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FAMILLES ET PREVENTION SANTE

Observatoire départemental des familles de l’Ariège Enquête 2013


Familles et prévention santé

SOMMAIRE

SOMMAIRE ........................................................................................................................... 2 INTRODUCTION ................................................................................................................... 3 CONTEXTE D’ENQUETE ..................................................................................................... 4 DEFINITIONS .................................................................................................................... 4 L’ORGANISATION DE LA PREVENTION EN FRANCE .................................................... 6 QUELQUES DONNEES ...................................................................................................12 METHODOLOGIE ................................................................................................................14 CONSTITUTION DE L’ECHANTILLON.............................................................................14 PRESENTATION DE L’ECHANTILLON............................................................................14 PRATIQUES DE PREVENTION ...........................................................................................20 1/ RAPPORT AU MEDECIN ET AUX MEDICAMENTS ....................................................20 2/ HYGIENE DE VIE .........................................................................................................28 3/ ALIMENTATION ...........................................................................................................35 4/ ACCIDENTS DOMESTIQUES ......................................................................................43 PERCEPTION DES ACTIONS DE PREVENTION ...............................................................48 1/ AXES DE PREVENTION .............................................................................................48 2/ ACTEURS DE PREVENTION .......................................................................................52 3/ MOYENS DE PREVENTION ........................................................................................54 CONCLUSION .....................................................................................................................55 BIBLIOGRAPHIE..................................................................................................................55 ANNEXES ............................................................................................................................55

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Familles et prévention santé

INTRODUCTION

L’espérance de vie, en France, n’a cessé de progresser depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, témoignant du bon état de santé de la population française1. Mais malgré cette tendance générale plutôt positive, il reste des mortalités, qualifiées d’évitables, et de fortes inégalités sur lesquelles il est important d’agir. Selon le Conseil Economique, Social et Environnemental2 (CESE), la politique sanitaire en France est encore très centrée sur le curatif, aussi, le développement de la prévention en matière de santé apparait comme un défi majeur. A cet effet, il semble que notre pays pourrait améliorer sensiblement la pertinence des messages et des actions de prévention à destination du public d’un point de vue général et vis-à-vis des familles en particulier. La cellule familiale est en effet le lieu des apprentissages. Il est donc nécessaire de donner aux familles les moyens d’acquérir les bons réflexes et les bons comportements. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine de la santé. Les objectifs de cette enquête sont d’une part d’observer et de mieux comprendre les habitudes et les attitudes des familles vis-à-vis de leur santé et de celle de leurs enfants ; d’observer leur implication dans la gestion de leur « capital santé » ; d’apprécier leur connaissance du rôle des différents acteurs dans le domaine de la santé et notamment de la prévention ; de recueillir leur ressenti vis-à-vis des actions de prévention et d’information qui sont menées auprès d’eux. Les résultats de l’enquête sont présentés à travers deux grands volets. Nous reviendrons, d’une part, sur les pratiques de prévention santé des familles à partir du rapport qu’elles entretiennent au médecin et aux médicaments, de leur hygiène de vie, de leur alimentation et des accidents domestiques. D’autre part, nous aborderons leurs connaissances et perceptions des différents axes de prévention, des acteurs intervenants et des moyens d’informations mis en place.

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BLANPAIN Nathalie, L’espérance de vie s’accroit, les inégalités sociales face à la mort demeurent, INSEE Première, n°1372, octobre 2011 2 CORNE Christian, ETIENNE Jean-Claude, Les enjeux de la prévention en matière de santé, Les avis du Conseil Economique, Social et Environnemental, février 2012 UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé

CONTEXTE D’ENQUETE

Avant de présenter les résultats de l’enquête, il est important de la situer dans le contexte actuel. La prévention et l’éducation à la santé sont des moyens importants à mobiliser, pour limiter les inégalités, réduire les mortalités prématurées et diminuer les coûts de traitements et de soins. Parmi les propositions du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE)3 pour développer la prévention santé, nous pouvons retenir :  La sensibilisation et l’implication de chaque individu, à chaque étape de leur vie,  La formation des professionnels de santé,  Le développement de campagne de prévention permettant à chacun de s’approprier les messages dispensés,  La mise en place d’une gouvernance nationale pour concerter l’ensemble des acteurs en présence.

DEFINITIONS Prévention La prévention consiste à anticiper des phénomènes risquant d’entraîner ou d’aggraver des problèmes de santé. C’est l’ensemble des actions mises en place pour éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies ou des accidents. Elle associe implication personnelle, vigilance des professionnels de santé et responsabilité collective. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) distingue trois stades de prévention :  La prévention primaire qui consiste à lutter contre des risques avant l’apparition de tout problème / maladie, en termes de conduites individuelles à risque, d’environnement ou de risque sociétal. L’action se fait sur les déterminants de la santé avant l’apparition biologique des symptômes (ex : campagne de prévention du tabagisme, vaccinations)

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CORNE Christian, ETIENNE Jean-Claude, Les enjeux de la prévention en matière de santé, Les avis du Conseil Economique, Social et Environnemental, février 2012 UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé  La prévention secondaire, synonyme de dépistage, qui cherche à révéler une atteinte pour prévenir l’évolution ou l’aggravation d’une maladie ou d’un désordre psychologique ou social. L’action se fait après l’apparition des symptômes mais avant la maladie (ex : dépistage du cancer)  La prévention tertiaire qui vise à prévenir les rechutes ou les complications, une fois la maladie installée. Il s’agit d’une réadaptation médicale, psychologique ou sociale. L’action consiste en du soin pour éviter les troubles secondaires (ex : traitements médicamenteux) Les professionnels parlent également de prévention quaternaire qui renvoie soit à la fin de vie et aux soins palliatifs, soit qui consiste à atténuer ou éviter l’utilisation du système de santé (ex : adaptation du mode de vie à l’état de santé). La présente enquête, tout comme l’acceptation sociale de la notion de prévention, concerne essentiellement la prévention primaire qui comprend tous les actes destinés à diminuer l’incidence d’une maladie dans une population. La prévention primaire fait ainsi appel à des mesures de prévention individuelle (hygiène corporelle, alimentation, activité physique et sportive,…) et collective (distribution d’eau potable, élimination des déchets, salubrité…), dans laquelle la famille peut occuper un rôle central.

Education à la santé La notion d’éducation à la santé a été définie en 1983 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Elle caractérise « tout ensemble d’activités d’information et d’éducation qui incitent les gens à vouloir être en bonne santé, à savoir comment y parvenir, à faire ce qu’ils peuvent individuellement et collectivement pour conserver la santé, à recourir à une aide en cas de besoin ». Cette définition a ensuite été précisée par l’OMS4 dans les années 1990. Aussi, l’éducation pour la santé « vise à encourager l’adoption de comportements favorables à la santé. […] On aide les gens à élucider leur propre comportement et à voir comment ce comportement influence leur état de santé. On les encourage à faire leurs propres choix pour une vie plus saine. On ne les force pas à changer […]. L’éducation à la santé ne remplit pleinement sa fonction que si elle encourage les gens à participer et à choisir eux-mêmes. Ainsi, ce n’est pas faire de l’éducation pour la santé que dire simplement d’adopter un comportement favorable à la santé ».

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OMS, L’éducation pour la santé : manuel d’éducation pour la santé dans l’optique de soins de santé primaires, Genève, 1990 et Glossaire pour la promotion de la santé, Genève, 1999 UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé La France s’est saisie de cette notion et l’a définie en février 2001, dans le cadre du Plan national d’éducation pour la santé. « L’éducation pour la santé a pour but que chaque citoyen acquiert tout au long de sa vie les compétences et les moyens qui lui permettront de promouvoir sa santé et sa qualité de vie ainsi que celles de la collectivité […]. Elle s’adresse à la population dans toute sa diversité avec le souci d’être accessible à chacun […]. L’éducation pour la santé aide chaque personne, en fonction de ses besoins, de ses attentes et de ses compétences, à comprendre l’information et à se l’approprier pour être en mesure de l’utiliser dans sa vie ». Prévention et éducation à la santé sont donc des actions complémentaires, dont les frontières peuvent être floues. Par souci de simplification, nous emploierons le terme de prévention.

L’ORGANISATION DE LA PREVENTION EN FRANCE Objectifs et outils La prévention santé mise en place en France s’appuie sur différentes approches et différents outils, dans l’objectif de conduire à des changements. Dans le cadre de la prévention, différents outils peuvent être mobilisés :  Pour modifier l’environnement de l’individu (prix, accessibilité, promotion, offre de soins…),  Pour faire changer l’individu (information, communication, éducation),  Pour susciter des actions collectives (adaptations organisationnelles, engagement militant, lobbying). Ceci dans l’objectif de parvenir à des changements de différents ordres :  Des changements individuels,  Des changements collectifs, comme la mise à disposition de préservatifs dans les boites de nuit,  Des changements législatifs et réglementaires, tels que les lieux publics sans tabac,  Des changements de la jurisprudence, comme la responsabilité des propriétaires de bar en cas d’accident lié à l’alcool. Les actions de prévention sont multiples et il est difficile d’en dessiner les contours. De plus, la prévention se focalise sur certaines « cibles », comme les jeunes ou les femmes, et laisse de côté une partie de la population. Toutefois, à titre indicatif, nous reprenons quatre grands types d’actions de prévention mises en place pour un large public :

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Familles et prévention santé  Chaque personne peut faire un bilan de santé tous les 5 ans. Cette consultation de prévention est un droit acquis depuis la création de la Sécurité Sociale. Pour les 1625 ans, elle est possible tous les ans, auprès d’un médecin généraliste, sans avance de frais, depuis 2009 avec la loi HPST5.  Les campagnes de prévention (affiches, spots télévisés…) ont pour objectif de sensibiliser le grand public en vue de dissuader des comportements à risque ou de changer des habitudes.  Les programmes de prévention (dépistage cancer, prévention bucco-dentaire…) ne sont pas toujours utilisés malgré une prise en charge à 100%, notamment par les populations les plus défavorisées.  Les actions de suivi de la grossesse (7 consultations prénatales) et des enfants de moins de 6 ans (20 examens)

Acteurs Les acteurs de la prévention relèvent du secteur public ou assimilé (experts, cliniciens, professionnels de santé publique, associations, citoyens…) et du secteur privé (industriels, distributeurs, assureurs, mutuelles, lobbys…). Ces acteurs sont très nombreux, d’autant que la prévention santé ne touche pas seulement la sphère de la santé en tant que telle puisqu’elle implique l’ensemble des politiques publiques6 (logement, environnement…). Sont donc répertoriés ci-dessous, une partie des acteurs intervenants sur ce champ : L’Assurance Maladie7 Elle contribue à mettre en œuvre la politique nationale de santé en permettant aux assurés de bénéficier d’actions de prévention tout au long de leur vie, selon les lois et les plans de santé publique. Par exemple, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, propose une offre de prévention sociale permettant d’accompagner les assurés en situation de fragilité sociale et sanitaire ou en risque de perte d’autonomie par la mise en œuvre de parcours de prévention santé, d’actions concertées avec les organismes de protection complémentaire et le secteur associatif. Le développement de la santé primaire autour du médecin traitant est également un axe fort pour valoriser la prévention et le conseil. 5

LOI n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, dite loi HPST 6 CORNE Christian, ETIENNE Jean-Claude, Les enjeux de la prévention en matière de santé, Les avis du Conseil Economique, Social et Environnemental, février 2012 7 Selon le régime : Caisse Primaire d’Assurance Maladie / Mutualité Sociale Agricole / Régime Social des Indépendants… UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Les Professionnels de santé Les professionnels de santé, de manière générale, interviennent tous à des degrés différents sur le champ de la prévention. Nous pouvons citer notamment les médecins traitants et les pédiatres. En effet, « de par leur activité quotidienne, les généralistes remplissent, d’ores et déjà, et de façon plus ou moins explicite, des missions de santé publique en particulier dans le champ de la prévention dite médicalisée : vaccination, dépistages opportunistes, incitation au dépistage organisé, conseils et guidance de type éducation à la santé (sexualité, parentalité, addictions, risques au travail...). […]En réalité, de nombreuses activités de médecine générale relèvent de la santé publique mais le médecin généraliste apparaît avant tout comme un acteur de soins, plus rarement de prévention et jamais comme un acteur de santé publique »8. Les Agences Régionales de Santé (ARS) Créées par la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, les ARS ont pour mission d’assurer, à l’échelon régional, le pilotage d’ensemble de notre système de santé. Elles sont responsables de la sécurité sanitaire, des actions de prévention menées dans la région, de l’organisation de l’offre de soins en fonction des besoins de la population. Chaque ARS élabore un schéma régional de prévention qui doit améliorer la qualité et l’efficience des actions par une professionnalisation du travail de prévention et une meilleure articulation avec les autres schémas et politiques portés par l’Etat, l’Assurance maladie et les collectivités locales. La Protection Maternelle et Infantile (PMI) Mise en œuvre par les Conseils Généraux, les services de PMI interviennent dans le cadre du suivi de grossesse et des enfants de moins de 6 ans. Ils regroupent des équipes pluridisciplinaires composées de travailleurs sociaux, médecins, puériculteurs… Les Rectorats d’Académie Ils ont pour missions le pilotage de l’ensemble des politiques de prévention et de dépistage des enfants en milieu scolaire.

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Société française de santé publique, Des missions de santé publique pour les médecins généralistes, Note, 23 juin 2008. UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé L’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) Créé par la loi du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, l’INPES est un acteur de santé publique plus particulièrement chargé de mettre en œuvre les politiques de prévention et d’éducation pour la santé. La loi du 9 août 2004, relative à la politique de santé publique, a élargi ses missions initiales à la formation à l’éducation pour la santé. L’UNAF est membre de l’INPES depuis 2005. Le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) Créé par la loi du 9 août 2004, le Haut Conseil de la santé publique a pour mission de :  Contribuer à la définition, la réalisation et l’évaluation des objectifs pluriannuels de santé publique,  Fournir aux pouvoirs publics l’expertise nécessaire à la gestion des risques sanitaires ainsi qu’à la conception et à l’évaluation des politiques et stratégies de prévention et de sécurité sanitaire ;  Fournir aux pouvoirs publics des réflexions prospectives et des conseils sur les questions de santé publique. L’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) Créé par la loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et au contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l’homme, l’InVS a vu ses missions complétées et renforcées par la loi du 9 août 2004 : surveillance, vigilance et alerte dans tous les domaines de la santé publique. Les Associations Il peut s’agir d’associations de patients et d’usagers œuvrant sur des objectifs précis (SIDA, hépatites, handicap…) ou des associations plus généralistes comme les Unions d’Associations Familiales (UNAF/URAF/UDAF), l’association des accidentés de la vie (FNATH), le Collectif Inter associatif Sur la Santé (CISS).

On peut également citer, entre autres, les organismes de prévention de la santé au travail, les Conseils Généraux, les Communes, la Mutualité Française, et bien sûr les familles par leurs pratiques au quotidien.

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Familles et prévention santé Financement Selon le panorama de la santé9, en 2010, seuls 2,9% des budgets de la santé des pays de l’Union Européenne sont affectés, en moyenne, à des programmes de prévention et de santé publique; allant de 0,5% en Italie à 6,2% en Roumanie. En France, la part du budget santé consacrée à la prévention, individuelle et collective, est inférieure à la moyenne européenne. Elle représente 2,4% du total des dépenses courantes de santé, soit 5,8 milliards d’euros10 :

DEPENSES COURANTES DE SANTE – COMPARAISON 2011/2012 2011 (en milliards)

2012 (en milliards)

Part en 2012 (%)

DEPENSES POUR LES MALADES

210,3

214,7

88,3

Soins et biens médicaux

179,6

183,6

75,6

Soins de longue durée

18,0

18,5

7,6

Indemnités journalières

12,6

12,6

5,2

DEPENSES DE PREVENTION

5,8

5,8

2,4

Prévention individuelle

3,4

3,4

1,4

Prévention collective

2,4

2,4

1,0

DEPENSES EN FAVEUR DU SYSTEME DE SOINS

11,9

12,0

5,0

Subventions au système de soins

2,6

2,7

1,1

Recherche médicale et pharmaceutique

7,5

7,5

3,1

Formation

1,9

1,9

0,8

COUT DE GESTION DE LA SANTE

14,1

14,4

5,9

DOUBLE COMPTE

- 3,9

- 3,9

- 1,6

DEPENSE COURANTE DE SANTE

238,1

243,0

100 %

Sources : INSEE – DREES Comptes de la santé

9 OCDE, Panorama de la santé : Europe 2012, novembre 2012, p.125 10

Selon l’Institut de Recherche et Documentation en Economie de la Santé (IRDES) http://www.irdes.fr/EspaceEnseignement/ChiffresGraphiques/Cadrage/DepensesSante/DepCouranteS ante.htm UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Les dépenses en matière de prévention santé, en France, sont réparties en trois catégories : prévention individuelle primaire, prévention individuelle secondaire et prévention collective, qui représentent, respectivement en 2012, 48%, 11% et 41%. L’évolution et la répartition des dépenses de santé, depuis 2003, en fonction de ces trois catégories, est détaillée dans le tableau ci-dessous11. Comme on peut le constater, les dépenses ont connu une croissance jusqu’en 2009 puis ont diminué, particulièrement les dépenses affectées à la prévention collective.

DEPENSES DE PREVENTION EN 2012 (en millions d'euros) 2003

2006

2009

2012

2 281

2 491

2 822

2 799

Vaccins

93

101

132

107

PMI - Planning familial

599

630

693

668

1 272

1 370

1 508

1 527

Médecine scolaire

316

390

488

498

PREVENTION IND. SECONDAIRE

427

519

615

613

dont dépistage des tumeurs

91

143

182

184

dont dépistage et lutte contre les maladies infectieuses

140

164

178

177

dont examens de santé

165

170

184

181

2 316

2 251

3 041

2 378

397

462

514

498

306

361

386

366

1 919

1 789

2 526

1 880

Hygiène du milieu

402

489

522

515

Prévention des risques professionnels

363

380

419

439

Prévention et lutte contre la pollution

250

181

157

172

Observation veille, recherche, règlements

85

104

137

218

Urgences et crises

6

32

580

42

814

601

712

494

5 025

5 261

6 477

5 791

PREVENTION IND. PRIMAIRE

Médecine du travail

PREVENTION COLLECTIVE Prévention à visée comportementale dont information, promotion, éducation à la santé Prévention à visée environnementale

Sécurité sanitaire de l'alimentation TOTAL DES DEPENSES DE PREVENTION Sources : INSEE – DREES

11

Selon l’INSEE - http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF06241

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Familles et prévention santé QUELQUES DONNEES Le taux de mortalité infantile, de 3,7 pour 1000 enfants en 2010, a considérablement diminué. Mais, parallèlement, « la mortalité prématurée, c’est-à-dire survenant avant l’âge de 65 ans, reste en France l’une des plus élevée de l’Union européenne »12. Tous les individus ne sont pas égaux face à la santé. « Ces inégalités résultent à la fois du contexte socioéconomique et environnemental, des comportements et modes de vie et du recours aux soins, dans un processus cumulatif qui s’installe avant même la naissance et s’enracine pendant l’enfance et l’adolescence, avec d’importantes disparités de territoire et de genre. Si un accès équitable au système de soins constitue un enjeu majeur, les principaux déterminants des inégalités de santé restent extérieurs au système de soins »13.

Inégalités sociales En effet, l’espérance de vie varie en fonction du sexe et de la catégorie sociale. Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, notamment en raison de consommations d’alcool et de tabac plus faibles et d’un meilleur suivi médical. Les ouvriers vivent moins longtemps que les cadres, ce qui s’explique surtout par la nature des professions (ex : plus d’accidents et de maladies professionnels et d’expositions à des conditions difficiles) ou le mode de vie (ex : comportements de santé à risque, moindre recours et accès aux soins). Ces inégalités sociales face à la mort se maintiennent depuis 25 ans14. Il apparait ainsi, que « les jeunes qui subissent une situation sociale défavorable présentent globalement des indicateurs nettement plus dégradés que les autres »15.

Disparités territoriales Sur la région Midi-Pyrénées, le taux de mortalité est plus important que la moyenne française, s’établissant à 9 ‰, alors que l’espérance de vie est légèrement supérieure. A titre de comparaison, le Limousin compte le taux de mortalité le plus élevé (12,1‰), alors que les habitants du Nord-Pas-De-Calais ont l’espérance de vie, la plus faible (75.3 ans pour les hommes et 82.8 ans pour les femmes).

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L’état de santé de la population en France, Rapport 2011, DREES BECK François, RICHARD Jean-Baptiste, Les comportements de santé des jeunes, Baromètre Santé, INPES, 2010 14 BLANPAIN Nathalie, L’espérance de vie s’accroit, les inégalités sociales face à la mort demeurent, INSEE Première, n°1372, octobre 2011 15 BECK François, RICHARD Jean-Baptiste, Les comportements de santé des jeunes, Baromètre Santé, INPES, 2010 13

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Familles et prévention santé MORTALITE ET ESPERANCE DE VIE EN 2011 Taux de mortalité Décès en 2011

Taux de mortalité infantile

(pour 1000 habitants au 01/01/11)

(pour 1000 enfants nés 2009 à 2011)

Espérance de vie à la naissance

Espérance de vie à 60 ans

(en années au 01/01/11)

(en années au 01/01/11)

Homme

Femme

Homme

Femme

MidiPyrénées

26 296

9.0

3.5

79.8

85.4

23.6

27.7

France Métropole

533 038

8.4

3.4

78.5

84.9

22.7

27.2

France

543 330

8.3

3.6

78.4

84.8

22.7

27.2

Source : Insee, Bilan démographique et Situation démographique

Mortalité et espérance de vie sont donc variables en fonction des conditions de vie des familles (sexe, situation professionnelle et lieu de résidence), et ne peuvent être dissociées des actions de prévention, qui ont un impact direct sur l’état de santé des personnes.

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Familles et prévention santé

METHODOLOGIE L’étude porte sur un échantillon de 377 familles d’Ariège. Un questionnaire est élaboré par le Comité de pilotage du réseau national des Observatoires des familles de l’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales), et proposé aux UDAF (Union Départementale des Associations Familiales) pour une diffusion, par courrier, à 3000 familles de chacun des départements participant. Pour cette enquête 46 départements ont participé, soit 132 000 familles qui ont reçu le questionnaire et 17 500 qui y ont répondu sur tout le territoire. Les données recueillies sur le département de l’Ariège sont saisies et traitées par le logiciel statistique Question data. Toutes les corrélations présentées dans ce rapport sont mesurées par le test du Khi2. Les données seront, par ailleurs, utilisées pour la publication de résultats, régionalement et nationalement.

CONSTITUTION DE L’ECHANTILLON L’échantillon est issu de la mise à disposition, par la Caisse Nationale des Allocations Familiales (CNAF), d’un fichier d’adresses allocataires. Les personnes concernées sont des allocataires qui au 31/12/2012 ont au moins un enfant à charge, au sens de la législation familiale, c’est-à-dire jusqu’à 18 ou 20 ans au domicile. La sélection des 3000 adresses se fait sur le mode aléatoire par département.

PRESENTATION DE L’ECHANTILLON Les graphiques ci-dessous reprennent quelques caractéristiques de l’échantillon : zone d’habitation, sexe du répondant, âge de la personne de référence16, profession et catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence, type de famille, nombre d’enfants, âge des enfants, couverture assurance maladie et complémentaire santé.

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Dans une famille monoparentale, la personne de référence est le parent. Dans un couple, la personne de référence est l’homme ou le membre du couple le plus âgé. UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Zone d’habitation 48% des familles résident dans une commune urbaine, c’est-à-dire de plus de 2000 habitants, et 52% dans des communes rurales. Les familles ont également été réparties en fonction des 4 secteurs géographiques :  Pays des portes d’Ariège Pyrénées  Pays du Couserans  Pays de Foix – Haute Ariège  Pays des Pyrénées Cathares

Zone d'habitation 35%

32%

19% 14%

Pays des portes d'Ariège Pyrénées

Pays du Couseran

Pays de foix Haute Ariège

Pays des Pyrénées Cathares

Sexe du répondant Dans 89% des familles, le questionnaire a été renseigné par une femme.

Sexe du répondant 89%

11%

Homme

Femme

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Familles et prévention santé Age de la personne de référence Dans 42% des familles, la personne de référence est âgée de 40 à 49 ans, et dans 37% des familles elle a un âge compris entre 30 et 39 ans. L’échantillon compte 14% de familles de plus de 50 ans et peu de familles de moins de 30 ans (6%). Age de la personne de référence REPERES

42% 37%

Moins de 25 ans : 2% 25 à 39 ans : 39% 40 à 54 ans : 49% 55 ans et plus : 10% 14%

INSEE – RP 2010 –Ariège - Familles avec enfants de moins de 25 ans

6%

Moins de 30 ans

30 à 39 ans

40 à 49 ans

50 ans et plus

Catégorie socio-professionnelle (CSP) de la personne de référence

Les ouvriers et employés constituent la plus grande part de l’échantillon (46%), devant les professions intermédiaires (techniciens, infirmiers, travailleurs sociaux, professeurs des écoles, animateurs, cadres moyens…) (19%) et les professions favorisées

(agriculteurs,

artisans,

commerçants,

chefs

d’entreprises, cadres, ingénieurs, professeurs,...) (18%). Les

personnes

demandeurs

sans

d’emploi,

activité parents

professionnelle au

foyer,

(retraités, étudiants)

représentent 18% de l’échantillon.

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REPERES Professions favorisées : 23% Professions intermédiaires : 22% Ouvriers/employés : 46% Sans activité professionnelle : 9% INSEE – RP 2010 – Ariège Familles avec enfants de moins de 25 ans

16


Familles et prévention santé CSP de la personne de référence 26% 19%

9%

20% 17%

7%

2%

1%

Situation familiale 71% des familles interrogées sont constituées d’un couple alors que 29% sont des parents seuls avec leur(s) enfant(s). Situation familiale 71%

REPERES Famille couple : 77%

29%

Famille monoparentale : 23% INSEE – RP 2010 – Ariège - Familles avec enfants de moins de 25 ans

En couple

Seul(e)

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Familles et prévention santé Nombre d’enfant 30% des familles ont un enfant unique. 47% d’entre elles ont deux enfants. Enfin, l’échantillon comprend 23% de familles nombreuses (3 enfants ou plus).

Nombre d'enfants 47%

30% 23%

1 enfant

2 enfants

3 enfants ou plus

Age des enfants Parmi les familles interrogées, on comptabilise un total de 722 enfants, de moins de 25 ans, répartis selon les tranches d’âge suivantes :

Age des enfants 24%

24%

17% 14%

13%

8%

Moins de 2 à 4 ans 5 à 9 ans 2 ans

10 à 14 ans

15 à 17 ans

18 ans et plus

Toutefois, dans le cadre des traitements statistiques présentés dans la suite du rapport, seul l’âge de l’enfant le plus âgé est pris en compte.

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Familles et prévention santé Couverture maladie 97% des familles interrogées déclarent disposer d’une couverture en matière d’assurance maladie. De plus, 95% d’entre elles indiquent également être couvertes au titre de la complémentaire santé :

Complémentaire santé 84%

REPERES 7,6% de la population ariégeoise est bénéficiaire de la CMU - C 11% 5%

Mutuelle ou assurance

CMU-C

Fonds CMU – CNAMTS, RSI, CCMSA - Décembre 2012

Aucune

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Familles et prévention santé

PRATIQUES DE PREVENTION Les pratiques des familles en matière de prévention santé ont été abordées à partir de quatre champs :  Le rapport au médecin et aux médicaments  L’hygiène de vie  L’alimentation  Les accidents domestiques En effet, la cellule familiale est le lieu des apprentissages des comportements futurs vis-à-vis de la santé. Les habitudes prises durant cette période auront de fortes chances de se réitérer tout au long de la vie.

1/ RAPPORT AU MEDECIN ET AUX MEDICAMENTS Le rôle du médecin dans la prévention Placé au centre du système par la réforme du médecin traitant, le médecin généraliste joue un rôle essentiel dans le cadre de la prévention. Les directives actuelles en matière de politique de santé tendent à renforcer et valoriser ce rôle. Ainsi, la Convention d’Objectifs et de Moyens signée entre l’Etat et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) pour la période 2010-2013, prévoyait de développer « la prévention primaire autour du médecin traitant afin de valoriser une action complète de prévention et de conseil ». De manière générale, les comportements des familles vis-à-vis du médecin traitant différent selon le membre de la famille concerné. Ainsi, 67% des parents consultent pour leurs enfants dès les premiers symptômes contre seulement 12% pour eux-mêmes. Ils sont 81%, a contrario, à attendre d’être vraiment mal pour aller chez le médecin mais n’ont cette réaction que dans 27% des cas lorsqu’il s’agit de leurs enfants. Le médecin est également fréquemment rencontré pour effectuer un vaccin ou un certificat médical, ou encore pour le suivi ou le renouvellement d’ordonnance.

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Familles et prévention santé Pour autant, même si la consultation du médecin concerne en priorité le soin ou le suivi médical, plus de 10% des familles, en moyenne, font appel à leur médecin traitant, soit pour un dépistage, soit pour un conseil. La proportion augmentant à 19% pour les conseils relatifs à la santé des enfants. Quand consultez-vous le médecin traitant ? 12% Dès les premiers symptômes

67% 81%

Vous attendez d’être vraiment mal

27% 51%

Pour un vaccin, un certificat médical

81% 40%

Pour un suivi, un renouvellement d’ordonnance

33% 14%

Pour un dépistage Pour un conseil

Pour vous

9% 11% 19%

Pour vos enfants

65% des parents déclarent avoir déjà renoncé à aller chez leur médecin traitant alors qu’ils en auraient eu besoin. Vous est-il déjà arrivé d'avoir besoin d'aller chez le médecin et de ne pas y aller ?

65%

Oui

Non

35%

Le renoncement à aller chez le médecin est plus important au sein des familles qui ont un enfant unique (79%), des enfants de moins de 10 ans (71%) et/ou élevant seules leurs enfants (74%). De plus, le comportement des familles en termes de prévention est également à prendre en compte. En effet, les parents qui ne parlent pas de prévention avec leur médecin (72%), ceux qui ne répondent pas aux critères d’une bonne hygiène de vie (73%) ou qui pensent ne pas avoir une alimentation équilibrée (80%) sont proportionnellement plus nombreux à ne pas aller chez leur médecin. UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Les familles évoquent différentes raisons pour expliquer ce non-recours :  49% mettent en avant des délais d’attente trop longs pour avoir un rendez-vous,  47% disent se soigner seules,  21% estiment que le coût est trop élevé (frais de consultation, dépassements d’honoraires, avances…),  13% indiquent ne pas avoir eu envie d’y aller,  8% précisent habiter trop loin des lieux de soins,  19% donnent d’autres raisons comme le manque de temps, l’incompatibilité avec leurs horaires de travail, le temps d’attente dans le cabinet ou l’absence du médecin (soirée, week-end).

Raisons du renoncement 21%

Coût 13%

Pas envie Délais d’attente Eloignement

49% 8% 47%

Automédication 19%

Autres

Les familles sont nombreuses à évoquer la prévention lorsqu’elles se rendent chez leur médecin. Abordez-vous des sujets liés à la prévention avec votre médecin, en dehors du motif initial de consultation ? 43% Oui, principalement à votre initiative Oui, principalement à l’initiative du médecin

66% 7% 11% 25%

Non, généralement vous n’y pensez pas Non, vous n’osez pas Non, la consultation est trop courte Non, vous n’en avez pas besoin Pour vous

9% 3% 1% 10% 6% 13% 6% Pour vos enfants

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Familles et prévention santé En effet, 66% des parents déclarent aborder des sujets liés à la prévention santé de leurs enfants avec le médecin traitant, et 43% le font quand il s’agit de leur propre santé. Il apparait donc que les différences de comportements sont encore une fois marquées entre parents et enfants. Ainsi les résultats montrent aussi que 25% des parents indiquent ne pas penser à aborder ce sujet pour eux-mêmes et 13% ne pas en avoir besoin, contre, respectivement, 9% et 6% quand il s’agit de leurs enfants.

A partir de ces résultats, nous avons pu déterminer que la moitié des parents abordent le sujet de la prévention avec leur médecin17.

Parents abordant le sujet de la prévention avec leur médecin

50% Oui

Non

50%

L’usage des médicaments Dans le rapport déposé par la commission des affaires sociales de l´Assemblée en conclusion des travaux de la mission sur le Médiator et la pharmacovigilance, le député Roland Muzeau indiquait : « On estime, dans notre pays, à 150 000 le nombre d’hospitalisations annuelles liées à des accidents médicamenteux et de 13 à 18 000 le nombre de morts provoquées par des médicaments ». Ce chiffre de l’avis de tous est sans doute largement sous-estimé. Les personnes âgées et les enfants sont les premières victimes des intoxications médicamenteuses qui, aujourd'hui encore, sont trop nombreuses. Selon les statistiques, 30 à 60 % de ces accidents pourraient être évités. Parmi les pratiques incriminées, erreur quant à la prise des médicaments, risque d’interactions médicamenteuses, automédication à mauvaise escient, médicaments mal rangés sont autant de sources potentielles d’erreurs et d’accidents. 17

Les parents définis comme abordant le sujet de la prévention avec leur médecin sont ceux qui ont répondu « oui principalement à votre initiative » ou « oui principalement à l’initiative du médecin », pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Cette répartition des individus en deux groupes distincts est schématique et de fait réductrice. Elle a pour objet de faciliter la lecture et l’analyse des résultats. UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Les parents ont donc été interrogés sur le comportement adopté par rapport à la prise de médicaments sur quatre points :  La lecture de la notice,  La recherche d’information sur Internet,  Le conseil demandé à un pharmacien,  La vérification de la date de péremption. Comme nous pouvons le voir dans le graphique ci-dessous, les familles adoptent des comportements proches en ce qui concerne la lecture de la notice et la vérification des dates de péremption : 72% d’entre elles lisent systématiquement les notices des médicaments, même lorsqu’ils leurs sont prescrits et elles sont 65% à vérifier systématiquement les dates de péremption. La lecture systématique de la notice va de pair avec d’autres pratiques de prévention santé, que sont l’hygiène de vie et l’alimentation équilibrée. Les parents ont plutôt tendance à se tourner vers leur pharmacien lorsqu’ils pratiquent l’automédication (38%), notamment les familles monoparentales. Enfin, la recherche d’informations sur Internet reste marginale puisque 57% des parents n’y ont jamais recours. Les parents occupant une profession intermédiaire déclarent plus souvent utiliser Internet lorsqu’ils ressentent des effets indésirables alors que ceux qui sont sans emploi y ont recours de manière plus systématique.

Comportement face à la prise de médicaments 72% 65% 57%

38% 26%

24%

19%

20%

16% 15% 12%

8%

13%

12%

2% Vous lisez la notice

3% Vous cherchez de l'information sur internet

Vous demandez conseil à un pharmacien

Vous vérifiez la date de péremption

Toujours ou presque, même quand il vous est prescrit Uniquement quand vous le prenez de votre propre chef Uniquement quand vous ressentez des effets indésirables Jamais

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Familles et prévention santé A partir de ces résultats, nous avons pu déterminer que seuls 4% des parents n’adoptaient pas un comportement prudent face à la consommation de médicaments18.

Parents ayant un comportement prudent face à la consommation de médicaments

Oui

7% 88%

Oui plutôt Non

4%

En ce qui concerne le stockage des médicaments, les comportements et habitudes ont été évalués à partir de cinq indicateurs. Le graphique ci-dessous montre que :  91% des parents rangent les médicaments dans un endroit inaccessible, et ce plus particulièrement dans les communes urbaines (95%),  96% laissent systématiquement les médicaments dans leur boîte, accompagnés de la notice,  81% vérifient régulièrement les dates de péremption. Cette pratique est moins souvent mise en œuvre par les hommes,  61% rendent les médicaments périmés ou non utilisés à un pharmacien, alors que 26% les jettent à la poubelle. Les jeunes parents (parents de moins de 30 ans ayant des enfants de moins de 10 ans), les personnes qui ne parlent pas de prévention avec leur médecin, celles qui ne répondent pas aux critères d’une bonne hygiène de vie et qui s’estiment insuffisamment informées en matière de prévention santé sont proportionnellement moins nombreuses à retourner les médicaments à leur pharmacien.

18

Les parents définis comme ayant un comportement prudent face à la consommation de médicaments sont ceux qui ont répondu « toujours ou presque même quand il vous est prescrit » à toutes les propositions. Les parents définis comme ayant un comportement plutôt prudent sont ceux qui ont répondu « toujours ou presque même quand il vous est prescrit » ou « uniquement quand vous le prenez de votre propre chef » aux propositions. Cette répartition des individus en groupes distincts est schématique et de fait réductrice. Elle a pour objet de faciliter la lecture et l’analyse des résultats. UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Comportement face au stockage des médicaments 96%

91%

81% 61% 47%

19%

17% 5% 4% Vous rangez les médicaments dans un endroit inaccessible aux enfants

4%

27% 26%

2%

0%

Vous laissez toujours le médicament dans sa boite avec sa notice

20%

Vous vérifiez régulièrement les dates de péremption de vos médicaments

Toujours ou presque

Vous rendez les médicaments non utilisés ou périmés à un pharmacien

Rarement

Vous jetez les médicaments non utilisés ou périmés à la poubelle

Jamais

A partir de ces résultats, nous avons pu déterminer que 59% des parents appliquaient les principes de prévention pour le stockage des médicaments19.

Parents appliquant les principes de prévention pour le stockage des médicaments

59%

Oui

Non

41%

19

Les parents définis comme appliquant les principes de prévention pour le stockage des médicaments sont ceux qui ont répondu « toujours ou presque » à au moins 4 des 5 propositions. Cette répartition des individus en deux groupes distincts est schématique et de fait réductrice. Elle a pour objet de faciliter la lecture et l’analyse des résultats. UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Le rapport des familles au médecin et aux médicaments montre la mise en œuvre de comportements préventifs dans les foyers, avec toutefois des différences de pratiques en fonction du membre de la famille qui est concerné. Les pratiques de prévention sont, en effet, en priorité dirigées vers les enfants, notamment dans le cas des consultations médicales.

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Familles et prévention santé 2/ HYGIENE DE VIE Plus de 9 français sur 10 pensent avoir une bonne hygiène de vie. C'est le résultat d'un sondage mené par la société française de cardiologie, juste avant de démarrer leur évènement annuel : le parcours du cœur le 23 mars 2012. Mais ce ressenti, à première vue très positif, est à mettre en perspective avec les chiffres des maladies cardiovasculaires. Même si la France, lorsqu’on la compare aux autres pays européens, n’est pas en mauvaise position concernant la mortalité par accidents cardiovasculaires, on dénombre néanmoins 150 000 décès par an. Afin de mesurer le comportement des familles en termes d’hygiène de vie, six indicateurs ont été retenus :  La pratique d’une activité physique  Les heures de coucher  Les heures de sommeil  La prise de repas fixes  L’alimentation  Le brossage des dents

La pratique d’une activité sportive Plus de 98% des familles estiment qu’il est important de pratiquer une activité physique régulière. Néanmoins, si 84% des parents mettent en œuvre cette recommandation pour leurs enfants, ils ne sont que 48% à l’appliquer pour eux-mêmes.

Avoir une activité sportive régulière 48% C'est important et vous le faites

84% 51%

C'est important mais vous ne le faites pas Ce n'est pas important

Pour vous

16% 2% 0% Pour vos enfants

Cependant des différences apparaissent entre les familles dans la pratique sportive. UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Si les parents sont en moyenne 48% à faire du sport régulièrement, cette proportion augmente pour les hommes (67%), les familles qui disent avoir une alimentation équilibrée (52%) et/ou être bien informés sur la prévention santé (52%). De la même manière, la pratique du sport chez les enfants (84%) est supérieure lorsque les familles parlent de prévention avec leur médecin traitant (89%) et qu’elles ont, selon elles, une alimentation équilibrée (87%). De façon générale, l’activité sportive diminue plus les enfants grandissent : Enfants pratiquant une activité physique régulière selon l'âge 93%

Moins de 5 ans

7%

89%

5 à 9 ans

11%

86%

10 à 14 ans

14%

81%

15 à 17 ans

19%

75%

18 ans et plus

Oui

25% Non

Les heures de coucher Concernant les heures de coucher, les parents sont une nouvelle fois quasi unanimes pour estimer que ces heures doivent être fixes et adaptées. Mais là encore, cette pratique est mise en application dans 87% des situations pour les enfants mais dans seulement 47% pour les parents.

Avoir des heures de coucher fixes et adaptées 47% C'est important et vous le faites

87% 48%

C'est important mais vous ne le faites pas Ce n'est pas important

Pour vous

12% 5% 0% Pour vos enfants

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Familles et prévention santé Le respect des heures de coucher varie en fonction du lieu de vie, de l’âge et selon le degré d’information sur les bonnes conduites en matière de prévention santé. Ainsi, les parents qui résident en milieu rural (55%) et qui s’estiment bien informés (52%) sont plus nombreux à se coucher à des heures fixes et adaptées. Alors que seulement 26% des moins de 30 ans mettent en œuvre cette pratique, c’est le cas de 67% des plus de 50 ans. Pour les enfants également des différences apparaissent en fonction de l’âge, notamment avec un écart important à partir de l’adolescence :

Enfants ayant des heures de coucher fixes et adaptées selon l'âge 93%

Moins de 5 ans

7%

99%

5 à 9 ans

1%

90%

10 à 14 ans

10%

74%

15 à 17 ans

26%

78%

18 ans et plus

Oui

22% Non

Les heures de sommeil Pour le sommeil, les réponses sont identiques aux précédentes : tous les parents ou presque pensent qu’il est important d’avoir un nombre d’heures de sommeil suffisant. 90% respectent cette pratique lorsqu’il s’agit de leurs enfants mais seulement 52% pour euxmêmes. Avoir un nombre d'heures de sommeil suffisant 52% C'est important et vous le faites

90% 45%

C'est important mais vous ne le faites pas

Ce n'est pas important

Pour vous

10% 3% 0%

Pour vos enfants

UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé On retrouve les mêmes tendances que sur le fait de se coucher à des heures fixes et adaptées. C’est-à-dire que les parents qui résident en milieu rural (61%) et qui s’estiment bien informés (56%) sont plus nombreux à dormir suffisamment. Par contre, plus les parents sont jeunes, moins ils ont un nombre d’heures de sommeil suffisant, allant de 25% pour les moins de 30 ans à 76% pour les 50 ans et plus. Pour les enfants, on retrouve la pratique inverse, plus ils grandissent, moins ils dorment suffisamment : Enfants ayant un nombre d'heures de sommeil suffisant 94%

Moins de 5 ans

99%

5 à 9 ans

1%

94%

10 à 14 ans

84%

15 à 17 ans 18 ans et plus

6%

80% Oui

6% 16% 20%

Non

Sur les trois indicateurs que nous venons d’aborder, la quasi-totalité des familles sont d’accord pour dire que ces propositions (avoir des heures de repas fixes, avoir une alimentation équilibrée, se brosser les dents après chaque repas) sont importantes, mais des différences de pratiques entre parents et enfants apparaissent. Pour les trois indicateurs suivants, nous allons voir que les pratiques entre parents et enfants sont plutôt similaires, ou tout du moins se rapprochent.

La prise de repas à heures fixes Les parents sont encore très nombreux à estimer qu’il est important de manger à heures fixes. Ainsi, dans l’ensemble, 72% des parents et 90% des enfants prennent leurs repas à heures fixes. La situation familiale est à l’origine de quelques différences. Ainsi, le respect des heures de repas est moins fréquent dans les familles qui ont un enfant unique. De plus, alors que les parents qui vivent en couple (94%) mangent plus souvent à heures fixes, les familles monoparentales garantissent plus souvent des heures de repas fixes à leurs enfants (94%).

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Familles et prévention santé Avoir des heures de repas fixes 72% C'est important et vous le faites

90%

C'est important mais vous ne le faites pas

8% 4% 2%

Ce n'est pas important

Pour vous

25%

Pour vos enfants

L’alimentation 99% des parents sont d’accord pour dire qu’il est important d’avoir une alimentation équilibrée. Cette recommandation serait effective pour 78% d’entre eux et 82% de leurs enfants.

Avoir une alimentation équilibrée 78% 82%

C'est important et vous le faites 21% 17%

C'est important mais vous ne le faites pas Ce n'est pas important

Pour vous

1% 0% Pour vos enfants

Les parents qui résident dans une commune rurale (86%) et les plus de 50 ans (92%) ont plus souvent une alimentation équilibrée. Il en est de même pour les parents (83%) et pour les enfants (87%) quand le sujet de la prévention est abordé avec le médecin traitant.

Le brossage des dents Presque toutes les familles sont d’accord pour dire qu’il est important de se laver les dents après chaque repas mais seulement 66% des parents et 69% des enfants le font.

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Familles et prévention santé Se brosser les dents après chaque repas 66% 69%

C'est important et vous le faites 32% 30%

C'est important mais vous ne le faites pas Ce n'est pas important Pour vous

2% 1% Pour vos enfants

Cette pratique est plus fréquente au sein des familles monoparentales, tant chez les parents (79%) que chez les enfants (79%). Pour les enfants, également, il semble également que le brossage des dents soit plus mis en pratique dans les familles qui parlent de prévention avec leur médecin traitant (75%) et dont les parents sont ouvriers ou employés (75%).

A partir de ces résultats, nous avons pu déterminer que 52% des parents et 88% des enfants répondaient aux critères d’une bonne hygiène de vie20.

Parents répondant aux critères d'une bonne hygiène de vie

52%

Oui

Non

48%

Comme nous l’avons vu, les parents qui répondent le plus souvent aux critères d’une bonne hygiène de vie ont plus souvent plus de 50 ans (70%) et résident en milieu rural (60%). Ils disent également manger équilibré (56%) et être bien informés sur les bonnes conduites à suivre en matière de santé (55%). Pour les enfants, c’est l’âge qui entre en jeu : les jeunes de moins de 10 ans sont ceux pour lesquels les critères de bonne hygiène de vie sont les plus mis en œuvre (95%).

20

Les parents et enfants définis comme ayant une bonne hygiène de vie sont ceux qui ont répondu, respectivement, « c’est important et vous le faites » à au moins 4 des 6 propositions. Cette répartition des individus en deux groupes distincts est schématique et de fait réductrice. Elle a pour objet de faciliter la lecture et l’analyse des résultats. UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Enfants répondant aux critères d'une bonne hygiène de vie

88%

Oui

Non

12%

Les pratiques des familles, là encore, indiquent des comportements différenciés entre les parents et les enfants. Ces différences sont particulièrement marquées sur les pratiques relatives au sommeil ou à l’activité sportive, pratiques que les enfants ne partagent pas directement avec leurs parents. Par contre, sur les pratiques pour lesquelles les parents sont en position d’exemple, comme l’alimentation et le brossage des dents, les écarts entre parents et enfants sont moindres. Dans l’ensemble, plus les enfants grandissent, moins les pratiques sont mises en œuvre, avec une distinction marquée à partir de l’adolescence. Le lieu de vie, l’âge, la situation familiale et le rapport au médecin ont également un impact sur les pratiques des familles dans leur quotidien.

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Familles et prévention santé 3/ ALIMENTATION Les habitudes alimentaires ne sont pas sans conséquences. Ainsi, en France, le nombre d’adultes et d’enfants touchés par l’obésité est en augmentation, ainsi que les risques de maladies cardio-vasculaires, cancers, anémies ou autres, liées à des carences alimentaires21. Une enquête du Credoc22 tend également à montrer que « la qualité de l’alimentation se différencie essentiellement selon le niveau de diplôme et assez peu selon le niveau de revenu », et que la diversité alimentaire s’est démocratisée depuis les années 1990. La France a d’ailleurs mis en place, depuis 2001, le Programme national nutrition santé (PNNS), dans l’objectif d’améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population, en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition.

REPERES DÉFINITION D’UNE ALIMENTATION ÉQUILIBRÉE La détermination du caractère équilibré d’une alimentation peut être discutée mais un consensus semble s’être établi sur la base des recommandations actuelles du « Guide Alimentaire pour Tous » du Programme National Nutrition Santé considérant qu’il convient de manger : - 5 fruits et légumes par jour sous toutes leurs formes ; - 3 produits laitiers par jour ; - 1 aliment du groupe viande/volaille/poisson/œuf 1 à 2 fois par jour ; - des féculents à chaque repas. 23 Comme le soulignent Brousseau et al. (2001) dans le cahier de recherche n°158 du CREDOC , cette vision est celle diffusée par la pyramide alimentaire réalisée par l’USDA (United States Department of Agriculture) dont la base est constituée d’aliments glucidiques (pain, céréales, pâtes...) qui doivent être consommés en grande quantité et le sommet d’aliments gras et sucrés dont la consommation doit 24 être restreinte .

21

HEBEL Pascale, RECOURS Fanette, Les populations modestes ont-elles une alimentation déséquilibrée ?, Credoc, Cahier de recherche n° 232, décembre 2006 22 BROUSSEAU Anne-Delphine, COUVREUR Agathe, SIMONET Catherine, Création d’un indice d’alimentation saine, Credoc, Cahier de recherche n°158, octobre 2001 23 Ibid 24 HEBEL Pascale, RECOURS Fanette, Les populations modestes ont-elles une alimentation déséquilibrée ?, Credoc, Cahier de recherche n° 232, décembre 2006 UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé L’alimentation équilibrée 89% des familles estiment avoir une alimentation équilibrée, notamment les parents qui exercent une profession favorisée (96%) ou intermédiaire (95%), les couples (90%) et ceux qui répondent aux critères d’une bonne hygiène de vie (98%).

Estimez-vous avoir une alimentation équilibrée ? 71%

18% 10%

Oui, tout à fait

Oui, plutôt

Non, plutôt pas

1%

Non, pas du tout

Pour autant, seulement 7% des familles connaissent les critères d’une alimentation équilibrée25. Parents ayant connaissance des critères d'alimentation équilibrée

Oui

7%

Non

93%

En effet, il peut exister « un décalage parfois immense entre les représentations et les comportements dans le domaine de l’alimentation, décalage qui rend si complexe et incertaine la mise en œuvre de politiques publiques efficaces dans ce domaine »26.

25

Les parents définis comme ayant connaissance des critères d’alimentation équilibrée sont ceux qui ont cité au moins 3 des 4 critères définis par le Programme National Nutrition Santé. 26 BROUSSEAU Anne-Delphine, COUVREUR Agathe, SIMONET Catherine, Création d’un indice d’alimentation saine, Credoc, Cahier de recherche n°158, octobre 2001 UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

36


Familles et prévention santé Pour les parents interrogés, et parmi la liste figurant dans le graphique ci-dessous, les trois critères qui constituent les bases d’une alimentation équilibrée sont :  Manger des fruits et légumes chaque jour. Cette proposition, citée par 87% des familles, correspond effectivement à la définition officielle d’une alimentation équilibrée.  Prendre 3 repas par jour. Bien que 73% des familles, soit pratiquement 3 sur 4, aient mis en avant cette idée, elle n’appartient pas aux critères définis par le PNNS.  Avoir une alimentation variée qu’importe la quantité est une proposition moins souvent mise en avant (28%) et qui ne correspond pas non plus aux critères définis par le PNNS. Les trois autres critères officiels d’une alimentation équilibrée sont retenus par 27% des familles pour la consommation de viande, de poisson ou d’œufs 1 à 2 fois par jour, par 19% des familles pour la consommation d’au moins trois produits laitiers par jour, et par 18% des familles pour la consommation de féculents à tous les repas. Les familles ont également cité, dans des proportions non négligeables, le fait de se faire plaisir (15%) et de faire un repas d’au moins 20 minutes (14%).

Pour vous, quels sont les 3 principaux critères d'une alimentation équilibrée ? 87%

Manger fruits et légumes chaque jour 73%

Prendre 3 repas par jour Alimentation variée qu’importe la quantité

28%

Manger viande, poisson, œufs 1 à 2 fois par jour

27%

Manger au moins 3 produits laitiers par jour

19%

Manger des féculents à chaque repas

18%

Se faire plaisir

15%

Faire un repas d’au moins 20 min

14% 10%

Manger BIO Ne pas manger de viande rouge

2%

Remplacer systématiquementviande par poisson

1%

Autres

1%

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37


Familles et prévention santé 60% des familles pensent qu’il est plus cher de manger équilibré, notamment les familles qui vivent dans des communs urbaines (65%) et les ouvriers et employés (66%). A l’inverse, les parents qui répondent aux critères d’une bonne hygiène de vie et ceux qui pensent avoir une alimentation équilibrée sont plus souvent en désaccord.

Pensez-vous qu'il soit plus cher de manger équilibré ? 34% 27%

26%

13%

Oui, tout à fait

Oui, plutôt

Non, plutôt pas

Non, pas du tout

Les emballages alimentaires Concernant les indications contenues sur les emballages alimentaires, les parents lisent et font attention en priorité à la liste des ingrédients (67%) et aux labels et certifications, de type bio, label rouge, etc (63%). Par contre, moins d’un sur trois s’intéresse à la valeur énergétique (nombre de calories) des produits (31%) ou à la quantité de vitamines et minéraux (25%). Plus de la moitié des familles disent comprendre ces différentes indications, allant de 50% pour la quantité de vitamines et minéraux à 69% pour les labels et certifications. Enfin, les familles se disent surtout influencées par la liste des ingrédients (62%) et les labels ou certifications (61%). A l’inverse, par exemple, les indications nutritionnelles de type « pauvre en matière grasse », ou « réduit le cholestérol » n’influencent que 27% des familles dans leurs achats et, la quantité de protéines, glucides, lipides, sucres ou matière grasse, 39% d’entre elles.

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38


Familles et prévention santé Comportement quant aux différentes indications inscrites sur les emballages alimentaires 67% 53%

Liste des ingrédients

62% 31% 64%

Valeur énergétique 27% 39% Quantité de protéines, glucides, lipides

60% 34% 25% 50%

Quantité de vitamines et minéraux 18% 34%

55%

Indications nutritionnelles 27%

63% 69%

Label / Certification 61%

Lecture

Compréhension

Influence

Dans l’ensemble, les familles qui adoptent des comportements préventifs, comme le fait de parler de prévention avec son médecin, d’avoir une bonne hygiène de vie, une alimentation équilibrée ou d’être bien informé sur la façon d’être et de rester en bonne santé, sont également celles qui sont plus attentives, comprennent mieux et sont le plus influencées par les indications inscrites sur les emballages alimentaires. Les graphiques ci-dessous illustrent en partie ces résultats : Lecture des indications nutritionnelles selon que les parents abordent ou non la prévention avec le médecin

42%

Parents abordant la prévention

Parents n'abordant pas la prévention

Oui

27%

58%

73%

Non

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39


Familles et prévention santé Compréhension de la valeur énergétiques selon le degré d'information des parents sur les bonnes conduites pour être et rester en bonne santé 68%

Suffisamment informés

Insuffisamment informés

32%

38% Oui

62% Non

Influence de la liste des ingrédients selon l'alimentation

Parents estimant avoir une alimentation équilibrée Parents estimant ne pas avoir une alimentation équilibrée Oui

66%

26%

34%

74%

Non

Lecture des labels et certifications selon l'hygiène de vie

Parents répondant aux critères d'une bonne hygiène de vie

70%

Parents ne répondant pas aux critères d'une bonne hygiène de vie Oui

55%

30%

45%

Non

Outre les comportements de prévention des familles, d’autres facteurs sont également influents :  Les hommes déclarent plus souvent comprendre les indications relatives à la quantité de protéines/glucides/lipides et de vitamines/minéraux  Les familles qui occupent une profession intermédiaire lisent et sont plus influencés que les autres par la liste des ingrédients et les labels et certifications  Les familles monoparentales et celles qui sont sans activité professionnelle vont plutôt s’attacher à la quantité de vitamines et minéraux des aliments Les conditions de vie des familles et leur rapport à la santé entendu au sens large ont donc un impact sur leur manière d’appréhender l’alimentation, en l’occurrence les informations inscrites sur les emballages alimentaires.

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Familles et prévention santé Les pratiques alimentaires 28% des familles ont l’habitude de grignoter en dehors des repas et des goûters (chips, barres chocolatées…). Sur ce plan, parents et enfants ont des comportements similaires : En dehors des repas et du goûter, avez-vous l’habitude de grignoter ?

27%

Vous

29%

Vos enfants

Le grignotage est plus fréquent pour les enfants qui vivent dans des familles nombreuses (40%), des familles monoparentales (38%), sans activité professionnelle (46%) mais également chez les jeunes majeurs (42%) et les enfants qui ne répondent pas aux critères d’une bonne hygiène de vie (49%) ou qui n’ont pas une alimentation équilibrée (45%). Les parents qui n’exercent pas d’activité professionnelle (40%), qui ne répondent pas aux critères d’une bonne hygiène de vie (35%) et qui estiment ne pas avoir une alimentation équilibrée (45%) sont plus nombreux à grignoter.

85% des parents estiment que le fait de prendre ses repas en famille incite à manger plus équilibré, notamment au sein des familles constituées d’un couple (87%), qui exercent une profession intermédiaire (96%), qui répondent aux critères d’une bonne hygiène de vie (89%) et qui disent avoir une alimentation équilibrée (90%). Pensez-vous que le fait de prendre ses repas quotidiens en famille incite à manger plus équilibré ?

85%

Oui Non

15%

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Familles et prévention santé Les familles ont donné plusieurs raisons pour expliquer en quoi, selon elles, le fait de manger en famille permet de manger plus équilibré. Leurs réponses ont été répertoriées en 7 catégories :  20% d’entre elles estiment que cela permet d’éviter les grignotages et les repas sur le pouce, dans le sens où un même repas complet (entrée, plat, dessert) est destiné à tout le monde,  18% déclarent que le repas est un moment d’apprentissage, de découverte pour les enfants, et que les parents doivent alors faire preuve d’exemplarité dans leur propre consommation alimentaire,  18% indiquent que les repas en famille sont plus souvent cuisinés, ce qui permet de limiter les plats préparés et les grignotages,  15% mettent en avant le fait de passer un moment convivial et agréable,  12% estiment que l’on prend plus le temps de manger en famille,  8% indiquent que cela permet de diversifier les aliments, notamment de faire connaitre et goûter un peu de tout aux enfants,  8%, enfin, peuvent contrôler ce que mangent les enfants, et leur donner un cadre à travers le repas familial. Si oui, pourquoi ? Diversifier les aliments

9%

Eviter les grignotages et les repas sur le pouce

20% 18%

Faire du repas un moment d'apprentissage 15%

Partager un moment convivial

18%

Prendre le temps de cuisiner 12%

Prendre le temps de manger Contrôler et donner un cadre aux enfants

8%

A la différence du rapport au médecin et aux médicaments ou de l’hygiène de vie, les pratiques alimentaires des familles différent moins entre enfants et parents, hormis sur le grignotage. Il apparait, une fois encore, que les pratiques alimentaires vont de pair avec les pratiques de prévention développées sur d’autres champs.

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Familles et prévention santé 4/ ACCIDENTS DOMESTIQUES Il y a près de 11 millions d’accidents de la vie courante chaque année en France. Ces accidents produisent 4,5 millions de blessés qui ont recours aux urgences et conduisent au décès de 20 000 personnes. A titre de comparaison les accidents de la circulation aboutissent aux décès de 4 000 personnes et les accidents du travail de 1 000 morts27. Les accidents de la vie courante sont la 3ème cause de mortalité après les cancers et les maladies cardiovasculaires. Deux catégories de la population sont particulièrement touchées : les personnes âgées et les enfants. Les accidents de la vie courante regroupent les accidents domestiques, dont il est question dans ce rapport, mais également les accidents de sport, les accidents survenus à l’école ou dans la rue, etc. Il apparaît que 50 % des accidents ont lieu au domicile. La chronologie des accidents domestiques fait apparaître un pic dans le créneau horaire 17H-20H. Or, « malgré les progrès enregistrés ces dernières années, il apparait que de nombreux décès pourraient encore être évités avec des mesures adaptées de prévention, de réglementation, de formation. […] Leur prévention passe par une meilleure connaissance des causes et facteurs de risque de leur survenue »28.

Les mesures de prévention des accidents domestiques Les parents ont mis en place différentes choses pour éviter les accidents domestiques au sein de leur foyer. Le moyen de prévention privilégié par les parents reste le dialogue avec l’enfant (85%). Les parents ont également intégrés, de façon plus concrète, des éléments de protection (48%) et se sont initiés aux gestes de premier secours (33%). Mais seulement 9% d’entre eux ont recherché des conseils et 6% n’ont rien mis en place.

27

BECK François, RICHARD Jean-Baptiste, THELOT Bertrand, Accidents de la vie courante, Baromètre Santé, INPES, 2010 28 Ibid UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Qu'avez-vous fait pour éviter les accidents domestiques dans votre logement ?

Vous avez mis en place des éléments de protection

49% 85%

Vous avez dialogué avec vos enfants Vous avez recherché des conseils

9% 33%

Vous vous êtes initié aux gestes de secours Rien

6%

Les parents privilégient, comme on vient de le voir, le dialogue avec leurs enfants pour limiter les accidents domestiques dans leur foyer. On retrouve cette pratique dans la question suivante puisque 91% d’entre eux expliquent les dangers à leurs enfants et 65% les écoutent et répondent à leurs questions. 53% des parents utilisent également des exemples concrets pour sensibiliser leurs enfants aux accidents domestiques et 41% leur disent de faire attention. Très peu de parents recherchent des informations sur Internet (3%) ou font appel à un tiers, comme l’école, (2%) pour aborder la prévention avec leurs enfants. Enfin, 1% seulement n’aborde pas du tout le sujet.

Comment abordez-vous la question de prévention des accidents domestiques avec vos enfants ?

41%

Vous leur dites simplement de faire attention

91%

Vous leur expliquez les dangers Vous les sensibilisez aux dangers par des exemples concrets Vous cherchez des informations ou des vidéos de sensibilisation sur internet

53% 3% 65%

Vous les écoutez et répondez à leurs questions Vous faites appel à une autre personne

2%

Vous n’abordez pas le sujet

1%

Autres

4%

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Familles et prévention santé Les réactions en cas d’accidents domestiques En moyenne, 26% des familles ont déjà été confrontées à un accident domestique, les parents et les enfants semblent être autant concernés les uns que les autres. Il est à noter que les familles qui ne s’estiment pas suffisamment informées sur les bonnes conduites à suivre en matière de santé sont plus souvent sujettes aux accidents domestiques. Avez-vous déjà eu ou failli avoir un accident domestique ?

27%

Vous

25%

Vos enfants

Les accidents domestiques auxquels les familles sont le plus souvent confrontées sont en majorité des brûlures (38%), des chutes (27%) et des coups et blessures (13%). L’ingestion de produits ou d’objet (9%), ainsi que les incidents comme les fuites de gaz ou départ de feu (6%) sont également évoqués par les familles mais dans des proportions beaucoup plus faibles, devant les électrocutions (4%). Si oui, lesquels ? 38%

Brûlures 27%

Chutes 13%

Coupures /blessures 9%

Ingestion produits/objets Incendie / départ de feu Electrocution Autres

6% 4% 3%

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Familles et prévention santé A titre comparatif, on retrouve les mêmes

REPERES 31

Selon l’enquête de l’INPES , 4.9% des personnes interrogées, âgées de 15 à 85 ans, ont déclaré avoir eu un accident de la vie courante, hors accidents de sport, au cours des douze derniers mois. Parmi les accidents de la vie courante hors sport, décrits dans l’enquête 53,9% étaient des chutes, 13,6% des coups / chocs, 15% des coupures / morsures / piqures, 7,1% des surmenages / faux mouvements, 2,2% des brûlures.

types d’accidents domestiques mais dans des

proportions

différentes

dans

29

l’enquête 2010 de l’INPES . Il est vrai que cette enquête concernait toute la population, et pas seulement les familles avec enfants à charge, et uniquement les accidents survenus au cours des 12 derniers mois.

Lorsqu’un accident domestique survient dans un foyer, la principale réaction des parents est de donner les premiers soins et/ou faire les geste de premier secours, que ce soit un parent concerné (72%) ou un enfant (75%). Mais dans 34% des cas, les familles font également appel aux secours lorsque l’accident concerne leurs enfants, contre 19% pour elles-mêmes. Quelques familles sollicitent un proche, surtout quand l’accident touche un parent (17%). Très peu (1% à 3%) ne savent pas quoi faire dans cette situation.

Réactions en cas d'accidents domestiques 72%

75%

34% 19%

17% 6%

Vous avez appelé les secours

Vous avez donné Vous avez appelé les premiers soins un proche / fait les premiers gestes de secours vous-même

Pour vous

1%

3%

Vous ne saviez pas quoi faire

Pour vos enfants

29

BECK François, RICHARD Jean-Baptiste, THELOT Bertrand, Accidents de la vie courante, Baromètre Santé, INPES, 2010 UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Sur les accidents domestiques, toutes les familles suivent les mêmes pratiques même si on note une nouvelle fois des réactions différentes lorsque les enfants sont concernés. Le moyen mobilisé par les parents pour prévenir les accidents domestiques dans leur foyer reste l’apprentissage par le dialogue. Il est à noter que les familles sont peu nombreuses à s’appuyer sur Internet pour rechercher des solutions, que ce soit à titre préventif ou curatif. D’autre part, les familles les plus concernées par les accidents domestiques se déclarent insuffisamment informées sur la prévention santé.

Les résultats de l’enquête nous indiquent que les réactions des familles en matière de prévention santé sont différentes. D’une part, en ce qui concerne les pratiques de la vie quotidienne, les différences entre les parents et les enfants sont particulièrement marquées et semblent se modifier à l’adolescence, pour s’éloigner du modèle de bonne pratique, sauf dans les situations qui obligent, en quelques sortes, les parents à avoir un comportement exemplaire. D’autre part, on note un recours plus fréquent aux professionnels de santé, que ce soit pour le soin, des conseils en matière de prévention, ou le secours suite à un accident, lorsque les enfants sont concernés.

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Familles et prévention santé

PERCEPTION DES ACTIONS DE PREVENTION

La perception et connaissance que les familles ont aujourd’hui des différentes actions de prévention est abordée à travers les axes de prévention, les acteurs intervenants et les moyens mis en œuvre, qui comme nous l’avons vu précédemment sont nombreux. La complémentarité entre tous ces éléments est donc essentielle car « pour devenir acteurs de leur santé, les assurés doivent pouvoir bénéficier d’une information complète, transparente et validée leur permettant de s’orienter facilement dans leur recherche d’information, mais aussi de l’accompagnement nécessaire pour qu’ils puissent prévenir la dégradation de leur état de santé, recourir au système de soins à bon escient et faire face activement aux pathologies chroniques dont ils peuvent être atteints »30.

1/ AXES DE PREVENTION Dans le cadre d’actions de prévention, les familles étaient invitées à déterminer les trois thèmes sur lesquels elles souhaitaient être mieux informées, ceux qu’elles abordaient en famille, et ceux pour lesquels elles auraient besoin d’un interlocuteur extérieur, parmi une listes de 13 axes de prévention.

Le besoin d’informations complémentaires A l’heure actuelle, les parents sont en attente d’actions de prévention portant prioritairement sur les thèmes suivants :  Le stress et le mal-être (39%)  La santé et l’environnement (33%)  Le bio et les médecines douces (28%)

30

Selon la Convention d’Objectifs et de gestion signée entre l’Etat et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés pour la période 2010-2013 UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Les parents mettent également en avant un besoin d’informations sur le bien-être et l’activité physique (24%), les addictions aux écrans ou jeux vidéos (22%), les maladies cardiovasculaires (21%), le sommeil (19%), l’alimentation et la nutrition (19%) et les maladies infectieuses (16%). A contrario, les familles sont peu nombreuses à retenir les thèmes comme les addictions aux produits (l’alcool, la drogue, le tabac) (9%), les accidents domestiques (9%), les troubles du comportement alimentaire (anorexie et boulimie) (5%), ou la contraception et la grossesse (2%).

Quels sont les 3 thèmes sur lesquels vous souhaiteriez être mieux informés ? 39%

Stress, mal-être en général 33%

Santé et environnement 28%

Le bio et les médecines douces 24%

Bien-être et activité physique

22%

Addiction aux écrans / jeux vidéos

21%

Maladies cardiovasculaires Sommeil

19%

Alimentation, nutrition

19% 16%

Maladies infectieuses Accidents domestiques

9%

Addictions (alcool, tabac, drogues…)

9% 5%

Anorexie, boulimie Contraception et grossesse

2%

Autres

2%

Face à ces résultats, nous pouvons formuler deux hypothèses. D’une part, les axes de prévention retenus en priorité par les parents sont des sujets d’actualités, auxquels les familles portent un intérêt aujourd’hui. D’autre part, ces sujets sont les moins traités en terme de prévention à la différence, par exemple, des addictions au tabac ou de la contraception qui ont déjà fait l’objet de plusieurs campagnes de prévention à grand échelle.

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Familles et prévention santé Les thèmes abordés en famille En partant des mêmes propositions, les parents déclarent aborder en famille, ces trois principaux sujets :  Le bien-être et l’activité physique (52%)  La santé et l’environnement (40%)  L’alimentation et la nutrition (39%)

La question des addictions aux écrans et aux jeux vidéos (26%) ou des addictions aux produits (21%) revient également fréquemment dans les conversations familiales. Les autres propositions sont, par contre, abordées moins souvent, et notamment, les troubles du comportement alimentaire, les maladies cardio vasculaires ou les maladies infectieuses.

Quels sont les 3 thèmes qu'il vous arrive d'aborder en famille ? 52%

Bien-être et activité physique 40%

Santé et environnement

39%

Alimentation, nutrition 26%

Addiction aux écrans / jeux vidéos Addictions (alcool, tabac, drogues…)

21% 16%

Contraception et grossesse

15%

Accidents domestiques Sommeil

13%

Le bio et les médecines douces

13%

Stress, mal-être en général

13% 10%

Maladies cardiovasculaires

9%

Maladies infectieuses Anorexie, boulimie Autres

3% 1%

Ce sont donc bien les axes relevant du quotidien des familles qui sont discutés, en priorité, dans les foyers.

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Familles et prévention santé Le besoin d’interlocuteurs extérieurs Enfin, les axes de prévention sur lesquels les familles auraient besoin d’un interlocuteur extérieur sont :  Le stress et le mal-être (32%)  Les maladies cardiovasculaires (23%)  Les maladies infectieuses (22%)  La santé et l’environnement (22%) Par ordre de priorité, les familles solliciteraient également un intervenant extérieur pour les questions de prévention relatives aux addictions aux écrans et aux jeux vidéos (20%), à l’alimentation et la nutrition (19%) ou au bio et aux médecines douces (19%). Quels sont les 3 thèmes pour lesquels vous auriez besoin d'un interlocuteur extérieur ? 32%

Stress, mal-être en général 23%

Maladies cardiovasculaires Maladies infectieuses

22%

Santé et environnement

22% 20%

Addiction aux écrans / jeux vidéos Alimentation, nutrition

19%

Le bio et les médecines douces

19%

Addictions (alcool, tabac, drogues…)

16% 15%

Bien-être et activité physique 10%

Sommeil 8%

Anorexie, boulimie Accidents domestiques

7%

Contraception et grossesse

7%

Autres

2%

L’axe principal retenu par les familles dans ce cadre correspond à leur première préoccupation en matière de prévention, à savoir le stress et mal-être. C’est ensuite la question des maladies cardiovasculaires et infectieuses qui retient leur attention. Au final, c’est bien le thème du stress et du mal-être en général, qui retient prioritairement l’attention des familles en matière de prévention, à l’heure actuelle et sur lequel il semble important d’agir aujourd’hui.

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Familles et prévention santé 2/ ACTEURS DE PREVENTION Le médecin traitant représente l’interlocuteur privilégié des familles pour les questions liées à la prévention santé. La quasi-totalité des familles (88%) lui font appel en priorité lorsqu’elles ont besoin d’informations. Les familles s’adressent également à leur pharmacien (45%) ou à leur entourage familial et amical (36%) pour des conseils. Les autres professionnels du champ médical ou paramédical, comme le médecin scolaire/universitaire/du travail/de PMI (10%), les infirmiers et auxiliaires médicaux (9%), et les associations (10%) sont aussi sollicités par les parents mais dans des proportions beaucoup moins importantes. Enfin, les mutuelles et organismes de protection (3%) et les enseignants (1%) ne sont pas des interlocuteurs auxquels les familles s’adressent pour évoquer la prévention. Vers quelle personne ou quelle structure vous tournez-vous pour avoir des informations sur la prévention en matière de santé ?

88%

Médecin traitant 45%

Pharmacien 36%

Parents, amis, familles Association

10%

Médecin du travail, scolaire, PMI

10% 9%

Infirmier / auxiliaire médical Mutuelle, CPAM, CAF, MSA Enseignant

3% 1%

Bien que peu de familles déclarent se tourner vers une association pour être informer en matière de prévention, seules 4% d’entre elles estiment que les associations familiales n’ont aucun rôle à jouer en matière de prévention.

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Familles et prévention santé Elles reconnaissent trois principales missions aux associations familiales dans ce domaine :  Diffuser les informations de prévention (57%)  Former, sensibiliser à réagir aux maux de la vie quotidienne : fièvre, coupure, brûlure, etc (41%)  Aider à la compréhension des messages de prévention (38%) Pour quelques familles également, les associations familiales doivent permettre d’aider et de sensibiliser les personnes à la lecture des étiquettes et différentes notices (26%), et également intervenir pour cibler les messages de prévention (19%).

Selon vous, quel rôle peut avoir une association familiale en matière de prévention ?

57%

Diffuser les informations 41%

Former, sensibiliser

38%

Aider à la compréhension des messages 26%

Aider, sensibiliser à la lecture 19%

Cibler les messages Aucun

4%

Autres

4%

Les professionnels de santé restent les interlocuteurs privilégiés des familles pour tout ce qui touche à la question de la prévention santé. Les associations familiales, doivent, quant à elles, agir sur la diffusion de l’information et sur l’accompagnement des familles (sensibilisation, aide à la compréhension).

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Familles et prévention santé 3/ MOYENS DE PREVENTION Pour que les campagnes de prévention atteignent leurs objectifs et influent sur les pratiques quotidiennes des individus, il est nécessaire de bien définir les besoins pour adapter le message, et les moyens de l’adresser, à la population cible. En effet, comme le montre le rapport du CESE, « l’individu est réceptif à l’information si elle répond à sa perception d’un besoin. Il faut créer le besoin, le désir et l’envie de prévention pour rendre réceptif les individus aux nécessaires pratiques de la prévention. L’information sera alors perçue comme une réponse à un besoin et non pas comme une doctrine culpabilisante qui a montré ses limites, notamment pour le public adolescent »31.

Opinion sur la prévention 88% des familles se sentent suffisamment informées sur les bonnes conduites pour « être et rester en bonne santé ». Ce sentiment partagé par l’ensemble des familles est notamment présent lorsque les parents répondent aux critères d’une bonne hygiène de vie (92%), mais beaucoup moins au sein des familles qui ont déjà été confrontées à un accident domestique (77%).

Pensez-vous être suffisamment informé(e) sur les bonnes conduites pour « être et rester en bonne santé » ?

71%

17% 10%

Oui, tout à fait

Oui, plutôt

Non, plutôt pas

2%

Non, pas du tout

31

CORNE Christian, ETIENNE Jean-Claude, Les enjeux de la prévention en matière de santé, Les avis du Conseil Economique, Social et Environnemental, février 2012 UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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Familles et prévention santé Concernant les campagnes de prévention qui sont mises en place actuellement, les messages diffusés sont bien intégrés par les familles qui les trouvent clairs et faciles à comprendre (92%) et faciles à retenir (86%). De plus, les familles estiment que ces campagnes sont pertinentes (71%), crédibles (69%) et qu’elles font réfléchir (74%). Les parents qui pensent être suffisamment informés sur les bonnes conduites sont plus souvent d’accord avec ces propositions. Pour autant, ceci ne doit pas masquer qu’un certain nombre de familles trouvent que les recommandations proposées dans les campagnes de prévention sont :  culpabilisantes (43%), tout particulièrement pour les familles qui n’ont pas une alimentation équilibrée (59%) et les parents d’adolescents et de préadolescents (53%) ;  incompatibles avec leur budget (39%), notamment pour les familles monoparentales (55%), les ouvriers et employés (47%) et personnes sans activité professionnelle (59%), et les familles qui n’ont pas une alimentation équilibrée (66%).

Enfin, 31% des parents indiquent que ces campagnes les laissent indifférents, surtout au sein des familles monoparentales (40%), de celles qui n’abordent pas la prévention avec leur médecin (38%), ou qui ne connaissent pas suffisamment les bonnes conduites à suivre pour être et rester en bonne santé (53%). Et 18% les jugent inutiles.

Opinion sur les campagnes de prévention

31%

Elles vous laissent indifférent

71%

Elles sont pertinentes Les messages sont clairs et faciles à comprendre

92% 69%

Elles sont crédibles

86%

Elles sont faciles à retenir 43%

Elles sont culpabilisantes Elles sont incompatibles avec votre budget

39% 74%

Elles vous font réfléchir Elles sont inutiles

18%

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Familles et prévention santé Moyens de prévention privilégiés Les trois moyens privilégiés par les familles pour s’informer en termes de prévention santé sont :  La télévision (55%)  Les messages écrits comme les plaquettes ou dépliants (51%)  Internet (43%) Quels sont les 3 moyens que vous utilisez ou utiliseriez pour vous informer sur la prévention santé ? 55%

La télévision

51%

Les plaquettes, dépliants 43%

Internet L’entretien individuel avec le personnel médical

41% 20%

La presse La radio

17%

Les conférences, débats

17% 11%

Les supports interactifs 6%

Les exposition, stands Les applications téléphoniques Autres

3% 1%

L’entretien avec le personnel médical est le 4ème moyen (41%) mobilisé par les familles pour s’informer, alors même que les liens avec le personnel médical, et notamment le médecin traitant, apparaissent comme très important dans les pratiques des familles, comme nous l’avons vu précédemment. On retrouve ensuite la presse écrite (20%) et la radio (17%), devant les conférences / débats / rencontres en groupe (17%), les supports interactifs comme les jeux pédagogiques ou des logiciels spécifiques (11%), les expositions / stands (6%) ou les applications téléphoniques (3%). Les supports écrits et les médias, tout confondu, occupent donc une place centrale en termes de moyens d’information des familles, devant les professionnels de santé.

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Familles et prévention santé Internet est un moyen d’information fortement mobilisé par les familles. En effet, 69% des parents déclarent déjà avoir consultés des sites ou des forums sur la santé :

Vous arrive t-il ou vous est-il arrivé de consulter des sites ou des forums internet parlant de santé ?

69%

Oui 31%

Non

Les couples sont plus nombreux à fréquenter ces sites (72%). De plus, il apparait que plus les enfants sont jeunes, plus les parents consultent Internet, ce qui peut témoigner de la place grandissante occupée par cet outil dans les foyers du département : Consultations des sites santé selon l'âge des enfants

83%

Moins de 5 ans

72%

5 à 9 ans 10 à 14 ans 15 à 17 ans 18 ans et plus

17% 28%

68%

32%

59%

41%

56% Oui

44% Non

Lorsque les parents se rendent sur ce type de sites, près de la moitié d’entre eux (48%) ne prêtent jamais attention à la signalétique et aux logos partenaires (mutuelle, organisme d’état, associations de médecins…) qui peuvent attester de la véracité et de l’exactitude des messages diffusés. Seuls 17% d’entre eux y font systématiquement attention.

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Familles et prévention santé

Si oui, portez-vous une attention particulière à la signalétique et logos partenaires ?

17%

Toujours

35%

Parfois

48%

Jamais

De la même manière, les parents sont peu nombreux à faire valider l’information trouvée par un professionnel de santé ou un membre de leur entourage. En effet, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous, ils répondent en majorité « jamais » à cette question. Cependant lorsqu’ils font systématiquement valider l’information trouvée (« toujours »), les parents se dirigent dans la plupart des cas vers leur médecin traitant (22%), qui là encore occupe son rôle de conseil et d’information. Par contre, pour ceux qui demandent conseil occasionnellement (« parfois »), l’ensemble des professionnels de santé et la famille sont consultés de façon plus indifférenciée.

Lorsque vous trouvez une information sur Internet, la faites-vous valider par :

66% 55%

53% 44%

41% 38%

37% 29%

22% 8%

Par un médecin

Par un pharmacien

Toujours

5%

4%

Par un autre professionnel de santé Parfois

Par un membre de votre famille

Jamais

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Familles et prévention santé Le fait de se renseigner sur les informations trouvées sur Internet est à mettre en lien avec les autres pratiques de prévention des familles qui ont été abordées précédemment. En effet, parler de prévention avec son médecin traitant, avoir une alimentation équilibrée, respecter les principes de précaution pour le stockage des médicaments, avoir une bonne hygiène de vie ou connaitre les bonnes conduites pour être et rester en bonne santé, conduit les familles à demander plus souvent conseil au médecin ou au pharmacien.

Retour sur les campagnes de prévention A la fin du questionnaire, les familles avaient la possibilité d’indiquer, d’une part le slogan qui les avait le plus marqué, et d’autre part, une proposition de slogan sur le thème de leur choix. Les slogans retenus par les 171 personnes qui ont répondu à cette question sont ciblés autour des thèmes suivants :  L’alimentation (58%) : « Manger 5 fruits et légumes par jour », « Les produits laitiers sont nos amis pour la vie », « Ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé »  L’alcool (17%) : « Tu t’es vu quand t’as bu », « Un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts »  Le sport (12%) : « Faites du sport », « Manger, bouger »  Les médicaments (11%) : « Les antibiotiques, c’est pas automatique »  Le tabac (8%) : « Fumer tue »  La sécurité routière (6%) : « Boire ou conduire, il faut choisir » ; « Sam, c’est celui qui ne boit pas »  Autres (7%) : cancer, sida, accidents domestiques, hygiène… Comme on le voit, ce sont les slogans liés à l’alimentation qui sont le plus retenus par les familles, et notamment le fameux « Manger 5 fruits et légumes par jour ». Pour rappel, ce slogan publicitaire correspond à la seule recommandation du Programme National Nutrition Santé que les parents ont mis en avant.

110 personnes se sont, par ailleurs, prêtées au jeu de proposer un slogan, sur les thèmes suivants :  L’alimentation et le sport (35%) : « Cuisinez et ne vous laissez plus empoisonner », « Manger avec les saisons, c’est tout bon »

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Familles et prévention santé  Les addictions (tabac, alcool, drogues) (16%) : « Parole, tu déchires sans être ivre ! » « Si tu ne veux pas détruire tes neurones, arrête la drogue »,  Le bien–être et la santé (15%) : « Aérez-vous et souriez plus », « Avoir la santé : pourquoi pas vous ? »  La maladie et l’usage des médicaments (7%) : « Réduisez les médicaments, vous vivrez plus longtemps », « Vos seins vous les aimez ? Faites-vous dépistez ! »  Les écrans et jeux vidéo (5%) : « 30 minutes d’écran pas jour suffisent largement de nos temps »  L’environnement (5%) : « N’écoutez plus les médias, les multinationales et les labos. 

nous empoisonnent »

 L’hygiène (5%) : « Lave-toi les mains, c’est bien plus malin »  Les violences (4%) : « Quand l’amour devient prison, il est temps de partir »  Autres (8%) : accidents domestiques, sommeil, stress, sexualité, dépression/suicide

Parmi les propositions formulées, les thèmes et slogans les plus souvent énoncés sont communs et proches des campagnes de prévention déjà mises en œuvre (alimentation, sport, addiction aux produits). Pour autant, les familles témoignent aussi, à travers leurs propositions, de préoccupations qui s’éloignent quelque peu des sujets « classiques » et qui rejoignent leurs besoins comme les addictions aux écrans, la protection de l’environnement ou les violences conjugales.

Les familles du département témoignent d’une connaissance assez large, des différents axes sur lesquels les campagnes de prévention sont orientées, ainsi que des différents acteurs intervenants sur ce champ, et d’une bonne compréhension des messages. Dans le contexte actuel, elles mettent en avant d’autres champs plus spécifiques qui pourraient être traités plus particulièrement au titre de la prévention, et notamment la question du stress et du mal-être.

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CONCLUSION La place centrale des familles dans la prévention en matière de santé est aujourd’hui reconnue. L’enquête montre effectivement un investissement important des parents pour permettre à la famille dans son ensemble, et tout particulièrement aux enfants, d’être et de rester en bonne santé. La fonction d’apprentissage et d’exemplarité des parents semble à ce titre très présente. Parmi les outils et moyens mobilisés, le médecin traitant reste l’interlocuteur privilégié des familles, notamment dès qu’il s’agit de conseils sur les médicaments ou les accidents domestiques. Mais, la place croissante occupée par Internet dans la vie quotidienne des familles n’échappe pas au domaine de la prévention et de la santé. Les familles sont donc nombreuses à aller rechercher de l’information sur la toile, sans nécessairement prendre de précautions. Concernant les axes de prévention, les résultats témoignent d’une adéquation entre les besoins ressentis par les familles et les propositions qu’elles formulent. Aujourd’hui, c’est bien la question du stress et du mal-être qui retient leur attention et sur laquelle il est important d’agir. Enfin, les comportements de prévention santé doivent s’entendre et être évalués dans un ensemble. Il est vrai que les familles qui adoptent des comportements préventifs sur un plan, le font également sur les autres. Il est donc nécessaire de penser la prévention de manière globale et d’« impliquer ceux qui ne le sont pas aux questions de santé en améliorant les systèmes d’information et d’éducation » 32. Néanmoins, moins que sur la diffusion des messages, il est important d’agir sur leur appropriation au quotidien. En effet, les familles d’Ariège connaissent les interlocuteurs potentiels, comprennent les messages et se montrent plutôt en accord avec les recommandations énoncées. Pour autant, elles ne les mettent pas toujours en application. Il reste donc à approfondir les raisons à l’origine de ce décalage entre pratique et théorie.

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HEBEL Pascale, RECOURS Fanette, Les populations modestes ont-elles une alimentation déséquilibrée ?, Credoc, Cahier de recherche n° 232, décembre 2006 UDAF de l’Ariège – Observatoire départementale des familles –2013

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BIBLIOGRAPHIE

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ANNEXES Lettre d’accompagnement

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Familles et prévention santé Questionnaire

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Rapport 2013 de l'enquête menée dans le cadre de l'Observatoire départemental des Familles de l'Ariège sur le thème "Familles et prévention...

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