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contenus et les modalités d’évaluation des diplômes. Le service public étant le seul garant de l’égalité, il doit être financé selon les besoins des universités et garantir les mêmes conditions d’études.

L’Union Nationale des Etudiants de France, première organisation étudiante, est le seul syndicat présent dans tous les établissements d’enseignement supérieur. Indépendante des partis p o l i t i q u e s , d e s administrations, comme des gouvernements, elle intervient pour informer, défendre, organiser la solidarité et représenter les étudiants quelle que soit leur filière ou leur origine. L’UNEF a aussi vocation à intervenir sur les sujets de société (comme la lutte contre l’extrême droite ou les discriminations) ou en solidarité avec les salariés. Organiser des initiatives en ce sens, c’est affirmé le rôle citoyen de l’étudiant.

Le journal de l’UNEF AixMarseille, Trait d’union, a vocation de permettre à l’ensemble des étudiants de notre académie de bénéficier des informations et actualités nationales comme locales.

L’Université doit permettre à tous les étudiants d’accéder à une formation. Pourtant la politique actuelle du gouvernement à l’égard de l’enseignement supérieur ne va pas en ce sens. Le gouvernement fait le choix de la concurrence. Il ne finance que 10 campus, laissant les autres de côté, et ajoute à cela une modification du système de financement. Les universités seront financées à présent sur des critères de performance. Il est de plus inquiétant que nos universités ne disposent pas des mêmes modalités d’examens. Certaines universités ont le rattrapage, des notes éliminatoires… Il faut donc instaurer un cadrage national des diplômes pour harmoniser les intitulés, les

recherche du premier emploi pour la période d’insertion professionnelle et la reconnaissance des qualifications dans les conventions collectives pour que notre emploi et notre rémunération corresponde à notre niveau d’étude sont Le gouvernement n’a pas importantes. augmenté l'encadrement, remettant ainsi en cause nos Etre étudiant ne doit pas rimer chances de réussir à avec précarité. Les étudiants l’université. Or dans des ont pourtant souvent recours universités délabrées, des aux emplois précaires avec amphis bondés… ne répondent toutes les difficultés que cela pas à ce besoin. Pourtant le implique dans la vie d’un gouvernement continu de étudiant (impossibilité remettre en cause ce dernier, d’assister aux cours, fatigue notamment avec la supplémentaire…). Seul 7% suppression cette année de des étudiants ont une chambre 900 postes d’enseignants et de en cité u, les autres restent personnels laissant croire que chez leurs parents ou de se nos secrétariats ouvrent déjà tournent vers le privé. En cette suffisamment longtemps. La rentrée, le cout de la vie a réponse est pour le moins augmenté de 3,2%. Il faut une inadaptée quand on voit que véritable augmentation du 40% des étudiants sortent nombre et du montant des chaque année de l’université bourses, des aides au sans diplôme par manque logement, et la construction et d’encadrement. Le la réhabilitation de logements recrutement d’enseignants- universitaires. Mais au-delà de chercheurs et personnels l’urgence, seul un véritable s’impose ainsi que la statut social reposant sur une multiplication des cours en allocation d’autonomie (Cf. petits groupes. De plus, l’accès Dossier) pourra garantir au diplôme reste la meilleure l’indépendance financière protection contre le chômage nécessaire pour étudier et qui touche principalement les réussir quelle que soit sa jeunes. Pour protéger les situation sociale et familiale. jeunes et améliorer la qualité des diplômes, une aide à la Yann Kaczmarek Formation des enseignants

Rédactrice en chef : Julie Toubiana. Directeur de la publication : Damien Thirion.

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L’UNEF obtient le 10è mois de bourse

P. 2 Les services de l’UNEF

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Travailleurs sans papiers

P. 2 L’UNEF demande le retour du rattrapage

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Mobilisation pour les droits des femmes

P. 3 Tribunes des tendances

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Besoin d’un job? : appelle toi Sarkozy !

P. 3 DOSSIER : L’allocation d’autonomie

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Bilan des élections locales

P. 4 Interview

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National

Voici déjà 5 ans que l’UNEF se battait en multipliant les mobilisations (que se soit à chaque rentrée universitaire par la revendication de ses exigences auprès du gouvernement ou bien par le biais de pétition,...) dans le but de voir créé un 10ème mois de bourse pour tous les étudiants boursiers.

La mise en place d’un 10ème mois de bourse était devenue plus que vitale : inexistante pour le mois de septembre alors que celui-ci est le mois de toutes les galères d’une année universitaire lorsque

En effet depuis la réforme Licence Master Doctorat en 2004 qui a rallongé le calendrier universitaire et le passe à 10 mois de cours, la plupart des étudiants reprennent les cours au mois de septembre. Les bourses n’ont pourtant pas suivi et sont versées uniquement sur 9 mois alors qu’une année universitaire en compte désormais 10. Dans le contexte de crise économique actuel les jeunes sont aujourd’hui les premières victimes, sacrifiés sur l’autel de la rigueur budgétaire.

mois de bourse mais reste vague sur sa date de versement : sera-t-il versé dès 2009 ou seulement à partir de la rentrée de 2010 ? L‘UNEF exige sa mise en place immédiate, pour cela elle a déjà fait voter une motion au CNOUS lors des discussions sur le projet de loi de finance au gouvernement et appelle le 13 novembre à un rassemblement massif sur le budget de 2010 devant l’Assemblée Nationale. Cette victoire de l’UNEF démontre l’utilité et la nécessité de l’engagement collectif.

l’on sait qu’il faut payer le loyer, la nourriture, les livres scolaires mais également faire face à la hausse des dépenses obligatoires décidée, cette année encore, par le

leurs conditions de vie.

Nous avons tous vu, soutenu voire participer au mouvement de grève des travailleurs sans papiers en avril dernier qui avait permis la régularisation de 2500 travailleurs sans papiers. Depuis le 12 octobre, suite à l’appel de syndicats (CGT, Solidaires, CFDT, FSU et UNSA) plus de 1000 travailleurs sans papiers se sont remis en grève pour demander leur régularisation ainsi que l’amélioration de leurs conditions de travail et

gouvernement (+2% de hausse des frais d’inscription, +1,5% de hausse des frais de sécurité sociale, +1,7% pour le prix du repas du restaurant universitaire, etc.) Le coût de la vie a augmenté cette année

Aujourd’hui les travailleurs sans papiers sont de plus en plus nombreux et font vivre certains secteurs de l’économie tels que le bâtiment, la restauration, le nettoyage, l’aide à la personne, la sécurité et bien d’autres encore. Ces travailleurs n’ont ni protection sociale, ni protection juridique contrairement aux autres salariés alors qu’ils cotisent pour la retraite, l’assurance maladie, les Assedic… s’en pouvoir en bénéficier. Il est totalement scandaleux que des personnes qui travaillent et payent leur cotisations ne puissent pas bénéficier de protection, et risque l’expulsion tous les jours en allant travailler, c’est pourquoi l’UNEF dénonce cette situation ultra précaire des travailleurs sans papier ainsi que le laisser faire du gouvernement concernant

Pour obtenir de nouvelles victoires : Augmentation du montant des bourses, du de 3,2% pour les étudiants. nombre d’étudiants ayant accès à une bourse, allocation Mardi 29 septembre 2009, d’autonomie,… Syndique-toi ! victoire de l’UNEF ! Nicolas Sarkozy annonce officiellement Adrastéa Cadiat la mise en place du 10ème

l’arbitraire des préfectures, c’est-à-dire que les demandes de régularisation sont adressées aux préfectures et selon la préfecture les demandes se heurtent à des blocages, les dossiers sont traités très lentement voire pas du tout… L’UNEF ne peut tolérer ce manque d’investissement de la part de l’Etat et s’associe aux travailleurs et autres organisations engagée dans ce mouvement pour exiger une nouvelle circulaire qui garantira la régularisation des sans-papiers sur des critères simplifiés, améliorés mais aussi standardisé pour qu’il n’y est pas d’inégalité selon les départements. Mais le gouvernement s’entête et continue d’augmenter ses objectifs chiffrés d’expulsions comme on a pu le voir récemment avec les trois Afghans expulsé le 20 octobre

dernier. L’UNEF dénonce cette politique d’ « immigration choisie » où les travailleurs sans papiers risquent à tout moment d’être arrêtés et expulsés. Il ne faut pas oublier que cette égalité des droits concerne aussi les étudiants sans papiers dont la plupart sont obligés de se salarier. Ces étudiants sont dans une situation très précaire car ils sont obligés de sa salarier pour financer leurs études, et en se salariant ils risquent les mêmes dérives que les autres travailleurs sans papiers. Il est donc important de rappeler au gouvernement les traditions d’accueil de notre pays, le droit d’accéder aux études ainsi que le droit de travailler pour tous. Marion Francillon


Mouvement qui vise à défendre les droits fondamentaux des femmes. Da n s la l ig n é e des mouvements de 1968 sont crées deux organisations de libération au rayonnement international : Women’s Lib aux Etats-Unis et le MLF (Mouvement de Libération des Femmes) en France. Le XXème siècle fut marqué par plusieurs mesures symboliques en France : le droit de vote des femmes en 1944, la loi Neuwirth qui légalise la contraception en 1967 et la loi Veil en 1975 qui dépénalise l’avortement, permet une refonte totale de la législation du divorce et établit l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Pourtant aujourd’hui, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint, une autre est violée toute les dix minutes. L’écart des salaires entre hommes et femmes est de plus de 20%, seulement 10% des maires sont des femmes contre 81,5% députés masculins parallèlement. 80% des emplois précaires sont occupés par une femme.

L’UNEF a suivi massivement a l’appel du Collectif national pour les Droits des Femmes et de Femmes solidaires où ce sont 15 000 manifestants qui se réunirent le 17 octobre à Paris pour manifester et dénoncer un phénomène qui tend dangereusement à devenir une tendance : la dégradation de la condition sociale féminine. Venus des quatre coins de la France, d’Amiens, de Bordeaux, de Lille, de Marseille, de Lyon et bien d’autres, tous avaient un but commun : éviter que le contexte socio économique actuel ne mette au second plan ce perpétuel combat de la quête pour une égalité des sexes au profit d’un combat contre la « diversité » où les femmes seraient une simple catégorie dans les masses. Le mouvement avait plusieurs visées : - Défendre le principe même de la liberté de disposer de son corps au travers notamment d’un véritable accès à l’avortement et la contraception alors que se ferme de manière déguisée (au nom de la restructuration hospitalière) des Centres d'Interruption Volontaire de Grossesse (CIVG). - Permettre une autonomie financière pour les femmes au travers de vrais emplois, de vrais statuts, des salaires décents et du temps pour vivre. - Assurer la dignité avec la reconnaissance des

Jean Sarkozy, compétent ou pistonné ? 62% des jeunes diplômés en 2008 n’ont toujours pas de travail au bout d’un an. Ce triste constat ne fait que s’accroître a la crise économique et à la politique du gouvernement. Face à la crise, les jeunes n’ont apparemment pas tous les mêmes problèmes d’insertion professionnelle. Alors que les jeunes sont en première ligne de la crise, le diplôme reste la meilleure arme individuelle contre le chômage. Pour tous ? Non. Un irréductible îlot de privilèges perdure au sein de la République et continue de faire primer l’acte de naissance sur les qualifications obtenues. Mieux que le diplôme, le piston. En effet, Jean Sarkozy peut prétendre diriger le plus gros quartier d’affaire européen en étant en Licence 2 de Droit. Nous pouvons nous demander quels sont les critères de sélection pour y prétendre ! Expérience? Compétence? Diplôme? Nom de Famille? Cette scandaleuse nomination a été dénoncer

droits des lesbiennes. Ainsi qu’en votant et en appliquant une loi-cadre contre les violences faites aux femmes et l'heure où la "Mission d'évaluation de la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes", composée de 30 député(e)s a rendu son rapport. - Exprimer notre refus de tous les intégrismes religieux et crier bien fort notre solidarité internationale avec les femmes en lutte dans le monde entier ainsi que les femmes étrangères en France. - Réaffirmer notre défense résolue de tous les droits des femmes dans une période de régression sociale et d'attaques sans précédent et tous azimuts de la part du pouvoir. L’UNEF rappelle que le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes est toujours d’actualité. En effet, que ce soit dans l’éducation, dans le monde du travail ou encore dans la sphère familiale, des inégalités inacceptables perdurent et restent tolérées. L’université n’est pas épargnée des logiques sexistes. Les femmes restent majoritaires au sein des filières littéraires, les enseignants chercheurs ou les présidents d’universités sont majoritairement des hommes. Le combat féministe est un combat à part entière de la transformation sociale. Il doit être mené dans l’éducation et dans les universités. L’UNEF participera à la journée de lutte contre les violences faites au femmes le 25 novembre 2009.

par l'UNEF, qui a lancé une vaste campagne. La polémique créée par cette nomination s’ajoute aux difficultés rencontrées par le Président avec sa majorité et aux autres affaires. Jean Sarkozy a donc retiré sa candidature. Alors que la jeunesse se précarise toujours d’avantage, alors que la misère et le chômage se font toujours plus présents, l’UNEF dénonce le fossé entre les actes et la parole du Président de la République. C'est une dérive monarchique de plus. Le mépris de Nicolas Sarkozy pour la jeunesse ne s'arrête pas là puisqu'il ose dire durant la polémique sur la nomination de son fils «désormais, ce qui compte en France pour réussir ce n'est plus d'être « bien né », c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve, par ses études de sa valeur». L’UNEF propose aux étudiants et aux jeunes diplômés en galère d’emploi de solliciter le poste à leur tour ! Léo Beaune

Christopher Thevenet


L’UNEF remporte les élections aux UFR de Victoire de l’UNEF aux élections aux Conseils de Lettres ! résidence des Cité U !

En cette rentrée 2009, l’UNEF s’est fortement mobilisée pour défendre toujours au mieux les droits des étudiants sur leur lieu d’études. L'UNEF a obtenu la majorité dans les UFR avec 56,45% des voix. Les UFR sont les unités de formation et de recherche qui regroupe plusieurs filières où les élus enseignants, administratifs et étudiants discutent du budget, des emplois du temps, du contenu des cours…autrement dit, ils s’occupent de toute la structure pédagogique. Les résultats obtenus par l’UNEF à ces élections témoignent de la volonté des étudiants de voir les

revendications portés par leur syndicat émergées, telles que la mise en place de la compensation annuelle qui permet de valider son année en faisant la moyenne des 2 semestres, mais aussi la mise en ligne de la totalité des cours consultables gratuitement sur internet. L’UNEF se bat notamment pour la défense du service public de l’enseignement en exigeant l’égalité des droits entre toutes les facs de France, des diplômes reconnus sur le marché du travail et de qualité et une aide de l’état plus importante pour répondre aux besoins des étudiants.

Parce que la vie ��tudiante ne s’arrête pas à la fac, l’UNEF a également reconduit ses listes FERUF (Fédération des étudiants en résidences universitaires de France). La FERUF est l’UNEF en cité U. Elle se bat au quotidien pour améliorer les conditions de vie de tous les étudiants. L'UNEF a obtenu la majorité des élections dans l’ensemble des cités U avec 70,66% des voix. Les élus forment le conseil de résidence. Ils s’activent à résoudre tous les problèmes qui peuvent se poser dans une résidence universitaire et font le

Le soutien des étudiants permet donc à l’UNEF une nouvelle victoire qui témoigne de l’importance des revendications de l’UNEF auprès des étudiants. (Pense à signer la pétition de l’UNEF pour le maintien de la compensation annuelle et contre les notes éliminatoires au local de l’UNEF !)

Les conditions de formation et les modalités de recrutement des enseignants actuellement en débat engagent l’avenir de notre système éducatif dans un contexte de renouvellement important de la profession.

étudiants (qui devront mener de front préparation des épreuves, mémoires de recherche, validation du master et éventuellement stage en responsabilité), et s’oppose également à l’élévation du niveau de qualification en rendant impossible toute formation professionnelle et disciplinaire pendant l’année de M2. Cette réforme impose aux étudiants de passer un Master à l’université, et non plus une licence, avant de passer leur concours. Les stages pratiques d’enseignement deviennent facultatifs puisqu’ils ne figureront plus dans le concours et les lauréats n’auront donc pour la plupart jamais intervenu auprès d’une classe. Les IUFM ont donc vocation à disparaître alors qu’ils sont les seuls lieux dispensant une formation professionnelle aux futurs enseignants.

Les orientations, prises par la réforme du gouvernement, vont à l’encontre d’une démocratisation de l’accès aux métiers de l’enseignement et s’opposent à l’amélioration de la qualité de la formation. La formation professionnelle des futurs enseignants est réduite. L’articulation entre concours et masters va rendre ingé- Pourtant, malgré l’importance de ce dosrable l’année de master 2 pour les sier qui constitue un véritable choix de

lien entre les étudiants et le personnel administratif de la cité U et du CROUS. L’UNEF entend bien poursuivre sa politique de rénovation et atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée, à savoir la réhabilitation du reste des logements étudiants et la construction de nouveaux, l’amélioration du matériel (changement des plaques chauffantes, meilleur accès à internet, …). Elle continuera à développer l’opération « Récup’ Etudiante » qui consiste à récupérer du mobilier aux étudiants sur le départ pour les redistribuer gratuitement à la rentrée). Cette victoire de l’UNEF appuyée par les étudiants, réaffirme sa place de 1ère organisation de la jeunesse au sein de la vie étudiante. L’UNEF sort donc renforcée de ces élections et continuera de défendre et se battre pour l’obtention de nouveaux droits étudiants ! Ophélie Migliorini

société, le gouvernement a fait le choix d’une réforme controversée et du passage en force. Au lieu de profiter du report d’un an de l’application complète de la réforme obtenu par la mobilisation de l’an dernier pour mettre en place une réelle concertation destinée à l’élaboration d’une réforme partagée, Luc Châtel et Valérie Pécresse ont rendu leurs derniers arbitrages contre l’avis de tous les acteurs concernés (étudiants, lycéens, parents, enseignants, enseignants-chercheurs, IUFM, universités…). Parce qu’enseigner est un métier qui s’apprend, l'UNEF et 18 syndicats appellent à une journée nationale de mobilisation mardi 15 décembre dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur (notamment dans les IUFM). Damien Thirion


L'UNEF, le syndicat étudiant, a pour rôle d'informer et de défendre les étudiants, mais aussi d'organiser la solidarité.. En effet, dans le contexte actuel, il est plus que nécessaire d'améliorer les conditions de vie des étudiants. Celles-ci s'étant dégradées du fait du contexte économique actuel, mais aussi à cause des dépenses indispensables auxquelles les étudiants doivent faire face (alimentation, loyer, etc...). Pour les aider, l'UNEF, par le biais de l'UCEF (l'Union des Coopératives Etudiantes de France), met en place un certain nombre de services. Une bourse aux livres est ainsi organisée chaque année en fac de Droit et sur plusieurs semaines en fac de Lettres. Le principe est simple: les étudiants souhaitant vendre leurs livres viennent les déposer et fixent eux-mêmes les prix, et récupèrent l'intégralité de l'argent de

leur vente. Ceci permet à tous les étudiants d'acheter des livres à prix réduits et donc de faire des économies. Les étudiants étant plus que touchés par la baisse du pouvoir d'achat, certaines dépenses quotidiennes peuvent parfois s'avérer difficiles. L'UNEF a donc mis en place depuis le lundi 12 octobre 2009 une coopérative étudiante à retrouver au local de l'UNEF (bureau D022 en LSH à Aix) qui propose des produits à prix réduits sur lesquels les adhérents bénéficient de prix encore plus avantageux. Vous pouvez ainsi retrouver fournitures scolaires (cahier, stylos, crayons, gommes, règles) mais aussi boissons, snacks, etc... De plus, l'UNEF met désormais à la disposition de tous les étudiants une photocopieuse à utiliser gratuitement au local de l'UNEF en fac de Lettres à Aix. Selon les filières, les étudiants doivent

Malgré les demandes incessantes des élus UNEF dans les conseils de l’Université d’Aix-Marseille 3, l’administration refuse toujours le retour des sessions de rattrapage.

Depuis la mise en place du LMD en 2004, les universités sont libres dans l’application des modalités de contrôle des connaissances. L’autonomie des universités permet à chacune d’entre elles d’imposer aux étudiants des modalités d’examens différentes selon leur filière. Ainsi à l’Université Paul Cézanne, les étudiants en Droit et en Economie ne bénéficient plus de la session de rattrapage (contrairement aux étudiants de Sciences), ce qui constitue une attaque importante des droits étudiants dans l’université.

L’administration justifie ces atteintes aux droits des étudiants par une vision archaïque et mandarinale du système universitaire, selon laquelle la qualité d’un diplôme serait conditionnée par l’importance de la sélection. L’UNEF dénonce ce fonctionnement et affirme que ce n’est pas la sélection qui permet la qualité d’un diplôme mais le contenu de ce qui est enseigné et la capacité à faire réussir les étudiants. Aujourd’hui de nombreux étudiants en l’absence de session de rattrapage se retrouvent en enjambement sur plusieurs années, ce qui entraine de grandes difficultés administratives et pédagogiques. Mais surtout, les étudiants en enjambement ne disposent pas des 60 crédits requis pour la validation d’une année universitaire, ce qui sera donc pris en compte par le CROUS comme un redoublement pouvant aller jusqu’à entraîner la perte de la bourse pour beaucoup d’entre eux.

La session de rattrapage est l’outil qui permet aux étudiants de pouvoir bénéficier d’une seconde chance à leurs examens, une seconde session. Il est important que l’ensemble des étudiants puissent bénéficier de cette seconde session qui assure et garantie l’égalité entre tous les étudiants, salariés ou non, D’une université à une autre, voire même rencontrant des difficultés particulières au sein d’une même université, les ou non, etc. étudiants ne bénéficient donc pas des

effectuer des achats indispensables pour leurs études. L'UNEF allège ces dépenses en proposant à tous les adhérents des réductions sur ces achats incontournables. C'est notamment le cas pour les étudiants en Droit où les adhérents bénéficient de réductions sur les Codes Civils (-11% en 2010) et en Sciences où ils bénéficient de réductions sur les blouses et trousses de dissections. Parce que la culture doit être accessible à toutes et à tous, l'UNEF négocie chaque année des avant-premières à tarifs réduits pour l'ensemble des étudiants. Tous ces services sont possibles grâce à l'UNEF et aident déjà de nombreux étudiants depuis plusieurs années. Retrouve tout le détail et l'actualité de ces services sur le site: www.unefaixmarseille.fr Estelle Desmeurs

mêmes droits. Ces inégalités remettent aujourd’hui en cause nos chances de réussir à l’Université. A Paris 2 ASSAS, à la Sorbonne... les étudiants bénéficient de la session de rattrapage, c’est également le cas en Sciences à AixMarseille 3, etc. L’UNEF lancera prochainement une grande campagne de pétitions sur AixMarseille 3 pour exiger le retour de la session de rattrapage. Nous le voyons plus que jamais le combat mené par l’UNEF pour l’égalité des étudiants est d’actualité. Albin Faure


Chaque mois Trait d’Union donne la parole aux tendances minoritaires qui composent l’UNEF, le reste du journal étant rédigé par la Tendance Majorité Nationale de l’AGE, afin de connaître leur lecture de l’actualité récente. Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique - AGE Aix-Marseille Depuis 2 ans et demi, Sarkozy et son gouvernement attaquent les travailleurs et les jeunes de toutes parts : SNCF, Poste, Education, Hôpitaux, offensive raciste et réactionnaire … et leurs amis du patronat continuent à licencier. Leur projet libéral tend à faire baisser le coût du travail, casse nos droits, nous précarise et nous divise. Dans les Facs, après 4 mois d'une grève historique, V.Pécresse continue sur la même feuille de route. D'abord, la masterisation des concours IUFM que X.Darcos était censé reporter, s'applique bel et bien dès cette année dite « transitoire ». En faisant passer le niveau requis de BAC+3 à BAC+5 et en supprimant l'année de stage rémunérée, c'est une année de plus à financer, une formation plus faible et à terme pour ceux qui auront eu le master mais pas le concours, ce seront des contrats précaires au lieu d'un statut de fonctionnaire pour être enseignant (dores et déjà, des dizaines d'enseignants sont embauchés de manière précaire et sans aucune formation par l'ANPE). D'ici peu ce seront tous les concours de la fonction publique qui passeront à bac+5 et ce sera la casse du statut de fonctionnaire. Cette réforme rentre dans la logique globale de privatisation de service publique. Par exemple, ce sont les financements « à la performance » que nous impose le gouvernement ou bien les financements directs du privés permis par la loi LRU qui entrent dans nos facs. Conséquence directe : c'est le contenu de nos enseignements qui est touché, les entreprises déterminent ainsi le contenu de nos études pour faire de nous de futurs salariés précaires et exploitables. Ce sont des UE en moins, des diplômes ultra spécialisés, des contenus tellement différents entre une fac d'élite (un des 10 pôles d'excellence de l'opération campus ) et une fac « poubelle » ( les 70 autres qui n'ont pas droit à ces financements publics) qu'une fois sur le marché du travail, ces différences servent au patronat pour nous mettre en concurrence et donc mieux nous exploiter. Cette logique de privatisation s'applique à tous les secteurs. Il faut donc s'organiser massivement et dans l'unité afin de combattre toutes ces réformes que nous subissons et sauver nos services publiques et nos emplois. L'an dernier des millions de travailleurs et des dizaines d'entreprises se sont mobilisées mais cela n'a pas suffit à faire reculer le gouvernement de plus en plus offensif et arrogant. Cependant les lycées et les guadeloupéens ont connu des victoires grâce à un mouvement massif, unitaire et organisé démocratiquement, il faut donc suivre ces exemples afin de combattre les réformes de V.Pécresse mises en place dans les universités. Les lycéens, les postiers, les étudiants dans divers pays du monde, d'Autriche jusqu'en Californie ou bien encore les travailleurs sans papiers se mobilisent actuellement. Nous devons chercher à faire converger nos luttes parce qu'ensemble nous sommes plus forts et qu'il n'y a que par un mouvement massif et unitaire que, comme pendant le CPE, nous pourrons l'emporter.

Tendance Refondation Syndicale - AGE Aix-Marseille Les mots changent mais l'enjeu reste le même : Nous voulons la justice sociale, l'égalité des chances et la solidarité, la défense des étudiants. La Tendance pour une Refondation Syndicale est ainsi la seule à proposer d'articuler les enjeux nationaux avec le contexte local : en demandant que les régions puissent répartir une partie des fonds alloués par l'Etat, en permettant une véritable autonomie des AGE, pour une politique volontaire et coordonnée entre universités, régions et CROUS. A l'heure de la crise économique et de l'intégration européenne, la mobilité étudiante mérite des améliorations de fond. La TRS propose d’autre part la création d'une Agence nationale de la mobilité pour mettre en place une politique ambitieuse et réelle dans ce domaine. La société évolue, et nous devons en tenir compte. Si les diplômes doivent tous dépendre d'un cadrage national, les compétences extra-universitaires peuvent être prises en compte (vie associative...) et l'orientation redéfinie par un meilleur suivie des services en amont et en aval (du bac au « marché » du travail). Enfin, projet phare de la TRS, le projet de Crédit universel de formation vise à répondre à ces nouvelles exigences : chacun disposerait de 20 semestres d'études financés par la solidarité nationale, à répartir comme il/elle le souhaite tout au long de la vie. Car étudier est un droit, et l’UNEF le défend, pour les étudiants, pour la société.


Aujourd’hui le phénomène de reproduction sociale à l'université reste très présent : seulement 3% de fils d'ouvriers en 3e cycle contre 20% en 1e cycle. Un étudiant sur deux est obligé de se salarier pour financer ses études, sachant que les étudiants salariés ont un taux d'échec de 40% supérieur aux non salariés. On comprend donc que la situation sociale, le milieu familial et le capital culturel sont des facteurs primordiaux en ce qui concerne l'accès et la réussite dans l'enseignement supérieur. Le système d'aide actuel date de l'après guerre. A cette époque, il n'y avait que 200 000 étudiants, principalement issus de milieux aisés, dont peu de boursiers. Aujourd'hui l'université accueille 2,2 millions d'étudiants venant de tous les milieux. Pour autant, les différents gouvernements n'ont pas su faire évoluer le système d'aide en fonction de cette massification. Les aides perçues par les étudiants sont insuffisantes pour subvenir à leur besoins. Le système est non seulement illisible (plus de 150 aides différentes) mais également injuste. L'État consacre plus d’argent en exonérations fiscales aux familles les plus riches ayant un étudiant à charge (1,7 milliards d’€/an) qu’en aides directes aux étudiants (1,3 milliards d’€/an).

L'insuffisance des aides met les étudiants dans une situation où ils se voient partagés entre dépendance familiale et emplois précaires. Le cloisonnement dans la cellule familiale renforce la reproduction sociale, et peut influencer les choix d'études. Au contraire la jeunesse aspire à l'autonomie! Dans son discours sur la jeunesse du 29 septembre, Nicolas Sarkozy a annoncé la mise en place d'un 10e mois de bourse. Depuis 2005, l'UNEF exigeait la création de ce mois de bourse supplémentaire, correspondant à l'allongement des calendriers universitaires dû à la réforme Licence Master Doctorat (LMD). Il s'agit d'une victoire des étudiants, qui permettra aux boursiers de palier à la galère du mois de septembre et de ses dépenses. Cependant, bien que nécessaire cette réponse n'est pas suffisante. Elle ne doit pas être considérer comme une finalité mais comme une avancée vers l'allocation d'autonomie, car le système d'aide ne doit pas être réformé mais intégralement

Parce que les jeunes (y compris étrangers) n’ont aucun statut protégeant la période de formation, l’UNEF se bat pour la mise en place d’un statut social qui comprend un volet financier, l’allocation d’autonomie : aide unique calculée en fonction de la situation propre de chaque jeune (et non des parents) et d’un montant suffisant pour pouvoir faire ses propres choix d’étude sans être obligé de se salarier. Cette aide doit couvrir tous les jeunes en formation et en insertion.

Bien sûr l'allocation d'autonomie à un coût : 13 milliards d'euros. Mais c'est avant tout un choix politique, celui d'investir dans sa jeunesse. Comme la santé, l'éducation est un bien public, elle doit être financée par la solidarité collective. On ne met pas d'argent de côté au cas où on serait malade, il y a la sécurité sociale pour ça. De la même manière, ce n'est pas à chacun d'investir (ou d'emprunter) pour se payer ses études, c'est aux collectivités de couvrir les besoins de formations. Par ailleurs, l'argent existe il faut juste savoir à quoi l'employer. Toutes aides confondues (bourses, allocation logement, …) on a déjà 7 milliards d'euros. Les 8 milliards restant ne pèsent pas lourds face aux 15 milliards accordés aux riches par le paquet fiscal. refondu. L'université ne doit pas être un outil de sélection mais un ascenseur social pour tous. Notre bataille est celle de la massification et de la démocratisation, pour que tout jeune puisse accéder aux études supérieures et les réussir. Afin d'atteindre cet objectif il faut mettre en sécurité sociale les jeunes en formation et en insertion. Pour un statut social du jeune en formation et en insertion Il faut donc mettre fin à la dépendance et à la précarité grâce à l'allocation d'autonomie. Selon une enquête de l'Observatoire de la Vie Étudiante (OVE) le montant de cette somme devra être de 900 à 1 000€, pour qu'un étudiant soit autonome. Les étudiants ont déjà montré leur capacité de gestion avec la LMDE (mutuelle étudiante) ou encore l'UCEF (coopératives étudiantes). Nous sommes les mieux placés pour gérer nos affaires et connaitre nos besoins, c'est pour cela que l'allocation d'autonomie doit majoritairement être gérée par des étudiants. L’allocation d’autonomie est la première pierre du statut social. Mais il y a d’autre volet : il faut aussi permettre l'accès à un logement autonome pour tous. Le logement est l'un des premier pas vers l'autonomie. 80% des étudiants qui vivent chez leur parents le font par obligation, par manque de moyens ou parce que les logements étudiants ne sont pas suffisants (cité U). Pour remédier à cela il est nécessaire d'accélérer la construction de logements universitaires (seuls 7% des étudiants y ont accès), de généraliser le cautionnement de solidarité à tous, d'augmenter les aides au logement et d'exonérer les étudiants de la taxe d'habitation. Le financement la vie étudiante au-delà de la fac est essentiel. La vie d'un étudiant ne se restreint pas aux murs de sa fac, c'est pour cela qu'il est primordial de mettre en place des demi-tarifs pour les jeunes en formation et insertion dans les transports, la gratuité des musées pour faciliter l'accès à la culture,… Ce projet de statut n'a rien d'utopique : 5 candidats à la dernière présidentielle en reprenaient l'idée. C'est l'unique façon de permettre à l'université de se démocratiser et de continuer à se massifier. Il s'inscrit dans l'idée d'une transformation sociale qui mènera à l'augmentation du niveau général de qualification de la population. Julie Tubiana


fondamental, c'est de participer aux actions menées par le Collectif National Droits des Femmes qui rassemble les syndicats, les partis et les associations autour de mots d'ordre féministes. C'est le CNDF qui a été à l'initiative de la manifestation du 17 octobre. Dans le mouvement féministe, comme dans le mouvement social, les acquis ne se gagnent jamais par magie. Ils sont le résultat des mobilisations et d'un rapport de force que l'on construit au quotidien. Concernant les perspectives, il faut dire qu'avec les politiques de casse des acquis sociaux menées par le gouvernement actuel, elles sont assez limitées. Une des revendications du mouvement féministe est de créer un ministère en charge de l'égalité femme / homme. L'invisibilité de ce combat participe au déni des inégalités qu'on observe aujourd'hui. Nous revendiquons également un effort massif en matière d'éducation ou que les lois sur l'égalité professionnelle soient tout simplement appliquées. Etre féministe dans notre société, aujourd'hui, qu'est ce que c'est? La loi sur la parité, une étape obligatoire vers l'égalité ? Etre féministe, aujourd'hui comme il y a 50 ans ou 150 ans, c'est d'abord prendre conscience qu'il existe toujours des inégalités très fortes entre les femmes et les hommes. Facile vous me direz ! Et bien, pas tant que ça. Combien de gens connaissent la différence de salaire entre les femmes et les hommes (20%) ? Combien de personnes savent qu'il y a moins de 15% de femmes maires de communes ? Combien savent qu'en France, en 2009, une femme est violée toutes les 10 minutes ? Pas beaucoup... Donc, être féministe, c'est déjà changer de lunettes sur le monde qui nous entoure et prendre conscience des inégalités.

La loi sur la parité est ce qu'on appelle "un mal nécessaire". Elle a été votée car on s'est rendu compte que malgré les progrès massifs en matière de droit des femmes (vote, IVG, congé parental...), les femmes n'avaient toujours pas la possibilité d'investir l'espace public duquel elles avaient été exclues pendant des millénaires. On pensait que cela se corrigerait tout seul. 50 ans après le droit de vote des femmes, on était toujours à 12% de députées... Il a fallu prendre des mesures, comme la loi sur la parité.

Celle-ci ne règle pas tout ! A l'heure actuelle, il y a 13% de femmes maires et 18,5% de femmes députées. On est encore Ensuite, être féministe, c'est vouloir changer cet état de fait loin du compte. pour construire une société où les femmes et les hommes auraient les mêmes droits. Dans les textes, c'est déjà gagné. Petit aparté pour répondre à ceux (et celles !) qui vous disent Mais ni dans les têtes ni dans les faits. que "la parité a mis des incompétentes au pouvoir". C'est assez Quelles sont les actions et débouchés possibles pour le mouvement féministe ? Toutes les actions sont possibles du moment qu'elles font avancer l'égalité dans les têtes ou dans la réalité. A Osez le féminisme, nous avons choisi de créer un journal. D'autres organisent des actions coup de poings ou des permanences d'accueil des femmes. Chacune des associations œuvre à sa manière pour aider les femmes en difficultés et / ou mettre en lumière des situations d'inégalité importantes. Ce qui me semble

étonnant de penser que les femmes (une toute petite minorité) qui réussissent à exercer des responsabilités, malgré les tâches ménagères (70% pour les femmes), malgré le travail souvent précaire qu'elles occupent (80% des emplois précaires sont féminins) soient des incompétentes. Pour y arriver, généralement, c'est qu'elles ont du faire preuve de compétences plutôt hors pair. Et c'est bien là le problème. La vraie parité, c'est quand il y aura suffisamment de femmes dans l'espace public qu'on pourra avoir des incompétentes au pouvoir ! Propos recueillis par Thomas Pruvot

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Trait d'Union - nov 2009