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SOmmAIrE EN ACTU P.3 Les infos économiques en région Centre

REGARD SUR... P.5 Réseaux professionnels mode d'emploi DIRIG EANTS

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BUS I NES S

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N°11

Lundi 13 septembre 2010 En partenariat avec www.twideco.com

GREEN BUSINESS P.6 Écologie, économie, entreprise : reçu 10 sur 10

CENTR E

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RENCONTRES À LA UNE

Yves Broussoux Président de la CCI du Loiret

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Yves BROUSSOUX P. 10

François DOREMUS

LES PRIMO P. 12 recette de la renaissance des lentilles du Berry

RH - MANAGEMENT P.13 L'alternance c'est tendance !

Président de la CRCI Yves Broussoux est pur un produit de l’histoire de France de la deuxième moitié du vingtième siècle. Homme d’action et d’engagement, il a toujours œuvré à mieux comprendre le monde dans lequel il évolue en tentant d’en décoder les messages et en y apportant des réponses de son temps. Service militaire en Algérie au lendemain des « événements », acteur majeur de la réorganisation du monde bancaire dans les années 80/90 et actif sur Internet via le blog du président depuis plusieurs années... Yves Broussoux est un homme pour qui être témoin des événements de son temps ne suffit pas, il faut agir pour tenter d’en modifier les contours. Agir.

photo : Didier Depoorter

RENCONTRES À LA UNE

François Doremus Président du comité des CULTURE & VOUS... P. 14

Littérature, cinéma, arts... Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander ! TWIDECO news DIrECTrICE DE la PublICaTIOn Lucie BRASSEUR réDaCTIOn Lucie BRASSEUR - Sébastien BRANGÉ ParTEnarIaT & annOnCEurs : Lucie BRASSEUR, Kathryne MARTINET MaquETTE : AM coNSULTANT édité par : Twideco sarl au capital de 5000 € RcS orléans 503 309 718. 18 rue bernard Palissy - 45 800 saint Jean de braye standard : 02.38.55.82.44 www.twideco.tv

Imprimerie : Roto centre / SARAN (45) routage : Dautry Tromas / oRLÉANS (45) INfoRMATIoNS LÉGALES : Cet hebdomadaire est imprimé à 10 000 ex (dont 5000 envoyés nominativement aux dirigeants d’entreprise de la région Centre.). n° Issn 2107-3392 Dépôt légal à parution

banques de la FBF en Région Centre, Président du Comité des banques de la région Centre Membre du directoire en charge de la Banque du Développement Régional à la Caisse d’Epargne Loire-Centre Un homme discret, précis dont le regard ne trompe pas. En échangeant avec François Doremus, ses propos s’accordent avec sa présence, la valeur phare c’est la fidélité, l’engagement. François Doremus est un homme d’action et pourtant discret. On ne le voit qu’avec parcimonie, là où il sait qu’il pourra apporter son soutien, son expertise. Engagé auprès des jeunes, de ses collaborateurs, et de la société en général, François Doremus dégage une impression de confiance et de sécurité. Nul doute qu’il soit apprécié de ses collaborateurs et de son entourage. Un manageur qui booste et encourage ses équipes.

La poste se modernise

900 000 euros ont été investis sur l’agglomération orléanaise pour moderniser 5 des plus fréquentés bureaux de poste de l’agglo d’Orléans. Fini les files d’attente interminables au guichet pour retirer un recommandé ou envoyer un paquet urgent à l’un de ses clients. Désormais la poste a revu ses espaces d’accueil pour gagner en efficacité et en fluidité afin de mieux gérer ses flux de clients. Un espace jUsTe enTre prOs ! Outre les gondoles de produits du type enveloppe pré-timbrée, coliposte, ou guichet La Banque postale pour le particulier, un espace dédié aux professionnels est apparu. clairement identifié visuellement, cet espace destiné aux seuls professionnels munis de leur « carte pro » pourront aller et venir sans perdre de temps. Fini les « ah non je ne vais pas à la poste place De Gaulle, je n’ai pas le temps d’attendre ». Désormais, s’il y a bien un bureau de poste où le pro peut aller très vite, c’est justement place De Gaulle ! Mais d’autres bureaux sont en cours de modernisation. au total en région centre ce sont 12 bureaux de postes qui feront le bonheur des pros. Une LaBeLLisaTiOn à La cLeF. si le mobilier, la signalétique et la réorganisation des produits ont été complètement revus, la transformation ne s’arrête pas là. Les collaborateurs ont été mis à contribution. Un projet d’équipe s’est monté autour d’une démarche de certification aFaQ « engagement de service ». au bureau d’Orléans place De Gaulle le laurier décroché en août sera affiché à la vue de tous. Désormais non seulement on circulera mieux entre les services mais en plus tout le monde sait exactement comment répondre efficacement aux clients. La réouverture post travaux a eu lieu le 8 septembre 2010.


n ÉDITO PAR LUCIE BRASSEUR

A l’abri sous mon passeport ? Cet été, loin du tapage médiatique français, certains le savent, je suis retournée aux sources. J’ai passé un mois au Brésil. Mes deux passeports en poche, ma double nationalité sous le bras j’ai traversé l’océan Atlantique. En rentrant en France, j’ai découvert un débat public qui m’a beaucoup interpellé, le débat sur la déchéance de la nationalité. Perdre sa nationalité, être renvoyé dans son « pays d’origine » pour moi qui en ai deux et pourrait encore prétendre à la nationalité italienne m’a choquée. Oui, le terme n’est pas trop fort, c’est un choc. Pour l’histoire, lors de mon premier voyage au Brésil, alors enfant, accompagnée de ma maman, je me souviens qu’elle avait été obligée de dissimuler le passeport brésilien à roissy, s’être discrètement glissée aux toilettes pendant le vol pour ressortir avec un passeport vert, le passeport brésilien. Le Brésil, à l’époque, ne reconnaissait pas la double nationalité, il fallait faire les choses cachées. Un héritage direct de la dictature militaire brésilienne des années 70. Depuis, les choses ont changé – heureusement, car je n’utilise pas les mêmes noms de famille en France et au Brésil, imaginez la confusion à l’aéroport – et pourtant... rentrer justement en qu’il soit démocratique – en tous cas dans ses France et découvrir que le pays des Droits de textes – ou autoritaire, ne semble plus vouloir l’Homme, de l’humanisme, des accorder de vrai salut à ses resn Lumières, de la culture et du sasortissants. L’une de mes plus voir – comme est perçue la Après la monnaie grandes peurs – bienvenu dans France hors de nos frontières – unique, il serait bon l’intime psycho de Lucie - a toudiscute publiquement de la possijours été d’être condamnée par d’envisager la bilité de déchoir une partie de la erreur. La justice des hommes population – ou même quelques nationalité unique reste humaine et nul n’est à individus - de sa nationalité : est européenne, un seul l’abri de commettre des erreurs véritablement choquant. de jugements. et unique passeport Ainsi, outre la liberté physique Je me suis toujours sentie en sépour les 27 pays d’agir et de me déplacer, désorcurité ici, protégée par ce bout de mais, si les textes sont adoptés de l’Union. papier, à l’abri sous mon passepar les instances législatives, ce n port. Pas un régime politique n’est pas seulement la liberté que

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je risque de perdre c’est mon identité. Après 27 ans de recherche de sens, d’identité, de confusion entre mes origines européennes et latinoaméricaines, il semblerait que ce débat ait au moins une vertu – s’il en est – de réduire l’importance de la nationalité et donc ma recherche personnelle sans fond d’identité. Aujourd’hui je suis, demain je ne serai peut-être plus. Shakespeare est bien loin et, désormais, nous n’avons plus besoin de nous poser la question « être ou ne pas être » c’est n’est plus à nous de le faire, l’Etat providence s’en charge. Certains contradicteurs me diront qu’un Etat, s’il est organisée pour naturaliser et donc accorder la nationalité doit pouvoir l’ôter. Ce n’est pas faux, mais dans un monde toujours

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plus globalisé, il est peut-être temps de se penser à un Citoyen du monde et non ressortissant d’un état aux frontières délimitées. Commençons par l’Europe. Êtes-vous Français, Italien ou Européen ? Après la monnaie unique, il serait bon d’envisager la nationalité unique européenne, un seul et unique passeport pour les 27 pays de l’Union. Ainsi, les roms originaires de roumanie ou de tout autre pays d’Europe de l’Est n’entreront plus dans le débat public, en tout cas, pas plus qu’une autre population ayant élu résidence en France. Profitonsen, regardons le verre à moitié plein, et chantons l’hymne de l’Union, l’Ode à la joie de Beethoven car au fond « Notre vraie nationalité est l’humanité » HG Wells.

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n ACTUS

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PAR LUCIE BRASSEUR

EQUIPMAG salon du point de vente, du retail et de la distribution du 21 au 23 septembre 2010 à Paris-Porte de Versailles

salon InternatIonal BeYond BeautY 2010, parIs Premier centre mondial de ressources en parfumerie-cosmétique, la COsMETIC VallEY sera présente sur le salon CrEaTIVE avec 15 entreprises illustrant l’excellence du « Made in France » dans le domaine de la beauté. rendez-vous les 13, 14 et 15 septembre 2010 au Parc des Expositions Paris/Porte de Versailles, Pavillon 5 – stands J60-K61. les Exposants de la région Centre présents sur l’espace Cosmetic Valley : alaban Muller International (28, Fontenay-sur-Eure), Cegedis (28, Gellainville), Cosinus-serviscom (28, Dreux), Groupe Intercosmetiques-sagal/alkos Developpement (28, Gallardon), laboratoire spincontrole (37, Tours), secos (28, nogent-le-rotrou), Tpc (45, saint Jean-de-braye), 4 Pole (28, Gellainville).

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Les entreprises régionales y seront dans le cadre d'une opération commune SHOP EXPERT VALLEY - CENTRECO. Sur un espace de 75 m², 5 adhérents du pôle Shop Expert Valley exposeront avec un concept de stand dans lequel chacun aura contribué à la hauteur de ses compétences respectives. • NEOLUX (41), spécialisé dans les solutions d’éclairage à diodes électroluminescentes (LED) a créé et développé une gamme dédiée aux enseignistes et aménageurs de magasins : STORE by NEOLUX. Cette gamme se compose de modules à LED se substituant aux néons ainsi que divers feux à LED haute luminosité pour l'aménagement de magasins. Elle inclut le rétro-éclairage direct et indirect pour la réalisation d'enseignes, de vitrines et d'intérieurs de magasins. Certains de ces produits contribueront à l’éclairage général du stand. • SAAA (28) est spécialisée dans la sécurité filaire. Son unité de production intègre un département de R&D de 6 ingénieurs et techniciens dans les domaines de l’informatique, de l’électronique et de la mécanique. La société est présente en Europe, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud dans plus de 20 pays au travers d’un réseau de distributeurs. Sur le stand, SAAA fournira les verrouillages électroniques sur les portes de réserves et des banques d’accueil. • MERIM Services (36) est le créateur du concept du « Merchandising par l’image ». Associant des compétences en affichage intérieur et extérieur, bornes interactives, affichage dynamique, logiciels… son métier est la gestion de projets clé en mains. La société fournira le stand en écrans plats LCD et écran 3D. • STANDIS SAS (41) intervient dans la conception, l’étude, la fabrication de mobilier pour points de vente et PLV, l’agencement et la pose, le tout sur un créneau haut de gamme. Le Groupe s’est doté d’un parc machines outils innovant pour les fabrications en métal et en bois, complété le cas échéant par des pièces faisant l’objet d’une sous-traitance très contrôlée pour les éléments en verre et en plastique. Sur un autre espace du salon, la Région Centre accompagnera également une société régionale non membre de Shop Expert Valley : SACRIA INDUSTRIES (28) dont les compétences en matière de valorisation des déchets sont parfaitement applicables au secteur de l’évènementiel et de l’espace de vente. Cette opération bénéficie du soutien financier du Conseil régional du Centre.

la carsat centre succède à la cram le 1er juillet 2010, la Cram est devenue la Carsat : Caisse d'assurance retraite et de la santé au Travail Centre. Organisme du régime général de la sécurité sociale à compétence régionale, la Carsat Centre voit son rôle renforcé dans les domaines : • de la retraite. la Carsat alimente le compte individuel retraite. Elle conseille les assurés et simplifie leur passage à la retraite. Elle procède au calcul et au paiement des pensions. • de la prévention et la tarification des risques professionnels. la Carsat favorise l’engagement des employeurs dans leur démarche de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Elle calcule les taux de cotisation accidents du travail/maladies professionnelles. • de l'accompagnement des Personnes malades, accidentées ou âgées. la Carsat facilite l’accès aux droits et aux soins des personnes en difficulté sociale. Elle aide les salariés victimes de maladies ou d’accidents à se maintenir dans l’emploi. Elle soutient la prévention de la dépendance des seniors et le maintien à domicile des retraités âgés. www.carsat-centre.fr

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l l’assocIatIon FadIèse FaIt sa rentrée sous le sIgne de la réconcIlIatIon orthographIque l’association fadièse propose, à l’occasion de leur prochaine rencontre, une conférence sur le thème suivant : « On vous embête avec l'orthographe ? ripostez ! » qui aura lieu le Mardi 21 septembre à 18 heures 30 au nOVOTEl OrlEans la sOurCE situé 2 rue Honoré de balzac à Olréans la source. Cette conférence sera donnée par bernard FrIPIaT – auteur et Comédien. auteur dramatique, agrégé d’histoire, il anime avec succès depuis plusieurs années, des stages d’orthographe selon une méthode qu’il a mise au point en 1988 et qui fut primée en 1991. Consultant au reader’s Digest, enseignant à la Cité des sciences, bernard Fripiat est auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Trucs et astuces pour réussir vos concours (Editions d’Organisation, 1993) et se réconcilier avec l’orthographe (Editions DEMOs). une participation sera demandée de 5 €uros. Vous pouvez vous inscrire avant le jeudi 16 septembre 2010 par mail aux adresses suivantes : virginie.carre@free.fr et fadiese45@yahoo.fr. a l'issue de cette rencontre, un dîner au novotel Café est prévu pour poursuivre les échanges, il est également demandé de confirmer sa présence.

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Ils quIttent la régIon ! après 10 années passées en région Centre, annie CHanTElOubE et Dominique Combe laboissière partent, le 1er septembre prochain, vers d’autres horizons, toujours sous le ciel d’OsEO, l’un vers le sud, l’autre plus au nord... l’équipe de Twideco leur souhaite beaucoup de bonheur entreprenerial vers d’autres cieux économiques bien entendu. Hervé baZIn, successèdera à Dominique Combe laboissière au sein de la Direction régionale Centre et Frédéric MOrEau assurera le remplacement d’annie CHanTElOubE.

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PUBLI-REPORTAGE

L’agence Axa Amiot-Dupont lève le voile sur ses nouveaux locaux le jeudi 2 septembre, le soleil s’était joint à la cinquantaine de convives vip pour l’inauguration des nouveaux locaux de l’agence axa Dupont-amiot de Montrichard. Frédéric amiot dans son discours d’ouverture rappelait les objectifs premiers de cette agence née de l’union des ses compétences et énergies à celles de Philippe Dupont. le point d’orgue de cette collaboration s’incarne en un mot le service « avec un grand s » comme le rappelle Frédéric amiot « c’est une valeur sûre que nous cherchons à promouvoir » Emu, la voix parfois légèrement hésitante, le dirigeant a offert à l’assistance une intervention, à l’image de l’attention qu’il porte à ses clients : soignée, intelligente, précise, illustrée de citations de sophocle à Churchill « un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté » en passant par la définition étymologique d’une autre valeur phare de l’agence : l’humilité. Et Frédéric amiot de compléter « nous souhaitons être l’humus afin d’offrir à nos clients les fruits et les produits les plus appétissants ». Philippe Dupont est revenu sur une préoccupation majeure des deux dirigeants et de l’ensemble du groupe axa, la cohésion et le projet humain « il n’y a d’autre richesse que les hommes et les femmes de l’équipe ». Car, comme le rappelait Claude bébéar dans ces colonnes en avril dernier, « qu’est-ce qu’une entreprise si ce n’est une équipe ? ». Enfin, ensemble, ils ont rappelé que l’agence a marqué son développement via l’entreprise et qu’ils ont réorganisé leurs services pour être mieux adaptés aux demandes et besoins des entreprises, avec notamment, la création d’un poste de responsable en assurances collectives. ah service quand tu nous tient... lb

Agence Amiot-Dupont : 1ère AGENCE AXA DE LA REGION CENTRE Cabinet Frédéric Amiot - Philippe Dupont 86 route de Tours - 41401 Montrichard Cedex Tél. : 02 54 32 00 53 - agence.amiotdupont@axa.fr

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n ACTUS PAR LUCIE BRASSEUR

22-23 septembre l’industrie pharmaceutique fait sa rentrée à Dreux ! Polepharma meetings, le rendez-vous annuel des décideurs de l’industrie pharmaceutique se tiendra les 22 et 23 septembre au Parc des expositions de Dreux ! Au programme : le congrès national le 22 sur le thème : « Dans un contexte de mutations de l’industrie pharmaceutique, pourquoi et comment produire en France ? ». PARMI LES INTERVENANTS : Regis Martin, président des opérations, Famar Bo Hilligsoe, directeur général de Lundbeck Elaiapharm François Sarkozy, associé, AEC partners Philippe Lamoureux, Directeur général du LEEM Francis Carré, Directeur général, Sanofi Chimie… Et le 23, la convention d’affaires avec la présence d’acteurs de Polepharma, le cluster national de la production pharmaceutique. Rappel : les adhérents de Polepharma bénéficient de tarifs préférentiels pour participer à cet événement ! Ne manquez pas l’opportunité de développer vos relations commerciales ! Renseignements et inscriptions sur www.polepharma-meetings.com ou auprès de Raphaël Deschamps : rdeschamps@polepharma-meetings.com

MADE IN TOURAINE 2010, patrimoine industriel et terre d’innovation L’association « Projets pour la Touraine » organise les vendredi 24 et samedi 25 septembre 2010 au Centre International de congrès du Vinci à Tours, un évènement économique grand public sans précédent autour des savoirfaire industriels et des métiers : « MADE IN TOURAINE 2010, patrimoine industriel et terre d’innovation » Objectifs : - Valoriser la richesse industrielle du territoire et créer une synergie entre entreprises et institutionnels - Renvoyer une image moderne et innovante - Mettre en lumière les pôles de compétitivité régionaux - Donner rendez-vous au grand public, aux jeunes, pour découvrir la diversité des métiers, des compétences et des opportunités professionnelles, - Poser les bases d’un nouveau projet identitaire, donner rendezvous au public et aux institutionnels L ‘exposition de 70 entreprises industrielles de Touraine ! Plastivaloire, Hutchinson, Safety Production, SKF, ST Microelectronics, Tupperware, Michelin, Laboratoires Chemineau, Mecachrome, Lytess, CBE group, Mediprema, Saint Gobain, Chesapeake, Arche, et beaucoup d’autres. La manifestation est gratuite, ouverte à tous.

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l speed JoBIng « JoBI JoBa ! » le Centre régional Information Jeunesse (CrIJ), interlocuteur privilégié des jeunes dans leurs recherches d’un petit boulot, dans le cadre de ces journées d’information sur les jobs, organise et vous propose de participer à sa troisième édition du « speed jobing » (petit boulot chez les particuliers) le 22 septembre de 12 h à 18 h dans les locaux du CrIJ. « Vous travaillez et vous n’avez personne pour garder vos enfants le soir à la sortie de l’école ? besoin de temps libre le week-end et pourquoi pas une baby sitter ? Votre fils aurait besoin d’un coup de main en maths ? Vous allez être hospitalisé et vous ne savez que faire de votre animal de compagnie ? Vous venez d’acheter un ordinateur pour communiquer avec vos petits-enfants mais vous n’arrivez pas à le faire fonctionner ? » Cet après-midi a pour objectif de mettre en relation directe les particuliers employeurs et les jeunes.

l peut-on avoIr raIson de la contreFaçon ? 20 septemBre 2010 - conFérence-déBat la DIrECCTE/Centre, avec l'appui de la CrCI, de la CCI 45 et du Pôle national de Traçabilité de Valence, organise une conférence sur le thème de la contrefaçon le 20 septembre 2010 dans les locaux de la CCI du loiret, 23 place du Martroi à Orléans. Des tables rondes seront organisées réunissant des experts de référence et des dirigeants d'entreprises, confrontés ou exposés à la contrefaçon sous toutes ses formes. Il est conseillé de s’inscription avant le 13 septembre 2010 auprès de M. Max Goujon de la Direccte max.goujon@direccte.gouv.fr. Entrée libre.

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l loIret : 2° opératIon de nettoYage des Berges de loIre la 2° opération de nettoyage des berges de loire par les salariés d'entreprises volontaires aura lieu le samedi 18 septembre 2010. Celle-ci sera répartie sur 3 «grands secteurs» : au autour d'Orléans, un en amont de Jargeau (jusqu'à Châteauneuf, voire sully) et un autour de Gien. Toute entreprise ou toute organisation qui souhaite participer à l'opération doit se manifester avant au plus tôt auprès de la CCI du loiret : akiliane.diatta@loiret.cci.fr tél. 02 38 77 77 73. a travers ce projet collectif, les entreprises ont souhaité à la fois sensibiliser leurs salariés à la protection de la nature et montrer leur ancrage dans la vie locale ainsi que leur attachement à leur environnement. au total, ce sont 270 salariés et leur famille qui se sont mobilisés l’an dernier, samedi 12 septembre 2009, pour œuvrer ensemble dans une démarche éco-citoyenne. répartis sur 10 secteurs, avec la collaboration de 15 communes, ils ont nettoyé 28 km de berges en y collectant 4,5 tonnes de déchets abandonnés.

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accedom

la commission acceDOM de la Jeune Chambre Economique de Tours s’engage dans le défi de l’accessibilité en participant au salon de l’Habitat de Tours qui se déroulera du 17 au 19 septembre 2010 au Parc des Expositions. le projet de cette commission est de permettre de sensibiliser le public à l’aménagement de son habitat : un logement accessible, adapté et adaptable. Il permettra aux particuliers de réfléchir à la réalisation de travaux d’aménagement de leur domicile. la présence de la commission acceDOM au salon de l’Habitat se fera sur deux espaces. un premier espace de 18 m2 proposera des conférences. un autre espace de 54 m2 proposera un circuit dans une « maison de l’autonomie ». Cette maison présentera des espaces aménagés pour les personnes ayant une perte d'autonomie ou handicapées et d’autres non aménagés. la JCET proposera au public de les parcourir sous une forme ludique afin de valoriser les installations permettant un accès aisé. Par cette mise en situation, le public pourra constater l’intérêt d’aménager son domicile pour qu’il reste un lieu toujours accessible quels que soient les accidents de la vie ou la perte de mobilité liée à l’âge. Des aménagements spécifiques liés aux handicaps moteur et visuel seront présentés.

c’est drôle ! ou pas... rsI – srI : pas le meme comBat ! le cabinet d’expertiste comptable safrec, dans sa newsletter met en garde ses partenaires et clients « nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises, auprès de nos aimables lecteurs, certaines escroqueries d’organismes voulant se faire passer pour des organismes officiels ou des prestataires nationalement connus. nous vous alertons à nouveau car un de nos clients, venant fort récemment de constituer une sarl, a reçu un bordereau d’appel de cotisation, pour 249 €, d’un organisme qui se fait appeler srI et qui – visiblement – cherche à créer la confusion avec le rsI (www.rsi.fr). » Méfiance donc... Par ailleurs, dans sa rubrique consacrée au Métiers de la restauration et hôtellerie le Cabinet safrec en cette rentrée scolaire revient sur une expression populaire « CHr - D’Ou VIEnT l’EXPrEssIOn « DEMI DE bIErE » ? un demi de bière fait 25 cl et un demi litre est communément appelé un sérieux ou pinte. Mais d’où vient cette appellation « demi » applicable à un quart de litre ? En fait son origine est Parisienne puisqu’en vieux français, dans notre belle capitale, un demi-setier désignait un quart de litre. « Qui décrira, qui sentira les charmes de ces repas, composés pour tout mets, d’un quartier de gros pain, de quelques cerises, d’un petit morceau de fromage et d’un demi-setier de vin que nous buvions à nous deux ». Jean-Jacques rOussEau, les Confessions. le setier a disparu, le demi est resté. »


n REGARD SUR... PAR SÉBASTIEN BRANGÉ

Réseaux professionnels mode d'emploi L'agora était le lieu de rassemblement des citoyens grecs, le marché de la cité. On y discutait des lois et du commerce. Cet espace relationnel d'échanges et de partages était essentiel à la vie de la cité. Aujourd'hui l'agora existe toujours mais s'est dématérialisé avec l'avènement d'internet. Il s'agit des réseaux sociaux, en particuliers ceux dédiés aux réseaux professionnels.

durée à ne pas dépasser ; 15 à 20 minutes par jour pour commencer. Si vous estimez votre présence efficace, vous pourrez y passer plus de temps. Gardez en tête que, grâce à une bonne utilisation des réseaux sociaux professionnels, la recherche de nouveaux collaborateurs, clients ou partenaires est accélérée. En effet, vous ne passez plus par plusieurs interlocuteurs (notamment les secrétaires) avant de trouver la bonne personne. Cette pratique est particulièrement efficace pour les commerciaux, puisqu'elle remplace les nombreux appels nécessaires pour générer les bons rendez-vous. Vous hésitez encore? Peur de ne pas trouver chaussure à son pied ? Il existe une pléthore de sites professionnels adaptés à la spécificité de votre business : Linked In, Viadeo, Xing, Ziki ou Piwie. Vous pouvez également utiliser les réseaux sociaux grand public, avec la possibilité d'en faire un outil professionnel comme Facebook ou mySpace. Pour une utilisation des réseaux sociaux à titre professionnel il est tout de même plus judicieux d'utiliser Viadeo, principale plateforme en France, où vous trouverez les membres les plus actifs et la plupart des clubs et syndicats de dirigeants. Pour un usage professionnel à l'international, choisissez plutôt Linked In qui est cependant un peu plus difficile d'accès pour les néophytes. 
Quoi qu'il en soit la notion de partage est essentielle sur les réseaux sociaux professionnels. Vous donnez pour recevoir, des recommandations, des conseils, des propositions... Ces échanges favorisent la création d'un climat de confiance, qui facilitera ensuite la prise de contact et les négociations. Le mauvais réflexe à ne pas prendre est de s'intéresser aux réseaux sociaux lorsque vous êtes en demande. Il est conseillé d'utiliser les réseaux sociaux professionnels lorsque vous n'en avez pas besoin, et le jour où vous êtes en recherche d'opportunités, les personnes que vous avez aidées vous aideront très certainement en retour, sachant que plus vous avez de contacts plus vous avez de crédibilité. UN RÉSEAU SOCIAL PROFESSIONNEL DE PROXIMITÉ SUR LE WEB WWW.MONRESEAUBUSINESS.COM

THÉORIE DES SIX DEGRÉS DE SÉPARATION les six degrés de séparation est une théorie établie par le hongrois Frigyes Karinthy en 1929 qui évoque la possibilité que toute personne sur le globe peut être reliée à n'importe quelle autre, au travers d'une chaîne de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons. cette théorie est reprise en 1967 par stanley milgram à travers l'étude du petit monde. elle trouve une application en ergonomie dans la règle des trois clics. elle a été illustrée en 2008 par eric horvitz et Jure leskovec1, chercheurs chez microsoft, en analysant des discussions de Windows live messenger2. cette théorie peut se démontrer de nos jours avec le site Facebook, qui met en évidence les liens que nous avons avec les autres et les liens que nous avons avec des personnes que nous ne connaissons pas (amis de vos amis).!

Le principe des réseaux sociaux professionnels est de démultiplier vos contacts grâce aux contacts de vos contacts : autrement dit les connaissances de vos connaissances sont vos connaissances, pour ne pas dire les amis de vos amis sont vos amis... Votre profil et vos publications ne circulent pas dans un espace clos et immobile, bien au contraire, mais à la condition d'entretenir votre site avec un contenu régulièrement mis à jour. Ainsi, on peut avoir accès à beaucoup plus de personnes qu'on ne le pense grâce à ces connexions : en principe chacun est à six connexions de n'importe qui dans le monde selon la théorie établie par le hongrois Frigyes Karinthy en 1929! Cette démarche réseau vous aide à atteindre vos objectifs de business et de développement personnel. Elle vous permet également de créer des partenariats avec d’autres entreprises. Vous trouverez ainsi plus facilement de nouveaux clients. Cet outil est aussi un bon moyen pour répondre à certaines demandes de vos clients et leur fournir des services complémentaires. Les clubs, les groupements de dirigeants, d’entreprises ou d’indépendants et les groupe-

ments d’achats, sont autant de structures qui vous permettent de développer votre réseau relationnel, de rompre avec votre isolement, de continuer à apprendre. Certains d’entre eux peuvent même vous permettre de développer votre chiffre d’affaires. Effectivement, en vous présentant comme un groupe, vous pourrez parler d'égal à égal avec de plus grosses structures et couvrir un territoire plus large. De même vous réduirez certains coûts en groupant les achats pour acheter à meilleur prix et en partageant du matériel (bureautique, véhicule, matériel de production, …), du personnel (secrétaire, comptable, commercial …). malgré ces avantages, de nombreux dirigeants hésitent encore à franchir le pas, soit parce qu'ils ne sont assez familiers avec l'outil internet pour communiquer, soit qu'ils estiment que c'est une perte de temps. DES SITES INTERNET SPÉCIALISÉS Il est vrai que les réseaux sociaux professionnels sont réputés chronophages car il faut enrichir son profil, créer ses contacts, entretenir son réseau. Pour pallier à ce risque, fixez-vous une

A l’instar du CJD ou des réseaux professionnels réels, la proximité est la clef. Le CJD se veut proche des dirigeants. Son idée d'un monde de l'entreprise plus humain et où le libéralisme serait plus responsable séduit près de 3300 chefs d'entreprises de toute la France grâce à ses valeurs, certes, mais aussi grâce aux évènements de proximité organisés toute l'année. Une recette qui marche. Cette recette de proximité, Jean-David rezaioff, président de la société Womup, l'a bien compris. C’est pour cette raison que Twideco s’est associé à Womup pour fonder un réseau professionnel en ligne exclusivement régional, « monreseaubusiness.com », dont le premier du genre vient d'ouvrir son portail internet en région Centre. A peine quelques jours et voilà déjà près de trois cents membres inscrits. « l'objectif est de fédérer les acteurs de l'économie régionale, les TPE et les PME en particulier, à travers un outil dont ils connaissent les contours et avec lequel ils savent qu'ils ne seront pas noyés dans la masse des profils et des échanges », nous confie Jean-David. Effectivement, pour une TPE, il est pertinent d'entretenir ou d'ouvrir des relations avec son environnement immédiat et de ne pas se perdre à l'autre bout du monde. Finalement, un tel réseau est une copie virtuelle de ce que font avec succès les clubs professionnels à l'échelle régionale. Alors, ne tardez plus, rejoignez-nous sur www.monreseaubusiness.com et développez vos affaires avec vos voisins.

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n GREEN BUSINESS PAR SÉBASTIEN BRANGÉ

photo : aFP/sCanPIX

Écologie, économie, entreprise : reçu 10 sur 10 Comment attirer l’attention d’un dirigeant d’entreprise sur une opération dite de développement durable ou humanitaire ? En lui vantant naturellement les bénéfices financiers qui s’y adjoignent ! Une donation sportive ou culture, oui mais en mécénat.. La mise en place d’une démarche de certification AFNOR, oui mais j’attends un retour sur investissement sonnant et trébuchant !... Le dirigeant est philanthrope mais point trop n’en faut. Après tout, il faut que ça soit gagnant/gagnant. C’est de cette simple idée qu’est partie l’ONG Goodplanet parrainée par Yann Artus Bertrand. Après le fiasco de Copenhague – tous les événements qui incarnent trop d’aspirations et d’attentes collectives risquent fortement de connaître le même sort – ils ont décidé d’agir. Monter une opération aux quatre coins du monde, mobilisant tous les peuples de la terre autour d’un idée simple : réduire de 10% ses émissions de gaz à effet de serre en 2010. Certaines entreprises de la région Centre ont déjà pris cette direction et vont même au-delà. Le monde de l'entreprise a de nombreuses préoccupations toutes plus importantes les unes que les autres. mais il y en a une qui sort tout de même du lot : faire des économies. reste à choisir le secteur par lequel il est possible d'en faire. S'il en est bien un auquel on pense peu, c'est celui des économies d'énergie puisque l'énergie est encore bon marché. Cependant l'avenir dans ce domaine ne s'annonce pas tout rose, il tend plutôt vers le gris avec la hausse des prix des combustibles fossiles et des matières premières. A en croire le bon sens et les discours des organisations environnementales, l'heure est aux économies d'énergie. Dans ce domaine, les initiatives globales, comme la conférence de Copenhague, ont montré leurs limites dans leur capacité à adopter une ligne contraignante et efficace au niveau des États. La leçon à retenir est qu'il faut agir au niveau local, voire micro-local, pour avoir une incidence globale. C'est avec cette idée simple que la fondation GoodPlanet lance une grande campagne de mobilisation contre le changement climatique baptisée 10:10. Elle invite toute personne, organisation ou entreprise à réduire volontairement ses émissions de gaz à effet de serre de 10 % à partir de 2010. Cette campagne a déjà connue un franc succès au royaume-Uni et s'exporte déjà dans une dizaine de pays. En région Centre certaines entreprises suivent d'ors et déjà cette initiative. Petite fierté régionale, la première en France à y avoir participé se situe dans le Cher, à Sancerre. Il s'agit des vignobles Joseph mellot. Grâce à leur importateur anglais, ils ont eu vent de cette campagne et ont immédiatement rejoint l'initiative française à sa création. En 2009, le domaine a considérablement réduit son empreinte écologique avec une réduction de 10,3% de ses émissions de gaz à effet de serre concernant les emballages (poste le plus élevé dans son bilan Carbone). Cette réduction a été possible en abaissant le poids des bouteilles en verre et en lançant la bouteille en PET (polyéthylène téréphtalate) qui ne pèse que 52g. Le poids moyen d’une bouteille vide est ainsi passé de 473 g (2008) à 446 g (2009). L’économie représente 19 tonnes de CO2 soit l’équivalent de 152 000 Km en voiture. Dans le même temps l’ensemble des activités de Joseph mellot a considérablement réduit sa consommation de carburant en réalisant 25% d’économie soit 1 550 litres. Cette économie représente l’équivalent de 25 000 Km en voiture. En 2009 c’est un total de 177 000 Km en voiture qui ont été économisés !

DES AIDES POUR LES ENTREPRISES Comme quoi avec quelques changements, une entreprise peut obtenir de bons résultats tant sur le plan

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les enseignes de grande distribution leclerc viennent de mettre en place un programme d'aide aux particuliers qui entreprennent des travaux pour augmenter la performance énergétique de leur logement. cette démarche, appelée "l'énergie moins cher", fait partie des activités décidées par e. leclerc au regard de sa stratégie développement durable. elle repose sur le système des certificats d'économie d'énergie mis en place par le gouvernement afin d'inciter les fournisseurs d'énergie à agir auprès des particuliers pour l'économiser. le procédé est simple : un client de leclerc qui a réalisé des travaux chez lui afin d'améliorer la performance énergétique de son habitation peut être "rétribué" en cartes-cadeaux. Il se voit attribuer des "primes énergie" dont le montant varie selon le type de dépense faites : 115 € pour un programmateur d'intermittence sur chaudière existante et jusqu'à 1.162,50 € pour 125 m2 d'isolation des murs. plus d'informations : http://www.lenergiemoinscher.com économique qu'environnemental. Certains investissements allant dans ce sens peuvent être bien plus conséquents. L'exemple du Groupe Deret a de quoi dérouter. Installé à Saran (Loiret) et spécialisé dans la logistique, Deret a investi 4,5 millions d'euros dans la mise en place d'une nouvelle plateforme 100% électrique avec notamment l'achat d'une cinquantaine de véhicules électriques pour monter le premier réseau de livraison de marchandises en zone urbaine tout électrique, baptisé « Deretlectric ». Cette plateforme « verte » va s'implanter dès la rentrée dans 21 grandes villes de France, dont Paris, reims, Nancy, Lyon, Bordeaux, etc. L'objectif est aussi de massifier les flux de marchandises à destination de l'hypercentre à partir de plates-formes de stockage situées en périphérie, puis de livrer le client final sous forme de tournées optimisées. « Dans le milieu des transporteurs la démarche à de quoi perturber », nous confie Jean-Luc Fournier, responsable de la communication du Groupe Deret, « mais ils commencent à venir nous voir pour étudier notre fonctionnement et s'y intéressent vraiment ». mais le combat de l'entreprise va bien au delà de ses murs puisqu'elle fait déjà l'objet d'une convention "Opération exemplaire" avec l'Ademe, signée le 9 décembre dernier, en vertu de laquelle Deret transmet les informations sur la consommation des véhicules - 6 à 7 fois moindre par rapport aux camions classiques - leur fiabilité et leur perception par les conducteurs. En échange, le transporteur bénéficie d'une aide d'environ 500 000 euros pour l'année

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2010. « C'est également sur la réglementation qu'il y a une bataille à mener, même si notre démarche est philanthropique au départ nous souhaitons aller au bout de la logique environnementale car c'est à travers une multitude d'aménagements qu'on pourra atteindre des objectifs encore plus ambitieux que 10:10 » rappelle Jean-Luc Fournier, puisque le transporteur en est déjà à 14% d'économie d'énergie et compte atteindre 20% dans moins de deux ans. Que ce soit dans le cas du domaine Joseph mellot ou celui de Deret l'engagement de l'entreprise leur vaut la reconnaissance de leurs clients pour qui cette politique environnementale est un plus indéniable qu'il est de bon de mettre en avant. A noter enfin que certaines collectivités locales tel que la Ville de Bourges sont également signataire de la démarche. Par l’intermédiaire de son Agenda 21 (Contrat Environnemental), la Ville de Bourges a déjà engagé plusieurs actions significatives : réduction de l’éclairage public dans certains quartiers, travaux d’amélioration des performances énergétiques des bâtiments communaux, construction d’une chaufferie urbaine au bois… Les deux démarches allant dans le même sens, celui de la lutte contre le réchauffement climatique, Serge Lepeltier, Ancien ministre, maire de Bourges, a souhaité que la Ville de Bourges soit signataire de l’opération 10:10. Un programme d’actions est en cours d’élaboration pour poursuivre ces objectifs. La seule chaufferie urbaine au bois a ainsi déjà permis de diviser par 11 les émissions de gaz à effet de serre !

LE 10:10:10, C'EST QUOI ? 10:10, solar generation et l'ong 350 ont uni leurs forces pour faire du 10 octobre 2010 (10:10:10) une grande journée mondiale d'action contre le changement climatique ! dans le monde entier, des gens vont se réunir pour célébrer cette fête dans un esprit positif, et envoyer un message fort : agir pour la planète rend heureux ! Qu'y a-t-il de prévu ce jour-là ? des milliers d'événements sont prévus dans presque tous les pays du monde. aux maldives, les leaders politiques vont installer des panneaux solaires sur leur maison. en colombie, une pièce de théâtre de rue sur le thème du changement climatique va donner lieu à la plantation de 350 arbres. au Japon, deux lutteurs de sumo vont faire du vélo pour montrer les bienfaits de l'activité physique !


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n RENCONTRE À LA UNE PAR LUCIE BRASSEUR

Yves Broussoux Président de la CCI du Loiret depuis 2003 et Président de la CRCI depuis mars 2010

côté études, vous êtes plutôt un autodidacte ? Je suis autodidacte et je le revendique haut et fort. J’ai réussi grâce à deux choses. J’ai eu mon certificat d’étude et de mon BEPC qui, à cette époque, avaient une certaine valeur. Compte tenu de mon entrain à l’école, mes parents m’ont conseillé d’aller travailler : soit travailler avec eux, soit travailler dans un autre métier. C’est ainsi que le 6 septembre 1958, je suis rentré au CNEP (Comptoir National d’Escompte de Paris) à Dreux qui, par la suite, est devenu la BNP. Le premier événement qui m’a marqué c’est la défaite de Dien Bien Phu. Il y avait des discussions dans l’épicerie, certains disaient que c’était bien car on n’avait rien à faire là-bas, d’autres que c’était triste. Je croyais toujours que l’on allait s’en sortir, je me rappelle le nom des citadelles, ou encore de Geneviève de Galard, cette femme qui a beaucoup accompagné les soldats... C’était ma première connexion à l’information, on aura l’occasion d’en reparler, car ça a toujours été très important pour moi. En 1962, j’ai fait mon service militaire. J’ai d’abord été incorporé à Cahors et à Laval. Pour le premier hiver, c’était extrêmement agréable d’aller garder la caserne en plein champ avec de la neige. Puis j’ai été envoyé en Algérie, à Cap matifou, à côté d’Alger, un pays merveilleux. Les souvenirs que j’en ai gardés sont à plusieurs niveaux. D’abord, l’arrivée au large de l’Algérie et le silence qui régnait sur le bateau. Puis l’arrivée dans le camp et la vie qui n’y était pas facile, ni pour les uns ni pour les autres, parce qu’on était entré dans une période de cohabitation. Il y avait en face de nous une caserne de l’armée algérienne, l’ambiance était toujours un peu tendue. ça m’a beaucoup interpellé car depuis la France, je n’avais pas compris ce qui se passait à l’époque. On parlait des Pieds Noirs... Je ne comprenais pas. Quand j’ai vu sur le terrain, je me suis dit qu’il y avait forcément eu quelque chose. Il y avait une telle opposition de deux populations certes très différentes mais qui avaient vécu ensemble plusieurs années. ça m’a permis de devenir plus ouvert et d’essayer de mieux comprendre l’autre. Je regrette d’ailleurs de ne pas avoir profité de ce séjour pour apprendre quelques mots d’arabe. Finalement quelle a été la leçon la plus importante que vous en ayez tirée ? Le monde n’est pas forcément celui que l’on nous montre. On reçoit des images et ces images sontelles réelles ou pas ? C’est la première fois que je me suis interrogé sur les images que je recevais. retour en France après le service militaire ? En effet, reprise de la vie professionnelle. J’ai pris ma carrière à bras le corps. Les métiers de la banque étaient à l’époque, et le sont toujours aujourd’hui, des métiers où la formation a une grande place. Ce qui permet à ceux qui suivent ces formations continues de pouvoir progresser. J’ai eu mon brevet professionnel de Banque. J’ai suivi à l’ITB une spécialisation dans les métiers financiers augmentée de la formation interne à la Banque Populaire. Je suis par nature un gestionnaire de taux. J’ai été un des

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photo : Didier Depoorter

revenons sur votre enfance... Je suis né le 31 mars 1943 à Conches en Ouche en Normandie, pendant la guerre, de parents commerçants. mes premières années ont dû être très difficiles pour mes parents. Je suis resté dans la région du côté de Pacy-sur-Eure où j’ai été à l’école primaire. J’y ai déjà appris certaines petites choses. Dès que j’avais quelques temps libres ou dès que je rentrais de l’école je donnais un coup de main aux parents. C’était normal à l’époque. Je me rappelle aussi de toute la récupération que l’on faisait à ce momentlà. Comme on était épicier, on récupérait, par exemple, les têtes de bouteille en plomb que le ferrailleur passait ramasser régulièrement. Dire que j’ai eu une jeunesse difficile n’est pas forcément le mot, mes parents étant commerçants on était mieux lotis que d’autres personnes qui vivaient avec les tickets de rationnement à la sortie de la guerre, donc je n’ai manqué de rien. Je me rappelle qu’à Noël, j’avais ma mandarine ou mon orange, c’était vraiment le Pérou. Je me souviens de l’arrivée de l’eau courante à la maison, de la première pompe électrique, c’était des événements. Je n’ai jamais eu le chauffage dans ma chambre, les vitres étaient gelées l’hiver... Cela fait partie de ce qu’a connu une ma génération et qui fait qu’aujourd’hui on supporte certainement mieux certaines choses.

premiers sur le plan national à bien connaître les marchés boursiers, les marchés optionnels et les premiers dérivés. J’ai été à la création du mATIF en liaison avec la Caisse Centrale des Banques Populaires (NDLr : marché à Terme des Instruments Financiers), j’ai été formé comme un gestionnaire de taux et donc gestionnaire de risques. 1968 a été une année importante pour vous ? La parenthèse 1968. Je me suis marié en avril 1968, avant les événements. J’ai réussi à rejoindre Gisèle, mon épouse, qui suivait les cours pour obtenir un certificat complémentaire en anglais au sud de Londres, le jour dit et à l’heure dite, en passant par la Belgique. Ce même jour, elle recevait des informations comme quoi la France était en feu, que tout allait mal... Je travaillais à Tours, c’était encore tranquille en province mais on sentait bien l’inquiétude. Les événements se sont solutionnés d’une manière relativement correcte mais je retiens que cette époque a vu s’envoler en éclats plusieurs barrières en particulier la discipline et un peu le respect. Le slogan « il est interdit d’interdire » est resté dans les mémoires de nombreuses années et nous en payons aujourd’hui les conséquences. vous êtes donc arrivé en 1970 à orléans ? Oui, en 1970 je suis arrivé à Orléans à la Banque Populaire Berry Orléans. J’ai été reçu par monsieur Captier, directeur général. Je lui dois l’accélération de ma carrière professionnelle. J’ai assumé les fonctions de directeur commercial, de directeur marketing, j’ai eu l’occasion les années suivantes d’être responsable d’agence, de créer beaucoup d’agences de la Banque Populaire dont certaines sont toujours en place, dans la périphérie d’Orléans et de Bourges. J’ai également participé à plusieurs opérations de financement d’entreprises. J’ai eu à suivre les risques que l’on a par délégation du directeur général, les découverts, les montages financiers, le financement des investissements, le financement de l’immobilier... A côté de la gestion de taux j’ai eu la gestion des risques de l’exploitation d’entreprise. Je croise d’ailleurs toujours des chefs d’entreprise que j’ai eu le bonheur d’accompagner dans leurs premiers pas et qui se souviennent toujours de l’importance que j’accordais à la confidentialité. Ce qui n’a pas été neutre dans la cellule de crise mise en place à la CCI du Loiret en 2008. Enfin, depuis trois ou quatre ans je vois des gens que j’ai eu le plaisir de suivre à leurs débuts et qui cèdent leurs activités.

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peut-on avoir des noms ? Non. Confidentialité totale. on dit que vous êtes issu du monde de la banque et de l’assurance ? En 1986/87 j’ai pris la direction des affaires financières de la banque, en particulier sur tous les nouveaux produits de placement qui commençaient à émerger et pour lesquels j’étais chargé, avec une équipe bien sûr, de mesurer les risques et de promouvoir le développement. J’ai été créateur d’un GIE de voyages, j’ai fait parti du groupe de travail sur le devenir de l’économie sociale, j’ai été, à un moment, délégué de la banque auprès de l’Union Départementale des Sociétés mutualistes dont j’ai assuré pendant quelques années le secrétariat général. Et, fin 1987, est arrivée la nécessité de commencer les regroupements pour atteindre les fameuses tailles critiques. La fusion de la Banque Populaire Berry Orléanais avec celle de Touraine et du Haut-Poitou a été envisagée. Elles sont devenues la Banque Populaire Val de France, dont je m’honore d’être un des pères du nom. J’ai été appelé à travailler à Tours, ça ne m’enchantait pas, non pas pour la banque mais étant dans des activités financières nouvelles, je pensais que ce n’était pas en période de fusion que l’on faisait les meilleures activités. J’ai également eu la possibilité d’aller travailler à Paris mais c’est finalement un nouveau clin d’œil du destin qui a marqué ma carrière. J’ai rencontré marcel Clatot, directeur général des mutuelles régionales d’Assurances (NDLr : Thelem Assurances aujourd’hui), qui m’a dit « plutôt que d’aller chercher ailleurs, venez travailler chez moi, si vous le voulez » ce que j’ai accepté, heureux. Cela venait d’ailleurs concrétiser un petit partenariat que nous avions déjà ensemble. Pour le petit clin d’œil, nous étions les membres fondateurs, avec la Nouvelle république du Centre Ouest et les Nouvelles d’Orléans, d’Orléans Fm. Je représentais la Banque Populaire et marcel Clatot les mrA et nous avons permis l’association possible autour d’un projet Orléans Fm. J’y ai assuré une rubrique financière hebdomadaire. Ce qui était passionnant. On a fait ça quand Tonton (NDLr : François mitterrand) est arrivé, pendant 3 ou 4 ans. C’est un endroit qui m’a permis, en réalité, d’essayer d’expliquer très simplement les choses avec un langage qui soit compréhensible par tous, en essayant de se débarrasser des mots barbelés, des mots trop techniques que les gens ne comprennent pas ou peuvent mal comprendre.

connaissez-vous aujourd’hui des émissions qui s’approchent de ce que vous faisiez ? Comme celle-ci, il n’y en a plus. mais il y a des émissions très structurées. Et, sans me comparer à Jean-marc Sylvestre, on a quelques journalistes comme lui qui savent expliquer l’économie et la finance très simplement. reprenons votre parcours ? Ce passage aux mrA, qui a duré jusqu’en 2003, m’a permis de toucher de près ce monde de l’assurance et de mieux le comprendre. J’étais spécialisé dans la partie vie et j’ai pu apprendre des notions importantes sur la partie dommages. Parallèlement, en 1992, j’ai créé une société d’édition de logiciels financiers, BC Informatique, qui a eu, à son époque, un grand succès. Elle permettait d’ajuster les taux de rendements annoncés par les établissements financiers et autres vendeurs sur les réelles perspectives de résultats pour les investissements immobiliers, défiscalisation de type quirataire (exemple : co-propriétaire d’un bateau). J’ai été l’un des acteurs à monter le dossier de l’Ile Du Ponant, j’ai participé à la levée de fonds initiale. J’ai participé à toutes les assemblées générales de l’Ile du Ponant. Quand on est curieux on va dans des aventures. Cela m’a conduit à l’âge de 60 ans, l’âge auquel j’ai pu prendre un peu de recul avec une partie importante de ma vie professionnelle. vous avez été chef d’entreprise ? J’ai trois entreprises en réalité. Cette société éditrice de logiciels financiers et une autre de consultants financiers qui travaillent actuellement sur un logiciel de mise en valeur des investissements en viager, avec tous les problèmes de rC professionnelle que cela comporte. On risque toujours son capital et parfois plus. Par ailleurs, pendant que j’étais aux mrA, j’ai été patron de deux filiales : une société de courtage en assurances et une, Coralya, en conseil en gestion financière/CGPI (Conseil en Gestion de Patrimoine). Une société en Conseil en Gestion de Patrimoine doit vivre. Elle vit en vendant des produits et inévitablement elle perd sa neutralité dès lors qu’elle a un fournisseur. Et ça, je ne pouvais pas le tolérer. Pendant cette période, un autre événement m’a profondément marqué : les attentats du 11 septembre. Pourquoi ? Je considère que ce jour-là, nous avons perdu la bataille médiatique. Les médias, particulièrement les télévisions, en diffusant en boucle les


Ce qui me frappe beaucoup c’est de voir toujours cette masse d’information et que l’on ne traite pas le vrai problème. On est noyé, on se demande si parfois les informations ne sont pas données pour détourner l’attention. En réalité, on ne traite pas le problème d’une manière simple et on n’explique pas assez les choses. Je suis frappé par le fait que les mesures annoncées ne sont certainement pas suffisantes et qu’il faudra y revenir. En réalité tout le monde sait qu’une fille qui naît aujourd’hui a une chance sur deux d’être centenaire. Il est illusoire de penser que l’on s’arrêtera de travailler à 60 ans et que l’on vivra encore 40 ans derrière. Donc il faudra bien trouver des solutions et il ne faut pas les subir il faut les anticiper. Quand j’étais aux mrA, en 1993/94, nous avons fait un petit argumentaire pour sensibiliser les gens, j’expliquais que soit on augmente les cotisations de 20%, soit on baisse les retraites de 20%, soit on travaille jusqu’à 74 ans...

mêmes images, ont mis en valeur la fragilité de nos sociétés. Et elles ont alimenté et ont sanctuarisé les auteurs de l’attentat. Je maintiens, ce jour-là, on a perdu. Le monde a été ébranlé sans que l’on ne s’en rende compte. En particulier dans le monde financier où je travaillais, on a compris qu’il y avait probablement des limites qui avaient été atteintes, voire dépassées. On s’est aperçu qu’en réalité qu’il suffisait de taper à un endroit pour atteindre l’économie mondiale, on n’a même plus besoin de se déplacer, il suffit d’envoyer un avion ou un bateau pour tout arrêter... Dans toute cette carrière, j’ai toujours eu un souci : on a la chance d’avoir une information illimitée mais il faut savoir la trier. C’est le challenge de demain. cela confirme les impressions de votre service militaire. Oui, le monde bouge. Il faut savoir observer. passons à vos fonctions consulaires : la première élection à la ccI du loiret ? J’ai été élu vice-président trésorier à la CCI du Loiret en 2000. Le président François Huvelin a demandé à mon directeur général si il voyait un inconvénient à ce que je fasse partie des élus de la Chambre.

a quel moment êtes-vous devenu président ? Le 23 septembre 2003 pour finir le mandat de François Huvelin qui était souffrant. Il y avait une compétition, deux personnes se sont présentées et j’ai été élu. C’était à mi-mandat. La première élection générale a eu lieu en novembre 2004. Elle s’est faite sans problème et, la prochaine, c’est bientôt... quel a été le message que vous avez voulu faire passer aux dirigeants d’entreprise pendant toute cette période ? En 2003, il y a eu deux événements importants au moment de mon élection : huit jours après, il y a eu le départ du Directeur Général et, en même temps, le départ du gardien de l’immeuble. C’est toujours là, d’ailleurs, que l’on a le plus de problèmes. Le message que j’ai tout de suite voulu faire passer

Quand on est curieux on va dans des aventures n c’était d’essayer de travailler sur l’image départementale de la Chambre de Commerces et d’Industrie du Loiret qui me semblait trop concentré autour de la place du martoi. C’est à ce titre-là que l’on a ouvert l’agence de Beaugency, Pithiviers, Gien et que l’on a accru la surface de montargis. Pour des raisons de proximité. Le deuxième message, c’est que je présentais que le fonctionnement propre des chambres de commerce, tel qu’il était, notamment administratif n’était pas forcément adapté à une économie moderne. Ce qui d’ailleurs a amené la réforme qui vient d’être votée au Parlement. Le troisième c’était de dire aux chefs d’entreprise qu’il faut gagner un peu plus d’argent qu’en dépenser et de leur demander de travailler parfois en réseaux afin de pouvoir communiquer et échanger entre eux. Et qu’ils puissent faire part de leurs difficultés, être solidaires les uns des autres. Enfin, il fallait donner une stratégie à long terme à

photo : Didier Depoorter

votre premier passage à la ccI ? Oh, c’était il y a très longtemps car quand j’étais à la banque on participait à des animations ou à des réunions. mais là, le fait d’être intronisé « élu » était quelque chose de sympathique, sans en maîtriser forcément l’ampleur.

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la Chambre, c’est le projet Citévolia. Aider à préparer l’avenir des chefs d’entreprise et de leurs collaborateurs. en mars 2010, élection à la présidence de la crcI ? Le 25 mars, élection à la présidence de la CrCI à la place de Paulette Picard, dans des conditions de simple majorité. Dès mon arrivée j’ai eu le souci de faire comprendre qu’une réforme se préparait et elle serait certainement l’occasion de faire comprendre aux gens qu’il fallait mieux travailler ensemble au niveau régional, ce qui n’est pas une tâche très facile étant donné l’attachement de chacun à son territoire qui à ce jour est plus départementale que régionale. un événement de l’actualité récente qui vous a particulièrement marqué ? Le 7 septembre nous avons parlé du problème des retraites et on en parle déjà depuis quelques temps.

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travailler en réseau ? C’est permettre aux entreprises de se connaître pour travailler entre elles. Ce que je souhaite c’est qu’en fonction de ses marchés, de ses besoins on puisse échanger avec la Chambre pour trouver des solutions. Les circuits qui fonctionnaient ces dernières années sont en passe d’être complètement doublés ou parfois sont mis en concurrence par des réseaux sociaux sur internet. Et puis si quelqu’un a besoin de trouver un financement pour une entreprise s’il peut le trouver via internet, c’est parfait. le réseau moderne c’est la base de l’économie nouvelle ? Oui. un message à faire transmettre aux entrepreneurs de la région ? C’est une région formidable. Il y a plein d’opportunités, il va falloir tous que l’on apprenne à les saisir et que l’on se forme pour ça. Quand on a la chance de vivre à une centaine de kilomètres de Paris, quand on a la Loire, que l’on a une certaine main d’œuvre dont il faut assurer la qualification, c’est évident, et bien on n’a pas d’états d’âme à avoir : il faut foncer. Simplement il faut foncer en ayant conscience du risque mais demain, de toute façon, la progression et l’avancement ne se feront qu’avec des prises de risques.

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n RENCONTRE À LA UNE PAR LUCIE BRASSEUR

François Doremus Président du comité des banquesde la FBF en région Centre, Président du Comité des banques de la Région Centre Membre du directoire en charge de la Banque du Développement Régional à la Caisse d’Epargne Loire-Centre

pouvez-vous, en quelques mots, nous retracer votre parcours ? Je suis entré en Caisse d’Epargne il y a 35 ans. J’ai eu la chance d’intégrer un groupe en perpétuelles mutations : la Caisse d’Epargne d’il y a trente ans n’a plus rien à voir avec celle que vous connaissez aujourd’hui. J’ai vécu de nombreuses restructurations et fusions. Pour preuve, de 400 Caisses d’Epargne, nous sommes passés à 17 caisses régionales aujourd'hui. J’ai commencé à la Caisse d’Epargne de l’Est et du Nord de l’Ile de France. Il y a dix ans, j’ai été promu à Orléans, comme Directeur Général de la Caisse d’Epargne du Val de France-Orléanais qui a fusionné depuis avec Centre Val de Loire pour devenir la Caisse d’Epargne Loire-Centre. qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier ? Ce sont justement ces perpétuels mouvements qui m’animent. A mes débuts, la Caisse d’Epargne avait une activité assez peu diversifiée. En 1984, quand le législateur nous a permis d’étendre notre périmètre d’activité aux entreprises, nous avons obtenu notre statut de banque. Ensuite, nous n’avons cessé de faire évoluer notre culture et nos organisations. Nous sommes devenus des Caisses d’Epargne régionales autonomes dans la gestion de notre bilan. En tant que membre du directoire

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en charge du développement, je me sens pleinement responsable du devenir de l’entreprise. Ce ne sont pas seulement une croissance et un développement qu’il nous faut garantir, ce sont aussi des emplois. Cette responsabilité de développer notre fonds de commerce, de faire en sorte que nous continuions à croître et à progresser dans un intérêt bien compris entre les clients et les salariés est, pour moi, un défi permanent. pouvez-vous revenir brièvement sur ces bouleversements ? La révolution s’est faite sur tous les fronts, social, juridique et technique. Nous sommes passés d'un statut associatif à un statut coopératif. Les femmes et les hommes qui sont entrés dans le groupe à une époque où il n’était pas question de business plan, ni d’informatique individuelle ont dû s’approprier ces nouveaux outils et ces nouvelles méthodes. Avec la création de plates-formes informatiques, il nous a fallu accompagner et piloter le changement pour ne laisser personne sur le bord de la route. Aujourd’hui, nous y sommes parvenus et nous pouvons collectivement en être fiers. petit, de quoi rêviez-vous ? De tout, sauf d’être banquier (rires). J’aurais plutôt

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Savoir tenir ses engagements et signer un contrat moral avec l’entreprise dans laquelle on travaille, me semble évident. n imaginé que j’évoluerais dans ma passion, l’équitation, ou en tout cas dans des activités sportives pour lesquelles je prenais énormément de plaisir. Finalement, je me plais encore plus dans ce que je fais : il faut juste croire qu’une passion en a chassé une autre. Aujourd’hui encore, je n’imagine pas pouvoir rester dans un emploi si je n’y prends pas de plaisir et si je ne suis pas capable de m’y épanouir. Le jour où cela ne sera plus le cas, alors j’en tirerai les conclusions qu’il faudra. mais le contexte ayant sans arrêt évolué, je ne me suis jamais en-

nuyé dans ce que je faisais au sein de la Caisse d’Epargne. Je n’ai jamais passé plus de deux années de suite dans les mêmes circonstances à devoir faire exactement le même métier. Ca aide. quel a été votre pire échec ? Ce que je vais vous dire risque de vous sembler présomptueux mais je tiens à être honnête. Je n’ai pas l’impression d’avoir jamais connu d’échec, en ce sens que j’ai toujours progressé dans ma carrière. qu’est-ce qui vous donne envie de vous lever le matin ? Ce qui me donne cette énergie, c’est de trouver du plaisir à ce que je fais et, surtout, de ne pas savoir à quoi va ressembler ma journée. Vous n’imaginez pas la difficulté, et donc le challenge, du développement dans un contexte évolutif comme le nôtre. Les problèmes posés par la clientèle ou la concurrence sont tous les jours différents. Nous venons de traverser une crise financière et, en tant que président de la fédération bancaire régionale, j’ai été amené à prendre régulièrement la parole pour défendre l’image des banques à une période où il ne faisait pas bon dire que l’on était banquier. Aujourd’hui, même si des incertitudes sur la sortie de


crise demeurent, nous avons su démontrer que les banques jouent le jeu et remplissent leur rôle de banquier responsable en apportant leur soutien au financement de l’économie. quelles sont les valeurs importantes à vos yeux ? Je tiens beaucoup à la notion d’intégrité. Dans mon métier, c’est quasiment une obligation déontologique, mais il est important pour moi de la mettre en premier. Ensuite, je dirais la fidélité. rester attaché à des valeurs de base, que ce soit dans son entreprise ou dans la vie en général, est primordial. Savoir tenir ses engagements et signer un contrat moral avec l’entreprise dans laquelle on travaille, me semble évident. Enfin, la valeur la plus importante à mes yeux est l’humain. Je crois beaucoup en elle pour ce qu’elle apporte de respect et de prise en considération de l’autre. avez-vous l’impression que ces valeurs ont disparu ? Si vous demandez à un recruteur l’intérêt d’une valeur comme celle de la fidélité, il vous répondra qu’il lui préfère la recherche du bénéfice personnel. Personnellement, je pense que la fidélité permet de travailler de façon beaucoup plus sereine. Savoir sur qui pouvoir compter, avoir pour ses collaborateurs une confiance méritée, sont pour moi des conditions de travail idéales. Concernant l’intégrité, c’est une question de repères et de valeurs morales personnelles. Si aujourd’hui, dans l’éducation dispensée il n’y avait plus ces repères, j’avoue que je me sentirais en décalage. pensez-vous qu’elles sont encore bien représentées ? Cela dépend de la société dans laquelle vous vivez, du monde dans lequel vous évoluez. comment percevez-vous votre place à la fois dans la société civile et économique ? Je ne fais pas vraiment la différence entre les deux car je m’implique sans compter dans mon métier. Et comme pour moi, la principale raison d'être d’une entreprise c’est d’être au carrefour de la société civile et économique, je m’inscris au cœur de ses enjeux. pour vous, ce qui compte, est-ce le but à atteindre ou la façon d’y parvenir ? C’est clairement la façon d’y parvenir. Ce n’est pas à n’importe quel prix que l’on doit y arriver. du temps à l’argent, quel lien établissez-vous ? L’argent n’est qu’un moyen, ce n’est pas une fin en soi. Dans une entreprise, vous avez beau avoir une stratégie, il faut lui donner du sens. Si votre objectif est uniquement la recherche de profit, alors, très vite se pose la question des limites. Tout ceci risque d’être sans fin. Alors que si vous donnez un sens

plus temporel à cette stratégie, elle prend toute sa place auprès des salariés qui la comprennent et s’impliquent pour la mettre en œuvre. Je me retrouve bien dans cette logique, tout en gardant à l’esprit que l’objectif de rentabilité profite à la société dans sa globalité ainsi qu’aux personnes qui s’y consacrent. rappelez-nous les missions de la FBF ? Notre mission est essentiellement une mission d’information, de promotion de l’image des banques et de représentation vis-à-vis des institutionnels. Je viens de vous citer la crise financière et l’intérêt d’une prise de parole unique. Dans un contexte aussi confus, un discours unique et une position commune étaient nécessaires pour espérer être compris et entendus. Cet exemple montre tout l’intérêt de cet organisme dans lequel nous travaillons bénévolement. Nous respectons une charte déontologique, ne mettons pas en avant nos enseignes et travaillons pour le bien commun de la place bancaire. pourquoi avoir pris cette présidence ? qu’en attendez-vous ? J'ai été sollicité par mon établissement pour le représenter à la FBF. Les choses se font aussi naturellement que cela. Il existe une sorte de légitimité ou d’évidence qui s’instaure avec le temps et lorsque que l’on vous propose une présidence, sauf à ne pas le vouloir, vous acceptez normalement, bien naturellement. Le mandat s’écoule sur deux ans par souci d’alternance. quelles sont vos missions au sein de la FBF centre en tant que président ? La représentation première incombe au président. Dernièrement, nous avons eu en charge d’organiser le forum des métiers de la banque à l’université d’Orléans. Il a fallu susciter l’intérêt de l’université, apprendre à travailler ensemble pour proposer, au final, un événement original et adapté au plan local. Nous travaillons également sur une convention qui liera des acteurs sociaux du département au monde de la banque en vue d’aider les publics en difficulté. Une troisième piste de travail est l’éducation et la sensibilisation des jeunes publics à l’argent. Nous souhaitons faire intervenir des commerciaux dans des collèges et lycées pour initier, dès la seconde, les jeunes aux fonctionnements des comptes bancaires et à l’utilisation des moyens de paiements. A chaque fois, il faut trouver les bons interlocuteurs privilégiés, les convaincre de la pertinence de la démarche ou de l’intérêt qui serait le leur. Viennent ensuite la mise en œuvre et enfin, et surtout, la continuité du projet à assurer. J’aime fédérer des gens qui ne dépendent pas d’un même domaine et qui ne sont pas sous ma responsabilité hiérarchique. Cela ressemble plus à une action relevant du monde associatif que du monde de l’entreprise.

valérie ohannessian, directrice générale adjointe de la Fédération bancaire française (FBF), augustin de romanet, directeur général de la cdc et laurent Wauquiez, secrétaire d'etat chargé de l'emploi ont signé le 19 octobre 2009 un protocole pour favoriser la création d’entreprises par les personnes en difficulté. comment cela se passe-t-il en région centre ? A la demande de la FBF nationale, j’ai désigné un coordinateur local. Dans l’accord qui a été passé, il est question de vérifier qu’au moins un groupe ou une enseigne puisse proposer ce type de prestations par département. Il faut savoir que, pour lutter contre l’exclusion bancaire, le microcrédit existait déjà dans certains établissements. Aujourd’hui, nous l’organisons et le structurons à l’échelle de toute la place financière. Nos actions en direction des acteurs sociaux font également partie de cette approche. Leur proposer des formations, des outils mais aussi des types de financement destinés spécifiquement aux publics en difficulté, voilà l’esprit de la démarche pour que, demain, les plus défavorisés, ne connaissent plus d’exclusion bancaire. dans notre rubrique « tous égaux, tous entrepreneurs », nous interrogeons régulièrement des chefs d’entreprise sur l’égalité des profils et des genres face à l’entreprenariat. nous y avons reçu notamment des personnes issues de minorités ethniques, de milieux défavorisés ou des personnes handicapées. tous disent qu’il est extrêmement difficile de passer la barrière du banquier dans le cadre d’une création d’entreprise. que voulez-vous leur dire aujourd’hui ? Qu’il existe des dispositifs pour eux. Nous ne pratiquons pas comme en Inde le microcrédit en direct tel que le préconise muhammad YUNUS. Nous le pratiquons au travers d’un intermédiaire, généralement une structure associative qui valide ces projets, qui soutient ces créateurs et surtout, qui leur fourni un accompagnement. Le créateur examine avec elle, dans quelles conditions, il peut avec son assistance, obtenir un financement. La difficulté de ces microcrédits n’est pas de les accorder, la notion de risque étant logiquement acceptée par les banquiers, mais réside plutôt dans la pérennité du projet. Il faut qu’il y ait un bien fondé dans ces octrois de financements pour que, par la suite, ils permettent à ces gens de sortir de la marginalisation ou des difficultés qui peuvent être les leurs. Et cela se fait par un accompagnement sur le plan de la gestion d’un budget ou de la construction d’un business plan, entre autres. C’est pourquoi la FBF a signé ce partenariat avec France Active. d’ici 5 à 10 ans, comment voyez-vous les relations entre le créateur ou chef d’entreprise et son banquier ? Paradoxalement, je dirais que la crise nous a fait nous interroger sur la relation de confiance que

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l’on entretenait avec le particulier et les ménages, plus que vis-à-vis des entrepreneurs qui ont toujours su nous garder cette confiance. Sur le fond, le chef d’entreprise, en tant qu’acteur économique, ne raisonne pas de la même façon qu’un particulier. Il échange plus fréquemment avec son banquier, lequel l'incite - et la crise nous l’a rappelé - à venir échanger avec lui le plus en amont possible, avant qu’il ne connaisse des difficultés. Ce cercle vertueux qui s’instaure entre le chef d’entreprise et son banquier, lorsque cette relation existe, les amène à mieux se connaître et à éviter ainsi tous les écueils liés à une crise. Je souhaite que nous réussissions à installer systématiquement ce type de partenariat au niveau de l’entreprise. Un banquier est aussi un chef d’entreprise et n’est pas qu’un simple analyste financier, il peut aussi croire en un projet et faire le pari sur une stratégie. C’est un des fondamentaux que le public a un peu oublié. Notre métier est un métier de gestion de risques. Néanmoins, il faut aussi être raisonnable et ne pas nous demander de prendre toujours et systématiquement des risques inconsidérés que l’on nous reprocherait par la suite, comme cela s’est passé outre-atlantique. Je souhaite donc que dans les prochaines années, nous agissions tous, banquiers, particuliers et entrepreneurs, avec prudence et vigilance sans pour autant réduire à néant cette composante de notre métier ; la gestion du risque, mais le risque mesuré qui cumule un projet bien construit, un marché existant et un chef d’entreprise à la fois bon commercial, bon technicien et bon gestionnaire. pour vous, aujourd’hui, qu’est-ce que l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle ? Pour moi, l’équilibre ne relève pas d’une répartition équitable. Il s’atteint plutôt en termes de densité dans la relation. L’important est d’être suffisamment présent et disponible. Dans la vie professionnelle, le contrat passé avec l’employeur implique d’être efficace et productif pour lui donner satisfaction. Côté familial, il existe, pour ma part, ce même contrat moral de se rendre disponible, d’être présent et de partager. Le simple temps de présence ne saurait suffire. a titre personnel, quelles sont les espérances que vous placez en l’avenir ? Je voudrais un monde qui soit plus raisonnable. On parle beaucoup de régulation au niveau de la place bancaire ces derniers temps mais je ne voudrais pas d’un monde entièrement normé et régulé. Pour moi, l’important est plutôt que les mêmes règles s’appliquent à tous. Je pense que le système ne pourra pas fonctionner durablement tant qu’on ne respectera pas tous les mêmes règles du jeu. C’est un appel à la raison que je ferais. Point trop d’excès et de la mesure ! Et de l’action bien sûr.

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n LES PRIMO PAR SÉBASTIEN BRANGÉ

Recette de la renaissance des lentilles du Berry Voilà une trentaine d'années, les lentilles du Berry étaient dans toutes les assiettes du pays. L'arrivée de lentilles moins chères a tué cette culture ancestrale. Heureusement la qualité des produits du Berry et le savoir-faire des producteurs locaux a permis à la société Cibele, installée à Bourges, de faire revivre cette culture. Cécile Le Taillandier, responsable commerciale de l'entreprise nous raconte comment aujourd'hui l'exportation est le point de mire d'un produit qui a failli disparaître.

PARTIR A L’EXPORT AVEC LE PROGRAMME LES « PRIMO » Les Primo-exportateurs en pôle position

Racontez nous comment les lentilles du Berry sont arrivées dans nos assiettes. Notre entreprise est née il y a une quinzaine d'années à l'initiative de producteurs de chez nous, de l'Indre, afin de remettre au goût du jour un produit qui était en perdition : la lentille du Berry. En fait, le Berry était le premier producteur national de lentilles dans les années 80. On faisait entre 4000 et 5000 hectares de lentilles dans notre région. On vendait sans appellation dans le contexte d'une culture extrêmement spéculative. Lorsque l'importation est arrivée sur nos marchés, elle a fait effondrer les cours et du jour au lendemain les hectares de lentilles ont diminué jusqu'à presque disparaître. Ensuite les producteurs se sont regroupés en 1996 pour remettre en avant ce produit et mettre une valeur ajoutée en décrochant le label rouge et une appellation afin de se démarquer totalement des importations et apporter un plus au niveau de la commercialisation et des consommateurs. Aujourd'hui, cette culture concerne une trentaine de producteurs sur 360 hectares avec un volume d'environ 1000 tonnes de production annuelle. La vente se fait sur des créneaux très différents, de l'épicerie fine jusqu'au secteur de la conserverie. On a la chance d'avoir un produit qui est à la fois en fruits et légumes et en épicerie. ça

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couvre donc un large panel du circuit commercial d'un produit alimentaire. Comment expliquez-vous le succès des lentilles du Berry tout particulièrement? Il y a eu une vague de produits du terroir très importante qui s'est tassée et qui revient à nouveau. Donc, comme nous sommes sur un créneau « produit du terroir et produit de qualité » nous apportons une garantie de qualité et de traçabilité au consommateur. Ils recherchent des produits proches de chez eux. Nous avons un circuit court comme nous avons un contrat de production avec le producteur, on trie la marchandise, on la revend. On est sur une bonne vague, pour vous dire, on est sur une croissance à deux chiffres. On ne s'y attendait pas avec la crise. Pour continuer dans cette voix nous devons conserver ce niveau de qualité. Ce n'est pas toujours facile car c'est de plus en plus coûteux, drastique, on est très surveillés, en plus de nos contrôles. C'est un investissement de chacun pour maintenir un tel niveau de qualité. Il faut dire que la culture de la lentille est une culture à risques. Nous sommes en pleine Champagne Berrichonne, une terre où il y a peu de diversification des cultures. Nos producteurs sont des céréaliers car on ne peut pas vivre que de la lentille.

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L'importation a tué la filière, désormais vous vous tournez vers l'exportation. Expliquez-nous votre démarche. On a choisi de trouver d'autres marchés à l'export. On ne va pas exporter là d'où vient l'essentiel de l'importation comme le Canada, la Chine. On essaie, dans un premier temps, de nous tourner vers l'Europe pour des raisons de proximité et de facilité puisque nous sommes une TPE avec seulement trois salariés. On veut faire quelque chose que l'on puisse gérer. On a choisi, grâce à la CCI, de nous tourner vers le royaume-Uni et l'Espagne car ce sont des pays qui sont de gros mangeurs de légumes secs sur lesquels il y a sûrement du travail à faire. Avoir un label rouge est un plus mais il faut le faire savoir. Nous avions déjà des clients en Espagne mais je n'avais pas l'occasion de les rencontrer. Le fait de m'inscrire dans le dispositif des primo m'a obligé à franchir le cap et à aller plus loin dans mes démarches. Pour ce qui est de l'Angleterre c'est un pays sur lequel je ne travaillais pas du tout. Le fait d'être obligé de choisir un nouveau pays m'a « forcé » à prospecter de nouveaux clients. Le coup de pouce était bien nécessaire. Nous nous sentons maintenant plus en confiance pour affronter ces deux marchés. www.lentilleduberry.com

l'export est le meilleur moyen pour une entreprise de se développer. c'est aussi une voie qui rebute beaucoup d'entrepreneurs. des perspectives lointaines, mystérieuses, mais enthousiasmantes. une entreprise qui pense avoir fait ses preuves dans son tissu économique local peut légitimement concevoir une stratégie tournée vers l'export. l'entrepreneur devient alors un primo-exportateur. un nouvel espace économique et de nouvelles règles s'ouvrent à lui. les premières difficultés concernent l'élaboration même de la stratégie à suivre pour opérer une entrée maitrisée sur un marché nouveau aux pratiques souvent méconnues. pour aborder sereinement l'international le primo-exportateur doit se plier à une discipline en plusieurs étapes : Faire le diagnostic de son entreprise afin de révéler ses atouts et ses faiblesses. suivre des formations adaptées. élargir son portefeuille clients. échanger ses expériences avec d'autres entrepreneurs et enfin obtenir un accompagnement durant le processus d'ouverture à l'international. le programme des primo-exportateurs a été développé par la crcI (ccI centre International, le service International des ccI du centre) et son réseau d’accompagnement à l’international pour les entreprises de la région centre. dans chaque ccI de la région, ce sont un à deux experts en développement international qui préparent et suivent les entreprises qui débutent à l’export afin de les aider à obtenir les meilleurs résultats. dans le cadre du programme en 2010, 42 primo-exportateurs sont en cours d’accompagnement individuel et collectif, par l’équipe ccI centre International. des dizaines d’autres primo-exportateurs bénéficient également des services de ccI centre International : informations techniques, règlementaires, commerciales, informations sur les salons, les missions à l’étranger, le financement de leurs actions etc. pour plus d’information international.proforum.fr

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n RH - MANAGEMENT PAR SÉBASTIEN BRANGÉ

L'alternance c'est tendance ! L’alternance s'impose doucement dans le paysage du recrutement comme une solution efficace. Elle permet à l'étudiant de combiner enseignement théorique et expérience professionnelle. Côté employeurs, c’est un choix à haute valeur ajoutée puisqu'il a l'opportunité de former un jeune dès son entrée dans le monde du travail. En cette période de rentrée les chefs d'entreprises cherchent souvent des solutions pertinentes en matière de gestion et/ou développement de leurs ressources humaines. Il en est une qui rencontre un franc succès depuis quelques années : recruter un étudiant en alternance. Plusieurs raisons à ce succès. La première et non des moindres, tient à la nature même de l'étudiant recruté. En effet l'entreprise s'adresse au centre de formation référent et lui adresse un profil que le centre se chargera de trouver parmi ses candidats. Ceux-ci sont souvent des jeunes très motivés qui font preuve d'une certaine maturité en faisant le choix de travailler et de poursuivre des études. Celui-ci sera ensuite placé sous l'aile d'un maître d'apprentissage ou un tuteur qui aura pour mission de lui transmettre son savoir et la politique de l'entreprise. Ainsi vous avez la possibilité de former un jeune dès ses premiers pas dans le monde du travail. Un argument qui fait mouche selon Caroline Laizeau, directeur administratif et commercial du CFSA de l’AFTEC (Centre de Formation Supérieur de l'Association pour la Formation Technologique dans l'Enseignement Catholique) à Orléans. Elle nous explique que «quand un élève voit du concret, il s'intéresse à ce qu'il fait et fait preuve d'une grande capacité d'apprentissage et adaptation ». De plus, l'étudiant dispose d'un vrai contrat de travail pour une durée déterminée et renouvelable. Il en existe deux types au titre de la formation en alternance, tous deux concernent les jeunes entre 16 et 25 ans : le contrat d’apprentissage dans le cadre de la formation initiale et, dans le cadre de l’insertion en alternance, le contrat de professionnalisation [NDLr : Le contrat de professionnalisation remplace les contrats de qualification jeunes et adultes, contrat d’adaptation et contrat d’orientation depuis le 1er octobre 2004]. Ce dernier concerne ceux qui ont abandonné l’école, mais également les demandeurs d’emploi (quel que soit leur âge) et les salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) dont la qualification n’est pas adaptée. mais dans les faits il peut aussi être proposé à des jeunes déjà diplômés du supérieur, en situation de poursuite d'études.

DES AIDES POUR LES ENTREPRISES La seconde raison qui peut pousser un employeur à recruter un apprenti se trouve dans les aides financières de l'État qui concernent pour l'essentiel les TPE-PmE de moins de 20 salariés. Il y a même la possibilité d'obtenir des exonérations de charges sociales et patronales ainsi qu'un crédit d'impôt. Voilà certainement un ingrédient qui y est pour beaucoup dans la réussite de la recette de l'alternance ces dernières années. Coté apprenti les choses ont bien évolué. Ils peuvent désormais prétendre à des salaires intéressants pour leur âge. Au moins 55 % du SmIC pour les moins de 21 ans, 80 % au-delà. Cette variation correspond à l’âge du signataire et le type de diplôme déjà obtenu. A noter, l’employeur peut imputer sur la participation à la formation professionnelle, les dépenses liées aux actions de formation qui vont au-delà des mon-

pIgIer Bourges a bâti sa notoriété par sa réactivité face à l’évolution du marché des métiers du management, du commerce, du secrétariat, de la gestion, mais également par une offre élargie de formations professionnelles par alternance ou continue, et adaptées à vous chef d’entreprise. tout au long de l’année, les étudiants s’investissent et participent à la vie et au développement de l’entreprise, tout en se formant à leur futur métier… une formation articulée autour d’une seule thématique : « apporter une valeur ajoutée à votre activité ! »

tants forfaitaires pris en charge par les OPCA. D’ores et déjà, certaines branches professionnelles prévoient une rémunération légèrement supérieure au minimum légal. C’est le cas, par exemple, dans le bâtiment et les travaux publics, dans la poissonnerie ou bien dans l’automobile. Pour toutes ces raisons l'alternance s'avère une solution rH intéressante et une voie pertinente pour les étudiants pressés d'apprendre et de travailler. Pour preuve la région Centre a reçu 20.424 jeunes en formation au 31 décembre 2008 dont 19 994 apprentis en formation et 430 jeunes en préapprentissage. Enfin si vous souhaitez recourir à l'embauche d'un jeune en alternance, rien de plus simple. Contactez les responsables du centre de formation le plus proche, ils vous aiguilleront sur les chemins administratifs. Vous devrez simplement remplir le formulaire du contrat de professionnalisation qui est disponible dans les Directions Départementales du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et les agences locales pour l’emploi.

les aIdes aux emploYeurs la prime de 1800€ pour l'embauche du 1er apprenti ou d'un apprenti supplémentaire est prorogée jusqu'au 31 décembre 2010. •crédit d'impôt de 1600€, versé sous conditions. •l'Indemnité compensatrice Forfaitaire composée du soutien à l'effort de Formation de 1200€. cette prime peut être majorée sous conditions. les aIdes aux apprentIs • l'aide au premier équipement professionnel • tarifs préférentiels pour l'hébergement, la restauration et le transport source : www.centre-alternance.fr

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n CULTURE & VOUS

LU POUR VOUS

CÔTÉ MUSIQUE

Annette Muller, la petite fille du Vel d'Hiv’

Festival Jazz en Touraine à Montlouis-Sur-Loire du 8 au 19 septembre Le 8 septembre le festival jazz en Touraine a pris ses quartiers d’été à montlouis-sur-Loire pour sa 24° édition. Au programme de cette nouvelle édition, un savant mélange entre artistes internationaux et français mais toujours dans la tradition. On s’en éloigne parfois mais jamais de beaucoup, c’est très appréciable ! A noter par exemple le 14 septembre 2010 robin mc Kelle & The Soul City Horns, jazz moderne mais de tradition. La chanteuse sera notamment accompagnée des excellents reggie Washington (basse), mike Tucker (saxophone)
et mark mc Lean (batterie). Loin de la diva, robin envoûte son public au son de sa voix rauque et profonde. A la

croisée du jazz, du blues et de la soul. Changement d’ambiance le 15 avec raul Paz, et direction le latin jazz, heureux mélange de musiques cubaines et de jazz. Le 16 septembre, le rosenberg Trio amène dans ses étuis à guitare des sonorités swing manouche. C’est délicat, élégant. Enfin le 18 rendez-vous avec les voix masculines entre crooner déjanté, mathieu Bolloré, et jazz funk avec Curtis Stigers (USA). Le festival Jazz en Touraine a été créé en 1987 par Jean-Jacques Filleul, maire de montlouis-sur-Loire. mais l’idée de cet évènement c’est son amour du jazz, sous tous ses aspects, qui la lui a soufflée. Son souhait en créant ce « rendez-vous de

l’automne » était de dynamiser la ville et la région, de développer les activités locales et bien sûr de faire découvrir le jazz à un public des plus variés. Et, nouveauté cette année, le festival a créé sa page Facebook pour que les amateurs de toute la région puisse suivre l’activité du festival en temps réel. Enfin, les artistes iront à la rencontre du public : raul Paz en rencontre-dédicace le mercredi 15 septembre à 18h à la Boîte à Livres et matthieu Boré en showcase à la Fnac le samedi 18 septembre à 15h30. LB www.jazzentouraine.com

le 16 juillet 1942, la petite annette Muller a 9 ans. raflée avec sa mère, rachel, et ses trois frères, elle va connaître l'enfer du Vélodrome d'Hiver avant d'être transférée au camp de beaune-la-rolande. rachel est déportée à auschwitz. Elle ne reviendra pas. annette, elle, passe par Drancy puis par l'asile lamark, d'où elle est sortie par une religieuse qui réussit à réunir les quatre enfants dans un orphelinat. En 1945, leur père, Manek, les place dans une maison d'enfants au Mans. Ce n'est qu'au premier trimestre 1948 que la famille s'installe ensemble à Paris. Cette histoire, annette Muller l'a racontée dans la petite fille du Vel d'Hiv que le Centre d'Etude et de recherche sur les Camps d'Internement dans le loiret et la déportation juive (CErCIl), a souhaité rééditer, dans un superbe ouvrage à la riche iconographie, complété

par le récit de la vie de Manek, écrit par lui-même, et de trois articles d'historiens consacrés aux familles du Vel d'Hiv dans les camps de beaune-larolande et Pithiviers, aux orphelinats catholiques et maisons d'enfants, au destin des milliers de juifs polonais en France. annette Muller est l'un des très rares enfants à avoir survécu après le Vel d'Hiv. son témoignage a valeur historique mais il est plus que cela. son destin et celui de sa famille, au cœur d'événements que serge Klarsfeld, dans sa préface, qualifie de "page la plus noire de l'histoire de France", nous disent avec force, au-delà de l'émotion, que le voile sombre de l'oubli ne doit pas recouvrir cet épisode innommable de la barbarie humaine. Cela s'est passé chez nous, en France, il y a moins de 70 ans. alain souché

CÔTÉ CINÉ Perdu depuis quelque temps dans des productions américaines insipides (Dear Wendy, It's All About Love), Thomas Vinterberg est revenu tourner au Danemark. Après un tour de chauffe peu convaincant (Un homme retourne chez lui, qui n’est pas sorti en salles en France), Submarino nous redonne espoir dans un cinéaste qui a quand même réalisé Festen dans un passé pas si lointain. Pourtant, la première partie du film a tout du mélodrame sordide, noir comme la suie, avec trauma d'enfance et dérive inexorable de deux frères, qui dans l'alcool, qui dans la drogue. Tout change avec un flashback inattendu, quasi incompréhensible à son entame, qui annonce peu à peu comme un semblant d'éclaircie dans ces existences vouées à la tragédie. Ce n'est pas grand chose, pas même synonyme d'espoir, mais le basculement est tel qu'il fait prendre conscience de l'intelligence du scénario et de la qualité de la mise en scène, d'une sobriété exemplaire. En même temps, Vinterberg assume le caractère sacrificiel de son histoire et ne recule pas devant un dénouement forcément fatal et terrible. mais, paradoxe, la lueur qui trouait ce brouillard opaque semble alors gagner en force. Dans ce bloc de souffrances partagées, il y aurait sans doute la place pour un peu de tendresse, symbolisée par la paternité. Est-ce une vision trop optimiste des choses ? Peut-être, ou peut-être pas. En tous cas, on en a sacrément besoin, au moins autant que les personnages déchus de Submarino. alain souché - plus d’articles sur alainsouche.blog4ever.com

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Photo Patrice Delatouche

Frères à la dérive (Submarino)


CÔTÉ EXPO

CÔTÉ EVÉNEMENT

9 SEPTEMBRE - 17 OCTOBRE MUSÉE DES BEAUX ARTS D'ORLÉANS

Fête de la Lumière à Chartres

photo : JM Frambourt

Pia Imbar Peinture et introspection

Née en Autriche, Pia Imbar a grandi parmi des artistes et a eu très tôt l’envie et le besoin de peindre. Sa démarche, d’abord figurative, se transforme et s’affirme peu à peu avec plus de singularité et une prédilection pour le langage abstrait. C'est avec des couleurs, des pigments rapportés des Indes et des collages que Pia Imbar compose ses tableaux, cherchant à retranscrire ses intuitions profondes et sa perception de la richesse de l'existence, de la pensée et de l'amour. A noter dans vos agendas : rencontre avec l’artiste : dimanche 3 octobre à 15 h.

Point d'orgue de la saison de Chartres en Lumières, la Fête de la Lumière, organisée par la Ville de Chartres, les vendredi 17 et samedi 18 septembre, alliera la magie de Chartres en Lumières à de nombreux spectacles d'arts de la rue et des animations proposées par une dizaine de compagnies. Cette 8e édition du festival invite le public à un voyage envoûtant au pays du feu et de la danse : chorégraphies aériennes, mât chinois, danse dans une bulle, danse avec le feu. Visiteurs, curieux et fidèles de l’évènement pourront suivre une parade de lumière, composée d’un géant accompagné de fées sur échasses, danser avec les déambulations musicales aux sonorités africaines et brésiliennes. De simple spectateur, le public deviendra aussi acteur lors d’un spectacle humoristique et interac-

tif de marionnettes place Saint-André et participer à des jeux de lumières sur les terrasses des jardins de l’Évêché. Comme le veut la tradition, cette fête sera également l’occasion de dévoiler les nouveautés 2010 de Chartres en Lumières : le portail sud de la cathédrale et trois renouvellements de scénographies de l’artiste Xavier de richemont : l'église Saint-Aignan, la collégiale Saint-André et la rue des Écuyers. www.chartresenlumieres.com LB VENDrEDI 17 SEPTEmBrE - dès 20 h 30 : Spectacles et animations - de 21h à 1h : Illumination des sites SAmEDI 18 SEPTEmBrE - dès 20 h 30 : Spectacles et animations - de 21 h à 1 h : Illumination des sites - à partir de 23 h : Grand final place

Pia Imbar – amour

Enigme du jour N°351: Trouver un nombre de 6 chiffres dont : Le premier et le dernier chiffre sont les mêmes Le premier chiffre multiplié par 2 produit un nombre à 2 chiffres Ce nombre est le deuxième et troisième chiffre Le dernier chiffre multiplié par 3 donne un nombre à 2 chiffres. Ce nombre est le quatrième et le cinquième chiffre. Le total de tous les 6 chiffres = 2

Extrait de «1001 énigmes» Jordan SARRALIÉ, Editions Mensorbis Retrouvez la réponse dans le prochain numéro de TWIDECO news.

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Twideco News n°11  

Twideco News le bi-mensuel économique de la région Centre.

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