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GUIDE PRINTEMPS ÉTÉ 2011 TENDANCES

Peclers, Elisabeth Leriche et Alexandra Senes

WINTER

Douze silhouettes incontournables

ÉCONOMIE

Le bilan 2009 de la Fédération française du prêt-à-porter féminin

ENQUÊTE

Toutes les découvertes de Bread & Butter


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1er Rendez-vous International de la Mode Collections Printemps/Été 2011 Du Samedi 4 au Mardi 7 Septembre 2010 Paris Expo - Porte de Versailles - Hall 7 - Paris www.pretparis.com CONTACT : Service Commercial Manuel Noubard-Pacha Tel : + 33 (0) 1 44 31 52 78 Fax :+ 33 (0) 1 44 31 52 80 mnoubard-pacha@pretparis.com

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*The involved Parisian


AVANT

APRES BIOEXPRESS NICOLAS LE BORGNE ALIAS ODÖ a le sens du détail. Minutieux, il travaille à l’aquarelle, au stylo ou à l’acrylique. Ses œuvres se caractérisent par de nombreux symboles. Il s’inspire à la fois du tatoo et du street art. Artiste figuratif de la board culture, Odö collabore depuis plusieurs années à la marque Billabong. Reconnu par ses pairs malgré son jeune âge, il fait partie intégrante du mouvement low brow et s’inscrit dans la lignée d’artistes comme Jeremy Fish ou Mike Giant.

Pourquoi avez-vous choisi cette photo ? La position du modèle m’a parlé tout de suite. J’ai aimé les cheveux qui ondulaient, la position des bras. Quelles ont été les différentes étapes de création ? Au début, je voulais ornementer ses cheveux mais je trouvais finalement dommage de les effacer totalement. Du coup, j’ai travaillé autour du corps et sur une partie des cheveux. Ma création est presque intégralement faite à la main. J’ai d’abord récupéré au crayon les contours du corps du mannequin à l’aide d’une table lumineuse. Puis, j’ai croqué au crayon des branches. C’est à cette étape que j’ai réalisé les contours plus épais au stylo à bille. Ensuite, j’ai uti-

SPACEJUNK Véritable centre d’expression pour les plasticiens des cultures émergentes (low brow, board culture, pop surréalisme...), Spacejunk a ouvert ses portes en 2003 à Grenoble. La programmation de cet espace a très rapidement conquis un large public. Depuis sa création, Jérome Catz n’a cessé de multiplier expositions et évènements, collaborations et projets grâce à une sélection d’artistes reconnus ou encore en devenir. Très ancré dans la board culture, Spacejunk a ouvert d’autres lieux à Bourg-Saint-Maurice, Bayonne et Lyon. Les expos durent généralement 45 jours et tournent dans les quatre galeries hexagonales. Certaines voyagent même au-delà de nos frontières en Chine, en Australie, en Amérique du Sud et aux USA. Un compte-rendu des activités de Spacejunk est édité chaque année en septembre sous la forme d’un catalogue. www.spacejunk.tv

lisé l’aquarelle pour colorer les feuillages, j’ai dessiné des lignes à l’encre à l’intérieur. Pour finir, j’ai apposé différents aplats noirs. L’ensemble a finalement été scanné et détouré sur Photoshop pour pouvoir être juxtaposer à la photo.

Mes formes tribales sont le fruit d’une recherche ésotérique ou ethnique Quelles difficultés avez-vous rencontré ? J’ai eu l’impression de travailler à l’aveugle car je ne savais pas ce que le dessin allait rendre, une fois calé avec la photo. Mais, c’est aussi ce qui a rendu ce travail intéressant. Quelles ont été vos sources d’inspiration ? Je me suis inspiré des nids d’oiseau et de certaines couleurs de bois et de mousses pour les branches du nid. Mes formes tribales sont le fruit d’une recherche ésotérique ou ethnique. Si vous deviez intituler votre oeuvre. Quel nom lui donneriez-vous ? « Woman nest ». Propos recueillis par L.D.


SOMMAIRE

n° 17 GUIDE PRINTEMPS ÉTÉ 2011 STYLECRÉATEUR

Chie Mihara .............................................................. 04/05 Juliette Swildens ..................................................... 06/08 M+F Girbaud............................................................ 10/11

STYLETENDANCE

Les tendances du bijou par Elisabeth Leriche .... 12/13 Les tendances de PeclersParis ................................. 14 Les tendances d’Alexandra Senes ...........................16

STYLEETUDE

FUTUR(S) 10 par PeclersParis ...................................18 Le bilan économique 2009 du Prêt à Porter .. 20/21

STYLEINCONTOURNABLE

Design pop ......................................................................22 Design métal ...................................................................23 Design industriel ............................................................ 24 Coup de coeur design : Rodrigue Fernandez ......... 25 Bijoux régressifs ............................................................. 26 Accessoires royaux ........................................................ 27 Zoom sur 24 marques de bijoux .......................... 28/31

STYLESHOPPING

Kaki .............................................................................. 32/33 Gold ............................................................................. 34/35 Corail ........................................................................... 36/37 Cocotte ....................................................................... 38/39 Rock ............................................................................ 40/41 Les Must-have solaires .......................................... 42/43 Les Must-have homme ......................................... 44/45 Les Must-have femme ........................................... 46/47

STYLEPHOTO

BtoB UN1QUE SARL Adresse du siège social : 24, rue Saint-Charles, 75015 PARIS Tél. : 01 40 26 01 84 www.un1que.fr Dépôt légal à parution : ISSN n°1771-0030 Directeur de la publication : L. ROBINO Rédactrice en chef : Lorraine DIARD (lorraine@un1que.fr) Directeur artistique : Sébastien DE POORTERE (seb@un1que.fr) Secrétaire de rédaction : Sidonie WATHIER ONT COLLABORÉ À CE NUMÉRO Rédaction : Lorraine DIARD, Sidonie WATHIER. SÉRIE MODE «Nuées» Photographe : Quentin Caffier (www.quentincaffier.com) Direction Artistique : Quentin Caffier & Max Laho Assistants : William Soulet-Lacalmontie & Max Laho Modèle : Anne Suze Hair : Ludovic Dupuis MUA : Coline Roussel Stylisme : Lorraine Diard Robino SÉRIE MODE LOOK Photos : Hilda Clem (www.hildaclem.com) Stylisme : Tran Hien Trang (www.tranhientrang.com) Hair : Artrfanvision, Fanny Morin (www.artrfanvision.com) Make up : Stephane Dussart (www.stephanedussart.book.fr) Modèle Femme : Kâlyane (www.kalyane.book.fr) Modèle Homme : Maxime Consulting et Distribution France : K.D. - Eric Namont 14, rue des messageries 75010 Paris Tel : + 0033 (0) 1 42 46 02 20 Fax : + 0033 (0) 1 42 46 10 08 www.kdpresse.com Imprimé en France : MCC GRAPHICS polg.ind Txirrita maleo / pab.11 20 100 Errenteria Espagne

Nuées.......................................................................... 48/61

STYLECOLLECTOR

Les séries limitées ................................................. 62/68 Les nouveautés du PAPP .................................. 70/71

TENDANCEMODE

Les experts du Papp .............................................. 72/77 Les jeunes talents du Who’s Next blog ............ 78/89 Les tendances accessoires de Première classe ..... 90/99 Enquête tendance sur le BBB ........................ 100/107

TENDANCEWINTER

Les 12 silhouettes de la saison ...................... 108/120

BUSINESSINVITÉ

BUSINESSMERCHANDISING

Desigual.......................................................................... 128 14 oz ................................................................................ 129 Le coq sportif ............................................................... 130 M+F Girbaud ................................................................ 132

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COUVERTURE Artiste invité / Odö Photographe / Jean-Sébastien LE LORE Maquilleuse / Charlotte HONINCKX (marlotte@hotmail.com) Coiffeur / Fred BARRAT Mannequin / Edeline (agence Angel)

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Serge Bensimon ................................................. 122/125 Gant ........................................................................ 126/127

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4 - 7 SEPTEMBRE, 2010

ART DIRECTOR KAMEL YAHIMI ◊ ARTWORK SOEMONE ◊ PHOTO JONATHAN JOST

PARIS - PORTE DE VERSAILLES - HALL 1

PRE - ENREGISTREZ VOUS

W H O S N E X T . C O M PREMIERE-CLASSE.COM Un1que 230x330.indd 1

TUNIQUE : LOLA FATUROTI / COLLANTS : LES QUEUES DE SARDINES / CHAPEAU : HOUSE OF FLORA / COLLIER : SAMUEL CORAUX / MANCHETTE : BERNARD SERRA / CHAUSSURES : RAPHAEL YOUNG

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STYLECRÉATEUR

Chie MIHARA

Brésilienne originaire du Japon, Chie Mihara a su imposer son style à la fois féminin, cosmopolite et audacieux dans le monde entier. Rencontre avec une créatrice de chaussures talentueuse.

Chie Mihara fait ses études de stylisme à la Kyushu Design Gukkuin, à Fukuoka, au Japon. Elle débute sa carrière comme assistante de création chez Junko Koshino. A 22 ans, elle part s’installer à New York où elle étudie la création d’accessoires au Fashion Institute of Technologie. Lors d’un stage dans un magasin de chaussures orthopédiques, elle comprend toute l’importance du chaussant. A 26 ans, elle s’installe en Espagne où elle collabore avec Charles Jourdan. En 2002, elle lance sa propre marque de chaussures et d’accessoires, sous son nom. Aujourd’hui, Chie Mihara est implantée dans plus de 800 points de vente multimarques et dans les grands magasins du monde entier. Depuis mars 2008, elle possède également sa propre boutique à Tokyo.

Quel est votre parcours ? Depuis l’âge de 13 ans, j’adore la mode. Quand j’étais petite, j’aimais déjà crayonner. Au début, je faisais des copies de mangas puis très vite j’ai voulu dessiner des vêtements car j’avais beaucoup de mal à trouver des choses qui me plaisaient. La première fois que j’ai exprimé l’envie d’être styliste, je devais avoir huit ans. Ma mère venait de m’acheter d’horribles ballerines rouges à nœud. Je faisais du 38, et il n’y avait rien dans ma pointure. J’en ai pleuré et me suis promis, qu’une fois grande, je créerai de jolies chaussures pour les filles aux grands pieds. Quelle est, selon vous, la meilleure école pour devenir créateur ? Sans hésiter : la Bunka School au Japon. C’est pour moi la meilleure formation au monde bien que les écoles françaises et belges soient d’un excellent niveau. La formation est importante mais en plus, il faut avoir des choses à exprimer. Si vous n’avez rien à dire, vous ne serez pas un bon styliste de mode. Quelles sont vos sources d’inspiration ? Les vieux livres de mode, les accessoires vintage, les looks de rue, les blogs, les magazines, et l’art en général. Y a-t-il des pays qui vous inspirent ? Je pense que si j’allais en Thaïlande et en Tanzanie, je serais émerveillée par leurs cultures. Mais, ce qui m’inspire le plus, c’est la réalité de la rue et les personnes que je croise tous les jours.

Ce qui m’inspire le plus, c’est la réalité de la rue 4

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Qui sont vos muses ? Désolée mais je n’en ai pas. Quand je créé des chaussures, je ne pense pas à une personne en particulier, même pas à moi. Je conçois librement sans la limite du « qui portera quoi ». Quelles sont vos marques de vêtements préférées ? Pour la vie de tous les jours, les marques françaises que je vous ai déjà cité. Pour l’œil, Celine, Prada, Miu Miu, Donna Karan, Rick Owens et Balenciaga. Qui sont vos couturiers favoris ? Miuccia Prada et Phoebe Philo. Combien de paires de chaussures possédez-vous ? Tous les gens pensent que j’en possède des centaines et des centaines. Désolée de vous

décevoir, mais je ne suis pas une « shoe freak ». Une paire de boots confortables l’hiver et des sandales plates l’été suffisent à mon bonheur. Quel est votre uniforme de tous les jours ? Un pantalon, un T-shirt et une veste simple. Je n’aime pas me creuser la tête pour m’habiller le matin. Je me facilite la vie en achetant uniquement des choses que je porte. Je ne fais jamais de lèchevitrine à l’aveugle. Les achats d’impulsion, trop peu pour moi. Quelle pièce pourrait vous manquer ? En ce moment, je suis à la recherche d’un très beau sac en cuir. Que pensez vous des Françaises ? J’adore leur façon de s’habiller : elles sont si féminines et si naturelles. Je fais presque tous mes achats vestimentaires à Paris dans des boutiques comme Maje, Zadig & Voltaire, Vanessa Bruno, Sandro et Loft. C’est jeune, mignon et élégant. Si vous deviez rencontrer une fée, quels voeux lui demanderiez-vous d’exaucer ? De rester jeune. Qu’est-ce que vous aimez et détestez dans la mode ? La mode dépend de l’usage qu’on en fait. On ne peut pas s’habiller des pieds à la tête comme à un défilé, ou on aurait l’air ridicule. Par contre, si vous vous appropriez une pièce haut de gamme que vous portez à votre façon : vous aurez du style. La mode est riche car elle est toujours en mouvement. C’est juste un outil pour exprimer qui vous êtes. Quel est le plus beau compliment que l’on vous ait fait ? Une personne m’a dit que mes chaussures étaient humanitaires, qu’elles dégageaient de l’émotion, qu’elles étaient à la fois belles, uniques, personnelles, confortables et durables. Si vous partiez sur une île déserte, quels vêtements et accessoires emmèneriezvous ? Je n’aurai besoin de rien...

Propos recueillis par L. D.

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STYLECRÉATEUR

Juliette SWILDENS

Gaie et très créative, le style de Juliette Swildens se distingue par un univers chic, élégant et rock’n roll. Rencontre avec une jeune femme nostalgique des années 80-90. Fille de la co-fondatrice de Bonpoint, Juliette Swildens a fait ses études au Studio Berçot avant de faire ses armes chez Lolita Lempicka. Forte de cette première expérience, elle a créé Un et un font trois, une marque pour les femmes enceintes. Swildens est née quelques années plus tard pour conquérir les femmes actives.

Vous avez toujours baigné dans l’univers de la mode... Ma mère a créé Bonpoint avec sa sœur Marie-France au début des années 70. J’ai été élevée dans l’immeuble où étaient installés les ateliers. Ma tante ayant trois garçons, j’étais l’unique mannequin cabine de la maison. Les prototypes étaient faits en fonction de mon age. J’ai vécu toute mon enfance dans les étoffes, les matières. J’ai toujours entendu parler de coupes et du bien-aller des vêtements. Ma vocation est venue naturellement comme la suite logique d’un apprentissage quotidien. Mon rapport à la mode est assez instinctif. Ma mère a vendu ses parts de la société il y a des années pour se consacrer entièrement à la peinture. Quel a été votre parcours ? Ma mère m’a toujours dit que je ne devais pas compter sur Bonpoint. J’ai quand même étudié au studio Berçot, mais je n’étais pas du tout dans mon élément. Je devais faire des choses qui ne correspondaient pas du tout à mon idée de la mode. A cette période, j’étais assez touche-à-tout, à la fois comédienne et chanteuse. J’ai même fait un des premiers disques de rap français... J’ai finalement intégré le service de presse de Lolita Lempicka puis son studio de création. J’étais un véritable électron libre et je suis devenue progressivement son assistante. Pendant six ans, j’étais le tampon entre le studio de création et les départements commerciaux et administratifs car Lolita était à la fois terrifiée et terrifiante. C’est chez elle que j’ai fait mes armes car j’étais confrontée quotidiennement à la réalité, de l’organisation des défilés aux exigences commerciales. Je suis finalement partie en 1995 pour créer la marque Un et un font trois. L’univers de la femme enceinte était un créneau relativement inexploité. J’étais entourée par les jeunes sœurs de ma mère et j’étais très sensible aux problèmes ves-

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timentaires qu’elles rencontraient. Cela a très bien démarré et j’ai même vendu des vêtements chez Harrod’s. Très vite, mon mari, publicitaire, est venu me rejoindre pour s’occuper de l’administratif et de la communication. Comment l’aventure de Swildens a-t-elle démarré ? Swildens, c’est un peu un accident de collection. Quand les robes larges ont commencé à fonctionner, je me suis aperçue que ma collection pour femmes enceintes convenait à tout le monde. Un jour, morte de peur, je suis entrée dans le bureau de mon mari pour lui en parler. La mode féminine est tellement concurrentielle que cela me paraissait compliqué mais nous avions déjà la structure nécessaire pour le sourcing, un studio de création et des stylistes. Nous avons fait un essai, probant, sur le Who’s Next et c’est ainsi que l’aventure Swildens a commencé. Aujourd’hui, nous avons non seulement une collection textile, mais aussi des accessoires. Nous lançons notre première collection pour les adolescents pour l’été 2011. Comment définissez-vous votre style ? Mon style, c’est moi. Le jour où j’ai ouvert la première boutique Swildens, une de mes copines m’a appelé en me disant : « Ta collection, on dirait ta garde-robe. Ta marque, c’est toi ! ». J’essaie de créer des vêtements confortables qui mettent les femmes en valeur et qui cachent leurs imperfections morphologiques. J’attache beaucoup d’importance aux coupes des pantalons, aux matières, au bien-aller des vêtements. Quel est votre processus créatif ? Quand je m’habille le matin, je regarde quels vêtements il me manque dans ma garde-robe et je les créé dans la journée. Mes sources d’inspiration sont multiples. Ca peut être l’Aveyron où je possède une maison, la vieille couverture dont est vêtu un épouvantail au milieu d’un champ. Le quotidien est aussi inspirant qu’une fille hyper lookée. En général, j’ai des périodes à vide d’observation, puis du jour au lendemain cela se débloque et je remplis des carnets entiers de croquis. Chaque année, je pars à New York en septembre et je reviens avec pleins d’idées pour la collection hiver. Qui sont vos muses ? Mes amies, pas des personnes connues. J’ai la chance d’avoir de très jolies copines qui me donnent envie de créer des vêtements. En fait, j’ai surtout un blocage sur les belles jambes. Comme je vous le disais, j’essaie d’adapter mes collections à différents profils de femmes : les grandes, les petites, les minces ou les rondes.

Etes-vous nostalgique d’une époque ? Je suis nostalgique de la grande époque du Palace, de la fin des années 80 et de la liberté qu’on avait. A cette période, j’étais dans ma période Ska, j’avais la tête rasée et j’étais habillée en Dr Martens. J’étais en pleine crise de rébellion. Finalement, en vieillissant, c’est dans le rock’n roll que je me suis trouvée. Qu’est-ce que vous détestez dans la mode ? Même si j’y contribue, je déteste l’idée que nous détruisions la planète pour une chose aussi superficielle que la mode. Nous avons une vision très égoïste de la consommation. Parallèlement, il y a trop de marques qui margent énormément. Ca me révolte car il y a une perte de la valeur des vêtements. Avez-vous des icônes ? Pas vraiment, mais je suis fascinée par Karl Lagerfeld car c’est un véritable perfectionniste et un artiste. J’admire son entêtement à faire appel à de véritables artisans. Il cultive un savoir faire admirable. Quelles sont, d’après vous, les clés de la réussite ? Une marque repose sur un univers et donc sur son créateur. Si il n’y a pas de styliste, la marque n’aura pas d’âme. Pour réussir, il faut prendre son temps, être perfectionniste, ne pas se contenter de suivre les tendances et les défilés. Il ne faut rien laisser au hasard. Pensez-vous qu’il y ait une « french touch » ? J’imagine, car lorsqu’on voyage à l’étranger, on les reconnaît de loin ! Maintenant, on ne peut pas dire qu’il y ait un dress code à la française car il y a des disparités stylistiques entre le nord et le sud . Quel est le plus beau compliment que l’on vous ait fait ? Un soir, je dînais au restaurant avec ma mère, mon oncle et mon mari lorsqu’une femme arrive à notre table au moment de l’apéritif. C’était une amie de mon oncle et son compagnon n’était autre que Mick Jagger. Finalement, ils se sont joints à nous. Pendant le repas, Mick m’a lancé un « I love your jacket » que je n’oublierais jamais. Quelle est votre maxime ? Je suis une adepte de la procrastination. « Remettre à demain ce que je n’ai pas envie de faire, jusqu’à ce que les autres le fasse » pourrait être ma maxime.

Propos recueillis par L. D.

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Le quotidien est aussi inspirant qu’une fille hyper lookée BORN TO BE UN1QUE

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Les pièces fétiches de JULIETTE SWILDENS 1/ Un tee-shirt blanc 2/ Un joli collier ethnique 3/ Le bombardier Swildens X Schott 4/ La veste Dooki 5/ Le foulard Batterie noir 6/ Le pantalon Dessin en cuir 7/ Ma paire de Stan-Smith 8/ Le tee-shirt Dynastie 9/ Ma bague fétiche 10/ Le sac Diana SK 11/ Les chaussures Donatto 12/ Un collier auquel je tiens énormément.

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STYLECRÉATEUR

LES BASIQUES VUS ET REVUS PAR ...

Considérés comme une référence incontournable de la mode, et plus particulièrement de l’univers du denim, Marithé et François Girbaud nous donnent leur vision des basiques et de la notion d’élégance. Quels sont, d’après vous, les pièces intemporelles d’une garde-robe ? Le jean. C’est un produit vecteur de cultures, chargé d’ émotions, transgénérationnel et démocratique.

Pour vous, qui incarne le mieux l’élégance chez l’homme et la femme ? Johnny Depp et Vanessa Paradis, Stella Tenant, Agyness Dean, Sean Penn et Viggo Mortensen.

Quelle est votre notion du basique ? Nous avons introduit ce mot dans la mode au début des années 80. A l’époque, nos bureaux jouxtaient ceux d’IBM. A force d’entendre ce mot, il s’est imposé comme le terme idéal pour parler de valeurs sûres et pérennes. Un produit qui traverse le temps devient ainsi l’identité d’une marque. Plus qu’une tendance, les basiques sont une pratique, un mode de vie et même le nouveau sport urbain.

Comment les porter ? Nos produits évoluent sans cesse et n’entrent pas dans la case « mode éphémère ». La rue s’y retrouve car nos sources viennent de la rue. Nos vêtements sont adaptés au quotidien des trentenaires urbains, notre cœur de cible.

Et l’élégance ? Elle passe par l’attitude, le vêtement n’étant pas l’élément principal de la silhouette. L’élégance est quelque chose d’inné, d’intuitif.

Quelle est la phrase que vous utilisez le plus quand vous travaillez ? La phrase de Jean-Michel Ribes reflète bien notre approche de la création : « Il faut donner aux gens ce qu’ils ne savent pas qu’ils aiment ».

Plus qu’une tendance, les basiques sont une pratique 10

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Propos recueillis par L. D.


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LA CAPUCHE-PROTECTIONMASQUE-COLLIER s’impose.

LE COSTUME EN DENIM TRAITÉ WATTWASH et ses proportions issues

Aujourd’hui, le monde devient fou et il faut se protéger des éléments qui se déchaînent, de la pollution mais aussi des traditions.

du fixie. Ce traitement amène au jean une modernité en totale opposition au vintage, si banal aujourd’hui. L’utilisation du laser offre aussi des possibilités d’incisions incroyables qui multiplie les possibilités de constructions.

LE TAILLEUR UNE PIECE revient vraiment sur le devant de la scène, et comporte des incisions de tissages traditionnels appliqués sur du canvas.

LES SILHOUETTES PHARE de l’hiver 2010 BORN TO BE UN1QUE

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STYLETENDANCE

LES TENDANCES BIJOUX D’ELISABETH LERICHE pour Eclat de Mode

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CHICMASCULIN

LUXENOMADE

Une femme de pouvoir sophistiquée et citadine, détourne le vestiaire masculin, du costume 3 pièces au manteau d’officier pour s’inventer une nouvelle féminité d’un luxe extrême. Sur ce thème, on mise sur le kaki, l’anthracite, le gris clair et le camel. Les pardessus masculins sont portés sur des tailleurs en cuir avec des bottes et des chapeaux melon. Les matières sont d’aspect luxueux avec des cuirs, du croco et du métal argent brossé. Les bijoux classiques sont réinterprétés avec des colliers ras de cou, des pièces de métal articulées, de longs sautoirs, des montres à gousset, des gourmettes géantes et des manchettes en cuir.

Un voyage à travers les steppes mongoles pour une femme audacieuse mélangeant les matières brutes et luxueuses. Les teintes rappellent la terre avec des taupes, du Charbon, du Rouge brûlé, du Corail et du Safran. Les grands manteaux ceinturés au col et aux manches en agneaux de Mongolie se portent sur des jupes brodées avec des bottes en daim et une toque en fourrure. On préfère ici les matières chaudes : la fourrure, le cuir, la passementerie, la corne, la pierre dure et le métal travaillé. Les bijoux sont sculpturaux et d’inspiration ethnique avec des plastrons de fourrure des sequins brodés, de larges manchettes, du métal, de la corne, du bois et des bagues.

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Photos : Pascal Bouclier - David Chabert / Stylisme / Stylism : Richard Martin

L’hiver 2010-2011 présente une femme conquérante affrontant le grand nord dans « Blancgivré », aventurière dans « Luxenomade », féminine et sensuelle dans « Rougepassion » et jouant au gentleman dans « Chicmasculin ».


Photos : Pascal Bouclier - David Chabert / Stylisme / Stylism : Richard Martin

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BLANCGIVRÉ

ROUGEPASSION

Ce thème est inspiré par le Grand Nord, la glace et la neige ; un univers féerique pour une femme sophistiquée. Les couleurs sont froides avec de l’argent, du blanc neige, du ciel givré, du bleu acier ou des gris orage. Côté silhouettes, on adopte les robes courtes aux reflets argentés, portés avec de longs manteaux de laine et des bottes fourrées. Les bijoux sont fabriqués à partir de cristaux, de résine, de perles, de nacre et de métal argent. Les must-have sont les colliers en cascade de perles, les sautoirs multi-rangs de rubans, de chaînes et de cristaux, les broches flocons de neige et les bagues.

Un thème élégant en rouge et noir, pour une femme sensuelle et sûre d’elle. On explore ici l’or, le noir, le bordeaux, le rubis et le vermillon. Les robes de dentelle transparentes accompagnées de boléros en plumes se parent de bottines en dentelle à hauts talons. Les bijoux sont ornés de dentelle, de plumes, de rubans, de velours, de strass, de jais et de métal doré ou noir. Dans ce thème, les larges colliers ras de cou en rubans et en perles côtoient les manchettes.

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STYLETENDANCE

WHERE ARE YOU FROM ?

UCHRONIA

Richesse culturelle et diversité positive : s’enrichir de l’altérité, la planter dans une terre fertile et commune. Entre le pionnier d’hier et le migrant d’aujourd’hui, rompre la monotonie des paysages sans diversité, les embellir d’un relief que le temps patine. Vert conifère et terre aride, carreaux trappeur et tapisseries indiennes, horizon et calcaire du sous-sol. Sans effacer les strates enchevêtrées du passé, renouveler son identité, conserver sa singularité.

Uchronia : néologisme créé sur le mot utopie (du grec utopos, sans lieu) en remplaçant topos par chronos. Distorsion des codes et des temps. Des fulgurances temporelles d’un présent plus que parfait. D’un bonheur primitif et simple, ni nostalgique ni future addict : entre onirisme et éclectisme, accumuler les « what if... ? ». Pulvériser les cadres pour souffler sa bulle légère. Sable mouvant et poudre claire, béton brut et charbon météorite, soleil blond et rayon vert : un univers éclaté et feutré, intemporel et précurseur, étrange et rassurant !

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LES TENDANCES DE L’ÉTÉ 2011

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Cahier Pulse de PeclersParis

HAPPY TOGETHER

Douce folie et five o’clock tea, ladies imperturbables et rappeurs au chic inimitable brouillent les codes avec classe. Métissage à tous les niveaux : se réapproprier avec la culture street les codes de la tradition pour mieux la parodier, prendre les armes avec arrogance et perfectionnisme... car le classique est excentrique. En vert gazon, bleu marine, rouge carmin et cuir gold, l’allure est impeccable.

Stop au burn out : be... fun in ! La convivialité fait son happening. Spammer ses netfriends, se lover dans un monde sur mesure : créer son collectif en bousculant les normes. Horizons décloisonnés, influences à assembler, couleurs et basiques remixés : hybrider, c’est créer. Flux d’idées en accès libre, influences samplées, télescopages... Joues rougies, monochrome Klein et citron acide : un world in progress.

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ILLUSTRATIONS ©PECLERSPARIS

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STYLETENDANCE

LES TRENDS WASH D’ALEXANDRA SENES POUR LE PAPP®

H2 ZÉROCARBONE

ON / OFF

MAKE UP

Alors que H2 Zérocarbone se promène sur les trottoirs citadins, elle embaume les rues saturées d’un souffle d’iode et de terre mouillée. Une bulle d’oxygène au coeur des cités ultra polluées. Souvent, pour ne pas suffoquer, elle s’échappe dans un cadre sauvage et naturel. Là où se mêlent terre et eau, elle puise une énergie vitale. Sur le bord de l’Auce ou de la Misa, en haut d’un phare des îles Lofoten ou au coeur de la forêt d’Angermanland, elle part en quête d’oxygène. Elle se mute alors en divinité slave et se fond dans cet environnement brut. Dziewona, Lada ou Mokos investissent son champ intérieur. Grosse maille de laine, fourrure inuit, robe filet ou écailles lamées : elle se métamorphose au gré des péripéties d’un conte nordique. Légère et volubile, elle nourrit avec le monde qui l’entoure un rapport primitif et originel, indispensable à son épanouissement personnel. De retour en ville, elle se doit de conserver ce bien-être. Soins biologiques, Qi gong et Do in : elle se soigne, médite et respire. Des rites de purification essentiels pour patienter jusqu’à sa prochaine envolée.

Désorientée dans un labyrinthe urbain où elle peine à trouver ses repères, ON/OFF bug. Erreur (404). La voilà qui se réfugie dans un monde virtuel, personnel et poétique où l’imaginaire a toujours le dernier mot. Dans une combinaison lamée, perchée sur une paire d’escarpins high tech, elle arpente cet univers 3D où fusent des explosions de lumières fantasmagoriques. Princesse pixélisée en exil, elle y conçoit des fictions digitales peuplées d’êtres chimériques et de lieux insolites. Un jeu de rôles sans frontières et sans limites qui la pousse dans les contrées les plus inexplorées de son inconscient fertile. En autarcie, elle exprime ses émotions les plus intenses et son vestiaire numérique est à l’image de sa richesse intérieure. À lui tout seul, il constitue une véritable épopée futuriste. Les couleurs et les formes se répondent pour mettre au jour des silhouettes graphiques qui surprennent le toucher et la vue. Et quand bip l’heure de se reconnecter à la réalité quotidienne, elle garde les traces de ses trépidations virtuelles dans une panoplie de geek onirique, surréaliste.

Dans un clair obscur de lumière fébrile, MAKE UP se prépare à faire son show. Devant son miroir ébréché, chaque détail compte. La silhouette de veuve noire s’échafaude pièce par pièce. Un corset de dentelle ajourée, sur fond de satin, lui ceint la taille, galbe sa poitrine. Elle enfile une paire de bottes lacées et une veste de smoking sur laquelle luisent quelques paillettes. En écoutant Lili Marlene, elle se coiffe. Un habile jeu de rouleaux relève sa chevelure noire en un chignon à la Betty Page. Elle y pose un accessoire qui twist. Gros noeud en grain rouge, chapeau haut de forme miniaturisé bleu électrique ou voilette rétro : elle s’amuse. Au fil des notes de musique, son personnage émerge. Elle se travestit en performeuse tirée à quatre épingles, à l’image d’un cadre noir. C’est son double fantasmé : celui qui posera le pied sur scène. Une beauté artificielle qui prend vie quand le premier coup de fard est posé. Un maquillage osé, presque obscène. Les couleurs et les matières se mélangent pour mieux séduire les projecteurs. Le regard se pare de plumes artificielles, les lèvres brillent à outrance. Elle est prête, son caniche toiletté, aussi noir que son costume, à ses pieds. Le rideau s’ouvre : Welcome.

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TRENDS WASH, ou trois destinations possibles pour faire une incursion au coeur des tendances de la saison printemps/été 2011. Des tendances incarnées par des héroïnes fictives, un moodboard qui nous plonge dans ses références, une cabine audiovisuelle et des silhouettes Par Alexandra Senes en vitrine...


  

THE MEETING PLACE

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FOR ACCESSORY LABELS PRÊT À PORTER PARIS® Collections Printemps - Été 2011 Du Samedi 4 au Mardi 7 Septembre 2010 Paris Expo - Porte de Versailles - Hall 7

www.pretparis.com

THE BOX Collections Printemps - Été 2011 Du Vendredi 1er au Lundi 4 octobre 2010 Pavillon Cambon - Capucines 46, rue Cambon - Paris 1er

CONTACT: Muriel Piaser mpiaser@pretparis.com BORN TO BE UN1QUE

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STYLEÉTUDE

Futur(s) 10 est une étude prospective de l’agence de conseil en style et tendances PeclersParis qui croise d’une part l’analyse de l’évolution des grands courants socioculturels et des attitudes de consommation, et propose d’autre part une approche visionnaire et concrète du “ look ” des produits de demain (textures, surfaces, couleurs, aspects...) susceptibles de répondre à ces attitudes. Ce projet d’innovation, mené par Emma Fric, directrice Recherche et Prospective et ses équipes, voit le jour une fois par an depuis dix ans. Cet outil a pour objectif d’établir un dialogue prospectif avec les acteurs de l’industrie qui doivent tenir compte de cette nouvelle dimension irrationnelle lors de la conception et de la mise au point de leurs lignes de produits.

A long terme, il y aura une prise de conscience, un recentrage et de nouvelles attentes. Après l’apocalypse de 2009, le consommateur est à la recherche de sens et de valeur. On parle beaucoup d’éveil à la nature et à sa propre nature et d’individualisation de la consommation. Tous les individus sont à la recherche de solutions pour faire face à ce climat anxiogène.

PRISE DE CONSCIENCE « A la base, j’étais pessimiste, j’ai perdu ma morbidité le jour où j’ai compris la richesse de notre histoire » Philippe Starck « Que faire ? Tu dois changer ta vie » Daniel Conh Bendit Conscience, maturité, autonomie, intériorisation, parti pris sont les termes les plus fréquemment cités. La marque change de fonction et devient un apport qui contribue à changer la vie.

Trois évolutions ont été déterminées : (I) EVEIL représente la levée du voile au sens physique et spirituel du terme, la recherche de sa vraie nature. (II) LA MODERNITÉ La modernité passera par un capitalisme durable, une recherche de solutions, une utopie active et par des principes de réalité et de modernité. (III) LA REPRÉSENTATION La représentation cultive l’idée que l’imaginaire a sa place dans notre société. Des ponts se créent entre le réel et le virtuel, la spiritualité et la recherche d’évolution. Nous rendons en quelque sorte hommage à Soulage avec un regain d’intérêt pour l’élévation, la spiritualité, et l’exploration.

(I) EVEIL,

UNE PRISE DE CONSCIENCE DE SON ENVIRONNEMENT ET DE SA VRAIE NATURE L’échec du sommet de Copenhague, la montée en force du rejet et les craintes liées au réchauffement climatique forcent les consommateurs à s’éveiller et à se remettre en cause. Il y a à la fois un constat d’échec et une prise de conscience. Face à la crise, la nature est un refuge, une valeur sûre qu’il faut désormais protéger. Il y a comme un éveil à la sensation. La nature prend des formes poétiques puisqu’elle est à la fois puissante et fascinante. C’est une richesse à redécouvrir mais aussi à protéger car la biodiversité est en danger. En 2080, si nous continuons notre processus destructeur, 80% de la faune et de la flore devraient disparaître. Le film “Avatar” de James Cameron illustre bien ce phénomène puisqu’il parle d’émerveillement face à la forêt, de connexion entre l’homme, les plantes et les animaux. Tout est vivant, tout est lié ! Grâce à la nature, on redevient humain, on éprouve de l’empathie et on transmet par l’art. S’inspirer du vivant apporte une vision optimiste de notre monde.

(II) LA MODERNITE On entame le changement. On regarde la réalité en face. Il faut sauvegarder ce qui est bon et revenir à l’essentiel. On parle d’innovation ascendante (on revient en arrière) et d’utopie active. Il faut s’éman-

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ciper, penser à grande échelle, sur le long terme. Il y a là une idée de constructivisme. Il faut que les produits soient fonctionnels, beaux, démocratiques et qu’ils aient du sens.

(III) REPRESENTATION La priorité pendant la crise, c’est de relancer, d’offrir une nouvelle représentation. Il faut filtrer, nomadiser, virtualiser, outrepasser... Filtrer, car une certaine modestie se met en place. Il y a moins de spectacle. Le luxe est sans show off. A la manière d’Alexandre Mc Queen : « Life must goes on ». Le romantisme néo-baroque reprend du galon. Il y a un côté crépusculaire, les maîtres du clair obscur sont à l’honneur comme au Musée de la dentelle de Calais. On recréé du mystère. On intellectualise l’intimité, la grâce, la beauté.

La vie et la mort dialoguent On sent le retour d’une certaine vanité. Il y a une tendance “vamp gothique” avec le phénomène “Twilight”. Au musée Maillol, on a mis en scène une exposition : La mort, c’est la vie. On dramatise pour susciter une légende. C’est une espèce d’antidote pour conjurer la conjoncture. On fait l’éloge de l’ombre, comme Martin Margiela. Tout ce qui est attirant est inquiétant, mais diablement beau. Les univers fantasmagoriques éloignent l’esprit de la tristesse du quotidien.

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LE CONSTAT


CRÉE UN SHOWROOM DES MARQUES ON-LINE Dans le cadre du lancement de son site internet et de sa version web, UN1QUE crée un salon des marques pour les détaillants afin que les griffes puissent présenter un échantillon de leurs collections en cours de commercialisation. Inscrivez-vous également pour recevoir notre newsletter tous les 10 jours.

www.salondesmarques.com ou www.un1que.fr


STYLEÉTUDE

MARCHÉ DU TEXTILE 2009, UNE ANNÉE DIFFICILE (Source : Fédération du Prêt à Porter Féminin)

C

ela fait des décennies que nous n’avions pas enregistré une telle baisse. En 2009, le marché du prêt à porter a baissé de 3,3% en valeur et de 1,9% en volume. Aucun segment du marché n’a été épargné : - 4,2% pour l’homme, 2,8% pour la femme et -2,2% pour l’enfant. Cette année, les prévisions de l’Institut français de la mode annoncent un recul de la consommation aux alentours de 1% par rapport à 2009. La consommation d’habillement ne pourra repartir à la hausse que lorsque les chiffres du chômage connaîtront une véritable amélioration. Le recul de 3,3%, enregistré entre 2008 et 2009, est toutefois moins important que l’année précédente puisque entre 2007 et 2008, la baisse était estimée à 5%. Simultanément, la consommation en nombre de pièces a diminué de 1,9% par rapport à 2009, contre -3,3% entre 2007 et 2008. Les françaises achèteraient les must-have de la collection et remettraient à plus tard l’achat de pièces de fond de rayon. D’après l’IFM, 35% des consommatrices pensent que la crise les poussent à acheter plus intelligemment, 23% déclarent n’avoir acheté que des prix barrés et 5% affirment s’être vraiment privées au niveau de ses achats mode.

4,7

%

LES CHAÎNES SPÉCIALISÉES RÈGNENT SUR LE MARCHÉ En 2009, les chaînes spécialisées étaient le premier circuit de distribution avec 32,7% de la consommation (en valeur). Les grandes surfaces spécialisées ont représenté 10,8% des parts de marchés (en valeur). Les enseignes Kiabi, La Halle et C&A font d’ailleurs partie du Top 10 des enseignes de prêt-à-porter. Les prix bas qu’elles proposent sont particulièrement appréciés des consommatrices en période de crise. Toutefois, ces efforts pèsent sur leurs chiffres d’affaires. Pour y remédier, ces enseignes sont obligées d’acquérir des surfaces plus importantes dans des villes moyennes. Quant au commerce de détail, il affiche un recul de 0,6 points de part de marché avec 20,3% des sommes dépensées en 2009. Il souffre de la politique des prix barrés. Les grands magasins, sont eux aussi en recul, puisqu’ils perdent 0,8 points par rapport à 2008 avec 5,3% de parts de marché. La baisse de la fréquentation internationale explique en partie ce repli. La vente à distance, avec 9,9% de parts de marché perd 0,4 points. Les promotions réduisent leurs marges et leur chiffre d’affaires. En pleine mutation, la VAD est de plus en plus présente sur la toile mais subit les assauts de la concurrence. Enfin, la part de la grande distribution alimentaire reste stable

4,7%

4,3%

avec 5,9% des parts de marché. Monoprix qui est le seul acteur du segment magasin populaire obtient 1,4% des parts de marché et concurrence directement les enseignes de mode de centre ville. Enfin, les magasins de sports en mode féminine se redressent (+1,7%) pour retrouver la même part de marché qu’en 2007 (4,7%). LES SOLDES ET PROMOTIONS PLÉBISCITÉES La crise stimule le côté rationnel des consommatrices. Un tiers des achats vestimentaires sont réalisés en prix barrés, soit une hausse de 0,6% par rapport à 2008. On constate l’apparition de prix barrés tout au long de l’année. Cela va de 18,4% du chiffre d’affaires en avril à 66,3% en période de soldes. A eux seuls, les soldes représentent 19,2% du chiffre d’affaires annuel. Les promotions aussi se sont multipliées pour dynamiser le marché. Les consommatrices ont aujourd’hui tendance à considérer qu’un prix réduit est normal. Enfin, si les résultats des soldes sont mitigés en 2009, les prix barrés obtiennent d’excellents résultats sur internet. Les achats de vêtements en ligne ont explosé : +30,4% par rapport à l’année précédente. Ils représentent désormais 6,3 % des ventes globales soit 1,6 points de plus que l’année précédente. Les 25-44 ans sont adeptes de la toile ainsi que les femmes actives qui n’ont pas beaucoup de temps pour faire du shopping à cause de leur vie de famille. Chez cette tranche d’âge, les achats sur internet représentent 9,4% des dépenses. Les 13-24 ans préfèrent de loin faire du shopping en groupe, mais elles effectuent néanmoins des repérages. DES PERSPECTIVES PEU RÉJOUISSANTES Après deux années de baisse successive, le premier semestre a affiché un nouveau fléchissement d’environ 2%. Dans un contexte de ralentissement du pouvoir d’achat et dans la crainte du chômage qui devrait prévaloir au moins jusqu’au deuxième semestre, il apparaît irréaliste de pronostiquer une véritable reprise en 2010.

6,7% 5,9%

43,5% SEGMENTATION PAR TYPE DE DISTRIBUTION

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Chaînes spécialisées et GSS : 43,5% Magasins indépendants : 20,3% Vente à distance : 9,9% Supers et Hypermarchés : 5,9%

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Marchés et Foires : 4,3% Magasins de sport : 4,7% Autres circuits : 4,7%

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Grands magasins et mags populaires : 6,7%


LES CHIFFRES CLÉS

LES PRODUITS PHARE En moyenne, les femmes ont acheté moins de pièces de dessus (-4,8%). Elles concentrent leurs emplettes sur les incontournables de la saison et repoussent les autres achats. Les robes et les leggings sont les pièces les plus en vue puisqu’on enregistre une augmentation de 15,9% des robes et une multiplication par 2,6 du nombre de leggings vendus. Les commandes de tailleurs et d’ensembles coordonnés

repartent également à la hausse (+10,9% en nombre de pièces). Les gilets sans manche sont aussi l’un des must-have de l’année 2009 avec une progression de 52% en 2009 pour dépasser la barre des 6 millions de pièces. En 2009, les chemisiers ont toujours le vent en poupe puisque les achats bondissent de 24,1% en nombre de pièces.

LES MUST HAVE DE 2009 Robes Leggings Tailleurs et ensembles coordonnés Gilets sans manches

+15,9 % + 2.6 % + 10,9% + 52%

Chemisiers

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Petits hauts / Caracos Sweaters Polos Imperméables

+2,1% + 16,9% + 17,2% +7,2%

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milliard d’euros est le montant accordé par les françaises à leurs achats de prêt à porter en 2009

63 424€ % 3,2 % 10,7 % 33,3 5 à 8% %

des femmes estiment que la crise a modifié leur comportement d’achat vestimentaire.

c’est le budget prêt à porter moyen d’une femme agée de plus de 13 ans. de baisse de la consommation d’habillement pour la seconde année consécutive de baisse des exportations des

entreprises françaises

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A CHACUNE SON BUDGET En 2009, les consommatrices françaises de plus de 13 ans ont dépensé en moyenne 424 € pour s’habiller. La crise affecte les dépenses de mode des femmes de 13 à 49 ans mais pas celles des seniors. Les adolescentes et les jeunes femmes de 13 à 24 ans, grandes consommatrices de mode, dépensent de 620 € (les 13-18 ans) à 590 € (19-24 ans). Les 13-24 ans représentent 16,8% des femmes et 24% des ventes de prêt-à-porter. Pourtant, leurs dépenses de mode ont baissé de 9,9% par rapport à 2008. Les femmes de 25 à 49 ans représentent 38,5% de la population féminine française âgée de plus de 13 ans, mais leurs achats contribuent seulement à 36,5% du chiffre d’affaires. Le budget moyen des 25-49 ans est de 5% inférieur à la moyenne nationale. Ces femmes mènent souvent de front vie professionnelle et vie familiale. Elles manquent de temps et leur budget mode est grignoté par la famille, les enfants et les autres postes. Au-delà de 49 ans, les budgets moyens remontent progressivement pour culminer chez les jeunes retraitées (les 60-69 ans). En 2009, les 50-69 ans ont dépensé plus que la moyenne avec 459 €, soit une augmentation de 3,7 % par rapport à 2008.

LE BUDGET MOYEN PAR TRANCHE D’ÂGE EN EUROS 620 € pour les 13-18 ans 590 € pour les 19-24 ans

du chiffre d’affaires du prêt à porter féminin sont des prix barrés.

de la consommation globale pourraient être représentés par les produits responsables en 2015.

457 € pour les 25-29 ans 421 € pour les 30-34 ans

LES ACCESSOIRES

385 € pour les 35-39 ans

Les Françaises sont de grandes consommatrices de chaussures : elles achètent en moyenne six paires par an. Aujourd’hui, cet accessoire devient un véritable relais de croissance pour les marques de textile et les grandes maisons. On assiste a l’apparition de véritables must-have, qui, repris par les chaînistes à prix abordables, deviennent de véritables bestsellers commerciaux. La notion de «it bag» tend, quant à elle, à disparaître car les consommatrices privilégient les valeurs sûres des grandes marques.

382 € pour les 40-44 ans 374 € pour les 45-49 ans 436 € pour les 50-59 ans 491 € pour les 60-69 ans 244 € pour les 70 et plus BUDGET MOYEN : 424 €

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SO ORANGE ! / La suspension est l’une des pièces phare des années 70. La preuve avec ce modèle orange signé Marzais Créations. Un objet de convoitise à installer au-dessus de sa table design ou dans sa cuisine italienne Marzais Créations, 670 € dernier cri.

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METTEZ-VOUS AU TAM TAM / Pratique, chic, multicolore, design et accessible, le Tam Tam de chez Branex design est un véritable accessoire de mode. A glisser dans toutes les pièces au gré de ses humeurs. Branex Design, 20 €

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UN CANAPÉ ULTRA ERGONOMIQUE / Ultra modulable, ce canapé est l’une des oeuvres magnifiques de Marine Peyre. Reste à posséder un immense loft pour le mettre en valeur. Marine Peyre pour Domeau & pères éditions, à partir de 1 100 € / module

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DES MUGS DE D.A. / On connaissait les T-shirts pantone de Bluebretzel mais pas les mugs assorties. Pour voir la vie en couleur, épater ses Fleux’, 12,90 € collègues ou égayer ses étagères de cuisine. NON, CE N’EST PAS UN BARBATRUC ! / Ce fauteuil est tellement rond qu’on s’attend presque à ce qu’il change de forme lorsqu’on s’y love. Plus Leblon Delienne, 690 € 70’s, tu meurs !!! SEXY CHAIR / Fleux’ nous surprend avec ces chaises aux formes avantageuses. Elles épousent à merveille les courbes des femmes qui osent Fleux, 261 € s’y asseoir. Un mobilier qui devrait créer le buzz autour de vous.

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INDIAN STYLE / Véritable découvreur de talent, Driade Kosmo a fait appel à un designer indien, Mann Singh pour réaliser une superbe collection de corbeilles en laiton argenté. Ce dernier réinterprète les motifs végétaux et le façonnage traditionnel de l’artisanat indien ! Mann Singh pour Driade Kosmo chez Etat de Siège, 803 €

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ON PREND L’AIR / C’est la rentrée des classes, vous avez du mal à vous y remettre ? Et, si vous vous achetiez un ventilo pour vous rafraîchir Ventilateur Q chez Fleux’, 159 € les idées et attendre l’été prochain ? S’ÉVEILLER AVEC CLASSE / Vous pensiez que c’était un thermomètre ? Raté, c’est un radio-réveil ultra design de chez Bang & Olufsen. Bang & Olufsen, 325 € Discret, il est raffiné et facile à transporter en voyage.

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UNE ASSISE VÉGÉTALE / Ce fauteuil en forme d’arbre, fabriqué en fonte d’aluminium, est l’œuvre de Quasar Khanh. Un mobilier original inspiré de la nature qui devrait attirer toutes les green addicts ! Quasar Khanh pour REDedition, 580 €

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CHAMPAGNE ! / Un seau à champagne d’exception pour les very VIP. Un bel exemple du savoir-faire de l’orfèvrerie d’Anjou. A consommer L’Orfèvrerie d’Anjou, 640 € sans modération. EUREKA ! / En inox poli miroir, cette lampe signée Thierry Vidé est réalisée à partir de différentes couches de matériaux pour laisser filtrer la lumière. Plus qu’une lampe, c’est une sculpture d’art contemporain. Thierry Vidé, 490 €

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DRÔLE DE TÔLE / Vous aimez le style industriel ? Craquez pour ces chaises en tôle de chez Fleux’. Fonctionnelles et accessibles, elles feront Fleux’, 165 € d’excellentes chaises de cuisine. LUMINEUSE IDÉE / On croirait cette lampe tout droit sortie d’un film d’Al Capone. Un peu austère, certes, mais tellement sympa à coté d’un Serendipity, 340 € Chesterfield ! L’ESPRIT CARGO / Cette commode est à la fois d’inspiration industrielle et marine. On l’imaginerait bien au Cap-Ferret, dans une maison Provence et Fils, 1740 euros de pêcheur au bord de la mer.

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RANGE TA CHAMBRE ! / Nous avons déniché la solution à vos petits problèmes de rangements. Enfin un meuble pour planquer tous ses accessoires : bijoux, foulards, ceintures, lunettes, lingerie, collants, chaussettes et Serendipity, 1 270 € gants... Tout dans le même meuble !

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ET LA LUMIÈRE FÛT / Diesel / Foscarini réhabilite le lampadaire avec ce bel objet réglable baptisé Fork. Un luminaire à placer au-dessus de son fauteuil favori pour lire ses polars préférés. Design by Diesel / Foscarini pour Serendipity, 600€

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UN VESTIAIRE D’ADOLESCENT / Vous avez toujours rêvé de faire partie d’un country club select pour avoir votre casier ? Vous allez adorer ce Serendipity, 1090 € vestiaire deux portes pour ranger toutes vos affaires.

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Notre coup de coeur design

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FERNANDEZ FORMÉ CHEZ LES COMPAGNONS DU DEVOIR ET DU TOUR DE FRANCE ET FORT D’UNE SOLIDE EXPÉRIENCE NOURRIE CES VINGT DERNIÈRES ANNÉES D’ITINÉRAIRES CROISÉS EN DÉCORATION ET EN AGENCEMENT.

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Rodrigue Fernandez se consacre aujourd’hui exclusivement à sa passion : la création de mobilier contemporain sur mesure. Aguerri aux techniques d’assemblage, de traitement et d’alliage du bois, il met en scène ses idées d’ameublement, en s’inspirant des petites choses qui rendent la vie inconfortable. Son credo ? Redessiner votre intérieur avec audace, bon goût et en gardant le sens de l’innovation. Dans une société consumériste inscrite dans l’ère du tout jetable, il propose du mobilier qui traverse le temps, qui ne s’inscrit pas dans une tendance mais dans une fonction. Et prône un retour à l’essence même de la fonctionnalité et de l’équilibre esthétique.

SPECTRE Ce fauteuil est dédié aux amoureux de la belle ouvrage. Un hommage à ceux qui pensent que la modernité n’a de sens que lorsqu’elle transcende la tradition. Trait d’union entre passé, présent et futur, les courbes fantomatiques de cette assise réveilleront des souvenirs chez les nostalgiques. Un brin rétro, il a le supplément d’âme qui le rend si cher à nos yeux.

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LE RETOUR DE BAMBI / Ce petit collier nous rappelle Bambi, la mort de sa maman et son copain Pan Pan. Séchez vos larmes et accrochez-le 4 me by Julie Bernardin, 60 € environ autour de votre cou. DE BIEN BEAUX CARREAUX / Le vichy est associé au printemps, les nappes à carreaux des pique-niques qu’on installe sur l’herbe fraîche. Tatty devine, 35 € Du bonheur à porter aux oreilles. AU GALOP ! / Une part d’enfance sommeille en vous ? Craquez pour ce joli collier en argent de chez Orit. Un peu de poésie dans ce monde de

brutes.

Orit, NC

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VOUS VOUS PRENEZ POUR LUCE ? / Alors faîtes comme elle, craquez pour les accessoires de tête over-sized rigolos qui font oublier vos Murmure by Spirit, 135 € imperfections.

IL ÉTAIT UNE FOIS UN PETIT CHAPERON ROUGE / Pour celles d’entre nous qui sont restées des gamines et qui ont toujours peur du loup... N2, 39 € Attention, en traversant la forêt.... MIAOUUUUUUU / On connaît l’univers poétique d’Annabel Winship, une petite fée de la chaussure d’origine anglaise. On est contente d’être Annabel Winship, 235 € grande pour acquérir ses créations. TOUS CES LABELS PARTICIPENT À THE BOX SUR PAPP

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accessoires royaux

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UPPER PHONE / L’accro au téléphone que vous êtes devrait apprécier cette belle pochette pleine de strass qui fera de votre mobile un vrai bijou. Years, NC Parce que vous le valez bien !!!

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J’OOOSE / Vous rêvez de faire partie de la garde rapprochée de la reine d’Angleterre ? Vérifiez que le chapeau aille à votre tête. Au pire, vous Murmure by Spirit, 230 € pourrez l’utiliser pour faire la poussière.

JE « LE » PENSE, DONC JE SUIS / Si vous voulez être traitée comme telle, affichez-le en grand. Une pochette dans un esprit boudoir qui ne Petite Mendigote, 11 € manque pas d’élégance.

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UN PLASTRON OU RIEN / On ne vous le dira jamais assez. Le plastron est l’accessoire incontournable de la saison. Avec un écusson et une multitude de chaînes, il est tout simplement ROYAL ! 4 Me By Julie Bernardin, 210 € UNE BAGUE DE RÊVE / Voici la bague de princesse que le prince charmant devrait vous offrir dans votre tour d’argent. Dommage qu’il ait Chic Sick Chic Paris, 110 € perdu son cheval blanc. UNE SI BELLE RÉVÉRENCE / Pour régner sur son royaume, adoptez Bark, NC cette bague venue tout droit de Birmingham.

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Zoom sur 24 marques phare d’Eclat de Mode 5

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NATACHA PLANO / Illustratrice, Natacha Plano a étudié la céramique pendant quatre ans. Très vite, elle réalise de petites sculptures féeriques en porcelaine, puis des bijoux. Chaque pièce est travaillée et décorée manuellement pour un rendu unique.

LILAKACEMI / Dalila Belkacemi est la lauréate 2005 du Grand Prix de la Création de la ville de Paris. Peintre et styliste accessoires, elle est fascinée par les métamorphoses du quotidien. Elle travaille sur la notion d’accessoires textiles hybrides, sur l’infime instant où l’on passe de la définition de vêtement à celle de bijou et sur les va-et-vient possibles entre ces deux états.

SOL’N / Solène Cotteverte est diplômée de l’école Tanée de bijouterie et d’orfèvrerie. Spécialiste de l’argent, la créatrice découpe les formes qu’elle a imaginées dans des plaques qu’elle passe au laminoir, perce, soude et polit. Tous les motifs (lapins, maisons, fantômes...) racontent de drôles d’histoires.

DE HANIA / Créée en 2009, la marque De Hania propose des collections inspirées de Staccato, des sirènes et de la peinture. L’objectif principal de la créatrice est de proposer des bijoux à forte valeur ajoutée à des prix attractifs. ALIENINA / Eliana Venier s’est spécialisée dans le bijou en tissu. Elle coupe, assemble, plisse, coud et teint pour obtenir des pièces sculpturales de toute beauté. Des bijoux légers et souples aussi agréables à porter qu’à regarder...

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VERONIQUE AUBRUN / Véronique Aubrun est une perfectionniste, une accro aux détails, aux matières, aux nuances et aux harmonies de tons passés. Le fil est l’élément conducteur de toutes ses créations inspirées d’une autre époque allant des années 20 aux années 70.


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URSUL / Cette marque mixte de bijoux en cuir est l’œuvre d’Alexis Thery. Ses bijoux réalisés dans des matériaux scrupuleusement sélectionnés foisonnent de détails. Il manie à la perfection le cuir gold et les métaux précieux. Coup de chapeau à sa dernière collection absolument magnifique ! DORIANE / Doriane est tombée dans le bijou à sa naissance puisque ses parents, joailliers, travaillent avec les plus grandes marques. Apprentie comédienne au cours Florent, elle s’est lancée dans la création pour payer ses cours. Le succès aidant, elle a finalement fait de ses modèles frais et contemporains, son métier.

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JEN MOOD / Jen Mood a créé le concept de Sautoir de Lunettes® en 2004, pour faire de la chaîne de lunettes un bijou à part entière. Elle succombera au charme des bijoux haut de gamme quelques mois plus tard. Pour sa fabrication, la créatrice travaille exclusivement avec des « artistes » de la résine (issue du coton) et du métal français... Un gage de savoir-faire traditionnel transmis de génération en génération.

BERGUE & CO / Tous les bijoux Bergue & Co possèdent un design épuré. Le créateur français Jean Antoine Bergue a installé à Lisbonne son atelier. Cette saison, il mélange l’or blanc et l’or rose pour des effets de symétrie incroyable. A découvrir absolument.

EVA D / Cette créatrice de talent a fait du style ethnique-chic son métier. Toutes ses pièces sont uniques et fabriquées artisanalement en métal, pierres fines, bois et en argent. Ses best-sellers ? Des bagues en argent noir et des bracelets à grelot. SECONDE NATURE / Sophie Vigier et Benjamin Métivier ont créé Seconde Nature pour exploiter leur créativité et leur sensibilité au design moderne. Pierres non taillées, galets moulés et bois précieux sont au programme de ces créations à la fois épurées et contemporaines.

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STEFERE / Stéphanie Rehault passionnée de diamants et de haute joaillerie, a fait ses armes chez un joaillier Suisse de Genève. Stefere présente des bijoux contemporains et unisexes. L’éclair, son best-seller, est devenu le bijou fétiche de célébrités comme Cathy Ghetta et Noémie Lenoir. THE FRENCH FACTORY / The French Factory est notre marque coup de cœur. On adore à la fois l’utilisation des matériaux, l’univers onirique de la créatrice et la part d’enfance qui se dégage des collections. Les clins d’œil aux contes de notre enfance sont nombreux sans jamais tomber dans le mièvre. Un monde plein de charme et de fantaisie.

WINDY CHOU / Miss Chou est une petite fée du bijou. Elle détourne tout : les cuillères, l’imagerie vintage (de poneys, chats et poussins) et même les napperons. On adore la simplicité avec laquelle elle crée barrettes, broches et boucles d’oreilles sans se prendre au sérieux. En plus, les prix sont accessibles. Comptez 12 à 14 € pour une barrette et 30 € pour un collier. MONNAIE DE PARIS / La Monnaie de Paris perpétue dans ses ateliers un savoir-faire traditionnel de la bijouterie-joaillerie. Ses collections de médailles et de gourmettes évoquent avec poésie le Petit Prince. Tous les bijoux sont en or 750. INEKE OTTE / L‘univers pop, fantasque et excentrique d’Ineke Otte ne laisse personne indifférent depuis plus de 25 ans. Ses colliers pleins d’audace sont réalisés à partir de souris, de cerises, de tulipes, ou de morceaux de mousses en plastique à la fois spectaculaires et surprenants. Le monde du bijou ne serait pas le même sans cette créatrice libertaire. Bravo ! TOUS CES LABELS SONT PRÉSENTS SUR LE SALON ECLAT DE MODE

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CHICA DE CANELA / Chica de Canela est une petite marque et pourtant elle a tout d’une grande. Son univers onirique rappelle notre enfance. Tim Burton adorerait ses sacs, broches, colliers et boucles d’oreilles colorés et poétiques. Le top, pour celles qui au fond sont restées des petites filles !


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LINDSEY MARIE / Etudiante texane en biologie, Lindsey Marie a débuté en dessinant des bijoux ornés de perles. En 2007, pour perfectionner son art, elle intègre la Royal College of Art de Londres. Depuis deux saisons, Lindsey Marie s’est spécialisée dans le bijou précieux mais continue à sublimer les perles.

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O’FEE/ O’fée est l’une des plus jolies marques de bijoux minimalistes. Made in France et déjà vendus dans le monde entier, ces porte-bonheur luxueux sont déclinés dans des couleurs ludiques et gourmandes, en or et argent. GWAPITA / Gwapita signifie petite beauté en espagnol. Chaque bijou est raffiné et pétillant pour se sentir belle et sensuelle. Tendance, la collection comprend à la fois des bijoux tribaux, des parures de corail et des gourmettes militaires. Très légères, ces créations sont agréables à porter et égayent le quotidien au gré de ses humeurs.

CREZUS / Déposée en 2010, Crézus est l’oeuvre d’Alison Briquet, jeune diplômée de l’ISEM et de l’ESG qui a fait ses premières armes chez Boucheron. Crézus fait référence à l’opulence du roi dont la réputation a traversé les siècles. Pour son lancement, la première collection est riche en couleurs avec l’utilisation de cristaux Swarovski mats ou brillants, des pierres dures fluo, des résines et des perles de verre. LA2L / Marie-Hélène Spitzer aime ce qui est doux, enchanteur et raffiné. Elle a créé des bijoux pour de nombreuses marques pendant huit ans avant de se décider à voler de ses propres ailes. Ses collections poétiques nous plongent dans son univers enchanteur et onirique. JULAM / Née dans les alpes, le contact des cimes enneigées et de la nature ont donné à Camille le sens du végétal et le goût des motifs floraux. Tombée amoureuse de l’Orient, elle crée des bijoux fantaisie pour conjuguer ces deux cultures. Un bel hommage à ses terres lointaines. TOUS CES LABELS SONT PRÉSENTS SUR LE SALON ECLAT DE MODE

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1/ 7 FOR ALL MANKIND, 65 € 2/ STETSON, 79 € 3/ REBEL CASHMERE, 299 € 4/ MINELLI, 199 € 5/ MONOPRIX, 17,90 € 6/ FIRETRAP, 90 € 7/ LOU, 59 € 8/ BUFFALO, 220 € 9/ C&A, 49,99€

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10/ SIGG, 15 € 11/ LOLA, 350 € 12/ PETITE MENDIGOTE, 87,50 € 13/ NAPAPIJRI, 149 € 14/ LES PETITES, NC 15/ PULL-IN, 40 € 16/ SEQUOÏA, 150 €

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1/ CHICA DE CANELA, NC 2/ HUSH PUPPIES, 89 € 5/ HELENE SOREL, 540 € 4/ MELISSA BY VIVIENNE WESTWOOD, 135 € environ 5/ LA HALLE AUX CHAUSSURES, 59 € 6/ MINELLI, 109 €

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7/ UGG, 199 € 8/ URSUL, 130 € 9/ MALOLES, 239 € 10/ GASPARD YURKIEVICH POUR EASTPAK, 250 € 11/ OXBOW, 265 € 12/ STETSON, 79 € 13/ ANNIEL, 75 € 14/ ELLEN TRUIJEN, 350 €

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1/ MINELLI, 109 € 2/ FLEUX’, 45,90 € 3/ MISS SIXTY, 180 € 4/ TZURI GUETA, NC 5/ TARA JARMON, 600 € 6/ OLIVIA CLERGUE, 36 € 7/ RICHARD GAMPEL, 115 € environ 8/ STÉPHANE KÉLIAN, 600 €

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9/ PAUL & JOE, 450 € environ 10/ NIXON, 499 € 11/ KWAY, 80 € 12/ LACOSTE LIVE, 80 € 13/ URBANEARS, 60 € 14/ SAN MARINA, 69 € 15/ HUSH PUPPIES, 89 €

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1/ MURMURE BY SPIRIT, NC 2/ MAC DOUGLAS, NC 3/ WESC, 90 € 4/ GANT, 311 € 5/ CHATTAWAK, 85 € 6/ JB MARTIN, 119 € 7/ CLAIRE’S, 14,95 €

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8/ TOSCA BLU, NC 9/ CACHE CACHE, 19,95 € 10/ 7 FOR ALL MANKIND, 220 € 11/ DO, NC 12/ GLOVE STORY, 56 € 13/ CHIE MIHARA, 220 € 14/ CAMAÏEU, 39 € 15/ CLAIRE’S, 8,95 €

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1/ GREAT BY SANDIE, 450 € 2/ NYMPHENBURG, 350 € 3/ BEE FLY, 95 € 4/ COTÉLAC, NC 5/ GÉRARD SENE, 660 € 6/ MISS SIXTY, 89 € la robe, 59 € le tee-shirt, 189 € les boots

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7/ THOMAS SABO, NC 8/ GLOVE STORY, 24 € 9/ COP COPINE, 115 € 10/ FIRETRAP, 30 € 11/ GUESS BY MARCIANO, 299 € 12/ REDSKINS, 299 € 13/ METAL PRECIEUX, NC 14/ ASH, 285 € environ 15/ LANCASTER, 49 €

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LE PEAU DE BÊTE

On connaissait déjà les lunettes écailles de tortue. Désormais, le python fait sensation dans les collections. A quand l’autruche, le zèbre ou le léopard ? Jimmy Choo, 224 € chez Solaris

L’AVIATEUR BIEN EN VUE

Le modèle Aviator de Ray Ban est un basique, la it-sunglasses des baroudeurs, une icône des années 80. Souvent imitée, jamais égalée !! Ray Ban, 129 €

HIVER 2011

musteyes DE FINES XXL

On aime les lunettes XXL, mais on ne veut pas perdre notre féminité. Les grandes marques ont donc pensé à affiner les branches et à les ornementer pour les transformer en bijoux.

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Prada, 210 € Balenciaga, 256 € chez Solaris

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GÉOMÉTRIQUES

On ose toutes les formes car les solaires sont devenues indissociables de nos tenues estivales. La forme octogonale fait mouche chez Paul Smith. Paul Smith, 190 €

L’IMPRIMÉ DE CHOIX

Accorder le motif de ses Wayfarer à ses vêtements est le nec le plus ultra. Cela exige toutefois d’en avoir plusieurs paires. Ray Ban, 129 €

SO HOLLYWOOD !

La vague des années 50 déferle partout. La preuve avec ces lunettes de stars à porter avec un foulard sur la tête. Prada, 160 €

INDÉMODABLE PAPILLON

Ce type de monture ne cache pas le visage, au contraire, elle le sublime ! Même Tom Ford revisite cette tendance.

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Vogue, 89 € chez Solaris Tom Ford, 301 € chez Solaris Christian Dior, 209 € chez Solaris

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STYLESHOPPING KARL FOREVER

VROUMMMM !

Un T-shirt de créateur pour montrer son attachement à la mode.

Vintage à souhait, la parka de motard revient plus chaude et plus protectrice que jamais.

Laurent Desgranges, 45 €

Refrigiwear, 650 €

LE TRILBY

Il donne une touche d’originalité finalement très sobre à vos silhouettes Stetson 99€

LA CEINTURE VINTAGE

Elle s’accommodera parfaitement avec vos chemises trappeur et vos Yellow Boots. Levi’s

HOMME HIVER 2011 UN BOTTILLON À LACETS

La boots du baroudeur pour arpenter les villes, les montagnes ou la campagne. Tout simplement indispensable. Carnet de Vol, 99 €

Une chaussure qui fleure bon les sommets alpins, surtout quand elle est en cuir gras marron... En couleur, son allure est plus streetwear. Monderer Design, 220 €

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UN MATELASSÉ CONFORTABLE

Avec ce sac à dos fonctionnel, coordonné à sa doudoune, le matelassé fait encore recette cet hiver. Eastpak, 50 €

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L’OUTDOOR CHIC


CHINO STAR

Ce pantalon fait beaucoup parlé de lui ces derniers temps. Un must-have d’une simplicité déconcertante. Michael Bastian pour Gant, 112 €

UNE DOUDOUNE DE CRÉATEUR

La fameuse Togs Jacket, revisitée par Jacques Shu. A porter à manches courtes ou longues, suivant la météo. Jacques Shu pour Chevignon, 450 € environ suivant le modèle.

UN BIJOU D’HOMME

VERSION BÛCHERON

Les pendentifs ne sont plus l’apanage des femmes. La preuve avec ce bijou élégant de dandy.

La chemise à carreaux robuste des bûcherons américains est idéale à porter avec une bonne vieille paire de Timberland.

Ursul, 110 €

Napapijri, 109 €

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TÊTE À CHAPKA

Elle protège mais surtout elle apporte la touche stylée dont les jeunes urbains sont si friands. Barts, 49,99 €

HOMME DES FORÊTS Voilà la plus belle illustration de la tendance outdoor chic. Timberland, 185 €

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STYLESHOPPING LE PERFECTO MOLLETONNÉ

Le molleton continue à s’imposer dans notre garde-robe. Décliné dans toutes les pièces du dressing, et dans toutes les coupes, il est du plus bel effet en spencer ou en perfecto. Best Mountain, 90 €

LE REVIVAL DU CARTABLE

LE BIJOU PLASTRON

C’est le «it bag» de l’hiver. Incontournable, il s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes.

Pièce principale de toute silhouette, il apporte une touche essentielle à vos tenues les plus simples. A adopter sans aucune modération.

Mango, 69,90 €

Claire’s, 19,90 €

FEMME HIVER 2011 LA ROBE DE BETTY BOOP

Elle était déjà présente dans les collections la saison dernière. Elle revient plus travaillée avec des mélanges de matières ou toute en cuir.

LE HEADBAND

Liu Jo, 183 €

On frôle parfois le ridicule mais tant pis ! On accessoirise les cheveux pour compléter notre look de tous les jours. Un peu d’extravagance ne peut pas vous faire de mal !

LE DERBY MASCULIN

LE PANTALON À PINCES REVISITÉ

L’atelier Mercadal, 355 €

Jus d’Orange, 49 €

A talon ou plat, qu’importe. Le derby est LA chaussure de la saison... L’achat malin de l’automne, un bon produit de demi-saison...

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Ce modèle emprunté au vestiaire masculin, dont la coupe a été légèrement modifiée, nous donne une allure élancée.

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Claire’s, 6,95 €


LES LOW-BOOTS À REVERS

Que ce soit sur les bottes ou sur les low-boots, le revers apporte la touche chicissime à notre uniforme : pull cachemire, jean droit ou slim et veste de smoking. Charles Jourdan, 530 €

LA BOUCLE D’OREILLE FANTAISIE

C’est l’alternative au collier plastron. Plus facile à porter au quotidien... Marion Godart, 45 €

LE GANT

LE VELOURS RAS

Glove Story, 27 €

Sisley, 64,90 €

Cet hiver, le gant est la touche d’élégance raffinée de toutes les femmes du monde.

Il apparaît à nouveau dans nos garderobes, surtout en veste, robe et même sur nos chaussures !

L’OUTDOOR CHIC LE CHAPEAU MELON

Vous aimez Charlie Chaplin ? Adoptez son chapeau melon. Il sera du plus bel effet avec l’esprit masculin-féminin de vos tenues.

L’hibiscus et les palmiers refont une apparition remarquée. Une note tropicale dans sa garde robe. Napapijri, 599 €

Stetson, 99 €

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LE STYLE YÉTI

De la vraie ou de la fausse fourrure, qu’importe. L’important c’est de posséder une veste qui apportera du volume à notre silhouette. Guess by Marciano, 139 €

LA VESTE DE SMOKING

Un bel hommage à Yves Saint Laurent. Incontournable ! Sisley, 174,90 € (l’ensemble)

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nuées Photographie : Quentin Caffier Direction Artistique : Quentin Caffier & Max Laho Assistant : William Soulet-Lacalmontie & Max Laho Modèle : Anne Suze Hair : Ludovic Dupuis MUA : Coline Roussel Stylisme : Lorraine Diard Robino


Fourrure, 7 FOR ALL MANKIND Sac, LUPO Bracelet Médaillon, MARION GODART


Lunettes noires, CHLOÉ Collier, HOSS INTROPIA


Robe, ANTIK BATIK Bracelets, MARION GODART


Jean, DENIM STUDIO Bottines, MORGAN Sac en cuir, KIPLING Foulard, LEVI’S Bracelets, MARION GODART Plastron, FIONA PAXTON Veste, VENTCOUVERT


Veste dorée, BY ZOÉ Robe cachemire, MUSKHANE MODE Sac, JÉRÔME DREYFUSS Bracelet et collier, MARION GODART Plastron cheveux, FIONA PAXTON Chaussures, LA HALLE


Robe en dentelle noire, HOSS INTROPIA Collant plumetis, SINEQUANONE Chaussures, ROBERT CLERGERIE Coiffe demi-lune, MANOUSH


Combinaison, BEL AIR Sac en cuir, ARIDZA BROSS Bracelet, BRACELOOK


Combinaison, ZOÉ LA FÉE Chapka, STETSON Bottes, MOU Broche sur chapka, TATTY DEVINE Gants léopard, H&M


Colliers, LES BIJOUX DE SOPHIE Robe, FINE COLLECTION Sac frangé, C-OUI Bottes, LEVI’S


Pull, BEL AIR Lunettes, EMMANUELLE KHANH Collant en laine, WELL Sac en cuir, ARIDZA BROSS Gants, MAISON FABRE Bottes, PEPE JEANS


STYLECOLLECTOR

HERMÈS un corner chez Colette

Le retour de la TOGS DOWN JACKET

La marque ressort enfin son mythique modèle Togs down Jacket. Ce produit culte des années 90 fait son grand retour grâce au créateur Jacques Shu. Ce dernier a travaillé sur cinq versions intitulées Capri, Paris, Londres, Tokyo et New York (entre 400 et 500 €). Ces éditions limitées, mixtes, seront disponibles chez Colette à partir de septembre.

NATIVE pour toutes les saisons

La toute jeune marque canadienne élargit sa gamme de chaussures fabriquées à base d’EVA injectée. Cette matière antibactérienne permet d’allier design et légèreté. Inspirées par des modèles classiques, les chaussures Native se portent partout, en toute occasion comme le nouveau modèle Fitzsimmons. Ce modèle, qui ressemble à s’y méprendre à une chaussure d’outdoor ultra colorée, est lavable et aussi légère qu’une plume. Idéale pour marcher qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente ! A découvrir, entre autre, dans le réseau de magasins Kulte.

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Hermès lance un fanzine réalisé par le photographe anglais Matt Irvin, le directeur artistique Dean Langley et la styliste Francesca Burns dans quatre villes : New York, Londres, Tokyo et Paris. Il met en scène sept filles, quatre garçons et 250 célèbres carrés. A l’origine de cette initiative, Bali Barret, la directrice artistique de la soie chez Hermès. Son objectif ? Mettre en image la passion du foulard en twill de soie, dont le carré Hermès est l’expression profonde. Le projet, baptisé « J’aime mon carré », a été lancé à échelle internationale le 15 juillet dernier sur le site www.jaimemoncarré.com. On y découvre les aventures des quatre héroïnes, une multitude de photos inédites, des séquences filmées dans les quatre capitales et, surtout, un mode d’emploi du carré Hermès illustré par un jeu de « cartes à nouer ». Colette participe à cette opération du 27 septembre au 16 octobre 2010, en installant une boîte orange au premier étage de son magasin. On y trouvera également des carrés et losanges en édition spéciale « Hermès pour Colette ».

LAZY OAF REND HOMMAGE À SANTA CLAUS

Vous êtes de ceux qui en ont marre des cadeaux de Noël sans goût, ni saveur ? Lazy Oaf a pensé à vous avec une collection de T-shirts arty qui rendent hommage à Santa Claus. Une bonne dose d’humour à des prix très attractifs... Dessinés spécifiquement pour l’enseigne anglaise Selfridges, ils sont également disponibles sur le site de la marque.

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DE CHEVIGNON


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HOLLAND PLANCHE SUR ROXY HEART

Roxy dévoile sa nouvelle collection Roxy Heart signée par le designer anglais Henry Holland, inspirée par une passion partagée du snowboard, de la musique et de la mode. Sur les traces de Laura Figueras et de Zakee Shariff, le créateur livre sa vision singulière et originale de la collection Heart. Il s’est inspiré du coeur, signature emblématique de Roxy, de cabochons et de clous. Les couleurs sont éclatantes avec du cuir et de la laine aussi bien pour les tenues d’outdoor que pour les silhouettes mode. Cette quinzaine de pièces alliant les codes du sportswear et de la mode. La collection Roxy Heart by Henry Holland sera disponible à partir d’octobre 2010.

Havaianas

DEPUIS SA CRÉATION EN 1962, LA CÉLÈBRE TONG BRÉSILIENNE A SU SÉDUIRE LES PLAGES COMME LES OSCARS, LE BITUME COMME LES PODIUMS. DU BRÉSIL À LA FRANCE, EN PASSANT PAR LES PHILIPPINES, ELLE EST DEVENUE LE SYMBOLE D’UN MODE DE VIE, D’UNE FAÇON D’ÊTRE, D’UN ÉTAT D’ESPRIT. RETOUR SUR UNE HISTOIRE HORS DU COMMUN.

C’est encore

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LETÉ ! Comme chaque saison, Monoprix invite des créateurs à développer des collections à petits prix. A partir du 6 septembre, Nathalie Leté présentera ses créations très inspirées de l’art populaire, et de ses origines à la fois chinoises et allemandes. Elle nous conte des histoires faussement naïves pleines d’oiseaux, de fleurs, d’insectes et de papillons. Cette collection d’objets de décoration est complétée par une ligne de vêtements pour homme, femme, enfant et bébé.

Le premier modèle de tong a été créé le 14 juin 1962 et s’inspirait de la Zori, la chaussure traditionnelle japonaise. Le groupe Alpargatas décide alors de concevoir cette sandale de caoutchouc, initialement destinée aux populations défavorisées des favelas, à partir d’un matériau 100 % brésilien qui garantissait une durée de vie plus longue et un confort sans pareil. La Havaianas « Tradicional » est ainsi née ! UNE RÉSISTANCE À TOUTE ÉPREUVE En moins d’un an, la société Sao Paulo Alpargatas s’est mise à fabriquer plus de 1 000 paires par jour pour répondre à la demande. Les copies n’ont jamais égalé la qualité des chaussures originales. Sans jamais perdre leur forme, totalement inodores et avec ses brides incassables (un brevet a été déposé depuis), elle traverse les époques. La tong Havaianas s’offre un nouveau design en 1994 avec la sortie des « Tops » monocolores, qui bouleversent le marché de la mode. Quatre ans plus tard,

à l’occasion de la Coupe du monde de football 1998, Havaianas lance le modèle Brasil pour supporter son équipe nationale. Instantanément adopté par les aficionados du foot et du Brésil, ce modèle devient un bestseller et un véritable symbole. Le mythe était né. TRANSFORMATION RÉUSSIE Depuis, Havaianas a développé et segmenté ses collections homme, femme et enfant, s’adaptant à chaque saison aux nouvelles tendances. Leader mondial incontesté de la tong, la marque brésilienne propose plus de 250 modèles. L’été dernier, des modèles fermés ont complété la large gamme existante. Mais pas seulement. En effet, les créations ne cessent de se multiplier chaque année : Havaianas Soul Collection, le modèle Spirit inspiré de la forme de la tong japonaise, la ligne Teams... Sans oublier les versions inédites et les séries limitées.

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STYLECOLLECTOR

T.T.TRUNKS

s’emballe pour les malles

Peter Pilotto et Christopher de Vos

CHEZ KIPLING Les deux lauréats de « Emerging talent award » se sont associés à la marque Kipling pour créer une collection capsule. Peter Pilotto affiche sa passion pour les couleurs et les imprimés forts avec un motif intergalactique qui devrait plaire aux grands voyageurs. La collection Pilotto comprend à la fois des sacs à porter à l’épaule, des sacs à dos, des bananes et des accessoires. A travers cette initiative, Kipling souhaite toucher une cible plus pointue et plus urbaine.

TT.Trunks propose des malles conçues pour l’intérieur comme pour l’extérieur dont chacune est dédiée à une utilisation précise (cigares, souliers, maquillage). Leurs ateliers allient le savoir-faire d’artisans avertis à l’ingéniosité de designers français, attentifs à la praticité. Les modèles incarnent l’art de joindre l’utile à l’agréable, en s’attachant au moindre détail pratique autant qu’au style. Leur dernière nouveauté, la malle « HisTrunk » (disponible à partir de septembre) est dédiée aux hommes raffinés et comprend un tiroir vide-poche, un compartiment à boutons de manchettes, une alimentation pour les appareils mobiles, un présentoir Ipad, une cave à cigares humidor, un tapis de poker et même des verres et une carafe à whisky. Un mobilier d’exception comme on en voit peu...

GANT Michael Bastian se prépare à sortir sa toute première collection pour femme « GANT by Michael Bastian ». Disponible pour le printemps 2011, cette ligne, sur le thème Marylin, se veut à la fois moderne, contemporaine et pointue. Elle comprendra à la fois des tailleurs à porter ensemble ou séparément, des robes, mais également du denim et des maillots de bain.

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Une capsule Daisy Lowe

POUR MORGAN Daisy Lowe a créé une capsule pour Morgan intitulée « Oiseaux de nuits ». composée de 15 pièces et de six accessoires. Au programme : un body, une veste en cuir seconde peau, un short et même un masque pour danser en club ! Toujours dans le style girly, Morgan a également donné carte blanche au réalisateur Tom Beard afin qu’il réalise un court métrage événement. Ce teaser sera diffusé sur le site www.morgan.fr à partir du 15 octobre, un mois avant la sortie officielle de la collection en magasin.

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MICHAEL BASTIAN pour


anniversaire Collaboration hype pour

TIMBERLAND

Timberland s’associe avec la styliste anglaise Martine Rose et le magazine Wallpaper pour réaliser une veste homme en série limitée. Cette collaboration résume la volonté de la marque de soutenir et d’encourager des talents aussi bien affirmés qu’émergents. Une série de vidéos sur les coulisses de cette première collaboration sera mise en ligne au cours des huit prochains mois sur le site internet de WallPaper. Parallèlement, deux fois par mois, Martine Rose révèlera ses réflexions et ses sources d’inspiration.

Une boutique pour

MELINDA

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GLOSS

Après leur boutique-appartement de la rue du Bouloi, les créateurs ouvrent leur première boutique dans le Haut Marais, au 42, rue de Saintonge. Cet espace, conçu comme leur ancien showroom, est un endroit convivial à fréquenter entre amis le temps d’une séance de shopping. Côté déco, la façade est en bois cérusé clair avec une touche industrielle tandis que la porte et les lampes rappellent les ateliers des années 30. Les 60 m2 se divisent en deux espaces. Le premier présente la collection sur des portants et cintres fabriqués à partir de métaux usés. Les cabines sont originales avec une pissotière dans l’une et un lave-main dans l’autre. Le deuxième, surélevé, se présente comme un laboratoire, un cabinet de curiosité amené à évoluer au fur et à mesure du temps et des humeurs. On reconnaît la patte de David Thomas qui a notamment travaillé pour Ralph Lauren et Goyard.

Dr. Martens

fête ses 50 ans en image et en musique

50 ans ! Le célèbre modèle 14.60 de Dr. Martens est né le 1er avril 1960. Depuis, la bottine a chaussé à la fois les ouvriers, bon nombre de rebelles et d’anticonformistes de tous horizons. Conquis par son esprit « working class », les musiciens l’ont rapidement porté aux nues sur toutes les scènes du monde. Pour ce cinquantenaire il était donc légitime de faire appel à dix groupes de musique et à dix réalisateurs. Dix chansons cultes ont été reprises par des d’artistes talentueux, aux genres musicaux singuliers. Les réalisateurs, plus ou moins confirmés, ont tous été sélectionnés pour leurs œuvres originales et leur capacité d’innovation. Ce contenu musi-

cal et vidéo est d’ailleurs mis en ligne sur le site de la marque. En parallèle, de nouvelles séries limitées des modèles 14.60 et 14.61 (sa version basse) sont disponibles en deux coloris (noir et cerise). Ils ont été édités en 1460 et 1461 exemplaires par couleur et sont diffusés au sein de boutiques triées sur le volet. Et, pour l’occasion, la chaussure utilitaire « Made in England » se pare de ses plus beaux atouts avec une tige réalisée en cuir grainé poli, associée à une languette, des oeillets et une semelle intérieure dorés.

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STYLECOLLECTOR

STUSSY WOMEN

X VANS

KULTE fait appel à Mario Hugo Stussy Women collabore avec la marque de surf Vans pour créer une chaussure 100 % californienne inspirée du vestiaire masculin. La Bailie n’est ni une slip-on, ni une tennis en canvas mais plutôt un derby en cuir noir ou marron avec des picots. Cette chaussure à l’esprit résolument vintage s’adapte aux attentes des consommatrices en quête de produits plus habillés. Disponibles en magasin depuis la fin juillet, ces chaussures sont accompagnées d’une boîte particulière et d’un sac assorti.

La marque de streetwear Kulte annonce le lancement d’une mini collection avec l’artiste new-yorkais Mario Hugo. Ce dernier a planché sur le thème « Nouvelle Vague », l’intitulé de la prochaine collection de la marque marseillaise. Chaque modèle fait référence au cinéma Français des années 60. Mario Hugo pousse le détail cinématographique jusqu’à sa signature évoquant des ciseaux coupant une bobine de film. Chaque Tshirt sera présenté et vendu dans un sac en coton au prix public de 40 € et sera accompagné d’une explication sur l’œuvre de l’artiste.

Dans l’œil de

KARL L. & DE MARIA LUISA

Acheteuse avant-gardiste et révélatrice de jeunes talents, Maria Luisa est l’une des personnalités incontournables de la mode. Pour les 3 Suisses, elle a choisi de mettre en avant quatre étoiles montantes de la mode : Charles Anastase, Natalia Brilli, Christian Wijnants et Bernhard Willhelm. Une jolie sélection qui confirme la volonté des trois Suisses de monter en gamme et de séduire de plus en plus de fashionistas.

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HAPPY BIRTHDAY 7 ! La marque de jeans 7 For All Mankind célèbre cette année son dixième anniversaire et dévoile sa nouvelle campagne publicitaire pour cette occasion si particulière. Shootée par Mert Alas et Marcus Piggott sur Sunset boulevard à Beverly Hills, elle retranscrit parfaitement l’atmosphère glamour de la Côte Ouest Californienne au travers des pièces alliant chic et simplicité, prestige et sophistication. De quoi conforter les ambitions de 7 For All Mankind, qui se rêve en marque représentative d’un certain luxe « baigné de soleil ».

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Le vépéciste 3 Suisses a offert les premières pages de son catalogue à Karl Lagerfeld afin qu’il photographie les six silhouettes phare de l’automne-hiver 2010/2011. « Ce shooting est digne des plus jolies séries mode des grands Magazines », se félicite la direction des 3 suisses. Le créateur touche-à-tout a shooté la top model Iris dans son studio de la rive gauche. L’atmosphère, très sobre, est réussie. Côté stylisme, on découvre un costume masculin rayé en drap de laine, féminisé par une chemise en popeline, une combinaison en satin de soie fluide, une petite veste structurée portée avec un jean slim, la robe à la garçonne, droite et courte, une jupe trapèze associée à un top pailleté et enfin un manteau-cape à effet plumes. Petit plus, toutes les pièces montrées sont accessibles (de 15 et 199 €).


culte

Les collaborations

EASTPAK

AU TOP !

Eastpak confirme sa politique de collaboration haut de gamme en s’associant pour deux saisons avec le créateur français Gaspard Yurkievich. La collection 2010/11 - 11 modèles et 31 déclinaisons, entre 40 et 270 € - rend hommage au mouvement Buffalo, lancé dans la deuxième partie des années 80 par Ray Petri, qui conférait une élégance au style urbain. Gaspard Yurkievich reprend ainsi la doublure orange des bombers classiques et l’aspect fonctionnel des sacs Eastpak. Il y rajoute sa signature en y apposant l’or, l’argent et une couleur canon de fusil. Il joue avec les codes du luxe tout en gardant l’esprit urbain et fonctionnel. Et pour la deuxième fois consécutive, la marque a fait également appel au designer londonien Christopher Shannon. Ce dernier renouvelle les bestsellers de la marque (le Padded, le Pinnacle et le Station) dans des tonalités rafraîchissantes telles que le fuchsia, le violet et le jaune. Il les a également estampillées d’imprimés ton sur ton qu’il a lui même dessiné pour leur apporter du relief.

La Docksides

INCONTOURNABLE DEPUIS 40 ANS ! DAN WELLEHAN, LE FONDATEUR DE SEBAGO MOC FOOTWEAR COMPANY, N’AVAIT CERTAINEMENT PAS IMAGINÉ QUE SA SOCIÉTÉ PERDURERAIT AUSSI LONGTEMPS.

Une ligne vintage pour

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MERCADAL Après avoir étudié à la Sorbonne, Inès Olympe Mercadal intègre la société familiale et lance sa première collection inspirée des 80’s sous le nom Atelier Mercadal Vintage. Jeux de matières, couleurs et découpes travaillées sont au programme de cette ligne toute en finesse. Edités en série limitée, les chaussures et les sacs seront vendus en exclusivité aux Galeries Lafayette lors d’une opération avec le graffeur Sun7. Des animations à ne pas rater courant septembre !

À l’époque, ce propriétaire de cinq magasins de chaussures n’avait pas assez de stock pour approvisionner ses magasins à la période d’après-guerre. Il avait alors l’idée de débuter sa propre manufacture de chaussure pour répondre à la demande. Il s’associe rapidement à William Beaudoin et Joseph Cordeau, des spécialistes de la commercialisation. Dès la fin des années 40, les chaussures bateaux classiques, fabriquées en toile, sortent en version cuir pour laisser ses clients au sec et éviter les odeurs. En 1948, Uniroyal lui passe sa première commande importante. Il faut attendre les 50’s et 60’s pour que le mocassin Penny devienne la chaussure casual en vogue pour l’homme, la femme et l’enfant. En 1950, le chiffre d’affaires de Sebago Moc Compagny atteint 1 million de dollars et plus de 2 000 paires par jour sont produites, ce qui nécessite la création d’une nouvelle usine. La Docksides, telle qu’on la connaît, naît en 1969. Les ventes de ce

modèle explosent rapidement sur la côte Ouest et dans le sud de la France, séduisant toute une bourgeoisie adepte de la voile. Au début des années 80, la Docksides basique en cuir marron est portée aux nues par « L’officiel Preppy Handbook ». De quoi inciter la marque à sponsoriser des événements sportifs comme la course O-Star, la Celebrity Regatta, la Liberty Cup, la New York Harbor et le Multihull Challenge. Sebago devint même le sponsor officiel de l’équipe américaine de voile. Cette année, pour ses 40 ans, Sebago multiplie les collaborations avec Colette, à Paris, et Vane, à New York. Pour l’hiver 2010, sa nouvelle collection baptisée Limited Edition 1946 sera fabriquée et distribuée en série limitée. Une série de Docksides vernies ainsi qu’une ligne de mocassin et de « car shoes » premium seront à l’honneur.

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STYLECOLLECTOR

SEQUOIA ÉLARGIT SON OFFRE La marque française de maroquinerie élargit son offre en proposant pour la premières fois des collections de ballerines, gants, écharpes et bonnets. Dans le même esprit que les sacs, les ballerines sont reconnaissables à leurs anneaux gainés de cuir. Confortables et disponibles en plusieurs peausseries, l’intérieur est travaillé en cuir avec deux patins en gomme sous la semelle. Les gants et écharpes sont fabriqués en laine et cachemire pour garder un positionnement haut de gamme. Quant aux gants en agneau plongé, ils ont été travaillés dans une gamme de coloris doux ou toniques pour s’associer à votre maroquinerie....

Des effigies très

FASHION !

PAUL & JOE s’offre des toys

LA VALLÉE VILLAGE

fête ses 10 ans ! Pour célébrer dignement son dixième anniversaire, La Vallée Village a donné carte blanche à Eveline Paris 9ème pour qu’elle dessine trois modèles de sacs à la fois arty et décalés. La créatrice a réinterprété sur des cabas en coton, les it bags des grandes maisons de couture en les agrémentant de dessins, graphismes et autres ornements. Ils sont vendus 10 €, en édition limitée et au profit du Sidaction, à l’accueil de Vallée Village.

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Après Bernadette, Paris Hilton et Nadine de Rotschild, Marc Delattre, présente une ligne de T-shirts à l’effigie de Bernard Madoff, d’Anna Wintour et de Régine. Cette seconde collection aux dessins uniques est toute aussi décalée que la première. Le jeune genevois de 21 ans choisit toujours des icônes indémodables ou des personnalités dont l’actualité fait la une des médias. Anna Wintour règne plus que jamais sur le monde de la mode, Bernard Madoff est devenu le grand paria de la finance et la grande dame de la nuit vient d’écrire un livre pour rendre hommage à son fils Lionel. Cerise sur le gâteau, toutes ses éditions limitées sont fabriquées en France et vendues 29 € pièce sur www.commemarc.fr.

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Fondatrice et créatrice de Paul & Joe, férue d’art et collectionneuse de be@rbrick, Sophie Albou lance sa première figurine à l’occasion des fêtes de fin d’année. Vendu en série limitée dans ses boutiques, cet objet devenu collector dans le domaine de l’art contemporain, sera disponible en quatre tailles (de mini grigri à accrocher à son portable à une statuette de 70 cm). Sophie Albou a choisi de customiser son toys avec un petit look de policier Made in USA : casque de moto bleu blanc rouge, lunettes d’aviateur et uniforme à écusson imprimé de motifs bleus font partie du programme. De10 € à 450 €.


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PARIS PORTE DE VERSAILLES - PAVILLON 5 www.bijorhca.com

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DU VENDREDI 3 AU LUNDI 6 SEPTEMBRE 2010

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Remerciements : Ineke Otte design.

*Le bijou c么t茅 mode

THE FASHION SIDE OF JEWELLERY


STYLECOLLECTOR

Les nouveautés de ® PRÊT À PORTER PARIS De saison en saison, le salon met en avant différents savoir-faire et positionnements afin de nous faire découvrir les talents de la mode à travers une scénographie riche et étudiée et de nombreux événements. Cette saison, PRÊT À PORTER PARIS® s’est penché sur l’engagement. Pour la deuxième fois, la Parisienne incarne PRÊT À PORTER PARIS. Elle est croquée par Lovisa Burfitt qui avait déjà imaginé des silhouettes « 2.0 » en janvier dernier. Pour cette session, elle a planché sur une femme forte, active, qui s’empare de la mode, se l’approprie pour mieux la défendre.

Une Parisienne engagée, déterminée, dont l’allure se fait l’écho de partis pris et de convictions. Le scénographe du salon, Philippe Blondez a souhaité interpréter, à sa manière, le thème de l’engagement. Pensant les espaces comme une ville et s’inspirant d’un Paris rêvé voire utopique, il a conçu des axes de circulation, des places fortes, des sas, des aires de repos, de travail et de restauration. Sans oublier le forum des tendances Trends Wash, les défilés, les expositions et les conférences. PAPP est cet espace de liberté qui met en avant la créativité et le nouveau souffle de la mode.

BILUM le recyclage c’est bien!

La marque Bilum a depuis longtemps compris ce message et l’applique en récupérant des bâches publicitaires et des ceintures de sécurité de voiture inutilisées pour les transformer en de magnifiques cabas. Des pièces uniques conçues avec une véritable démarche éthique puisqu’elles sont fabriquées par des entreprises d’insertion sociale puis confectionnées par des Établissements et services d’aide par le travail. Bilum a notamment jeté son dévolu sur les bâches publicitaires de salon. A découvrir sur l’espace Shibuya !

Pour l’été 2011, JC/DC Vive l’été en JC/DC, la ligne bis de Jean-Charles de Castelbajac. Le créateur touche-à-tout travaille sur le thème « On the road again » en partant vers le Sud. Retour aux valeurs sûres, à la joie de vivre, au camping, à l’autostop et aux amis ! JC/DC fait référence aux scouts, au grand méchant loup et aux trois petits cochons : le kaki et les pastels se mêlent au noir. Arrivés sur la Côte, les T-shirts pop cohabitent avec ceux des petits gars de la marine de Sainte-Maxime. JC/DC est l’invité du « Vestiaire de... » sur Atmosphère’s, permettant au créateur de talent d’offrir une vision positive et énergique de la « low cost luxury ». Sur l’espace de 50 m2 mis à sa disposition, il exposera ses pièces fortes, ses essentiels, ses silhouettes démocratiques et dans l’air du temps. 70

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Photos DR PhotoS DR

planche sur «Petit Loup et National 7»


LA MODE est une question de point de vue, de philosophie et de choix.

La création est toujours un acte engagé : parce qu’elle défend une façon de vivre, une démarche durable, une histoire, des savoir-faire... Une collection est une prise de position où chaque modèle a sa place. Pour mettre en valeur cet aspect du vestiaire souvent occulté, la blogueuse de mode personnel(le) Isabelle Thomas, expose ses pièces engagées et nous explique comment les porter. Un joli zoom sur le travail de styliste. www.modepersonnel.wordpress.com

CONCOURS

de la jeune création

Utilisant les avantages du web 2.0, ce concours permet aux jeunes créateurs de télécharger leurs modèles sur www.concoursdestyle.com pour les soumettre à un jury de professionnels puis à des internautes. Soutenu par la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin, cet événement a mis en avant de nouveaux talents. Ainsi, en 2009, sur le thème des accessoires, le duo de designers Origami Jewellery, appliquant les techniques du pliage japonais à la joaillerie, et la créatrice de bijoux de tête Melle San ont su séduire pros et amateurs. Cette année, zoom sur les spécialistes du bijou avec le lancement de l’édition 2010, le 4 septembre, en ligne, et surtout sur le stand Concours de style.

THE BUNKA

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SHOW

Parmi les noms célèbres qui ont suivi une formation au sein de l’école de mode japonaise Bunka ? Kenzo Takada et Yohji Yamamoto. Pour découvrir les talents de demain et des inspirations venues d’ailleurs, PAPP® a proposé à six étudiants de cette vénérable institution de présenter leur travail lors d’un défilé exceptionnel. Créativité et surprise sont évidemment au programme. Un show à ne manquer sous aucun prétexte.

La sélection de

MALIKA

BENSHILA Malika Benshila, du showroom Viamalaura, sait repérer les jeunes marques qui montent comme personne. Délicatesse des accessoires griffés Blee Inara, sophistication des bijoux de Coralia Leets ou de Marcia Moran, vestiaire tout en contrastes de Hannah McNicol, silhouette structurée et sexy de Jaehwan Lee ou encore style romantique chez Jessie Hill... Elle défend des talents aux identités fortes. Pour le PAPP®, Malika va plus loin et signe « Fashion loves MusicArt ». Un événement sur Atmosphère, qui marie la mode avec les mix pop-électro du label DeBonton, les sculptures d’esprit industriel de Richard Orlinski, les dessins et toiles inspirés de la Figuration Libre d’Arnaud Pagès et l’univers coloré de Mickael Piris. Un mélange des genres explosifs.

Dans les coulisses DES ATELIERS C’est ce que propose la plateforme des façonniers sur PRÊT À PORTER PARIS®. En reconstituant un atelier, elle lève le voile sur les secrets de la réalisation d’une chemise, pièce essentielle de la garde-robe. Guidé par des professionnels, le visiteur découvre le design, le patronage, les matières et toutes les techniques nécessaires à la production de ce classique. Une façon concrète et ludique de découvrir les savoir-faire français. www.facon-france-habillement.com

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LES EXPERTS DU PAPP 72

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illustration © lovisa burfitt

TENDANCEMODE


Le marché américain est beaucoup plus vivifiant qu’avant

Muriel PIASER Muriel Piaser, la nouvelle directrice des salons PRÊT À PORTER PARIS, est avant tout experte de la mode féminine et des créateurs. Elle parcourt le monde pour découvrir de nouveaux labels et les réunir sur ses salons. Elle a accepté de nous recevoir pour partager sa vision du marché féminin et nous parler de son évolution stylistique.

BIO EXPRESS

Diplômée de l’Efap, Muriel a fait ses premières armes chez Atsuro Atsuro Tayama, Jean Charles de Castelbajac puis Jean Paul Gaultier. Après un passage en stylisme mode, elle a travaillé pour Who’s Next en tant que responsable commerciale du secteur Fresh. En 2002, elle a intégré PRÊT À PORTER PARIS pour diriger le salon Atmosphère’s et travailler sur les marchés émergents. En 2005, Muriel a lancé The Box à Paris puis à New York en 2009. Devenue directrice mode la même année, elle a été nommée Directrice des salons PRÊT À PORTER PARIS en avril dernier.

Quels sont, selon vous, les faits marquants du segment féminin ? Je voyage beaucoup. J’ai la chance d’avoir une vision globale du marché et de ses tendances. Il y a cinq ans, nous avons vu émerger les marques du Nord et aujourd’hui une nouvelle génération nous vient d’Angleterre et d’Espagne. Qu’est-ce qui dynamise le marché ? Les écoles de mode et les outils de production qui se basent sur un savoir-faire historique. La France, la Belgique flamande pour le Nord et l’Angleterre possèdent d’excellentes écoles avec, notamment, l’Academie royale à Anvers, St Martin’s School à Londres et Esmod ou le Studio Berçot à Paris. Ce sont des viviers de jeunes talents qui dynamisent le marché et assurent la relève. Le passé industriel des pays est également important. En Espagne, par exemple, le fait de bénéficier d’un riche passé dans la maille et de l’outil industriel nécessaire permet de proposer des vêtements de qualité.

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Quel pays domine le marché européen ? L’ Espagne avec une nouvelle génération de créateurs plus ludiques qui associent les couleurs avec talents. Je pense, par exemple, à des marques comme Juliju. Il y a une vraie rupture avec la mode des néo-jeanneurs. En Angleterre, la nouvelle génération est beaucoup plus excentrique, très conceptuelle avec une véritable valeur ajoutée. Au Danemark, les basiques sont très forts grâce à de jolies coupes et de belles finitions. Le marketing est sobre et efficace et toujours axé produit. En France, nous avons un vivier de créateurs très riche. L’Italie a une démarche plus haute couture. Le luxe ostentatoire est moins prisé que par le passé. Qu’en est-il sur les autres territoires ? Le marché américain est beaucoup plus vivifiant qu’avant avec une jeune génération révélée par le Vogue américain portée par des stars internatio-

nales. On parle de « Street High Fashion » et de « Casual Dressy ». Les coupes sont structurées avec des jeux de matières très intéressants comme le jersey de soie. Marc Jacobs a fortement contribué à ce mouvement. Le marché Brésilien est très créatif et qualitatif sur le segment du maillot de bain. Quant au Japon, le streetwear est en perte de vitesse, mais une nouvelle génération de stylistes maîtrise très bien les codes internationaux. Quelles sont les tendances auxquelles vous croyez ? Je crois à une certain néo-romantisme minimaliste avec des marques comme Angel Schlesser ou Marlota. Il y a encore une tendance à la regression, une mode nostalgique de l’enfance, plus ludique mais aussi plus rock, qu’on observe notamment dans les collections JCDC. La dentelle s’impose toujours mais elle est totalement décalée. On en rajoute par touche sur des vêtements et des accessoires pour les féminiser. Les années 90 reviennent avec des pantalons issus du streetwear, des pulls over-sized et de nombreuses vestes épaulées. Les coupes minimalistes continuent leur percée, travaillées par les marques du Nord. Enfin, on assiste à un grand courant des années 50/ 60 dans un esprit très rétro : robes-chemise et jupes crayons sont au programme. Dans un esprit plus commercial, quelles sont, d’après vous, les pièces phares de l’été 2011 ? Les combinaisons, les shorts, les salopettes workwear et les jeans fittés. En termes d’accessoires, il faut miser sur les chaussures plates comme les ballerines ou petits mocassins, les stilletos vertigineux, les grosses ceintures et les foulards. Propos recueillis par L.D.

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TENDANCEMODE

LES TROIS GRANDES TENDANCES DE PAPP

S’emparer d’objets, de matériaux, les démonter, les réadapter, les transformer en de nouveaux accessoires. Plus que jamais la création joue la carte du détournement pour nous étonner et nous surprendre. Un coup d’oeil sur le travail de Clash et tout s’éclaire sur cette tendance ! Les colliers et manchettes de la marque semblent faits d’imposantes pierres précieuses. Mais en y regardant de plus près, on découvre que ces éléments scintillants sont...des verres de lunettes ! Mehdi Kasraoui qui se cache derrière la griffe Clash Mode, marie mode, design et art, en cherchant toujours à surprendre. Autre nom, puisant dans des références surréalistes, Tammy & Benjamin. Leurs jeux de porte-monnaie sont plein d’humour et de féminité. Ici, le célèbre modèle de nos grands-mères, selon un principe de multiplications, devient un sac circulaire à arborer à l’épaule ou une pochette accordéon follement élégante.

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LE SHORT AVEC UN GRAND S Serait-il la nouvelle mini-jupe ? Le short est, en tout cas, l’un des incontournables de la saison. Il se porte jambes nues, dès les premiers rayons du soleil de ce printemps-été 2011. Ceinturé, accessoirisé, associé à un top pointu, il se fait élégant, s’enfile le jour comme la nuit, en toute occasion. Car il est sexy en diable ! À revers, à taille haute, de longueurs variées, se jouant des matières, du molleton à la soie en passant par le denim. Il est (ré)interprété par toutes les marques les plus en vue, de Hache à Winter Kate en passant par Miki Mialy et Elena Perseil. Une pièce qui ne laisse jamais à court d’idées, créateurs et fashion addicts.

Délicat tissu sans chaîne ni trame, la dentelle a toujours évoqué le savoir-faire et le raffinement. Et c’est sans doute pour cela, qu’aujourd’hui, les créateurs se l’approprie, la détourne, la réinvente en la mixant à d’autres matériaux. Cette saison, elle est définitivement un must. Chez Tsunoda, elle vient alléger de ravissantes panoplies pour jeunes filles en fleurs : un top aérien et ajouré se porte ainsi sur une combinaison. Sous une manche, aparaissent des arabesques délicates... Chez Marion Cointot, elle habille le dos et le décolleté des robes, travaillées comme une véritable parure. La dentelle sort aussi du dressing en se posant sur des sacs, en se mêlant aux brides et talons des souliers. Découpée, transformée en rubans, nouée, insérée dans du Plexiglas... elle devient bijou. Mais cette touche d’élégance ne doit pas faire perdre le sens de l’humour : la créatrice de bijoux Claire Colin a ainsi imaginé toute une ligne en dentelle de... Scoubidou ! Pas de doute, voilà le nouveau fil conducteur de la mode.

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FÊTE DE LA DENTELLE

DÉCONSTRUCTION / RECONSTRUCTION


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TENDANCEMODE

Il est primordial de réussir à développer une image, un univers cohérent en parallèle des collections

Damien LARUE Damien Larue, responsable du secteur Shibuya de PRÊT À PORTER PARIS et passionné de streetwear, nous donne ses coups de cœur et nous parle de ses dernières découvertes.

Observez-vous une multiplication des petits labels ? Oui, il existe de plus en plus de petites structures. Nous avons, cette saison, réussi à attirer de nouveaux labels danois comme Hot Friture, Iben Hoej, Emmy, Pendulum... Nous sommes toujours en quête de fraîcheur et de nouvelles créativités. Quelles sont les clés pour réussir sur ce segment ? Les positionnements sont multiples et dépendent de l’histoire de chaque marque. Toutefois, une marque « coup de cœur» se distingue par la cohérence de ses prises de paroles. L’aspect visuel est très important. Utilisant les médias ou le hors média, les marques émergeantes s’inspirent du street marketing. Elles fédèrent leur propre communauté et divulguent leurs univers notamment via les réseaux sociaux. Il est primordial de réussir à développer une image, un univers cohérent en parallèle des collections.

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Comment se portent les marques « bio »? Des labels comme Mayalalune s’en sortent très bien. Cet axe est porteur si les marques réussissent à allier originalité mode et maîtrise de leur implication éthique. Sur Shibuya, des labels comme Como no, Mag et Monsieur Poulet apportent une contribution arty au développement durable. La proximité avec So Ethic, à l’entrée du salon, crée une véritable dynamique d’autant plus que nos deux secteurs sont très complémentaires. L’esprit arty, dans les collections, a-t-il toujours le vent en poupe ? Il reste très présent. Ma mission, à Prêt à Porter Paris, consiste également à réunir des créateurs « arty » au style marqué et à valoriser la personnalisation de l’habillement. Les designers doivent proposer un parti pris mode correspondant aux valeurs du secteur. Le graphisme et l’aspect ludique sont des critères que nous privilégions mais le plus important reste l’univers de la marque, l’histoire de sa collection. Quels sont vos coups de cœur ? J’en ai plusieurs ! Filles à Papa (Belgique) et Hot Friture (Danemark) proposent des univers à la fois hype et décalés, un brin provocateur. Je crois en leur identité pour cette prochaine édition. Lady Violette (Belgique) possède également un univers graphique fort, adapté à l’underwear. Mademoiselle Sarong (Paris) présente une collection « Arlequine », mélange de chic non convenu et d’élégance discrète à l’image de la jeune femme d’aujourd’hui. Tinchens (Allemagne) est une spécialiste du bijou knitwear et arty. Elle transforme la maille en de véritables trésors. Me & Zena (UK), avec « Jewellery For The unruly », présente des bijoux fantaisie et déca-

lés. J’aime aussi des labels comme The French Factory (France) ou encore Pendulum (Danemark) dont l’univers est très ludique. En parallèle, je pense que la tendance « mode nomade » devrait conquérir les clientes avec, entre autres, des labels comme Mix-Style (Japon) ou 2me (Italie). Et vos dernières découvertes ? Dans le désordre et trop rapidement, je dirais : l’élégance arty et hybride de la marque Maxjenny et son concept street Sculptures, La marque allemande Trikoton qui joue avec les sons et la maille ou encore les coupes de Piia Hanninen. J’ai adoré la dernière collection Vans Vault et l’esprit stylistique indien qui y règne. J’ai également été conquis par la griffe parisienne Rivieras qui revisite à son tour la chaussure de plage rétro dans un esprit dandy et par le travail artistique et les montages cubiques de Plastic Playground. Et enfin, je suis tombé sous le charme de l’énorme titre Dubstep : Doctor P - Sweet Shop. Comment l’univers Shibuya évolue-t-il ? Il est très éclectique et non élitiste. L’intérêt réside dans ce melting-pot de créateurs et de marques plus installées. Nous souhaitons faire découvrir aux visiteurs de jeunes talents avec des collections souvent atypiques et des univers à forte personnalité. Cette année, Shibuya est situé à l’entrée du salon. Propos recueillis par L.D.

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Qu’est-ce que la street fashion, si chère au secteur Shibuya ? La force de la street fashion est de capter les cultures et les influences artistiques internationales pour mieux les matérialiser à chaque saison. L’observation de la rue offre une esthétique rebelle, parfois sans réelles références aux marques. Il s’agit de l’expression de soi et des cultures nous entourant, véritable moteur à la personnalisation de l’habillement. Ce sont ces caractéristiques qui font de la street fashion une source d’inspiration continue pour la mode en générale et une direction mode majeure pour notre secteur. Nous pensons Shibuya comme une vitrine transversale évoluant au rythme des « lifestyle » et courants de modes actuelles.


SIX MARQUES À DÉCOUVRIR SUR SHIBUYA 1 MAYALALUNE,

4 PENDULUM,

2 TINCHENS,

5 EMMY,

TRENDY RÉCUP

Récupérer, réinterpréter, donner un second souffle, une deuxième vie aux matériaux tout en restant glamour et en ajoutant une touche de poésie. Mayalalune ne se contente pas de s’engager dans le développement durable, elle imagine des lignes qui collent aux envies. Récoltant des sacs alimentaires usagés au Maroc, les réinventant en les découpant, en les mélangeant avec du cuir végétal et des toiles de coton... Elle donne naissance à des pochettes du soir, des besaces pour courir les rues ou encore des sacs pour filer en week-end.

DE CURIEUX BIJOUX

Gros maillons évoquant des chaînes, tressages ressemblant à des gourmettes, pendentifs-coeur brillants comme de l’or... Tinchens se joue des références et transforme la maille en trésor. Des bijoux en fil qui mêlent faux semblants et références rétro, pour jouer avec la mode.

3 AUSE, Photos DR

DE MAGNIFIQUES SÉRIES LIMITÉES

Audrey Blaise a la mode dans la peau. Mêlant sa connaissance du stylisme et son goût pour la peinture, sa marque Ause est une galerie de pièces uniques qu’elle fabrique elle-même dans son atelier. Son objectif ? Résumer tout l’esprit des années 20. Matières nobles, coupes modernes, détails arty et touches tendance... Osez Ause !

ENTRE POÉSIE ET HUMOUR

Jeanette Nielsen, la créatrice de Pendulum, aime la poésie et les détails surprenants. Ses collections de bijoux mélangent humour et sophistication. Un gros diamant en plexiglas s’accroche à une manchette, évocation décalée de la haute joaillerie. De drôles d’étoiles en caoutchouc montées sur une chaîne nous emmènent au 7e ciel de la mode ! Plus délicates, des perles de pierres ou de céramiques aux teintes douces viennent se poser sur des chaînes. De la poésie à l’état pur !

ÊTRE FÉMININE C’EST DU GÂTEAU

Emmy Nilsson est un drôle de personnage : un peu « Desperate housewife », dingue de cupcakes, de danse et des Beach Boys. Elle crée un dressing à son image, plein de références aux années 50, aux baby-dolls et aux couleurs sucrées. Des collections indémodables et vraiment sexy !

6 WREN,

C’EST DANS LA POCHE

Des cerisiers en fleurs, une adorable souris, une chouette très chouette... Les porte-monnaies et sacs de Wren sont ornés de patchs naïfs. Mais la marque ne joue pas uniquement sur l’esprit ludique. Couleurs sourdes, formes un brin rétro, paillettes, zips apparents, grigris et qualité des matières ajoutent une touche féminine à ces créations que l’on a envie d’adopter.

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LES JEUNES TALENTS DU ...

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DEPUIS TROIS ANS, LE WHO’S NEXT BLOG EST DEVENU UN SHOWROOM VIRTUEL DE LA JEUNE CRÉATION INTERNATIONALE. RECONNU, IL EST AUJOURD’HUI UNE RÉFÉRENCE POUR LES PROFESSIONNELS, QU’ILS SOIENT JOURNALISTES, BLOGGERS OU ACHETEURS NATIONAUX OU INTERNATIONAUX... EN SEPTEMBRE 2010, DIX CRÉATEURS TALENTUEUX ONT ÉTÉ SÉLECTIONNÉS PAR LES ÉQUIPES DU WHO’S NEXT POUR PARTICIPER GRATUITEMENT AU SALON. FOCUS SUR LES TALENTS DE DEMAIN.

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TAND3M tand3m.fr/

C’est sous les toits d’une maison de Mont-Saint-Aignan, près de Rouen, que les sœurs Margot et Pauline Tiret, âgées de 23 et 28 ans, ont créé leur atelier de confection d’accessoires de mode, en septembre 2009. Depuis, c’est l’effervescence. Les ventes privées via Facebook se sont multipliées.

Nous nous inspirons de tout ce qui nous entoure

Parlez-nous de votre parcours... Nous avons toutes les deux fait nos études dans une école d’art en Belgique, à St. Luc. J’étais en section déco, je me suis tournée vers l’architecture, et Margot vers l’illustration et le stylisme.

et soie. En coton, soie et satin, ils sont disponibles en une multitude de motifs. Et pour pousser le chic jusqu’au bout des ongles, un choix de pochettes soyeuses et habillées viennent compléter cette première collection.

Quelles sont vos sources d’inspiration ? Nous nous inspirons de tout ce qui nous entoure : des personnes dans la rue, d’un lieu, d’une matière, d’une couleur ou d’un blog. J’ai aussi une vraie faiblesse pour les années 20 et 30.

Qui sont vos référents en termes de mode ? Coco Chanel, la grande dame de la couture.

Quelles sont vos marques préférées ? J’ai un penchant pour les vêtements brodés d’Antik Batik, et pour les belles pièces d’Isabel Marant et de Chloé. Qu’est-ce qui caractérise votre style ? Nous aimons le terme rétro chic. Il définit bien notre quête esthétique et l’importance du passé.

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Quels sont vos must-have ? Un bandeau, une pochette et l’anthologie des Beatles.

Avez-vous des muses ? Karen Blixen, Louise Brooks et Vanessa Paradis pour ne citer qu’elles... Où peut-on trouver vos pièces ? Nous vendons via notre boutique en ligne, mais aussi à l’occasion de ventes privées et de salons. Nous sommes également présentes chez certains dépositaires. Quelle est la création dont vous êtes la plus fière ? Du bandeau Julien et de la pochette Avril.

Quels sont les thèmes de votre collection été 2011 ? C’est l’esprit des années folles remit au goût du jour, à travers une collection de bandeaux et de pochettes où se marient plumes, broderies, perles

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ESTHER BONTÉ

scarvesestherbonte.blogspot.com/

Esther Bonté a fait des Etats-Unis et de ses contradictions ses principales sources d’inspiration. Première étape de son périple créatif : Las Vegas, la ville de tous les excès. Ce monde manichéen est mis en scène dans une collection de douze foulards en twill de soie baptisés « Vegas into the wild », « Neverland », « Vegas in the valley » ou encore « Caesar Palace ».

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Quelles sont vos marques préférées ? Tout dépend du modèle et de mes envies. Mais je fréquente plus facilement les dépôts-ventes et les créateurs que les franchises. Il m’arrive aussi de craquer pour des pièces de qualité : une veste de costume The Kooples, un sac en cuir Diesel ou une robe en soie IKKS.

Quand avez-vous créé votre marque ? La création de mon concept, et de ma collection, a déjà un an, mais ma marque est née il y a seulement quelques mois. Depuis, je jouis d’une certaine reconnaissance et les propositions se multiplient grâce au bouche-à-oreille. Au début, je ne pensais pas commercialiser cette première collection. Quelles sont vos sources d’inspiration ? C’est difficile de mettre des mots sur des choses qui vous viennent intuitivement. Je dirais que j’évolue dans un univers de la mode très visuel. L’ image, la couleur et le graphisme font partie de ma sensibilité. Je suis très proche de la nature, et mes valeurs chrétiennes me poussent à travailler sur la

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dualité entre paradis et enfer. J’ai aussi l’esprit de famille et de la curiosité. Je suis ouverte à tout ce qui m’entoure et j’ai du mal à me cantonner à un seul domaine.

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L’ image, la couleur et le graphisme font partie de ma sensibilité

Parlez-nous de votre parcours... Originaire de Suisse et de Paris, j’ai passé mon enfance au bord de la mer en Bretagne, immergée dans une famille aux profils artistiques variés. Petite, je passais le plus clair de mon temps dans ma chambre à dessiner et à coller des images. Mes études d’arts appliqués étaient une suite logique, une révélation et la découverte du monde de la création. J’ai enchaîné sur un BTS textile à Roubaix, une licence à la Sorbonne en design et une licence pro à Duperré en alternance au bureau de style couleurs et matières chez PSA Citroën. Je présente mon projet de fin d’études en septembre prochain.


SINPATRON sinpatron.com/

Autodidacte, Sinpatron appartient à la nouvelle vague de jeunes créateurs espagnols qui militent pour une mode débridée. Pour l’été 2011, il a imaginé une nouvelle tribu, baptisée « Sinoux », dont le seul plaisir serait de se vêtir. Il emprunte pour l’occasion, les codes des tribus indiennes d’Amérique.

J’ai des références punk, surréalistes et même manga

Parlez-nous de votre parcours... J’ai commencé cette activité par hasard et de façon autodidacte il y a cinq ans. A l’époque, j’étais peintre et sculpteur et je faisais de la mise en scène. Je n’aurais jamais pu m’imaginer devenir créateur de mode et pourtant j’adore.

Quels sont les thèmes de votre collection été 2011 ? Je me suis inspiré du mouvement Buffalo des années 80 en imaginant une tribu contemporaine pour qui s’habiller est un jeu. Pour moi, il est essentiel de rester ludique.

Quel est votre processus de création ? Je crée toujours des pièces que j’ai envie de voir dans la rue et dans les boutiques. J’ai des références punk, surréalistes et même manga. Je les combine souvent avec des tenues d’époques baroques ou médiévales. Si vous mixez toutes ces influences sur le même vêtement á même le mannequin, sans patronage, vous obtenez du Sinpatron !

Avez-vous des muses ? J’en ai des tonnes : ma mère, Grace Jones, Klaus Nomi, David Bowie, Leigh Bowery et une fois encore Elsa Schiaparelli.

Quelles sont vos marques préférées ? Bernard Willhem, Vivienne Westwood, Comme des Garcons et Hussein Chalayan. Mais je suis surtout un fan inconditionnel d’Elsa Schiaparelli.

Où peut-on trouver vos créations ? Je commercialise mes pièces uniques sur mon site et les pièces en séries numérotées sur ceux de créateurs et de boutiques. De quel vêtement êtes-vous le plus fier ? D’une robe de mariée réalisée à partir d’un parachute en soie des années 40. Toute une allégorie...

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Quels sont vos must-have ? Un jean basique que je possède depuis dix ans, des jupes pour l’homme et des robes oversized pour la femme.

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TENDANCEMODE

GAËLLE CONSTANTINI gaelleconstantini.blogspot.com/

Gaëlle Constantini aime la mode, le raffinement des belles matières et les séries limitées. En parallèle, elle milite pour le respect de la planète. Activiste convaincue, elle a logiquement choisi de mixer mode et protection de l’environnement. Son concept ? Recycler et moderniser des vêtements grâce à son goût pour les pièces uniques.

Qu’est-ce qui caractérise votre style ? A la fois vintage, moderne et élégant. Je chine des matières premières pour donner une forme actuelle aux vêtements anciens. La collection été 2011 s’adresse à une femme libre et bien dans sa peau. Elle veut séduire tout en gardant ses bonnes manières. J’ai ainsi réhabilité la culotte short et les plissés sur de jolies robes et travaillé des silhouettes de courtisanes modernes qu’on aurait volontiers porté dans des boudoirs esprit XVIIIe siècle. J’essaie aussi de proposer des vêtements durables en harmonie avec la planète. Je suis très sensible aux détails et je fais confiance à mon regard et à mon toucher. Quelles sont vos sources d’inspiration ? La nature car c’est la seule chose au monde qui m’apaise.

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Quelles sont vos marques préférées ? Je suis aussi amoureuse des collections de Damir Doma. Mais les plus belles robes du monde sont celles d’Elie Saab et Max Chaoul. J’admirais aussi le génie d’Alexander Mc Queen. Quels sont vos must-have ? Une paire de Louboutin nude à talons en métal frappé, une veste matelassée signée Yves Saint Laurent rive gauche des années 80, un pantalon a soufflet taille haute et une gaine culotte chair rosée à coeur de tulle noir Gaëlle Constantini. Avez-vous des muses ? Brigitte Bardot, Audrey Hepburn, les musiques de Bob Dylan et de David Bowie. Où peut-on trouver vos pièces ? Je sélectionne les boutiques avec soin car je n ai pas de stock. Toutes mes pièces sont uniques. Quelle est la création dont vous êtes la plus fière ? Sans fausse modestie, je suis rarement fière de ce que je crée et toujours étonnée de l’intérêt qu’elles suscitent.

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Je suis toujours étonnée de l’intérêt que mes créations suscitent

Parlez-nous de votre parcours... Je ne sors pas d’une grande école de mode. Autodidacte, je me suis formée en suivant des cours par correspondance. Passionnée de couture depuis l’enfance, je créais déjà mes propres peluches avec de vieilles taies d’oreiller. J’ai lancé ma marque le 8 janvier 2009 pour satisfaire ma quête d’équilibre et d’harmonie.


MAXJENNY maxjenny.com/

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Maxjenny fait partie de la crème de la jeune création scandinave. Diplômée de la Danish School of Design, on la connaît surtout dans le milieu du design pour ses tabourets sérigraphiés et ses canapés brodés. Depuis 2007, elle s’est lancée dans le prêt-à-porter, en travaillant sur des matières innovantes et en utilisant des coupes sans patron.

Chacune de mes pièces est une œuvre d’art qui transforme n’importe quelle femme du quotidien en une personne belle et intéressante

Parlez-nous de votre parcours ... Diplômée de la Denmark’s School of Design de Copenhague en 2003, j’ai commencé ma carrière en créant des tapis faits main dans des couleurs vives et des meubles et des sofas sérigraphiés. Ma collection de vêtements est née à l’automne 2007. Autodidacte, je ne crée pas de manière conventionnelle car je n’utilise pas de patron. Je travaille directement sur le corps en étudiant son mouvement. Cette technique me permet d’improviser et de prendre en compte les caractéristiques du tissu en utilisant le moins de coutures possibles. La matière est mon dada que ce soit dans la mode ou le design.

Chaque pièce est une œuvre d’art qui transforme n’importe quelle femme en une personne belle et intéressante. Mes créations font ressortir leur personnalité.

Quelles sont vos sources d’inspiration ? Les nouvelles techniques et les matières innovantes. L’inspiration vient des contraintes inhérentes à la texture. Un tissu vit et sait déjà ce qu’il veut devenir. J’utilise beaucoup les drappés et les pliés. Plus il y a de contraintes, plus vous devenez créatif et plus vous vous surpasser. Si vous avez le maximum de possibilités, votre style sera flou et indistinct.

Quels sont les thèmes de votre collection été 2011 ? Les ailes, les drapés et les carrés. Tous les vêtements en tissu qui se plissent ont des formes et des volumes intéressants. Ma collection est créative et aérienne. Pour l’été 2011, la ligne « Streetsculptures » met en scène des ponchos et des manteaux à col fraise conçus dans un tissu respirant, infroissable, léger, imperméable et écolo. La matière créée à partir de bouteilles en plastique recyclées est peinte avec des couleurs à base d’eau.

Qu’est-ce qui caractérise votre style ? Portable et avant-gardiste. Il rend beau et donne confiance. Mes manteaux d’extérieur sont de vraies sculptures mouvantes, mes vestes font tourner les têtes car leur look est vraiment différenciant.

Quels sont vos must-have ? Mon poncho outdoor avec des plissés qui le font ressembler à un origami. Cette pièce est miraculeusement réalisée à partir de tissu teint à l’eau à partir de bouteilles en plastique. Je suis également fière de ma robe plissée The New Black. Travaillée en soie et en chanvre, elle est portable en toute saison et convient à toutes les femmes quelles que soient leurs tranches d’âge.

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TENDANCEMODE

ANNIE LARSON annielarson.com/

Le tricot, c’est tendance. Surtout avec l’américaine Annie Larson. Installée à Minneapolis, cette jeune styliste nous fait oublier le vieux chandail de Mémé et le collant en laine qui gratte. Spécialiste de la maille, elle rivalise d’ingéniosité et de savoir-faire pour proposer des créations riches en couleurs et en innovations. Réhabiliter la petite laine, telle est sa mission !

Qu’est-ce qui caractérise votre style ? L’humour et la chaleur. Tous mes pulls sont uniques et produits en très petites quantités dans des motifs qui changent tout le temps. Le label Larson est reconnu par la presse pour ses utilisations de couleurs et de motifs audacieux. J’ai eu des parutions dans Daily Candy, Urban Outfitters, Frankie Magazine, ReadyMade, Art Papers, and Etsy. J’attache une attention particulière aux détails et à la qualité. Je cultive l’esprit des artisans. Pour l’hiver 2011, je me lance également sur les segments homme et enfant. Parlez-nous de votre parcours... J’ai fait mes études au College of Design de l’Université du Minnesota avec une spécialisation mode et design. J’ai ensuite voyagé et étudié à Paris, Amsterdam, Londres, Milan, et Rome. C’est à cette époque que j’ai décidé de lancer ma société. Depuis, j’ai monté un atelier et je m’occupe de tout, du design à la production, en passant par la promotion et la photographie.

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Quelles sont vos sources d’inspiration ? Les motifs graphiques et les couleurs. Je fais constamment des recherches sur internet. Quelles sont vos marques préférées ? J’adore les sacs vintage, les marques Liz Clairbone et Talbots. Toute ma vie, j’ai collectionné les montres Swatch. Avez-vous des muses ? Oui, mes copains et moi. Quelle est la création dont vous êtes la plus fière ? De toutes mais surtout d’un produit que je viens de sortir. Mais chut, c’est une surprise et vous le découvrirez sur Who’s Next !

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J’attache une attention particulière aux détails

Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir créatrice ? J’avais envie de créer une marque de tricots américains que j’aurais dessiné et tricoté moi même. Le début de mon aventure a vraiment commencé en avril 2010 au moment du lancement de mon site internet.


ESSER VESPER esservesper.com/

Laurel Hill est la talentueuse créatrice de la marque de bijoux Esser Vesper. Véritable architecte de la matière, cette designer américaine, qui vit à Portland, s’exprime à travers la 3D. « Magnet/ magnet » est le thème de sa nouvelle collection, toute en relief. Toujours géométriques, cubiques ou cylindriques, ses modèles sont également magnétiques. Bagues, colliers et broches s’entrelacent grâce à de solides aimants pour renforcer leur pouvoir d’attraction.

Le design et la création sont le moyen d’exprimer mes sentiments

Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir créatrice ? J’ai toujours voulu trouver l’équilibre entre art et design. Les lignes sont toujours floues entre ces deux notions. Je n’ai pas seulement une culture mode, mais surtout une passion pour les beaux-arts. Essser vesper est l’aboutissement de ce que je suis. Petite, j’étais déjà une artiste accomplie. J’ai toujours créé pour m’exprimer. Le design et la création sont juste pour moi une façon de me faire écouter et d’exprimer mes sentiments.

Quels sont vos must-have ? La crème du Dr. Hauschka et les jeans usés, fanés de chez APC... Comme vous le voyez, j’aime la simplicité !

Quelles sont vos sources d’inspiration ? L’industrie et ses outils sont de véritables muses. J’aime les designs simples, la fonctionnalité, les objets des artisans. Je suis une dingue d’art abstrait. Hans Arp fait partie de mes obsessions. Les formes simples de ses œuvres me fascinent. Le travail de Guy de Cointet, au stylo et à l’encre sont également incroyables. Ses références à l’alphabet sans que vous puissiez vous en apercevoir au premier coup d’œil touchent à la perfection.

Avez-vous des muses ? Non, il n’y a que des vraies personnes à qui mes collections parlent.

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Quelles sont vos marques préférées ? Dries Van Noten et Cosmic Wonder Light Source. J’aime leurs palettes de couleurs, leurs tissus et leurs volumes.

Quels sont les thèmes de votre collection été 2011 ? Elle est basée sur l’attraction magnétique. Les aimants sont le fil conducteur de ma collection. J’ai joué sur les opposés qui s’attirent pour former des objets uniques.

Où peut-on trouver vos pièces ? Je vends mes créations dans des boutiques uniques, des concepts stores qui me plaisent. Je recherche des partenaires qui ont de la personnalité. Quelle est la création dont vous êtes la plus fière ? Toutes les créations que je laisse sortir de mes ateliers et qui se retrouvent dans la rue.

Qu’est-ce qui caractérise votre style ? La simplicité, la sobriété, l’élégance et le raffinement.

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Le vêtement devient un outil de communication SOKERIA KANS sokeriakans.com/

D’origine finlandaise, Matleena Hänninen vit à Paris depuis plus de dix ans. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, elle mène une réflexion sur le vêtement à la croisée de l’art et du design et sur la structure du corps féminin. Sa vision de la femme s’inspire des parisiennes et de sa grand-mère finlandaise (une guerrière domestique).

Quand avez-vous créé votre marque ? Il y a eu trois étapes : une première collection en 2007, la création de mon atelier puis la naissance de Sokeria Kans en 2009. Quelles sont vos sources d’inspiration ? Le corps de la femme est ma source principale d’inspiration. C’est la plus belle chose au monde et mon travail tourne autour. L’image de la femme est tellement complexe et contradictoire. Elle joue tellement de rôles différents que le vêtement devient un outil de communication et chacune de mes pièces possède sa propre histoire. Stylistiquement parlant, je m’inspire beaucoup des couleurs du Nord, de sa lumière. J’aime les influences folkloriques slaves et

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nordiques qui s’entremêlent en Carélie, la région de Finlande de l’Est dont je suis originaire. Ma fascination pour l’Asie se mélange à mes origines et mon vécu à Paris. Je suis fascinée par les techniques artisanales traditionnelles : le patchwork, les plissages, le crochet et le tricot. La structure et le bien-aller des vêtements m’importent beaucoup. J’essaie toujours d’épurer, de justifier chaque découpe ou chaque pince, d’enlever les coutures inutiles et de sculpter le tissu. Quelles sont vos marques préférées ? Alexander Mc Queen, cet homme était un génie. Qu’est-ce qui caractérise votre style ? Il est surprenant mais toujours classique et raffiné, à la fois ludique, chic et structuré.

travail de Hans Bellmer. Et, je suis une fan absolue de ma grand-mère qui vit toute seule au milieu de la forêt. Sa force et sa joie de vivre sont vraiment exemplaires et son grenier est une véritable caverne d’Ali Baba. Où peut-on trouver vos pièces ? Pour l’instant, je participe surtout à des ventes privées... Quelle est la création dont vous êtes la plus fière ? J’adore ma robe perlée avec une découpe sous les seins. Elle est tellement simple, classique et à la fois tellement différente. J’aime aussi le haut cœur et sa jupe plissée qui sont techniquement assez complexes. Ces deux silhouettes sont vraiment caractéristiques de mon style.

Quels sont vos must-have ? Les ceintures larges qui transforment n’importe quelle tenue simple en un look original. Quels sont les thèmes de votre collection été 2011 ? C’est l’histoire d’une féministe moderne qui se cache dans ses habits bourgeois. J’ai repris les formes symboliques - cœurs, nœuds - et je les ai mélangé à des nœuds marins. Il règne dans cette collection un esprit garden party à l’anglaise, avec des influences de cirque et de cabaret. Qui sont vos référents en termes de mode ? Les gens qui savent se mettre en valeur tout en gardant un style intemporel. Avez-vous des muses ? Pas vraiment. J’observe énormément les filles de la rue qui ont de l’allure. J’admire, par exemple, le

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Parlez-nous de votre parcours... Finlandaise, j’ai débarqué à Paris en 1998 pour apprendre la langue et travailler comme jeune fille au pair. L’année terminée, je suis partie à Londres puis à Pékin pour étudier le chinois. J’ai finalement interrompu mon voyage pour entrer dans une école d’art et devenir illustratrice. Pendant cette période à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, je me suis rendu compte de mon amour pour le tricot et la couture. Depuis mon enfance, je suis passionnée par la tridimensionnalité du vêtement. Diplômée en 2006 d’une promotion dirigée par Gaspard Yurkievich, avec une spécialisation mode, j’ai reçu une récompense de la Fondation Finlandaise pour la Culture pour ma première collection. Aujourd’hui encore, certaines de ces pièces nourrissent encore mon travail. En 2009, j’ai ouvert mon atelier à Paris où, en plus de mes vêtements et accessoires, je crée des sculptures et des tableaux en patchwork. En parallèle, je travaille comme professeur de dessin spécialisé dans le nu, je donne également des cours d’anglais et de finlandais.


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THIS ILK

thisilk.etsy.com/

Tamara Bavdek, diplômée en design industriel de l’université de Montréal, aime les créations hybrides qui rappellent l’esthétique des cultures aborigènes. La dentelle est sa matière de prédilection.

Quand avez-vous créé votre marque ? This Ilk est né fin 2008 de mon envie de féminiser une coupe de cheveu à la garçonne avec de longues boucles d’oreilles légères. Passionnée des années soixante, je me suis inspirée de Edie Sedgwick, la muse d’Andy Warhol. J’ai tenté de reproduire une paire de boucles d’oreilles en forme de dentelle que j’avais vu sur un de ses tableaux. En fait, c’était la fausse interprétation d’une image car ces boucles d’oreilles n’existaient pas. Quelles sont vos sources d’inspiration ? La déformation de ce que je vois reste ma source principale d’inspiration. L’esprit des années 60 et 70 et le design sous toutes ses autres formes sont mes autres terrains de jeux. Les voyages et les cultures me remplissent aussi de créativité. Quelles sont vos marques préférées ? En ce moment, je suis folle de la marque Australienne One Teaspoon. Et, j’adore Complexgeometries et Norwegianwood, des créateurs de Montréal. J’achète toujours par coup de cœur. J’essaie toujours de consommer local ou d’acheter ce qui est fait à la main. Je fais beaucoup de shopping sur www.etsy.com. Qu’est-ce qui caractérise votre style ? Un look bohème inspiré de l’univers de la plage des années 70, un look mode des années 60 et un look punk-architectural contemporain avec de jolies formes. J’aime les vêtements peu ornementés avec des coupes et des tissus intéressants auxquels je

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peux ajouter des bijoux et accessoires pour les personnaliser. Quels sont vos must-have ? Des boucles d’oreilles extra-longues, des pantalons harem, j’en collectionne depuis plusieurs années, c’est une forme de pantalon qui me va bien, une paire de leggings, des robes de style kaftan légères et confortables, les jeans de mon mec, un chapeau en fourrure recyclé et une belle veste de cuir. Quels sont les thèmes de votre collection été 2011 ? J’ai exploré les différentes formes de dentelle à la frontière du bijou et du vêtement. J’alterne les chaînes et les dentelles de façon originale pour créer des motifs géométriques et des tressages. Parallèlement, j’aborde l’esthétique des cultures aborigènes à travers le monde dans un esprit 60’s et 70’s. Les pièces de caractère sont inspirées des artisans originaires d’Asie du Sud, d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Océanie. Qui sont vos référents en termes de mode ? Jean Paul Gaultier, Paco Rabanne, Karl Lagerfeld, et Hussein Chalayan. Avez-vous des muses ? Oui, des tonnes, Edie Sedgwick, Brigitte Bardot et Veruschka. Aujourd’hui, j’aimerais qu’Eryka Badu ou Sienna Miller portent mes créations. Où peut-on trouver vos pièces ? Je vends essentiellement en ligne et dans une vingtaine de boutiques au Canada, Etats-Unis ou en Asie. Quelle est la création dont vous êtes la plus fière ? «I am not a vest, I am jewelry» est ma création préférée avec mes boucles d’oreilles «Octopussy_ Octopus».

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La déformation de ce que je vois reste ma source principale d’inspiration

Parlez-nous de votre parcours... J’ai fini mes études de l’École de Design Industriel de l’Université de Montréal en 2007. Depuis, je me suis spécialisée dans le fonctionnel, le user-friendly et l’écologique. J’avais un besoin inassouvi de prioriser mes idées plutôt conceptuelles, artistiques et esthétiques. J’ai toujours été passionnée par le design sous toutes ses formes.


YSTERIKE

ysterike.blogspot.com/

Sarah, créatrice de la marque Ysterike, est sortie major de promotion d’Esmod en 2008. Elle a fait ses premières armes au sein du bureau de style de la Redoute. Après six mois en Inde pour gérer la création, les commandes, la production et le sourcing de la créatrice Valérie Barkowski, elle décide de monter sa marque à son retour.

Je revendique une certaine fraîcheur rehaussée d’une once d’hystérie

Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir créatrice ? A 15 ans, j’ai découvert St Luc, en Belgique. C’est l’endroit idéal pour dessiner, imaginer, créer. J‘apprends alors qu’une passion peut devenir un métier. J’y passerai trois années fantastiques ! Au début, je me suis dirigée plutôt vers le design d’intérieur mais l’achat d’une machine à coudre me décide à intégrer Esmod à Roubaix. Je suis devenue major de Promo Esmod en 2008, un prix décerné par Agatha Ruiz de la Prada. J’ai fini par intégrer le bureau de style de la Redoute pendant six mois. C’était génial d’être en amont de toutes les réflexions mode et de détecter les prochaines tendances. Quelques mois après, Valérie Barkowski m’a demandé de devenir sa première assistante et m’a emmené en Inde pendant quatre mois. Je gérais la création, les commandes, la production, le travail en usine, le sourcing dans les souks. Puis, je suis rentrée en France pour des raisons personnelles. Pour me ressourcer, je suis partie en Italie pendant deux mois retrouver mes origines. Forte de ces aventures cumulées, j’ai eu envie de me lancer et Ysterike est née en février. Depuis, je suis en incubation à la maison des modes de Roubaix. Quelles sont vos sources d’inspiration? Les voyages, les défilés, les magazines, les blogs, la rue, les capitales du monde entier, les soirées, l’image, les livres d’illustrations et de graphisme, les brocantes, les fripes, le vestiaire masculin.

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Quelles sont vos marques préférées ? American Apparel, Manoush, Sessun, Acne, APC, Topshop et Minimarket. Qu’est-ce qui caractérise votre style ? Girly chic. Mon univers est à la fois ludique, décalé et frais, drôle et fantasque. Ysterike apporte une dégaine. Je revendique une certaine fraîcheur rehaussée d’une once d’hystérie. Quels sont vos must-have ? J’ai une petite addiction pour les chemises, parfois

masculines format XXL en imitation denim nouée à la taille, souvent preppy. Je suis dingue d’un modèle COS blanc au volume trapèze, qui arrive à la taille, avec des manches courtes et un petit col droit boutonné. Je suis également accro aux jupettes portées taille haute et aux lunettes de soleil collector en éditions limitées Mikli, esprit années 70. Elles donnent un esprit très décalé à n’importe quelle silhouette. Je vous conseille aussi un pull et des socquettes American Apparel, très travaillées en résille noir, avec des applications de fleurs. Quels sont les thèmes de votre collection été 2011 ? Elle repose sur une envie de s’amuser. C’est aussi un clin d’oeil aux souvenirs d’antan sur le thème « Rires & Enchantement ». Qui ciblez-vous ? Des femmes de 20 à 30 ans qui possèdent des revenus suffisants pour assouvir leurs désirs ! La femme Ysterike est comédienne, drôle, fantasque, connectée, loufoque, ambitieuse et indépendante. Qui sont vos référents en termes de mode ? Moschino, Miu Miu, Prada, Marc Jacobs, JCDC et Luella. Où peut-on trouver vos pièces ? Pour commencer, je cible les boutiques multimarques dans les grandes villes. L’ année suivante, j’aimerais lancer un e-shop. Par la suite, si Ysterike grandit, j’ouvrirai une boutique. Quelle est la création dont vous êtes la plus fière ? De mon top Madonna, très 80’s avec beaucoup d’empiècements. J’aime le volume des godets et sa longueur, juste au niveau du nombril. Mais aussi de la robe Heart dont le placement des coeurs au niveau de la poitrine m’a demandé des heures de travail, ma robe Miu, très représentative de l’image d’Ysterike, un joli mélange de preppy girly chic.

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TENDANCEMODE

Les tendances accessoires de

NOUS AVONS DEMANDÉ À SYLVIE POURRAT, DIRECTRICE COMMERCIALE DU SALON PREMIÈRE CLASSE DE NOUS DÉVOILER LES GRANDES TENDANCES DE L’ÉTÉ 2011. ELLE NOUS PARLE DES ÉLÉMENTS FORTS DE LA SAISON ET DE SES MARQUES COUPS DE CŒUR. A VOS CARNETS ! 90

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Illustrations ©Nouchka

PREMIÈRE CLASSE


LE FASHION ICON

On le fait «a la manière de»

LES GRANDS COURANTS

MARIANNE BATTLE Depuis la création de sa marque, en 1998, Marianne Battle travaille la fleur. Cette professionnelle de la broderie a fait de cette technique apprise à l’école Lesage sa marque de fabrique. Sa collection printemps-été 2010 annonce quelques changements puisqu’elle délaisse son savoir-faire traditionnel pour travailler le scoubidou. Ces modèles aux contours résolument modernes continuent de donner la part belle aux volumes. Marianne Batlle décline ainsi un large éventail de couleurs en créant de belles marguerites ou des fleurs de tiaré à porter en broche ou en collier.

LES PETITS CONCEPTS PRÊTS À CONSOMMER Il fallait y penser

Les sabots SWEDISH HASBEEN

Illustrations ©Nouchka

Les chaussures de PENELOPE CHILVERS Passionnée par le savoir-faire artisanal, Penelope Chilvers s’est spécialisée dans les chaussures traditionnelles et confortables, réalisées dans des peaux ultra-luxueuses. Elle a trouvé une petite usine d’artisans locaux pour faire fabriquer « handmade » ses boots élégantes. Ses influences sont multiples : folk, nomade, romantique et même les eskimos. La fourrure est son domaine de prédilection et la chaleur, une vertu inhérente à ses créations. Au-delà de la protection qu’elles apportent, ses boots cultivent l’esprit vintage qui plaît tant aux fashion addicts. Les grandes acheteuses ne s’y sont pas trompées en commandant ses modèles à lacets. Elles risquent bien de faire un tabac à Megève et à Gstaad comme sur les macadams de New York et de Paris.

Imaginez Anita, jolie Suédoise libérée, au beau milieu des Seventies, une Camel entre les lèvres, légère et court vêtue, courant après sa progéniture blonde, perchée sur ses sabots de cuir à semelle de bois avec de très hauts talons... C’est pour ressusciter un mythe et la décontraction d’une époque où tout semblait permis que la marque Swedish Hasbeen a vu le jour. En 2006, les créateurs ont retrouvé par hasard un modèle de ces sabots si particuliers et l’ont apporté à Stockholm. De là est venue l’idée d’en relancer la fabrication, dans des usines désertées de Suède ou d’Italie. Aujourd’hui, la marque est présente dans 16 pays, avec des accessoires connotés vintage, qui s’amusent à mélanger les genres, dans un esprit de confort, de savoir-faire artisanal et de développement écolo-chic. Les boots Lace-up ont remporté un tel succès l’année dernière qu’elles font un come-back en rose néon et en bleu layette. Des nouveaux must-have qui devraient à coup sûr faire cavaler les fashionistas.

YAZBUKEY Déjantée, burlesque, glam, rock et pop sont les termes qui définissent le mieux cette marque iconique créée par les deux sœurs d’origines turques et égyptiennes, Yaz et Emel. Filles d’ambassadeur, elles ont vécu en Arabie Saoudite, en Algérie, en Turquie et en Egypte. C’est peut être parce qu’elles sont dingues de La Cicciolina, de Jackie Onassis, de Judy Garland, de Marylin Monroe et d’Andy Warhol que l’on retrouve dans leur collection la féerie de l’enfance et des images de vieux films en noir et blanc. Leur style rebelle, provoc’ et ludique déferle sur leurs sacs, chapeaux, lingerie et bijoux en plexi. Un « wonderland » permanent qui se décline en happening saison après saison ! Une marque pour les gourmandes qui suivent l’actualité tendance.

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TENDANCEMODE

L’ART CONTEMPORAIN : une véritable source d’inspiration

Les matières troublantes de TZURI GUETA

Connu pour son travail de maroquinerie « made in France », à base de cuir d’une extrême finesse et des formes raffinées et contemporaines, Philippe Roucou poursuit sa quête du glamour avec une incursion réussie dans la soie. Ses « Objets Trouvés », réalisés avec la complicité de M. Chérie, une jeune artiste, composent une première collection de 7 imposants carrés de soie, confectionnés en France par les ateliers Hermès à Lyon, en tirage limité et numéroté. Chacun reproduit des polaroïds anonymes, égarés puis retrouvés, servant de support à une histoire imaginaire, qui met en scène des sentiments universels. Clins d’œil à l’art contemporain et élégants relais de la photo anonyme à la mode, ces foulards lient à la fois l’intime à l’universel, le banal à l’exceptionnel.

L’ART CONTEMPORAIN EN QUELQUES MOTS... L’expression « art contemporain » est habituellement utilisée pour désigner les pratiques et réalisations d’artistes montrant leurs œuvres. Il y a dans l’art contemporain un désir de transgression du passé, car ce mouvement veut se distinguer de l’art moderne. Cette forme d’art est toujours un parti pris artistique. On a commencé à parler d’art contemporain à partir de 1945 lorsque la scène artistique s’est déplacée de Paris vers New York. Mais, logiquement, le terme art contemporain devrait être utilisé uniquement pour des artistes encore vivants et actifs ou pouvant encore l’être, ce qui place le début de l’art contemporain dans les années 60, avec le Pop Art et Fluxus.

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Les bijoux ORIGAMI JEWELRY Créés à partir d’une simple feuille d’argent (99,9% d’argent pure), les pendentifs et charms Origami Jewelry sont réalisés dans la même tradition que le papier. Ils sont vendus dans de jolies boîtes customisées pour les protéger. La créatrice maison n’est autre que Cindy Ng, auteur du livre Girligami. De ses mains de fées naissent de véritables trésors savamment pliés. Née à Hong Kong, elle a grandit dans la baie de San Francisco. Après des études de sciences économiques, elle a l’idée de lancer des kits pour réaliser des origamis et des bijoux. Le succès est vite au rendez-vous, puisqu’elle est vendue dans des musées prestigieux comme le San Francisco MOMA, The Art Institute of Chicago, The Smithsonian et The Victoria & Albert Museum. Cindy Ng vit aujourd’hui à New York où elle se consacre à l’écriture de son deuxième livre.

Illustrations ©Nouchka

Les foulards polaroid de PHILIPPE ROUCOU

Une expérience primaire, presque végétale se dégage des bijoux du designer Tzuri Gueta. On plonge dans une vie aquatique où les matériaux, tactiles et sensuels, nous ramènent à des sensations organiques, connues, que l’on a du mal à situer dans le réel. Tzuri Gueta travaille les tissus, les accessoires et les matériaux en les déplaçant de leur réalité. Dans des collections de tissus qu’il a créé pour la haute couture (Mugler, Lapidus, Armani, Dior, Rochas, Galante etc.) ou dans sa ligne d’accessoires en silicone, ce qui semble plat est dans la réalité structuré en trois dimensions. Un vrai défi artistique pour l’œil qui regarde car les apparences sont trompeuses ! Sa dernière série de bijoux utilise tissu et silicone car cette matière épouse parfaitement le corps humain. Elle peut se travailler dans des couleurs et des textures différentes. Elle s’immisce dans les interstices minuscules de la dentelle. Elle forme des colliers uniques et translucides de toutes les couleurs, dont on ne voit pas la couture. C’est l’audace de montrer l’envers du décor, la fluidité du mouvement et la liberté de la forme. Les créations de Tzuri Gueta ont cet aspect familier et étrange à la fois. Une vraie avancée technologique et créative, ancrée dans une tradition de haute couture et d’exigence de la tradition.


Illustrations ©Nouchka

Les pochettes peintes de CLINCH La pochette Clinch se caractérise par une élégance exceptionnelle mais aussi par son côté pratique. L’ambition est ici de ranger et d’organiser, sous un design contemporain imprimé sur un magnifique cuir de veau, souple et solide à la fois. Les collections exclusives de dessins ont été imaginées par des artistes contemporains et des créations maison. Chics, abstraits ou curieux, ces designs sont toujours esthétiques et remarquables. L’idée est de pouvoir en changer à loisir en fonction de son humeur ou de la saison, de l’endroit où vous allez ou des personnes que vous rencontrez. Avec ses dimensions pratiques d’environ 19 sur 15,5 cm, ces pochettes ont de solides fermetures zippées et des tirettes en forme de C. On peut les personnaliser en suspendant un petit ruban ou un bijou de sac, selon l’inspiration de chacun.

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COLORAMA TENDANCE L’opposition du primaire et de la tendresse

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1/ GEORGE’S 2/ ZOE COTLENKO 3/ CHARLOTTE SPARRE 4/ MAGIC CLUTCH 5/ IRÁ SALLES 6/ COUPLE OF

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Cette saison, le coeur des créateurs balance entre des tons nude très doux et des couleurs vives qui égaient les collections. L’accessoire s’efface ou devient pièce centrale de la silhouette au gré de ses envies.

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1/ MALFROY 2/ SARAH CHOFAKIAN 3/ EMMANUELLE KHANH 4/ BRONTÉ 5/ JUNCO PARIS 6/ MUGNAI

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TENDANCEMODE

MUST HAVE bijoux

ANHAENGER et AZUNI Plus que jamais, les créateurs s’inspirent de la nature. L’araignée et ses belles toiles deviennent des muses pour des bijoux aux filaments enchevêtrés.

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LE RETOUR DE LA PERLE

LES NÉRÉIDES et HOP HOP HOP Les perles de culture ou de Tahiti reviennent sur le devant de la scène avec de nouveaux bijoux plus modernes mais toujours aussi raffinés....

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ARACHNÉEN


Cette saison , le coeur des créateurs balance entre des tons nude très doux et des couleurs vives qui égaient les collections. L’accessoire s’efface ou devient pièce centrale de la silhouette au gré de ses envies.

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ART DÉCO

LILA CONTI et LA TONKINOISE Les créateurs s’inspirent de la période art déco. Un esprit rétro années 20 qui avait disparu des boutiques créateurs depuis longtemps et qui revient avec panache grâce à de petits labels pointus.

LE NOUVEL ETNIQUE

KALA et BINGLABANGLES L’ethnique laisse entrevoir son nouveau visage avec des bijoux plastrons ou des pièces plus épurées mais toujours over-sized.

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TENDANCEMODE

LES PIÈCES TENDANCES

SAC CROCO

SAC RIGIDE

BINGLABANGLES et INDOCHINEUR Un esprit années 50 avec des sacs ultra structurés. Beaucoup de pochettes multicolores à coordonner avec ses tenues. Photos DR

JACK RUSSELL et CATHERINE LOIRET Du luxe à l’état pure, le croco revient comme une valeur refuge. Qu’importe si c’est du vrai ou du faux !!!

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de l’été 2011

CHAUSSURES BIJOUX

HANNAH Aujourd’hui, on parle de bijoux vêtements et de chaussures bijoux. Le bijou sublime toutes les parties du corps jusqu’aux bouts des ongles.

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CHAUSSURES DE DANSE MARILYN HAND

LES CHAPEAUX

MURMURE BY SPIRIT, BETTINA et CELINE ROBERT Le chapeau en paille ou en raphia est l’accessoire incontournable de l’été 2011. Il brille par son originalité et se marie souvent d’un panier.

L’hommage rendu à BB et le grand courant des fifties devraient booster les ventes de ballerines et les chaussures de danse.

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BREAD & BUTTER BREAD & BUTTER, QUI S’EST DÉROULÉ DU 7 AU 9 JUILLET À BERLIN, EST L’UN DES PREMIERS RENDEZ-VOUS MODE DE LA SAISON. PLUS DE 650 MARQUES ET DES MILLIERS DE VISITEURS VENUS DU MONDE ENTIER ÉTAIENT RÉUNIS. L’ÉQUIPE D’UN1QUE A ARPENTÉ LES STANDS DE L’AÉROPORT TEMPELHOF POUR DÉCRYPTER LES NOUVELLES TENDANCES DE L’ÉTÉ 2011. 100

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COURANTS & TENDANCES DE L’ÉTÉ 2011


PREMIER LEAGUE BEST BRANDS / BEST BUYERS / BEST BUSINESS Bread & Butter est un salon incontournable pour tous les acheteurs européens et du monde entier. L’ambiance est vivifiante ! Malgré la crise, les marques font bonne figure et certains stands sont majestueux. Sur la « Denim base », les majors ont beaucoup investi dans la scénographie pour attirer les clients et peaufiner leur image. Scotch & Soda s’est offert une boutique, 5e avenue, sur deux étages, Lotus, une cascade pour afficher son logo, Diesel, un cinéma avec des studios et une salle de projection, Converse un mur entier de baskets... Est-ce un signe de reprise ? Certains le pensent, les autres se contentent de l’espérer.

LE DENIM On le chuchote dans les allées, les ventes de denim en France baissent de saison en saison. Deux raisons à cela : les femmes délaissent le jean au profit de tenues plus féminines (robes, combinaisons, shorts, pantalons plus habillés) tandis que le chino et le pantalon en toile reviennent en force dans les collections. Cette pièce fait pourtant figure de valeur sûre en période de crise. Les volumes chez l’homme restent importants. Mais, sur le marché féminin, les chaînistes brouillent les cartes en proposant des produits low-cost, obligeant ainsi les marques positionnées sur le moyen-haut de gamme à baisser les prix des coupes basiques. Parallèlement, certains jeanneurs optent pour une stratégie de différenciation offensive en proposant des modèles très travaillés (usés, grattés, délavés, javellisés, patchés) qui exigent un véritable savoir-faire.

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LE STREETWEAR On note un grand retour du sneaker pour homme avec de nouveaux labels pointus. Sur ce segment, c’est le marché de l’accessoire qui se développe le mieux. A l’image du casque audio notamment, qui a

explosé en quelques saisons comme celui des casques de moto et celui des lunettes vintage. Les séries limitées et les collaborations sont toujours aussi nombreuses. Relayées par des milliers de blogs et la presse spécialisée, elles dynamisent le marché et permettent aux marques de communiquer à moindre coût.

LE PRÊT À PORTER HAUT DE GAMME Porté par la tendance 50’s et 60’s, ce segment se caractérise par des silhouettes plutôt chics, aux jolies coupes et aux belles matières. Certaines marques jouent également la carte du romantisme avec des robes vaporeuses et des coupes aériennes. L’esprit Europe du Nord se retrouve encore à travers des coupes ultra structurées et des vestes à épaulettes inspirées des années 90. La robe est toujours aussi présente avec de nombreuses robes-chemises et des pantalons très travaillés.

LE LIFESTYLE Avec les tendances preppy, navy, College et outdoor chic, les marques de lifestyle authentiques tirentleurs épingles du jeu. Les collections deviennent

plus créatives, les collaborations et les lignes « originals » se multiplient. On fait du neuf avec du vieux en ressortant des best-sellers souvent oubliés. Les contributions de jeunes stylistes talentueux visent, quant à elles, à rajeunir l’image des griffes et à remettre au goût du jour des pièces qui ont fait leurs preuves il y a quelques décennies. Si l’artiste ou le créateur correspond au positionnement de la marque, le pari est gagné car des boutiques comme Colette et la presse s’en emparent. Buzz assuré !

LE PRÊT À PORTER URBAIN Ce segment est porté par une multitude de jeunes marques qui proposent des robes, des tuniques et des tops très créatifs à prix raisonnables. Elles répondent ainsi à la demande des clientes qui veulent s’habiller trendy sans dépenser des fortunes. Très réactives, elles se multiplient en Angleterre, ce qui explique la prise de risque et l’excentricité de certaines collections. On découvre beaucoup de modèles inspirés des années 50, 60 et 70. Pour communiquer, ces marques jouent sur un esprit décalé, ludique ou girly.

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TENDANCEMODE

LES TENDANCES DE L’ÉTÉ 2011

LE ROCK PRESQUE GOTH’

Ce thème revient surtout dans le prêt à porter créatif dans un registre « ma sorcière bien aimée ». Les collections sont pleines d’humour avec une communication ultra décalée . Des vêtements et accessoires à porter avec des gants Mapa, si vous posséder une vieille voiture américaine et une cuisine en formicat. La robe chemise et le chemisier col à tarte sont de belles illustrations de cette tendance. Un esprit faussement sage de belle bourgeoise à porter avec des escarpins à talons hauts ou des derbys.

L’ESPRIT GAZOLINE DES ANNÉES 50 Cette tendance concerne surtout le secteur du denim avec tout un graphisme inspiré des bolides américains et des stations essences des années 50. Une multitude de T-shirts, de patchs, de gros ceinturons, de chemises et de jeans en toiles usées constituent ce vestiaire. Il nous rappelle la Route 66. On ne serait pas surpris de voir revenir la combinaison de garagiste. A porter avec une clé à molette dans la poche, et du cambouis sur les joues.

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LE OP ART, LES COMICS ET ANDY WARHOL L’artywear n’est pas mort, preuve en est avec les motifs pop qui reviennent. Cette saison le Op art côtoie les comics et les œuvres d’Andy Warhol sur les chaussures, T-shirts, polos et même sur les robes. Les imprimés, parfois régressifs, s’affichent en grand ou discrètement sur les doublures. Une mode ultra colorée, ludique et intemporelle.

MELROSE PLACE Vous aimez le côté girly, les motifs ultra colorés et métallisés et vous êtes nostalgique des cols qui dégueulent, des manches trois quarts et des robes moulantes ? Vous allez adorer certaines collections de marques italiennes. Une mode hollywoodienne des années 90 qui ne manque pas de provocation. Sexy, elle devrait surtout séduire les girls de 14 à 25 ans.

LE NAVY On le croyait has-been. Pourtant, au Bread & Butter, le Navy est encore partout. La marinière ressurgit en une multitude de couleurs vives. En parallèle, les motifs inspirés de l’univers marin se déclinent sur tout le vestiaire féminin. En Allemagne, les marques de la côte Atlantique comme Armor Lux ou SaintJames étaient même à l’honneur. Côté chaussure, la Docksides a encore de belles saisons devant elle avec une kyrielle de séries limitées plus pointues les unes que les autres.

L’ESPRIT RIVIERA Dans l’esprit du film « Le talentueux Mr Ripley », elle fait référence aux riches vacanciers des années 50 qui passaient leur été sur des voiliers à Portofino. Les silhouettes sont élégantes et décontractées avec des polos près du corps, de jolies chemises auxquelles on remonte les manches, des panamas et des chinos à porter court avec une fourche légèrement descendue. On n’hésite pas à faire un revers en bas de ses pantalons pour donner l’impression de sortir de son yacht. Pour les chaussures, on penche pour les mocassins bateaux, les derbys en grosse toile sur des semelles corde ou crêpe ou pour des modèles rétro qu’on croyait réservés aux joueurs de pétanques. Une des plus jolies tendances masculines de la saison.

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LES MÉNAGÈRES DES ANNÉES 60

Il ne disparaîtra jamais vraiment. Mais cette année, on se joue du clair-obscur. Phénomène « Twilight » oblige, les marques misent sur la dualité ange ou démon... Le thème rock est aussi travaillé de manière très féminine avec des effets de dentelle et des vêtements seconde peau. On note par exemple le grand retour du pantalon et du short en cuir portés ultra slim et ornés de clous. Les pantalons sont souvent déchirés mais jamais destroy. Le spencer est également présent dans les collections dans un esprit british.


L’ESPRIT HARVARD C’est l’ambiance du Cercle des poètes disparus. Les marques authentiques de l’univers Lock sont à l’honneur avec de très jolies griffes anglaises et américaines. Une mode masculine très luxueuse par ses matières et authentique par ses coupes vintage. Parfois preppy, elle est surtout BCBG. Elle peut prendre des contours plus pointus quand les jeunes créateurs revisitent leurs must-have. On voit également revenir des collections capsules produites localement par des artisans comme au bon vieux temps.

LES COUTURIERS DES ANNÉES 50 Le prêt-à-porter créateur s’inspire des grands couturiers de l’époque : Coco Chanel, Balenciaga et pour les chaussures Roger Vivier. Les jupes crayons sont sages, les chemisiers blouses travaillés dans des matières légères, le pantalon à pinces resserré vers le bas. On adopte les vestes ceinturées ou les spencers et les faux cols. Un thème qu’on retrouve surtout dans le prêt-à-porter haut de gamme.

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LE CÔTÉ ART DÉCO Il est très présent dans les accessoires : des plastrons, des bracelets et des bijoux de tête. Il y a dans ce thème une certaine nostalgie. Pour les vêtements, on ne retrouve pas forcément les coupes années 20, avec des pièces très longues, mais plutôt des motifs Art déco apposés sur des robes en soie très habillées. L’esprit est festif, élégant et raffiné.

LES PIN-UP D’APRÈS GUERRE

SAFARI STYLE L’esprit baroudeur n’est jamais vraiment sorti des collections, mais cette saison, il revient en force aussi bien pour l’homme que pour la femme. Porté par la tendance kaki-army, l’esprit peau de bête et les motifs végétaux, il peut prendre des allures néo-ethniques dans les collections féminines. Pour l’homme, on associe le pantalon cargo avec des boots montantes à lacets et des chemises ouvertes sur des T-shirts. Les teintes sont naturelles et vont du beige-marron-kaki en passant par le mastique et l’ocre.

DESTINATION IBIZA On croyait qu’il fallait reléguer nos robes longues au grenier. C’était sans compter sur les jeanneurs qui continuent à fréquenter Ibiza tous les étés. Cette pièce est déclinée en une multitude de formes, façon déesse antique ou carrément hippy chic. Les motifs ethniques, le tie & dye et les ceintures tressées pullulent. A vous de voir si vous préférez les tons pastel et le blanc aux couleurs corail, bleu canard, moutarde ou fuchsia.

Mis en avant après-guerre, le « pin-up art » est un genre artistique aussi américain que les tableaux d’Edward Hopper. Pendant la seconde guerre mondiale, les GI épinglaient les dessins de leurs starlettes préférées du moment. Marlène Dietrich et Ava Gardner en étaient l’incarnation parfaite. La taille fine et les courbes généreuses étaient des critères de beauté à respecter. Côté vestimentaire, les femmes privilégiaient les robes-bustiers, les pantalons courts, les shorts à taille haute et les T-shirts moulants. Stilettos et ballerines trônaient dans les armoires à chaussures. Aujourd’hui, la lingerie à porter dessus-dessous illustre cette époque glamour. On redécouvre ce phénomène avec des icônes comme Dita Von Teese ou Monica Bellucci.

COMME BRIGITTE BARDOT Les références aux années 50 sont nombreuses. En France, en ce moment on ressent fortement cet engouement, et tout particulièrement depuis l’exposition Brigitte Bardot. Après la marinière de Jeanne Seagal et Pablo Picasso, on adopte le capri pant et les chemises sans manches à nouer au niveau de la taille façon BB à Ramatuelle. Côté imprimé, après le Liberty, le vichy revient en force. Craquez pour la jupe virevoltante, le short et le pantalon à pont, le pantacourt imprimé, le combi-short et les ballerines. Un style qui devrait séduire plusieurs générations de femmes !

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TENDANCEMODE

NOS COLLECTIONS COUPS DE CŒUR / COLLECTION INTÉRESSANTE / TRÈS JOLIE COLLECTION

PEPE JEANS

SCOTCH & SODA

BARBOUR

La plus jolie collection jeanneur du Bread & Butter à la fois riche et cohérente tant sur l’homme que sur la femme. Les thèmes sont bien choisis et déclinés en vestiaire (baja california, hippy chic, années 50, Navy, Rock font visiblement partie des histoires retenues). Les coupes des pantalons chino trois quart avec une fourche basse années 50 et les chemises vieillies sont particulièrement réussies. Sur la femme, on admire leurs robes courtes volantées ou à noeuds, l’esprit « farmer » des blouses et des robes dans des Liberty délavés, les pantalons sarouels dans des tissus légers, les leggings en denim et les vestes army élégantes. Même les robes longues avec des ceintures en corde nous ont paru fraîches et bien travaillées.

Cette saison encore, Scotch & Soda nous séduit par la qualité de ses tissus et le choix judicieux de ses imprimés. Les détails sont toujours aussi soignés. Les thèmes de la collection femme sont nombreux : le navy, le corail, le vieux rose, les imprimés japonisants et vieillis côtoient des modèles qu’on pourraient croire sortis des greniers de grandmère. Pour l’homme, la chemise, le pantalon cargo et le bermuda s’imposent comme les must-have de la collection. Les silhouettes « voyageur chic » sont particulièrement réussies. La marque néerlandaise a de nombreuses actualités. Elle vient de sortir un parfum, Le Barfly et une collection pour les fillettes sous le label Scotch R’belle. Scotch a décidemment le vent en poupe avec une croissance à faire pâlir ses concurrents.

Cette marque authentique d’outerwear née à la fin du XIXe siècle illustre à la perfection le style british. On la connaît pour ses vestes de chasse huilée dans les tons kaki, marron ou bleu marine et pour ses vestes matelassées. Mais saviez-vous que Barbour avait également un riche passé dans la moto ? En 1908, Barbour avait même lancé une veste robuste pour utiliser ces nouveaux bolides. Depuis, la marque n’a jamais cessé d’innover pour créer des vêtements de qualité. Pour fêter dignement ce passé, Barbour a relancé son modèle culte des années 70 (la Nylon International) dans les tons rouge, jaune, bleu, vert et blanc. Bonus : le styliste japonais Tokihito Yoshida a revisité le Tartan avec talent.

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/ TOUT SIMPLEMENT GÉNIAL


FRIDAY ON MY MIND

STETSON

Lacoste rajeunit son image avec un nouveau concept Lacoste Live, une jolie collection inspirée des 50’s dans des tons frais. Les rayures nautiques côtoient les imprimés Op art et les dégradés pastel. Les pantalons d’hommes sont serrés au niveau des mollets et se portent retroussés avec des mocassins ou des derbys en toile dans un esprit Riviera modernisé. Les polos sont toujours présents mais ultra slim. On ose le mélange de couleurs pour de beaux contrastes. Un bel hommage aux dandys modernes.

Cette petite marque anglaise rend hommage à notre Brigitte Bardot nationale et aux pin-up des années 60. Les prix sont accessibles et compris entre 50 et 100 €. Au programme : des pantalons capri, des chemisiers sans manches à nouer, des shorts à pont, des robes glamour et des jupes larges pour tournoyer comme une petite fille. Côté imprimés, les robes en Liberty côtoient le vichy et le madras. Sortez vos socquettes blanches, l’été 2011 sera beau, chaud et glamour.

La collection 2011 s’inspire de la scène « Hot Rod ». Les sports automobiles sont très présents dans la collection avec de nombreuses pièces vintage : casquettes militaires, casquettes à bec de canard, chapeaux en paille et casquettes avec des motifs de chemise. La couleur s’invite aussi sur des modèles en raphia très élégants dans les tons bleu canard ou marron. Le panama dont on parle beaucoup depuis quelques saisons, est très présent. Notre coup de cœur ? Une casquette profonde et fine très seyante.

MÉLISSA

AMAORT

BLUE BLOOD

La collection Melissa est toujours aussi créative et colorée. Pour l’été 2011, la marque multiplie les collaborations avec Jean Paul Gaultier, Vivienne Westwood ou encore Isabela Capeto. Les formes sont travaillées avec un large choix de ballerines, de sandales plates et hautes, de stilettos, de mocassins, de tongs et de babies dans une multitude de couleurs. Les tons sont doux ou flashy suivant les modèles mais toujours à la pointe de la mode. Une belle collection cohérente. Dommage que les prix grimpent légèrement.

Amaort signifie « pluie tombante » en japonais. Née en 2008, la marque est spécialisée dans la botte en plastique créative. Les créateurs portent une attention particulière aux détails grâce à leur sensibilité toute japonaise. Confortables, design et élégants, ces modèles sont déclinés dans une large palette de coloris. Les versions élastiques peuvent être portées sur la cheville ou sur le haut du mollet et leurs bottes à talon rappellent le chaussant cuir. Certaines versions sont d’ailleurs mixées avec des peausseries. Une vraie révolution dans le petit monde de la botte de pluie.

Un des grands coup de cœur du Bread & Butter. Les coupes sont minimalistes et soignées, les matières qualitatives et les prix raisonnables. La collection est très cohérente avec des inspirations rock, motard et navy. Certains modèles sont déclinés en femme et homme.

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LACOSTE LIVE

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2TWO

DIESEL

BLEU DE CHAUFFE

Une jolie marque française au style très parisien. La collection été 2011 utilise comme matières le Liberty, le chambray, la soie cupro et le light denim. Les coupes sont soignées avec de jolies combinaisons, des robes à nœuds et à petits plis, des pantalons à pinces sarouel et des cabans. Comptez entre 80 et 200 € prix public pour une robe et 130 € pour une combinaison. Les coloris sont dans l’air du temps avec beaucoup de bleu nuit et de corail foncé.

Diesel poursuit son travail sur le thème « Be stupid ». La marque italienne joue la carte du décalage avec de nombreuses références à la fin des années 70, au rêve américain et à Rocky Balboa. Le stand gigantesque du Bread & Butter abritait des mini plateaux de cinéma sur les thèmes forts de la collection, une salle de cinéma avec un podium de défilé intégrant un tapis roulant. Au programme : l’esprit baroudeur, tropical, le thème motard, les accessoires pop, une mise en scène de sneakers dans un esprit dancefloor et un exercice de style autour du denim.

Inspirés par l’univers industriel du XXe siècle, les créateurs de la marque Bleu de Chauffe revisitent le sac des plombiers dans un style urbain et contemporain. Leur aspect solide et leur design épuré colle parfaitement à la tendance « cartable » en vogue actuellement. Fabriqués en France dans la vallée de la Saure, aux confins du Larzac, l’atelier emploie de vrais artisans qualifiés pour réaliser la coupe et les piqûres. La volonté des fondateurs de Bleu de Chauffe est d’impliquer les parties prenantes au projet autour de valeurs fédératrices comme le respect de l’homme et de l’environnement. Un beau concept qui valorise le savoir-faire traditionnel.

KLING

NUMPH

RIVIERAS

Cette petite marque madrilène dont le styliste est argentin existe depuis quatre ans. Les collections sont abordables et d’une grande fraîcheur. Les modèles s’inspirent des 60’s avec de nombreux motifs fleuris, de la dentelle et des imprimés vieillis. Ici, l’audace est au rendez-vous. On est aussi fan de leurs accessoires et surtout de leurs chaussures.

Les collections Numph montent en puissance de saison en saison, tant au niveau des coupes que des imprimés. Les pantalons travaillés dans un esprit féminin côtoient les robes graphiques inspirées du Op art et les spencers à rayures. On aime particulièrement la robe en trompe l’œil smoking et les T-shirts photographiques qu’affectionnent Kate Moss. Une collection structurée inspirée des années 90 originale mais pas bling bling.

Cette marque de chaussures rétro en résille est un vrai coup de cœur. La collection est très cohérente et le concept marketing ultra bien ficelé. Cette chaussure vous évoque immédiatement le style de vie méditerranéen : les rivas, le pastis en terrasse et la pétanque sous la pinède. La chaussure bleu blanc rouge est celle que nous trouvons la plus élégante car elle nous évoque la France traditionnelle. Enfin un concept qui nous fait rêver !

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TENDANCEMODE


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NYMPHENBURG

WOW TO GO

MOU

Pour la deuxième fois consécutive, la manufacture de porcelaine de Nymphenburg a laissé carte blanche au créateur de bijoux suisse Patrik Muff. La collection « Essentials II » composée d’amulettes et de charms en porcelaine est tout simplement magnifique. Patrik s’est inspiré de l’existence en créant des symboles archaique et des motifs sur les thèmes : foi, amour, espoir et mort. Une fois encore, le savoir-faire traditionnel est mis à l’honneur puisque la fabrique de porcelaine de Nymphenburg crée des sculptures miniatures en porcelaine depuis le XVIIIe siècle. L’alliance parfaite entre un savoir-faire ancestral et un design d’une modernité ultra esthétique.

Vous êtes totalement fan des années 60, vous allez adorer Wow to go. Voilà une marque qui n’a pas froid aux yeux car la prise de risque est importante. La collection été 2011 regorge de robes et de chemisiers à cols pointus dans des imprimés qu’on croyait jusque-là démodés, de robes-chemises en chambray, en éponge ou en bouclette et de pulls côtelés. Le discours est ironique avec des accroches d’un autre temps : « Les belles coupes sont éternelles » ou « Les robes Wow to go sont faites pour les femmes fières de leur salle-de-bain ». Un grand bravo pour le catalogue qui rend hommage aux vieilles pubs, ambiance ménagère : meubles en formica, papier-peints fleuris et sourires ultra Bright. Petit plus, les robes Wow to go ne se repassent pas.

Créées à Londres par Shelley Tichborne une styliste originaire de Nouvelle-Zélande, les Mou vont bientôt détrôner les Ugg. Inspirées des Eskimos, elles sont assemblées avec des coutures apparentes, des boutons en corne et des liens élastiques. A porter en version hautes ou basses grâce à un système de revers, elles sont très féminines malgré leurs volumes. Aussi confortables que leurs concurrentes, elles ont déjà conquis le cœur de stars américaines telles que Gwyneth Paltrow et de Cameron Diaz. Petit plus, elles sont déclinées en une multitude de peausseries.

WRANGLER

PALLADIUM

BEN SHERMAN

La collection Wrangler a été créée autour du thème « On The road ». L’esprit baroudeur et voyageur est largement exploité avec une large gamme de chemises western unies ou à carreaux avec ou sans empiècements, des pantalons chinos et des jeans usés, grattés et vieillis. L’esprit patché des vieilles stations américaines dans un esprit « Bagdad Café » est très présent. Pour la femme, la collection denim est assez délavée avec, entre autres, des vestes en jeans à manches courtes.

Palladium a su revenir à l’essentiel en pariant sur ses deux modèles cultes : la Pallabrousse et la Pampa. La collection comprend une kyrielle de déclinaisons avec des doublures très réussies. Au cœur des tendances, ces modèles devraient conquérir les baroudeurs urbains et les fashionistas car ils nous racontent une histoire.

Ben Sherman revendique son savoir-faire historique sur le marché de la chemise avec une multitude de déclinaisons (vichy, madras, rayures, chevrons) assorties à des T-shirts dans une palette de couleurs très large. L’esprit preppy old school plane toujours sur la collection mais de façon plus subtile. Allez-y également pour découvrir la première ligne de chaussures composée de jolis modèles vintage en toile rayée ou unie sur des semelles en crêpe ou en corde.

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TENDANCEWINTER

NOS 12 SILHOUETTES DE L’ AUTOMNE HIVER 2010 Photos : Hilda Clem / www.hildaclem.com Stylisme : Tran Hien Trang / www.tranhientrang.com Hair : Artrfanvision, Fanny Morin / www.artrfanvision.com Make up : Stephane Dussart / www.stephanedussart.book.fr Modèle Femme : Kâlyane / www.kalyane.book.fr Modèle Homme : Maxime

par Tran Hien Trang

LE NÉO PREPPY

LA YSL GIRL

L’esprit preppy des collèges américain est ici mélangé avec des imprimés improbables (rayures /pied-depoule) et des mocassins bateaux pour apporter un peu d’aspérité. On mixe les codes pour obtenir un style personnel.

Cette femme rend tous les jours hommage à Yves Saint Laurent dont elle est une inconditionnelle. Pleine d’ambition et d’assurance, elle utilise des éléments du vestiaire masculin qu’elle féminise.

L’AVIATEUR DES ANNÉES 50...

Un look unique devenu tendance. Le nouveau geek assume son allure de premier de la classe. Etudiée, sa silhouette est très ajustée.

LA GLAM’ARMY On féminise à outrance la tendance militaire. Fini le camouflage sur des pantalons cargo, on adopte la veste à sequins brodées d’or, les colliers chaînes et les rangers à talons.

LA FILLE DE CABARET

BIO EXPRESS

Après des études à l’école Estienne, Tran Hien Trang se forme au stylisme modélisme et se spécialise en lingerie corseterie. Après une expérience chez Andrea Crews, elle décide de se lancer en solo en développant des vêtements et accessoires sur le thème culinaire sous le label Happy Onigiri. Son univers, inspiré du kawai, est à la fois chic, ludique et décalé. Ses modèles originaux, édités en série limitée, sont mignons à croquer. Au menu de sa dernière collection, des bagues sushi, des colliers cupcake, des jupes imprimées de cookies et des robes cerise. Styliste pour de nombreux magazines, Tran collabore avec Un1que depuis sa création. Nous sommes fiers de la compter parmi nous et nous la remercions de son implication. Bonne dégustation.

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On joue l’esprit festif à la limite du burlesque. On sort les plumes et les paillettes, on chante et on danse, on s’amuse et on se déguise car la mode est une fête et la vie un cabaret.

L’HOLYWOODIENNE DES ANNÉES 50 C’est le grand retour du foulard à porter avec des grosses lunettes pour ne pas être décoiffée lors de ses virées en décapotable. Un côté Hollywood très rétro surtout avec cette fourrure.

LE DANDY DÉCONTRACT’ Une silhouette toute en trompe l’oeil composée de baskets smoking et d’une chemise imprimée portée avec une cravate dénouée. Les néo-dandy jouent la carte de l’élégance décontractée.

LA STREETGIRL ITALIENNE Cette adepte du streetwear chic à l’italienne mixe avec goût la robe cocktail et la doudoune. La plume d’oie est un cocon qui met en lumière son côté fragile. Un look femme enfant très étudié.

LE SNEAKER FREAK BCBG Fini, l’esprit tribu des années 80/90, le sneaker addict se fond dans la foule. C’est le détail qui fait l’élégance. « Si vous voulez connaître un homme, regardez ses chaussures.» Un tee-shirt arty, un gilet, un chino, une écharpe et des sneakers et le tour est joué !

LA YOUPI GIRL OU MIAM MIAM GIRL Elle est gaie, régressive, candide et possède un talent inouï pour les mélanges improbables. Son secret ? Toutes les pièces de sa garde-robe sont mignonnes et girly. Un look joyeusement décalé et gourmand.

LA DARK ROCKEUSE Elle adopte le style rebelle et les yeux charbonneux dans un esprit sortie de concert. Le cuir et la dentelle sont ses secondes peaux. On la croirait presque sortie d’un film de morts vivants tant son attitude est dark.

Photos DR / Manuel Abella

Voilà un homme prêt à piloter son avion et à affronter le grand froid. Une silhouette dans un esprit vintage pour sillonner les villes sur sa moto.

LE GEEK


Photos © Hilda Clem

LE NÉO PREPPY Chemise pied de poule FRANCOIS LEGENDRE, 150 euros / Pull Rayures RICA LEWIS, 30 euros / Blouson SOUL EDGE, 55 euros / Chausures LEVI’S, 100 euros


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L’AVIATEUR DES ANNÉES 50 Chapka STETSON, 139 euros / Casque de ski NAPAPIJRI, 169 euros / Lunettes de soleil PUMA, 89 euros / Pull col V avec 2 tee-shirts intégrés CARNET DE VOL, 35 euros / Blouson PARAJUMPERS, 1215 euros / Gants en cuir CHEVIGNON, 50 euros / Pantalon CARNET DE VOL, 59 euros / Bottes ENERGIE, 179 euros


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LA GLAM’ARMY Veste kaki SARAH WAYNE, 140 euros / Tee-shirt AMERICAN VINTAGE, 40 euros / Combinaison MISS SIXTY, 199 euros / Bottines ASH, 225 euros / Collier IMAÎ, 159 euros / Veste brodée ANTIK BATIK, 310 euros


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LA FILLE DE CABARET Pull épaules en plumes LIPSY, 154 euros / Gilet ANTIK BATIK, 85 euros / Collier plastron FIONA PAXTON, 250 euros Ceinture ANTIK BATIK, 125 euros / Jupe en plumes DRESS GALLERY, 220 euros / Bottes CHIE MIHARA, 325 euros / Sac en plumes NEW LOOK, 25 euros


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L’HOLYWOODIENNE DES ANNÉES 50 Foulard PETRUSSE, 130 euros / Lunettes NINA RICCI, 198 euros / Gants matelassés TOSCA BLU, 90 euros / Sac KESSLORD, 225 euros / Bottes ROBERT CLERGERIE, 500 euros / Manteau en fausse fourrure PABLO de GERARD DAREL, 168 euros


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LE DANDY DÉCONTRACT’ Veste en satin SCOTCH & SODA, 149,95 euros / Chemise MARITHÉ+FRANÇOIS GIRBAUD, 225 euros / Pantalon MARITHÉ+FRANÇOIS GIRBAUD, 365 euros / Ceinture YSL, 80 euros / Baskets ADIDAS, 90 euros


Photos Š Hilda Clem

LA YSL GIRL Veste courte BY ZOE, 220 euros / Combinaison BA&SH, 260 euros / Bottines TATOOSH, 310 euros / Sac ARIDZA BROSS, 225 euros / Collier VIVEKA BERGSTROM, 110 euros


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LE GEEK Lunettes de vue EMMANUELLE KHANH, 325 euros / Noeud papillon YSL, 80 euros / Chemise imprimée PAUL & JOE SISTER, 172 euros / Cardigan à carreaux ENERGIE, 89 euros / Baskets KICKERS, 89 euros


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LA STREETGIRL ITALIENNE Doudoune MISS SIXTY, 179 euros / Robe bustier LIPSY, 98 euros / Chaussures CHIE MIHARA, 220 euros


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LE SNEAKER FREAK BCBG Echarpe CHEVIGNON, 35 euros / Cardigan zippé laine ENERGIE, 110 euros Tee-shirt ANDY WARHOL by PEPE JEANS, 45 euros / Pantalon FRED PERRY, 110 euros / Baskets ADIDAS, 80 euros


Photos © Hilda Clem

LA YOUPI GIRL OU MIAM MIAM GIRL Lunettes de vue EMMANUELLE KHANH, 325 euros / Sautoir perles LOLLIPOPS, 42 euros / Pull en laine PAUL & JOE SISTER, 167 euros / Ceinture VICTORIA COUTURE, 45 euros / Jupe BEST MOUNTAIN, 36,60 euros / Sac LOLLIPOPS, 69 euros / Tennis BUFFALO, 45 euros


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LA DARK ROCKEUSE

Blouson en cuir BA&SH, 442 euros / Collier APPARTEMENT A LOUER, 145 euros / Top bustier dentelle LIPSY, 79 euros / Robe FIRETRAP, 100 euros / Leggings dentelle PABLO de GERARD DAREL, 46 euros / Ceinture LEVI’S, 95 euros / Gant TOSCA BLU, 70 euros / Sac FIRETRAP, 70 euros / Bottines ROBERT CLERGERIE, 650 euros


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BUSINESSINVITÉ

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Serge BENSIMON

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Nos vêtements ne doivent pas transformer nos clients mais leur donner confiance en eux et révéler leur éclat. Serge Bensimon est le célèbre créateur de la tennis Bensimon. Cet homme timide et cultivé a accepté de nous délivrer les secrets de son immense succès. Un succès qui ne se dément pas et qui dure depuis plus de 25 ans.

Quel est votre parcours ? Il est assez inhabituel. Après la guerre, mon père et mon grand-père s’étaient spécialisés dans la vente de surplus militaire et dans les fripes. Les stocks de vêtements étaient immenses : du treillis aux chemises hawaïennes en passant par les robes américaines des années 50. Je dis souvent que je suis né dans une balle de vêtements vintage et que j’ai été bercé par le glamour américain. J’ai commencé ma carrière dans les années 70. A l’époque, j’ai profité de la vague hippy et de la lutte contre la guerre du Vietnam pour sélectionner des pièces dans l’air du temps dans les stocks de mon père, et je les proposais aux rédactrices de mode du magazine ELLE. C’est elles qui m’ont mis le pied à l’étrier. Quand j’ai senti que cela prenait de l’importance, j’ai transformé les vêtements en les coupant ou en les teignant. Les tennis Bensimon sont arrivées un peu plus tard, en 1978. Quelle est, selon vous, la meilleure école pour devenir créateur ? L’école de la vie. Il faut de la curiosité et de l’ouverture d’esprit. La St Martin School, l’Academy d’Anvers ou LISAA sont de très bonnes formations pour apprendre les arts, le stylisme et se faire un œil. Mais le plus important, c’est de regarder autour de soi, puis de laisser parler sa créativité.

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Qui sont vos couturiers favoris ? J’ai un faible pour Jean Paul Gaultie car il a su détourner la mode militaire avec succès. Je garde un souvenir ému de sa veste militaire doublée d’argent. Dès son premier défilé, on sentait déjà la patte du grand couturier. J’ai beaucoup de respect pour son travail. Bensimon est un grand nom. Travaillezvous en famille ? Je travaille avec mon frère, mon binôme depuis le début des années 80. Il s’occupe de la partie administrative et financière de l’entreprise. Mon neveu

nous a rejoint il y a peu de temps pour s’occuper de la logistique chaussure. Mais le succès de l’entreprise dépend de notre équipe et de leur connaissance de la marque. Nous ne sommes pas très nombreux mais nous avons la prétention d’être efficaces. Le département style, par exemple, repose sur six personnes : deux stylistes accessoires et textile, un directeur artistique et trois modélistes. Y a-t-il un style Bensimon ? Les basiques chics, des vêtements faciles à assortir. Bensimon prône une mode génératrice d’émotion. Nos vêtements ne doivent pas transformer nos clients mais leur donner confiance en eux et révéler leur éclat. Où puisez-vous votre inspiration ? Dans les livres, c’est une des raisons pour lesquelles je me suis investi dans Artazart. Je suis également cinéphile et je suis capable de traverser l’Atlantique pour aller voir une expo. Etes-vous influencé par d’autres pays ? Oui, par le Japon et les Etats-Unis. J’aime l’histoire américaine, la country et les westerns. Le Japon, c’est une toute autre histoire. J’y suis allé pour la première fois il y a plus de 30 ans. J’y ai fait des rencontres magnifiques qui m’ont ouvert les portes de lieux méconnus des occidentaux. J’ai eu l’honneur de côtoyer le sculpteur Isamu Noguchi. Mon attachement à ce pays est lié à des histoires humaines, à des voyages très spirituels. La culture du vêtement nippon est tout aussi remarquable : leur maîtrise du tissage ou la teinture indigo sont ancestrales. Avez-vous des couleurs de prédilection ? Je me suis spécialisé dans les couleurs délavées par le temps. Je n’ai jamais fait de noir car c’était commercial et que je voulais me différencier des autres. L’identité de Bensimon elle-même est basée sur la couleur. J’aime les taupes, les tons grisés,

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Qui sont vos muses ? Jane Birkin car j’aime son élégance et sa simplicité. J’apprécie sa silhouette : pantalon chino, pull col V en cachemire et tennis Bensimon. Et Laetitia Casta, car c’est une fille saine et pleine de fraîcheur. Elle peut tout se permettre, même d’être dénudée le jour de la cérémonie des Césars. Comment choisissez-vous vos collaborations ? Encore une fois, c’est une histoire de rencontres. Il y a deux ans, nous avons réalisé des séries limitées avec Jean Paul Gaultier, APC, Agnès B et Claudie Pierlot. Aujourd’hui, nous travaillons avec JC Crew aux Etats-Unis. Je rêve aussi d’en faire une avec Ralph Lauren car j’admire sa rigueur et son parcours exceptionnel. Saviez-vous qu’à l’origine, c’était un vendeur de cravate ? Comment expliquez-vous la multiplication des séries limitées ? Elles permettent de sublimer les basiques, d’être plus libre dans la créativité et de conquérir de nouveaux consommateurs. Qu’est-ce que vous aimez et détestez dans la mode ? Je déteste la fashion-attitude et les diktats de la mode. Je n’aime pas qu’on plébiscite la maigreur, l’anorexie et la grise mine sur les podiums et dans

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la publicité. Je déteste les opportunistes professionnels, ceux qui copient par manque d’idée ou d’audace. Les jours où j’ai envie de tout plaquer, je pense aux rencontres incroyables, aux voyages que ce métier m’a offert et au parcours réalisé. La mode est une école créative magnifique si vous savez vous affranchir de l’argent et du carcan commercial. C’est aussi un énorme travail. Quel est le plus beau compliment que l’on vous ait fait ? « Regardez ce pull Bensimon, ça fait plus de quinze ans que je le porte ». Je leur réponds : « Comment voulez-vous que je gagne de l’argent si vous portez encore ces reliques ? » Mais en fin de compte, j’en suis très fier car cela prouve que mes produits sont durables et indémodables. Vous avez récemment ouvert une galerie d’art. Pourquoi ? Il y a vingt ans, j’ai lancé le concept « home autour du monde », un concept-store qui mélange mobilier, objets et vêtements accessibles. Cette galerie est une nouvelle innovation puisqu’elle met en scène une certaine idée de « L’art & craft ». Située dans le Haut Marais, elle présente une trentaine de designers d’une incroyable modernité. Nous nous sommes concentrés sur des objets et du mobilier qui traverseront les époques. J’ai réuni dans cette ancienne pharmacie mes plus belles rencontres, mes coups de cœur artistiques de ces vingt dernières années. J’espère qu’elle deviendra, au fil du temps, un lieu incontournable pour les amoureux des arts.

Que diriez-vous de la « french touch », estce une illusion ou la réalité ? Je serais plutôt de ceux qui croient à une « parisian touch » car les parisiens ont vraiment du style. Je reproche aux français de manquer de protectionnisme et de ne pas défendre leurs marques et leurs valeurs. En France, on met des étiquettes sur tout : il est impensable qu’un créateur passe d’un registre à un autre. C’est dommage, car cela bride la créativité. Heureusement, nous avons une vraie culture mode : nous connaissons la valeur d’un vêtement. Nous ne sommes pas comme les américains qui achètent des bas de jogging déchirés à 600 $ pièce. Pensez-vous, comme certains, que la crise ralentit les cycles de mode ? Non au contraire, il y a une accélération des cycles de mode car les tendances viennent et disparaissent à un rythme de plus en plus soutenu. A tel point, et c’est dommage, que les marques ne savent plus où donner de la tête. Si vous possédiez la lampe d’Aladin, quels voeux exauceriez-vous ? J’aimerais avoir le don d’ubiquité pour continuer mon métier, créer un hôtel-restaurant et devenir architecte. Un de mes vœux les plus chers serait de concevoir des logements accessibles, basiques et sexy comme l’a fait l’architecte Richard Neutra aux Etats-Unis. La chanson de Michel Fugain résume bien mon dilemme : « Je n’aurai pas le temps ».

Propos recueillis par L. D.

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les aspects vieillis. Certains de mes clients parlent même de couleurs Bensimon : ils font référence à des palettes naturelles : des kakis, des beiges, des taupes et des gris.


La tennis

BENSIMON

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La basket Bensimon est née en 1978. A l’époque, Serge Bensimon travaille avec son père et écoule des surplus militaires. Il tombe sur un stock de baskets de l’armée française qu’il teint : le succès est immédiat. L’aventure démarre véritablement lorsqu’il décide de se lancer dans la production en Europe. La tâche est difficile car la teinture colorie également les semelles vulcanisées. Après de multiples essais et grâce à la patience des teinturiers, Serge Bensimon créé des moules particuliers qui donneront naissance à deux modèles iconiques : La Tennis lacet et la Tennis élastique. Cette petite chaussure est si accessible (80 francs à l’époque) qu’elle séduit aussi bien les journalistes que les lycéennes et étudiantes. Mais ce qui fait sa différence, c’est sa multitude de

couleurs. La basket Bensimon n’est pas vraiment une chaussure, mais plutôt un accessoire qu’on assortit à loisir avec toutes ses tenues. Les femmes n’en achètent pas une paire mais souvent des dizaines dans tous les coloris. Cerise sur le gâteau, elle se lave en machine comme les tee-shirts. Aujourd’hui, et depuis quelques saisons déjà, elle revient sur le devant de la scène, portée par la tendance Canvas et le retour d’une mode basique. Toujours portée aux nues par la presse, la petite dame a encore de belles années devant elle.

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GANT

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Après avoir travaillé pendant six ans pour Ecce, l’ex-distributeur de Gant en France, FrançoisOlivier Gerreboo occupe désormais le poste de directeur général de la nouvelle filiale française. Il nous dévoile sa stratégie de développement pour les prochaines années.

Francois Olivier Gerreboo a travaillé pour le distributeur de Gant ECCE pendant 6 ans avant de prendre les rennes de la filiale France il y a 4 saisons. Ayant l’objectif de reprendre le contrôle de la distribution mondiale de la marque, Gant a également ouvert des filiales en Suede, Allemagne, Espagne et Italie.

Comment le bureau de style est-il aujourd’hui organisé ? Le bureau principal est basé au siège social de Stockholm bien que la direction artistique soit réalisée par Bob Andrews à New York. Le potentiel

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de développement aux Etats-Unis est plus important qu’en Europe et il était donc important qu’une équipe créative reste proche des origines de la marque. Les stylistes suédois s’occupent à la fois des lignes classiques pour homme, femme, enfant et de Rugger, la ligne plus pointue, décalée et vintage. Au total, les collections Gant comprennent plus de 8 000 pièces par saison. Depuis peu, nous travaillons des collections capsules avec le styliste Michael Bastian. Très connu aux Etats-Unis, il vient d’être nominé au Council of Fashion Designers of America. Quels circuits de distribution utilisez-vous ? Nous nous appuyons sur les multimarques et sur les enseignes. Nous sommes dans des boutiques aux côtés de marques comme Paul Smith, Napapijri, Ralph Lauren. En France, nous bénéficions d’un réseau de 350 points de vente. Nous sommes propriétaires de quatre magasins (2 à Paris, un à

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BIOEXPRESS

Parlez-nous de l’histoire de Gant ? Cette marque authentique américaine a été créée après la seconde guerre mondiale en 1949 par un émigré russe spécialisé dans la chemise. Jusqu’à la fin des années 70, Gant fournissait toute la grande distribution du pays. C’est à cette période que trois amis Suédois se sont portés acquéreurs de la distribution pour la Suède et la Scandinavie puis pour l’Europe. Ils ont mis en place une équipe de stylistes et ont élargi les collections avant de racheter la marque dans les années 80. LVMH est rentré dans le capital en 2005. Cotée en bourse, elle a été reprise trois ans plus tard par le groupe Moss, détenteur des marques Lacoste, Parashop et Aigle.


Strasbourg et un à Bordeaux) et comptons deux affiliés et franchisés. Notre objectif consiste à ouvrir deux boutiques par an - une seule par ville - à des emplacements stratégiques. En attendant, peutêtre, l’ouverture d’un flagship dans l’hexagone d’ici 2012. Quel est le positionnement de Gant et comment le chiffre d’affaires est-il ventilé ? C’est une marque mixte, haut de gamme, qui cible une clientèle âgée de 30 à 50 ans. Grâce à sa ligne Rugger, nous avons réussi à attirer des consommateurs plus jeunes. L’image de Gant est assez branchée et transgénérationnelle même si nous ne renions pas notre caractère familial à travers les collections enfants. En France, l’enfant n’est pas un marché important car les prix sont élevés, du même ordre que la collection pour adultes. En France, le segment de la femme représente un tiers de notre chiffre d’affaires.

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Quels sont vos must-have ? L’hiver, les pièces à manches et notamment les parkas et les vestes à dépareiller, les chinos et les vestes zippées. Pour la femme, nous misons également sur les pantalons au fitting impeccable et les chemises cintrées. Parlez-nous des tendances de l’hiver 2010 ? Nous avons développé un thème preppy college très fort, dans un esprit « université des années 50/60 » et un thème blanc bleu assez travaillé.

En France, le segment de la femme représente un tiers de notre chiffre d’affaires. Sur quelle stratégie de communication avez-vous misé ? Nous communiquons assez classiquement dans la presse masculine, mode, people et magazine. Parmi nos autres actions, nous sommes présents à chaque Fashion Week de New York. En septembre prochain, Michael Bastian y présentera sa première collection femme pour Gant. Un court-métrage devrait aussi voir le jour. Parallèlement, nous souhaitons lancer un site de e-commerce conjointement avec l’Angleterre.

Quelles sont pour vous les clés de la réussite ? La qualité des produits, la cohérence et la fidélité de l’image de marque sont pour moi des gages de réussite. Gant connaît une croissance à deux chiffres depuis plusieurs années. Nous avons doublé notre chiffre d’affaires en cinq ans malgré un contexte économique difficile. Gant est préservé par la crise, touchons du bois...

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BUSINESSMERCHANDISING

Avec une surface de plus de 1700 m2, le nouvel espace Desigual, au coeur du quartier de l’Opéra, devient le nouveau Flagship français de la marque espagnole. C’est la cinquième de la capitale et la neuvième dans l’Hexagone. Avec un investissement de 2,5 millions d’euros et la création de 40 emplois, cette ouverture marque une étape importante dans la politique d’expansion de Desigual, initiée en 2002. On y retrouve l’ambiance singulière de ses boutiques dans un esprit très coloré, avec de nombreux papiers peints, du bois naturel et une accumulation de patchworks. Toutes les collections de vêtements et accessoires (homme, femme et enfant) sont présentées, un outlet se trouve à l’étage

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ainsi qu’un showroom international. Desigual, qui possède actuellement 140 boutiques en nom propre, prévoit 40 nouvelles ouvertures cette année, dont le doublement des points de vente en France et en Allemagne. Fin 2010, l’entreprise comptera 7830 magasins dans le monde entier : 180 boutiques, 7 000 clients multimarques et 650 corners dans les grands magasins. Desigual, 9 bd des capucines, 75002 Paris

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DESIGUAL S’INSTALLE BOULEVARD DES CAPUCINES


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14 OZ LA BELLE SURPRISE 14 Oz n’est autre que la boutique de Karl Heinz Muller, le fondateur du Bread and Butter. Situé au coeur du quartier branché de Mitte, à Berlin, cet espace s’étend sur trois étages dans un vieil immeuble berlinois néo-renaissance tout en pierre. Les grandes vitrines sous les arcades et l’atmosphère luxueuse de l’endroit surprennent le visiteur. A l’intérieur, on aime la belle sélection de denim haut de gamme pour l’homme et la femme (Nudie, Lee Originals, Levi’s Red Tab, Levi’s Vintage, Edwin, Wrangler, Citizens of Humanity, Closed), des labels authentiques et des griffes d’accessoires connues. Les marques ont été sélectionnées suivant des critères précis : qualité, respect de l’environnement et ori-

ginalité. Le mobilier oscille entre style industriel, meubles en bois brut et antiquités. Les luminaires et les cadres donnent l’impression d’être chez soi. Le deuxième étage a été créé comme des salons privés pour recevoir des VIP avec une chambre à coucher-boudoir pour les femmes, un salon avec Chesterfield, un bar-fumoir et une salle de réunion-vestiaire pour les hommes. Une belle réalisation qui vaut le détour dans un esprit raffiné. Pas étonnant que le 14 Oz ait obtenu le prix du meilleur magasin multimarque de Berlin en 2009 pour sa sélection pointue, son atmosphère et la qualité de son personnel. 14 oz, Neue Schönhauser Str. 13, 10178 Berlin, Allemagne

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BUSINESSMERCHANDISING

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L’ adresse du premier flagship international de la marque française n’a pas été choisie au hasard. Outre la qualité architecturale du lieu - vitrine prestigieuse c’est un coup de coeur que Le Coq Sportif a eu pour ce quartier historique de la capitale. Depuis son ouverture, le magasin de 160 m2 accueille l’intégralité des collections sur deux étages, des hoodies à l’offre tricolore en passant par la ligne premium Camuset. La marque revisite le concept du vestiaire, lieu d’échange et de partage. Une multitude d’éléments subtils permettent aux visiteurs de retrouver des sensations sportives. Au rez-de-chaussée, sur la droite, les hoodies sont en vedette, énergisant le flagship de ses couleurs toniques. A gauche, on accède au mur de chaussures, travaillé tel des casiers de vestiaires

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modernisés, dont les portes blanches reprennent le design des boîtes à chaussures. La scénographie s’articule autour de la buvette à l’étage, de la caisse et de son cabinet de curiosités, ou des douches au rez-de-chaussée faisant office de cabines d’essayages. Les matériaux confirment un goût pour l’authenticité et les matières simples mais nobles. Le bois utilisé, un chêne, a été fourni par un artisan français. Un mur d’émaux de Briare tricolore s’élève au rez-de-chaussée et à la buvette. En miroir à ces matériaux de tradition ont été utilisés des éléments contemporains, tels que le béton brut au sol ou les luminaires, une répétition de néons, façon salle de sport. Le coq sportif, 1 rue Montmartre, 75001 Paris

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LE COQ SPORTIF S’OFFRE UN NOUVEAU VESTIAIRE


19, rue Lucien Sampaix - 75010 Paris

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Un studio photo tout équipé, avec location possible à partir d'1 heure Disponible 7j/7 de 8h à 22h

30€ / heure 50€ / 2 heures 150€ / journée BORN TO BE UN1QUE

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BUSINESSMERCHANDISING

Le renouveau des boutiques Marithé + François Girbaud est parti d’une relation de confiance entre les créateurs et l’architecte Patrick Norguet, qui collabore avec les plus grandes marques de design. Ce dernier s’est inspiré de l’idée de François Girbaud de faire brûler la peau d’Etienne Marcel. Le concept du consumé a germé grâce à un tas d’allumettes brûlées. Il y a là une idée de destruction sans être trash, d’audace créative. Dans cette optique, Patrick Norguet a travaillé le dégradé des matières jusqu’à ce que le feu s’approprie certains espaces de la boutique. Ainsi, on découvre du bois brûlé, noir, presque calciné, qui laisse peu à peu place à la matière existante jusqu’au bois naturel qui va donner ses lettres de noblesse au “vêtement de travail de luxe”. Le concept de base a été inspiré par le lieu, et par la jonction de deux espaces : la boutique historique

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d’Etienne Marcel ouverte en 1985 et l’ancien magasin-atelier Vespa acquis rue Montmartre en 2008. Géographiquement, ces deux boutiques se rejoignent et forment un passage reliant la rue Etienne Marcel et la rue Montmartre. D’où la création du nom Montmarcel qui possède à la fois la culture de la rue et celle du vêtement de travail. Pour son ouverture prévue début octobre, la marque issue du denim devrait mettre l’accent sur la naissance de cette rue et de sa culture sur le site www.montmarcel.com. Des opérations de street marketing devraient également voir le jour dans le quartier. M+F Girbaud, 38/35 rue Montmarcel, 75002 Paris

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MARITHÉ + FRANCOIS GIRBAUD CRÉENT LA RUE MONTMARCEL


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GUIDE printemps-été 2011

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