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LES CHERCHEURS DE LA WALLONIE BULLETIN TRIMESTRIEL 200, octobre 2009

photo JC VITTOZ

JEAN-MARIE HUBART 1939-2009 Vice-président des Chercheurs de la Wallonie Fondateur du Laboratoire de Biologie souterraine de Ramioul Responsable de la section spéléologique

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EN RÈGLE DE COTISATION ? Pour savoir si vous êtes en règle de cotisation(s), veuillez vous adresser à Madame Maggy DE FAUW-DEJON au n° de tél. 04/ 233.64.74.

CONFÉRENCES Nous avons le plaisir de vous annoncer que les prochaines conférencesdébats se tiendront dans la salle de réunion, au premier étage du musée de la préhistoire en Wallonie, 128, rue de la Grotte à Ramioul (Flémalle), à 20 heures précises. Ces conférences seront agrémentées par des projections et les conférenciers répondront aux questions du public. Nous espérons vous accueillir très nombreux à ces manifestations. Cycle d’automne : •

Jeudi 8 octobre : Edouard POTY, paléontologue, professeur à l'Université de Liège (géologie, paléontologie animale et évolution de la biosphère). L'évolution : de l'observation à la théorie.

Jeudi 12 novembre : Yves QUINIF, géologue, chargé de cours à la Faculté polytechnique de Mons. Les fantômes de roches et la « fantômisation ». Une nouvelle approche de la formation des grottes.

Les fantômes de roche, découverts il y a une vingtaine d’années dans le calcaire, constituent une forme particulière d’altération dans lesquelles une phase insoluble ou peu soluble, appelée « fantôme de roche » car ressemblant de loin à la roche originelle, reste en place après une période de dissolution. Ce processus se déroule en milieu saturé, et durant des temps géologiques. Cette phase résiduelle, une « altérite », peut être mécaniquement évacuée lors de l’apparition d’un potentiel d’écoulement, par exemple une rivière souterraine qui érode mécaniquement le fantôme de roche meuble. Une nouvelle grotte se crée à ce moment. L’exposé est conçu comme une histoire qui nous fait passer des grandes carrières de Tournai et de Soignies avec la découverte jusqu’aux karsts du lac de Côme. Le discours part toujours des exemples réels découverts sur le terrain pour arriver, progressivement, à structurer ce nouveau paradigme jusqu’à la synthèse finale. Le tout est abondamment illustré de photos qui explicitent ce nouveau concept. •

Jeudi 10 décembre : Denis HENRARD, archéologue au Service public de Wallonie.

La villa gallo-romaine de la place Saint-Lambert à Liège. Nouvel état des connaissances.

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IN MEMORIAM JEAN-MARIE HUBART Jean-Marie Hubart nous a été arraché ce vendredi 14 août 2009, en fin de soirée. Comme il était venu à notre monde le 14 août 1939, il avait donc exactement 70 ans. Depuis un an, il se savait atteint d’un mal qui ne pardonne pas. Il l’a affronté de la même manière qu’il a affronté bien d’autres choses pendant toute sa vie, c’est à dire avec pudeur et courage. Jean-Marie et moi, nous nous sommes rencontrés en 1957, à la Toussaint, à Boisde-Villers, lors d’un camp du Spéléo Club d’Andenne, créé et animé par Jean Siebertz. Nous avons visité, cette année-là, ensemble, le Trou des Nutons et l’Abîme de Lesves. Il avait 18 ans. Je n’en avais que 16… Depuis lors, même si, à certains moments, nous avons bien dû « vivre notre vie » chacun de son côté, nous ne nous sommes plus jamais perdus de vue. C’est dire si c’est une partie importante de moi-même qui vient de disparaître… Ce sera surtout une perte irréparable pour Nicole, sa compagne de toujours. Elle me connaît assez pour savoir à quel point je peux comprendre la profondeur de son chagrin et de son désarroi. Ce sera aussi une perte immense pour tous ceux à qui Jean-Marie avait entrouvert les portes de son intimité. Je pense à tous ses amis spéléologues, ainsi qu’à ceux des « Chercheurs de la Wallonie », société à laquelle il est resté fidèle pendant près d’un demisiècle. Jean-Marie était d’une discrétion absolue, en tout cas pour tout ce qui ne concernait que lui et Nicole. Alors comment et pourquoi vouloir à tout prix parler de quelqu’un qui parlait si peu de lui-même ? Le mieux serait probablement de se taire… Heureusement pour nous, il a énormément écrit et, en fin de compte, tout ce que Jean-Marie a voulu qu’on sache de lui et de ce qu’il avait vécu, il l’a publié. Tout Jean-Marie se trouve dans ses nombreuses - et succulentes ! - publications et si, comme moi, on en éprouve le besoin, il faut aller le lire et le relire, sans cesse. Sa contribution à la biospéologie, par exemple, est fondamentale. Il ne faut pas oublier qu’il est le fondateur du Laboratoire de Biologie souterraine de Ramioul et qu’il a mené des combats parfois homériques pour la protection des grottes qu’il aimait tant. Je pourrais raconter, avec force détails, les innombrables discussions que nous avons eues sur les sujets les plus divers… Je pourrais même révéler ici que sur 2 ou 3 points, nous n’avons jamais réussi à tomber tout à fait d’accord… « Bien sûr nous eûmes des orages » (Jacques Brel, La Chanson des Vieux Amants). Je n’en ferai évidemment rien…! Il n’avait que deux ans de plus que moi et pourtant celui qui aurait dû, avec le temps ne plus être que mon ami, est toujours resté mon maître. Encore aujourd’hui, je l’interroge souvent… et il me semble l’entendre me répondre… Adieu ! Au revoir ! So long ! Mon maître, mon ami ! Dr Jean-Pierre Discry, pour le Conseil d’administration

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Bibliographie de Jean-Marie Hubart BCW : Bulletin de la Société royale belge d'Études géologiques et archéologiques « Les Chercheurs de la Wallonie ». 1. 1962a. « Découverte d’un nouveau chantoir à Gesves », BCW, 18 : 296-297. 2. 1962b. « Ramioul spéléologique », BCW, 18 : 298-310. 3. 1964a. « Expédition belge au gouffre Berger », BCW, 20 : 1-2. 4. 1964b. « Coloration des chantoirs de Ramioul », BCW, 19 : 167-168. 5. 1964c. « Évolution du creusement et du remplissage de la grande galerie estouest de Ramioul », BCW, 19 : 169-175. 6. 1964d. « Découverte de cristaux particuliers dans la grotte de Ramioul », BCW, 19 : 176-178. 7. 1964e. « Les pisolithes de la grotte de Ramioul », BCW, 19 : 179-186. 8. 1964f. « Considérations sur les dépôts de la Grande Salle de la grotte de Ramioul », BCW, 19 : 187-191. 9. 1964g. « Remarques préliminaires à l'étude de Scoliopteryx libatrix et de Triphosa dubitata », BCW, 19 : 192-196. 10. 1964h. « Note sur le comportement d'un hôte de la grotte de Ramioul, Choleva reitteri Petri », BCW, 19 : 197-201. 11. 1964i. « Myriapodes cavernicoles », BCW, 19 : 202-207. 12. 1965. « Note sur la présence d'un petit Bivalve, Pisidium milium Held, dans le réseau inférieur de la grotte de Ramioul », BCW, 19 : 54-57 (avec F. Delhez). 13. 1970a. « Le laboratoire de Biologie souterraine de Ramioul », BCW, 21 : 193-197. 14. 1970b. « Le concrétionnement de la galerie supérieure de la grotte de Ramioul », BCW, 21 : 221-226. 15. 1970c. « Formation particulière de "mûres" dans la grotte de Ramioul », BCW, 21 : 227-233. 16. 1970d. « Observation sur la phosphorescence en milieu souterrain », BCW, 21 : 235-238. 17. 1970e. « Micro-mûres dans le gouffre de Pourpevelle », BCW, 21 : 239-242. 18. 1970f. « Liste de quelques espèces nouvelles pour la faune des cavernes de Belgique », BCW, 21 : 199-206.

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19. 1970g. « Quelques remarques sur le développement et le comportement d'Anthophagus bicornis (Block) », BCW, 21 : 215-220. 20. 1970h. « Présence d'Unio crassus Philipson dans la grotte de Bohon (Barvaux) », BCW, 21 : 207-214. 21. 1970i. La grotte de Ramioul. Notice explicative à l'usage des visiteurs, Chercheurs de la Wallonie, 31 pp. 22. 1970j. « Expédition des Chercheurs de la Wallonie dans l'Aïn Khebbab (Moyen Atlas, Maroc) », BCW, 21 : 243-250 (avec A. Vivier). 23. 1971a. « Note sur un Triclade nouveau pour la faune belge, Eudendrocoelum remyi De Beauchamp », Naturalistes belges, 52 (8) : 417-426. 24. 1971b. « Étude du comportement saisonnier des Catopidae (genre Choleva) », Inst. Racovitza - Livre du Cinquantenaire : 395-408. 25. 1972. « Rapport sur l'installation de Proasellus cavaticus Leydig dans la grotte de Ramioul », Naturalistes belges, 53 (7) : 329-338. 26. 1973a. « Sur la protection des biotopes souterrains », Ardenne et Gaume, Parcs nationaux, 28 (2) : 103-107. 27. 1973b. « Étude du comportement saisonnier des Catopidae (genres Choleva et Catops) », BCW, 22 : 383-417. 28. 1973c. « Urgence d'une protection des cavernes et biotopes souterrains de Belgique », Naturalistes belges, 54 (4) : 141-154. 29. 1973d. « Protection du biotope de la grotte Lyell », BCW, 22 : 368-381 (avec R. Gilson). 30. 1973e. « Étude préliminaire de la faune de la grotte de Ramioul », BCW, 22 : 329-349 (avec F. Delhez & R. Gilson). 31. 1973f. « Le laboratoire souterrain de Ramioul (Ramet; prov. de Liège) », Naturalistes belges, 54 (9) : 409-421 (avec F. Delhez & R. Gilson). 32. 1974. « Une particularité remarquable du comportement reproducteur de Trechus obtusus Erich. (Col. Carabidae) », Ann. spéléol., 29 (4) : 667-670. 33. 1975a. « Une réserve à créer sans tarder : la grotte de Ramioul », Bull. R.N.O.B., 22 : 24-26. 34. 1975b. « Trois grottes remarquables en péril », Naturalistes belges, 56 : 83-89. 35. 1976a. « Un biotope singulier, une faune exceptionnelle à protéger », Bull. R.N.O.B., feuille de contact n°4 : 1-2. 36. 1976b. « Six espèces animales seront-elles radiées de la faune belge ? », BCW, 23 : 281- 284.

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37. 1978. « Essai pour une politique globale et rationnelle de défense des sites souterrains », BCW, 24 : 291-307. 38. 1979. « Instrument perforé à Havelange », BCW, 24 : 11-12. 39. 1980. « La réserve de Zussen », Bull. R.N.O.B., 27 : 58-63 (avec R. Gilson). 40. 1982a. « Compléments à l'inventaire faunistique de la grotte de Ramioul », BCW, 25 : 341-345. 41. 1982b. « Tychobythinus belgicus (Jeannel) (Coleoptera Pselaphidae) : étude et protection du biotope, nouvelles données écologiques », Naturalistes belges, 63 : 185-199. 42. 1982c. « Observations préliminaires sur la biologie de Proasellus hermallensis Arcangeli (Crustacea, Isopoda, Asellota) », BCW, 25 : 347-362. 43. 1982d. « Premiers résultats d'une expérience de transplantation de cavernicoles pyrénéens dans une grotte de Belgique », BCW, 25 : 97-106 (avec M. Bouillon). 44. 1983. « Note sur le milieu souterrain superficiel de Ramioul », Bull. Soc. Rech. biospéologiques, 1 : 14-21. 45. 1985. « Présence de paléoconcrétions dans la grotte de Ramioul. Remarques sur le colmatage et le décolmatage de l'étage inférieur », BCW, 26 : 113-119. 46. 1986a. « Présence exceptionnelle de sclérotes de champignons fossiles dans la grotte de Ramioul », BCW, 27 : 86-96 (avec D. Malloch & D. Grenville). 47. 1986b. « Découverte d'une nouvelle espèce de Microascaceae dans la grotte de Ramioul », BCW, 27 : 97-100 (avec D. Malloch). 48. 1987a. « An unusual subterranean occurence of fossil fungal Sclerotia », Can. J. Bot., 65 (6) : 1281-1283 (avec D. Malloch & D. Grenville). 49. 1987b. « An undescribed species of Microascus from the cave of Ramioul », Can. J. Bot., 65 (11) : 2384-2388 (avec D. Malloch). 50. 1989a. Autrement dit... Essai sur la toponymie et la description de l'étage inférieur de la grotte de Ramioul, U.B.S. et S.S.W., 55 pp. 51. 1989b. Aperçu historique de la Biospéologie en Belgique, in La spéléologie en Belgique - 10ème Congrès international - Hongrie 1989, Soc. spéléol. Wallonie, pp. 15 et 16. 52. 1989c. « Protection de la grotte Lyell », U.B.S. Info, 14 : 13-14. 53. 1990a. « Introduction de Coléoptères troglobies pyrénéens dans la grotte de Ramioul (Flémalle, Belgique). Nouvelles données et bilan actuel », BCW, 30 : 103-114. 54. 1990b. « Le Bruta, énigme oubliée : nouvelle hypothèse », BCW, 30 : 115-126.

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55. 1990c. « Cinquième menace sur le site classé des grottes de Rosée – Lyell », U.B.S. Info, 16. 56. 1991a. « L'alunière de Raysse (Ramioul, Flémalle, prov. de Liège) : découverte et exploration d'une galerie d'exploitation », BCW, 31 : 79-90 (avec J.-P. Discry, R. Gentes & D. Mattart). 57. 1991b. « Influence des visites touristiques sur l'hibernation des Chiroptères. Essai de quantification des perturbations et de leur impact sur les populations hibernantes », BCW, 31 : 103-118. 58. 1993a. « Étude sur l'hibernation des Chiroptères dans la grotte de Ramioul. Démarche prospective pour un retour des Chauve-Souris dans les grottes non touristiques de Belgique », U.B.S. Regards, 14 : 2-12. 59. 1993b. Les grottes de Rosée et Lyell (Ehein), in Le patrimoine majeur de la Wallonie, Région wallonne, pp. 225-227 (avec F. Collin). 60. 1994. « Relation des découvertes consécutives au creusement de la voie industrielle de contournement de la grotte de Ramioul », BCW, 34 : 107-118. 61. 1995. « Découverte d'une nouvelle galerie d'exploitation de l'alunière de Raysse à Ramioul-Flémalle (prov. de Liège) », BCW, 35 : 41-50. 62. 1997a. « Ces Chercheurs de la Wallonie. Nonante ans de petites histoires et de légendes », BCW, 37 : 9-21. 63. 1997b. « La Grande Coupole », BCW, 37 : 105-111. 64. 1998a. « Essai de contribution à la cohabitation des Chauve-Souris et des Hommes. Sept années d'observations », U.B.S. Regards, 32 : 25-29. 65. 1998b. « Tychobythinus belgicus (Jeannel, 1948) (Coleoptera Pselaphidae). Découverte d'une nouvelle station », BCW, 38 : 89-92. 66. 1999a. La grotte préhistorique de Ramioul - Brochure éducative, Chercheurs de la Wallonie, 32 pp. 67. 1999b. « La faune troglobie de Belgique : état actuel des connaissances et perspectives », Bull. Soc. r. belge d’Entomologie, 135 : 164-178 (avec M. Dethier). 68. 1999c. « Contribution à la connaissance de la faune des grottes de Wallonie », BCW, 39 : 27-54 (avec F. Delhez & M. Dethier). 69. 2000a. « La récolte de la faune cavernicole », UBS Regards, 38 : 2-5 (avec M. Dethier). 70. 2000b. « La collection Delhez. 2. Corrigenda et addenda », BCW, 40 : 17-35 (avec M. Dethier).

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71. 2000c. « Quelques observations sur l’écologie et l’éthologie de la larve de Tychobythinus belgicus (Jeannel, 1948) », BCW, 40 : 51-59. 72. 2000d. « Note sur quelques Gastéropodes subfossiles découverts sur les parois de la Grande Salle de la grotte de Ramioul », BCW, 40 : 61-64. 73. 2001a. « Les cavernicoles et l’argile », Geol. Survey of Belgium Prof. Papers, 295 : 46-50. 74. 2001b. « Le milieu souterrain superficiel », Geol. Survey of Belgium Prof. Papers, 295 : 107-109. 75. 2001c. « Nouvelles stations d’Aselles troglobies de Belgique », Notes fauniques de Gembloux, 42 : 89 (avec M. Dethier). 76. 2002. « Les Speonomus de la grotte de Ramioul : 30 ans de suivi d’une transplantation », Bulletin de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (suppl.), 72 : 131-135 (avec M. Dethier & A. Vivier). 77. 2003a. « Nouvelles récoltes et observations concernant la faune souterraine de Wallonie », BCW, 42 : 45-56 (avec M. Dethier). 78. 2003b. « La grotte Nicole », BCW, 42 : 97-110 (avec P. Xhaard, P. Dumoulin, R. Monseur, J.-P. Roosens & M. Dethier). 79. 2005. « La « troglobitude » : adaptation à la vie souterraine », Notes fauniques de Gembloux, 57 : 29-48 (avec M. Dethier). 80. 2006. « Le point de nos connaissances sur les grottes Lyell et de Rosée », U.BS. Regards ; 62 : 6-11 (avec M. Dethier, C. Ek & A. Vivier). 81. 2007. « Quelques observations sur l’éthologie de la larve d’Ochthephilus aureus (Fauvel, 1869) », BCW., 46 : 133-139.

PRIX J. UYTTERHOEVEN - C. HONORÉ Ce prix 2009 sera d’une valeur de 375 euros. Pour cette session, le Comité d’attribution prendra en considération les travaux se rattachant à l’archéologie préhistorique et à la paléontologie (préhistoire, anthropologie, paléontologie du Quaternaire,…). Cette session sera clôturée à la date du 31 décembre 2009. Ce concours est ouvert à tous les membres de notre société, sans distinction de catégorie d’âge. Les personnes intéressées sont priées d’en avertir par écrit notre secrétaire Dominic TROUPIN, Musée de la Préhistoire en Wallonie, rue de la Grotte 128 à 4400 Flémalle, qui leur fera parvenir gratuitement un exemplaire du règlement de ce Prix. Les travaux devront être expédiés à l’adresse du président du comité d’attribution, Monsieur Jules HAECK, rue des Peupliers, 26, 4300 Waremme, et devront lui parvenir avant le 31 décembre 2009.

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La remise officielle du Prix aura lieu lors de l’Assemblée générale 2010.

TOME 49 / 2010 Nous signalons à tous nos membres intéressés qu’ils peuvent envoyer leur(s) article(s) dès maintenant.

GRÂCE-HOLLOGNE : L’ANCIEN CHÂTEAU DE HOLLOGNE-AUX-PIERRES Philippe Gémis et Claude Bourdouxhe En août 2000, grâce aux conseils avisés de Fernand Collin et Jean-Philippe Marchal, une équipe de l’ASBL Les Chercheurs de la Wallonie a commencé l’étude du site où un historien local (L. JEUNEHOMME, Hollogne-aux-Pierres. Contribution à son histoire, Liège, 1912, p. 32) place les ruines de l’ancien château de Hollogneaux-Pierres. La prairie explorée est située à 300 mètres au sud-est de l’aérogare de Liege Airport, à proximité de la rue de Bierset, de l’actuel château et de la ferme de M. Philippe Lucas, propriétaire des lieux (coord. Lambert : 229,970 est/148,070 nord; parc. cad. : Grâce-Hollogne, 2e Div., Sect. C, n°314 k). Encore visibles dans les années 1950, les substructions étudiées ont connu deux campagnes de fouilles, en 1972 et en 1976. Malgré la rapidité de celles-ci, les fouilleurs de l’époque ont pris soin de réaliser des plans des structures exhumées. Le matériel, quant à lui, surtout céramique, est conservé dans plusieurs collections privées. Toutes ces découvertes n’ont malheureusement pas été publiées mais seront mises à notre disposition pour la future étude d’ensemble. Nos recherches nous ont permis de découvrir, en dessous de la couche de terre arable, riche, notamment, en tessons de poterie, les murs d’un bâtiment, construit sur une couche de remblais, composés, sur une épaisseur d’1 m 40, d’argile dans laquelle on distingue de nombreux morceaux de mortier blanc et des éclats de silex. Dans l’état actuel de nos connaissances, il nous est possible de discerner, sur ce site, deux phases d’occupation et trois de construction. Le plan ci-joint permet de visualiser deux pièces qui font partie de la première phase d’occupation du château. La plus grande de ces pièces est délimitée par deux murs parallèles (F4 et F6), de direction nord-est/sud-ouest et distants de 4 m 30, élevés à l’aide de moellons de grès houiller. Possédant des fondations moins profondes que F4, F6 est flanqué de deux contreforts (F5 et F7), construits en même matériau. Perpendiculaires à F4, F5, F6 et F7, deux murs (F8 et F20) alignés, également en moellons de grès, liés par du mortier blanc ou jaune, ferment cette pièce vers le sud-ouest. Une partie du sol de cette construction est recouverte de

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deux types de pavements. Le premier (F2) se compose de plaquettes de grès posées sur chant, tandis que le second (F1) est constitué de grandes dalles lisses de calcaire. Le premier dallage indique la présence d’un âtre dont la grande taille (2 m 50 x 1 m 10), bien mise en évidence par des plans réalisés lors des fouilles de 1976, nous permet de penser que la pièce mise à jour aurait servi de cuisine. Au cours de la campagne de fouille de 1972, la découverte, sur ces dalles, d’un chaudron en bronze avec anse torsadée, nous conforte dans cette hypothèse. Au nord-ouest de ce que nous appellerons désormais la cuisine, une seconde pièce est délimitée par les murs F6, avec ses contreforts F5 et F7, F10 et F11. Peu profond et de faible épaisseur, F10, parallèle à F4 et F6, a, sans doute, vu le nombre important de morceaux de terre cuite, parfois calcinés, mis à jour de part et d’autre, supporté une cloison de pisé. Au sud-est de F4, un autre mur en moellons de grès (F17) forme la limite ouest d’une pièce dont l’étendue est encore inconnue vu la faible superficie fouillée à ce jour. Contre F11, vient s’appuyer, vers le sud-ouest, la base d’un contrefort en forme de demi-cercle et composée de gros moellons de grès (F12). Toujours contemporains de la première phase d’occupation mais construits après les substructions que nous venons de décrire, un puits en rognon de silex (F14) et un mur en même matériau (F16) sont accolés à F8. Un autre mur en silex (F15) forme, avec le bord sud-est de la margelle du puits (F14) et F16, une petite pièce qui se prolonge vers le sud-ouest. Au sud-est, contre F8, nous retrouvons le dallage F1 composé de grandes dalles lisses en calcaire qui sont les vestiges d’un pavement que nous pourrions interpréter, grâce à un plan réalisé en 1972, par un de nos prédécesseurs, comme étant un chemin d’accès au puits. La fouille du puits a permis de traverser trois couches. La première recelait, à 2 m 50 de profondeur, un nombre considérable d’ossements d’animaux domestiques; ces fragments de squelettes, étudiés par Geneviève Yernaux, sont les restes de onze chiens (quatre chiots et sept adultes), cinq cochons, une chèvre ou un mouton, un chat adulte, un cheval, un bœuf et, probablement, des oies domestiques. À 3 m de profondeur, gisaient de nombreux fragments de céramique d’époque variée. Toutes ces découvertes étaient associées à des matériaux de construction (moellons, briques,…), jetés dans le puits, sans doute, au moment de l’abandon du site. La seconde couche, épaisse d’1 m, était complètement stérile. La dernière, épaisse de 3 m 36, était, sans conteste, la plus riche. En effet, outre des moellons de grès, des rognons de silex et des bois de charpente, elle recelait un grand nombre de morceaux de céramique post-médiévale mais aussi un exceptionnel matériel en cuir. De nombreuses semelles, de toutes les pointures, des éléments de chaussures et un sabot avec semelle en bois ont été extraits de la boue en même temps que deux gants en cuir et un gland frangé, en cuir tressé, qui décorait probablement le harnachement d’un cheval. Nous avons également remonté à la surface des objets métalliques dont le plus spectaculaire est une masse d’arme qui reposait dans le fonds du puits. Cette arme se compose d’un embout métallique dans lequel venait se ficher un manche en bois. L’extrémité de cet embout est munie

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de quatre pointes, trois placées perpendiculairement sur son pourtour et une dans son prolongement. Un autre ouvrage en maçonnerie (F9), qui semble indiquer une phase d’occupation plus récente, réuni F4 et F6, sans, néanmoins, s’imbriquer à eux. Construit sans respecter la perpendicularité par rapport à ceux-ci et d’orientation nord-ouest/sud est, il est constitué d’un assemblage, très grossier, de grès et de rognons de silex. Outre le fait qu’il a été construit sur le dallage F1, il utilise, en partie, F17 comme mur de fondation. L’année 2006 a été mise à profit pour dégager, à l’ouest de la construction décrite ci-dessus et sur une dizaine de mètres, un caniveau de direction nordouest/sud-est. Il a été enterré à une profondeur de 1 m 70, au fond d’une tranchée, au profil en forme de V, de 2 m de largeur et comblée à l’aide de mortier jaunâtre, d’argile plastique, de charbon de bois, de silex, d’os calcinés, de fragments de schiste et de grès micacé, de blocs de grès houiller mais aussi de morceaux de céramique du XVe et du XVIe siècle. D’une largeur de 57 cm pour une hauteur de 30 cm, ce système d’écoulement des eaux a été réalisé à l’aide de dalles de grès micacé ; la base de ce chenal ne présente aucun assemblage en pierre, l’eau ruisselant directement sur l’argile imperméable, vers le sud-est. Les 10 m de chenal qui ont été dégagés étaient obstrués par de l’argile et du mortier jaunâtre et blanchâtre dans lesquels étaient emprisonnés de rares morceaux de céramique post-médiévale. En 2008, une vaste dépression de terrain, située au sud des structures qui viennent d’être décrites, a fait l’objet de toutes les attentions des fouilleurs. D’origine anthropique, elle possède un diamètre extérieur moyen de plus ou moins 40 m pour une profondeur de 2,07 m par rapport au plateau sur lequel a été bâti le château. Dans la partie nord de la cuvette, un mur, dégagé sur une longueur de 10,35 m, a été construit sur de la derle ; cette structure est constituée de moellons de grès houiller et de grès micacé et est composée de trois tronçons à épaisseur moyenne dégressive dans la direction est/ouest (1er tronçon : long. 2,4 m / ép. 25 cm ; 2ème tronçon : long. 3,3 m / ép. 40 cm ; 3ème tronçon : long. 4,65 m / ép. 60 cm). Des sondages, effectués récemment, permettent de penser que ce mur fait le tour de la dépression pour former une enceinte ayant la forme d’un quadrilatère irrégulier (dimensions estimées : 33,3 m x 21,7 m x 29,7 m x 28 m). Au pied de ce mur, un grand nombre de tessons de céramique post-médiévale ont été découverts. La suite des travaux devrait permettre aux fouilleurs de préciser le tracé de ce mur et d’en expliquer l’utilité. GÉMIS Ph., 2001. Grâce-Hollogne : l’ancien château de Hollogne-aux-Pierres, Chronique de l’archéologie wallonne, 9, p. 142-143.

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GÉMIS Ph., 2002. Grâce-Hollogne : l’ancien château de Hollogne-aux-Pierres, Chronique de l’archéologie wallonne, 10, p. 160-161. GÉMIS Ph., 2003. Grâce-Hollogne : l’ancien château de Hollogne-aux-Pierres, Chronique de l’archéologie wallonne, 11, p. 128-129. GÉMIS Ph., 2005. Grâce-Hollogne : l’ancien château de Hollogne-aux-Pierres, Chronique de l’archéologie wallonne, 12, p. 144-145. GÉMIS Ph., 2006. Grâce-Hollogne : l’ancien château de Hollogne-aux-Pierres, Chronique de l’archéologie wallonne, 13, p. 161-162. GÉMIS Ph., 2008. Grâce-Hollogne : l’ancien château de Hollogne-aux-Pierres, Chronique de l’archéologie wallonne, 15, p. 123. JEUNEHOMME L., 1912. Hollogne-aux-Pierres. Contribution à son histoire, Liège, p. 32.

BIBLIOTHÈQUE

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Belgique •Chercheurs de la Wallonie, trimestriel n°199, juillet 2009. •Relicta, 4-2009. Archéologie, monumenten-en-landschapsonderzoek in Vlanderen. Heritage rescarch in Flanders. •Relicta, 5-2009. Archéologie, monumenten-en-landschapsonderzoek in Vlanderen. Héritage rescarch in Flanders. •La Lettre du Patrimoine, trimestriel n°14, 2009 et n°15, 2009. •Annales de l’Institut archéologique du Luxembourg, tome CXXXVIII-CXXXIX, 2007-2008. •Musée royal de Mariemont, trimestriel n°128, 2009. •Bulletin de l’Association scientifique liégeoise pour la Recherche archéologique, tome XXVI, 2007-2008. •Limburgs Erfgoed, n°2, 2009. •Groupe pour l’Étude des Sciences de la Terre, bimestriel n°156, juillet 2009. •Groupe pour l’Étude des Sciences de la Terre, bimestriel n°157, septembre 2009. •Groupe pour l’Étude des Sciences de la Terre, trimestriel n°251, septembre 2009. •In Pago Hesbanio, trimestriel n°18, 2009. •L’Invitation au musée, trimestriel n°21, 2008. •Archéolo-J, trimestriel n°2, mai 2009 ; n°3, août-septembre 2009. •Les Échos du Tourisme, trimestriel n°52, 2009. •Handelingen, deel LXII, n°1, 2008. Der Maatschappij voor geschiedenis en oudheidkunde te Gent ; n°2, 2008. •Cercle numismatique liégeois, mensuel n°380, septembre 2009. •Centre de Recherches archéologiques en Ardenne, Arduinna, trimestriel n°70, juillet 2009. •Fédération des Archéologues de Wallonie, bulletin n° 66-67, 2007-2008. •Société royale Le Vieux Liège, chronique n°340 (tome V, n°38). •Natura Mosana, vol.62,n°2, avril-mai-juin 2009. •Cercle d’Histoire et d’Archéologie de Pont-à-Celles, trimestriel n°115-116, 2008. Croatie •

Géologia Croatica, Zagreb,volume 62/2, juin 2008.

Espagne • • •

Zephyrus Revista de Prehistoria y Arqueologia, LXI, juin 2008. Alberri. Centre d’Étude Contestans, n°19, 2008-2009. Zephyrus, Edicionnes Universidad Salamanca, n° LXII, juillet-décembre 2008.

France

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•Société préhistorique (Ariège-Pyrénées). Préhistoire, Art et Société, tome LXII, 2007. Luxembourg •

Musée National d’Histoire et d’Art.Luxembourg. Dossiers d’Archéologie, n°XIII, 2009. Goeblange-Nospelt. Une nécropole aristocrate trévire.

Italie • • • •

Le Flambeau. Revue du Comité des Traditions valdôtaines, n°210, été 2009. Sibrium-Centro Studi Preistorici, vol. XXIII, 1994-2000. La necropoli romana della rasa di velate (Varese) par Isabella Nobile De Agostini. Musei civici Como. Le inscrizioni romane, guide de l’exposition par Antonio Sartori. Musei civici Como. Alla scoperta del Muséo Archéologico, Guida didattica.

Pologne • •

Biblioteka Muzeum Archéologicznego W Krakow, tome III, 2007 : Chronologia Kultury Trzcinieckiej Nalessach Niecki Nidzianskiej par Jacek Gorski ; tome IV, 2008. Marea, vol.1. Byzantine Marea Excavations in 2000-2003 and 2006 par Hanna Szymanska et Krzystof Babraj.

Suisse • •

Musées nationaux suisses : Rapport annuel 2008. Cahiers d’Archéologie jurassienne, n°11, 2008. Un habitat de la Tène ancienne à Alle, noir bois ; n°16, 2008 : Un habitat rural mérovingien,environnement et exploitation du terroir ; n°22, 2009 : Delémonten-La PRAN 1 (Jura, Suisse). Environnement alluvial et premières installations humaines entre Mésolithique récent et Âge du Bronze.

République tchèque •

Scientiae sociales. Acta Musei Moraviae. Casopis Moravského Muséa, XCIII, 2008.

Revues spéléologiques

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• Regard spéléo info, bimestriel n°70, 2009. •Eco Karst, trimestriel n°76, 2e trimestre, 2009. • Journal of cave and karst studies, vol.71, n°1, avril 2009. • Kras, Slovensky, n°46/1, 2008 et n°46/2, 2008. • NSS-NEWS, avril 2009 ; juin 2009 ; juillet 2009 ; août 2009. • Spéléologia, n°60, 2009. •Subterranea Belgica, n°65, août 2009. Dons Nos plus sincères remerciements à M. Etienne Gomez pour son n° Le Vif Hors-série n°3, 2009. Découvertes Darwin, histoire d’une révolution. Acquisitions • • •

Dossiers d’Archéologie, n°334, juillet-août 2009. Site irakien en danger : Hatra ; n°335 : septembre-octobre 2009. Artisants et savoir-faire des Gaulois. Archéologia, n°467, juin 2009 ; n°468, juillet-août 2009. Jacques Blanchard, L’hypothèse du déplacement des pôles et la chronologie du Quaternaire, Le Mans, 1942.

LES EXPOSITIONS 2010 AU PREHISTOSITE DE RAMIOUL La vie à l’époque Gallo-romaine à travers le matériel de la villa d’Haccourt-Froidmont A partir du matériel de fouilles de la villa gallo-romaine d’Haccourt-Froidmont (fouilles du cercle archéologique de Basse-Meuse, collections des Chercheurs de la Wallonie), exceptionnel à plus d’un titre, nous nous proposons de retracer quelques aspects de la vie quotidienne à l’époque gallo-romaine et de les mettre en regard de notre vie actuelle. Le métissage des coutumes, l’organisation de la villa, le commerce des denrées, l’accumulation de richesses et de produits de luxe, entre autres thèmes. Parmi les pièces maîtresses, deux grandes lames de faux seront exposées pour la première fois. L’exposition disposera d’un catalogue. En pratique : Vernissage : le 2 avril 2010 Ouverte du 3 avril au 27 juin 2010 sans supplément Lieu : salle d’exposition à l’étage du musée

Préhistoire de la bande dessinée et du dessin animé

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Dans le cadre de l’année à thème sur la Bande Dessinée, le Préhistosite accueille, de juin à novembre, l’exposition « Préhistoire de la Bande Dessinée et du Dessin Animé », une création des Musées d’Orgnac et du Pech Merle. Les panneaux et bornes audiovisuelles révèleront le talent et l’imagination de nos ancêtres de la Préhistoire. De Lascaux à Chauvet, les gravures et peintures de ces artistes parfois déroutants, toujours étonnants, nous sont révélées sous un éclairage nouveau, soutenu par les technologies visuelles les plus récentes ! Il est envisagé de demander à Marc Azéma d’appliquer les mêmes principes cinématographiques à la gravure de l’aurochs trouvée à Chaleux. En pratique : Vernissage : le 4 juillet 2010 Ouverte du 5 juillet au 17 décembre 2010 sans supplément Lieu : salle d’exposition à l’étage du musée

L’art mobilier préhistorique en Wallonie (expo virtuelle) Si notre région ne compte à ce jour aucune grotte ornée, elle n’en est pas moins riche d’un solide patrimoine artistique. Une collection étonnante de pendeloques, gravures sur schiste et autres statuettes en os ou en argile. Rassembler « réellement » ces pièces en un même lieu représentait un grand risque : imaginez que le musée flambe, c’est tout le patrimoine qui disparaît. Pour éviter ce souci, et parce que c’est sympa d’utiliser de nouvelles technologies pour les mettre au service de notre patrimoine, une dizaine de ces œuvres seront scannées en trois dimensions. Elles seront alors regardables sous tous les angles, en zoom d’une exceptionnelle résolution, sur un écran, via des bornes multimédia, etc. Cette technique devrait, dans les années à venir, permettre d’étudier du matériel fragile sans nécessairement avoir accès à l’objet et risquer de l’endommager. Quelques témoins archéologiques seront sans doute exposés dans le musée et mis en relation avec du matériel ethnographique, tout cela en collaboration avec Marcel Otte. En pratique : Vernissage : le 4 juillet 2010 Ouverte du 5 juillet au 17 décembre 2010 sans supplément Lieu : bornes dans le musée et site Internet

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