Page 1

18ème congrès Union Départementale des Hauts de Seine. Document d’orientation Vous avez entre les mains le document d'orientation soumis aux débats dans tous les syndicats et qui, à l'occasion du congrès de votre UD, et dans le prolongement des orientations du 50ème congrès confédéral, propose des choix pour conduire notre activité syndicale sur le département, l'impulser et la coordonner de telle façon que cela puisse répondre à vos attentes et espoirs de progrès sociaux, besoins et ambitions de renforcer l'impact de vos luttes revendicatives, la portée de vos interventions CGT. Ce document est un projet qui, au terme des échanges et discussions, remarques et critiques, propositions et amendements exprimés dans la préparation du congrès et durant celui-ci, deviendra alors une base commune de repères pour construire notre activité CGT, nos luttes revendicatives sur les Hauts de Seine. Ce sera l’utilité du congrès de votre Union Départementale, et dès maintenant dans sa préparation, que d’élaborer des réponses constructives grâce à l’apport de chacun des syndicats et chacune des sections syndicales. Que chacune, chacun des syndiqués CGT participe activement à la discussion, prenne le temps de lire ce document d’orientation et communique sa réflexion, ses propositions pour mener les revendications à la victoire, construire ces espoirs de luttes gagnantes !

Préambule Avec la CGT, l'espoir de gagner ! Enseignants en grève sur les Hauts de Seine pour la dotation horaire globale et contre la réforme des rythmes scolaires. Inspectrices et inspecteurs du Travail en grève contre la réforme Sapin. Animatrices en grève à la Mairie de Colombes, personnels du service culturel en grève à la Mairie de Nanterre, grèves pour les salaires à Fidélia Suresnes, à Gemalto Meudon, …. Retraités mobilisés pour leur pouvoir d’achat à partir d’une carte pétition au Président de la République exigeant l’augmentation des pensions. Grèves dans les PMI, au Conseil Général et à la CPAM, à La Poste, et à EADS pour les conditions de travail et l’emploi…. Ce tour d’horizon est loin d’être exhaustif. Ce premier semestre 2014 voit les luttes se multiplier, des solidarités de luttes se chercher, des convergences d’intérêts se construire, avec au bout du compte, l’obtention d’acquis qui encouragent à poursuivre.

1-1

Le 18 Mars, après le 6 Février, a amplifié le cri « Maintenant, ça suffit ! ». "Ça suffit l'austérité !" « Non au pacte de responsabilité ! » C’est dans les profits qu’il faut taper, c’est là qu’il faut chercher l’argent pour nos salaires et notre Sécu. Sur les Hauts de Seine, à Gennevilliers, à la Snecma, comme à Boulogne, à TF1, et ailleurs encore, la CGT revendique des augmentations générales de salaire et refuse de les sacrifier pour les dividendes des actionnaires. Partout des syndiqués, des salariés refusent de se résigner. 1-2

1


Partout, des militantes et des militants CGT sont déterminés à ne pas laisser faire et ils engagent et construisent les luttes.

2-1

Dans cette région parisienne, en Ile de France comme partout en France et dans le monde, les salariés, retraités et privés d'emplois sont confrontés à un capitalisme en recherche effrénée de profits immédiats qui le conduit à une guerre déclarée aux travailleurs. 2-2

La violence des rapports de classe, "la violence des riches" comme cela a été souligné par une étude sociologique, cette violence de la classe capitaliste, son agression permanente contre le monde du travail est la donnée structurante de la période actuelle. 2-3

2-4 C'est ainsi que le besoin de développer nos forces CGT pour être à la hauteur de nos ambitions de luttes revendicatives, pour être en capacité de rassembler et de faire des démonstrations de force CGT dans notre département, est devenu en enjeu crucial, un défi incontournable pour chacun des syndicats CGT pris isolément, et pour nous tous, tous ensemble.

C'est pourquoi, conscients de cet enjeu vital, nous avons voulu un document centré sur l'organisation, dans toutes les dimensions de syndicalisation et de qualité de vie syndicale, d'impulsion et coordination de l'activité, de communication et d'information.

2-5

Nous avons donc bien besoin de hisser nos forces CGT au-delà des 13.800 syndiqués CGT environ que compte notre organisation dans ce département où vivent et travaillent environ 1 million de salariés, 250.000 retraités et 100.000 femmes et hommes privés d'emploi.

2-6

2


Dans quel contexte agissons-nous ? Trois premiers constats pour situer les responsabilités 3-1 1. La complicité MEDEF – gouvernement dans l’offensive contre le monde du travail est flagrante. Du TSCG au soi-disant pacte de responsabilité, en passant par l’ANI et l’allongement de la durée de travail à 43 années, la réduction massive des budgets publics et le démantèlement de la Sécurité Sociale, les salariés sont confrontés à la version française de la politique d’austérité menée dans toute l’Europe sous l’impulsion de l’UE et de sa troïka. Toute l'expérience européenne récente des cinq dernières années a pourtant montré la portée gravement contreproductive de cette politique pour l'intérêt général du monde du travail,

2. La trahison par le gouvernement des engagements et perspectives de changement qui avaient été pris, aggrave la crise économique et ouvre une crise morale et politique profonde. Elle alimente le désarroi et la confusion parmi les travailleurs salariés, le découragement et le désespoir dans le monde salarial. Elle nourrit les idées politiques réactionnaires, la démagogie du FN et autres partis d’extrême droite.

3-2

3. La démission d'une partie du syndicalisme de ses responsabilités de défense des intérêts des salariés contribue à accentuer cette crise morale et politique. Le programme commun CFDT, CGC, CFTC, MEDEF, CGPME, UPA sur une conception partagée de la « compétitivité » rend plus difficile la réalisation de l’unité d’action toujours aussi nécessaire pour les revendications des salariés, retraités et chômeurs, femmes et hommes. Ce syndicalisme du renoncement, qui a accompagné tous les projets régressifs portés par le patronat (ANI, Retraite, …) est un obstacle à la construction du rapport de forces gagnant pour le monde du travail.

3-3

3-4 Le

syndicalisme est à la croisée des chemins : résister ou accompagner !

3-5 - soit accompagner la politique d'austérité dans une nouvelle Union Sacrée autour de la réduction des dépenses publiques, le démantèlement de tout ce qui a permis un progrès social pour la classe des travailleurs : Droit du travail, Sécurité Sociale et Services Publics. Cette voie du renoncement et de la démission est celle choisie par la direction confédérale CFDT. C'est la voie assurée vers une perte de crédibilité du syndicalisme en tant que force indépendante au service des intérêts des salariés et capable, par le conflit social assumé, de construire du progrès social et des perspectives d’émancipation. Mesurons qu’une pression forte s’exerce aussi sur la CGT pour l’amener à rallier ce camp. 3-6 - soit résister, chercher à construire une dynamique de mobilisations revendicatives gagnantes et se mettre en position de conquérir, en affirmant résolument le refus de la régression sociale d’ensemble voulue par le gouvernement et le patronat. C’est la voie que nous avons choisi à la CGT. Pour cela, il est nécessaire de tirer les leçons des mobilisations revendicatives menées en 2013, d’en faire un bilan critique pour se donner les moyens de nos ambitions.

3


4-1 A

la croisée des chemins aussi face aux transformations du travail

4-2 Pour

mieux soumettre les salariés, les employeurs ont modifié les pratiques de management. Le développement de nouvelles méthodes de gestion et de management qui ont accompagné la transformation financière des entreprises, associé à des outils spécifiques comme les nouvelles technologies de l'information et de la communication ont transformé en profondeur le travail 4-3 L’évaluation individualisée des performances a été un tournant majeur dans le management. Les salariés se voient assigner des objectifs qu’ils ne sont pas en mesure d’appréhender dans un contexte d’intensification du travail Elle est basée sur une gestion par objectifs fixés individuellement qui conduisent à une mise en concurrence des salariés. Les salariés redoutent ces moments d’évaluation, ils se renferment sur leurs difficultés personnelles, luttent contre la dévalorisation liée à la perte de la maîtrise de leur travail. 4-3 Avec la mise en place du forfait-jour dans certaines entreprises, on passe d'une mise à disposition d'une force de travail d'un salarié pendant une durée déterminée dans un rapport de subordination, à un contrat d'objectif où seuls comptent les objectifs réalisés. 4-4 Ces pratiques conduisent les salariés à douter de leur travail, afin de mieux les soumettre aux objectifs financiers de l’entreprise. Les restructurations incessantes, la mobilité systématique des salariés, les déplacements des entreprises, la mise en concurrence des salariés entre eux, menée de plus en plus au niveau mondial, les évaluations individuelles ne facilitent pas l’organisation collective des salariés. 4-5 Dans ce contexte, notre syndicalisme, fragilisé aussi par cette politique individualiste d’objectifs et de concurrence financière, doit trouver les forces pour redonner aux salariés leur dignité et la maîtrise de leur travail en redonnant du sens au collectif.

4


1 De quelle activité interprofessionnelle les syndicats CGT ont-ils besoin ? Répondre aux besoins de luttes revendicatives 5-1 Seul dans son coin, isolé dans son entreprise, on ne peut rien changer. Face à la nécessité de défendre, reconquérir et développer les droits et garanties collectives communes à tous les salariés, les syndicats CGT se doivent de trouver des convergences d'actions revendicatives, tant dans l’entreprise autour des revendications professionnelles que sur les territoires à partir des besoins à satisfaire sur la vie quotidienne (transports, droit au logement, aux vacances,…).

Au-delà de la diversité de leurs caractéristiques particulières, nos combats revendicatifs sont cependant confrontés à la politique d'austérité gouvernementale et patronale visant à baisser ce qu'ils appellent le "coût du travail" pour à l'inverse, élever la rémunération des actionnaires, leur verser des dividendes toujours plus inadmissibles. 5-2

5-3 C'est pourquoi la campagne confédérale CGT pour réduire le coût du capital est un point d'appui pour toutes nos luttes revendicatives.

Droit au travail, salaire et temps de travail, conventions collectives et statuts Le droit au travail est fondamental : droit à un emploi statutaire ou à un Contrat à Durée Indéterminée. Le développement de multiples contrats précaires ne bénéficie qu'aux employeurs et empêche notamment les jeunes générations d'entrer pleinement dans la vie active. 5-4

Le partage inégalitaire des richesses créées par le travail s'accentue au détriment des travailleurs : le SMIC et les salaires augmentent moins vite que l’inflation et la productivité du travail, le point d’indice est gelé dans la fonction publique.

5-5

La maitrise du temps de travail par le salarié, son décompte sont de plus en plus malaisés car le travail dissimulé, le travail non comptabilisé (travail à la maison, dans les transports, temps passé à être connecté, à lire les mails au domicile) tend à se généraliser.

5-6

5-7 De nombreux projets gouvernementaux remettent en cause les services publics et leurs statuts : à la SNCF (3ème paquet ferroviaire européen pour la libéralisation du rail), à la Poste, à EDF, dans l'Education Nationale, dans toute la fonction publique, il y a nécessité de combattre pour la défense et l’amélioration des statuts et des conventions collectives. C’est en s’appuyant sur le socle de ces conventions collectives et de ces statuts que nous portons l’ambition de construire dans les luttes un nouveau statut du travail salarié et une sécurité sociale professionnelle.

5


Protection sociale et Sécurité Sociale 6-1 C'est contre toute notre protection sociale que le MEDEF et le gouvernement s'acharnent et redoublent d'attaques : la généralisation des complémentaires maladie dans les entreprises conçue pour affaiblir et déstabiliser la dimension solidaire interprofessionnelle de la branche maladie de la Sécurité Sociale, l'allongement de la durée de travail portant à 66 ans l'âge de départ à la retraite, la baisse programmée des retraites complémentaires, la multiplication des exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises s'ajoutent à la loi Bachelot (HPST) destructrice de l'hôpital public, aux franchises médicales et diverses autres mesures de régression sociale. Ouvrir de nouveaux champs pour les profits, affaiblir et briser les capacités de solidarité de la classe travailleuse, tel est le double objectif poursuivi avec le démantèlement voulu de la Sécu.

Dans ce contexte le pacte de responsabilité des entreprises lancé par François Hollande et signé entre le MEDEF, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, le 5 Mars 2014 veut en finir avec les cotisations sociales Famille versées par les entreprises. Cela représente un cadeau de 35 milliards d’euros aux patrons ! C’est un changement de braquet dans le démantèlement de la Sécurité sociale. En 3 ans il n’y aurait plus de branche famille ! Cette attaque sans précédent vient s’ajouter aux 230 milliards d’exonérations accordés aux patrons depuis 1996. L'inefficacité de ces exonérations dont la montée en puissance (multipliées par 10 en 20 ans) s'est accompagnée de la montée du chômage, est incontestablement prouvée et il faut donc les supprimer.

6-2

6-3 Les cotisations sociales sont une partie intégrante du salaire appartenant à chaque travailleur, c'est notre salaire socialisé et aucune contrepartie ne saurait justifier que l’on brade une branche entière de la Sécurité Sociale. C’est pourquoi la CGT combat pour le retrait de ce pacte de responsabilité. Nous voulons regagner le droit pour tous à une Sécurité Sociale de haut niveau, à la retraite à 60 ans garantie par la Sécurité Sociale, obtenir les revalorisations de pensions des régimes général et complémentaire permettant le maintien du pouvoir d'achat.

Emplois industriels, emplois de services et de services publics 6-4 Le chômage ne cesse d’augmenter, en particulier pour les jeunes, les femmes et les plus anciens, et notre département compte ainsi plus de 100.000 demandeurs d’emplois. Cet état de fait nécessite d’organiser le combat contre les plans de licenciements avec l'objectif de conquérir un véritable service public de l'emploi, ce qui exige de remettre en cause la fusion ANPE/ASSEDIC.

Pourtant, les charges de travail existent. Mais les nombreux sièges sociaux d’entreprises du CAC 40 installés sur notre département favorisent les externalisations de charges de travail au détriment des sous-traitants locaux. 6-5

Nous voulons combattre pour les faire reculer la précarisation grandissante des emplois de service, la généralisation et la banalisation du travail du dimanche et de nuit dans le Commerce, la déréglementation des droits du travail salarié voulus par les employeurs et le gouvernement.

6-6

6-7 La

défense de l’école publique a pris une importance particulière. Malgré l’opposition d’une écrasante majorité d’instituteurs, d’agents territoriaux, de parents, le ministre de l’éducation veut imposer une réforme des rythmes scolaires introduisant une territorialisation inégalitaire de l’école.

6


7-1 Il

est nécessaire :

7-2 - d’exiger des moyens pour assurer les missions de services publics et, pour cela, de continuer à combattre toutes les politiques de réduction des dépenses publiques quelle que soit leur étiquette (RGPP, MAP, … etc.),

- de stopper les processus de privatisation et de gagner une réappropriation publique et démocratique des services publics afin de garantir l'égalité d'accès aux droits fondamentaux.

7-3

- d’agir en pour préserver nos services publics de la politique européenne et américaine (Pacte transatlantique UE - USA) visant leur déclin par leur transformation en services marchands guidés par la priorité au profit pour des actionnaires.

7-4

- de développer le service public de proximité par des fonctionnaires sous statut et pour une égalité de traitement pour tous les usagers. 7-5

Convergences revendicatives industrie et services publics Face au recul de l'emploi industriel et au-delà de ce constat, nous voulons porter une ambition revendicative de reconquête qui situe le développement de l'industrie comme indissociable de celui des services publics. 7-6

7-7 Le

débat n'est pas de savoir s'il faut des services publics en territoire pour voir sur ce dernier pousser une industrie ou s'il faut à l'inverse qu'une industrie existe sur un territoire pour que les services publics et les services s'y développent mais de travailler à une cohérence des deux secteurs.

C'est pourquoi nous mettons en débat l'idée de la construction d'un projet revendicatif territorial Hauts de Seine qui, en articulation cohérente avec les ambitions revendicatives de la CGT sur la Région et en partant des atouts industriels de notre département comme dans l'aéronautique, l'automobile, l'électronique ou la Recherche, permettrait les convergences d'intérêts, des solidarités de luttes revendicatives entre les syndicats et les salariés des services publics et ceux de l'industrie. 7-8

7-9 Il s'agit concrètement de concevoir, par exemple, des mobilisations revendicatives convergentes entre les besoins d'emplois industriels et les besoins de formation avec certaines filières professionnelles à assurer par les Lycées Professionnels, ou entre les besoins de développement de l'activité industrielle en région et la nécessité de reconquérir le transport Fret marchandises, la réouverture de la ligne de transport "petite ceinture" en région parisienne.

Travailleurs sans papiers. 7-10 Tous les syndicats CGT sont concernés par la régularisation de travailleurs sans papiers car la surexploitation que le patronat leur fait subir tire tous les salaires vers le bas, pousse à la précarisation des emplois, et représente ainsi une large brèche ouverte dans la solidarité d'intérêts qui relie l'ensemble des salariés. Colmater et refermer cette brèche est possible en s'appropriant cette lutte dans tous les syndicats, en l'intégrant dans le cahier revendicatif professionnel et/ou d'entreprise, en construisant les solidarités nécessaires sur les lieux de travail, et avec les autres syndicats CGT à proximité, dans la localité avec l’UL, ou la profession avec la Fédération.

7


Métropole Grand Paris er 8-1 Le vote du 1 volet de l’acte III de la décentralisation et de la Modernisation de l’Action Publique (MAP) le 19 décembre 2013, définit le statut de la Métropole, ses objectifs, son périmètre (fusion des départements de Paris avec la petite couronne) ainsi que ses compétences (aménagement de l’espace métropolitain, politique locale de l’habitat, politique de la ville, développement et aménagement économique social et culturel, protection de l’environnement et du cadre de vie). 8-2 L’Etat par voie d’ordonnances et par la création d’une mission de configuration met maintenant en place les outils qui se veulent être ceux de la future métropole au 1er janvier 2016. 8-3 L’objectif du Grand Paris s’inscrit dans la compétition mondiale du capitalisme. 8-4 Cette conception de l’organisation territoriale relève d’un modèle de développement axé sur la compétitivité et l’attractivité financière pour un rayonnement mondial de la région capitale en concurrence avec les autres capitales européennes et mondiales.

Les effets sont prévisibles : il va s’en suivre un véritable bouleversement du paysage politique et économique car la métropole du Grand Paris est une arme anti démocratique qui s’inscrit dans la réduction massive des dépenses publiques. Elle remet en cause les prérogatives des communes et les services publics de proximité.

8-5

8-6 Combinée avec la réforme en cours du statut de la fonction publique sur l’inter ministérialité, la métropole menacera directement les emplois de centaines de milliers de fonctionnaires et d’agents territoriaux, menacés d'être supprimés et de subir des mobilités forcées.

La CGT s’efforce d’en faire l’affaire de tous car ce projet d'aménagement antidémocratique du territoire, concerne tous les salariés, et pas seulement les fonctionnaires.

8-7

Nous revendiquons des droits et pouvoirs nouveaux pour les salariés sur les questions d’aménagement des territoires ce qui, en premier lieu, nécessite le respect et le retour à la libre administration des communes..

8-8

8-9 Le

combat pour l’abrogation de cette loi est à l’ordre du jour. Nous mettrons en œuvre toutes les formes d’action permettant de bloquer la mise en place de la Métropole (pétitions, actions de masse, travail en destination des élus, référendum comme en 2005 face au TCE). Transports et logements. Les besoins de transport et de logement, particulièrement importants sur les Hauts de Seine sont au premier plan des enjeux face auxquels la MGP apporte des réponses négatives. Sa mise en place aggraverait la situation. En effet les nouvelles lignes de transports prévues par le réseau express Grand Paris privilégient les déplacements des "hommes d'affaires" sans prendre en considération les énormes besoins d'amélioration des conditions de transport dans les lignes RER ou la ligne 13 du métro, dont la saturation quotidienne rajoute à la pénibilité du travail. 8-10

8


L'ampleur des besoins de logement est un enjeu crucial. Or la métropole est une arme au service des spéculateurs. Les communes se verraient déssaisis des PLU. L’urbanisation deviendrait l’arme des promoteurs contre les logements sociaux. La fusion prévue des OPH aggraverait encore la carence de logements neufs et le mal logement, surtout dans notre département où une quinzaine de villes gérées par la droite ne respectent pas l'obligation d'en fournir 20%. (Loi SRU).

9-1

Libertés syndicales. Les mesures de répression contre les délégués syndicaux et représentants des salariés se multiplient. Dans cette situation, il est indispensable de rétablir pleinement le droit de grève, de réaffirmer le droit pour les salariés de se syndiquer, de constituer et d’être représentés par des syndicats. La démarche pour obtenir une Bourse du Travail départementale, réamorcée de façon unitaire en 2012, est à amplifier, les Hauts de Seine étant un des deux seuls départements d’Ile de France privés de cet outil.

9-2

Sur l’égalité professionnelle 9-3 Pour la CGT, l’égalité au travail est fondamentale car elle permet l’émancipation et l’autonomie économique des femmes.

L’histoire le montre, les grandes avancées pour les femmes ont été obtenues par la mobilisation. Ces avancées ne se sont pas faites au détriment des hommes, mais permettent au contraire l’émancipation de tous et de toutes. Aujourd’hui, face aux forces réactionnaires ultra -conservatrices, tenantes d’un « ordre moral » et qui envahissent la rue pour attaquer très durement les droits des femmes, comme le droit à l'IVG, le droit de disposer de son corps, le droit de choisir sa maternité, la CGT réaffirme sa volonté de poursuivre la lutte pour consolider et développer les acquis des luttes féministes. L’égalité aujourd’hui proclamée dans la loi de janvier 2014 n’est pas effective au quotidien, il y a en effet toujours 27 % d’écart salarial et 40 % d’écart de pension de retraite entre les femmes et les hommes. Et par ailleurs 80 % des tâches ménagères assumées par les femmes.

9-4

Mettre en œuvre la stratégie CGT pour faire gagner les luttes C’est en conjuguant l’ancrage des luttes et l’enracinement des revendications sur les lieux de travail avec le "tous ensemble" interprofessionnel dans la grève et dans la rue que les syndicats CGT se donneront les moyens d’imposer leurs revendications. C’est aussi en conjuguant la défense des acquis sociaux avec la volonté de conquêtes sociales, telles que la sécurité sociale professionnelle et le nouveau statut du travail salarié, les comités interentreprises, par exemple, que nous construirons le rapport de forces gagnant.

9-5

Se rassembler et construire l'unité d'action syndicale 9-6 La revendication, ciment de l'unité d'action. Les questions de l’unité syndicale, du syndicalisme rassemblé ont fait largement débat au 50ème congrès après la signature par la CFDT de l’ANI du 11 janvier 2013. La nécessité de travailler à l’unité à partir de revendications claires, et sans chercher a priori l’unité avec telle ou telle organisation syndicale, a pris tout son sens en 2013 et en ce début d’année 2014, à l’image de la déclaration des 4 confédérations CGT, FO, FSU et Solidaires du 21 février contre le pacte de responsabilité Hollande-Gattaz. 9


C’est aussi ce que l’UD a mis en œuvre en prenant contact avec toutes les UD des Hauts-de-Seine sur la base nette du refus de ce pacte, ce qui a permis de sortir un appel d’unité à la grève et à la manifestation du 18 mars.

10-1

C’est la méthode à mettre en œuvre, à tous les niveaux de notre organisation, et à chaque occasion pour œuvrer à l’unité d’action syndicale et parallèlement, engager la construction du rassemblement des salariés dans la lutte en utilisant tous les leviers de la bataille d’idées CGT.

10-2

Porter l’ambition syndicale CGT de transformation sociale pour conquérir l’émancipation du travail 10-3 Face aux destructions de nos droits et aux projets de régression sociale portés par le MEDEF et le gouvernement, il nous faut réfléchir entre syndiqués et avec les salariés, sur notre conception de l'activité syndicale interprofessionnelle afin qu'elle soit à la hauteur des enjeux de luttes et de confrontation et qu'elle permette de ré-ouvrir l'espoir de luttes gagnantes.

Nous avons besoin d'actualiser notre conception de la "double besogne", issue de la Charte d’Amiens, par laquelle, dans le souci d’être efficace pour les intérêts des salariés, nous avons défini notre démarche CGT comme devant conjuguer deux exigences : inscrire la recherche de la satisfaction des revendications immédiates dans la perspective d'émancipation du travail pour nous libérer de l'exploitation capitaliste

10-4

C'est en rallumant ce moteur de la "double besogne" dans le contexte actuel des rapport sociaux de production, c'est en faisant vivre notre ambition de transformation sociale, par des actes concrets nourris par la volonté de faire gagner les revendications que nous redonnerons des perspectives de conquêtes sociales au monde du travail

10-5

10


Résolution N°1. Ambitions revendicatives Reprenant à leur compte les repères revendicatifs de la CGT et s'appropriant les orientations du 50ème congrès confédéral, les syndicats CGT des Hauts de Seine veulent insister sur plusieurs enjeux revendicatifs pour lesquels ils entendent se mobiliser et construire des convergences de luttes sur leur département et en Région : 11-1

Convergences Industrie - Services publics. Pour faire vivre la démocratie et nos services publics territoriaux à l'échelle des communes et des départements, regagner une implantation de leurs structures de proximité et donc pour l’abrogation de la loi sur la Métropole du Grand Paris. 11-2

Pour construire une convergence d’actions revendicatives entre salariés de l’industrie et des services publics au travers de l’élaboration d’un projet revendicatif territorial Hauts de Seine. 11-3

Pour combattre par tous les moyens l’application de la réforme des rythmes scolaires du ministre de l’éducation qui achèverait la rupture existante dans l’égalité d’accès à l'Education nationale. 11-4

Salaire – Emplois- Droit au travail - Sécurité Sociale. Pour imposer avec les augmentations générales de salaire, des augmentations de la part patronale des cotisations sociales, obtenir des classifications reconnaissant les qualifications, faire reculer toutes les mesures d'individualisation visant la mise en concurrence des salariés, 11-5

Pour la défense et le développement de la Sécurité Sociale de 1945 fondée sur les cotisations sociales, le retour plein et entier à ses missions avec le remboursement au premier euro. En conséquence, pour le retrait du pacte de responsabilité signé entre le MEDEF, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC le 5 mars 2014, retrait qui a été revendiqué dès la première grève interprofessionnelle et les manifestations du 18 mars 2014. 11-6

Pour arrêter les licenciements, reconquérir et améliorer les droits du travail dégradés ou détruits par l'ANI sur la soit-disant "sécurisation de l'emploi", pour mettre en échec les accords de compétitivité et imposer une véritable loi de sécurisation du droit au travail. 11-7

Pour la régularisation des travailleurs sans papiers et pour une directive détachement des travailleurs en Europe qui interdise le dumping social contrairement à la directive actuelle issue de la conception Bolkestein basée sur la mise en concurrence des salariés qui nivèle nos droits par le bas. 11-8

Egalité professionnelle. Pour poser avec exigence dans chacune des Négociations Annuelles Obligatoires, nos revendications permettant qu'à travail de valeur égale, un salaire égal soit garanti aux salariées et construire, sur cette base, des plans pour avancer réellement dans l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. 11-9

11


Libertés syndicales. Pour les libertés des salariés à l'entreprise et les libertés syndicales, leur défense et la conquête de nouveaux droits, contre la criminalisation de l'activité syndicale afin que partout sur les lieux de travail, la CGT puisse mener son activité sans entrave, fasse reculer les discriminations et annuler les sanctions injustes et abusives. Pour le vote de la loi d’amnistie par le parlement. 12-1

Pour la conquête de moyens en personnels afin d'améliorer le fonctionnement de la justice Prud'homale à Nanterre et Boulogne, le maintien sur les Hauts de Seine des trois sites de l'Inspection du Travail (Clichy, Nanterre et Bagneux). 12-2

Pour mener une grande campagne de mobilisation permettant de gagner l'engagement de construction d'une Bourse du Travail départementale en faisant converger les initiatives des syndicats et des Unions Locales 12-3

Pour atteindre ces objectifs, les syndicats CGT des Hauts de Seine réaffirment : 12-3 - La pleine validité des principes CGT pour un syndicalisme de classe et de masse, indépendant et démocratique, seul capable de conquérir du progrès social par la montée en puissance des actions collectives portée par la conjugaison de leur ancrage dans les entreprises et parallèlement de leur convergence sur les territoires. 12-4 Décident en conséquence de persévérer dans leur volonté de créer des syndicats, l'organisation de base de toute la CGT, indispensable à l'essor des luttes. - Que s'investir dans l'action revendicative interprofessionnelle, c'est se donner les moyens d'être plus forts "chez soi" dans son entreprise, d'être plus forts pour toutes les revendications professionnelles, notamment sur le triptyque salaire emploi - protection sociale. 12-6 Décident en conséquence d'investir, ou de réinvestir les mobilisations et campagnes confédérales CGT sur le coût du capital à réduire; Sur les élections Prud'homales, pour gagner leur organisation en 2015. 12-5

- Que le développement des solidarités entre salariés d'une même profession, et pour cela la construction d'outils pour impulser et coordonner l'activité professionnelle sont des points d'appui indispensables pour élaborer des revendications fédératrices et rassembler dans l'action collective. 12-8 Décident en conséquence, conformément aux statuts des fédérations existantes, de créer, ou d'aider à créer, des Unions Syndicales Professionnelles rayonnant sur le territoire départemental, dans tous les secteurs où ce besoin existe actuellement ou émergera demain, et notamment dans le Commerce et les Services, les Aides à la Personne, ...etc. 12-7

- Que les solidarités d'intérêts entre salariés et retraités, entre travailleurs immigrés et français, entre usagers et salariés des services publics, (patients et personnels hospitaliers, parents d'élèves et enseignants, parents et personnels de l'animation, ...etc.) sont des points d'appui pour construire le rapport de force favorable aux revendications. 12-10 Décident en conséquence de faire de l'Union Locale le point de rassemblement de ces intérêts complémentaires, le lieu des convergences revendicatives à construire en cherchant pour cela à constituer des collectifs de syndicats CGT qui impulseront et coordonneront les mobilisations nécessaires. Pour l'année 2014, ils s'engagent notamment à construire des collectifs dans chacune des UL afin de mener avec esprit de conquête la campagne pour les élections dans la Fonction Publique qui auront lieu le 4 Décembre 2014. 12-9

12


2 Avec quelles forces CGT sur le département des Hauts de Seine allons-nous mener ensemble l'activité interprofessionnelle ? Pour une véritable politique de syndicalisation offensive et pérenne Relever le défi de la syndicalisation, c’est élever nos capacités de résistances et de conquêtes sociales, c’est conjuguer l’une avec l’autre, condition nécessaire pour s’imposer face au MEDEF et à nos directions d’entreprises.

13-1

Sur les Hauts de Seine nous comptons 13.800 syndiqués CGT pour environ 1 million de salariés, 250.000 retraités et 100.000 privé-e-s d’emplois. Près de 45.000 voix aux élections Prud'hommes (26%). Plus de 3000 établissements d'au moins 50 salariés et 60% d'ICT. Le résultat des premières élections TPE qui place la CGT, de loin, comme première organisation syndicale, nous incite à poursuivre, et élargir, le déploiement engagé en direction de ce salariat.

13-2

Pour construire le rapport de forces CGT, il nous faut des états des lieux précis, du salariat et de nos forces organisées, au plus près du terrain de l’entreprise, partout où la CGT existe.

13-3

13-4 Le nombre de syndiqué-e-s est un élément incontournable du rapport de force pour peser et négocier valablement, gagner sur nos revendications. 13-5 Au cours des trois dernières années, nous enregistrons sur les Hauts de Seine une progression du nombre de syndiqué-e-s en passant de 13.346 FNI payés en 2010, à 13.180 en 2011, puis à 13.773 en 2012.

Ces progressions, qui masquent des situations contrastées reflétant les évolutions du salariat, sont en deçà du niveau de syndicalisation qu’exige le rapport de force. Elles sont en deçà des potentialités d’adhésions CGT illustrées à la fois par l’accueil des salarié-e-s rencontrés, par la confiance dans la CGT exprimée dans les sondages ou par les élections professionnelles, prud’homales, TPE.

13-6

Être la CGT de toutes et tous Être la CGT de toutes et tous : salarié-e-s du privé ou du public, des petites, moyennes ou grandes entreprises, privé-e-s d’emploi, précaires, retraitée-s, jeunes, hommes, femmes, nous oblige à nous adapter en permanence et à nous poser régulièrement la question de notre outil.

13-7

13-8 Le développement de la syndicalisation ne doit pas conduire à des situations d’isolement des nouvelles ou nouveaux adhérents. Le dispositif national « accueil adhérents » ne s’arrête ni à l’immeuble confédéral, ni aux locaux de l’UD à Nanterre. La responsabilité des syndicats et des UL, en lien avec l’UD, est de créer les conditions de leur intégration au sein d’un syndicat.

Les adhésions arrivant à l’UD proviennent de trois sources : par courrier, par mail de la confédération suite à des adhésions en ligne sans paiement, et par le dispositif d’accueil transitoire.

13-9

13


Le collectif départemental aura à travailler sur un meilleur suivi de ces adhésions pour savoir si elles ont été réellement concrétisées après avoir été transmises, soit à l’UL, soit au syndicat quand il existe.

14-1

14-2 Concernant les adhésions du dispositif transitoire, sur les 442 adhésions sur le département depuis 2011, seules 41 ont été transférées sur une base, soit existante, soit créée. 118 syndiqués ont mis fin à leur adhésion. Il en reste donc 283 qui sont toujours « dans la nature », sans lien avec la CGT, sauf au travers d’Ensemble.

Chaque syndiqué doit pouvoir bénéficier d’un lieu d’expression et de partage, de liberté et d’engagement. C’est dans le syndicat que chacun peut prendre part à la vie démocratique de la CGT et de tous les débats qui la traversent.

14-3

Les syndicats et les syndiqué-e-s concernés vont donc devoir faire preuve de lucidité et d’imagination pour construire, ensemble, avec toute la CGT, les formes d’organisations et de fonctionnement adaptées. 14-4

Etre la CGT pour les ingénieurs, cadres et techniciens. Avec un salariat sur les Hauts de Seine constitué aux deux tiers d’ICT, la CGT ne se développera que si elle syndique et organise ces catégories.

14-5

À l’heure de la transformation profonde du salariat et de la mise en œuvre de la loi sur la représentativité, le déploiement de la CGT parmi les ingénieurs, cadres et techniciens pour gagner la mobilisation de l’encadrement est un des défis du rapport de force. 14-6

Chacune des composantes du salariat doit trouver sa place dans la CGT. C’est en partant de leur rôle et place dans le processus de travail que nous pourrons construire des cohérences revendicatives, en veillant à ce que les revendications s’épaulent mutuellement. C’est donc à partir de la revendication et la recherche de convergence que nous devons nous organiser pour être présents partout, parler le langage des salarié-e-s concerné-e-s, être réactifs sur les formes d’actions et le travail syndical à entreprendre pour accroître le rapport de force. 14-7

Sur les Hauts de Seine, avec le collectif UGICT 92, la CGT s’est dotée en Avril 2013 d’un outil de déploiement et de convergence pour couvrir tout le champ ICT et permettre l’implication dans le mouvement social de ces catégories. Il est de la responsabilité de toutes les organisations de la CGT, ses syndicats, UL et US, de travailler la syndicalisation des ICT en s’impliquant dans ce collectif et en s’appuyant sur ses diverses initiatives. 14-8

Les jeunes salariés. Moins de la moitié des jeunes inscrits à Pôle-Emploi sont indemnisés. Avec la multiplication des stages, de l’apprentissage et des petits boulots, les jeunes entrent souvent dans le monde du travail en même temps qu’ils mènent leurs études, une entrée qui se fait au travers de la précarité. 14-10 Cette situation pénalise à la fois leur capacité à faire des études dans de bonnes conditions et leur début de carrière dans l’entreprise. 14-9

Le Medef exige que les formations comportent toujours plus de périodes en milieu professionnel, tout en refusant de recruter les jeunes sur des emplois stables sous prétexte qu’ils n’auraient pas assez d’expérience professionnelle. 14-11

14


Les exigences patronales poussent à allonger toujours plus la durée d’accès à un emploi stable tout en refusant que les périodes de formation et d’insertion soient prises en compte pour le calcul des retraites. Avec un âge moyen d’accès au premier emploi stable à près de 30 ans, et 43 annuités de cotisations, c’est toute une génération qui est privée d’une retraite à taux plein. Les jeunes qui commencent à travailler avec un salaire en dessous de leur sa qualification, ne rattrapent pas le retard salarial.

15-1

Nous devons tout faire pour stopper un système qui demande de plus en plus aux plus jeunes, sans assurer la reconnaissance de leur qualification, un accès à un emploi stable, des conditions décentes dans leur vie professionnelle, un accès au logement et le droit à une retraite décente à 60 ans.

15-2

Etre la CGT pour les privés d’emplois et les salariés en précarité La CGT est la seule organisation syndicale à offrir la possibilité aux travailleurs et travailleuses privé-e-s d’emploi, précaires, aux salariés en recherche d’emploi ou en parcours d’insertion par le travail, de s’organiser collectivement. 15-4 Pour la CGT, chacun-e doit trouver sa place dans la société, dans le travail, par l’accès à un emploi choisi, de qualité, durable. 15-3

C’est le sens de notre campagne fondée sur les dix droits (travail, moyens décents pour vivre, transports, logement, famille, vacances, formation, culture, dignité, formation, santé) impulsée par le Comité National CGT des privés d’emploi (CNPE). Cette bataille nécessite d’être prise en compte par l’ensemble des organisations de la CGT.

15-5

Etre la CGT pour les retraités 15-6 Nous comptons 1285 syndiqués retraités (FNI 2012) sur les Hauts de Seine. Les retraités sont concernés par les attaques faites sur le montant de leur retraite qui conditionne leur niveau de vie, et tous leurs besoins quotidiens : services publics, santé, transports, logements adaptés, droit à la sécurité, services de proximité, accès aux loisirs et à la culture, ou prise en compte des fragilités engendrées par le vieillissement.

L’évolution démographique fait que les retraités sont de plus en plus nombreux dans la société. Leurs besoins et leurs revendications sont différents selon que l’espérance de vie en retraite est de 10 ans ou de 30 ans. Cela impose à la Cgt de militer pour la construction d’une société pour tous les âges et de faire connaître à tous les salariés l’importance de la continuité revendicative lors du passage à la retraite.

15-7

15


Résolution N°2 Politique de syndicalisation. Les syndicats CGT des Hauts de Seine s’engagent à : Faire de la syndicalisation notre priorité pour passer des paroles aux actes, construire des projets qui s’inscrivent dans la durée, nous doter d’un mode opératoire pour développer nos forces organisées, avoir l’ambition d’atteindre une progression de 10% par an dans chacune de nos structures. 16-1

Construire le rapport de forces CGT pour gagner sur les revendications, nécessite de nous renforcer, là où nous existons, et de nous implanter partout où nous le pouvons, en nous appuyant sur : 16-3 - Des états des lieux du salariat et des forces CGT 16-4 - Des démarches de syndicalisation, élaborées et engagées collectivement par des coopérations entre syndicats, UL, UD et FD afin de définir des ciblages d’entreprise et des plans de syndicalisation, 16-5 - Les possibilités d'aller négocier des protocoles électoraux, de planifier le parrainage des élections professionnelles dans les entreprises pour lesquelles nous avons le procès-verbal d’élections, ou le PV de carence. 16-6 - Les résultats obtenus lors des élections TPE (10% du salariat Hauts de Seine) qui ont placé en tête la CGT avec plus de 30% au niveau régional. 16-2

Nous renforcer où nous sommes présents en faisant de nouvelles et de nouveaux syndiqué-e-s, ce qui implique de 16-8 - Proposer l’adhésion CGT en toutes circonstances. 16-9 - Garder nos adhérent-e-s, ce qui suppose de travailler leur place dans le syndicat, leurs droits, leur formation et implication, leur continuité syndicale : retraite, changement d’entreprise, etc. 16-10 - En regagnant celles et ceux qui nous ont quittés, en nous interrogeant sur les motifs de leur départ et en prenant des initiatives concrètes en leur direction. 16-11 - En visant à réduire l’écart partout entre voix CGT exprimées et le nombre de syndiqués car une électrice, un électeur CGT a pour vocation d’être syndiqué-e. 16-7

Nous implanter où nous sommes absents en partant du double diagnostic salariat/forces CGT pour 16-13 - Etablir des priorités, définir des cibles, mettre en place un dispositif militant dans la durée et croiser en permanence professions et territoires, pour une impulsion coordonnée sur un projet de renforcement partagé. 16- 14 - En étant capable d’accueillir les nouvelles, nouveaux adhérent-e-s CGT et de leur donner toute leur place dans un véritable syndicat. 16-12

Nous renforcer et nous implanter avec des objectifs communs pour tout le département en se donnant l’objectif d’une progression chiffrée de 10% en moyenne chaque année, à décliner dans chaque syndicat, profession et Union Locale : 16-15

- sur le site de La Défense en lien avec le collectif UGICT, l’URIF et les FD Mines Energie, Banques et Assurances, Sociétés d’Etudes, Chimie, Commerce, etc… ; 16-16

- Sur les villes d’Issy et Boulogne en lien avec le collectif UGICT et les FD Sociétés d’Etudes, Métallurgie, Santé, Spectacle, … 16-17

- Vers les salarié-e-s ICT à partir de professions et d’entreprises ciblées. 16-19 - Vers les salarié-e-s du Commerce et des Services, de la Santé / Action Sociale, et des TPE. 16-18

16


3 Faire bouger notre organisation. 17-1 Les mutations économiques, la mondialisation capitaliste intervenues ces trente dernières années ont bouleversé et éclaté le salariat de notre pays. Le développement du chômage de masse, de la précarité, la désindustrialisation, les externalisations, l’explosion du commerce et des services comme secteurs dominants des économies européennes interrogent forcément notre syndicalisme sur sa capacité à accueillir et organiser les salariés dans toutes leurs diversités. 17-2 Nous devons nous interroger sur la pertinence de nos outils, de leur efficacité pour examiner ce qu’il y a lieu de bouger pour être plus efficace, et d’avoir ainsi des organisations adaptées aux réalités de la société et du salariat tel qu’il est.

Parvenir à ce que notre réseau départemental d'Unions Locales soit en capacité de répondre aux besoins d'activité syndicale interprofessionnelle : 17-4 L'Union Départementale et les Unions locales ont la responsabilité commune de construire l’activité CGT sur le territoire, et les syndicats ont donc régulièrement à faire le point sur la vie de leurs UL, les objectifs et les modalités de la coopération permanente entre UL et UD, si nous voulons tous ensemble construire le rapport de force CGT sur les Hauts de Seine. 17-3

17-5 L’UL et l’UD ne peuvent se résumer aux quatre murs de leurs locaux : leur raison d’être commence sur le lieu de travail, entre salariés d’entreprises différentes mais qui se côtoient au quotidien dans l’exercice du travail; elle se prolonge ensuite à l’échelle des zones d’activité, des villes, des bassins d'emplois et du département.

Sur les Hauts de Seine, nous dénombrons 19 Unions Locales, caractérisées par de grandes disparités tant en termes de collectifs militants pour les diriger et animer leur vie syndicale, qu’en nombre de syndicats et de syndiqués les constituant. - 6 UL ont moins de 250 syndiqués chacune (1108 syndiqués au total) - 5 UL rassemblent à elles seules plus de 7000 syndiqués (Chiffres FNI 2011). 17-6

Redynamiser l'activité interprofessionnelle dans chacune de nos Unions Locales : 17-7 Toutes nos UL ont besoin de mieux fonctionner, notamment en élargissant le nombre de syndicats et de forces militantes qui font vivre son activité. Certaines UL jouent, de fait, le rôle d'un syndicat, multi-professionnel alors que le syndicat, organisation de base de toute la CGT, doit pouvoir exister partout, pour tous nos syndiqués. Syndicats et sections syndicales : nous devons réfléchir ensemble pour reconstruire une utilité à chacune de nos UL, pour regagner l'investissement de nos syndicats et sections dans l'activité interprofessionnelle sur leurs territoires, pour les irriguer et les fortifier d'une vie démocratique et d'une activité la plus collective possible, et pour définir des perspectives de redimensionnement de leurs territoires pour certaines d'entre elles. Nous ne pouvons plus différer l’examen d’hypothèses de mises en commun et de regroupement de nos forces pour certaines de nos Unions Locales si nous voulons que renaissent l’activité revendicative et des actions collectives sur plusieurs territoires aujourd’hui désertés.

17-8

17


Pour conduire ce débat et pour nourrir cette dynamique de développement de chaque Union Locale, l'UD propose de le mener de la façon suivante :

18-1

18-2 1. En regardant si sont réunis les trois critères minimum à partir desquels on peut estimer qu'il y a une activité d'Union Locale :

Entretenir des relations régulières avec les syndicats qui constituent l'UL afin de définir ensemble un certain nombre d'activités, à la fois revendicatives et de vie syndicale,

18-3

Etre en capacité de rayonner parmi le salariat du territoire de l'UL pour travailler régulièrement à une activité d’implantation et de développement de nouvelles bases CGT,

18-4

Disposer pour mener ces deux activités syndicales, d’un collectif militant, d’une équipe dirigeante sur l'UL assez étoffée et expérimentée pour les impulser et les coordonner avec les syndicats 18-5

18-6 2. En mettant en débat l'idée de construction d'un projet revendicatif propre à chacune des Unions Locales, projet à définir à partir des réalités de son territoire et à élaborer par la réflexion commune avec les syndicats.

C’est en cherchant à faire reculer la délégation de pouvoir et en misant sur l'action collective des salariés, des retraités et des privés d'emploi que notre syndicalisme démontrera son efficacité. Il s'agit de construire des solidarités de luttes professionnelles, et interprofessionnelles, de travailler à des convergences revendicatives en les inscrivant dans les réalités économiques telles que dessinées par l'activité des entreprises présentes sur le territoire de chaque UL.

18-7

18


Résolution N°3 - Unions Locales. Les syndicats CGT sur les Hauts de Seine s’engagent pour : 19-1 1. Aider à l’investissement des syndicats dans l’activité interprofessionnelle afin de dynamiser l’activité de chaque Union Locale 19-2 Pour

une Union Locale en relation régulière avec les syndicats et sections syndicales

- S'impliquer dans les campagnes nationales CGT, les luttes et les mobilisations professionnelles et interprofessionnelles en les impulsant et en coordonnant sur le territoire de l'UL 19-3

- Réunir régulièrement la CE de l'UL et organiser des Assemblées générales de syndiqués 19-4

- Organiser des formations, des 1/2 journées d'études sur l'UL et/ou en coopération avec d'autres UL voisines 19-5

- S'engager dans la bataille d'idées CGT en cherchant à abonner à la NVO tous les élus et mandatés CGT recensés sur le territoire 19-6

- Créer des syndicats, ou rattacher les « isolés » et les sections syndicales « hors sol » à un syndicat existant. Travailler ensemble, UD et FD les propositions nécessaires de créations de syndicats 19-7

- Améliorer notre connaissance de la vie syndicale en inscrivant les bases CGT dans COGITIEL, y enregistrer chaque syndiqué pour qu’il reçoive le mensuel "Ensemble". 19-8

19-9 Pour

une Union Locale en capacité de rayonner vers le salariat de son territoire

- Investir régulièrement les zones d'activité situées sur le territoire, construire des parrainages 19-10

19-11 -

Constituer un collectif militant sur l'UL, et/ou en coopération avec d'autres UL voisines, pour aller négocier les protocoles électoraux dans les entreprises - Déterminer les jours et horaires des permanences d'accueil syndical et juridique 19-12

19-13 -

Se donner des objectifs de syndicalisation précis et ciblés pour faire reculer les déserts syndicaux - S’investir dans les plans de syndicalisation départementaux et la syndicalisation des ICT à partir de l’activité impulsée par le collectif UGICT 92 19-14

2. Redessiner les territoires de nos Unions Locales en partant des besoins d’activité syndicale interprofessionnelle 19-15

La réflexion à mener et les initiatives à prendre s’inspirent des résolutions 4 et 6 adoptées par le 49ème congrès confédéral. 19-16

La réflexion départementale qui s’engage, les propositions qui en seront issues seront soumises aux débats et aux décisions des syndicats concernés sur chaque territoire d’UL. 19-17

19


La reconfiguration du réseau des UL ne remettra pas en cause les locaux existants et leur utilisation mais au contraire, aidera à les réinvestir par une plus grande implication des syndicats concernés et par une meilleure coordination des collectifs militants. 20-1

20-2 Concrètement,

ce qui nous guide :

- Proposer des hypothèses de redécoupage du territoire de certaines UL pour gagner en efficacité CGT en cherchant à constituer des ensembles cohérents, de syndicats et de collectifs militants, et de territoires couverts en prenant en compte le nombre de salariés concernés. 20-3

- Déployer une activité CGT au plus près des salariés en recherchant à multiplier les points de contacts et de rencontres à proximité et dans les entreprises 20-4

20-5

Dans l’immédiat, des objectifs de lutte et des campagnes CGT :

20-6 -

Mener les campagnes confédérales : 20-7 Contre le coût du capital (Ciblage d'entreprises. Organisation de 1/2 journée d'études, ...etc.). Pour obtenir des élections Prud’homales en 2015. - faire de la bataille pour la conquête d'une Bourse du Travail départementale, une motivation partagée par toutes les forces CGT du département et donc un engagement collectif de haut niveau. 20-8

- préparer les élections professionnelles dans la Fonction Publique du 4 Décembre pour que ce soit l'affaire de toute la CGT. 20-9

Créer des collectifs autour des UL en cherchant à mettre en route des démarches solidaires entre agents des trois fonctions publiques et entre eux et les autres forces CGT, pour gagner en capacités d'intervention. 20-10

Organiser des diffusions de tracts vers les déserts syndicaux pour arriver à constituer le plus possible de listes CGT. 20-11

Se doter d'une cartographie des lieux / établissements concernant l'électorat salarié avec en parallèle une cartographie de notre état d'organisation CGT. 20-12

Durant le mandat 2014-2017, organiser des conférences territoriales interprofessionnelles de syndicats 20-13

Au sein d’un département, les zones géographiques des Unions Locales sont définies ou modifiées par le congrès ou le comité général de l’UD. (Article 14. Statuts confédéraux adoptés au 50ème congrès). 20-14

Afin d’impulser la réflexion collective dans les syndicats et avancer dans la détermination, d’une part de ce qu’il est nécessaire et possible de mutualiser dans l’activité interprofessionnelle, et d’autre part, de ce qu’il faut modifier dans la définition des zones géographiques des Unions Locales, des conférences territoriales interprofessionnelles de syndicats seront organisées de façon décentralisée sur le département. 20-15

20


4 Avec quelle qualité de vie syndicale dans l’entreprise, avec quels liens solidaires et d’entraide entre syndiqués menons-nous l’activité CGT ? Avec quels investissements militants sur les lieux de travail ? 21-1 Reconquérir le sens du travail. Se réapproprier la finalité et l'outil de travail. Intervenir sur l'organisation et les conditions de travail.

Pas une seule entreprise dans les Hauts de Seine où il n'y ait des situations de souffrance au travail, une mise en cause des libertés individuelles, une désorganisation des circuits de travail dans tel ou tel service ou atelier, engendrées par des restructurations menées au pas de charge par des directions seulement soucieuses de réduire la masse salariale, de "faire des économies" qui s'inscrivent dans un plan d'austérité, ou dans l'objectif d'accroitre la rentabilité du dividende pour les actionnaires. 21-2

Pas un seul syndicat qui ne soit confronté aux cas de discrimination ou de harcèlement, aux agressions sur les libertés syndicales. Partout sont mises en place des organisations du travail qui génèrent de l'inefficacité, de la frustration sur le travail à accomplir et qui empêchent d'effectuer un travail de qualité, que l'on soit salarié dans les services ou la production de biens matériels.

21-3

21-4 Le mode de production capitaliste, l'appropriation privée de plus en plus importante des richesses créées par le travail de tous, illustrée par l'accroissement vertigineux des inégalités sociales et la montée des dividendes versés aux actionnaires, ont entraîné une crise d'une telle ampleur que la qualité du travail s'en trouve gravement perturbée. De nombreux dysfonctionnements et une insuffisante qualité marquent en effet les services rendus ou les produits réalisés.

Seuls, trop souvent, l'engagement des salariés et leur conscience professionnelle permettent de maintenir une certaine qualité au travail réalisé mais le prix à payer est très lourd en termes de dommages sur la santé, par l'accroissement de la pénibilité tant physique que psychique.

21-5

Il nous faut réinstaller l'activité syndicale dans le quotidien des salariés, de leurs conditions de travail. Tous nos efforts pour développer la qualité de la vie syndicale doivent permettre d'outiller l'ensemble de nos syndiqués, de mieux armer les salariés afin de pouvoir agir, tous ensemble, sur notre travail, de s'en réapproprier les finalités, de reconstruire des collectifs de travail.

21-6

"Laissez nous bien travailler !", pour que nos revendications en la matière s'imposent à nos employeurs, nous devons collectivement acquérir et développer des capacités à analyser et comprendre notre environnement, le monde du travail, afin d'intervenir pour le changer.

21-7

Lutter contre l'esprit de délégation de pouvoir qui déresponsabilise les salariés, et à l'inverse permettre au "pouvoir d'agir des salariés" de s'exprimer, et le combiner avec l'intervention syndicale, c'est se donner les moyens d'apporter la contradiction aux plans de l'employeur et d'ouvrir le chemin à des alternatives revendicatives.

21-8

21


22-1 Chercher à utiliser pleinement tous nos outils d'information et de formation CGT, réunir régulièrement nos syndiqués et réfléchir ensemble à l'intervention de nos élus CGT, c'est se mettre collectivement en capacité d'être force d'intervention et de proposition pertinentes sur les enjeux du travail, tels que vécus dans l'entreprise.

Droits nouveaux et démocratie. Elus et mandatés CGT. La conquête de nouveaux droits au service des salarié-e-s est indispensable dans tous les domaines : droits des IRP, droits des salarié-e-s dans l’entreprise, droits d’intervention dans la gestion des entreprises et droits et moyens syndicaux professionnels et interprofessionnels.

22-2

La consultation des salarié-e-s, des droits de réunion pour les syndiqués, sont des moyens à mettre en place pour que cesse le mépris que portent les employeurs sur ces instances. L’action collective, débattue au sein du syndicat et au service des salarié-e-s représenté-e-s par les IRP, doit être le quotidien de notre démarche.

22-3

22-4 Notre volonté et notre ambition sont de restaurer l’action revendicative en bousculant les prérogatives des institutions devenues aujourd’hui trop protocolaires. Nous voulons sortir d’une vision institutionnelle des élu-e-s et mandaté-e-s pour impulser une véritable démarche revendicative dans les IRP. Pour y parvenir, il nous faut atteindre notre objectif que tous les élus et mandatés CGT soient abonnés et lisent la NVO pour être pleinement informés des positions et analyses de la CGT.

Les élu-e-s et mandaté-e-s sont avant tout des syndiqué-e-s en responsabilité qui s’engagent à porter les valeurs de la CGT et les revendications construites avec les salarié-e-s. C’est la raison pour laquelle la CGT s’est dotée de différentes chartes définissant leur rôle et place : « Vie syndicale », « Élus et Mandatés » et « Egalité Femmes/Hommes »

22-5

S'approprier et se réapproprier la démarche CGT et ses outils 22-6 Mettre en œuvre notre démarche de rassemblement des salariés sur une conception de lutte de classes, contester et proposer, mobiliser et négocier : pour que cette démarche prenne toute son efficacité, elle doit s'outiller pour mener le « R.O.C », Revendicatif, Organisation, Communication.

La reconquête de la lecture et de la lecture CGT est un enjeu pour tous, pour les syndiqué-e-s, les militantes et militants. Lire c'est acquérir la connaissance, c'est cultiver la curiosité et l'esprit critique, c'est participer à sa propre émancipation et, en tant que syndicaliste, c'est se donner la force et les moyens de convaincre et d'entrainer autour de soi, c'est mesurer les contradictions présentes dans la réalité et donc les possibilités d'agir. 22-8 L'interprétation des causes de la crise est décisive dans la perception des moyens de s'en sortir, d'ouvrir des alternatives : les mobilisations à construire pour le financement de la Sécu, de nos retraites ou celui des services publics, pour l'augmentation des salaires et la création d'emplois se développeront et monteront en puissance si elles peuvent s'appuyer sur une claire conscience des mécanismes actuels de l'exploitation capitalistes qui continuent de plonger le pays dans la crise. 22-7

22


Que les revendications soient perçues comme un obstacle par les salariée-s ou, au contraire, comme un atout et cela change tout. Cela change pour l'action et la confiance qu'elles portent et pour l'acquisition des conquêtes sociales. L'information et la communication, parce qu'elles permettent de concrétiser les potentialités d'actions collectives sont des éléments structurants de la qualité de notre vie syndicale. 23-1

23-2 Notre organisation CGT s'est donné des outils qui ont besoin d'être encore améliorés et développés mais qui sont surtout méconnus et sous-utilisés : Le Peuple, Ensemble, la NVO, Options, Vie Nouvelle, la RPDS. Trop souvent nos propositions et leurs portées sont méconnues par les militants eux-mêmes ce qui handicape l'efficacité de l'activité syndicale. Par la lecture, il nous faut aider à leur appropriation.

23


Résolution N°4 – Qualité de vie syndicale Sens du travail et organisations du travail - Rôle et place des élus et mandatés CGT; Information et formation syndicale; Politique Financière et d'organisation 24-1

Les syndicats CGT sur les Hauts de Seine s’engagent à : - Intervenir sur les finalités du travail pour lui redonner du sens, et sur les organisations du travail pour reconstruire des collectifs de travail 24-2

- Reprendre la main dans le fonctionnement des IRP afin qu’elles soient au service de l’activité et de l’action revendicative 24-3

- Concevoir l’intervention du syndicat, de ses élus et mandatés, de façon à permettre au pouvoir d’agir des travailleurs et travailleuses de s’exprimer, de proposer et de participer pleinement à la construction et à la mobilisation revendicatives 24-4

- S'engager dans la promotion de la diffusion et de la lecture de la Presse CGT (NVO, Options, Vie Nouvelle, Ensemble, ...) 24-5

- Avancer dans la pratique effective du 1% de cotisation et des outils du trésorier 24-6

24-7 -

Généraliser l'utilisation de COGITIEL à tous les syndicats

- Mettre en œuvre les chartes CGT pour l'égalité homme-femme, pour la vie syndicale et celle pour les élus et mandatés 24-8

24-9

Impulser et coordonner, diriger et animer la vie syndicale CGT :

- Assurer la réalisation de stages syndicaux en plus grand nombre et répondant aux divers besoins 24-10

- Construire des collectifs de directions syndicales partout (syndicats, UL, UD). 24-11

- S'engager sur la mise en œuvre des stages d'animateurs de la vie syndicale ; et notamment la formation « renforcer la CGT : des principes, des actes ». 24-12

24

Document orientations 18eme congres ud  
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you