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SOMMAIRE

CURRICULUM

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URBAIN

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DOMESTIQUE

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THÉORIQUE UTILITAIRE

24 28


CURRICULUM


C

’est après avoir étudié un an à l’Institut d’Études politiques (IEP) de Rennes que je décidai d’étudier l’architecture. L’IEP était la voie relativement sûre face à mon indécision de lycéen, et me conféra outre une ouverture culturelle plus large, une certaine méthodologie de travail, et me fit découvrir des notions et auteurs que j’utilisai bien plus tard dans mon travail d’étudiant en architecture. Toutefois, les contingences calendaires m’obligèrent à attendre un an avant de pouvoir intégrer une école d’architecture. Je décidai alors de profiter de ce temps pour suivre une L1 d’Arts plastiques orientée Histoire de l’Art à l’université, afin d’approfondir des intérêts certains, par plaisir en quelque sorte. L’année suivante, j’intégrai l’ENSA Paris-Malaquais. Dès lors, mon projet commença à se construire, suivant les nécessités académiques d’une part et mes aspirations, mes intérêts d’autre part. Aussi, je tente depuis le début de mes études, d’orienter ces dernières vers les questions sociales et culturelles qui m’intéressent le plus. Mon départ pour Santiago du Chili en 2013 suit cette logique. Je voulais me positionner comme observateur d’une ville et d’un pays en prise à des enjeux majeurs (politiques et sociaux bien sûr mais aussi urbains) dus à une croissance économique forte affrontant des inégalités sociales extrêmement importantes à un moment particulier : celui des élections. L’enseignement de ce séjour aura je l’imagine des conséquences importantes sur mon parcours architectural, puisque plus que jamais je considère que l’architecture de qualité est un droit, auquel tout un chacun devrait avoir accès ; contre une ville à plusieurs vitesses.


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Date de naissance : 25 septembre 1990 Tél : +33-6 29 07 36 16 Email : tristan.denis25@gmail.com

F O R M A T I O N

2014 - : ENSA Paris-Malaquais, cycle Master 2013 : Pontificia Universidad de Chile-Facultad de Arquitectura 2013 : Diplôme d’études en Architecture-ENSA Paris-Malaquais 2009-2010 : L1 Arts Plastiques, Université Rennes 2 2008-2009 : Institut d’Études Politiques de Rennes (première année) 2008 : DELE (Diplôme d’Espagnol comme Langue Étrangère)

Été 2012 : Stage de première pratique architecturale, Maast, Paris. 2012 : Stage ouvrier, charpente (AMC Gatti) Été 2008 : Assistant à la gestion de projet (Frédérique Guette Translation Services) 2011 : Initiation à la programmation, logiciel : Mathematica 2010 : Chantier @ Trans305 (élaboration d’un projet autour du centre artistique) C O M P É T E N C E S

E X P É R I E N C E S

Informatiques : Rhinoceros, Autocad, Sketchup, Archicad, Adobe Illustrator/Photoshop/InDesign. Linguistiques : anglais et espagnol courants, portugais débutant.


URBAIN


2013

Congestion programmatique comme modèle de développement durable. Enseignant : J.P. Pranlas -Descours

D

N

0

100m

éveloppé à Pantin (93) sur une friche industrielle au bord du Canal de l’Ourcq, voisine des Grands Moulins de Pantin, monument d’un certain passé industriel, le projet suit deux impulsions urbaines. Premièrement, il s’agit d’ouvrir l’îlot au grandes dimensions afin de connecter le canal, élément de paysage métropolitain majeur, à la gare RER point d’entrée majeur. Ensuite c’est le programme mixte (logements, bureaux, un gymnase et une médiathèque) qui se développe dans l’intention de faire la ville par une certaine offre. L’organisation architecturale de ce programme est régie par des strates, soit une superposition horizontale de divers éléments (gymnase enterré, système de cour anglaise, bureaux en R-1 et RDC), les sols sont travaillés en profondeur, proposant une multitude de niveaux intérieurs, extérieurs et souterrains, communiquant l’excavation que représente le canal. Gymnase et médiathèque suivent ces principes plus en détails. Ils s’organisent en niveaux superposés, offrant un mouvement circulaire pour l’équipement culturel, et un étirement pour l’équipement sportif.


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Intérieur médiathèque


Coupe : gymnase, bureaux, logements.

Axonométrie programmatique : Bleu : logements Rouge : bureaux Équipements


13 2012

Projet urbain_Ivry-sur-Seine. Avec C. Masurier & E. Nourry Enseignants : A.M. Depuydt & T. Mandoul

L

e déclin industriel d’Ivry constitue l’enjeu fondamental de la mairie communiste (depuis 1925). C’est cette caractéristique politique que nous avons étudiée, données et cartographie à l’appui. Ainsi avons-nous recensé les particularités urbaines et architecturales d’Ivry. Celles-ci étaient le fruit d’un investissement municipal important et audacieux permettant l’érection de monuments manifestes de l’implication sociale. Nous sommes parvenus à la définition d’une bande caractéristique de la ville dans son ensemble regroupant une « zone » d’habitat individuel, le centre et son architecture manifeste et au delà des rails la scindant en deux, Ivry port coupé en deux lui aussi avec un tissu de petites et moyennes entreprises, puis la zone commerciale et de bureaux avec son immense centre commercial. Nous avons donc choisi Exodus or the Voluntary Prisoners of Architecture de Rem Koolhaas pour son caractère manifeste et utopique d’alors, pour le coller sur le site en question. Notre réflexion s’est alors portée sur la dimension manifeste que pouvait avoir un projet urbain contemporain. Nous avons suivi la voie du paysage et de l’espace public, définissant une trame végétale à la base d’une évolution urbaine future et impliquant les habitants dans sa mise en œuvre pour perpétuer le lien en eux et la mairie. Un des enjeux principaux était ici le centre commercial qui outre son emprise au sol exagérée, tend vers l’hégémonie du lieu de rencontre, d’où l’introduction d’espace vraiment public, pour plus de liberté, contre une considération marchande des citoyens.

La trame plantée


Nouveau sol

NOUVELLE IMAGE D’IVRY SUR FRONT DE SEINE

VOIES FERRÉES COUVERTaES, URBANISABLES VISIBILITÉ DU CENTRE COMMERCIAL AFFAIBLIE

La trame plantée


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Joseph Beuys à Ivry photomontage

2011

Métropole photographiée : Villepinte. Avec A. Bouvard Enseignant : E. Pinard

L

es questions soulevées par le relevé photographique des zones commerciales et d’exposition de Villepinte sont celles du zoning, de la banalité urbaine et des franchisés. Le travail photographique invoque des écrits variés, de Koolhaas et sa ville générique à David Mangin et sa Ville franchisée. Par leur aspect documentaire, les photographies que nous avons faites ont pour vocation la représentation pure d’espaces d’une part et le récit d’une situation économique particulière, occupant des zones immenses sans qualité, feignant parfois même un dessin exagéré, alors que d’autres firmes laissent l’utilitarisme primer sans scrupule.


DOMESTIQUE


2013

Logement social en ensemble minimal à Frutillar, Chili. Enseignant : Mario Carreño

F Santiago

Frutillar

rutillar, petite ville du Sud du Chili est en expansion, jusqu’ici l’habitat social privilégié consiste en de petites maisons individuelles sans qualité posées sur des parcelles d’environ 100m2. Le projet prend ici le parti inverse, à savoir le développement d’une communauté d’habitations composée de sept unités de quatre appartements chacune. Le thème du vivre ensemble prend deux dimensions. La première échelle est minimale, il s’agit d’une percée au cœur de l’immeuble, à la fois terrasse couverte commune et accès aux appartements. La seconde consiste en la connexion de toutes les unités entre elles via une série de passerelles plus ou moins larges offrant des usages possibles variés mais préservant toujours un dégagement visuel sur le volcan enneigé. La structure de bois vise l’économie, simple elle emploie autant que faire se peut les éléments aux mesures chiliennes standard, minimisant les découpes. Tous les appartements sont des duplex dont l’agrandissement vertical est possible ; pour une organisation du plateau supplémentaire la plus libre possible, les façades sont recomposables, les panneaux sont démontables et ainsi repositionnables à souhait.


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Perspective générale et plans d’appartements


(DÊ)Composition panneau-façade


21 2012

C

Habitation en projet. Enseignant : F. Magendie

e projet a suivi un raisonnement axé autour de la question pavillonnaire et de celui de la densité. La symbolique pavillonnaire a alors été introduite dans l’immeuble, grâce à des séquences architecturales. Pour ce faire, une loggia a systématiquement été placée devant l’entrée des appartements, les habitants auraient alors été amenés à traverser leur simili jardin avant d’entrer à l’intérieur de leur logement. Ce dispositif permettait en outre d’optimiser la surface des dégagements communs, restant donc dans une logique d’économie. Par ailleurs, l’orientation d’une façade au nord a poussé à la conception de fenêtres particulières. En effet, pour gagner en luminosité et profiter, autant que faire se pouvait, d’une lumière d’est, les fenêtres de cette façade saillissent vers l’est dans la limite des 40 centimètres réglementaires.


Plan R+3

Plan R+4

Élévation est

Élévation nord


23 2012

Étude d’une maison remarquable_Maison Guggenbühl. Enseignant : F. Magendie

Élévations et tracés régulateurs


THÉORIQUE


2013

Persistance et failles de la polémique pavillonnaire. Enseignant : A.Debarre

Auroville, Arcosanti : désirs utopiques, projets uchroniques. Avec T. Joffraud et V. Pueyo. Enseignant : D. Rouillard

A

rticle scientifique portant sur la question récurrente du pavillonnaire chez les auteurs (architectes, sociologues, géographes, journalistes et essayistes). Son ambition est de montrer que ce que l’on regroupe sous l’appellation « pavillonnaire » n’est pas clair. L’habitant type décrié entre les années 50 et 70 n’existe pas réellement d’après les études et le pavillon en tant qu’objet n’est pas que le produit de constructeur qui tend à l’hégémonie du vocable. D’ailleurs on assiste même à des tentatives de patrimonialisation de zones pavillonnaires anciennes et à des tentatives architecturales plus ou moins audacieuses. En dernier lieu, c’est le manque de réflexion urbaine autour de cette question qui est lacunaire et à approfondir.

M

2012

émoire de recherche historique ayant pour objet deux villes alternatives et utopique : Auroville et Arcosanti, dessinées respectivement par Roger Anger et Paolo Soleri. Avant tout axé autour des aspects spirituel et alternatif, il replace les projets dans l’histoire de la discipline mais aussi dans l’histoire au sens large, puisque les questions qu’ils posent dépassent largement l’architecture telles que la recherche d’une vie meilleure, plus juste et harmonieuse, mais trouvent des réponses bâties ou bâtissables. Ces deux villes symbolisent la puissance que peut avoir l’architecture quand elle s’affranchit de contingences très limitatives.


27 2010

Foules : réflexions, fictions. Enseignant : C. Barto

À

partir de la lecture de Michel Foucault, de Michel de Certeau et de Gustave Lebon, principalement. J’ai écrit un court essai sur les foules, replaçant la question dans l’actualité, ce qui était le prétexte à une introduction plus légère, à savoir une nouvelle. Cette brève fiction était soutenue par des images me mettant en scène au milieu de foules à Paris, déguisé, “mettant en scène” les lieux parisiens bondés.

2011

Panopticon. Enseignant : B. Lamarche

T

ravail réflexif autour des évolutions de la surveillance, depuis Michel Foucault et Surveiller et Punir au contrôle initié par les individus de nos jours, par le biais des divers «progrès» technologiques. Cette maquette conceptuelle exprime ce retournement. C’est une prison panoptique suivant les plans de Bentham, pour laquelle pleins et vides sont inversés tout comme le cheminement lumineux permettant la surveillance. Ainsi, ce qui était invisible devient visible, comme l’intimité largement entamée par Facebook et autres réseaux. L’irradiation de la maquette évoque la fin de la centralisation de la surveillance et donc le contrôle de tous par tous. Les cellules qui donnaient à voir les prisonniers sont ici des blocs de bétons abstraits et les interstices pleins chez Bentham sont cristallins.

Maquette concept : béton et PMMA


UTILITAIRE


2011

Couverture de fouilles archéologiques. Enseignant : Y. Mahieu

L

es fouilles archéologiques étaient le prétexte au développement d’une structure économe et légère. La structure en toile tendue pour la couverture, à laquelle venait s’adjoindre deux volumes, un de


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stockage, et l’autre de bureaux et de laboratoires répondaient aux impératifs de simplicité de mise en oeuvre. Il a en outre permis le déploiement de principes constructifs simples.

Détail laçage toile

Coupe générale sur les Arènes de Lutèce


2011

Ambiances : améliorations thermiques_ Bibliothèque de Liyuan Avec C. Dardenne & S. Emdadian Enseignant : M. Brocato

LI

N A YU RARY LIB

Maquette de modifications


Tristan Denis Architecture  

Portfolio 2010-2013

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