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Bulletin de la section française - mars 2011

Edito Chères Amies, Je suis particulièrement heureuse de m’adresser à vous, en ce jour dédié aux Femmes à travers le monde. Nous savons toutes que des progrès considérables ont été réalisés pour consacrer nos droits fondamentaux mais que de multiples obstacles subsistent sur la voie de l’égalité dans l’accès aux responsabilités politiques et professionnelles, les salaires, les retraites, ou le partage des tâches familiales et domestiques. L’Union Européenne Féminine, section française, réussit à faire avancer la cause des Femmes par l’écoute et l’attention qui lui sont apportées, au plus haut niveau, les responsables politiques, Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, qui a longtemps été adhérente à l’UEF, et Monsieur Laurent Vauquier, Ministre chargé des Affaires européennes, sont ne ce domaine des soutiens précieux. Au cours de cette année, trois dates importantes pour l’UEF sont à retenir : - 17 juin avec l’Assemblée Générale de la section française qui se tiendra à Paris. Je vous invite à venir nombreuses car c’est un moment privilégié pour nous rencontrer, échanger, nous écouter. - 3 novembre, le Conseil International de l’UEF se tiendra à Athènes (il n’est plus question de la Grande-Bretagne, ni de Munich…). Espérons que la section grecque de l’UEF réussira à organiser une belle assemblée dans cette ville, que celle organisée par la section française à Dijon en 2009 grâce à l’UEF Bourgogne ! - 18 novembre, le colloque sur les Femmes de Méditerranée, que nous préparons depuis près d’une année se déroulera à Paris. Lorsque nous avons décidé de mener à bien ce projet, nous ne pouvions pas imaginer à quel point ce sujet serait proche de l’actualité. Nous persévérons encouragées par le Ministre Chargé des Affaires Européennes dont la lettre du 2 mars est édifiante (vous la retrouverez dans ce numéro) et par le succès de nos amies bordelaises qui, à l’invitation de Monsieur Alain Juppé, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, ont été à l’origine d’une manifestation dotée de conférences, de tables rondes… ayant également pour thème Les Femmes de la Méditerranée, le 8 mars 2011 à la mairie de Bordeaux. Leur expérience va nous servir de fil d’Ariane pour notre colloque du 18 novembre. e Je tiens à évoquer aussi la 55 session de la Commission de la Condition de la Femme qui s’est tenue aux Nations Unies à New-York du 22 février au 4 mars. Depuis 8 années, les deux organisations internationales non gouvernementales (OING) que sont l’UEF Internationale et le Conseil national des Femmes françaises, membre du Conseil International des Femmes m’ont désigné pour les représenter. Cette année, le principal thème de la session était ʺl’accès et la participation des femmes et des filles à l’éducation et à la formation scientifique ou technologique pour promouvoir le plein emploi et un travail décentʺ. Pour la première fois, Madame la Ministre Roselyne Bachelot a permis aux représentantes françaises d’OING d’assister à toutes les réunions, y compris aux négociations diplomatiques en qualité de ʺmembres de la délégation officielle françaiseʺ. A l’ONU, cette situation donne une liberté d’expression, de participation et de circulation sans commune mesure avec le statut normalement réservé aux représentantes d’OING. J’ai, bien sûr, chaudement remercié notre Ministre, à l’occasion du petit déjeuner auquel elle avait, avec l’Ambassadeur de France, convié les représentantes françaises d’OING (vous trouverez également le discours prononcé par notre Ministre le 24 février en réunion plénière aux Nations Unies en annexe de ce bulletin). A l’occasion de notre Assemblée générale du 17 juin prochain, je vous présenterai un rapport sur le contenu de cette importante réunion. Enfin, félicitons-nous de la création aux Nations Unies, à New York, d’une direction, un ʺUN Womenʺ dont la mission est de promouvoir, au niveau mondial, l’égalité des genres et l’élargissement du pouvoir des femmes. Pour célébrer cet événement, M. Joseph Deiss, Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies et de M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies, ont organisé une soirée chargée d’émotion et d’espoir à laquelle ont participé des femmes du monde entier. Je me réjouis de vous retrouver nombreuses le 17 juin prochain. Bien à vous.

Christiane Tricot Présidente nationale de l ’Union Européenne Féminine


Actualités ►Lettre de Monsieur Laurent Vauquier, Ministre chargé des Affaires européennes ʺMadame la Présidente, Je vous remercie de m'avoir transmis le dossier de présentation de l'Union Européenne Féminine dont l'action est reconnue et appréciée depuis 1953, date de sa création, tant au niveau national, européen qu'international, Son statut d'organisation internationale non-gouvernementale auprès du Conseil de l'Europe, sa participation et son engagement au sein du Comité des droits de l'Homme et de la Commission du statut de la femme des Nations Unies ainsi qu'à l'UNESCO, en sont autant de témoignages. Je sais toute l'énergie et la détermination dont les membres de votre association font preuve au quotidien pour défendre et promouvoir, tout à la fois les droits et la place des femmes et le renforcement de la construction européenne, Je tiens à vous féliciter pour cette action et vous assurer de mon plein soutien. Vous avez également eu l'occasion, au cours d'un entretien avec un membre de mon Cabinet de présenter plus particulièrement le projet de colloque sur les « femmes de Méditerranée – égalité des chances », prévu en novembre prochain au Sénat. Bien à vous.ʺ

Commissions ►Commission Education : ʺReconnaissance mutuelle des qualifications dans l’Union Européenneʺ par Jacqueline Boullier-Bourgeois, Présidente de la Commission Education, Culture et Science, section française En France, la situation à l'égard de la reconnaissance est différente, selon que la profession dont l'exercice est envisagé, est réglementée dans l'État d'accueil, c'est-à-dire subordonnée à la possession d'un ou de plusieurs titres de formation délivrés dans cet Etat, ou non soumise à une réglementation nationale. La législation communautaire avait prévu une reconnaissance automatique des diplômes par l'application de « directives sectorielles » pour quelques professions relevant essentiellement du domaine médical ou paramédical. Pour les autres professions réglementées, la Commission des Communautés européennes avait adopté deux directives 89/48 CEE et 92/51 CEE instituant un système général de reconnaissance des diplômes. Celles-ci permettaient à toute personne pleinement qualifiée d'obtenir la reconnaissance de ses qualifications professionnelles acquises dans son pays d'origine, aux fins d'exercer la profession réglementée dans un autre Etat membre. La directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles a renouvelé la précédente législation en vigueur. Ces directives n'établissent pas un régime de reconnaissance automatique des diplômes, le migrant pouvant être soumis à des "mesures compensatoires" en cas de différences substantielles constatées entre la formation qu'il a reçue et celle requise afin de pouvoir exercer dans le pays d'accueil. En France, il n'existe pas de principe juridique d'équivalence entre un diplôme ou un titre obtenu à l'étranger et un diplôme ou un titre délivré par le ministère de l'éducation nationale ou le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Lorsque la profession n'est pas soumise à une réglementation dans l'État d'accueil, l'appréciation du diplôme et du niveau professionnel appartient à l'employeur. Le travailleur peut cependant avoir des difficultés à faire reconnaître à sa juste valeur sa qualification professionnelle et à obtenir un emploi à un niveau correspondant. Dans ce cas, il peut faire appel aux centres d'information du pays d'accueil. En effet, dans chacun des pays européens, des centres nationaux d'information associés dans le cadre du réseau NARIC (National Academic Recognition Information Centres) ou dans quelques pays des centres désignés pour donner exclusivement une information sur la reconnaissance professionnelle des diplômes sont habilités pour répondre aux questions et délivrer des attestations.


Le centre ENIC-NARIC France informe sur les procédures à suivre pour exercer une profession réglementée en France dans le cadre de ses fonctions de point de contact français de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil de l'Europe, du 7 septembre 2005, relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles. Qu'est-ce qu'une profession réglementée ? Le terme de "profession réglementée" dans le sens de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005, est définie dans l'article 3) 1.a) de la directive : "activité ou un ensemble d'activités professionnelles dont l'accès, l'exercice ou une des modalités d'exercice est subordonné directement ou indirectement, en vertu de dispositions législatives, réglementaires ou administratives, à la possession de qualifications professionnelles déterminées ; l'utilisation d'un titre professionnel limitée par des dispositions législatives, réglementaires ou administratives aux détenteurs d'une qualification professionnelle donnée constitue notamment une modalité d'exercice." Des exemples : Manipulateur d'électroradiologie médicale, Maréchal-ferrant, Masseur-kinésithérapeute, Médecin, Aide-soignant / Auxiliaire de puériculture, Agent immobilier, Ambulancier, Architecte, Artisanat, Assistant de service social, Audioprothésiste, Auxiliaire de puériculture, Avocat, Avoué à la Cour… Vous pouvez obtenir une « attestation de comparabilité » pour un diplôme obtenu à l'étranger. C’est un document qui évalue le diplôme soumis par rapport au système français que vous pouvez présenter à un employeur, à une administration organisatrice d’un concours ou à un établissement de formation. L’attestation de comparabilité ne donne pas l’autorisation d’exercice en France. Selon la profession, vous devez vous adresser à un interlocuteur spécifique. L'attestation de comparabilité délivrée pour un diplôme obtenu à l'étranger n'est pas non plus une attestation de valeur scientifique équivalente demandée pour les diplômes relevant du domaine médical ou paramédical. L'attestation de comparabilité pour un diplôme obtenu à l'étranger établit une comparaison avec le système éducatif français. Le centre ENIC-NARIC France utilise, pour évaluer les diplômes étrangers, une grille d'analyse qui applique les principes des textes internationaux qui guident la reconnaissance des diplômes en Europe. L'analyse comparative menée s'appuie également sur une étude individuelle du parcours académique de l'intéressé.

CRITERES D’ELIGIBILITE Reconnaissance du diplôme par l’Etat du système éducatif auquel il appartient Statut de l’établissement dans le pays d’obtention ELEMENTS D’APPRECIATION Accord bilatéral ou multilatéral Place relative du diplôme dans un cadre national ou international Durée officielle des études Indices ECTS/crédits formels Pré requis pour entrer en formation Composantes de la certification (connaissances, compétences, "learning outcomes") Débouchés académiques et professionnels Assurance

Existence d’une évaluation indépendante et externe

qualité

de la formation ou de l’établissement


Eléments d'appréciation : Accord bilatéral ou multilatéral : La France a signé des accords de reconnaissance de diplômes et de périodes d'études avec certains Etats dans le cadre de ses relations bilatérales. 
 Ces accords sont plus ou moins contraignants en fonction des signataires et du contenu qui varie d'un accord à l'autre.
 "Tous ces textes n'ont pas la même valeur juridique ; il faut donc tenir également compte de leur statut juridique respectif." 
 Si un accord existe, et qu'il peut être pris en compte pour le diplôme soumis, il constitue une source déterminante pour l'établissement de l'attestation de comparabilité. Place relative du diplôme dans un cadre national ou international : Afin de faciliter les comparaisons entre les diplômes étrangers, les organismes internationaux comme l'UNESCO, la Commission européenne et le Conseil de l'Europe ont mis en place des cadres dans lesquels les Etats sont invités à placer leurs diplômes selon les critères propres à chaque cadre.
 Certains pays ont positionné leurs diplômes dans plusieurs cadres : leur cadre national et des cadres internationaux. 
 D'autres pays n'ont pas positionné leurs diplômes dans un cadre.
 S'il existe un cadre national dans le pays qui a délivré le diplôme qui doit être évalué, il est nécessaire de prendre en compte le niveau de formation attribué à ce diplôme. L'UNESCO propose aux Etats de référencer leurs diplômes nationaux par rapport à des critères internationaux consensuels en utilisant la "Classification Internationale Type de l'Education" (CITE).
 Le Parlement européen a adopté, le 23 avril 2008, le Cadre Européen des Certifications (CEC) pour l'éducation et la formation tout au long de la vie. 
 "Il s'agit d'une cadre volontaire [...]. 2012 est la date fixée aux pays [européens] pour qu'ils s'assurent que l'ensemble de leurs certificats disposent d'une correspondance au niveau approprié du CEC".(Dépliant Commission européenne, DG Education et culture, 4 pages, 2008) En France, la nomenclature française de 1969, utilisée pour la mise en œuvre des comparaisons s'appuie sur la nomenclature de 1967. La nomenclature des niveaux de 1967 est définie par la circulaire interministérielle n° 11-67-300 du 11 juillet 1967, parue au Bulletin Officiel (BO) n° 29 du 20 juillet 1967. Elle classe par niveaux, les formations menant aux diplômes de l'éducation nationale.
 La nomenclature de 1969 a été approuvée par décision du groupe permanent de la formation professionnelle et de la promotion sociale, le 21 mars 1969. Elle classe par niveaux en se basant sur les compétences professionnelles acquises, les diplômes délivrés par l'ensemble des ministères certificateurs Durée officielle des études. C’est la durée réglementaire fixée par l'établissement ou l'autorité qui a délivré le diplôme. C'est un indice formel de comparabilité. Pour qu'un diplôme puisse faire l'objet d'une demande d'attestation, la durée officielle du programme doit être au minimum d'un semestre à temps plein."D'une manière générale, on peut considérer que la durée des études donne une indication du niveau d'une qualification. Plus la différence dans la durée des études normalement requise pour obtenir diverses qualifications est grande, plus il est probable que ces qualifications ne sont pas de même niveau. [...] On propose de considérer comme substantielle une différence d'un an ou plus dans la majorité des programmes d'enseignement supérieur, alors que la différence de durée des programmes débouchant sur des qualifications donnant accès à l'enseignement supérieur doit être de deux ans ou plus pour être considérée comme substantielle. ECTS /crédits. Ils correspondent à la mesure du temps de travail correspondant à l'acquisition des connaissances et des compétences d'une formation. Le système des crédits est utilisé dans de nombreux pays, mais ils ne sont pas harmonisés entre chaque pays.
 Afin d'assurer la comparaison et le transfert des parcours de formation dans l'espace européen, les pays appartenant aux processus de Bologne, se sont mis d'accord pour mettre en place un système commun de crédits, les ECTS : European Credit Transfer System. Dans le cadre du processus de Copenhague, les pays européens mettent en place, pour la formation professionnelle, les ECVET : European Credits for Vocational Education and Training.
 En France, un semestre de formation dans l'enseignement supérieur correspond à 30 crédits européens ECTS.
 En Angleterre, 60 crédits correspondent à 30 crédits européens ECTS. Pré-requis pour entrer en formation. Ce sont les conditions d'accès à la formation. Ils sont principalement liés au niveau de formation et aux exigences en terme de diplôme antérieur par exemple requis pour entrer dans une formation. Composantes de la certification. Le processus de Bologne initié par la France en 1998, invite les pays participants à mettre l'accent sur les résultats de l'éducation et sur les compétences. "Les composantes de la certification regroupent les acquis de la formation en terme de savoirs, d'aptitudes et de compétences. le degré de spécialisation ou de culture générale, les conditions requises pour un travail écrit, l'inclusion de périodes de stage" (mémorandum explicatif, paragraphe 36) 
 Les différents documents fournis en complément du diplôme du type "supplément au diplôme", relevé de notes ou tout document mentionnant les learning outcomes sont autant d'éléments qui permettront d'affiner l'évaluation de la qualification. Débouchés académiques et professionnels. Les débouchés académiques (accès à une poursuite d’études) et professionnels déterminent le référencement dans un cadre international de type CITE et sont des indices qui permettent de préciser l’évaluation du diplôme soumis.
 "Il existe un lien étroit entre l’évaluation des qualifications étrangères et la ou les fins pour lesquelles la reconnaissance est demandée. Par exemple, une qualification peut convenir dans l’objectif de la poursuite des études mais non pour un emploi salarié à un niveau donné. A l’inverse, une qualification peut convenir pour un emploi salarié mais non pour la poursuite des études, par exemple au niveau du doctorat".


Assurance qualité. Le dernier élément d’appréciation utilisé pour établir une attestation de comparabilité est l’existence d’une évaluation indépendante et externe de la formation ou de l’établissement. Sa pertinence s’inscrit dans le cadre de l’évolution du contexte éducatif mondial.
 "La connaissance de la qualité d’un établissement ou d’un programme déterminé est essentielle pour décider si la qualification délivrée par cette institution ou sur la base de ce programme doit être reconnue".
 (Rapport explicatif à la Convention sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur dans la région européenne, article VIII.1). Que se passe-t-il en pratique en France ? 1. Accords sont vraiment respectés a. Un chirurgien de nationalité allemande qui a fait ses études en Allemagne, exerce actuellement dans une clinique française. Il a été accepté par l'AUTORITÉ DE SANTÉ française, qui a été assurée par l'Université allemande de sa compétence. Il parle couramment le français. La reconnaissance automatique des diplômes par l'application des « directives sensorielles » a fonctionné normalement. b. Une étudiante française étudie l’orthophonie en Belgique. Pour exercer en France, elle est obligée de faire des stages en France pendant un an avant que ses qualifications professionnelles ne soient reconnues. Sa profession appartient aux professions réglementées qui n'établissent pas de régime de reconnaissance automatique des diplômes. Elle a dû subir des « mesures compensatoires » c. Un kinésithérapeute polonais souhaite exercer sa profession en France. Il doit étudier à nouveau la kinésithérapie pendant deux ans en France. Il a dû se soumettre aux «mesures compensatoires».La différence de niveau entre ses études en Pologne et la qualification demandée en France était trop importante. 2. Des incohérences dans ce système. ère

a. Un certain nombre d'étudiants français échouant à l'examen à l’issue de la 1 année de médecine, et qui, pour cette raison, ne sont plus autorisés à poursuivre leurs études de médecine en France, partent à Bucarest en Roumanie étudier cette science. C'est onéreux, mais ils reviennent avec leur diplôme et peuvent pratiquer en France sans problème (reconnaissance automatique des diplômes pour exercer la profession de médecin) Il y à malheureusement une anomalie grave, le niveau des études en Roumanie est inférieur à celui atteint par les étudiants en médecine qui ont passé leurs examens en France. b. Le même problème existe avec les étudiants français qui ne réussissent pas à intégrer la prestigieuse École Vétérinaire française de Maisons-Alfort. Ils s’expatrient en Belgique faire les mêmes études, à la différence que le niveau final acquis est également inférieur, Ils obtiennent leur diplôme, reviennent en France et pratiquent leur profession au même titre que les diplômés français. Je voudrais encore soulever le problème suivant, celui de la langue. Un étranger qui exerce sa profession en France, ne parle pas toujours couramment le français (Enseignants, Médecins). On se heurte à ce dysfonctionnement, spécialement dans les établissements scolaires et les hôpitaux. Certes, il existe le T.C.F. : Test de Connaissance du Français. Ce test de français du Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est destiné à tous les publics non francophones qui souhaitent pour des raisons professionnelles, personnelles, ou d’études faire évaluer et valider leurs connaissances en français d’une façon simple, fiable et rapide. Il s’adresse spécialement aux étudiants étrangers qui veulent faire leurs études en France. Mais la réalité est quelquefois très décevante. Le professionnel étranger n’a pas toujours une connaissance approfondie et une bonne maîtrise de la langue française. Une conséquence de cette réalité est une réaction observée, de temps à autre, en France. Le chômage est très important dans notre pays, disent certains, nous avons beaucoup d'étrangers, nous les acceptons, bien qu'ils « prennent » parfois nos emplois, mais ce qui est plus difficile à admettre, c’est qu’ils ne parlent pas le français correctement. En conclusion, reconnaissons que la France est très méfiante vis-à-vis du niveau des diplômes obtenus en dehors de ses frontières, dans certains pays d’Europe ou en Afrique du Nord. Mais ne serait-il pas plus judicieux de se poser la question de savoir si nous ne plaçons pas la barre un peu trop haut. Les exigences françaises sont-elles toujours d’actualité ? Nous avons besoin d'un nivellement, des mêmes règles pour l'Europe entière. Il semble que le système soit trop compliqué. En tous cas, il ne fonctionne pas correctement en France. Notons cependant pour terminer cette avancée et note d’espoir : le Bac à l'Option Internationale (O.I.B) et l’ABIBAC ne sont-ils pas les premiers signes d’une harmonisation générale ?


►Commission Pouvoirs Locaux et Environnement , présidée par Christine Guiter, Présidente de la délégation aquitaine

ʺVisite de la maison éco-citoyenneʺ Origine du projet : Après avoir adopté sa charte "d’Ecologie Urbaine et de Développement Durable" puis l’Agenda 21, la Mairie de Bordeaux a engagé des consultations qui ont permis de faire émerger l’idée de créer un lieu de vie et d’information sur les bonnes pratiques pour améliorer le quotidien de tous en matière de consommation, de mobilité, d’alimentation et de construction et d’habitat. La création de la Maison Eco Citoyenne correspond à ce projet et s’inscrit dans le cadre de la Délégation au Développement Durable de notre ville. Ses missions et actions : favoriser les échanges entre les bordelais et la ville de Bordeaux au sujet du développement durable. C’est un lieu ouvert et démonstratif de choix environnementaux et un laboratoire expérimental de bonnes pratiques en matière d’éco-réhabilitation. La démarche choisie par l’architecte bordelais Olivier Lehmans a été de privilégier l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement comme de choisir des entreprises locales : - choix du bois pour la structure des arcs et de toit de la maison - maitrise de la consommation d’énergie(éclairage LED), tubes de lumière dans l’entrée, chaudière à granulés de bois qui assure avec les panneaux solaires thermiques l’alimentation en eau chaude, et capteur solaire thermique pour assurer l’alimentation en eau chaude du réseau de chauffage, plancher chauffant à basse température permet une bonne répartition de la chaleur, triple vitrage des fenêtres… - maîtrise de la consommation de l’eau, grâce à la cuve de récupération d’eau fluviale pour alimenter les sanitaires et irriguer le toit végétalisé - toit végétalisé qui permet de renforcer l’isolation thermique - station météorologique placée sur le toit pour renseigner aussi bien les professionnels que les citoyens sur les relations entre le fleuve et le climat er - fibre optique, c’est le 1 bâtiment de la municipalité à être équipé d’un système de téléphone à économie d’énergie… La maison éco citoyenne est donc un lieu à la fois didactique et ouvert. Notre délégation conquise et désireuse de s’informer sur toutes les démarches et process à mettre en œuvre dans le domaine du développement durable souhaite, dans l’avenir, y tenir un certain nombre de ses réunions !

ʺL’énergie nucléaire en France en 2011ʺ par Ginette Bazelaire, Délégation aquitaine, diplômée de Physique nucléaire La France fait figure d'exception dans le monde. En effet, depuis 50 ans le pays s'est engagé dans une politique nucléaire de grande envergure pour sa production électrique. Depuis plus de 20 ans, la France assure 78% de son électricité grâce au nucléaire. 58 réacteurs répartis sur 19 sites sont actuellement en service et représentent une puissance totale de 63 000 mégawatts. Energie peu coûteuse, peu influencée par le coût de l'uranium, disponible en permanence. Si l'énergie nucléaire n'est pas renouvelable, elle est cependant quasi durable en raison de l'importance des réserves d'uranium disponibles. L'industrie nucléaire est une entreprise de haute technologie exportatrice au plan mondial : exportation d'électricité en Europe et exportation des équipements (Exemple du réacteur EPR* de 3ème génération vendu à la Finlande). La France est, du fait de la prédominance de la production d'énergie d'origine nucléaire, le pays qui produit le moins de gaz à effet de serre pour son électricité. Compléments : •

EPR = European Pressurized Reactor

• Sur quel principe fonctionne un réacteur nucléaire ? La fission nucléaire. Lorsqu'un isotope lourd, tel l'uranium 235, se scinde en deux sous l'effet de neutrons, une importante quantité d'énergie se dégage. La réaction en chaîne se déroule à vitesse lente et contrôlée dans un réacteur nuclaire. L'énergie dégagée est récupérée sous forme de chaleur et transformée en électricité par l'intermédiaire de turbines et d'alternateurs. • A la suite de l'accident nucléaire de Fukushima, le gouvernement français lance un audit sur la sûreté des 58 centrales nucléaires françaises : « Les centrales qui ne satisferaient pas aux tests seront fermées ». •

Des études sont actuellement en cours visant à développer des réacteurs dits de 4ème génération.


Vie des délégations régionales ► Alsace, par Ilonka Gaillac, Présidente de la délégation L’UEF Alsace continue d’affirmer sa présence dans le tissu local. Le 10 juin 2010, Josiane Peter, Directrice du Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles, nous a présenté la mission d’intérêt général et les actions menées en faveur de l’égalité entre hommes et femmes, filles et garçons. Le 28 septembre 2010 , Gisèle Weiss, conseillère d’orientation à l’Association Thémis (association pour l’accompagnement psychologique, éducatif, mais aussi démarches juridiques en faveur des victimes mineures confrontées à des violences) a présenté son association et parlé du soutien apporté à Tania Kobisy, jeune femme libanaise, et à ses trois enfants, dans les démarches de réfugiés ; son aide a permis à Tania d’écrire un livre autobiographique «La Malédiction ». La dernière réunion de l’année, 2 décembre 2010, a été consacrée à une jeune femme iranienne, Bahiyyih Nakhajavani. Elle présente son livre ʺLa femme qui lisait tropʺ, histoire d’une lutte pour la liberté de pensée en Iran. Baha Mohadjer a joué sur son santour, très ancien instrument iranien, un intermède musical. er

1 février 2011 : l’UEF Alsace s’est joint au Centre des Organisations Féminines pour visiter le chantier de la Grande Mosquée de Strasbourg, sous la conduite de Paul Maechel, architecte, en présence des responsables de la Grande Mosquée. Celle-ci devrait être er achevée le 1 août 2011. 5 février 2011 : l’UEF Alsace a été présente à la « Journée de la Femme » organisée par l’UEF Suisse. Le thème : « Les réseaux : pourquoi nous ne pouvons pas y renoncer ». Cette journée s’est déroulée dans le cadre de la Foire de Bâle et a rencontré un vif succès. 17 février 2011 : à la découverte de la cuisine libanaise. Tania Kobisy, connue par son livre « la Malédiction », nous a fait un cours de cuisine, suivi de dégustation. L’UEF Alsace a pu organiser ce moment convivial dans les locaux du Centre SocioCulturel de Koenigshoffen, Enfin, l’une de nos membres, Andrée KEMPF a été nommée Officier dans l’Ordre National du Mérite. M. André BORD, ancien Ministre et Président de la Fondation Franco-allemande, lui a remis les insignes. Elle est également Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.

► Aquitaine, par Christine Guiter, Présidente de la délégation Le groupe aquitain est maintenant, après ses trois années d’existence, pleinement reconnue par les institutions locales, territoriales et le réseau associatif. Cette année 2010/2011 est déjà riche d’événements sur les différentes thématiques chères à notre association ou au plus proche de l’actualité, que notre délégation agisse seule soit en collaboration avec ses partenaires désormais habituels : violences faites aux femmes, crise économique, santé (cancer du sein), développement durable (visite de la Maison éco-citoyenne)… La Journée Internationale de la Femme du 8 mars, dont la Présidente de notre délégation a été à l’origine, s‘est déroulée sous l’égide de la Mairie de Bordeaux ; ʺFemmes de la Méditerranéeʺ a permis la rencontre entre des femmes bordelaises et des femmes des ville jumelées avec Bordeaux : Casablanca, Oran, Ramallah, Ashdod. L’aquitaine a animé un atelier sur la vie associative qui a remporté un grand succès ! A cette occasion, notre Présidente nationale, Christiane Tricot, qui avait accepté d’être des nôtres pour cet événement, a rappelé la place et le rôle tenu par les associations de femmes dans les instances nationales et internationales. Si vous souhaitez obtenir plus de précisions sur nos activités, nous vous invitons à consultez notre blog pour en connaître le détail. N’hésitez pas non plus à vous y inscrire ! Son adresse : http://uef-aquitaine.ue.over-blog.org/

► Ile de France Lors de son assemblée générale, le 22 mars 2011, la délégation Ile de France a élu son nouveau bureau qui se compose maintenant ainsi : Milène Ruty, Présidente, Renée Sue-Meylan et Hortense de Talhouet, Vice-présidentes, Françoise SèmeWallon : Secrétaire générale, Anne de la Bigne : Trésorière.

Directrice de la Publication : Mme Christiane Tricot, Présidente nationale de la Section française. Comité de Rédaction : Thérèse Durousseau, Communication délégation aquitaine, Marie-Christine Guiter, Présidente délégation aquitaine, Milène Ruty, Vice-présidente nationale, Christiane Tricot, Françoise Sème-Wallon, Secrétaire nationale.

UEF France - Maison de l’Europe de Paris - 35, rue des Francs-Bourgeois

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75004 Paris


bulletin 03.2011 UEF.  

Bulletin de la section française - mars 2011

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