISATION: La commune de Kanel. DURÉE: 6 mois. BÉNÉFICIAIRES: Société civile et leaders d’opinion. PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: ONG, Institutions d’appui à la société civile. COÛT ESTIMÉ: US$ 20 000. SITUATION: La société civile en voie de construction n’a ni les moyens ni la capacité de proposition et de contre proposition et de s’impliquer dans le débat socioéconomique en cours. OBJECTIFS: Renforcer les capacités de la société civile. PRINCIPAUX RÉSULTATS: La société civile est formée et mieux outillée pour participer activement aux débats socioéconomiques. PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET:

Projet proposé GOUVERNANCE Construction et équipement d’un centre d’information, de N°3 concertation et de documentation de Kanel (CICDOK)

LOCALISATION: Commune de Kanel. DURÉE: 20 mois. BÉNÉFICIAIRES: Différents acteurs (élus, société civile, OCB, services techniques ONG, etc.) PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Ministère de la décentralisation, autres ministères, direction de la carto-graphie, statistique, ONG, Maison des élus locaux, institutions d’appui, etc. COÛT ESTIMÉ: US$ 160 000 SITUATION: Absence d’un cadre dynamique de concertation, de documentation et d’information OBJECTIFS: Mettre à la disposition de la société civile et des autres acteurs un cadre dynamique de concertation, de documentation, de banques de données et d’information. PRINCIPAUX RÉSULTATS:

PROJET PROPOSÉS - GOUVERNANCE

26 26

Information et sensibilisation de la société civile

Le centre est construit et équipé;

Session de formation

Voyages d’échanges et de partage avec les autres acteurs de la société civile

Le centre est fréquenté et contribue au développement de la commune.

Suivi/evaluation

COMMENT LE PROJET SERA MIS EN OEUVRE:

PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: •

Information et sensibilisation des acteurs;

Information et sensibilisation de la société civile

Plans de construction;

Définition des activités du centre;

Session de formation

Mise en place d’un comité de gestion.

Voyages d’échanges et de partage avec les autres acteurs de la société civile

Suivi/évaluation

COMMENT LE PROJET SERA MIS EN OEUVRE: La mise en œuvre se fera de manière participative avec l’apport des acteurs concernés.


Forces

Faiblesses

Opportunités

Menace

stratÉgie pour amÉliorer les conditions de vie dans les bidonvilles •

Manque d’information et de sensibilisation

Existence des entrepreneurs et opérateurs privés locaux

Disponibilité d’espace

Investissement des émigrés dans l’immobilier

Absence de politique de promotion de l’habitat social

Inexistence des réseaux

Existence d’un PDU

Faible capacité financière et humaine de la commune

Faible revenu des populations

Existence des organisations communautaires de développement

Projet proposé BIDONVILLES N°1

Renforcement des capacités des services techniques déconcentrés; des commissions de la commune et appui matériel

Pauvreté

OBJECTIFS: •

Renforcer les capacités matérielles et humaines des bénéficiaires

PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET: Capacités renforcées

DURÉE: 6 mois. BÉNÉFICIAIRES: Services techniques et commissions PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Ministère de l’urbanisme, Direction de la cartographie; SIG COÛT ESTIMÉ: $US 100 000. SITUATION: Les services techniques et les commissions n’ont pas les ressources matérielles et humaines nécessaires pour accomplir convenablement leur mission

PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: • Choix des formateurs • Session de formation • Suivi/évaluation COMMENT LE PROJET SERA MIS EN OEUVRE: Les ministères concernés aideront la commune à la mise en œuvre du projet.

PROJETS PROPOSÉS - bidonvilles

LOCALISATION: Service régional de l’urbanisme et d’aménagement du territoire, commission domaniale de la commune

2727


Projet proposé

Projet proposé BIDONVILLES N°2

Lotissement des quartiers centraux et périphériques

BIDONVILLES N°3

Réhabilitation, extension et équipement de la maternité

LOCALISATION: Quartiers Khoha, Lao A et B et Kanel II.

LOCALISATION: Centre de santé de Kanel.

DURÉE: 15 mois.

DURÉE: 12 mois.

BÉNÉFICIAIRES: Commune de Kanel.

BÉNÉFICIAIRES: Femmes de Kanel.

PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Commune, ministère de l’urbanisme, services départementaux et régionaux.

PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Comité de santé, commune, personnel sanitaire, ministère de la santé, Population Council, services départementaux et régionaux.

COÛT ESTIMÉ: $US 400 000. SITUATION: Des quartiers de Kanel ont conservé leur architecture rurale (sans lotissement, ruelles étroite, accès difficile, difficulté de mettre en place des réseaux d’assainissement et autres. OBJECTIFS: Assurer le lotissement de la ville. PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET: Les quartiers sont lotis.

COÛT ESTIMÉ: $US 110 000. SITUATION: La plupart des femmes accouchent dans des conditions difficiles à cause de la situation actuelle de la maternité. 3 lits d’hospitalisation et sans autres moyens. Certaines préfèrent accoucher à la maison avec ce que cela comporte comme risque. OBJECTIFS: •

Créer des conditions adéquates pour la santé maternelle;

Permettre aux femmes d’accoucher dans de bonnes conditions.

PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: • Informer et sensibiliser les populations;

PROJETS PROPOSÉS - bidonvilles

• Lancement de l’appel d’offre;

28 28

• Elaboration de la cartographie et des plans; • Recensement des concessions qui vont être touchées; • Négociation avec les victimes du lotissement; • Choix du site pour le relogement; • Démarrage du lotissement.

PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET: •

La maternité est réhabilitée et équipée;

Le taux de fréquentation augmente;

Les femmes accouchent dans de bonnes conditions.

COMMENT LE PROJET SERA MIS EN OEUVRE: •

Il sera mis en œuvre avec la participation des populations

Mis en place et équipement d’un comité de sensibilisation et de pilotage

PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: •

Plan d’extension et de réhabilitation;

Information et sensibilisation des femmes;


Formation des relais et sages-femmes;

Appel d’offres;

Démarrage des travaux.

COMMENT LE PROJET SERA MIS EN OEUVRE: Le comité de santé et le personnel médical piloteront le processus du début à la fin.

PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: •

Aménagement d’une aire de débarquement, de conservation et de vente de poissons;

Construction d’une boulangerie moderne;

Construction d’un garage de taxi.

COMMENT LE PROJET SERA MIS EN OEUVRE: La commune et le comité de gestion (qui sera mis en place) se chargeront d’identifier les promoteurs et les entrepreneurs.

Projet proposé BIDONVILLES N°4

Renforcement des infrastructures industrielles et socioéconomique

LOCALISATION: Marché et débarcadère. DURÉE: 16 mois. BÉNÉFICIAIRES: Transporteurs urbains, pêcheurs, opérateurs économiques. PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Chambre de commerce, ministère de la pêche, opérateurs économiques, commune, commerçants.

SITUATION: Les infrastructures capables d’impulser le déve-loppement de la commune font défaut à Kanel. OBJECTIFS: Mise en place des infrastructures qui favorisent le développement socioéconomiques et les échanges. PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET: •

Les infrastructures sont mises en place.

PROJETS PROPOSÉS - bidonvilles

COÛT ESTIMÉ: $US 140 000.

2929


Forces

Faiblesses

Opportunités

Menace

politiques pour une meilleure ÉquitÉ entre les sexes et endiguer le vih/sida •

Existence de nombreuses GPF;

Analphabétisme des femmes;

Existence d’un départemental;

service

Ignorance des droits et devoirs de la femme;

Présence des femmes dans le conseil municipal en tant que présidentes des commissions.

Obstacles culturels et religieux;

Faible participation et implication des femmes aux débats politiques et socioéconomiques;

Faible Représentativité des femmes dans les instances de décision;

Faible capacité économique des femmes.

Projet proposé

PROJETs PROPOSÉS - ÉquitÉ entre les sexes et vih/sida

ÉQUITÉ ENTRE LES SEXES N°1 Information, sensibilisation et formation sur le genre

30 30

Intégration du genre dans les interventions des ONG d’appui;

Programme SCOFI.

Incompréhension de certaines couches de la société.

OBJECTIFS: Susciter une adhésion des leaders et décideurs à l’approche genre.

LOCALISATION: La commune.

PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET: Une bonne compréhension de l’approche genre. Point de vue de la religion musulmane sur l’équité genre.

DURÉE: 3 mois.

PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET:

BÉNÉFICIAIRES: Élus locaux, chefs religieux, associations de jeunes, organisations de femmes. PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Services techniques départementaux, COSEF, Maison des Élus Locaux, RADI, CAEL. COÛT ESTIMÉ: $ US20 000. SITUATION: Discrimination à l’égaard des femmes.

Information, sensibilisation et échanges avec les investisseurs, les leaders d’opinion.

Organisation des sessions par groupe et une session de synthèse avec les représentants de toutes les couches visées.

DÉCRIRE COMMENT LE PROJET SERA MIS EN ŒUVRE: Cibler les participants. Les informer sur le but et objectifs du projet. Organiser des sessions de formation par groupes cibles. Le Puular et/ou le wolof sera utilisé comme langue de travail.


Projet proposé ÉQUITÉ ENTRE Lutte contre la pauvreté féminine LES SEXES N°2 (appui financier aux GPF pour s’organiser et développer des projets avec un volet alphabétisation)

DÉCRIRE COMMENT LE PROJET SERA MIS EN ŒUVRE: Recensement des groupements de femmes de chaque quartier de la commune. Mise en place d’un dispositif organisationnel et de suivi/évaluation.

Projet proposé LOCALISATION: Tous les quartiers de la commune.

ÉQUITÉ ENTRE Construction et équipement d’un LES SEXES N°3 foyer de la femme et mise en place d’une caisse de crédit

DURÉE: 12 mois. Groupements

de

femmes

de

la

LOCALISATION: Dans le territoire communal.

PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Services techniques départementaux. Municipalité.

DURÉE: 12 mois.

COÛT ESTIMÉ: $US 70 000.

BÉNÉFICIAIRES: Les femmes et les jeunes filles de la commune de Kanel.

SITUATION: Les femmes sont confinées à des travaux domestiques très pénibles.

OBJECTIFS: •

Alléger des travaux domestiques de la femme.

Réduire le temps de travail de la femme et lui permettre de s’instruire.

PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET: •

Travaux de la femme allégés;

la femme s’emploie dans d’autres activités génératrices de revenus ou d’apprentissage.

PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: •

Information

Formation

Appui aux GPF

Suivi/évaluation

PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Services techniques, commune, ONG, caisses d’épargne et de crédit et les banques. COÛT ESTIMÉ: $US 20 000. SITUATION: Les femmes sont confinées à des travaux domestiques sans moyen de s’épanouir et de s’investir correctement des activités génératrices de revenus OBJECTIFS: Promouvoir la femme aux plans culturel et socio-économique PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET: Conditions socio-économiques de la femme améliorée. Niveau élevé d’alphabétisation et de participation aux activités de la commune PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: •

Construction et équipement d’un foyer de la femme.

Mise en place d’une caisse de crédit. Formation des femmes en gestion et alphabétisation

PROJETs PROPOSÉS - ÉquitÉ entre les sexes et vih/sida

BÉNÉFICIAIRES: commune

3131


DÉCRIRE COMMENT LE PROJET SERA MIS EN ŒUVRE: •

Rencontrer les groupements de femmes de la commune et leur expliquer les buts et objectifs du projet.

Déterminer avec la municipalité le site du projet.

Déterminer avec la municipalité le site du projet.

Mettre en place un comité de gestion de la caisse de crédit.

Mettre en place un système de suivi évaluation

PROJETs PROPOSÉS - ÉquitÉ entre les sexes et vih/sida

ÉQUIPEMENT À SE PROCURER:

32 32

Équipement en mobilier du foyer de la femme.

Équipement en matériel de sonorisation.

Équipement en matériel audiovisuel (téléviseur, rétroprojecteur, vidéo, cassette, magnétophone), ordinateurs


Forces

Faiblesses

Opportunités

Menace

Éducation environnementale et sensibilisation Existence des zones de dégagement;

Existence des services techniques;

Existence des relais communautaires;

Existence d’un plan directeur d’urbanisme.

Quartiers non lotis;

Insuffisance des moyens humains et financiers de la commune;

Coopération décentralisée

Les émigrés

ONG d’appui

Comportement attitude et réticence de la population

Insuffisance des moyens humains et financiers des services techniques concernés (SRAT et SRU).

Projet proposé ENVIRONNEMENT Information, sensibilisation et N°1 éducation environnementale

LOCALISATION: Communes. DURÉE: 24 mois. BÉNÉFICIAIRES: OCB, élèves, enseignants et leaders d’opinion. PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Partenaires au développement, services techniques départementaux, ministère de l’environnement. COÛT ESTIMÉ: $US 40 000. SITUATION: Le manque d’information, de sensibilisation et d’éducation constitue un facteur bloquant pour toute initiative allant dans le sens de l’amélioration de l’environnement.

OBJECTIF: Informer, sensibiliser et former les acteurs clés aux méthodes de protection et de gestion de l’environnement urbain PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET: Les acteurs concernés sont informés et disposent des outils pratiques d’animation dans les quartiers PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: Information, sensibilisation et session de formation. DÉCRIRE COMMENT LE PROJET SERA MIS EN ŒUVRE: Le service départemental des eaux et forêts sera chargé avec les organisations de base et la mairie de sa mise en oeuvre. ÉQUIPEMENT À SE PROCURER: Rétroprojecteur, padex.

PROJETs PROPOSÉS - ENVIRONNEMENT

3333


Projet proposé ENVIRONNEMENT Projet de reboisement (bois N°2 communal) et aménagement des espaces verts de Kanel

DÉCRIRE COMMENT LE PROJET SERA MIS EN ŒUVRE: Le Service Départemental des Eaux et Forêts sera chargé avec les organisations de base et la mairie de sa mise en oeuvre. ÉQUIPEMENT À SE PROCURER: Gabion, arrosoirs, pics, râteaux, robinet, raccords canalisation etc.

LOCALISATION: Axe routier (bois communal) ceinture d’arbres entre la ville et les terres inondables, espaces verts dans les quartiers. DURÉE: 12 mois. BÉNÉFICIAIRES: Population de la commune de Kanel. PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Partenaires au développement, commune de Kanel, OCB, services départementaux, ministère de l’environnement. COÛT ESTIMÉ: $US 40 000. SITUATION: Désertification, conditions climatiques dures, chaleur excessive. OBJECTIFS: Lutte contre aménagement des espaces verts.

la

désertification,

PROJETs PROPOSÉS - ENVIRONNEMENT

PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET:

34 34

Réduction de la désertification;

Création d’un cadre de écologiquement acceptable.

vie

urbain

PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: •

Activités de reboisement;

Aménagement des espaces verts, formation sensibilisation.


Projet proposé SERVICES URBAINS N°2

Projet de construction et équipement d’un foyer de jeunes

LOCALISATION: La Commune de Kanel.

LOCALISATION: Au quartier Kanel II.

DURÉE: 12 mois.

DURÉE: 12 mois.

BÉNÉFICIAIRES: Population de la ville de Kanel.

BÉNÉFICIAIRES: Jeunes de la Commune de Kanel.

PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Partenaires au développement, commune de Kanel, OCB, services techniques départementaux, Ministères.

PARTENAIRES DANS LA MISE EN ŒUVRE: Partenaires au développement, Commune de Kanel, OCB, Ministère de la Jeunesse.

COÛT ESTIMÉ: $US 200 000.

COÛT ESTIMÉ: $US 150,000.

SITUATION: Insalubrité de la ville, stagnation des eaux usées etc.

SITUATION: Absence d’un cadre approprié d’épanouissement, de culture et de loisir pour les jeunes.

OBJECTIFS: Mettre en place un réseau adapté et durable d’évacuation des eaux et des ordures

OBJECTIFS: Permettre l’épanouissement de la jeunesse par des activités culturelles et de loisir.

PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET: Un réseau de collecte et d’évacuation des eaux et des ordures est mis en place.

PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET:

PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: Activités de formation, d’information, de sensibilisation de d’implication des riverains et des acteurs, activités d’assainissement (personnel de la commune et relais communautaire) DÉCRIRE COMMENT LE PROJET SERA MIS EN ŒUVRE: •

Localisation et délimitation des zones concernées;

Démarrages des travaux.

ÉQUIPEMENT À SE PROCURER: Gants; chaussures (bottes) brouettes, pelles, râteaux; produits sanitaire (grésils) charrettes (pour transporter des ordures) tracteur, benne tasseuse.

Un cadre approprié est crée

Les jeunes fréquentent ce cadre et s’y épanouissent

PRINCIPALES ACTIVITÉS DU PROJET: •

Information et sensibilisation des jeunes;

Localisation du site;

Appel d’offre;

Démarrage des travaux.

DÉCRIRE COMMENT LE PROJET SERA MIS EN ŒUVRE: •

Sur la base d’un appel d’offre, un entrepreneur sera choisi.

ÉQUIPEMENT À SE PROCURER: Sonorisation, chaises, tables, outils informatiques, peinture, télé vidéo, bouche d’incendie, bibliothèque, écran géant, téléviseur.

PROFIL URBAIN DE KANEL - services urbains de base

SERVICES URBAINS N°1 Projet d’assainissement de Kanel

Projet proposé

35 35


Bibliographie: •

Plan Directeur d’Urbanisme de Kanel, PCI mai 2004

Programme Pilote de lute contre la pauvreté, PNUD juillet 2001

Budget de la commune, 2003

Entretien avec les services techniques départementaux et régionaux


Liste des abréviations et des sigles: ADM:

Agence de Développement Municipal

ASC:

Association Sportive et Culturel

ADOS:

Association Drome Ourossogui Sénégal

AJUK:

Association des jeunes Unis pour le Développement de kanel

ARKF:

Association des ressortissants de Kanel en France

CAEL:

Centre d’Appui aux Elus Locaux

GIE:

Groupement d’Intérêt Economique

GPF:

Groupement de promotion Féminine

MST:

Maladies Sexuellement Transmissibles

ONG:

Organisation Non Gouvernementale

PADELU:

Programme d’Appui au Développement Local Urbain

PDU:

Plan Directeur d ‘Urbanisme

PCI:

PolyConsult Ingénierie

SAED:

Société d’Aménagement et d’Exploitation du Delta

SCOFI:

Scolarisation des filles

SDAU:

Schéma Directeur d’Aménagement Urbain

SENELEC: Société Nationale d’Electricité SIDA:

Syndrome Immuno Déficience Acquise

SIG:

Système d’Information géographique

SRAT:

Service Régional d’Aménagement du Territoire

SRU:

Service Régional d’Urbanisme

37


Liste des personnes rencontrées: 1. Amadoune DIOP: Direction de l’Aménagement du territoire 2. Wane: Maire de Kanel 3. Bagnink Mall: 1er adjoint au Maire de Kanel 4. Mamadou Diallo: 2ème adjoint au maire de Kanel 5. Ibrahima Koilibaly: Conseiller municiapal 6. Biram Sady Ndiaye: Chef service départemental social 7. Seydi Ababacar Bèye: Chef service départemental Eaux et forêts 8. Amadou Tidiane Sy: Président de ASC LAO 9. Samba Ousmane Sall: Conseiller municipal 10. Oumar Ba: Secrétaire municipal 11. Aissatou Mamadou Diallo: Agent municipal 12. Assaita Samba Diop: Conseiller municipal 13. Mamadou Moustapha Cissé: Inspection départemental des soins vétérinaires 14. Mamadou Lamine Diouf: Directeur CDEPS 15. Oumar Barry Diallo 16. Aminata Coulibaly: Agent municipal 17. Ousmane Diouf: Statisticien SAED 18. Direction Régionale de l’Aménagement du territoire 19. Direction régionale de l’Urbanisme 20. Mohamed Sylla: ADOS

38


39


LISTE DES PERSONNES PRÉSENTES AU SEPO ET À L’ÉLABORATION DES FICHES DE PROJETS: Mamadou Diallo: 2ème adjoint au maire de Kanel Ibrahima Koilibaly: Conseiller municiapal Biram Sady Ndiaye: Chef service départemental social Seydi Ababacar Bèye: Chef service départemental Eaux et forêts Amadou Tidiane Sy: Président de ASC LAO Samba Ousmane Sall: Conseiller municipal Oumar Ba: Secrétaire municipal Aissatou Mamadou Diallo: Agent municipal Assaita Samba Diop: Conseiller municipal Mamadou Moustapha Cissé: Inspection départemental des soins vétérinaires Mamadou Lamine Diouf: Directeur CDEPS Oumar Barry Diallo Aminata Coulibaly: Agent municipal Mame Woury Thioub: Assistante technique Agenda 21 Matam

CO N TA C T S : Alioune Badiane, Directeur du Bureau Régional pour l’Afrique et les Pays Arabes (BRAPA), E-mail: alioune.badiane@unhabitat.org Alain Grimard, Coordinateur du programme, E-mail: alain.grimard@unhabitat.org Joseph Guiebo, Conseiller Principal chargé de l’Afrique francophone. Email: joseph.guiebo@unhabitat.org

É Q U I P E D U R U S P S A U K ane L : Mme Ndèye Fatou D. Guèye et Dr Oumar Cissé avec l’appui de El Housseynou Ly et de Moussa Sy

40

Senegal: Profil Urbain de Kanel  

Située à 440 km à l’est de Saint Louis et à 700 km de Dakar sur la rive gauche du fleuve Sénégal, la commune de Kanel n’a été créée qu’en 19...

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