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dossier Nectoux Kraft

2010 partir a Thessa

Etonnement, Vie pratique &

vie universitaire


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"Quand je serai grand je serai un pirate"

Quand j'ai été grand j'ai trouvé un pays avec pleins d'îles où se cacher


En Ecole Nationale Supérieure d’Architecture, en France ou en Navarre, on dit que voyager ça forge un architecte. On dit de regarder le parcours d’un Le Corbusier, Kahn, et bien d’autres qui on accumulés un paquet de Miles avant même de toucher du béton. On le dit mais un rythme contemporain et académique enferme souvent l’étudiant à ne jamais pouvoir le faire. Alors arrive cette opportunité pour laquelle il faut un peu se battre c’est vrai. Et puis on y arrive. Voici mon récit. Il y a une première école qui nous apprend par le bon : ce qu’il faut faire. Et puis il y a la seconde, qui tient plus de sa propre observation que de l’enseignement. La Grèce est un pays où j’ai plus appris des grandes erreurs modernes mais aussi du magistral et antique lègue que j’ai pu découvrir. Le pays et son économie sont basés principalement sur le tourisme. Les entreprises publiques ont été privatisées au profit d’un envahissement des investisseurs étrangers. Le résultat de cette politique rend aujourd’hui la majorité des banques françaises, allemandes ou autrichiennes. D’autres exemples sont à donner, certains très ironiques ; Le premier producteur de Feta 1 n’est non pas la Grèce mais la France ; les grandes enseignes rayonnantes sont LaPeyre, Carrefour, Lidl, et ont


le quasi-monopole du marché. Lorsqu’on regarde la Grèce contemporaine, le couteau de l’Europe sous la gorge, sa capitale en péril, et son absence totale d’autonomie 2, on s’interroge sur le sytsème de développement et de subsistance. A l’opposé, lorsqu’on se tourne vers des régions plus reculées ou insulaires, de même pour des civilisations antiques et du moyen-âge, on note des points pivots de leurs histoires prospères reposants sur des dispositifs d’autonomie énergétique, économique et d’autres questions alors émergent. Ce regard s’est construit tout au long d’une année emplie de découverte autours des Balkans, du Péloponnèse et des îles. J’ai appris à regarder autrement un monde qui se vente de se construire à grande vitesse. Aujourd’hui j’ai pleins de doute quant à un avenir serein pour beaucoup d’hommes. Mais l’énergie et les idées accumulées pendant ce même laps contiennent beaucoup d’espoir et d’innombrables nouveaux projets!

1 . La Feta, le fromage le plus commun et le plus consommé, qui depuis quelques années est un nom protégé. 2 . L’autonomie est justement la notion que je voudrais développer dans un travail futur de planification du territoire et d’architecture.


REP. OF MACEDONIA pепублика mакедонија

SALONICA θεσσαλινιη

ALBANIA shaipëria

VOLOS βολος

DELPHI δελφοι

OLYMPIA ολυμπια

0

100

CORINTH κορινθος

km 200

ATHENS αθηνα


BULGARIA българия

TURKEY türkiye THASOS θασοσ

NAXOS ναξος

SANTORINI θηρα

CHANIA χανια CRETE κρητη

RHODES ροδος


KTEL BUS STATION κτελ

RAILWAY STATION

HARBOUR λιμανι

SALONICA θεσσαλινιη


CASTRUM ανω πολη

INNER CITY κεντρο CAMPUS πανεπεστημιο


Vivre en Grèce au quotidien Le rythme grec est très différent. Il semble laxiste aux allemands et aux français, mal huilé pour les espagnols, et dur à suivre pour les slaves. Mais pour bien vivre en Grèce, encore mieux vaut-il s’y adapter. La journée commence toujours doucement et se finit tard. Rares sont les cours qui commencent avant neuf heures et demie. Et rares sont les soirées qui commencent avant minuit. Les commerces ont des horaires relâchées aussi : 10h-13h ; 15h-20h. De nombreuses choses sont ouvertes la nuit ou bien pendant vingt-quatre heures. Le plus notable, le Periptéro, comprenez un kiosque, où l’on trouve à fumer, à manger, à boire, à lire et surtout à s’informer en tout temps, toutes occasions et tous lieux en Grèce. Vous êtes français et vous aimez bien manger, tout est possible. Mais il faut

s’habituer à certaines épices comme l’ omniprésente Cannelle, ou d’autres aliments à savoir oignons et Feta à chaque repas. L’image qu’on se fait de la Grèce est celle d’un pays où le soleil ne sait que briller. Cette image correspond au tourisme et donc à l’été. Il est pour certains très difficile d’affronter plus de 40°C à l’ombre. Mais lorsque l’hiver se rapproche on change vite d’avis, j’ai vu trois fois tomber la neige! Être étranger ici n’est pas la meilleure des choses. Mais il y a plusieurs types d’étrangers. Être truc ou albanais n’est pas bon signe, en revanche les allemands et français sont adorés. Bien que le système scolaire soit défaillant, les grecs et surtout les jeunes générations se payent des cours de langues. Le niveau n’est pas remarquable mais général. L’anglais se parle avec tous. Encore une fois s’intégrer en


s’essayant au grec est il me semble la meilleure idée. J’ai toujours obtenu ce que je voulais manger en parlant grec, non pas anglais. La langue moderne tient une façon de parler très directe, très méditerranéenne, et très simple (par d’argotique). Il est donc facile de le pratiquer. Et plus encore parce que l’accent étranger s’entend fort ; les curieux demandent d’où ces drôles d’oiseaux qui parlent un semblant de leur langue viennent, et les rencontres sont alors vite faites. Cette vision très optimiste peut s’obtenir par un acharnement à parler grec autant que possible et un certain bagou il faut l’avouer. J’ai donc passé mon année entraîné par des amis locaux qui voulaient me faire découvrir toutes les facettes de leur pays. Priceless !

emblème de la ville, exelence, point de rendez-vous par πυργος» la Tour Blanche «λευκος

Une bourse supplémentaire est attribuée par l’Europe pour les pays où la langue est considérée comme non-majeure. La Grèce en fait partie. Durant un mois et demi assez intensif des cours sont donnés par l’université d’accueil. On les appelle les cours CIEL, mais il s’agit en fait des cours EILC. Les places sont limitées. En peu de temps on acquiert tout ce qui permet de s’intégrer dans un pays, de plus l’université organise toutes les semaines des voyages à la découverte des plus beaux endroits du pays pour des sommes modiques

e ma classe de grec modern et ma bande d’amis


Se déplacer en Grèce reste ardu quand on veut économiser. Cet état insulaire (plus de 300 îles) et à la géologie/et géographie très riche fait qu’entre un point A et B il peut se former un point C. Rien n’est à éviter. Voiture, autostop, avion, bateau, train, bus, dos d’âne. L’avantage de l’étudiant c’est bien entendu son Passo* qui lui donne parfois des réductions proche des 50%. Bien que le gouvernement ait fait la grossière erreur d’arrêter les lignes de train internationales à prix réduit (Turquie, Bulgarie, Serbie, Macédoine) le trafic national entre grandes villes est relativement correct même si attendre quelque heures de plus que l’horaire prévue n’est pas rare. Environ sept heures séparent Athènes de Salonique. Le bus reste le moyen le plus sûr pour se déplacer en temps, avec confort et ce partout dans le pays. L’unique compagnie est privée. K.T.E.L. c’est son nom, demande de réserver leur place au voyageur. Sept heures encore entre Salonique et Istanbul en bus. Louée à la journée ou à la semaine une voiture est très bon marché, surtout si on marchande (environ 30€ à la journée). L’autostop peut fonctionner mais ici les langues sont indispensables lorsqu’on croise un bulgare qui parle italien, ou des belges flamands en vacances, ou encore un homme d’affaire grec. L’avion est le préféré des grecs, pour rentrer sur leurs îles d’origines. Mais ici aussi le kérosène n’est pas donné. Les ferries sont donc la façon la moins chère d’aller d’une île sur l’autre mais longues sont les heures.


gare d’Athènes, la à garder en tête le logo de ’ compagnie de train ‘ΟΣΕ

EN VILLE, à Athènes, et depuis 2004, trois lignes de métro affluent entre l’aéroport et le Pirée. Ce réseau est associé à de nombreux bus et deux lignes de Tram. Le ticket est unique est d’un prix de 0,70€ pour les étudiants. Une exception, le ticket pour l’aéroport coûte lui 4€! A Salonique, depuis dix ans déjà la municipalité tente l’impossible en creusant ses principales avenues pour y installer un métro. Cette ville, véritable palimpseste, demande une fouille tous les dix mètres. La circulation est donc gênée par toutes ces fouilles mais le réseau de bus est très dense et assez facile à utiliser. Pour un étudiant seulement 0,50€ suffisent donc pour se rendre jusqu’à la plage avec les bus de ville. Soit, une heure sépare la ville des plages, mais c’est parfois salutaire par une grosse chaleur. Le taxi change la vie. Il est très peu cher même si de nuit le tarif double. Parler grec c’est le salut contre l’arnaque, il faut y aller au culot pour obtenir un prix juste. Le premier voyage est traumatisant mais on s’habitue très vite à cette conduite «grecque». Il faut compter 3€ pour traverser Salonique par faible traffic et 7€ de nuit pour traverser la moitié d’Athènes.


Être étudiant en Grèce c'est ne pas être à la rue. Pas étonnant que beaucoup fassent durer des études gratuites, où on est logé (ne pas compter au logement gratuit en tant qu'ERASMUS), nourrit, et soigné. Les livres sont donnés, le gymnase et la piscine, en très bon état, ouverts tous les jours sont libres d'entrée. Une politique de l'éducation très ouverte à toutes les catégories sociales donc. Mais il y existe toujours cette incompréhension pour les non-grecs lorsque certains manifestent pour obtenir le café gratuit sur le Campus?!

dredi soirée hebdomadaire du ven dans l’aile polytechnique


le gymnase univ ersitaire On peut donc apprécier la rareté d'un système de santé complètement gratuit aux étudiants grecs. Mais devient étudiant grec celui qui possède un Passo3 ainsi qu'une carte européenne d'assurance maladie. On comprends tout de même assez rapidement qu'ici gratuité ne rime jamais avec qualité. L'attente dans un couloir des urgences s'estime en heure et les diagnostics sont fais à la va-vite. Certaines personnes fragiles de leur santé préféreront sans doute une assurance internationale qui couvrira leurs frais lors de leur visite dans les cliniques.


Comme tout bon ERASMUS en ville téléphoner à ses compères devient assez rapidement une nécessité. L'association ESN4 conseille à tous les étrangers de choisir un unique opérateur, en l'occurrence COSMOTE, et spécifiquement la carte WHAT'S UP. Pour un avantage assez certain, en effet entre deux téléphones équipés comme précédemment décrit la parole est gratuite ! Cette carte coûte 5 euro à l'achat et se recharge dans un Periptero5. Mais cumuler une deuxième carte de chez VODAFONE, qui se distribue gratuitement dans les rues, n'est pas interdit. On s'attend à aller loin, à devoir rentrer dans des combines pas possibles pour partir à l'étranger. Partir en Grèce c'est en fait se déplacer dans la zone euro. Cela veut dire beaucoup de chose. Avant de partir, il suffit de demander à son opérateur de téléphonie mobile de gracieusement activer l'option internationale. Le fait est qu'une nouvelle loi européenne maintient le prix des SMS autours de 0,13€, communiquer en France n'est donc pas hors de prix. De même, dans la zone euro, comme en France du reste, les retraits bancaires sont limités à quatre par mois, au delà des frais s'appliquent. Mais payer avec une carte bancaire en Grèce reste illimité et gratuit. Puisque tout se paye Cash il est préférable d'anticiper en ayant un deuxième compte et donc une deuxième carte bancaire. Si la première est plafonnée on utilisera la deuxième évitant ainsi d'être à cours d'argent. 3 . Le Passo, la carte étudiante grecque délivrée à l'arrivé dans l'université 4 . ESN pour Erasmus Student Network est une association étudiante présente dans 35 pays qui accompagnera l’étudiant étranger dans son aventure et ses galères. ESN organise de nombreux événements festifs et culturels. Et pour deux euros, une carte de membre sera délivrée pour profiter de nombreuses réductions. > www.esn.org 5 . Un periptero est un kiosque ouvert 24/24h offrant tout : informations, ticket de bus, eau, cigarettes, chewing-gum, journaux, etc...


pour les curieux : oui ! il y aura des manifestation s, souvent, et ils savent bien les faire

Qui est habitué à correspondre par courrier prendra vite des cheveux blancs. Ecrire depuis la Grèce se calcule en semaine. Cinq semaines, que ce soit en national ou en Europe, est un score très honorable. Une chose que je déplore et que j’appuie ici est la non intégration des populations vieillissantes ou handicapées à la ville. Dans les villages tout va bien puisque les piétons n’ont pas à emprunter les passages cloutés, mais en ville rien n’est facilité, dans les bâtiments publics non plus, ni dans les transports en commun. Il est simplement pas envisageable pour moi de vivre en Grèce si l’on vit sur une chaise roulante.


la ville, emblème de ille des bus de v it et p s lu p le

! quelques uns de mes colocs lemagne, ... Espagne, Italie, Autriche, Al


vue sur ‘ανω πολη’, la ville haute

Financièrement vous serez fier de décrocher un logement en colocation autour de 200 euros ou moins. La technique la plus efficace : prendre en photo les nombreuses affichettes collées partout autours du campus pour les déchiffrer le soir. Former un groupe, appeler, négocier, visiter et taper dans la main, deal ! Le choix de la localité est primordial, mais un propriétaire arrangeant est aussi d'or. Ce dernier vous demandera une caution d'un mois de loyer sans les charges. Etant donné que rien n'a été signé, un homme malhonnête essayera de garder cette somme, à vous de savoir vous défendre ; dans ce cas là avoir du répondant reste la meilleure des défenses, ce qui, dans une langue étrangère n'est pas facilité.


LA VIE A L’ECOLE Si la vie grecque parait un foutoir innommable, alors (à l’école d’archi) choisir ses cours, trouver une salle ou un prof, ne peut être alors nommé. C’est pour cela qu’élèves et professeurs aideront le pauvre petit cousin européen à coup d’anglais où les R sont roulés (bien que grecs, nombre de profs sortent d’universités américaines, et parfois françaisaes ou allemandes). Ici, les années sont mélangées. En cinq ans les grecs doivent obtenir leur diplôme et donc passer des cours correspondant à des niveaux par années. Mais rien ne leur impose de le faire dans l’ordre. Donc on peut choisir un cours «dit» de première année pour l’expression plastique comme tenter un studio de diplôme. Le jugement du travail se fait forcement en fonction du réel niveau de l’étudiant (nombre d’année passé dans l’école donc). Beaucoup de studio sont en groupe. Il faut saisir l’occasion de s’immiscer parmi des grecs ou des collègues européens pour prendre part à des débats de visions forcement différentes. Tous les cours sont semestriels avec examens (pour la théorie) et rendus (pour les studios) à la clef. Le calendrier d’examination s’affiche au dernier moment, et pour arranger le tout, plusieurs des dates seront décalées d’une ou deux semaines en


dien pour bien travailler au quoti 6 rien de mieux qu’un Frappé tous les matins fonction de l’avancée du travail. Les grecs jouent pour la quasi-totalité au jeu du «le semestre prochain» parce qu’un examen du premier semestre peut se passer ou se repasser en juin, et pour le second semestre en septembre. L’Erasmus ne peut pas jouer! Pour des raisons de validation des crédits tous examens doivent se passer à la fin de chaque semestre. Et le piège est facile.

6 . La légende veut que le café Frappé ait été inventé à Thessalonique. Ici il fait trop chaud pour boire un café. Alors les grecs le font froid, avec des glaçons et beaucoup de sucre. C’est un mode de vie !


Place, Type & Form 2Σ1 54 Μ. & Μ. Νομικός 6 ECTS semestre 1 / Projet de résidence localisé sur un site réel au

cœur deu vieux quartier turc, sur les hauteur de Salonique. La phase d'analyse permet de découvrir toute la ville et son histoire et c'est une excellente façon de commencer l'année. Le couple professoral est d'une grande écoute et d'une grande aide.

Italian language I 2M4 31 Στεπγίου 1,5 ECTS semestre 1 / Certes il faut trouver la salle qui n’est autre que dans le bâtiment

de philosophie, mais ce cours est assez intéressant. En effet donné en grec, il stimule la pratique de deux langues dans un même laps de temps. Malade pour les partiels je n’ai jamais cherché à aller au rattrapage parce que l’administration me disait que ça ne m’apporterait aucun crédit, c’était faux!


Builtscape & Landscape for an Educationnal building 2Σ1 22 Σ. Ζαφειρόπουλος binôme avec Z. Kodra & Α. Χρίστου 9 ECTS semestre 1 / Intégré au studio, un voyage de

quatre jours dans le Péloponnèse à la découverte d’architecture antique et ancienne. Chaque année le thème du voyage change et à chaque fois le professeur emmène ces élèves à la découverte du nouveau. Le projet en lui-même est basé sur un gros programme assez précis et un site réel, ce qui fait tout l’intérêt du studio.

Photography II (Fine Arts School) 2ΔΜ Γ. Κατσαγγλος 4 ECTS semestre 1 / Travail libre que j’ai orienté sur le portrait.

J’ai présenté une sélection de dix photographies au terme du cours. Le professeur est un professionnel qui en quelque mots décrira les qualités d’une photographie et qui aura milles autres mots pour l’améliorer. Chaque correction donnait à moudre pour deux semaines de travail et de questionnement. (!) Alors qu’on m’avait assuré la liberté totale dans mes choix dans l’université entière l’administration du département d’architecture a refusé cette matière malgré l’obtention de la note maximale.


Landscape design of urban open spaces 2Σ4 04 Μ. Ανανιάδου-Τζημούλου binôme avec Τ. Αγγιστριώτη & Μ. Πιαχα 6 ECTS semestre 1 / Projet de très grande envergure

et assez poussé. Tenter le projet hors groupe est assez risqué. Au programme, grande phase d’analyse d’un des trois sites au choix. Il s’agissait des anciens lits de cours d’eau maintenant submergé par l’urbanisation. Des capacités liées au paysage, à l’urbanisme mais aussi jusqu’au design d’objet sont demandées.


Fingerstorming 2M1 41 Δ. Φράγκος 3 ECTS semestre 1 /

Cours assez fous donné en grec et dans une sorte d’anglais-français. Ici il s’agit de travailler avec ses mains pour véhiculer une idée, un sentiment. Plusieurs étapes pour plusieurs exercices comme la poupée, puis un mécanisme qui se doit d’être autonome!

Spatial Investigations 2Σ1 62 Α. Τέλλιος binôme avec J. Bengounia 6 ECTS semestre 1 / Travail expérimental

mené à partir d’un scénario de notre création mais qui prend place sur le Campus. Le parti pris de la lumière nous a guidé pour obtenir un résultat assez spectaculaire. L’enseignement demande une grande recherche sur l’expression d’un modèle 3D.

http://xorikesdierevniseis.blogspot.com/2011/02/022011joris-bengounia-mickey-pierre_3235.html


Introduction to ArchICAD 2M3 06 3 ECTS semestre 2 /

L’avantage de l’apprentissage de ce logiciel en Grèce c’est que le cours est donné sur une machine en anglais, ce qui est a plus de sens quand on a un projet de carrière international.

Architecture for ‘Other Spaces’ 2Θ3 01 Θ. Γρηγοριάδου 3 ECTS semestre 2 / Tout au long de l’année des interventions

extérieures pour parler de l’espace, de celui dont on ne parle pas forcement (le labyrinthe, les toitures, les espaces éphémères, etc...) Le cours est passionnant est débouche sur la rédaction d’un essaie. J’ai donc mené une enquête sur un phénomène très grec et très sujet aux interrogations : ‘dis-engaged buildings’.


Drawings II 1M1 02 Δ. Ξόνογλου 3 ECTS semestre 2 /

Dans ce cours j’ai travaillé le dessin, la sculpture, peinture et la photographie à la fois en formant un pochoir que j’ai répercuté en plusieurs lieux de la ville.

Acting In Situ 2M1 41 Δ. Φράγκος 3 ECTS semestre 2 / La ville grecque est assez hostile, dangereuse et sale.

Si on a quelque chose à y redire on peut venir dans ce cours pour essayer de trouver un moyen de l’exprimer ou de le dénoncer. Puis vient le temps d’agir dans l’environnement choisit. J’ai choisit de parler des montagnes environnantes à la ville qui sont utilisées comme poubelles parfois publiques. Mon postulat : «avec tout ce qu’il y a on peut reconstruire une maison, là au milieu de la forêt».


Architecture of Extreme conditions 2Σ1 56 Θ. Γρηγοριάδου & Φ. Βαβύλη binôme avec L. Arranz Herrera 6 ECTS semestre 2 / Projet titanesque parce que trop ambitieux.

Les phases analytique et programmatique se sont déroulées au sein d’un groupe de huit étudiants ERASMUS que j’avais rassemblé (France, Espagne et Roumanie). La non-gestion du groupe - la non-designation d’un chef de groupe en fait - nous a obligé à nous éclater en binômes. Néanmoins ce projet est resté très ancré à l’actualité (Île de Lampedusa) et à la volonté de le faire réalisable (intervention de Médecin Sans Frontière).


Landscape, Space, Form : Spaces for Culture 2Σ1 39 Ε. Σακελλαρίδου 9 ECTS semestre 2 /A la base pour un public

assez jeune, la professeur adapte quoiqu’il arrive ses exigences en fonction de notre réel niveau. Seul le site est donné (boulevard de mer) et la programmation est assez libre, ce qui demande plus de travail personnel. Un bon moyen de toucher à l’urbanisme, l’architecture et le paysage ensemble.


encore une tour, cette fois-ci symbole univer sitair

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BILAN ADMINISTRATIF Il manque une harmonie certaine à tout ce processus ERASMUS. Très honnêtement avant de partir on ignore même où on va bien aller. Un site internet, des photos et des paroles sont bien loin de décrire un pays et son fonctionnement. L'administration ne fait qu'ajouter une valeur virtuelle à tout ce changement. L'avantage des cours CIEL, grâce à l'accès à distance au logement, laisse l'étudiant se propulser dans le pays. Il ne sait pas plus dans quelle direction aller mais il est au moins dans le pays un temps avant de commencer les cours. Cette expérience d'un mois et demi reste la plus belle période de ma vie. J'ignore bien qui peut aider l'étudiant à anticiper sa démarche, je crois bien que c'est inutile en fait. Parce qu'il s'agit d'une expérience de vie qui laisse grandir à chaque obstacle rencontré. Alors pourquoi marcher le travail? Ceci dit, des obstacles sont infranchissables et incompréhensible. Il s'agit là de barrières


administratives, qui installées entre deux pays, prennent des dimensions hors d'atteinte face à l'étudiant. La clarification de la conversation des notes en crédits ECTS par exemple est nécessaire. C'est insaisissable et laissée au libre arbitre de chaque établissement. Enfin, une centralisation de toutes ces données, vers un bureau ERASMUS européen pourquoi pas, serait la réponse à la question récurrente mais sans réponse : «où sont mes notes?» Des crédits m'ont été refusés pour un cours hors programme. On m'avait affirmé pourtant la bonne marche de cette entorse quelques mois plutôt. Ici intervient la non-faute des partis due à la barrière des langues... ayant en commun trois langues avec mon professeur référant et ayant obtenu la note maximale à ce cours je ne croyais pas cette situation possible. Encore une fois, ces obstacles, tant qu'ils n'ont qu'une faible gravité administrative, ne sont que forgeurs.


BILAN PERSONNEL J'ai toujours voyagé. Je suis un voyageur. Mais le voyage se vit à toutes les échelles. Adolescent j'ai préféré l'auto-stop au train, qui d'ailleurs était trop souvent en retard. Rencontrer une personne chaque jour et faire un bout de route avec elle c'est déjà voyager. Alors j'ai continué mon chemin et j'ai grandis. Habiter à l'étranger, là où on voyage normalement. Se sédentariser là où on s'est habitué à passer, une autre étape. Mais encore une fois on rencontre d'autres voyageurs qui comme nous s'installe pour un temps dans une ville ou un pays. Cette communauté est présente et identifiable. Ces personnes inscrites sur Couch-Surfing 7 par exemple... Vendre une année Erasmus comme la meilleure d'une vie n'est pas du baratin. C'est partir un an. Un an hors de la France. Ce sont nos amis qui viennent nous visiter et pas le contraire, on brise son couple, on pense que Skype est la meilleure création de ce siècle, on se dit "bon appétit" en turc et bonjour en polonais et alors il n'y aura plus


d'argent sur le compte mais on aura une grande famille européenne. Pas de panique si le compteur affiche plus de 1000 km/mois, pas de panique si un colocataire est hongrois, pas de panique si comme tous les français on ne speake pas l'english, pas de panique parce que cette sensation de déséquilibre et de liberté c'est simplement ERASMUS. Il n'y a aucune erreur à faire en partant. La seule qui existe est de ne pas se décider, de ne pas partir. Il n'y a rien que l'on puisse regretter au terme d'une année comme celle-la, et ce quoique qu'on ai pu perdre en laissant son pays derrière soi. La seule chose a déplorer c'est de devoir dire au revoir à des gens au bout de seulement six mois. Trois mois d'adaptation pour seulement trois mois de pure découverte. Avec un an le calcul est plus avantageux et l'on va au bout de quelque chose. On fait une année entière, qu'on peut terminer. Peu importe si c'est la pagaille dans le pays, à l'école parce que c'est encore le meilleur moyen d'apprendre à communiquer et se sortir de là tout seul.

7 . Couch-Surfer (verbe) tient plus d’une vision de vie que d’un sport. Il s’agit d’un réseau large de 3 millions de personne de tous les pays du monde qui proposent leur canapé pour une nuit, deux et parfois plus. Le système est gratuit et tient du simple échange : on surfe ou on accueille, ou les deux. L’avantage est financier mais plus encore humain et culturel. Avoir un guide attitré qui emmène ces hôtes dans les meilleures coin d’une ville n’a pas de prix de toute façon. > www.coursurfing.com


M E RC I à la Grè c e p o ur m’avoir l’a fa it accueilli c o mm e à l’Europ elle e, mon p a au minis y tère de la s Culture à la R ég ion Rhô ne-Alpe pour leur a ide é té p o ss s sa ible fina ncièrem ns qui rien n’au à mes pa e ra it nt re à Daniè nts pour leur so le Ruffin ut pour tou ient à mes ne t s o n tr a uf g énia va il ux coloc à mes ta ir am dé couve ies g re cques p es rt o ur t o u t c e qu à t o ut e s e j’a i c e s p er s o nn e s q u de la rou e j’a i ren te e t qu c o n tr é s i f o nt d e ur sorma is partie d le bord e ma vie


toutes photographies, images et graphiques sont des créations originales dont l’auteur se reserve les droits d’exploitation contact : mickeykraft@gmail.com © 2011 Pierre Nectoux-Jacquard ‘Mickey Kraft’


Grèce, Salonique 2010-11, Mickey NK.  

The report of Mickey who has been in a one year Erasmus exchange at Salonica Aristotle University, Greece. Here's his report.

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