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ĂŠlise RIEUF charlotte MUSSON 1897-1990

La juste forme La juste force

1903-1975


Élise RIEUF 1897-1990

LA DAME DE SHANGHAI

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PORTRAIT D’UNE CAMARADE

Crayon

Souriante et décidée, la jeune Élise Rieuf semble prête à se mesurer avec la vie. Élise en voyage en Egypte chez ses oncle et tante Malaval.

Basile Malaval et son épouse résident à Alexandrie ; il est ingénieur des Ports et Phares d’Egypte.

Élise en Grèce vers 1925, un modèle exotique au coin d'une rue.


L’enfance

Une vocation irrésistible

LES CORNETTES À L’ÉGLISE DE MASSIAC

Crayon, collection particulière

UN ŒIL IMPERTINENT

Dès son jeune âge Élise Rieuf observe et dessine : les cornettes des religieuses qui lui font le catéchisme, ses compagnes de classe, les animaux familiers de la maison… Son père, Antoine Rieuf, est ingénieur des Travaux Publics. Esprit ouvert et curieux, il se passionne pour les débuts de la photographie. Il correspond avec les frères Lumière et avec Flammarion. Il constitue une intéressante collection de minéraux et de silex taillés et fonde, avec J. B. Rames, Marcelin Boudet et quelques autres, le musée d’Aurillac. Il approuvera et soutiendra la vocation d’artiste d’Élise qui lui vouera une affection et une admiration indéfectibles.

Carnet de croquis de 1915

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La famille

ANTOINE RIEUF

Tirage photo d’un portrait d’Antoine Rieuf peint par sa fille Elise.

Élise Rieuf et sa mère dans la maison familiale.

MARIE-LOUISE RIEUF-MALAVAL

Crayon

UN PÈRE AIMÉ ET ADMIRÉ

très particulière. La main de mon père disait l’intelligence, l’équilibre et une adresse tranquille. »

« Après les repas, c’était toujours l’heure de la lecture ; avec quelle intense satisfaction [mon père] s’installait dans son fauteuil, le dos à la lumière, un gros volume entre ses mains déliées qui tournaient les pages du livre avec autant d’habileté qu’elles avaient, tout à l’heure, manié la pince et le marteau. « Il s’interrompait pour bourrer sa pipe, prendre un autre volume, parler à son chien, faire un tour dans la cour, mais il revenait à sa lecture avec la même sereine application ; les doigts longs, bien modelés, aux ongles durs et bombés, tenaient la pipe et le livre de la même façon adroite et ferme ; le pouce bien détaché du reste de la main, un peu désarticulé, d’un dessin nerveux très singulier, donnait à cette main forte et fine une physionomie

Élise Rieuf, Premiers essais sur mon père

DES ASCENDANCES LOZÉRIENNES

La mère d’Élise, Marie-Louise, est originaire d’une modeste famille de Marvejols, les Malaval, dont les enfants sont tous brillamment sortis du rang. L’aîné, Basile, après avoir construit des chemins de fer au Portugal, puis au Brésil, termine sa carrière au poste d’ingénieur des Ports et Phares d’Égypte. Il coopère à la création, à Paris, de l’École Eyrolles, qui est devenue plus tard École des Travaux Publics. Son frère Charles est proviseur du Lycée de Foix, un autre de ses frères travaille au Canal de Suez et le cadet est agrégé de mathématiques.

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MARIE-LOUISE RIEUF

Portrait de la mère de l’artiste (détail)

Huile


Les études

L’Auvergne verte et bleue PREMIERS PAS VERS L’INDÉPENDANCE

En même temps que le goût des grandes randonnées à travers l’Auvergne, Élise Rieuf contracte très jeune celui des voyages, qui sera une des dominantes de sa vie. Après avoir fait l’École des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, Élise Rieuf part à Paris, à la fin de la première guerre mondiale, préparer le professorat de dessin. Elle réside chez Basile et Claudette Malaval, avenue de la Bourdonnais.

LA CHAPELLE SAINTE-MADELEINE À MASSIAC

Aquarelle, collection particulière

Randonnée et pique-nique en famille. L’ARBRE AUX TRONCS JUMEAUX

Huile sur toile

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Elise RIEUF - Charlotte MUSSON