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Refaire du diplôme une vraie protection ... Les partiels à peine achevés, il nous faut reprendre les cours avec leur lot de galères et d’incertitudes jusqu’au printemps prochain. La reprise est d’autant plus difficile que nous devons étudier sans savoir si notre diplôme aura la même valeur que ceux d’établissements plus prestigieux, ni même s’il nous permettra de trouver un emploi. Ces inégalités entre nos diplômes ne sont pas une fatalité. Si chacun de nos cursus bénéficiait du même nombre d’heures d’enseignements, si nos universités étaient mieux financées et forcées à traiter équitablement chaque formation, nos diplômes seraient mieux reconnus sur le marché de l’emploi.

Face à l’état catastrophique de nos universités et aux critiques de l’UNEF, le gouvernement a lancé une nouvelle réforme pour l’enseignement supérieur. C’est donc le moment ou jamais d’agir. Nous ne voulons plus voir l’enseignement supérieur être réformé au mépris des besoins étudiants ! Nous aurons donc besoin d’être le plus nombreux possible à s’organiser dans l’UNEF et à participer aux journées d’actions sur nos campus pour exiger que la réforme soit utile aux étudiants. Par cette campagne, l’UNEF te donne la possibilité de t’exprimer et d’agir pour que la nouvelle loi change enfin la donne !


4 EXIGENCES POUR UNE NOUVELL

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En finir avec les inégalités entre diplômes !

Selon notre filière et notre établissement, nous ne bénéficions pas des mêmes conditions d’études et notre diplôme n’est pas considéré de la même manière par les employeurs. La liberté laissée aux établissements de créer des diplômes sans réelle garantie de qualité a aggravé ces inégalités. L’UNEF se bat pour que la réforme instaure une règlementation nationale du contenu de nos formations.

Un cadre national pour l’égalité de tous face au diplôme ! Une filière de lettres ou de droit peut être complètement différente selon le nombre d’heures de cours, de profs, de moyens qui lui sont consacrés par l’établissement. Résultat : nos formations sont bricolées tant bien que mal, et c’est la pédagogie qui passe à la trappe laissant 50% des étudiants échouer en licence. Nous exigeons de mettre fin à cette injustice par : Un encadrement garanti : dans certaines classes préparatoires, on compte 1 enseignant pour 10 étudiants. Dans nos filières universitaires, c’est plutôt 1 pour 200. Le cadrage national doit garantir aux étudiants d’université un encadrement de qualité, et notamment la suppression des amphis en première année. Un socle commun d’enseignement par filière : la mise en concurrence entre les diplômes est accentuée par la différence des matières enseignées dans chaque filière. Le cadrage national doit garantir à un étudiant qu’il bénéficiera des mêmes enseignements quel que soit son établissement.

Un cadre national pour être armé sur le marché de l’emploi ! Pour leur recrutement les employeurs privilégient de plus en plus l’établissement d’origine des jeunes en insertion, au détriment du diplôme qu’ils ont obtenu. Cette mise en concurrence qui favorise les écoles est renforcée par le foisonnement des diplômes (il existe plus de 4000 licences différentes !). Pour que notre diplôme reste une arme contre le chômage nous revendiquons : L’établissement d’une liste de diplômes nationaux : il ne doit pas exister plus d’une trentaine de licences différentes. Cette harmonisation doit favoriser l’égalité entre jeunes diplômés et permettre que nos qualifications soient réellement reconnues par nos employeurs. Pluridisciplinarité et cours de mise en pratique : les seuls à bénéficier d’enseignement pluridisciplinaires sont les étudiants des filières sélectives. De même, les stages, les travaux en groupe ou sur projet restent très rares à l’université. Ces modes d’enseignements sont pourtant essentiels pour notre vie professionnelle. Chaque diplôme national doit donc pouvoir en bénéficier.

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Donner du poids à la démo

Alors que nous sommes les premiers concernés par le fonctionnem diants qui peuvent faire entendre notre voix. Pour améliorer nos conditions d’étud prises en compte. L’UNEF exige : Le renforcement du CEVU. Le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) comporte autant d’étudiants que d’enseignant-chercheurs, mais il a un rôle uniquement consultatif. Il doit devenir décisionnel pour les questions qui touchent directement les étudiants (contenu des formations, modalités d’examens…)

Une représent enseignants-cherc tion (CA) vote les d de l’université, les importante.


LE LOI AU SERVICE DES ÉTUDIANTS

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Mettre fin à la pénurie financière et à l’opacité dans nos universités !

Investir dans l’université pour préparer l’avenir Depuis deux ans, la majorité de nos universités est en crise budgétaire : la moitié d’entre elles a finit l’année 2012 en déficit! Ce sous financement a des conséquences pour nos conditions d’études : postes d’enseignants en moins, filières supprimées, locaux vétustes. L’Etat ne peut laisser nos conditions d’études se dégrader alors qu’il investit déjà plus de trois fois moins pour un étudiant d’université par rapport à un étudiant de classe prépa. La nouvelle loi doit impérativement s’accompagner de : 5 milliards d’euros supplémentaires pour le budget des universités. Pour empêcher les suppressions de poste et les fermetures de filières et pour rapprocher le financement des universités de celui des classes préparatoires.

Un recrutement de 2500 enseignants chercheurs et 2500 personnels administratifs par an. Pour que notre encadrement s’améliore.

Des règles démocratiques pour contrôler le budget de nos universités Depuis deux ans, de nombreuses décisions ont été prises dans nos établissements au mépris des étudiants; création de filières d’excellences, projets d’innovations et de recherche très coûteux... Autant d’argent mal dépensé et qui manque pour nous assurer des enseignements de qualité. L’arbitraire ne peut plus être la règle. L’UNEF revendique que la nouvelle loi assure : Des règles de financement transparentes de nos universités.

L’obligation de faire valider par le CEVU (dans lequel siège une majorité d’étudiants) les choix budgétaires de l’établissement.

L’UNEF se bat aussi pour qu’un audit public de l’état financier des nos universités soit réalisé afin de contrôler l’utilisation de l’argent public.

ocratie dans l’université !

ment de l’université, il y a très peu d’élu études, il faudra que nos préoccupations soient

tation paritaire entre étudiants et cheurs au CA. Le Conseil d’Administradécisions importante comme le budget étudiants doivent y avoir une place plus

La nouvelle loi propose de réorganiser le fonctionnement de l’enseignement supérieur. Des communautés d’universités seront mises en place dans chaque académie, pour assurer la coopération entre les différents établissements. L’UNEF exige : La présence d’élus étudiants dans les regroupements. Par le passé, l’absence d’élus étudiants dans les regroupements d’universités leur a permis de prendre des décisions contre notre intérêt : fermeture de filière ou déplacement d’une formation à l’autre bout de l’académie.


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Un changement en profondeur du système d’aide sociale

L’UNEF est sortie victorieuse des élections au CROUS qui se sont déroulées au premier semestre. Le vote des étudiants a envoyé un message clair au gouvernement : le système de bourses doit être revu pour en finir avec la précarité et permettre aux étudiants d’être autonomes. C’est en ce moment que se déroule la concertation avec le gouvernement sur la remise à plat du système d’aide social. Ces négociations doivent être la première étape de la mise en place d’une allocation d’autonomie accessible à tous les étudiants. L’UNEF exige : Une augmentation du nombre d‘étudiants boursiers pour atteindre 50% à la rentrée prochaine Une augmentation du montant des bourses. Avec un plan pluriannuel pour que l’échelon de bourse maximum corresponde au coût de la vie pour un étudiant. La prise en compte de la situation propre des étudiants dans l’attribution des aides.

3 MOIS POUR IMPOSER NOS REVENDICATIONS ! Les concertations sur la nouvelle loi se dérouleront pendant le mois de février. Ensuite la loi sera discutée et votée au parlement. A chacune de ces étapes, l’UNEF fera entendre la voix des étudiants pour que la loi réponde à nos exigences.

Un calendrier pour imposer des ruptures Ouverture de négociations autour de la nouvelle loi de l’université et la réforme des aides sociales

En remportant les élections aux CROUS avec plus de 37% des voix et 4 élus au CNOUS l’UNEF confirme sa place de 1ere organisation étudiante

NEGOCIATIONS

L’UNEF lance une campagne nationale pour imposer des lignes rouges dans le cadre des négociations autour de la nouvelle loi de l’université

En étant toujours plus nombreux à nous battre dans le syndicat étudiant, nous augmenterons notre rapport de force pour imposer de nouvelles victoires

Interpellation lors du 83ème congrés de l’UNEF

Nous interpellerons le gouvernement lors du 83ème congrés de l’UNEF qui se déroulera à Toulouse du 18 au 21 avril

Des outils pour peser Adhérer (joindre 20 € ) « Donner du poids au syndicat en faisant le choix de l’engagement collectif »

Participer aux journées d’actions « se mobiliser pour montrer au gouvernement que la loi ne se fera pas sans nous »

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