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Campési Léa Legrand Auriane Paris Océane

1S1

TPE :

Le Rougissement Pourquoi rougissons nous ?

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SOMMAIRE : Introduction (p 3) Pourquoi rougissons-nous ? I/ Que se passe-t-il dans l'organisme quand on rougit ? (p 5) A) Sondage réalisé sur des élèves du Lycée de la Plaine de l'Ain (p 5) B) Expérience (p 8) a) Protocole b) Résultats c) Observations d) Conclusions C) Fonctionnement et mécanisme du rougissement (p 12) D) Deux hormones du rougissement : l'adrénaline et noradrnaline (p 15) a) L'adrénaline b) La noradrénaline

II/ Le rougissement, une maladie méconnue ( p18) A) Eurothophobie ou erythrophobie (p18) a) Définitions b) Symptômes et Origines c) Impacts Psychologiques d) Traitements B) Couperose et Rosacée (p 23) a) Définitions b) Evolution et Origines c) Impacts Psychologiques d) Traitements Conclusion (p 30) Annexes (p31) a) Bibliographie b) Lexique

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- Sylvain !!! C’est toi qui a volé mon MP3 ? hurla Pierre à son frère. - Euh… euh mais non non, répondit ce dernier commençant à rougir. - Je sais que tu mens, tu es rouge comme une tomate. - Je t’assure que ce n’est pas moi, répliqua ce dernier. Hervé avait le visage violet et pourtant il n’avait rien fait. Associer rougeur et mensonge était la première impression. On ment donc on rougit ; on rougit donc on ment. FAUX ! Ce phénomène est bien plus compliqué que cela…

Darwin, naturaliste anglais du XIXe siècle, le « père » de la théorie de l’évolution, a formulé l’hypothèse selon laquelle toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d'un seul ou quelques ancêtres communs grâce au processus connu sous le nom de « sélection naturelle ». Il est aussi le premier à avoir réfléchi sur le phénomène du rougissement. D’après lui, le rougissement serait dû à la crainte que notre apparence soit évaluée par les autres : « C’est la pensée de ce que les autres pensent de nous qui fait rougir », notion confirmée en 1991 par des psychologues. Après lui, d’autres chercheurs se sont penchés sur ce sujet comme le professeur Frans de Waal, spécialiste dans le comportement primate à l’université d’Emory, en Géorgie, qui explique dans le New Scientist : « l’Homme est le seul primate qui rougit en réponse à une situation embarrassante, honteuse, ou quand il est pris en flagrant délit de mensonge. » Mais ses recherches n’ont jamais réellement abouti et le rougissement est l’une des dernières pièces manquantes dans les théories du développement humain. Dans la vie quotidienne, nous avons remarqué que tout le monde s'empourpraient. Par exemple, dans une situation gênante des personnes ont tendance à devenir rouge sans raison apparente...

Julien après avoir essuyé les remarques désobligeantes d'un professeur en colère :

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Florent après avoir passé une demie-heure dans le froid :

Qui n'a pas déjà été victime du rougissement ? Qui n'a pas à son plus grand désarroi, senti monté en soi la chaleur le caractérisant? Comme nous et nos camarades des milliers de personnes dans le monde ont déjà souffert du rougissement dans des moments critiques, d'émotions fortes comme le stress*, des moments de grande chaleur ou de sport intense... Mais quels sont réellement ses facteurs déclencheurs ? A quoi est dû ce phénomène dit mignon ou même quelques fois honteux ? Existe-t-il des maladies spécifiques au rougissement ? Dans le cadre de notre TPE nous nous sommes intéressés au rougissement, plus ou moins marqué, de personnes volontaires. Ensemble, nous nous demanderons d'où viennent ces rougeurs. Pour cela, dans une première partie, nous nous intéresserons aux mécanismes du rougissement dans le système nerveux pour ensuite nous pencher sur les différentes maladies liées à ce phénomène.

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I/ Que se passe-t-il dans le cerveau lorsqu'on rougit ? A) Sondage réalisé sur des élèves du Lycée de la plaine de l’Ain : Comme nous l'avons dit précédemment, tout le monde rougit à différents moments de la journée et d'une manière plus ou moins marquée. Pour le confirmer et pour définir leurs sentiments, nous avons réalisé un sondage en interrogeant une centaine d'élèves volontaires du Lycée de la Plaine de l’Ain. Noms des personnes interrogés :

Fréquence du Situations et sentiments lors du rougissement. rougissement

Lætitia

Fréquent

Situations de gêne , de honte. « Arrête de rougir ! » Culpabilité.

Thibault

Très rare

Situations de stress, avec des palpitations, sport, efforts intenses.

Julien

Très souvent

Situations de chaleur, palpitations, sport, en public, stress, embarrassé.

Estelle

Rare

Situations gênantes, honte, chaleur, sport, situation comique.

Vincent

Très peu

Situations de Honte, de chaleur et lorsqu'il fait du sport.

Léonie

Souvent

Situations comique, quand elle prend la parole en public, dans des situations de stress, de froid intense ou de sport.

Sarah

Très souvent

Situations lorsque la personne rit, quand elle fait du sport, et quand elle a chaud.

Victor

Très souvent

Dans des situations stressantes, gênantes, de froid, de chaleur, d'embarras, en public...

Thomas

Très rare

Situations de honte ou de gêne et lorsqu'il pratique du sport.

Mohamed

Rare

Chaleur, palpitations, et transpiration abondante et sentiments de malaise et de honte.

Lou-Sophie

Pas souvent

Situations ou la personne est prise de fou rire, de honte, lorsqu'elle fait du sport, ou quand elle a chaud.

Aurélien

Rare

Situations et sensations de chaleur, en public : sentiment de malaise « Plus tu y penses, plus tu rougis ! », sport 5


Clarisse

Rare

Situations de froid, de sport intense, de gêne ou de honte, avec des palpitations.

Madeleine

Souvent

Situations embarrassantes, d'incompréhension, de défiance.

Juliette

Peu

Situations de chaleur, de stress, de honte : gêne, chaleur sur les joues.

Élodie

Fréquent

Situations de stress intense, en cours, en public, un peu en sport aussi.

Lou

Très souvent

Situations embarrassantes, sensation de chaleur sur les joues.

Julie

Très souvent

Situations de chaleur ou de froid intense, gênantes ou honteuses, de joie, quand elle fait du sport. « Quand on prend conscience qu'on rougit on a l'impression de rougir encore plus ! »

Pierre

Souvent

Situations de honte ou de gêne... « Je rougis surtout quand j'ai l'impression qu'on me prend pour un idiot ! » Sentiments de malaise, lors du sport.

Phénicia

Souvent

Course, Situations gênantes, sentiments de timidité intense.

Laure

Souvent

Situations de gêne, ou gênantes. Sentiment de devenir encore plus rouge quand on y pense. « C'est vraiment horrible ! »

Timothée

Rarement

Situations de gêne, Chaleur aux joues.

Émeline

Souvent

Situations de gêne, « complexes » Sentiments de chaleur sur les joues.

Maëva

Rarement

Situations de gênes et de sport intense.

Angelina

Souvent

Situations de gêne car « Je suis un peu timide... » Mal aise et chaleur sur les joues.

Clara

Souvent

Situations de stress. Sentiments d'angoisse intense

Mégane

Souvent

Situations de stress et en public plus particulièrement. Chaleur sur les joues.

Romain

Jamais

Mal à l'aise, situations de sport ; sentiments de chaleur et de gêne.

Sarah

Souvent

Situations de gêne, de sport, ou « quand je rigole super fort » Impression de chaleur sur les joues.

Naïma

Souvent

Situations de gêne, « quand il y a des regards sur moi », sentiments de stress et chaleur sur les joues. 6


Jules

Souvent

Situations de sport et de gêne intense en public... Sentiments de gêne et Chaleur.

Juliette

Souvent

Colère et gêne ; sentiments de révolte ou de gêne.

Manon

Rarement

Sport, situations embarrassantes, chaleur

Éléonore

Rarement

Situations de gêne de froid, après le sport, ou de fatigue intense, chaleur sur les joues.

Claire

Souvent

Situations de gêne, chaleur sur les joues qui devient de plus en plus forte.

Éloïse

Souvent

Situations de gêne ou « quand je suis avec les garçons ! » Sentiments de gênes, et maux de ventre.

Clémentine

Souvent

« Quand on m'interroge », situations de gêne, en public et chaleur sur les joues...

Gaëlle

Rarement

Situations de stress, ou de colère ; « je rougis quand je suis hors de moi ! »

Victor

Rarement

Situations de sport intense ou de moment de gêne plus particulièrement quand il prend la parole en public.

Alice

Souvent

Dans plusieurs situations : de stress, de colère de tristesse, de gêne. Mal aise. Situations de sport intense « quand je joue au basket ! »

Grégoire

Souvent

Situations de sport, de gêne , de colère, de froid... « Quand je rougis j'ai vraiment envie que sa s'arrête le plus tôt possible ! »

Le rougissement est devenu au fil du temps une chose commune. Sur cent élèves du Lycée de la Plaine de l'Ain interrogés, soixante-quatre se disent rougir fréquemment ou souvent et trente-six se disent rougir rarement ou presque jamais. De plus, dans chaque cas, que ce soit pour les filles ou les garçons, on retrouve un sentiment de malaise, de gêne, de honte ou de culpabilité. Ce sentiment peut être dû à une prise de parole en public, par exemple. Il est suivi le plus souvent d'une sensation de chaleur sur les joues qui se traduit physiquement par une rougeur. Plus la personne prend conscience de son rougissement, plus elle souhaite que cela cesse, plus la personne rougit. Cependant, la plupart des élèves parlent du phénomène du rougissement comme une des conséquences de la chaleur ou du froid, d'un sentiment persistant, d'un stress intense, de la pratique d'un sport comme la course ou dans une situation comique quand la personne rougissante est prise d'un fou rire... Dans chacun des cas cités, le rougissement est une conséquence de l'accélération du cœur, et donc de la dilatation des vaisseaux du visage et plus précisément des joues. 7


B) Expérience Durant le sondage précédent nous avons remarqué que le rougissement était presque invariablement présent lors de sport intense. Comme le témoigne un de nos camarades nommé Ethan, il survient souvent pendant la course. En réalisant l'expérience, nous avons vérifié cette hypothèse : chaque personne rougit en courant. Nous avons décidé de courir pendant environ dix minutes (minimum) à allure soutenue. En prenant notre tension artérielle avant et après la course, nous avons aussi remarqué que cette dernière augmentait. Ainsi, nous avons pu observer, directement, les réactions de notre corps : le phénomène du rougissement. Pour cela, nous avons réalisé le protocole suivant. a) Protocole : * Prendre sa tension avant de courir : 1. S'allonger confortablement, enlever la montre, les bracelets, les élastiques... Dénuder votre bras 2. Se reposer durant dix minutes avant la mesure, sans parler, ni rire en respirant calmement. 3. Avec le tensiomètre qui s'adapte au bras; enfiler le brassard gonflable, au bras gauche pour les droitiers et inversement. 4. Ajuster le brassard grâce au rabat sans trop serrer le scratch. Pour que la taille soit bonne, la ligne de rappel doit se plier sur elle-même. 5. Poser l’avant bras sur la table, paume de main vers le haut, coude légèrement plié et sans serrer le poing, 6. Une fois bien installé, commencer la mesure. Pendant le gonflage et dégonflage, ne pas bouger, ne pas parler, ne pas fumer, demander à l’entourage de se taire et rester bien détendu ! 7. Relever les chiffres qui s'affichent sur l'écran du tensiomètre. Ils correspondent à la tension*, la pression diastolique*, la tension artérielle systolique*, et la fréquence cardiaque*. 8. Recommencer plusieurs fois si les chiffres obtenus semblent incorrects. Les noter sur une feuille. * On court ensuite une dizaine de minutes autour de la maison, de façon soutenue. A l'aide d'un chronomètre, nous pouvons vérifier le temps de course sans problème. A la fin du temps imparti, pour mieux se souvenir des résultats obtenus, nous avons pris nos visages en photographies et mis en parallèle les données du tensiomètre. *Prendre sa tension après l'effort, en appliquant le protocole sus visé.

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b) Résultats:

Remarque : L'unité de mesure de la pression systolique et de la pression diastolique est le millimètre par Mercure alors que la fréquence cardiaque est exprimée en battements du coeur par minutes. AVANT DE COURIR: Données / Noms

Léa

Océane

Adelice

Auriane

Pression systolique

100

110

94

112

Pression diastolique

64

63

63

69

Fréquence cardiaque

91

52

85

80

Données / Noms

Léa

Océane

Adelice

Auriane

Pression systolique

144

166

108

135

Pression diastolique

76

73

84

73

Fréquence cardiaque

156

98

123

150

APRES DE COURIR:

d) Observations : Avant la course :

Après la course :

Léa :

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OcĂŠane :

Adelice :

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Auriane:

Après avoir couru, nous avons remarqué une forte rougeur au niveau des joues... d) Conclusions: Au cours d’un effort physique, la fréquence cardiaque (Fc) et le volume de sang éjecté à chaque contraction (volume d’éjection systolique Ves) augmentent. L'augmentation de la fréquence cardiaque provoque l'accélération de la transmission du sang dans les différents vaisseaux sanguins composant l'organisme. Le volume de sang expulsé du cœur durant chaque minute (débit cardiaque DC= Fc*Ves) s’accroît. La pression artérielle augmente aussi. Si la pression artérielle s’accroît, cela signifie que les vaisseaux sanguins s'élargissent permettant au sang qui a augmenté de volume de passer. Les vaisseaux se dilatent, leurs parois se rapprochent de la peau ce qui provoque le rougissement. Après avoir remarqué et vérifié le rougissement, nous allons expliquer à quoi il est dû, pour mieux le comprendre.

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C) Constitution du système nerveux :

Schéma représentant la composition du système nerveux de notre corps.

Système nerveux

Système Nerveux Périphérique

Système Nerveux Central

Moëlle Epinière

Système Nerveux Somatique

Encéphale

Système Nerveux Autonome

Système Nerveux Sympathique*

Système Nerveux Parasympathique*

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Le système nerveux est composé de deux grands systèmes s’appelant le système nerveux central et le système nerveux périphérique. • Le système nerveux central se forme de l’encéphale, c’est-à-dire de toute la partie du système nerveux située dans la boîte crânienne, et de la moëlle épinière. Il a pour but de recevoir et d’interpréter les signaux provenant du système nerveux périphérique afin « d’organiser » la réponse qu’il va renvoyer. En conclusion, il régule et interprète toutes les informations de l’organisme. •

Le système nerveux périphérique est constitué des nerfs crâniens situés dans le tronc cérébral et des nerfs rachidiens naissant au niveau de la moëlle épinière et qui se rattachent au système nerveux central. Son rôle est de transmettre les informations entre l’organisme et le système nerveux central.

Le système nerveux périphérique comprend lui-même deux autres types de systèmes : Le système nerveux somatique et le système nerveux autonome. Le système nerveux somatique est responsable de la motricité de notre corps. C’est ce qui nous permet de bouger nos jambes par exemple. Il s’occupe de la propagation des messages nerveux provenant du système nerveux central à notre squelette par le biais de fibres efférentes qui servent à la contraction de nos muscles, et de fibres afférentes qui elles reçoivent les informations.

Le système nerveux autonome s’occupe de la partie interne du corps contrairement au système somatique. Il est aussi chargé de propager les messages nerveux provenant du système nerveux central, mais contrairement à l’autre, il les emmène vers le muscle cardiaque, les muscles lisses et certaines glandes. Il permet ainsi de préserver l’homéostasie (capacité que peut avoir un système quelconque à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes qui lui sont extérieures). Le système autonome est lui-même divisé en deux systèmes aux fonctions très différentes mais qui se complètent tout au plus, afin de garantir le bon fonctionnement de l’organisme : le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique *. Nous savons que le système nerveux autonome est aussi appelé système nerveux végétatif car il réagit aux variations de l’environnement.

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L’activation du système nerveux parasympathique amène un ralentissement général des fonctions de l’organisme afin de conserver l’énergie de notre corps. Ce qui était augmenté, dilaté ou accéléré par le système nerveux sympathique est désormais diminué, contracté ou ralenti. Il y a seulement la fonction digestive qui est favorisée par le système parasympathique. Ce dernier est associé à un neurotransmetteur appelé l’ acétycholine. Les centres sympathiques se situent dans la moëlle épinière. De part et d'autre de la colonne vertébrale, nous trouvons les troncs sympathiques. Ils sont formés par des ganglions latéro vertébraux appelés aussi ganglions sympathiques. Ils sont au nombre de vingt-trois. Comme nous l'avons précisé précédemment, le système nerveux sympathique et parasympathique ont des fonctions différentes concernant le muscle cardiaque et les systèmes respiratoire et digestif. Son activation prépare l’organisme à l’activité physique ou intellectuelle. Devant un stress important par exemple, c’est lui qui orchestre la réponse de fuite ou de lutte. Il dilate les bronches, accélère l’activité cardiaque et respiratoire, dilate les pupilles, augmente la sécrétion de la sueur et de la tension artérielle, mais diminue l’activité digestive. Il est associé à l’activité de deux neurotransmetteurs : la noradrénaline et l’adrénaline. En effet, le système nerveux sympathique peut pratiquer l'élévation de la pression artérielle. Il a la faculté d'emmener le sang dans les muscles cardiaques, squelettiques et l'encéphale. C'est pourquoi nous nous sommes intéressées à une des principales causes du rougissement: l'effort intense. Schéma représentant le système nerveux sympathique :

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D) Deux hormones du rougissement : l'adrénaline et la noradrénaline

L'adrénaline et la noradrénaline, produites par les glandes medullo-surénales ou par les cellules chromaffines, sont deux catécholamines* responsables du rougissement. a) L'adrénaline : L'adrénaline ou aussi appelée épinéphrine est une hormone, mais également un neurotransmetteur, et la catécholamine du stress et de la colère. En effet, l'organisme produit de l'adrénaline lors d'un état de stress ou lors d'une activité physique. Elle prépare notamment à des comportements de fuite ou de lutte pour faire face à un danger potentiel . Ex : Lorsqu'on est poursuivi par quelqu'un ou qu'on a une grosse frayeur, on court plus vite que lorsque l'on est détendu. L'adrénaline entraîne une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la pression artérielle, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, augmentation du rythme respiratoire. Elle a une action hyperglycémiante* et dilate les bronches et les pupilles. Par ailleurs en tant que neurotransmetteur, l'adrénaline intervient au niveau du système nerveux autonome. Sinon en tant qu'hormone elle est synthétisée et sa sécrétion provoque les mêmes effets que ceux exercés par le système nerveux autonome. Son action en tant que neurotransmetteur est brève et rapide alors que son action en tant que l'hormone est durable et lente. Sa formule brute est : C9H13NO3

Modélisation grâce à un logiciel :

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Formule topologique :

La noradrénaline, comme l'adrénaline est sécrétée par les glandes médullosurrénales situées près des reins. C'est la catécholamine* qui permet l'augmentation de la pression artérielle.

b) La noradrénaline :

C'est une hormone servant de messager, qui permet le passage de l’influx nerveux d’une cellule nerveuse vers une autre cellule nerveuse ou vers d’autres cellules de l’organisme. Comme l'adrénaline, la noradrénaline a un rôle important dans la réaction de lutte ou de fuite et la régulation du sommeil, de l’humeur et de la tension artérielle. Un stress intense stimule la production de noradrénaline. Il semble que, chez les personnes ayant des troubles anxieux, surtout celles aux prises avec un trouble panique, le système qui contrôle la production de noradrénaline ne soit pas réglé correctement. Certains médicaments aident à stabiliser la quantité de noradrénaline disponible pour transmettre les messages. Le trouble anxieux du rougissement est donc dû au taux d'adrénaline et de noradrénaline qui ne sont pas régulés normalement. Sa formule brute est : C8 H11 NO3

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Modélisation grâce à un logiciel :

Formule topologique :

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II/ Le rougissement, une maladie méconnue Des personnes de tous âges, de toutes couleurs de peaux rougissent. Cela est dû notamment à la chaleur, ou à l'effort comme nous l'avons souligné dans la première partie. Pourtant, il existe des maladies spécifiques au rougissement. Elles sont relativement méconnus mais plus répandues que nous ne le pensons. On différencie deux types de maladies chroniques qui on pour conséquence le rougissement de la peau : l'éreutophobie et la couperose ou la rosacée. A) Ereutophobies : a) Définition : L'éreutophies ou aussi communément appelés aussi erythrophobie (du grec erythos signifiant rouge et phobia signifiant peur) , est une phobie social qui désigne en psychiatrie la peur obsédante de rougir en public, en présence d'autres personnes. Cette peur assez répandue (toucherait plus de 10% de la population) est provoquée par la honte puisque la personne qui rougit se sent inférieure aux autres, ou par la peur du regard ou du jugement des autres parce que la personne rougissante se sent transparente, vulnérable et donc en danger...

Le cercle vicieux de la maladie de l'éreutophobie :

Peur de rougir

Ressentis anxieux (honte, ridicule, vulnérabilité...)

Situation

Augmentation de l'anxiété

Aparition de symptômes anxieux.

Effort pour contrôler le rougissement 

Rougissement

Dialogue interne anxieux

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Cette tendance au rougissement excessif apparaît le plus souvent dès l'enfance. Mais ce sont d'autres facteurs liés à la famille, (parents mal à l'aise dans la société) ou à l'environnement (moqueries...) ou à une estime de soi très fragile. Les individus malades sont alors plus vulnérables et sensibles que les autres personnes. Beaucoup de personnes atteintes d'éreutophobie n'ont pas conscience d'en être atteints car cette maladie est très peu médiatisée et donc très peu connue. A la différence du rougissement, qui s'estompe avec le temps, la phobie de rougir ne disparaît pas spontanément, même si l'impact de l'éreutophobie s'atténue à l'âge adulte. b) Symptômes et origines : On peut distinguer deux types d'éreutophobie : - l'éreutophobie primaire qui n'est la conséquence d'aucune autre maladie. - l'éreutophobie secondaire qui est la conséquence d'une autre maladie comme l'hyperthyroïdie (excès de thyroxine libre circulant), ou le phéochromocytome (tumeur se développe à partir des cellules chromaffines de la médullosurrénale. ) Le médecin généraliste ou dermatologue devra sans tarder traiter la maladie qui cause un rougissement anormal. Les origines de cette maladie sont nombreuses mais restent peu connues puisque très peu d'études ont été menées pour les définir : - Certains diront que la couleur est un signal, par exemple un signal sexuel. Ce signal s'adresserait à la personne qui ne la laisserait pas indifférente. C'est une réaction inconsciente, moyennement intense et de courte durée. - Malheureusement le rougissement peut être une conséquence d'une réaction anormale : une hyperactivité du système nerveux sympathiques. Malgré de nombreuses expériences pour comprendre cette hyperactivité, les hypothèses proposées pour expliquer le phénomène sont floues et mal connues :

Il est possible que cette hyperactivité proviennent d'un déficit en neurotransmetteurs (une amine présente dans la majorité des tissus de l’organisme). En effet, ils semblent agir sur l'action des nerfs ainsi que sur la contraction des muscles situés dans le cerveau.

→ Mais il est aussi possible que cela soit dû à un emballement asymétrique du nerf parasympathique qui subirait un déficit de compensation. Ce déficit serait un dysfonctionnement de la commande inconsciente du rougissement et engendrerait ainsi l'emballement constant du nerf. 19


Ces anormalités entraîneraient une rougeur intense au visage et un mécanisme phobique, c'est-à-dire une peur anticipée du rougissement. c) Impacts psychologiques: L'éreutophobie entraîne chez le patient une honte intense, qu'il vit plus ou moins douloureusement, selon sa sensibilité. Dans certain cas, cela peut entraîner une peur du regard des autres trop forte et une peur du rougissement qui tourne à l'obssession. De plus, l’érythrophobe est gêné par l'existence du contraste de l'absence d'un sentiment à l'intérieur, et le rougissement, très visible à l'extérieur. Pourtant, les réactions sur le plan psychologique de chaque patient sont variées :

·

La capacité à prendre de la distance avec la maladie, et à relativement se protéger au niveau psychologique peut permettre à certains malades de ne souffrir que très peu durant la maladie et cela malgré les excès de rougeur. En effet, ils réussissent à négliger l'importance du regard des autres. Ces cas se soignent souvent sans l'aide de traitements.

·

Pour d’autres patients atteints d'eurotophobie, la douleur psychologique est seulement dûe à l’échec des tentatives et des efforts fournis pour stopper le rougissement. Le patient devra pour détruire le cercle vicieux, accepter ses rougeurs et arrêter de vouloir s'en débarrasser.

·

D'autres personnes victimes d'eurotophobie, plus sensibles, s'enferment souvent progressivement dans un monde social inexistant. Ils peuvent par exemple refuser de passer un oral important, et s'isoler du monde pour ne plus rougir publiquement. Pour changer cela, il sera nécessaire d'interrompre le processus d'isolement.

Malheureusement, il n'est pas aisé de savoir le nombre et la répartition des évolutions psychologiques au cours de la maladie. Pourtant, grâce à l'INSEE, on sait que dans 50% des cas, on observe une dégradation de la qualité de vie du malade ; dans 10 à environ 20% des cas, on remarque un abandon total de toutes activités sociales et professionnelles ; de 20% à 55% le malade adopte suite à la maladie des conduites d'autodestruction comme des addictions à l’alcool ou à la drogue, elle peut même dans certains cas, mener à la délinquance et à la prison... L'éreutophobie est donc une maladie grave à ne pas prendre à la légère et à soigner dès que possible à l'aide d'un traitement adopté à la situation, afin de minimiser les impacts psychiques et psychologiques. 20


d) Traitement : On peut traiter de deux manières différentes l'éreutophobie. Aujourd'hui de nombreuses solutions non négligeables existent afin de soulager durablement le patient et traiter complètement l'ereutophobie. – Les rendez-vous réguliers avec un psychologue paraît la réponse la plus adaptée et la moins dangereuse pour soigner cette maladie. Malheureusement de nombreux patients sont réticents à participer à des psychothérapies comportementales et cognitives car ils n'acceptent pas forcément leur maladie ou ils n'ont pas les ressources psychologiques nécessaires pour subir de nombreux entretiens. Ils opposent, alors, souvent un refus systématique et catégorique. Certains médecins conseillent la pratique de l'hypnose, du yoga, la relaxation ou autres traitements similaires et la suppression d'aliments excitants comme le thé, le café, le tabac, le cannabis ou de produits cosmétiques qui agressent la peau, et incitent à adopter les réponses comportementales typiques de l'éreutophobie. L'essai peut être bénéfique mais dans la majorité des cas, il se solde par un échec. Il faut alors passer immédiatement aux autres méthodes de traitements. – Si la manière psychologique ne suffit pas comme dans la plupart des cas, il existe des traitements médicamenteux afin de stabiliser la maladie, cela permettrait au patient de profiter d’une vie sociale active. Ces traitements qui prennent alors le relais du combat pour obtenir la guérison, sont nombreux et ont pour la plupart des effets secondaires : * Les Benzodiazépines, n'ont que peu d'effets directs sur l'éreutophobie mais permettent la diminution de la fréquence des crises et de l’anxiété. * Les Bêta bloquants (PROPANOLOL...) bloquent la fixation des récepteurs cellulaires à la noradrénaline sur les sites de fixation situés dans les cellules réceptrices du cœur ainsi que des vaisseaux, et empêchent ainsi l'adrénaline de se fixer. Ils sont principalement utilisés pour des maladies cardiaques et dans les maladies de l'hypertension. Mais ils sont aussi couramment utilisés dans des cas d'éreutophobie puisqu'elles permettent le contrôle des effets de l'adrénaline et minimisent certains symptômes comme les tremblements, les rougeurs du visage, les sueurs, l'accélération du rythme cardiaque. Malgré ces bienfaits, ce médicament comporte de nombreux effets indésirables comme l’apparition de cauchemars, d'insomnie, de somnolence, ou des problèmes de libido... 21


De plus, les molécules, aidant à masquer les effets du stress qui composent les Bétabloquants ont une action faible sur l'éreutophobie car dans l’idéal il faudrait les prendre avant de rougir. Cela n'est pas très aisé pour le patient. D'autres part, l'épuisement thérapeutique de ces médicaments lorsqu'ils sont donnés en continu est inévitable, ce problème incite parfois le malade à augmenter la dose, ce qui est irrémédiablement néfaste pour son organisme. * De nombreux antidépresseurs sont efficacement utilisés pour traiter l'éreutophobie, afin d'améliorer la pathologie. Les plus utilisés sont la Paroxétine et la Fluoxétine. Ce sont des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine au niveau cérébral. Leur emploi dans le cas de l'éreutophobie permet un bon contrôle du trouble surtout dans son ressenti... Comme dans la plupart des médicaments, ces antidépresseurs ont de nombreux effets secondaires : troubles psychiques comme la nervosité, les tremblements ou la somnolence... , des troubles digestifs comme des diarrhées ou des nausées... ou enfin, des troubles allergiques. On observe aussi des troubles amnésiques importants, une diminution de la libido, parfois des troubles de l’érection ou de l'éjaculation. Enfin, ils ne peuvent pas être une solution définitive à l'éreutophobie car la dépendance médicamenteuse et les effets secondaires cités plus haut sont durs à accepter pour le patient, et l'arrêt du traitement a souvent pour conséquence la résurgence de la maladie. – Pour obtenir une guérison radicale et définitive de la maladie, il existe grâce aux nombreux progrès de la médecine, une pratique chirurgicale qui dure de 15 minutes à 1 heure 30 selon les problèmes qui peuvent s'imposer. Cela consiste en une interruption des rameaux sympathiques ce qui atténuera ou supprimera le phénomène. L'hypéractivité du système sympathique sera alors limitée et le rougissement anormal sera alors guéri. Cette intervention s'appelle la sympathectomie thoracique haute. Elle nécessite une hospitalisation de deux à quatre jours, et une anesthésie générale. Elle a été utilisée à partir des années 1985 à 1990, et est aujourd'hui bien connue. Le chirurgien durant l'opération bilatérale devra sélectionner et ôter la chaîne sympathique attenant c'est-à-dire un à quatre ganglions associés à l'éreutophobie (ou seulement la clipper). Pour cela, il réalise de 2 à 4 petits trous de 5 mm à 1 cm sous l'aisselle afin d’utiliser avec précision ses outils. A l'aide d'un écran de télévision, il vérifie et inspecte la zone à opérer afin de repérer des anomalies méconnues. Puis il réalise l'ablation d'un fragment de plèvre (pleurectomie) pour découvrir le nerf et il sectionne (ou clippe) le nerf sympathique au bon niveau, puis ôte ou clippe la chaîne et les ganglions sur une hauteur variable dépendante du cas du patient. Il vérifie ensuite que rien d'anormal ne soit arrivé durant l'intervention. Après avoir retiré les instruments un à un, il laisse dans la cavité un drain qui aura alors un rôle diagnostic, vérifiera qu'aucun saignement n'a lieu, ainsi que thérapeutique puisque il évacuera l'air, le sang et remettra en place le poumon. 22


Cependant des risques durant l'intervention existent comme la blessure d'un des poumons, le saignement d'un des vaisseaux, la blessure d'un gros vaisseau intra thoracique comme l'aorte ou une artère... ou du cœur ce qui pourrait être fatal au patient. La sudation compensatrice est un des principaux effets néfastes de l'opération. En effet, on observe dans certains cas, ( 70 % des patients opérés développent cet effet secondaire) la diminution de la transpiration sur le visage, les mains, les bras, les aisselles. On remarque aussi une sudation réflexe sur le reste du corps : bas du torse, abdomen, cuisses, jambes, pieds. Heureusement quelques années après l'opération, ces effets disparaissent petit à petit, alors que La caféine, le tabac, le cannabis et les autres drogues accentuent les phénomènes. Cependant, il existe aussi des troubles de transpirations gustatives, un ralentissement du rythme cardiaque, un ralentissement psychologique et un abaissement des paupières. Même si de nombreux risques et effets secondaires ont été annotés, le taux de succès et le taux d’efficacité de l'opération reste, en général, un pourcentage très satisfaisant.

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B) Rosacée ou Couperose: a) Définition : Comme l'éreutophobie, la rosacée aussi appelée couperose ( au début : « goutte rose ») est une maladie fréquente du rougissement. C'est un phénomène fréquent et gênant qui touche les vaisseaux du visage et provoque une sensation de chaleur sur ces zones sensibles. Même si elle touche principalement les femmes après trente ans ayant une peau claire et fragile, cette maladie héréditaire touche pourtant deux à trois pour cent de la population adulte française. Le diagnostic est difficile à prononcer et la maladie est souvent confondue avec l'éreuthophobie, car ces deux maladies présentent presque les mêmes symptômes.

Facteurs environnementaux Sujets prédisposés (hérédité) Dystrophie dermique Dilatation des petits vaisseaux du visage. Insuffisance des petits vaisseaux

Fuites périvasculaires avec des risques d'inflammations.

Inflammation Rosacée ou Couperose.

Les Causes de la rosacée

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b) Evolution et Origines : On observe l'évolution de quatre stades d'évolution de cette maladie : * Premier stade : Le stade des flushes on observe la présence de rougeurs « flushes » au niveau du visage, et plus précisément des pommettes, du nez, du menton, du front, et du cou. Elles sont souvent accompagnées de bouffés de chaleur et de sensations de picotement. Les études effectuées sur la maladie ont prouvé que ces crises sont déclenchées par les repas, le stress, l'émotion, le soleil, ou par les variations de température.

* Deuxième stade : Le stade de l'érythro-couperose Un peu plus tard, la rougeur s'installe progressivement et définitivement à cause d'une dilatation des vaisseaux capillaires. On observe alors une personne atteinte de couperose, légèrement enflée au niveau du visage.

* Troisième stade : Le stade des papulo-pustules Ce stade est caractérisé par une éruption cutanée, avec l’apparition de boutons ressemblant au boutons de l’acnée. Ces boutons très sensibles sont des patulopustules.

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* Quatrième stade : Le stade des œdèmes persistants Enfin, le personne atteinte de couperose au dernier stade présente une zone du visage comme le nez, le menton ou le front, rouge enflée, informe, et anormalement rouge, avec de petits pores dilatés sur la peau.

Les origines de la couperose ne sont malheureusement pas connues mais de nombreux facteurs aggravants existent comme l'exposition à une forte chaleur, ou à l'inverse l'exposition à un froid intense. De plus, les personnes atteintes de cette maladie ont remarqué une aggravation lors de stress particulier et de prise d'alcool ou de drogues. La couperose ou la rosacée ont, pour le patient, presque invariablement de graves impacts notamment psychologiques.

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c) Impacts psychologiques: Les personnes qui subissent la couperose, sont souvent perturbées, et ont par exemple des sentiments de malaise. En effet, l'aspect extérieur de la maladie c'està-dire le rougissement, peut déranger le malade. Comme dans le cas de l'éreutophobie, on observe à cause de la maladie des personnes qui souffrent de dysmorphologie : elles ont une faible estime de leur personne, de nombreux complexes physiques, une perte profonde d'objectivité ainsi qu' un sentiment persistant d'infériorité. Certaines croyances populaires laissent entendre que la rosacée est dûe à l'alcoolisme. Mais ces croyances sont fausses. En effet, les personnes suspectées d'être alcooliques peuvent être simplement atteintes de rhinophyma, ou de rosacée au dernier stade. Dans ce cas, par exemple, et presque dans tous les cas, la victime se sent complètement impuissante et désespérée. Même si de nombreux médecins ne prennent pas vraiment en compte les conséquences psychologiques de la maladie de la rosacée, les personnes atteintes suivent une psychothérapie spéciale afin de ne pas s'isoler socialement et ne pas être perturbées dans leur milieux professionnels.

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d) Traitements : Malheureusement, malgré des progrès dans la compréhension des mécanismes responsables de la rosacée, aujourd'hui, aucun traitement n'a été mis en place pour soigner définitivement la couperose. Pourtant, de nombreux traitements permettent quand même de réduire les symptômes de cette maladie. (rougeurs, vaisseaux sanguins apparents...) Ces symptômes, comme nous l'avons dit plus tôt, varient au cours de l'évolution de la maladie : le traitement doit être donc adapté. De plus, la sensibilité de la peau du patient a conduit à une grande diversité de traitements. Pour trouver la meilleure solution et pour choisir entre les différents types de traitements, il est indispensable de consulter un spécialiste. * Les traitements topiques/ par voie orale (commercialisés sous le nom de métronidazole) sont des traitements locaux basés sur des antibiotiques. Ils sont souvent utilisés afin de soigner des lésions inflammatoires, et pour réduire l'acnée rosacée. * Les traitements physiques ont pour caractéristique une intervention directe sur la zone malade. Ils ont pour but de réduire la congestion sanguine. Plusieurs techniques sont utilisées pour combattre la rosacée : •L'Electrocoagulation est une méthode qui consiste à envoyer de courtes décharges : un courant électrique alternatif, afin d'effacer les vaisseaux sanguins visibles. Mais les risques de saignement existent, et une douleur modérée peut être ressentie.

•Le Laser Vasculaire émet une lumière verte (longueur d’onde : 595 nm) et permet de traiter les tâches rouges vasculaires étendues sans endommager les structures avoisinantes de la peau. Le dermatologue utilise le laser après avoir étendue au préalable une crème pour limiter la douleur. •Laser IPL & Lampes Flash permettent un traitement relativement doux de la couperose. Pour traiter la rougeur, le dermatologue doit appliquer une pommade anesthésiante (comme avec le laser Vasculaire). Mais ces lasers comportent plus d' effets secondaires que ce dernier. En effet, le nombre de séances à réaliser pour que les rougeurs ne reviennent pas doivent être conséquentes et cela peut être douloureux.

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* Les traitements chirurgicaux ne sont à utiliser qu'en dernier recours car ils permettent de soigner essentiellement les cas les plus sévères de rosacée, qui sont alors appelés rosacée tuméfiée. Le but de l'intervention est alors de rétablir les contours naturels du patient effacés par la maladie. Elle fait appel à différentes techniques parmi lesquelles la cryochirurgie, la dermabrasion, l’électrochirurgie, l’excision au scalpel.

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Conclusion :

Grâce à ce que nous avons appris au cours de nos travaux de pratiques encadrées, nous pouvons faire un résumé de nos connaissances. Premièrement, nous avons remarqué que le rougissement survenait souvent dans des situations gênantes ou des moments de honte. Grâce à un sondage réalisés sur une centaine d'élèves volontaires du Lycée de la Plaine de l'ain, nous avons découvert que soixante-quatre se disent rougir fréquemment ou souvent et trente-six se disent rougir rarement ou presque jamais. En effet, quand on est gêné, notre organisme le ressent comme un stress et va donc réagir face à ce sentiment . Pour cela, il va libérer une décharge d'adrénaline et celleci va augmenter notre rythme cardiaque. Le débit cardiaque va augmenter à son tour, le sang va circuler plus vite et dans nos vaisseaux, pour mieux oxygéner nos muscles (et nous préparer à une fuite par exemple) et plus particulièrement dans les vaisseaux plus fins de notre visage. De plus, l'action de l'adrénaline va entraîner une dilatation de ces vaisseaux et donc le rougissement. Pourtant le rougissement peut aussi être dû à la pratique d'un sport intensif comme la course. Dans ce cas, ce phénomène s'explique par l'élévation de la pression artérielle que pratique le système nerveux sympathique afin d'emmener le sang dans les muscles cardiaques et squelettiques et l'encéphale. Notre expérience a confirmé ce que nous avons dit plus haut. Lors de ces travaux personnels encadrés, nous avons aussi pu apprendre que lorsque le rougissement est très fréquent ou continu, la personne rougissante peut être atteinte de rosacée ou d'éreuthophobie. Lorsqu'il est une maladie, ce phénomène peut avoir de nombreuses et graves conséquences psychologiques et cutanées sur les personnes atteintes. Bien qu'il soit quelques fois liés à une maladie, il est aujourd'hui considéré comme habituel dans notre société. Cependant, le rougissement ne devient pas forcément un problème aussi embarrassant. En effet, de nombreuses personnes, rougissent quotidiennement et s'en accomodent. Le rougissement est donc naturel et n'est pas irréversible. En effet, de nombreuses solutions sont proposées pour éviter le rougissement en cas de gêne. Parmi elles, le yoga semble avoir fait ses preuves.

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ANNEXES a) Bibliographies : – http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/noradrenaline – http://www.lanutrition.fr/a-quoi-sert-la-noradrenaline.html – http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/s278/maladies/acnee-rosacee.html – http://www.nouvelles-esthetiques.com/magazine/mai-2012/la-rosacee-unepathologie-cutanee-que-vous-devez-connaitre – http://www.rosacea.fr/soigner-couperose.php – http://www.acnerosacee.com/definition-acne-rosacee/ – http://www.google.fr – http://infopatients.pagesperso-orange.fr/%E9reutophobie1.html – http://www.anxietesociale.org/ereutophobie.htm – http://commons.wikimedia.org – http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/ – http://www.vulgaris-medical.com – http://www.futura-sciences.com/fr – http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/adrenaline – http://campus.neurochirurgie.fr/spip.php?article162 – http://fr.wikipedia.org/wiki/Rougissement_(physiologie)

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– http://www.trikapalanet-fr.com/10/le-systeme-des-cellules-gliales/ – http://www.larecherche.fr/savoirs/autre/pourquoi-rougit-on-situationsembarrassantes-sabrina-feve-01-01-2006-70888 – http://www.cours-pharmacie.com/physiologie/systeme-nerveux.html – http://www.anxietesociale.org/ereutophobie.htm – http://savoirs.rsr.ch/article/vie-pratique/sante/halte-aurougissement/audio.html – http://vivelesfemmes.com/2012/11/beaute/vous-rougissez-facilementattention-en-hiver/ – http://fr.wikipedia.org/wiki/Noradr%C3%A9naline

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b) Lexique : Hormone : Substance sécrétée par la glande endocrine. Elle est véhiculée dans le sang et agit ainsi sur le fonctionnement de certains organes ou dans certains processus. Neurotransmetteurs : (ou neuromédiateur) est une molécule chimique qui assure la transmission des messages d'un neurone à l'autre, au niveau des synapses. Exemples de neurotransmetteurs : l'acéthylcholine, l'adrénaline, la noradrénaline, la dopamine, la sérotonine, l'histamine, le glutamate, les neuropeptides... Catécholamines : Ces substances permettent le passage de l’influx nerveux entre les neurones, et d’autres cellules. Ex : Adrénaline ou noradrénaline Systéme nerveux sympathiques : Le système nerveux sympathique correspondant à la mise en état d'alerte de l'organisme et à la préparation à l'activité physique et intellectuelle. Il a également des effets sur les cellules et certains organes grâce à l'action de substances fabriquées par lui-même les neurotransmetteurs comme l'adrénaline ou la noradrénaline. Systèmes nerveux parasympathiques : Le système nerveux parasympathique est constitué de neurones dont les corps cellulaires sont situés soit au niveau du tronc cérébral, soit au niveau de la moelle sacrée. Tension artérielle : (ou pression artérielle) mesure la force exercée par le sang sur les parois des artères. Deux chiffres sont annoncés par le médecin : le premier et le plus élevé (autour de 12) correspond à la pression systolique, le deuxième correspond à la pression diastolique (autour de 8). Elle se mesure en millimètres de mercure. Pression diastolique : La pression diastolique, par opposition à la pression systolique, correspond à la tension artérielle mesurée lors de la phase de relâchement du cœur, ou diastole. La pression diastolique est indiquée par la valeur la plus basse donnée au cours de la mesure de la tension artérielle. On parle d'hypertension quand la valeur est supérieure à 90 millimètres de mercure.

Pression systolique : La pression systolique, par opposition à la pression diastolique, correspond à la pression artérielle mesurée lors de la phase de la systole, c'est-à-dire lors de la contraction du coeur. Elle doit être inférieure à 140 millimètres de mercure, sinon on parle d'hypertension artérielle.

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Fréquence cardiaque : est le nombre de battements cardiaques (pulsations) par unité de temps (généralement la minute) Chez l'adulte en bonne santé, au repos, le pouls se situe entre 50 (sportif pratiquant l'endurance) et 80 pulsations par minute. Pendant un effort, la fréquence cardiaque maximale théorique est de 220 moins l'âge (exemple : 180 à 40 ans). Stress : Cela désigne des réactions biologiques et psychologiques d’un organisme face à une situation nouvelle de quelque origine qu’elle soit, dangereuse ou agréable. Dystrophie cutanée: Anomalie du développement d'une ou de plusieurs cellules de la peau. Fuite péri-vasculaire : fuite accidentelle de liquide d'un vaisseau sanguin dans l'espace sous-cutané ou péri-vasculaire Action hypercémiante : Action capable d'augmenter la glycémie (taux de glucose dans le sang).

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Le rougissement:Pourquoi rougissons nous?