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Supplément au Tout Lyon Affiches n° 5252 du 8 avril 2017

MIPIM

S’IMPLANTER

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L’aménagement des territoires pour et par les entreprises

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Sommaire

4

édito……………P. 5

évènement………………P. 6-14 Le Mipim se moque des incertitudes conjoncturelles

grand témoin……P. 16-20 Jean-Charles Foddis, directeur exécutif de l’Aderly : « Lyon est devenue une véritable Eurocité » dossier……………P. 22-30 Aménagement territorial : un horizon bleu « foncier » focus……………P. 32-34 Les ZAE, véritable moteur de l’économie du Rhône

Territoires……………… Dans le Rhône Dans la Loire Dans l’Isère Dans l’Ain Autres départements

P. 36-134 P.36-71 P.72-92 P. 93-106 P.107-117 P.118-134

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édito jouer collectif

!

Dans un monde à la cruauté toute concurrentielle, où la compétitivité se trouve exacerbée, il convient de faire assaut d’audace, d’ingéniosité, de savoir-faire et d’innovation afin d’exister. Exister, ou plus précisément se démarquer, se différencier à une époque où le conformisme et l’uniformité étendent leur gangue. Entre elles, les collectivités rivalisent. Ces structures institutionnelles misent ici sur un cadre de vie exceptionnel, là sur une desserte efficiente, là-bas sur une histoire. Mais toutes ont à l’esprit que leur développement économique passera inéluctablement par l’immobilier d’entreprise. Que ce dernier est un atout dans leur manche qu’il convient d’exploiter au mieux dans un jeu de plus en plus complexe. Ancrées sur des territoires qu’elles choient et promeuvent, ces collectivités s’activent et mettent en place une batterie d’outils et de dispositifs dont le dessein est de générer les conditions favorables, dans un premier temps, à l’implantation, puis dans un second mouvement, au développement d’entreprises. Mais elles la jouent parfois collectif. A l’instar de la Métropole de Lyon et son homologue ligérienne, unies dans leur opération séduction à Cannes lors du Mipim. Ou comment illustrer au mieux l’adage : « Le nombre fait la force ». En tous cas, Jean-Charles Foddis, directeur de l’Aderly, le scande (lire Grand témoin, pages 16, 17, 18 et 20) : « On ne dit pas aux porteurs de projets que nous collaborons. Nous le leur démontrons tout simplement, concrètement ». Concernant l’immobilier d’entreprise, la forme retenue importe in fine assez peu : les créations ex nihilo de zones d’activités économiques, véritable moteur du dynamisme territorial à en juger par l’étude signée conjointement par l’Insee Auvergne – Rhône-Alpes et l’Observatoire des ZAE (lire pages 32 et 34) ; les projets d’ampleur et parfois de grande hauteur, réelle fierté d’une collectivité, à l’aune du futur chantier To-Lyon porté par la Métropole (lire « Retour sur le Mipim », pages 6, 8, 10, 12 et 14) ; les réhabilitations de friches industrielles, témoignant ainsi de cette reconquête de l’histoire, à l’heure où le foncier demeure l’enjeu majeur des années à venir (lire notre dossier, pages 22, 26, 28 et 30)… Offrir la possibilité aux entrepreneurs, ces véritables créateurs d’emplois et de richesses, de s’implanter, de s’épanouir et de se développer. Ensemble, et aux côtés des divers acteurs d’un territoire. Le signe d’une réussite collective. L.O

Supplément au Tout Lyon Affiches n° 5252 du 8 avril 2017 société éditrice : Groupe Tout Lyon, 18 rue Childebert, 69002 Lyon, SAS au capital de 60 032 € Président et directeur de publication : Alain Milliat Principal actionnaire : SEPS ISSN 2266-6990 commission paritaire : 0919 I 85791

Supplément à L’Essor Affiches Loire n° 3675 du 7 avril 2017 société éditrice : L’Essor SARL, 37-39 avenue de la Libération, 42000 Saint-Etienne, au capital de 22 500 € Gérant et directeur de publication : Eric Berthod Principal actionnaire : Groupe Tout Lyon ISSN 2266-2839 Commission paritaire : Loire 0320 C 88269 Impression : imprimerie Chirat, 42540 Saint-Just-la-Pendue

Supplément s implanter en Rhône-Alpes Auvergne

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Retour

sur le

Mipim

Le MIPIM se moque des

incertitudes conjoncturelles La crise qui frappe les économies occidentales Les éditions n’épargne pas l’univers du bâtiment, bien au s’écoulent les contraire, mais elle semble en revanche sans unes après les effet sur les projets d’aménagement urbain et autres et le d’immobilier d’entreprises. Une fois encore, le Palais des Festivals de Cannes a donc fait le plein MIPIM affiche à l’occasion de la 28e édition du MIPIM, confirune bonne santé mant ce particularisme déjà évident lors des qui ne se dément précédentes éditions. Un succès encore plus pas, en dépit des grand que l’année dernière, si l’on s’en tient aux chiffres livrés par les organisateurs. Après soubresauts qui agitent la planète avoir accueilli plus de 21 000 personnes représentant l’ensemble des acteurs de la chaîne de et affectent valeur immobilière, venues d’Europe, d’Asie et les économies d’Amérique, le plus grand marché international des professionnels de l’immobilier a accueilli des grandes cette année 24 200 professionnels de l’immopuissances. Du bilier, dont 5 000 investisseurs et représentants 14 au 17 mars, la d’institutions financières, sur fond de débat sur qu’en 2016, quelque 30,15 Md€ de capitaux 28e édition n’a l’impact du Brexit sur le marché de l’immobi- asiatiques ont été investis aux États-Unis, penlier. pas échappé à la dant que les investisseurs nord-américains engageaient de leur côté 14,4 Md€ sur le marché règle. Et tout Vers une nouvelle immobilier asiatique. laisse à penser donne dans l’immobilier qu’il devrait en En ces temps de bouleversements politiques 2017 s’annonce sous les meilleurs aller de même – Brexit, élections américaines, allemandes, auspices… en dépit du Brexit pour la prochaine, françaises et néerlandaises –, mais aussi d’ac- Lors du sommet annuel MIPIM RE-Invest, qui a célération de l’innovation technologique et de rassemblé une soixantaine d’investisseurs insd’ores et déjà croissance de la population urbaine dans le titutionnels majeurs dans le monde, deux tiers programmée du monde, le MIPIM avait choisi de mettre l’acdes participants ont déclaré qu’ils seraient des 13 au 16 mars cent cette année sur la « Nouvelle donne de acheteurs nets en 2017. Ensemble, les partil’immobilier. » Un choix qui devait offrir aux 2018. cipants du RE-Invest gèrent plus de 600 Md$ professionnels et aux investisseurs une occasion de discuter de ces évolutions stratégiques et de leurs impacts sur l’immobilier. Pour introduire cette thématique, les organisateurs avaient décidé de s’appuyer sur les résultats d’une étude menée par Cushman & Wakefield. Les travaux réalisés par les auteurs de l’étude démontrent en effet que le volume de nouvelles liquidités disponibles pour l’investissement immobilier dans le monde s’élève à 435 Md$, soit un montant moins important qu’en 2016, mais qui reste toutefois parmi les plus élevés depuis 2009. Dans cette étude, Cushman & Wakefield assure que les ÉtatsUnis sont la première cible des investisseurs, suivis de la Chine et du Royaume-Uni. Dans le même temps, Real Capital Analytics précise

d’actifs immobiliers. Il est apparu clairement lors du MIPIM que le gouvernement britannique, mené par le ministère du Commerce international (DIT), en partenariat avec la British Property Federation, n’a pas ménagé ses efforts pour rassurer les investisseurs sur le fait que le Royaume-Uni demeure une destination clé pour les investissements immobiliers. Pour la première fois dans l’histoire du MIPIM, d’ailleurs, le gouvernement britannique avait décidé de présenter son propre pavillon, assorti d’un slogan sans équivoque et largement visible « Invest in Great ». Un choix suivi par les collectivités locales et les acteurs privés de l’immobilier au Royaume-Uni, puisque le nombre de villes et d’entreprises britanniques exposant

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mipim

au MIPIM s’est affiché à 960 sociétés exposantes, en augmentation de 24 % par rapport à l’édition 2016. Avec 5 000 investisseurs et institutions financières présents à Cannes cette année, le MIPIM a également attiré toujours plus d’investisseurs. Parmi eux, plus de 60 fonds de pension et d’assurance et 15 fonds souverains dont ADIA, QIA, GIC, Gingko Tree, KIC, Temasek, KIA, KWAP et Hanwha Life. Face à eux, un grand nombre de figures politiques majeures, venues au MIPIM pour défendre des projets immobiliers locaux, régionaux ou nationaux. Parmi celles-ci, Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, Alain Juppé, maire de Bordeaux, Gavin Barwell, ministre britannique du Logement et de l’Urbanisation, Mikhail Men, ministre russe de la Construction, du Logement et des Services publics, Mehmet Ozhaseki, ministre turc de l’Environnement et de l’Urbanisation… et bien entendu les représentants des villes de Lyon, Saint-Etienne et Grenoble. Si Gaël Perdriau n’avait pas pu faire le déplacement cette année, Gérard Collomb et Christophe Ferrari étaient en revanche bien à Cannes, pour présenter en détail les projets urbains lyonnais et grenoblois. « Parallèlement aux discussions d’affaires menées par les professionnels de l’immobilier, le MIPIM réunit également urbanistes et dirigeants politiques venus apporter leur soutien aux projets

de leur territoire et débattre de certains défis majeurs, a commenté Ronan Vaspart, le nouveau directeur du MIPIM. Dans un monde où 60 % de la population habitera bientôt en ville, ce n’est pas dénué d’intérêt. Bien au contraire ». Une analyse reprise à son compte par Filippo Rean, directeur de la Division Immobilier de Reed MIDEM, qui s’est appiqué à souligner « la diversité des projets internationaux présentés au MIPIM cette année. Qu’il s’agisse d’immobilier commercial, de bureaux, de logistique, de projets hôteliers, touristiques ou résidentiels, les opportunités pour les investisseurs de renforcer ou de diversifier leurs portefeuilles sont énormes ».

Une

place toujours plus

grande accordée à l’innovation

Cinq ans après l’introduction de l’innovation technologique au MIPIM, l’Innovation Forum avait été positionnée cette année au centre de la zone d’exposition pour accueillir 70 exposants sur 1 500  m². Et l’investissement lié aux technologies de l’immobilier a fait l’objet de longues discussions lors du RE-Invest Summit, le sommet des investisseurs institutionnels. Les entreprises technologiques, qui ont participé à la Startup Competition cette année, en ont profité pour démontrer le vaste champ de technologies ayant un impact sur le monde de l’immobilier. « Lorsque nous avons introduit la tech-

nologie au MIPIM, certains ont été quelque peu perplexes, commente Ronan Vaspart. Aujourd’hui, le financement participatif, le big data, la réalité virtuelle, l’Internet des objets, les villes et les bâtiments intelligents font partie intégrante du monde de l’immobilier. L’influence grandissante des entreprises technologiques sur l’industrie a d’ailleurs inspiré le lancement par Reed MIDEM d’un MIPIM PropTech Summit à New York le 11 octobre 2017, en partenariat avec MetaProp NYC ».

Les

métropoles régionales

fidèles au rendez-vous

Loin de New York, les trois grandes agglomérations de la région AuvergneRhône-Alpes présentes sur le MIPIM ont profité de l’événement pour dévoiler en détail leur stratégie et certains grands projets. Comme c’est désormais devenu la règle, la Métropole de Lyon accueillait sa voisine stéphanoise sur son stand. Comme le pronostiquait Agnès Perez, la directrice de l’Epase (Etablissement Public d’Aménagement de Saint-Etienne), il y a deux ans, le rapprochement initié en 2015 avait vocation à se pérenniser dans le temps. La relation durable officialisée en terre cannoise a pris de la consistance et la cité forézienne fait maintenant appel à l’Aderly pour aller dénicher d’éventuels candidats à l’implantation. Pour les représentants de la Métropole de Lyon, la présence de Saint-Etienne

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mipim

La maquette de l’emblématique projet To-Lyon sur le stand OnlyLyon est presque naturelle. « Les territoires sont complémentaires, affirme Michel Le Faou, viceprésident en charge de l’urbanisme. Il me semble logique que Saint-Etienne utilise notre puissance de feu pour avoir une plus grande visibilité. J’ajoute que cela ne signifie pas pour autant que SaintEtienne perd son identité. » Aux yeux de Jean-Charles Foddis, directeur exécutif de l’Aderly, cette réunion des deux territoires sur un même stand s’apparente à un accord gagnant / gagnant. « C’est une chance pour les deux villes, car leurs savoir-faire sont souvent complémentaires. Lorsque nous présentons une offre pour attirer un nouveau prospect, nous sommes en mesure de jouer de cette complémentarité », affirme-t-il.

To-Lyon,

emblématique To-Lyon, et sur la Confluence, avec un focus sur l’îlot A1-A2 Nord. Une ambition qui ne l’a pas empêché de reprendre, à destination des visiteurs et de la presse venus de l’étranger, un couplet qu’il maîtrise à la perfection sur le positionnement de la ville et sur son image internationale désormais indiscutable. « Nous commercialisons désormais autant, voire plus parfois, de mètres carrés d’immobilier tertiaire que des villes comme Milan, Barcelone ou Manchester, souligne le président de la Métropole de Lyon. Et en affichant un taux de vacance nettement inférieur. Depuis plusieurs années, les vendeurs aimeraient que nous augmentions l’offre de façon très sensible. Mais nous refusons de

tomber dans cette logique, qui déstabiliserait notre marché dont la grande force est, justement, sa croissance raisonnée. C’est ainsi que nous avons acquis et conservé la confiance des investisseurs ». Accompagné d’Olivier de la Roussière, le président de Vinci Immobilier, et de Dominique Perrault, l’architecte du projet, Gérard Collomb a ensuite dévoilé l’un des plus importants projets immobiliers de la Métropole. To-Lyon, puisque c’est désormais ainsi qu’il convient d’orthographier le nom du projet, culminera à 170 mètres de hauteur et développera plus de 80 000 m2 de surfaces tertiaire, hôtelière et commerciale. Elément emblématique et central du programme, la tour de bureaux IGH nouvelle génération totalisera 66 000 m2. Certifiée et labellisée, elle sera le prochain grand symbole architectural de la Skyline lyonnaise. Avec son hôtel 4* de 168 chambres, représentant plus de 10 000 m2 de surfaces plancher, et ses 3 500 m2 de surfaces commerciales, l’opération To-Lyon est sans conteste l’une des plus grandes aventures immobilières jamais menées dans la capitale des Gaules. « Ce sera un emblème fort, un véritable bâtiment signa-

ture à l’entrée de la gare, qui sera d’ailleurs pour certain la première rencontre avec notre ville, se réjouit Gérard Collomb. Je suis heureux qu’un tel projet puisse se développer sur notre territoire, porteur à la fois d’attractivité touristique et d’activités économiques ». Un pari architectural ambitieux, même si le concept initial de double tour a disparu, auquel Dominique Perrault a voulu donner une façade contemporaine, créant une surface en relief s’intégrant dans l’environnement urbain. « Sans faire table rase du passé et du style architectural de la Part-Dieu, le projet proposé renouvelle le quartier en articulant réhabilitations et constructions neuves, pour reconstruire la ville sur elle-même, dans le respect de l’identité des lieux », affirme l’architecte. Le permis de construire ayant été déposé il y a quelques semaines, les travaux devraient débuter dans le courant de l’année prochaine. Le début d’un très long chantier, puisque la livraison de To-Lyon n’est pas attendue avant 2022.

Une

nouvelle étape

dans l’élaboration du projet

Confluence

Avec les travaux de l’îlot A1A2 Nord de Confluence, c’est

un projet

emblématique pour la capitale des

Gaules

Cette année, néanmoins, en l’absence de Gaël Perdriau, c’est au seul Gérard Collomb qu’est revenue la tâche de présenter des projets emblématiques en cours de réalisation. Habitué des lieux, le président de la Métropole de Lyon avait décidé de porter son attention sur la Part-Dieu, avec le projet

A Cannes, a été présentée la suite du projet Confluence avec un focus sur l’îlot A1-A2 Nord

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à un autre chantier majeur que va s’attaquer la capitale des Gaules. Réunis autour d’une même ambition, la Métropole de Lyon, Lyon Confluence, Bouygues Immobilier et Linkcity ont dévoilé à Cannes une opération emblématique de la ville intelligente et durable. Un projet majeur dans la jeune histoire du nouveau quartier lyonnais, dont la réalisation a été confiée à trois cabinets d’architectes. Placée sous la direction de David Chipperfield, cette équipe internationale rassemble aux côtés du Britannique l’atelier portugais Aires Mateus e Associados, ainsi que l’agence lyonnaise Vera et Associés. Ensemble, ils ont la lourde charge de réaliser un morceau de ville totalisant quelque 31 500 m2 et qui accueillera les innovations portées par Lyon Living Lab Confluence.

David Chipperfield

« Il s’agit en fait d’un démonstrateur industriel pour la ville durable, explique le maire de Lyon. Une ville intelligente, qui prend soin de ses habitants et qui fait de leur confort et de leur santé une véritable priorité ». Pour atteindre cette ambition, Bouygues Immobilier et une soixantaine de partenaires, start-up et laboratoires de recherche, vont s’efforcer de développer un opérateur global de services urbains. « Les projets innovants sont développés sous forme de pilotes testés sur le quartier pour en mesurer la pertinence et identifier les améliorations. « Ces projets éprouvés seront transplantés dans ce nouveau morceau de ville réunissant les 11 bâtiments des îlots A1-A2 Nord », précise Pierre Joutard, directeur général de la SPL Confluence. Alors que le projet Confluence arrive à mi-parcours de son développement, la conception d’A1-A2 Nord illustre une nouvelle manière d’écrire la ville. « Nous avons l’ambition de créer une ville efficiente et résiliente, attractive, saine et source de bien-être. Ainsi, chaque îlot de ce futur morceau de ville intègrera dans sa programmation et son architecture des innovations menées dans le cadre de ce projet », poursuit Pierre Joutard. Pour concevoir cette ville nouvelle et durable, les architectes, Bouygues Immobilier, Linkcity, la Métropole de Lyon, sa SPL Lyon Confluence et son urbaniste l’Atelier Ruelle, ont travaillé de concert pendant 6 mois. Au fil d’une série de workshops, ils ont ensemble établi une base de travail, en définissant les règles architecturales, la programmation et la volumétrie du projet. Et pour concrétiser les ambitions fortes en matière de qualité architec-

turale du projet urbain de La Confluence, la Métropole de Lyon, par son président, et la SPL Lyon Confluence ont donc sélectionné des architectes internationaux. « L’agence britannique David Chipperfield Architects assure la coordination du projet ainsi que la conception de trois bâtiments dont un immeuble en R+16 de logement et bureaux. L’atelier portugais Aires Mateus e Associados assure pour sa part la réalisation de trois bâtiments, et l’agence lyonnaise Vera et Associés a en charge la réalisation de cinq bâtiments. Afin d’accompagner le projet, l’agence belge Wirtz International assure la conception paysagère des cours jardinées », précise Pierre Joutard. Les bâtiments s’inscrivent dans la morphologie du plan masse d’Herzog & de Meuron, définissant ainsi une cour jardinée par îlot, un espace calme et paysagé concentrant la vie de la copropriété. Chaque îlot portera une thématique forte, traduisant les principes conducteurs du Lyon Living Lab Confluence – l’efficience environnementale, la ville expérientielle et la ville saine. L’îlot A2 Nord, à dominante résidentielle, sera participatif avec des logements personnalisables pour les futurs acheteurs, des locaux, des jardins et toitures terrasses partagées, encourageant l’esprit de communauté et l’appropriation des lieux par ceux qui y résident. L’îlot A1 Nord sera actif, avec un programme tertiaire innovant qui vise à soutenir l’émergence de nouvelles façons de travailler, et propose notamment des locaux partagés à destination des salariés. L’îlot A1 Sud, programme mixte de logements et bureaux, sera dédié à la santé et au bien-être, avec la mise en place d’une

maison de santé et de prévention, en réseau avec les professionnels locaux, et d’un jardin zen. Situé sur le quai Perrache, le bâtiment dédié aux bureaux sera réversible, offrant la possibilité de les transformer en logements libres une fois l’autoroute A6/A7 requalifiée en boulevard urbain. Le début des travaux est prévu pour 2018. Ils démarreront par l’îlot A1 Sud et la livraison des bâtiments sera échelonnée entre 2020 et 2021.

Grenoble

planifie

son schéma de développement pour l’avenir

Présent lui aussi l’année dernière, Christophe Ferrari, le président de la Métropole de Grenoble, était également de retour à Cannes cette année, pour porter le message d’un territoire dont le potentiel est connu bien au-delà des frontières de la région, mais qui a pendant longtemps été victime de la concurrence que se faisaient les différentes communes de l’agglomération grenobloise. « Auparavant, il y avait une concurrence inouïe entre les communes, qui nous a malheureusement fait rater des opportunités majeures, confirme Christophe Ferrari. Aujourd’hui, avec la Métropole, les choses s’ordonnent dans l’intérêt de toute l’agglomération ». La Métropole porte désormais une vision globale, qui se retrouve au travers d’un schéma de développement, qui a pour ambition de faire face à l’embellie qui touche l’agglomération. « Aujourd’hui, émerge, sur notre territoire, un nombre incalculable de start-ups, sur des sujets tournant à la fois autour de l’énergie, des réseaux intelligents, des mobilités…, poursuit-il.

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La Métropole de Grenoble s’efforce donc de planifier son urbanisation future, pour créer la ville connectée et reliée de demain. Le message que je souhaite porter au MIPIM est commun à tous, qu’ils soient promoteurs ou investisseurs. Au-delà des sujets de zones d’activités qui peuvent être à développer demain, c’est avant tout l’attractivité globale de notre territoire que je viens défendre, en parlant de la qualité de vie, qui est le véhicule de notre agglomération ». Venu cette année pour parler de conditions globales faîtes aux entreprises en quête d’une nouvelle terre d’accueil, le président de la Métropole s’est voulu optimiste, soulignant à quel point il y avait, dans l’agglomération grenobloise, une capacité à créer, à fabriquer, à innover. « C’est dans les gènes de notre territoire. Nous invitons donc les start-ups, aussi bien que les PME ou les grands groupes, mais aussi les investisseurs à venir ici, parce qu’ils trouveront sur place tout ce dont ils ont besoin pour faire

avancer leurs projets. Il y a un écosystème d’une richesse exceptionnelle, où sont rassemblées toutes les fonctions dont ils ont besoin ». Cette volonté de mettre en lumière l’ensemble du territoire, Christophe Ferrari l’a développée en rappelant qu’il dirigeait une métropole compacte où de beaux sujets fonciers restaient encore à développer, « à la fois sur la Presqu’Ile, sur les anciens sites militaires, sur les anciennes plates-formes chimiques… Toutes nos friches industrielles sont à disposition pour préparer l’avenir. » Et de s’arrêter un instant sur le gros travail qui a été réalisé sur le site de l’ancien hôpital militaire de La Tronche, le CRSSA, avec une dizaine d’hectares maîtrisés par la Métropole et destinés à l’accueil de projets d’immobilier d’entreprise. Idem au sud, avec les Papeteries de Pont-de-Claix. « Nous avons travaillé d’arrache-pied depuis un an pour que nos sites soient opérationnels. Nous ne sommes donc pas en manque de foncier, assure-t-il,

Olivier de la Roussière (Vinci) et Gérard Collomb

en réponse à ceux qui douteraient des capacités d’accueil de Grenoble. Nous continuerons de développer du foncier au fil du temps en travaillant en amont ». Incapables de s’entendre pendant des années, les communes de l’agglomération grenobloise ont brûlé de très beaux fonciers simples, sans penser au lendemain. Une absence de vision à long terme

que Christophe Ferrari entend balayer. « Nous avons engagé le travail pour changer les choses. Aujourd’hui, nous travaillons sur des fonciers complexes, sur des friches, sur des opérations de renouvellement urbain. Notre ambition est de libérer, au fil du temps, les fonciers nécessaires au développement des entreprises et de notre territoire ».

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Jean-Charles Foddis, directeur exécutif de l’Aderly : « Lyon est devenue une véritable Eurocité »

© Michel Godet

Installé à la tête de l’Aderly depuis septembre 2015, Jean-Charles Foddis a su prendre en moins de deux ans la dimension d’un poste stratégique, auquel il apporte son expérience personnelle, après une première partie de carrière professionnelle passée dans l’univers des biotechs et à l’international.

Le fait d’être en année électorale change-t-il quelque chose dans le travail de l’Aderly ? Cela ne change pas forcément les choses en termes de travail, mais cela peut modifier la donne en matière de dynamique de sortie de projets. Quand on reprend les statistiques de l’Aderly au cours des années antérieures, on se rend bien compte que les années électorales sont plutôt des années avec une dynamique de projet plus faible, ou en tout cas, impactée par ces échéances et cette conjoncture très particulière. Pour 2017, c’est bien entendu un peu tôt pour porter un jugement, mais cela ne peut pas être totalement neutre. Arithmétiquement, nous restons sur une bonne dynamique, mais dans nos projections, nous ne savons pas intégrer le facteur spécifique lié à une année électorale. On sait que cela joue, mais on ne sait pas modéliser ce facteur. Au-delà des élections, la conjoncture économique globale de la France engendre-telle des questionnements chez vos interlocuteurs ? Cela ne suscite pas d’interrogations ouvertes en tout cas. Mais peut-être tout simplement parce que ces porteurs de projets ne se tournent pas vers nous pour poser ce genre de questions. En revanche, il est évident que ce sont des gens très attentifs à ce que nous allons pouvoir leur apporter, aux éléments concrets que nous pouvons mettre à leur disposition pour les aider dans leur démarche.

« On

ne peut pas

considérer le

Mipim

comme une action de prospection classique.

C’est

une action

encore plus collaborative que les autres, même si c’est une logique habituelle pour nous lorsque nous partons en mission

»

Nous sortons du Mipim, traditionnellement très attendu par les professionnels de l’immobilier d’entreprise. Que représente cet événement pour vous et vos équipes ? C’est bien entendu un temps fort et particulier. On ne peut pas considérer le Mipim comme une action de prospection classique. Tout d’abord, c’est une action encore plus collaborative que les autres, même si c’est une logique habituelle pour nous lorsque nous partons en mission. Ainsi, lorsque nous sommes allés à Montréal au mois de février, il y avait avec nous la Métropole, l’Office du tourisme, CCI Export. Mais sur le Mipm, nous sommes dans une dimension encore plus collaborative, puisque viennent s’ajouter à ces acteurs tous les professionnels de l’immobilier. Cela fait de ce salon un moment tout à fait particulier. On est dans une dimension d’action qui passe par un prisme que nous n’employons finalement pas si souvent que cela sur un événement majeur du domaine de l’immobilier. Cette dimension collaborative

dans les actions que vous entreprenez est-elle importante ou ne joue-t-elle finalement qu’à la marge ? Je suis persuadé que c’est un élément différenciant et nous le voyons d’ailleurs dans les retours que nous avons assez rapidement de la part des porteurs de projets, qui sont réellement très sensibles à cette dimension collaborative. Ce n’est pas une dimension qu’on explicite. On ne dit pas aux gens que nous collaborons, mais nous le leur démontrons tout simplement concrètement, dans les faits. Et bien souvent, cela suscite des remarques, car ce n’est pas une pratique si répandue que cela dans notre univers. Les porteurs de projets le constatent, s’en étonnent et s’en félicitent. Peut-on parler de modèle lyonnais ? Oui, je crois que c’est tout à fait cela. En tout cas, quand on prend en compte les réactions des prospects avec lesquels nous travaillons, ils sont très clairs sur ce point. Cela ne signifie pas que nous sommes les seuls à travailler ainsi, mais cela démontre que cet élément ne ressort pas de façon aussi manifeste ailleurs. Aujourd’hui, vous travaillez également avec Saint-Etienne. Quel bilan tirez-vous de cette nouvelle alliance ? Pour eux comme pour nous, c’est incontestablement un plus. Qu’on le veuille ou non, au-delà des limites administratives, il y a des flux économiques et c’est là-dessus que nous travaillons. Quand on regarde le terrain de jeu

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« Nous avons la chance de travailler en bonne intelligence avec tous les autres acteurs économiques du territoire » de l’Aderly aujourd’hui, on constate qu’il correspond à un vrai bassin au sens économique. C’est donc un véritable enrichissement de notre offre, non seulement sectoriel, mais aussi immobilier et foncier. Je ne dis pas que nous en jouons sur tous les projets, mais il est indéniable que sur certains dossiers, cela nous donne une plus grande pertinence. C’est important, quand on est en prospection, de pouvoir présenter un éventail de solutions le plus riche possible. C’est seulement dans un deuxième temps que l’éventail se resserre.

« Chez

nous, la règle

générale, c’est de mixer les missions et les actions de prospection en

‘‘stand

alone’’

et les opérations collaboratives

»

Cette offre foncière élargie est-elle suffisante aujourd’hui ou bien manque-t-il encore quelques petites choses pour qu’elle soit parfaitement

adaptée à la diversité des demandes ? Il est clair que nous sommes parfois confrontés à des situations sur lesquelles nous avons du mal à définir une offre correspondant exactement à la demande. Mais c’est là qu’intervient cette dimension collaborative que j’évoquais précédemment. Nous avons la chance de travailler en bonne intelligence avec tous les autres acteurs économiques du territoire et, comme nous travaillons bien ensemble, nous sommes pratiquement toujours capables de résoudre ces difficultés très rapidement. Même quand l’offre n’existe pas à l’instant T. Les actions collaboratives sont-elles la règle unique ? Non, chez nous, la règle générale, c’est de mixer les missions et les actions de prospection en « stand alone » et les opérations collaboratives. Les premières sont généralement centrées sur une destination ou un secteur d’activité, à l’occasion d’un salon ou d’un événement, voire sans événement spécifique en point d’ap-

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Le stand de la Métropole de Lyon sur le Mipim pui. Dans ces cas-là, nous travaillons avec Business France, qui est un partenaire fort pour nous, en particulier pour les missions de prospection classique. Les secondes, liées à des actions croisées avec OnlyLyon, la Métropole, la CCI…., ne représentent pour l’heure qu’un gros tiers de la prospection. Mais la part des actions menées ainsi est en train d’augmenter. A l’exception du Mipim, existe-t-il d’autres grands rendez-vous sur lesquels l’Aderly est systématiquement présente ? Oui, mais dans ces cas-là, nous avons des rendez-vous qui sont plus sectoriels. Le Mipim reste un événement très particulier, ne serait-ce que parce qu’il est consacré à l’immobilier et qu’il est donc transversal à tous ces secteurs. Ensuite, les incontournables

sont BIO US dans le domaine des biotechs ; Pollutec également, même si c’est un événement organisé tous les deux ans seulement et à Lyon qui plus est ; nous sommes également présents depuis deux ou trois ans sur le CES de Las Vegas… En résumé, nous avons à notre calendrier une petite dizaine d’événements incontournables et récurrents, auxquels s’ajoutent d’autres événements sur lesquels nous sommes de manière récurrente mais pas systématique. Tout dépend des priorités du moment et parfois de la localisation. Vous n’êtes pas présent sur l’édition parisienne de Pollutec, voire sur les éditions organisées à l’étranger. Pourquoi ? L’incontournable, c’est le rendez-vous de Lyon, qui est de très loin le plus important de

tous. Pour les autres, nous prenons la décision de participer en fonction des besoins des patrons d’équipes et du contexte. Une mission récente au Canada, BIO US, le CES de Las Vegas… L’Amérique du Nord est-elle un territoire privilégié pour l’Aderly ? Et si tel est le cas, quels sont les autres ? On le voit dans nos résultats, abstraction faite des variations annuelles qu’il faut un peu lisser. Nos grandes zones pourvoyeuses de projets sont les Etats-Unis, bien entendu, mais aussi tout l’Est de l’Amérique du Nord, le RoyaumeUni, l’Allemagne et l’Italie, pays voisins qui sont vraiment des pourvoyeurs habituels. En Asie, la Chine et le Japon sont également des territoires sur lesquels nous recevons un bon accueil, avec deux à trois pro-

jets qui sortent pour chacun tous les ans. Enfin, il y a une zone de chasse très importante pour nous, bien qu’elle ne soit pas en dehors des frontières de l’Hexagone et que les observateurs oublient souvent, c’est l’Ile-de-France. Notre pays est historiquement très centralisé et je constate que nous « sourçons » beaucoup de nos projets là-bas. Des porteurs de projets et des entreprises installées en Ile-de-France ? Oui, mais pas uniquement. Il s’agit soit d’entreprises implantées en Ile-de-France, qui cherchent à s’implanter ailleurs dans l’Hexagone et que nous n’avons pas beaucoup de mal à convaincre de regarder vers Lyon, soit de projets qui ne sont pas implantés dans la région parisienne, mais qui assimilent la France à sa capitale et que nous allons chercher

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Pour revenir à votre prospection à l’internationale, le Royaume-Uni faisant partie des pourvoyeurs de dossiers traditionnels pour l’Aderly, craignez-vous que le Brexit perturbe la relation et change la donne ? C’est en tout cas un véritable changement de paradigme. J’ai, en fait, le sentiment que cela représente de belles opportunités potentielles, mais nous devons travailler sur ce changement de contexte pour que ces opportunités deviennent des réalisations concrètes. Nous allons travailler à la mise en place d’actions efficaces et ciblées. Il ne suffira pas de faire de l’affichage dans le métro de Londres en disant : « Venez à Lyon ! » Le Brexit aura des effets, c’est évident, mais on ne fera pas déplacer des entreprises en claquant des doigts. Nous sommes donc en train d’élaborer un plan d’action ciblé, bien structuré, cohérent… Nous ne travaillons pas seuls sur ce plan d’action, d’ailleurs. La préfecture, la Région, Business France, les conseillers du commerce extérieur sont également impliqués, car il est essentiel de présenter une démarche cohérente. Nous sommes bien entendu la tête de pont dans ce dossier, puisque c’est notre métier, mais nous ne voulons pas avancer sans échanger avec nos partenaires. Il est essentiel de mettre tout le monde en

action, pour connaître le territoire dans les moindres détails et pour cela, il faut que tout le monde tire dans le même sens. Business France et les conseillers du commerce extérieur sont des gens de terrain. Nous devons donc nous appuyer sur leurs connaissances. Attention toutefois à ne pas tirer trop rapidement des plans sur la comète. Personne ne connaît les dispositions précises d’application de l’article 50. Or cela aura un impact fort sur la délocalisation des entreprises. Nous savons, en revanche, que les choses vont changer et nous devons être prêts à saisir les opportunités. Dans le même temps, constatez-vous que certains territoires montent en puissance peu à peu ? En Asie, l’Aderly s’intéresse de plus en plus à Singapour et à la Corée, parce que nous savons qu’il y a un véritable intérêt à travailler avec ces pays. Nous avons d’ailleurs des projets dans notre pipe-line, mais il faut maintenant qu’ils sortent. Nous regardons également avec intérêt le Moyen-Orient, compte tenu de ses capacités et de son dynamisme économique. Toutefois, cela ne se traduit pas encore dans nos résultats. C’est un peu trop tôt pour dire si nous sommes réellement efficaces sur cet espace. Il faudra encore un peu de temps pour installer la notoriété du territoire et pour que Lyon apparaisse naturellement sur la carte des décideurs de ces pays. Notre travail est encore récent. Il a réellement commencé avec la mise en place de la ligne Emirates. Il faut donc des actions régulières et aussi, de notre part, une bonne connaissance de cet environnement pour cibler les bons interlocuteurs, les bons secteurs d’activité, bien comprendre les méca-

« Lyon (ici l’aéroport) est une ville dont la dimension européenne est incontestable » nismes de décision, qui ne correspondent pas forcément à ceux que nous connaissons en Amérique du Nord. Et l’Amérique du Sud ? C’est un territoire un peu plus complexe pour nous. L’analyse que nous en faisons, c’est que nous sommes face à des économies qui n’ont pas encore trouvé une stabilité forte, aussi bien en ce qui concerne le Brésil que l’Argentine. Il y a un vrai potentiel, mais les retournements de tendance font que nous avons encore du mal à installer une action dans la durée. Du coup, nous n’avons pas aujourd’hui un retour d’investissement à la hauteur de nos attentes. Mais ce ne sont pas des territoires que nous labourons de manière récurrente. Je dirais que nous les explorons pour le moment. Vous évoquiez Emirates. La liaison directe avec Dubaï est-elle essentielle pour avancer ? En tout cas, c’est un atout incontestable, tout comme la liaison avec Montréal que nous avons mise en place avec Air Canada. Cela démontre, en fait, clairement, que la connexion devient naturelle et que Lyon est une place qui

compte pour les décideurs de ces pays et de ces territoires. C’est bien de pouvoir démontrer que l’intérêt n’est pas unilatéral. En soit, c’est à la fois une facilité pour argumenter sur la rapidité et la simplicité des échanges, mais aussi un élément de crédibilité. Quels sont les autres atouts que vous pouvez présenter aujourd’hui à vos interlocuteurs internationaux lorsque vous êtes en prospection ? Comme l’indiquent EY et Jones Lang LaSalle, Lyon est devenue une véritable Eurocité. Ce terme définit parfaitement Lyon, qui est une ville dont la dimension européenne est incontestable. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les chiffres de la demande placée. Comme dans le même temps, Lyon est de mieux en mieux connectée et peut s’appuyer sur des secteurs d’activité stratégiques sur lesquels nous sommes souvent leader en Europe, comme le numérique, les biotechs et maintenant les cleantechs, je crois que nous avons vraiment toutes les cartes en mains pour avancer avec optimisme vers l’avenir.

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dossier

aménagement territorial

un horizon bleu « foncier » Sollicités par notre rédaction, Marc Vouillon (chargé d’affaires foncier à la SERL), Jean Guillet (directeur général de l’EPORA), Daniel Bentz (directeur de l’EPF Auvergne) et Damien Ardiet (directeur départemental Rhône et Métropole de Lyon - Safer Rhône-Alpes) ont accepté de livrer leur expérience et d’apporter leurs connaissances sur la problématique de la gestion du foncier, et plus largement sur les stratégies d’aménagement territorial mises en place afin d’attirer des entreprises et de l’activité économique.

Le foncier, toujours très recherché, est l’un des enjeux des territoires qui souhaitent attirer des entreprises. Quelle est votre politique dans ce domaine ? Quelles typologies de projets visez-vous ?

Marc Vouillon : Le foncier est un élément déterminant dans le choix d’implantation d’une entreprise. Outre le prix, on regardera la qualité des aménagements, des accès, l’environnement du terrain ainsi que les services (transports en commun, restauration, autres entreprises présentes). Les fonciers à vocation économique, que nous aménageons pour le compte des collectivités, constituent la solution idéale pour les entreprises qui cherchent à se développer en investissant dans un outil neuf parfaitement adapté à leur process industriel. Une entreprise qui investit dans un bien immobilier productif sur un territoire l’envisage nécessairement de manière pérenne. En 2016, nous avons vendu 15 hectares de terrains pour le développement de 43 000 m² de plancher à vocation économique. En 2015, ce sont 22 hectares pour 61 000 m² de plancher. Cela représente une part prépondérante des surfaces neuves à la vente dédiées à l’activité économique et développées sur la grande région de Lyon (activité, bureaux, logistique). Damien Ardiet : La Safer est un opérateur foncier de l’espace rural au service des agriculteurs et des collectivités, sous tutelle de l’Etat. A ce

titre, la Safer intervient pour permettre le développement de projets agricoles, mais aussi pour favoriser l’implantation d’activités et de projets participant au développement des territoires ruraux, ainsi qu’à la protection de l’environnement. Daniel Bentz : L’Etablissement public foncier Auvergne acquiert tout immeuble nécessaire à l’aménagement du territoire pour toute opération ou action d’aménagement poursuivi par les collectivités territoriales, que ce soit en matière de logement, d’économie, d’équipement public, de tourisme, d’espace naturel ou de réserve foncière. Jean Guillet : Opérateur foncier de référence au centre de la grande région Auvergne Rhône-Alpes, l’EPORA répond aux sollicitations des collectivités, qui restent malgré tout seules pilotes de leurs politiques d’aménagement et instigatrices des projets de leurs territoires. Partenaire privilégié des communes et intercommunalités, l’établissement les accompagne en mobilisant très en amont les fonciers stratégiques. En préparant les opérations d’aménagement sur leur phase la plus méconnue, par l’acquisition, la démolition, la dépollution et la libération des tènements ou friches, nous rendons possible l’opération. L’objectif est bien d’aider les territoires à gérer les mutations entrainées par le départ d’industries traditionnelles et leur offrir la possibilité d’un nouveau développement économique.

Marc Vouillon : Les 350 contacts clients que nous avons chaque année, nous permettent d’avoir une perception concrète des demandes de terrains de la part des entreprises et des investisseurs sur la région lyonnaise. Ces demandes concernent, dans 70 % des cas, des terrains allant de 2 000 à 7 000 m². Nous comptabilisons un nombre croissant de projets en logistique sur notre territoire, de sociétés implantées à Paris et Marseille et qui souhaitent aujourd’hui s’implanter sur Lyon, avec des créations d’emplois à la clé. Nous constatons un réel intérêt des investisseurs pour Lyon, les classements établis par différents cabinets d’expertise ayant classé Lyon devant Paris en termes d’attractivité pour l’immobilier d’entreprise en 2016. Au-delà de ces solutions foncières, nous développons toute une gamme de solutions immobilières permettant d’accompagner les entreprises tout au long de leur vie, de leur création à leur développement. Quels sont vos liens avec les collectivités ? Leur politique d’aménagement, et par extension, leurs exigences ont-elles évolué ?

Jean Guillet : Nous sommes à leur côté au quotidien afin de leur permettre, en leur proposant une gamme d’interventions la plus diversifiée possible, de s’adapter au mieux à la grande variété des situations rencontrées. Leurs demandes sont nombreuses, diverses et souvent complexes, mêlant les problématiques de (Suite page 26)

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dossier (Suite de la page 22)

l’urbain, du péri-urbain et de l’espace rural. L’offre de service de l’EPORA s’est étoffée ces deux dernières années : de nouvelles conventions de recomposition ou d’anticipation foncières avec des durées de portage allongées par exemple. Afin d’être au plus près des territoires, nous opérons désormais à partir de trois directions territoriales situées à Saint-Etienne, Givors et Valence-Rovaltain. Daniel Bentz : Les collectivités territoriales sont constitutives d’un EPF local tel que l’EPF Auvergne. Un Etablissement public foncier se doit de répondre aux exigences de ses adhérents, qui ne sont ni plus ni moins fortes que par le passé.

Marc Vouillon :

« la

pratique

"extensive",

visant à

produire du foncier, à bâtir sur les terres agricoles, se trouve aujourd’hui confrontée à la loi

Alur »

Damien Ardiet : Les collectivités sont membres de la Safer. Elles participent à la définition de son programme d’action. Les collectivités définissent, dans leur propres documents de planification (SCOT, PLU…), les ambitions qu’elles portent pour leur territoire : la Safer traduit ces ambitions concrètement, en cherchant le foncier adapté pour des projets répondant aux attentes des collectivités. Les exigences des collectivités évoluent car au-delà de la promotion des activités économiques, donc agricoles, elles prennent conscience du besoin de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et natu-

Marc Vouillon rels. Les nouvelles attentes sociétales se traduisent dans les politiques d’aménagement du territoire. L’action foncière (veille foncière, acquisition…) est un levier dont l’utilisation est de plus en plus fréquente. La vigilance des collectivités se renforce pour optimiser l’espace disponible et s’assurer de la coexistence sereine des différents usages du sol. Aujourd’hui, les collectivités favorisent-elles l’aménagement de nouveaux espaces ou priorisentelles la reconquête/ requalification d’espaces existants ?

Marc Vouillon : La pratique « extensive », visant à produire du foncier, à bâtir sur les terres agricoles, se trouve aujourd’hui confrontée à la loi ALUR imposant la densification des secteurs urbanisés et la protection des espaces périurbains, afin de lutter contre l’étalement urbain. La reconversion de sites prudemment urbanisés, voire en déshérence, constitue une source de régénération foncière. Tel est le contexte dans lequel évoluent collectivités, aménageurs fonciers et opérateurs immobiliers. La reconquête foncière et économique sur le secteur de la Vallée de la chimie (cf. l’Ap-

pel des 30, dans le Rhône), sur lequel la SERL est lauréate (pour deux lots en partenariat avec em2c), est un exemple de nouveaux modes opératoires. Un parallèle peut également être fait avec la reconquête des sites paupérisés sur le secteur de Lyon 7e (Gerland), sur lesquels émergent des quartiers intégrant une grande mixité des fonctions. Daniel Bentz : Les collectivités ont pris conscience de l’importance de protéger les espaces naturels et agricoles et se préoccupent donc davantage aujourd’hui de la reconquête des centres bourgs et des centres villes. C’est une tendance de fond accompagnée par les services de l’Etat. L’EPF contractualise avec les collectivités locales et communautés de communes adhérentes pour faire émerger une programmation à moyen ou long terme des interventions en centre urbain. L’une des visées des politiques d’aménagement est d’offrir un destin nouveau aux friches industrielles et aux sites économiquement désaffectés. En quoi vos missions permettent-elles de répondre à cet objectif ?

Jean Guillet : Les friches industrielles représentent effectivement un vaste gisement de ressources foncières. Leur traitement pour de nouveaux développements économiques est un véritable enjeu et tout particulièrement sur le périmètre d’intervention de l’EPORA. Néanmoins, il est indispensable de nuancer cette approche un peu généraliste par une réflexion exigeante au cas par cas. L’EPORA consacre, en effet, une part significative de ses moyens aux études menées en partenariat avec les collectivités, afin de dépasser des visions à court

terme et traiter chaque situation de façon indépendante avec un projet possible ! Damien Ardiet : Nos missions consistent à intervenir dans les zones qui n’ont pas été urbanisées. Notre intervention consiste donc à alerter la collectivité sur les impacts, notamment agricoles, de l’urbanisation, par le biais de l’observation de l’espace rural et de ses mutations. Si un projet consomme des espaces agricoles et naturels, notre intervention vise à chercher, le plus en amont possible, des solutions de compensations. Marc Vouillon : Reconstruire la ville sur la ville n’est pas une nouveauté pour nous. Nous le faisons dans le cadre des projets de renouvellement urbain depuis trente ans, en reconstituant les aménagements structurants des villes. Notre statut de société d’économie mixte nous permet d’avoir à la fois la réactivité d’action du privé, avec l’intérêt général comme objectif. Cela constitue une double garantie pour les collectivités. Par ailleurs, via notre filiale SERL IMMO², nous disposons d’un outil opérationnel nous permettant d’investir dans ce type de projets de reconversion. Les manières de faire évoluent vers des partenariats publics/privés présentant une forte réactivité et assurant toutes les garanties nécessaires pour les collectivités. Daniel Bentz : L’EPF Auvergne est sollicité pour acquérir, gérer et vendre des immeubles bâtis ou non bâtis. Il est naturellement sollicité pour la reconquête des friches industrielles ou commerciales. Il apporte sa compétence dans la négociation, notamment auprès de syndic de liquidation. Il gère les sites et apporte son savoir-faire dans le traitement de ces friches. Il agit

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en maîtrise d’ouvrage pour le désamiantage, la démolition, la dépollution des bâtiments obsolètes afin de produire un foncier prêt à l’emploi. Les projets entendent limiter leur empreinte écologique et leur impact sur l’environnement. Quelles sont vos actions dans le cadre d’un aménagement dit durable et raisonné ?

Marc Vouillon : Nous visons la réalisation d’opérations intégrées à leurs territoires, qui contribuent aux finalités du développement durable, à savoir l’attractivité, le bien-être, la cohésion sociale, la préservation et l’amélioration de l’environnement, la résilience et l’utilisation responsable des ressources. Là encore nous essayons d’être pionniers. Nous avons de très belles références en la matière : le Parc technologique de Saint-Priest conçu au début des années 1990, et plus récemment le Parc du Puy d’Or à Limonest ou encore le Parc EverEst à Genas pour lequel, chaque année, notre label HQE Aménagement avec CERTIVEA est renouvelé. Nous incitons les entreprises qui s’implantent à avoir une

Jean Guillet

démarche environnementale forte dans la conception de leurs bâtiments. L’aménagement durable d’une zone d’activité passe, par exemple, par la conception en amont de voies de dessertes permettant de minimiser les déplacements au sein des parcs d’activités ; par le traitement du paysage et de la biodiversité ; par la mise en place d’éclairages économes avec abaissement des puissances nocturnes ; par une gestion des terres dans l’enceinte des projets (ndlr : équilibres des déblais et remblais), par une gestion des eaux pluviales par des noues et des bassins de rétention-infiltration ; par la plantation d’espèces végétales peu consommatrices d’eau et ne nécessitant pas d’arrosages automatiques…. A l’échelle des bâtiments, notre filiale SERL@Energie développe des panneaux photovoltaïques sur les toitures des bâtiments. Daniel Bentz : L’EPF est délégataire des droits de préemption en matière d’espaces naturels sensibles. Il a acquis près de 1 500 hectares de bois et forêts, étangs ou zones humides, telles que des tourbières. Il agit actuellement dans la préservation des captages d’eau en conduisant les procédures de déclaration d’utilité publique nécessaires à la protection de ces sources. Damien Ardiet : La Safer intervient en amont, pour maîtriser des propriétés bâties ou non qui pourront être utilisées pour compenser les impacts agricoles et/ou environnementaux. La Safer est ensuite en mesure de porter les biens de compensation, c’est-à-dire d’en être propriétaire temporairement et de les gérer dans l’attente de la mise en œuvre des mesures de compensation. La Safer assure enfin à la collectivité, sur le très long terme,

que l’utilisation des biens sera conforme aux attentes de préservation des espaces agricoles et naturels.

Jean Guillet : « Les friches industrielles représentent un vaste gisement de ressources foncières

»

Jean Guillet : L’EPORA est né en 1998 dans la Loire avec comme objectif affirmé d’acheter, puis de remettre en état avant revente, les sites abandonnés à la suite de restructurations de secteurs industriels comme la métallurgie, le charbonnage ou l’armement. La dimension technique de requalification des friches est au cœur du métier de l’Etablissement. Notre responsabilité est bien de relever les défis techniques et environnementaux permettant un véritable recyclage qualitatif d’un foncier afin qu’il redevienne pleinement utilisable. Nos équipes exercent un important travail de veille sur les normes et seuils prescrits et adaptent en permanence leurs méthodes. Dépolluer, remédier, confiner, excaver… L’EPORA pilote ses opérations en recherchant toujours une plus grande efficacité et expertise. Le savoir-faire des opérateurs n’a cessé de croître. Aujourd’hui, chaque aménageur doit être en mesure d’intervenir à chaque étape d’un projet (études, réalisation des infrastructures, commercialisation, dépollution des sols…). Cette pluridisciplinarité a-t-elle engendré des complications et des modifications dans votre fonctionnement interne. Est-ce un atout de posséder toute la palette ? Si non, comment doit-on se différencier ?

Damien Ardiet : Notre rôle est strictement encadré par le code rural, et la place de la Safer est assez unique. Cela dit, la complexité des dossiers nous impose d’acquérir de nouvelles compétences en interne, mais aussi de multiplier les partenariats avec d’autres acteurs ou opérateurs. La coopération entre les intervenants d’un projet permet souvent de répondre de manière plus efficiente aux légitimes besoins de développement et de préservation des territoires. Marc Vouillon : La pluridisciplinarité au service des collectivités est dans l’ADN de la SERL depuis toujours. Proposer des solutions foncières « clés en main » pour le développement des entreprises constitue un travail long et complexe : la conception du projet, la maîtrise foncière, la gestion des problématiques de fouilles archéologiques, environnementales, ou de pollutions, des travaux d’aménagement bien évidemment, et enfin de la commercialisation. L’expertise de la SERL, dans l’ensemble de ces domaines, est un atout pour les collectivités. Nous travaillons ainsi actuellement au développement de douze zones d’activités pour le compte de différentes communautés de communes dans la grande région de Lyon. Daniel Bentz : L’Etablissement est le premier maillon de la chaine de l’aménagement. Il n’y a pas d’aménagement sans foncier. Il a une compétence foncière dont la complexité ne cesse de croître. Acquérir un ensemble immobilier pour réaliser une opération d’aménagement requiert aujourd’hui des connaissances techniques, juridiques, environnementales qui permettront aux autres acteurs d’agir plus rapidement en toute sécurité juridique.

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Les aménagements sont effectués pour attirer les entreprises. Pour exister et se développer, les zones d’activités doivent-elles se spécialiser ? Cette spécialisation peut-elle avoir des incidences sur votre activité ?

Marc Vouillon : La spécialisation d’un territoire ou d’un parc peut être un argument déclencheur d’une décision d’implantation pour une entreprise. Elle y trouvera divers intérêts : l’image (« The place to be ! »), des débouchés en amont et en aval d’une filière spécifique, et également des facilités d’embauches du fait d’un bassin d’emploi adapté. Il faut cependant rester vigilant à une hyperspécialisation des parcs qui peut aussi s’avérer fragilisant pour le territoire et induisant un temps long pour capter les entreprises dans la filière ciblée. C’est une question d’équilibre que nous construisons en collaboration avec les collectivités, en fonction de leurs stratégies de développement et des branches qu’elles souhaitent mettre en avant. A titre d’exemple, certains de nos parcs ont clairement une identité propre, sans être pour autant exclusifs : le pôle numérique de Vaise Industrie (Cegid, Electronic Arts…), les biotechs sur Gerland Techsud (Genzyme), les cleantechs sur la Vallée de la chimie…

Daniel Bentz : « Acquérir un ensemble immobilier pour réaliser une opération d’aménagement

requiert aujourd’hui des connaissances techniques, juridiques, environnementales

»

Daniel Bentz : Il est nécessaire de retrouver une mixité

Daniel Bentz des usages des zones urbaines. La spécialisation actuelle de ces zones, bien que néfaste à l’équilibre de la vie dans la cité, n’a pas d’impact sur l’activité de l’Etablissement. La satisfaction des demandes de foncier reste la même pour les secteurs de spécialisation ou pour les nouveaux secteurs urbains orientés vers la mixité. Existe-t-il des problématiques d’aménagement très différentes entre les zones urbaines et celles dites rurales ?

Daniel Bentz : L’économie des zones urbaines engendre une pression foncière importante. Le niveau des prix qui en résulte permet toutefois de rendre viables les travaux de reconversion de friches industrielles par exemple. Le marché peut alors absorber les surcoûts engendrés par ces reconversions. Cette concurrence est absente en secteur rural et les interventions foncières doivent éviter de renchérir le prix de l’immobilier rural. Ainsi, la reconversion de sites en milieu rural est difficile voire impossible, puisque le marché immobilier de ces secteurs ne peut absorber de tels surcoûts.

Damien Ardiet : Absolument. Pour schématiser, le développement des espaces très ruraux est lié à la capacité du monde agricole de se maintenir et de se développer. Lorsqu’une production agricole est en crise (crise laitière, crise viticole par exemple), c’est le territoire entier qui souffre. L’aménagement proposé par la collectivité vise alors à trouver d’autres alternatives notamment économiques. En zone périurbaine ou urbaine, si la recherche d’un dynamisme économique existe, c’est la concurrence d’usage du sol qui souvent pose difficulté. La coexistence de différentes activités entraine des conflits qui doivent être au mieux anticipés (par une bonne planification) puis gérés (avec entre autres, une action foncière).

Damien Ardiet : « La coexistence de différentes activités entraîne des conflits qui doivent être au mieux anticipés

»

Marc Vouillon : La base foncière n’est généralement pas la même, cela va de soi. Les problématiques sont cependant tout aussi complexes. En centre-ville, nous sommes face à des problématiques liées aux copropriétés, aux bâtis existants... En zone rurale, nous sommes particulièrement vigilants à la préservation du tissu écologique existant. Les méthodes de commercialisation sont par ailleurs différentes, en centre urbain, nous serons dans l’attente d’une plus forte densification des projets (tertiaire). En zone rurale, nous devrons favoriser l’émergence d’activités, là où il n’y en n’a pas nécessairement au départ. Il conviendra

dès lors de produire des lots adaptés à la clientèle du secteur, et des aménagements de qualité qui constitueront un véritable outil de marketing territorial pour les collectivités. Ces derniers projets s’insèrent à l’origine dans une stratégie d’offre volontariste visant à révéler les potentialités d’un territoire. La question de l’emploi est loin d’être neutre ; les prospects sont attentifs à la typologie des savoir-faire humains disponibles sur le secteur. Nous disposons actuellement de 160 ha de foncier à vocation économique (soit 1 600 000 m² de terrain) disponibles ou en développement, susceptibles de développer 650 000 m² de plancher. Cependant, il convient de noter que ces stocks sont situés à 70 % en dehors de la Métropole proprement dite. Alors qu’à ce jour, du fait du tissu économique plus dense, 70 % des surfaces que nous vendons sont situées au sein de la Métropole. Aussi, compte tenu d’un rythme de commercialisation qui reste soutenu, des délais inhérents à toute opération d’aménagement, il paraît primordial de reconstituer rapidement du foncier à vocation économique notamment sur la Métropole.

Damien Ardiet

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focus

Les ZAE, véritable moteur de l’économie du Rhône Les zones d’activités économiques attirent aujourd’hui des entreprises de tous les secteurs et sont un outil essentiel du dynamisme territorial hors Métropole de Lyon.

Dans le Rhône, hors Métropole de Lyon, on recense 332 zones d’activités économiques, des espaces dédiés à l’implantation d’entreprises et aménagés par une collectivité territoriale ou un opérateur délégué. Ces ZAE représentent un poids économique conséquent puisqu’elles accueillent 5 010 établissements et 70 736 emplois salariés, soit 10,6 % des établissements présents dans le Rhône et 50,6 % des emplois salariés. L’Insee Auvergne-Rhône-

Alpes, en collaboration avec l’Observatoire des ZAE, a publié une étude sur les ZAE du Rhône et a constaté, entre 2009 et 2014, une évolution en deux temps. Entre 2009 et 2011, les ZAE ont connu une forte montée en charge avec une augmentation de 6,9 % du nombre d’établissements présents. Ainsi, 975 établissements se sont installés quand 652 sont partis. Sur cette même période, le nombre d’emplois salariés a progressé de 4,9 % pour s’affi-

cher à 70 400. Sur 2011-2014, place à la stabilisation avec une augmentation de 0,5 % du nombre d’établissements comme du nombre d’emplois salariés. Pour autant, des mouvements importants se sont opérés : un établissement sur cinq a quitté une ZAE, mais les arrivées ont compensé les départs et la différence, côté emploi, est quasi nulle.

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focus « Les ZAE

sont

des aspirateurs à activités qui vident

»

les bourgs

L’autre enseignement de cette étude concerne la diversification des activités. Si l’industrie représente encore 20,5 % des établissements, ce nombre a reculé de 6,1 % sur la période 2011-2014. Le commerce de gros et le transport/entreposage sont également en retrait de 5,6 % et 5,4 %. Dans les activités historiques des ZAE, il n’y a que la construction qui demeure en hausse de 3,9 %. De nouvelles activités se sont donc développées dans les ZAE : + 8,8 % pour les services aux entreprises, + 7 % dans les autres services et + 4,5 % dans le commerce automobile. « Pour les élus locaux, ce phénomène pose la question du maintien d’activités dans les centres-villes. Les ZAE sont des aspirateurs à activités qui vident les bourgs », analyse Thierry Geay, chargé d’études à l’Insee. Source d’attractivité pour les territoires, les ZAE voient

s’implanter des entreprises par créations ex nihilo, mais aussi par transferts. Entre 2010 et 2013, 521 établissements se sont déplacés vers une ZAE, dont près de 85 % en provenance d’une localité du département. Le poids de la Métropole de Lyon est conséquent puisque 44 % des transferts en sont issus. Ces établissements qui déménagent sont à la recherche d’un environnement de qualité et de prix de l’immobilier plus attractifs. « Les bâtiments couvrent à peine 1/5 de la superficie des ZAE. Près de 40 % de la superficie est dédiée aux voiries internes, parkings, espaces végétalisés… Les surfaces inoccupées représentent près de 23 % », détaille Thierry Geay.

Spécialisation industrielle à l’Ouest

Les 332 ZAE du Rhône, qui occupent une surface de 40,7 km2, soit une superficie proche de celle de la ville de Lyon, offrent une grande diversité. En effet, 102 ZAE sont

mono-activité, le tiers d’entre elles exerçant dans l’industrie, et la moitié ne compte que deux activités. A l’opposé, on dénombre 53 ZAE fortement marquées par la mixité. Selon les territoires, des spécialisations existent. L’Est lyonnais s’est spécialisé, dès le début des années 1970, dans les activités de transport/entreposage, puis a vu celles-ci se développer autour de l’aéroport de Saint Exupéry. Le reste du pourtour métropolitain, avant Villefranche-sur-Saône, offre une grande diversité d’activités alors que, sur la frange Ouest du département, les trois EPCI de l’Ouest Rhodanien, de Chamousset-en-Lyonnais et des Hauts du Lyonnais affichent une réelle spécialisation industrielle. L’EPCI de Villefranche-sur-Saône est le plus important en termes d’entreprises et le deuxième pour les effectifs. Le commerce automobile, le commerce de détail et les services aux entreprises y sont très présents. Aux extrémités Nord et Sud du département, les ZAE sont plus tour-

nées vers le commerce de gros, en raison de la proximité avec les fournisseurs de vin. Dans le Pays Mornantais, un quart des effectifs sont tournés vers les activités de la construction. La taille de ces ZAE est également très variée, que ce soit en analysant des critères de superficie, de nombre d’établissements ou de nombre de salariés. Cinq ZAE dépassent 100 hectares et six emploient plus de 1 500 salariés. Dans ces deux catégories, le top 3 se compose de l’Aéroport Saint Exupéry (321 hectares et 5 339 salariés), la ZI de Genas (166 hectares et 4 262 salariés) et le Parc d’affaires de la vallée de l’Ozon (130 hectares et 3 503 salariés). Dix ZAE hébergent plus de 100 établissements. La ZI de Genas (225 établissements), l’Aéroport Saint Exupéry (174 établissements) et le Parc d’activités de Sacuny, dans la vallée du Garon (157 établissements), forment le tiercé.

Les activités de services augmentent sensiblement sur les deux périodes observées Évolution des différents secteurs d’activité en 2009, 2011 et 2014 Activité

Évolution 2009/2011

Évolution 2011/2014

Évolution 2009/2014

Établissements

Effectifs

Établissements

Effectifs

Établissements

Effectifs

Industrie

0,3

0,5

-6,1

-1,1

-5,9

-0,6

Construction

8,8

3,0

3,9

-0,9

13,0

2,1

Services aux entreprises

9,0

14,7

8,8

3,8

18,6

19,0

Commerce automobile

8,3

0,6

4,5

4,5

13,2

5,1

Autres services

9,4

17,5

7,0

3,9

17,0

22,1

Commerce de gros

5,5

1,2

-5,6

-1,9

-0,4

-0,7

Commerce de détail

22,1

14,8

0,7

1,5

22,9

16,5

Transports et entreposage

3,8

4,5

-5,4

1,5

-1,9

6,1

Total

6,9

4,9

0,5

0,5

7,5

5,4

Source : Insee, Clap 2009, 2011 et 2014, établissements 34 P04 à 31.indd 34

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LYO N PA RT - DI E U I N T E RV I E W

Bertrand Bot tois et Séverine Durand

« La Part-Dieu se réinvente » Créé en 2012, le Club des Entreprises de Lyon-Part-Dieu s’est fixé Cr un triple objectif : partager les expériences, exprimer les attentes des entreprises et promouvoir le quartier. Interview croisée de Bertrand Bottois, directeur des affaires générales région Sud-Est d’Axa, et de Séverine Durand, responsable de la communication interne d’Egis, respectivement président et vice-présidente du Club des Entreprises de Lyon-Part-Dieu. Pourquoi avoir créé le Club des Entreprises de Lyon-Part-Dieu ? Bertrand Bottois : Ce club réunit des entreprises qui veulent participer, en lien avec la Métropole de Lyon, à l’évolution du quartier de la Part-Dieu. Nous sommes le porte-parole des entreprises pour exprimer leurs besoins dans le cadre de la transformation en cours. Nous avons une vision partagée sur les enjeux économiques, urbains et opérationnels du deuxième quartier d’affaires de France. Un quartier de plus d’un million de mètres carrés où travaillent 56 000 personnes et où s’effectuent 500 000 déplacements quotidiens. Séverine Durand : La Part-Dieu est un quartier de centre-ville qui se réinvente. Sur ce territoire varié, notre mission consiste à orienter les aménagements et les développements en fonction des attentes des entreprises et de leurs collaborateurs, des mutations des lieux de travail, des nouvelles tendances… Que représente le club aujourd’hui et comment travaillet-il ? S. D : Nous regroupons une cinquantaine d’entreprises représentant environ 25 000 collaborateurs. Nous avons développé des commissions de travail pour réfléchir et partager autour de différentes thématiques : Immobilier, Mobilité, Culture et Communication,

Ressources Humaines, International, Technologie et Innovation. Nous essayons aussi de partager les expériences et les bonnes pratiques. Quelles actions concrètes menez-vous ? B. B : Sur les questions de mobilité, d’empreinte carbone et de responsabilité sociale des entreprises, nous avons réalisé une enquête sur les déplacements. C’est ainsi qu’a pu être lancé le projet Réduc’Mob avec l’objectif de sensibiliser les entreprises au télétravail et de développer cette pratique. Nous avons également pu identifier les aménagements prioritaires pour favoriser les modes doux. Dans le domaine des loisirs et du sport, nous voulons permettre aux salariés de mieux travailler et mieux vivre dans le quartier. Nous souhaitons par exemple voir se développer des infrastructures sportives qui font défaut. Par rapport aux travaux en cours, avec des rues barrées ou la fermeture du parking 3000, nous avons un rôle d’informations. Sur le volet immobilier d’entreprises, quel type d’actions avezvous ? S. D : Nous organisons des visites de chantier sur les nouvelles opérations. C’est une manière d’impliquer les entreprises et les collaborateurs dans l’évolution du quartier. Nous regardons également de près les grandes

C’est un projet gigantesque avec beaucoup de partenaires, mais il y a un vrai désir de concertation et de co-construction

tendances d’immobilier d’entreprises comme les nouvelles organisations du travail avec les open-spaces, les socles actifs avec des commerces en rez-de-chaussée… Etes-vous impliqué dans le rayonnement international de la Part-Dieu ? B. B : La Métropole de Lyon et la SPL Part-Dieu nous ont demandé de jouer un rôle d’ambassadeur et de valoriser le quartier lors de nos conférences, nos voyages à l’étranger… pour attirer de nouvelles entreprises et montrer comment on vit, travaille, se déplace à la Part-Dieu. Etes-vous écoutés par les acteurs du projet Part-Dieu ? S. D : C’est un projet gigantesque avec beaucoup de partenaires, mais il y a un vrai désir de concertation et de co-construction. Le travail se fait en étroite collaboration.

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Two Lyon : horizon 2022 Le projet Two Lyon, dont le permis de construire a été déposé en février dernier, prévoit la construction d’un ensemble de 80 000 m2, dont 66 000 m2 de bureaux. Composé d’un immeuble de grande hauteur de 43 étages, d’un hôtel 4 étoiles et d’un socle actif, Two Lyon est la pièce majeure de la transformation de la Part-Dieu autour de la recomposition de la gare. Cet ensemble immobilier mixte s’érigera sur la place Béraudier, là où se situent aujourd’hui deux hôtels et des bureaux. La tour de 170 mètres de haut, située au Sud de la place, développera 66 000 m2 sur 37 plateaux de bureaux de 1 350 m2 ou 1 420 m2. Au Nord, le futur hôtel 4 étoiles s’élèvera sur 8 niveaux et proposera 168 chambres. La future enseigne n’a pas été révélée, mais n’est pas encore implantée à Lyon. Le socle actif est formé par 3 500 m2 de commerces et services liés à l’hôtel et aux bureaux.

C’est l’architecte Dominique Perrault qui a dessiné ce programme immobilier aux multiples fonctions, et donc symbole de la mixité du quartier. « Le projet architectural de la nouvelle tour s’imprègne de l’histoire du quartier et s’intègre au patrimoine existant. L’architecte a imaginé une façade contemporaine, générant un relief pour créer une grande profondeur à l’image des bâtiments existants. La trame vitrée et régulière de la façade se plisse pour créer cette profondeur. La lumière et les reflets se multiplient et se fragmentent, donnant un caractère kaléidoscopique au projet », détaille Vinci Immobilier, maître d’ouvrage de Two Lyon. Le bâtiment, certifié NF HQE et BREEAM niveau excellent, a également fait une demande de labellisation Well. Vinci Immobilier, qui annonce un démarrage des travaux l’an prochain pour une livraison en 2022, n’a pas communiqué le montant de son investissement. Le coût de cette opération est évalué entre 500 et 600 M€.

Les intervenants Maîtrise d’ouvrage : Vinci Immobilier Maîtrise d’oeuvre : Dominique Perrault Architecture Architecte local : SUD Bureaux d’études : EGIS Bâtiments, Barbanel, Setec TPI, Arcora, AE75, Etamine, GLI, Bureau Veritas, Cronos Conseil, Socotec

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lyo n Co n f l u e n ce I N T E RV I E W

Benoît Bardet

« Nous développons du tertiaire à destination des PME »

© eric meurice

Ce territoire est devenu un vrai pôle d’attractivité aussi bien pour les entreprises que pour les visiteurs, Lyonnais comme touristes. Benoît Bardet, directeur adjoint de la SPL Lyon-Confluence et témoin privilégié de la transformation, présente les prochaines opérations. La phase 1 du projet Confluence est sur le point de s’achever. Que reste-t-il à livrer en immobilier d’entreprises ? La ZAC 1, côté Saône, s’étend sur 41 hectares avec 400 000 m2 à construire, dont 95 % sont aujourd’hui livrés. Les programmes en chantier seront achevés d’ici un an et demi. Il reste à terminer l’opération King Charles de Cardinal, un bâtiment réhabilité de 9 500 m2 qui sera livré au 2e semestre 2017. C’est dans ce programme que l’école de codage informatique de Xavier Niel s’installera sur 3 400 m2. L’autre opération d’envergure concerne encore Cardinal qui construit le nouveau siège de la Chambre de métiers et d’artisanat du Rhône. C’est un projet de 4 500 m2 qui est annoncé pour 2018.

Ces deux opérations sont assez significatives pour le quartier ? L’implantation de la Chambre de métiers et d’artisanat du Rhône conforte la dimension institutionnelle du quartier. La CCIR et la Banque de France ont déjà fait le choix de s’établir à la Confluence. Cette proximité avec la CMA va également nous permettre d’être encore plus efficace pour favoriser le développement d’activités artisanales. Dans un quartier de centre-ville, les habitants et les salariés attendent ces activités commerciales et artisanales. Nous voulons développer les services en

pied d’immeubles. L’arrivée de l’école 42 de Xavier Niel apporte aussi une coloration particulière. Cette école à vocation professionnelle, comme l’Ecole Supérieure des Métiers Artistiques dont le chantier est en cours à l’extrémité Ouest du cours Bayard, forme une passerelle entre enseignement et activité économique.

Quel bilan tirez-vous de la transformation de la Confluence à mi-parcours ? Il y a 10 ans, c’était un pari de faire de ce quartier un pôle d’attractivité tertiaire. A l’époque, on comptait 7 000 habitants et 6 000 salariés. Aujourd’hui, on dénombre 11 000 habitants et 15 000 emplois et, à terme, ce sera 17 000 résidents et 25 000 salariés. Le quartier est même devenu un site touristique grâce à son environnement de promenade et à l’architecture des bâtiments. Ce volet architectural a-t-il été un atout pour séduire les entreprises ? Nous veillons à créer des emblèmes pour chaque opération. Les acteurs économiques viennent chercher une adresse et une signature. C’est ainsi que nous avons convaincu les premières entreprises de s’implanter. Sur la phase 2 du projet, le Factory, qui développe 6 800 m2 en R+7, se démarque par ses colonnes qui s’affinent étage après étage. Ce programme a vocation à accueillir le siège d’une direction régionale.

Il y a dix ans, c’était un pari de faire de ce quartier un pôle d’attractivité tertiaire

La phase 2 du projet offrira-t-elle davantage de mètres carrés aux PME ? Au lancement de la Confluence, nous avons cherché à attirer des sièges d’entreprise pour servir de locomotives. Désormais, nous développons aussi des bâtiments tertiaires à destination des PME. C’est le cas avec le programme Unity (2 775 m2) qui offre des plateaux adaptés et Ydeal Confluence avec ses 2 300 m2 à l’horizon 2019. Quelles sont les opérations phares de cet te ZAC 2 côté Rhône ? La Halle Girard va être réhabilitée pour devenir le lieu totem de la French Tech à l’été 2018. A côté, l’Hôtel 71 sera aussi rénové en hôtel d’entreprises culturelles (900  m2) gérées par Arty Farty. Au centre de ce secteur, Bouygues Immobilier va construire 12 immeubles mixant logements et bureaux. Il y aura 14  000 m2 de bureaux et 2 000 m2 de commerces et activité à horizon 2020.

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MOB Hôtel bouscule l’hôtellerie traditionnelle Cet hôtel nouvelle génération, construit par le groupe Cardinal, sera inauguré en septembre. Une centaine de chambres, mais aussi des salles de séminaires, un restaurant et une épicerie bio, un bar, une librairie, un cinéma en plein air, une pépinière… composent ce lieu original. Développé par la société Urbantech, dirigée par Cyril Aouizerate, déjà à l’origine des résidences de tourisme Mama Shelter, le concept MOB Hôtel propose des hôtels atypiques, présentés comme des motels urbains d’esprit zen et international. Après une première implantation à Paris, près des Puces de Saint-Ouen, en mars dernier, un nouveau MOB Hôtel ouvrira en septembre à la Confluence. Et ce n’est qu’un début puisque 8 autres hôtels sont prévus dans les 5 prochaines années, notamment à Pittsburg en 2018, Washington en 2019 et Los Angeles en 2020. Plus qu’un hôtel, c’est surtout une communauté bâtie sur l’échange et l’hospitalité qui est annoncée.

Il est vrai que les services hébergés peuvent surprendre. Si MOB Hôtel Lyon-Confluence offre une centaine de chambres, 99 précisément, il accueille aussi des salles de séminaires, un restaurant et une épicerie bio, un bar, un cinéma en plein air, une librairie et une pépinière pouvant recevoir une trentaine de créateurs. Cet établissement 2 étoiles bénéficie également d’un emplacement stratégique, à quelques encablures du Musée des Confluences. L’investissement pour ce projet avoisinerait 13 M€. MOB Hôtel développe ses 3 700 m2 à côté du cube vert, siège d’Euronews, et du rectangle transparent de GL events. Tout proche aussi des bâtiments du groupe Cardinal qui réalise ce projet. L’architecture de l’hôtel s’inscrit dans la continuité et reprend cette idée de grand rectangle suspendu recouvert, en façade, d’une enveloppe largement trouée. C’est l’architecte Eric Bourg de l’agence B+B Architectes qui a imaginé le bâtiment.

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LYO N GE R L A N D I N T E RV I E W

Didier Budin

« Gerland est le deuxième quartier tertiaire lyonnais » Longtemps délaissé, le quartier de Gerland connaît une profonde mutation depuis une dizaine d’années. Didier Budin, directeur de la Mission Gerland, recense les futurs projets d’un secteur en plein boom immobilier.

Gerland est-il devenu un secteur incontournable de l’immobilier d’entreprises lyonnais ? Gerland est le deuxième quartier tertiaire lyonnais. Sur un territoire vaste de 700 hectares, on dénombre 2 300 entreprises et 30 000 emplois. Le parc immobilier représente 600 000 m2 de bureaux. C’est un parc plutôt neuf avec une vacance faible. La potentialité tertiaire se chiffre à 200 000 m2. En 2016, nous avons enregistré 7 % de la demande placée tertiaire de la métropole avec 20 300 m² et 139 M€ d’investissement. Quels sont les principaux secteurs où des projets se développent ? Sur le biodistrict, un territoire de 100 hectares, il y a deux grandes opérations menées par SogelymDixence : Urban Garden et Ekkla. Urban Garden est un programme de 28 000 m2 qui sera livré en 2019. Ce projet pourrait convenir à un preneur unique autour de l’idée d’un campus pour un compte propre. Ekkla, qui sera achevé en 2019 également, développe 11 000 m2 face au stade. La Tony Parker Adéquat Academy fait la charnière entre la santé et le sport avec un projet sur 14 000 m2 (lire par ailleurs). Au Nord du stade, dans le cadre de la reconquête du site par le LOU et son partenaire Matmut, un projet immobilier devrait se développer, d’ici 2019, sur environ 25 000 m2. Outre des bureaux, le programme prévoit de l’hôtellerie et des socles actifs

avec des commerces. Sur la ZAC TechSud, Lazard Group construit un parc d’activités, Korner, de 7 500 m2. A horizon 2020-2021, c’est le Centre International de Recherche sur le Cancer qui s’implantera sur 11 000 m2 sur le site foncier de l’Etablissement Français du Sang.

A court terme, plusieurs livraisons sont annoncées sur la ZAC des Girondins… Icade Altarea Cogedim livre bientôt le programme Ivoire et ses 7 700 m2 qui seront occupés par les équipes de Capgemini. A proximité, Bouygues Immobilier achève Green Office Link dont les 8 550 m2 cherchent preneurs. Toujours sur la ZAC des Girondins, RTE prendra possession d’un bâtiment de 14 000 m2 réalisé par Icade.

Des programmes sont aussi en construction de l’autre côté de l’avenue Jean Jaurès ? L’opération Gerland 75, portée par Gecina, est la reconversion d’une friche industrielle. Le projet phare concerne la réhabilitation de la Grande Halle de 20 600 m2 qui accueillera le Septen d’EDF. Et puis il y a quelques opérations en diffus, notamment le Sun 7 de Vinci-UTEI avec 7 400 m2 et Oxaya d’Icade avec 6 880 m2. Ces deux programmes sont annoncés pour 2018.

Comment se positionne Gerland par rapport à d’autres quartiers ? Nous sommes dans une stratégie de développement phasé. Les

Gerland a longtemps été perçu à l’écart du reste de la ville, mais en 10 ans, le quartier a été totalement repositionné au cœur de Lyon

programmes qui seront livrés cette année sont commercialisés à 90 %. Il n’y a donc pas de sur-offre. En moyenne, la production se situe entre 20 000 et 30 000 m2/an. Nous nous positionnons en complémentarité avec la Part-Dieu avec des projets qui sont plutôt des campus horizontaux. Qu’est-ce qui explique l’at tractivité de Gerland ? Gerland a longtemps été perçu à l’écart du reste de la ville, mais en 10 ans, le quartier a été totalement repositionné au cœur de Lyon grâce au développement des transports en commun. Je pense notamment au tramway et à la gare TER de Jean Macé. Aujourd’hui, Gerland est une polarité tertiaire forte car la PartDieu et la Presqu’île sont facilement accessibles. Un coût de foncier moins élevé et donc des loyers un peu plus bas sont aussi des facteurs d’attractivité. Et puis ce quartier est aussi un quartier qui vit et accueille des habitants. 25 % de l’offre neuve de logements se construit à Gerland.

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La Tony Parker Adéquat Academy, synthèse entre sport, santé et emploi La Tony Parker Adéquat Academy devrait ouvrir ses portes à la rentrée 2018. Construit sur 14 000 m2, ce campus, dont les travaux débuteront en juin, représente un investissement de 20 M€.

Les intervenants Maîtrise d’ouvrage : Océanis Promotion Maîtrise d’oeuvre : Bruno Dumetier, Andrew Hobson, Jérôme Le Gall, Abbès Tahir Architectes : Arte Charpentier Architectes et Dumetier Design

LE PROJ E T

© océanis - arte charpentier - dumetier

La Tony Parker Adéquat Academy se veut une structure innovante pour l’accueil de jeunes sportifs. Ce campus réunit bien sûr un centre de formation de haut niveau et le centre d’entraînement de l’équipe professionnelle, mais aussi une résidence de 400 chambres, un pôle de restauration, un espace scolarité et séminaires, et une agence de recrutement Adéquat. Car la Tony Parker Adéquat Academy, imaginée par Tony Parker et son associé Gaëtan Muller, président délégué de l’ASVEL Basket, est bâtie sur deux piliers : le sport et l’emploi. A la rentrée 2018, le campus accueillera ses premiers élèves. A terme, une centaine d’académiciens évolueront sur le site ainsi que 1 500 stagiaires à l’année. Mais 95 %

des jeunes qui entrent en centre de formation ne seront pas basketteur professionnel à la fin de leur cursus. D’où l’importance de leur offrir un avenir en créant des partenariats avec les entreprises et en s’appuyant sur le savoir-faire d’Adéquat, groupe lyonnais de recrutement et de travail temporaire. Adéquat a donc décroché le naming du projet, une relation de qualité bien plus large s’est nouée. « En quelques semaines, nous sommes passés d’un naming, porteur de sens, à un statut de véritable acteur de la construction de cette Academy », confie Philippe Guichard, président du directoire du groupe Adéquat. Promesse visée : « Come to our academy and get a job ». Le choix d’implantation à Gerland, au cœur du Biodistrict de Lyon, n’est pas un hasard. Dans un quartier qui est à la fois un pôle sportif et un centre névralgique des sciences de la vie, la Tony Parker Adéquat Academy fera aussi le lien entre la filière sport et le réseau de chercheurs et industriels de la santé pour s’affirmer comme un véritable Campus Sport & Santé.

Supplément s implanter en Rhône-Alpes Auvergne

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CARRÉ DE SOIE I N T E RV I E W

Bruno Dumétier

« Un territoire porté par sa desserte de transports en commun » Architecte urbaniste en chef du Carré de Soie, Bruno Dumétier avoue sa satisfaction de voir peu à peu l’image de ce territoire se transformer.

Un peu plus de dix ans après son lancement, où en est le projet Carré de Soie ? Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est que nous entrons dans une phase opérationnelle. Il y a un grand nombre de grues sur différents secteurs et notamment sur tous les développements du pôle multimodal, la ZAC Villeurbanne-la Soie, le secteur Tase, le PUP Gimenez… On commence à voir la transformation du quartier, avec des spots très spécifiques déjà parfaitement reconfigurés, comme sur le secteur où ont poussé Adecco et Alstom. C’est forcément une satisfaction pour l’architecte urbaniste de voir sortir les premiers bâtiments. Et c’est agréable de voir changer peu à peu l’image d’un territoire, hier considéré avec beaucoup de scepticisme. C’est également plus facile aujourd’hui de mobiliser les acteurs publics et privés pour qu’ils s’intéressent au Carré de Soie, bien que les prix au mètre carré aient singulièrement augmenté. Quels sont les atouts de ce projet et de ce morceau de ville et qu’est-ce qui séduit les entreprises qui viennent s’implanter ici ? C’est avant tout la qualité de sa desserte de transports en commun. On a eu des retours très clairs d’acteurs économiques importants comme Adecco, Veolia, Technip, Alstom… Et si ces entreprises sont venues au

Carré de Soie, c’est parce qu’elles sont ainsi installées dans un quartier qui est quasiment à équidistance de la Part-Dieu, son quartier d’affaires et sa gare TGV, et de l’aéroport international Lyon Saint Exupéry. Le rôle du tram express, qui relie ce secteur de l’agglomération à la Part-Dieu, et du Rhônexpress, qui fait la jonction avec Saint Exupéry, est incontestablement essentiel. Nous avons bénéficié de la présence de l’ancienne ligne de chemin de fer de l’Est mais aussi de la volonté politique, au travers de l’action portée par le Sytral. La station La Soie est aujourd’hui devenue un pôle multimodal extrêmement attractif. N’êtes-vous pas surpris que l’histoire du quartier, longtemps considéré comme un no man’s land sans charme, n’ait pas découragé les promoteurs et les investisseurs ? Non, parce que nous avons découvert un quartier qui recelait des richesses étonnantes, derrière les grands murs qui masquaient les friches industrielles. Sur la route qui mène à Décines, on découvre, derrière ces murs, à 300 mètres de la route, un canal qui est un plan d’eau magnifique. Une fois les murs tombés et les bords du canal transformés en piste cyclable accueillante, c’est toute l’image du quartier qui change. Il devient attractif et les acteurs économiques en sont conscients. Aujourd’hui, quand on va se promener entre midi et 14 h au

D’autres immeubles tertiaires vont pousser et confirmer cette dynamique

bord du canal, on voit une multitude de joggers qui passent avant de rejoindre leur bureau qui est installé à quelques pas. Un des objectifs de la Métropole était de ne surtout pas faire un quartier d’habitation monolithique, mais bien de développer un quartier mixte autour du pôle multimodal. C’est incontestablement une réussite, parce que les entreprises ont saisi tout l’intérêt d’un positionnement dans ce quartier. Et ce n’est qu’un début. Au fur et à mesure du développement du projet Carré de Soie, d’autres immeubles tertiaires vont pousser et confirmer cette dynamique. La place accordée à l’immobilier tertiaire rend-elle la tâche de l’architecte urbaniste plus compliquée ? Non, ce n’est pas particulièrement difficile de faire cohabiter du tertiaire et du résidentiel. En fait, ce qui est le plus compliqué, c’est d’affirmer que l’on doit avoir la même ambition esthétique sur le plan architectural et urbanistique que dans des secteurs comme Confluence ou la Part-Dieu. Mon rôle, c’est donc de convaincre tous les acteurs d’atteindre cet objectif.

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Organdi se déploiera au Carré de Soie Plus d’un an et demi avant sa livraison, le programme Organdi, porté par le groupe Cardinal, a déjà trouvé preneur. La Caisse d’Assurance Vieillesse des Pharmaciens vient en effet d’acquérir l’immeuble en VEFA, signant ainsi le premier gros deal de l’année 2017 sur le marché tertiaire lyonnais. Avec ses quelque 14 500 m2, l’immeuble Organdi du groupe Cardinal est l’un des bâtiments tertiaires majeurs qui sortiront de terre sur le secteur du Carré de Soie au cours des trois prochaines années. Un programme ambitieux, que vient d’acquérir la Caisse d’Assurance Vieillesse des Pharmaciens. Implanté sur l’esplanade de l’Union, Organdi comprend bureaux et commerces. L’ensemble est réparti en deux immeubles distincts, reliés par un jeu de passerelles. Au pied du tram et du métro, cet ensemble immobilier disposera également de 180 places

de parking. Il sera labellisé Bepos et certifié NF HQE niveau Excellent et BREEAM Very Good. En cours de réalisation par le groupe Cardinal, Organdi sera livré à l’automne 2018. Le groupe lyonnais a confié sa conception à l’architecte Marc Favaro, du cabinet AFAA Architecture. « Plusieurs éléments fondamentaux ont guidé notre réflexion, à commencer par son positionnement majeur en front de place », explique-t-il. Marc Favaro a imaginé un bâtiment composé de deux ailes déployées indépendantes, implantées en équerre mais reliées par des passerelles, où alternent les strates vitrées et minérales. Organdi, qui s’élancera vers le ciel jusqu’à 28 mètres de haut, devrait proposer une crèche, un restaurant, une salle de conférence, un amphithéâtre... A la commercialisation, les prix locatifs devraient avoisiner 185 €/m2/an. La livraison est annoncée pour le deuxième trimestre 2018.

Les intervenants Métropole de Lyon Dumétier Design Maîtrise d’ouvrage : Groupe Cardinal Conception architecturale : AFAA Architecture Investisseur : Caisse d’Assurance Vieillesse des Pharmaciens

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LYO N - EST I N T E RV I E W

Michel Forissier

« Notre territoire est en plein développement » Maire de Meyzieu et conseiller métropolitain, Michel Forissier note avec satisfaction la belle commercialisation d’un Parc des Gaulnes parfaitement situé et bien desservi. L’élu confirme le potentiel foncier de Meyzieu, commune très étendue et encore peu densifiée.

Après le lancement des programmes Sunstone et M by Proudreed, où en êtes-vous de la commercialisation du Parc des Gaulnes ? La commercialisation est assurée par la SERL et elle avance très rapidement. Aujourd’hui, environ 85 % des surfaces commercialisables l’ont été et il y a des pistes très précises pour les fonciers qui sont encore libres. Si on veut faire un bilan très rapide du Parc des Gaulnes, je dirais que c’est un immense succès, puisque la commercialisation a été lancée il y a seulement cinq ans. Comment expliquez-vous cet te commercialisation express ? Je crois que ses atouts principaux sont sa parfaite localisation à l’entrée Est de l’agglomération lyonnaise et l’excellence de sa desserte. Nous bénéficions en effet, d’une part, de la proximité de l’aéroport Lyon-Saint Exupéry et de sa gare TGV et, d’autre part, de celle des voies autoroutières. Par ailleurs, nous avons la ligne de tramway T3 qui met l’espace industriel de Meyzieu à vingt minutes de la gare de la Part-Dieu et de son quartier d’affaires. Nous avons l’avantage d’être sur un site plat, avec une qualité environnementale forte. Il y a ainsi, à proximité de la zone industrielle, le parc de Miribel-Jonage et le centre aquatique « Les Vagues ». Autant

d’arguments qui expliquent l’attractivité de Meyzieu. Car notre ville attire non seulement les entreprises, mais aussi des Lyonnais intéressés par la qualité résidentielle du secteur. Meyzieu totalise d’ailleurs 33 000 habitants désormais et nous gagnons entre 400 et 700 habitants tous les ans. Nous avons trouvé la bonne recette pour organiser un développement équilibré, intégrant des activités industrielles, des équipements commerciaux et de l’habitat résidentiel mixte. Vous évoquiez la question commerciale. L’offre est-elle suffisante pour faire face à ce développement à la fois industriel et résidentiel ? Nous avons déjà un tissu commercial intéressant, mais il doit en effet être renforcé pour accompagner le développement de la ville. Les choses bougent d’ailleurs à ce niveau également. Leclerc, qui est déjà installé à Meyzieu, porte un projet qui repose sur la construction d’une zone commerciale multi enseignes totalisant 36 000 m2. Autour d’un hypermarché deux fois plus grand que celui qui est actuellement implanté, des boutiques devraient enrichir l’offre. Toutefois, il reste encore un certain nombre de choses à préciser avant que ce projet ne se concrétise. Nous attendons donc une ouverture à l’horizon 2023. Mey zieu ne pourrait-elle pas manquer de foncier à

On ne souhaite pas que notre ville soit demain aussi dense que des communes comme Lyon, Vénissieux ou encore Villeurbanne

l’avenir pour faire face à ce développement rapide ? Non, le foncier n’est pas un problème. Il faut avant tout savoir que Meyzieu est l’une des plus grandes communes de la Métropole. Sa superficie est même la troisième après celles de Lyon et de Saint-Priest. Mais notre ville est très peu dense par rapport à la moyenne de l’agglomération, puisqu’elle totalise 2 300 hectares, dont environ 400 hectares dédiés aux activités industrielles et 800 hectares de zones agricoles et protégées. On ne souhaite d’ailleurs pas que notre ville soit demain aussi dense que des communes comme Lyon, Vénissieux ou encore Villeurbanne. Meyzieu est et doit rester une ville de taille intermédiaire. Ceci étant dit, nous avons encore de la marge et, pour développer le foncier d’activités à l’avenir, nous envisageons notamment de densifier la zone industrielle d’origine. Plusieurs entreprises, qui sont déjà installées ici, ont gardé des réserves foncières, que certaines ont commencé à céder.

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Le Parc industriel des Gaulnes Extension de la zone industrielle Mey zieu-Jonage, qui réunit 200 entreprises et quelque 5 000 emplois à l’Est de Lyon, le Parc industriel des Gaulnes rencontre un succès réel avec l’accueil de nombreux programmes d’immobilier d’entreprises et de sociétés de divers secteurs d’activité. Avec une superficie totale de 137 hectares, dont 109 hectares de terrains cessibles aux entreprises, avec des parcelles totalisant un minimum de 5 000 m², le Parc des Gaulnes apporte une nouvelle impulsion au territoire industriel de Meyzieu-Jonage. Destiné à accueillir des activités industrielles, scientifiques et tertiaires, il bénéficie notamment d’une excellente desserte routière et autoroutière. En liaison avec l’A 46, la rocade de contournement de Lyon-Est, il est également connecté à l’A 432, qui dessert l’aéroport LyonSaint Exupéry. Le Parc des Gaulnes peut aussi compter sur des liaisons ferrées qui le mettent à moins de 30 minutes de la Part-Dieu, avec la ligne de tramway T3, et à 15 minutes de Saint Exupéry par la liaison Rhônexpress.

Fort de ces atouts, le Parc des Gaulnes a déjà séduit de nombreuses sociétés comme Mylan production (pharmaceutique), Norbert Dentressangle (transport), le centre de formation technique de Veolia Environnement, Würth Elektronik, AREDEM (cosmétiquepharmaceutique). Un restaurant interentreprises, une crèche et un pôle de services ont été ajoutés au programme pour favoriser la bonne intégration des salariés. Dans la foulée de ces premiers occupants, d’autres sont attendus avec la réalisation de programmes immobiliers, qui doivent proposer des solutions aux entreprises désireuses de se développer ou de rejoindre le site. Ainsi, le parc d’activités M by Proudreed, situé au cœur de la ZAC des Gaulnes, dans le Multiparc du Grand Large, se compose de sept bâtiments d’une surface de 19 000 m2, sur une parcelle de plus de 3,5 hectares. Dans le même temps, le parc d’affaires Sunstone se développe sur 5,7 hectares, avec 30 000 m2 de bureaux et un hôtel deux étoiles Kyriad de 80 chambres, avec salles de séminaires.

Les intervenants Métropole de Lyon Villes de Meyzieu et de Jonage SERL Proudreed pour la réalisation du parc d’activités M by Proudreed Bouygues Immobilier pour la réalisation du parc d’affaires Sunstone et ses 14 bâtiments répartis en 6 lots

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LYO N - S U D I N T E RV I E W

Frédéric Laroche

« Enclencher une dynamique et remettre le territoire en mouvement » Directeur de la mission Vallée de la chimie à la Métropole de Lyon, Frédéric Laroche dresse le bilan de la première phase de l’Appel des 30, et évoque la seconde phase, concrétisée par la désignation des lauréats fin avril.

Quel bilan tirez-vous de la première phase de l’Appel des 30 ? Sur la première édition, qui a été lancée en 2014, nous avons trois projets en gestation. Le premier est porté par Jontrans, une entreprise de Corbas qui intervient dans le transport et la logistique de matières dangereuses. C’est un prestataire des chimistes implantés sur la Vallée de la chimie, qui va développer un site sur un foncier de 2,5 hectares qui est libéré par Solvay Belle Etoile. On est actuellement en cours de défrichement et de déconstruction. On peut donc espérer l’ouverture de l’activité en 2018, avec 20 à 25 salariés sur site. Le deuxième projet porte sur un foncier de 3 hectares au nord de la raffinerie de Feyzin. Cette fois, il s’agira de dépollution des terres par phytoremédiation et, comme la location du foncier est actée avec le Grand Lyon, on peut espérer un démarrage rapide du projet. Enfin, il y a un projet de programme immobilier sur le foncier Sous Gournay à Feyzin. Il est porté par un groupement associant la SERL et em2c, qui prévoient la création d’un parc d’activités d’environ 40 000 m2. Les premières livraisons de bâtiment sont attendues pour fin 2018/début 2019. Au final, on constate donc qu’il y a une certaine inertie en termes de délais, mais c’est tout à fait classique sur ce type de fonciers.

N’est-ce pas un peu décevant au regard de l’importance des fonciers qui étaient proposés ? Certes, cela représente seulement un tiers du gisement foncier qui était mis en jeu en 2014, mais nous savons tous très bien que ce territoire est compliqué pour faire sortir des projets. Nous en sommes conscients à la Métropole et les industriels propriétaires des fonciers également. Cette difficulté tient avant tout au contexte économique, qui n’est pas favorable à l’émergence de projets industriels dans l’Hexagone. Elle est renforcée par le contexte particulier de la Vallée de la chimie, où nous devons faire face à des handicaps forts : la pollution des sols et les risques technologiques générés par les sites Seveso. Il y a des contraintes, donc des coûts dans les business model des projets, qui rendent leur concrétisation encore plus difficile. Ceci étant dit, on ne s’attendait pas à combler l’ensemble des fonciers proposés. L’objectif était avant tout d’enclencher une dynamique et de remettre le territoire en mouvement en mobilisant l’ensemble des acteurs. Et de ce côté-là, nous avons tout lieu d’être satisfaits. L’édition 2016 de l’Appel des 30 est-elle clairement différente de celle qui avait été lancée deux ans plus tôt ? Il y a en effet quelques nouveautés

Avec une vingtaine de dossiers, nous pensons que nous devrions avoir une douzaine de lauréats

notables. Nous avons notamment élargi le champ pour trouver de nouveaux types de projets. Nous avons présélectionné 27 dossiers fin octobre 2016. Les candidats ont ensuite été invités à déposer des projets avant la fin du mois de février 2017 et nous avons abouti à 20 dossiers. Certains porteurs de projets se sont regroupés, car leurs dossiers pouvaient être complémentaires, d’autres ont choisi de se retirer. C’est notamment le cas sur le volet photovoltaïque, où nous sommes passés de 12 candidats à 9. Nous sommes maintenant dans la phase d’analyse de ces projets, ce qui devrait nous amener à une désignation des lauréats fin avril. Combien de dossiers devraient aboutir au final ? Avec une vingtaine de dossiers, nous pensons que nous devrions avoir une douzaine de lauréats. Typiquement sur la filière photovoltaïque, on ne va pas retenir tous les projets, mais nous sommes assez confiants sur la concrétisation de ceux qui seront choisis. Au final, nous espérons que nous aurons à terme 6 à 8 projets qui se réaliseront.

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Une unité pilote pour traiter les sols pollués Alors que la deuxième phase de l’Appel des 30 est d’ores et déjà bien engagée, une société lyonnaise spécialisée dans le traitement des sols pollués s’apprête à concrétiser le projet présenté lors de la première édition. Un peu plus de deux ans après le lancement de la première édition de l’Appel des 30, les premiers projets industriels s’apprêtent à sortir de terre. L’un des deux dossiers les plus avancés prévoit l’implantation d’une plateforme de traitement des sols pollués par phytoremédiation sur 3 ha. Porté par Serpol, une société installée à Vénissieux, ce projet viendra très bientôt enrichir le tissu industriel de la Vallée de la chimie en lui donnant une touche environnementale. Sur ce foncier voisin de la raffinerie de Feyzin, l’entreprise, qui emploie 130 personnes dans l’Hexagone, réparties sur quatre sites, va travailler à la dépollution des terres souillées

par les hydrocarbures en utilisant des végétaux. Le procédé employé, baptisé Phytosol, est basé sur le développement du système racinaire des plantes et surtout sur la capacité des bactéries qui s’y trouvent à biodégrader les polluants organiques. Véritable alternative aux techniques conventionnelles, ce système innovant n’engendre aucune nuisance, qu’elle soit sonore ou visuelle. L’investissement lié à sa mise en œuvre a été évalué à 1,3 M€, mais il ne devrait générer que trois créations d’emplois. L’ouverture du site, qui devrait être capable de gérer quelque 30 000 tonnes de matériaux par an, est prévue pour 2018. Une fois en service, cette unité de phytoremédiation comprendra deux zones : un premier secteur sera dédié aux contrôles réglementaires et à l’admission des matériaux, tandis qu’un second secteur sera réservé à la préparation des terres et à leur traitement.

Les intervenants La Métropole de Lyon Les communes de Feyzin, PierreBénite, Saint-Fons, Solaize Les entreprises Air Liquide, Total, Engie, IFP Energies Nouvelles, Arkema, BASF, Bluestar Silicones, Kem One, Novacap, Sanofi, Solvay, Sita Suez Environnement La Région Auvergne - Rhône-Alpes L’Etat Les partenaires financiers : le groupe Caisse des Dépôts, BPI France, Total Développement Régional, SOMUDIMEC, l’Ademe Les pôles de compétitivité Axelera et Tenerrdis La plateforme d’innovation collaborative Axel’One L’Union des Industries Chimiques au niveau national et l’UIC RhôneAlpes L’Aderly

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LYO N - N O R D I N T E RV I E W

Max Vincent

« Techlid est le pôle tertiaire d’équilibre de la Métropole de Lyon » Maire de Limonest et vice-président de Techlid, Max Vincent loue la qualité environnementale de la technopole verte de l’agglomération lyonnaise. Et appelle les acteurs à se mobiliser pour assurer une desserte optimale de la zone, cruciale pour son développement.

Dans quelle mesure Limonest et le parc Techlid bénéficient-ils du dynamisme exceptionnel affiché depuis plusieurs années par la Métropole de Lyon ? Nous bénéficions naturellement de cette dynamique, car il y a une excellente synergie entre la mairie de Limonest, l’Aderly et la direction du développement économique de la Métropole. Nous mettons vraiment tous les moyens en œuvre pour attirer de bons prospects. A la fois au travers de la construction de nouveaux bâtiments de dernière génération, mais aussi avec la rénovation de sites anciens qui n’étaient plus aux normes attendues par les entreprises aujourd’hui. J’en veux pour preuve le nouveau tènement que nous avons dégagé avec la démolition des anciens bâtiments de stockage de Darty, où nous avons installé le nouveau siège de Blédina et de Danone Nutricia Africa & Overseas. Implanté sur un domaine de 1,4 hectare, l’immeuble, baptisé Linux, totalise plus de 11 000 m2 de surfaces de bureaux et pourra accueillir quelque 350 personnes. Il a été réalisé par Bouygues Bâtiment Sud-Est et DCB International. Danone, avant de venir à Limonest, a visité plusieurs sites. Qu’est-ce qui a fait la différence selon vous ? Il y a tout d’abord la qualité environnementale. Techlid est unanimement

désigné comme la technopole verte de l’agglomération lyonnaise, installée à quelques kilomètres des Monts d’or. Nous sommes parvenus à créer une marque Techlid. C’est une zone qui a une véritable identité et c’est ce qui fait sa force. C’est en partie ce qui fait de Techlid, le pôle tertiaire d’équilibre de la Métropole de Lyon. L’avenir de Techlid passe-til invariablement par ce que les architectes et urbanistes appellent « la reconstruction de la ville sur la ville » ? Oui, nous serons, en effet, obligés d’en passer par là dans les années à venir. De toute façon, il faut bien admettre que Techlid ne pourra pas s’étaler indéfiniment, car nous sommes limités par le foncier. D’ailleurs, il y a d’ores et déjà des bâtiments qui doivent être rénovés. C’est incontestable mais cela ne doit pas être considéré comme un handicap. Certes, les premiers immeubles de bureaux qui ont été construits à Limonest dans les années 1980 ne peuvent plus être commercialisés en l’état. Mais les professionnels de l’immobilier savent faire des choses formidables aujourd’hui. Prenez l’exemple de l’immeuble Bull. Il a été entièrement rénové et le résultat est magnifique. La question de la desserte de Techlid par les transports en commun ne reste-t-elle pas le gros point noir, qui pourrait

Il y a d’ores et déjà des bâtiments qui doivent être rénovés

décourager des entreprises en quête d’un lieu d’implantation ou d’extension ? Si, c’est indéniable et il doit absolument être réglé sous peine de remettre en cause le travail énorme qui a été réalisé jusque-là par l’ensemble des acteurs qui travaillent au développement de Techlid. Nous avons d’ailleurs attiré l’attention du Sytral à plusieurs reprises sur le Nord-ouest de l’agglomération, qui est un peu le laissé pour compte du territoire métropolitain. Ceci étant dit, avec le déclassement de l’autoroute A6 - A7, nous allons en profiter pour avoir une ligne directe beaucoup plus rapide en direction du centre de Lyon. Il faut vraiment une ligne forte partant de Limonest. Je rappelle que nous avons déjà beaucoup travaillé avec les entreprises sur les modes de transport et en particulier sur l’augmentation des fréquences entre la gare de Vaise, où aboutit la ligne D du métro, et la zone de Techlid. Le point noir se situe entre 8 h 15 et 8 h 40, ainsi qu’en fin de journée également, à l’heure où les bureaux se vident.

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Le Parc du Puy d’Or poursuit sa montée en puissance Situé sur la zone de Techlid, à laquelle il a donné un nouvel élan, le Parc du Puy d’Or offre encore quelques fonciers exceptionnels au nord de l’agglomération lyonnaise. Mais les dernières parcelles seront bientôt toutes commercialisées. Implanté dans un environnement de qualité, le Parc du Puy d’Or étend, depuis 2010, ses 21 hectares sur la zone de Techlid. Bénéficiant de services multiples (restaurants, hôtels, crèches, commerces…), la ZAC du Puy d’Or, sur laquelle plus de 100 000 m2 de surfaces tertiaires et d’activités seront développés à terme, accueille d’ores et déjà des signatures prestigieuses, comme LDLC, Sopra, Dimo Gestion, Carl Software… Cette forte présence des sociétés du secteur informatique est d’ailleurs à l’origine du nom qui a été accolé au Puy d’Or, que beaucoup appellent désormais Limonest Valley. « Aujourd’hui, 70 % de la ZAC sont achevés », affirme Max Vincent. Mais des livraisons récentes, ou à venir, comme notamment le programme

Plug&Play de DCB International ou Les Terrasses des Bruyères, viennent encore compléter la richesse du site et renforcer sa diversité. Ainsi, après le chocolatier Sève, un très grand joaillier de la place de Lyon a décidé de s’installer, prenant à la fois des locaux d’activités et des bureaux. « D’autres prospects sont encore attendus, car c’est l’un des derniers grands fonciers dont dispose la zone de Techlid », ajoute le maire de Limonest. Véritable pôle d’attraction, le Puy d’Or, qui devrait rassembler quelque 3 000 salariés à terme, a néanmoins su garder sa dimension environnementale. Plus de 3,8 hectares sont dédiés à une trame verte, au gré de laquelle les salariés employés sur le site peuvent se promener à l’heure du déjeuner. « Nous avons conservé une zone humide, pour que le Parc continue de marier les avantages d’un site tourné vers la technologie avec ceux d’un lieu de vie, où il fait bon travailler », conclut Max Vincent.

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OUEST RHODANIEN / TARARE I N T E RV I E W

Bruno Peylachon

« La création d’emplois reste notre priorité » Maire de Tarare et vice-président de la Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien (COR), en charge du développement économique, Bruno Peylachon se réjouit de l’installation prochaine de Boiron. Mais il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Son territoire entend développer du foncier pour accueillir des entreprises, notamment du secteur de la logistique. Quelles sont les ambitions de votre territoire, marqué en profondeur par son passé textile ? Nous sommes entrés depuis quelques temps dans une période de renouveau de notre territoire grâce à l’achèvement de l’A 89. Dans la foulée, la liaison entre l’A 89 et l’A 6 renforce son attractivité, en raison de sa position géographique stratégique qu’il peut enfin exploiter pleinement. Nous souffrions jusque-là d’un manque de liaisons autoroutières qui enclavait notre territoire, alors qu’il est à la jonction des axes nord/sud et est/ouest de l’Hexagone. J’ajoute qu’il y a désormais une véritable volonté politique, qui vise à mettre en œuvre une stratégie volontariste pour favoriser le développement économique de l’ensemble du territoire de la Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien et, finalement, de tout le grand ouest lyonnais. Qu’est-ce qui pourrait encore freiner le développement de la COR ? Tous les clignotants sont au vert et la seule chose qui pourrait réellement limiter le développement de notre territoire tient au relief, qui réduit le nombre de fonciers disponibles. Car nous ne voulons pas que ce développement se fasse en consommant des terres agricoles. Nous allons donc travailler à la production de nouveaux fonciers, en réhabilitant et requalifiant des friches

industrielles, chaque fois que ce sera possible, à l’image du travail que nous avons déjà engagé à Tarare. Mais c’est réellement le seul obstacle, car je m’aperçois que les chefs d’entreprise ou les porteurs de projets ont bien compris tout l’intérêt de notre positionnement géographique. Aujourd’hui, nous recevons des demandes d’implantation intéressantes. A l’image de Boiron ? En effet, les laboratoires Boiron vont s’installer à l’est de Tarare, sur le territoire de la commune des Olmes. Le permis de construire a été signé il y a quelques jours et les travaux devraient débuter en milieu d’année. Nous pouvons donc imaginer que la livraison sera effective à la fin de l’année 2018. Cette implantation est un peu le symbole du renouveau économique de notre territoire, c’est incontestablement un élément d’image très fort. Boiron ne sera pas le seul moteur de notre territoire. En dépit des fermetures dans l’industrie textile, de très belles entreprises sont encore installées ici. A commencer par les sociétés Gerflor et Malerba, qui emploient toutes deux plus de 600 personnes dans leurs usines respectives. Dans quelle direction allez-vous orienter votre prospection à l’avenir ? Nous sommes de plus en plus sollicités par des entreprises de logistique,

Nous sommes de plus en plus sollicités par des entreprises de logistique

qui souhaitent s’installer à l’est de Tarare pour bénéficier de la nouvelle desserte autoroutière que j’évoquais précédemment. En dépit des critiques que peuvent émettre certaines personnes, qui ont une image totalement dépassée de la logistique, plusieurs centaines d’emplois sont à la clé. Pour l’heure, rien n’est signé, mais nous avons une lettre d’intention d’une entreprise française qui pourrait prendre à elle seule entre 15 et 20 hectares et créer 350 emplois. Disposez-vous des opportunités foncières suffisantes pour de tels projets ? Le foncier est effectivement un problème majeur. Cependant, nous avons quand même quelques beaux tènements disponibles très rapidement. A l’ouest de Tarare, nous disposons d’environ 40 hectares permettant d’accueillir deux gros projets. Sur le secteur de Thizy, nous avons également un foncier d’une vingtaine d’hectares. De toute façon, la priorité reste la création d’emploi, quel que soit le secteur d’activité concerné et nous ferons le nécessaire pour relever ce défi.

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Tarare : une nouvelle vie pour les anciens sites de l’industrie textile Fermés après avoir longtemps symbolisé la force de l’industrie textile sur le bassin de Tarare, trois sites historiques s’apprêtent à revivre, ouvrant de nouvelles possibilités d’accueil pour les entreprises at tirées par ce territoire en plein renouveau. A Tarare et dans tout le bassin de la Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien, l’heure est à la conquête de nouveaux fonciers pour disposer d’une offre susceptible d’attirer de nouvelles entreprises. Un travail de longue haleine, que les élus du territoire ont choisi de centrer sur la réhabilitation et la requalification de friches industrielles. Ainsi, les fonciers occupés auparavant par les sociétés textiles Thivel, Teintureries de la Turbine et Bel Air sont-ils au centre des préoccupations des élus tarariens. Première étape de ce long processus, les terrains ont été rachetés par la Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien et par l’Etablissement Public Foncier de

l’Ouest Rhône-Alpes (Epora). « Nous avons acquis le tènement Thivel et l’Epora a repris les deux autres sites », indique Bruno Peylachon. Dans la foulée, les acteurs du dossier vont maintenant se lancer dans une deuxième phase consacrée cette fois à la démolition des bâtiments. Pour le site Thivel, les travaux devraient débuter au mois de juin 2017, tandis que les bâtiments des Teintureries de la Turbine seront démolis à partir de l’automne. Ce sera le début d’une première opération sur le long terme, puisqu’il est question aujourd’hui de 6 à 12 mois de travaux. Ensuite, les collectivités et leur bras armé engageront une troisième étape, qui devrait être encore plus longue avec la phase de dépollution des sites. La livraison des terrains est attendue à l’horizon 2020, avec l’ambition d’accueillir de nouvelles entreprises, mais aussi de fournir des opportunités pour les sociétés déjà installées sur le bassin et en quête de foncier pour se développer.

Les intervenants Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien Etablissement Public Foncier de l’Ouest Rhône-Alpes SMADEOR (Syndicat Mixte d’études d’Aménagement et de Développement Economique de l’Ouest Rhodanien)

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VILLEFRANCHE-BEAUJOLAIS I N T E RV I E W

Daniel Faurite

« L’avenir, c’est le projet de l’Ile Porte »

© DOMINIK FUSINA

Avec sa situation géographique idéale, la Communauté d’agglomération de Villefranche-sur-Saône, composée d’Arnas, Gleizé, Limas et Villefranche-sur-Saône, reste un territoire très apprécié des entreprises. Daniel Faurite, président de l’Agglo Villefranche Beaujolais Saône, présente les grands projets immobiliers en cours.

Comment avance le projet de revitalisation de la ZI Nord ? La ZI Nord, située sur la commune d’Arnas, est un espace de 25 hectares. Après la fermeture des usines Ontex et Hartmann, nous avons décidé de mener une requalification de la zone pour favoriser un retour et un maintien de l’emploi sur ce site. Avec le soutien de l’Epora, nous avons requalifié les bâtiments existants implantés sur un espace de 8 hectares. Le Comptoir des Fers, une entreprise de négoce en matériaux pour le bâtiment, a pris possession de son nouveau bâtiment, en façade de l’avenue de Joux devant l’ancien site d’Ontex. Nous venons de signer pour 20 000 m2 de bâtiments avec une entreprise locale de fabrication de menuiserie aluminium et PVC et nous sommes en négociations avancées avec plusieurs sociétés de production. Ce sont des entreprises qui se développent et qui ont besoin de surfaces supplémentaires. Sans cette opportunité, il y avait un risque réel de délocalisation. La requalification-revitalisation de la ZI Nord est une vraie satisfaction. Nous n’avons plus qu’environ 2 000 m2 de locaux d’activités à commercialiser. C’est aussi sur ce site que nous développons un pôle numérique (lire par ailleurs). Le succès de cet te opération montre à quel point le foncier est recherché sur votre territoire ? Oui, nous manquons de foncier sur notre agglomération très attractive.

La demande est forte et nous n’avons clairement pas assez de terrains industriels à offrir. Notre situation géographique exceptionnelle séduit les entreprises. Nous sommes à proximité immédiate de l’axe autoroutier ParisLyon et notre bassin de vie constitue l’ouverture Nord de la métropole lyonnaise. Depuis le 1er janvier 2016, nous avons rejoint le pôle métropolitain avec lequel nous avons d’ailleurs toujours fait le choix de travailler plutôt que de chercher à nous isoler. Quel autre grand projet va permet tre de bâtir l’agglomération sur le long terme ? Il s’agit du projet de l’Ile Porte, à Arnas, que nous avons entériné en février dernier lors d’un conseil communautaire. A côté du diffuseur Nord de l’A6, nous avons un espace de 59 hectares, dont 46 sont à aménager. Ces 46 hectares se composent de 23 hectares d’espaces publics, espaces verts, voiries et dessertes ; et de 23 hectares commercialisables. Ces surfaces commercialisables représentent 122 000 m2 de surfaces de plancher, dont 113 000 m2 pour des activités économiques et 9 000 m2 de logements. Pouvez-vous détailler la programmation économique envisagée ? Au cœur du secteur dit de l’Ave Maria, nous voulons développer des hôtels et des commerces de proximité sur 2 hectares. Nous implanterons éga-

C’est le grand projet de notre agglomération qui va s’échelonner jusqu’en 2030

lement un pôle éco-construction sur 4,7 hectares, ainsi qu’un quartier des entreprises sur 10 hectares offrant des surfaces évolutives. Nous réservons un tènement de 2,3 hectares à l’accueil d’un grand compte. En façade autoroutière, nous pensons que ce terrain peut convenir pour implanter le siège social d’une entreprise au rayonnement national. Ce projet est donc majeur pour le développement du territoire ? C’est le grand projet de notre agglomération qui va s’échelonner jusqu’en 2030. Cette opération représente un investissement de 31 M€. Nous allons lancer les procédures, notamment pour le choix de l’aménageur. En 2019, nous devrions pouvoir débuter les travaux d’aménagement et la commercialisation.

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Le pôle numérique accueille les entreprises 2.0 Dédié aux entreprises du numérique, ce pôle prend place sur 1 200 m2 dans l’ancien siège social réhabilité d’Ontex. Ouverture prévue fin 2017. E-cité, pépinière d’entreprises du e-commerce créée en 2012 avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Beaujolais, est installée depuis 2014 dans des locaux provisoires. Il s’agit de la partie usine de l’ancien site industriel Ontex où sont hébergées les sociétés Décotaime (produits pour la décoration de la maison), Kitcheneo (ustensiles de cuisine), E-Miroiterie (miroiterie surmesure), Atelier A3D (conception et impression 3D), ATB (bijoux fantaisie), 5 Doigts (chaussures minimalistes), KV Events (stockage de matériel d’événementiel). Sur place, la pépinière offre des services mutualisés avec une zone de stockage, un studio photo… En novembre prochain, ces entreprises emménageront dans un autre bâtiment d’Ontex qui fait l’objet d’une réhabilitation. Ce bâtiment a vocation à devenir un pôle numérique. Pour les

entreprises en lien avec ce secteur d’activité, 1 200 m2 de bureaux, répartis sur 3 plateaux de 400 m2, sont proposés à la location. « Nous voulons créer des synergies, favoriser les rencontres, permettre le développement d’un éco-système numérique », ambitionne Daniel Faurite. L’atelier A3D est un bon exemple de ce que les entreprises du numérique peuvent apporter au tissu économique local. « Impression numérique en trois dimensions, découpage laser, fraisage numérique, coworking numérique sont les services proposés. Une entreprise peut ainsi fabriquer un prototype, réaliser de petites séries, réfléchir à la mise en œuvre d’un produit, accompagnée par des prestataires compétents », souligne le président de l’Agglo Villefranche Beaujolais Saône qui espère bien attirer d’autres pépites dans son futur pôle numérique. Le site pourrait également accueillir, à terme, les rendez-vous web marketing proposés par la CCI Beaujolais sur les sujets liés à la net-économie.

Les intervenants Maîtrise d’ouvrage : Agglo Villefranche Beaujolais Saône Maîtrise d’œoeuvre : Agence Philippe Reach Architecte : Agence Philippe Reach

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SAINT-ETIENNE MÉTROPOLE I N T E RV I E W

Pascal Hornung

« Châteaucreux permet la tertiairisation de l’économie stéphanoise » Mise en place depuis 2007, la ZAC Châteaucreux poursuit sa mue pour s’affirmer comme le quartier d’affaires de Saint-Etienne. L’Etablissement Public d’Aménagement de Saint-Etienne (Epase) en est l’aménageur. Son directeur, Pascal Hornung, explique le projet.

Châteaucreux est l’une des requalifications de quartier les plus emblématiques de SaintEtienne… Avec le quartier Manufacture PlaineAchille qui a pour vocation de créer le tissu économique du futur. Nous avons ces deux ZAC à dominantes économiques affirmées. A Châteaucreux, on crée un quartier d’affaires, en cherchant la mixité, qui permet une plus grande tertiairisation de l’économie stéphanoise. Les missions qui nous ont été confiées portent sur l’accélération de la revitalisation de SaintEtienne et également la nécessité de conforter le deuxième pôle économique de l’aire stéphano-lyonnaise. Notre action se concrétise par des interventions fortes sur l’urbanisme pour attirer les entreprises, les ménages… Comment se restructure ce quartier de la gare ? Auparavant, ce quartier était entouré, au nord, de sites industriels, pour certains déclinants ou déjà abandonnés ; au sud, de beaucoup d’entrepôts de la Sernam, d’activités industrielles - l’usine Weiss -, et puis le long de la rue de la Montat, de nombreux locaux du groupe Casino. Jusqu’ici, nous avons beaucoup développé le sud de la zone d’aménagement concerté, en contact direct avec la gare et le principal pôle multimodal de la communauté urbaine. Au nord du faisceau ferro-

viaire, l’ambition est de développer un nouveau quartier d’habitat. D’autant plus que la nouvelle ligne de tramway va continuer au-delà de la gare. Comme Saint-Etienne est une ville qui a peu de pavillonnaire, nous allons faire de l’individuel groupé et rapprocher les deux quartiers. Quelles ont été les étapes majeures de cette transformation ? Le premier élément fort, antérieur à notre création, a été le déménagement en 2004 du siège de Casino et son installation sur 36 000 m2 au sein de ce qui sera la future ZAC. Dans la même période, l’agglomération a mis en place le tramway desservant la gare TGV. En 2007, lorsque l’Epase a été créé, nous avons aussitôt enchaîné avec la création d’une ZAC. Au même moment, l’agglomération a bâti son siège, Cité Grüner. La ZAC que nous avons créée témoignait des objectifs que nous nous fixions collectivement (ndlr : Ville, Etat et Epase) pour transformer le quartier. Nous avons changé son image, aidés par nos confrères de l’Epora. Après la création de la ZAC, nous avons vendu les premières charges foncières qui ont engendré les immeubles Horizon A et B, le long de la voie ferrée (ndlr : 16 000 m2, le long de l’Esplanade de France, dédiés aux commerces et bureaux). Nous avons également vendu les charges foncières pour l’accueil du centre national du Chèque emploi service

Les missions qui nous ont été confiées portent sur l’accélération de la revitalisation de SaintEtienne

universel. Et récemment, nous avons vendu les charges foncières ainsi que les terrains sur l’îlot Poste-Weiss, en face de la gare. Ce programme de 25 000 m2 va accueillir 14 500 m2 de bureaux, mais aussi deux hôtels, deux immeubles de logements et des commerces en rez-de-chaussée. Nous avons enfin cédé le bâtiment qui accueille le programme Actemium, une filiale de Vinci Energies. Quels sont les autres quartiers stéphanois sur lesquels vont intervenez ? Les deux quartiers Pont de l’Âne-Monthieu - le projet Steel en fait partie ainsi que la reconfiguration de l’entrée de ville lorsque l’on vient de Lyon et de Paris par l’autoroute A47 et le TGV. Nous intervenons aussi sur des quartiers anciens dans l’hyper-centre, notamment le quartier Jacquard. Nous avons voulu réduire l’habitat insalubre, en portant notre action sur les immeubles les plus dégradés que nous réhabilitons.

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Actemium s’installe dans un ancien bâtiment Casino Trois entreprises stéphanoises, sous la bannière de Vinci Energies, vont bientôt se regrouper dans le bâtiment Actemium, l’ancien siège de Casino Cafétéria, situé rue de la Montat au sein de la ZAC Châteaucreux. La livraison est prévue en juin prochain. L’investissement sera de 5 M€. Dans la ZAC Châteaucreux, au 70, rue de la Montat, se trouvait l’ancien siège de Casino Restauration. Le bâtiment est en train d’être transformé pour accueillir la société Actemium, la filiale du groupe Vinci Energies dédiée au process industriel. L’entreprise a souhaité regrouper en un même lieu l’ensemble de ses activités aujourd’hui présentes sur trois sites différents (les sociétés Courbon, Actemium, Sofraden). L’ancien siège de Casino Restauration, aménagé par l’Etablissement Public d’Aménagement de Saint-Etienne (Epase), a répondu au cahier des

charges complexe et très spécifique (besoins en stationnement, mixité des fonctions entre bureaux, locaux d’activité, stockage…) d’Actemium. Le projet repose sur la réhabilitation du bâtiment de bureaux préexistant de 2 650 m² et la construction d’une extension, un grand atelier de 1 150 m2. A noter que le terrain bénéficie d’une superficie de 6 400 m2. Cette installation représente près de 160 emplois supplémentaires localisés dans le quartier d’affaires stéphanois. Le bâtiment, vide depuis deux ans, avait été racheté par l’Epase. La structure a revendu le lot pour plus de 1,5 M€ à Vinci Energies. La filiale du groupe Vinci Construction France, Novelige, assure les travaux de réhabilitation et de construction, commencés à l’automne 2016 et qui devraient s’achever à la fin du printemps 2017. Le coût total de cette opération (achat et travaux) s’élève à 5,4 M€.

Les intervenants L’Etablissement Public d’Aménagement de Saint-Etienne, né en 2007 d’un partenariat entre l’Etat et les collectivités locales (Ville de Saint-Etienne, Saint-Etienne Métropole, Conseil général de la Loire, Région Rhône-Alpes), gère des opérations d’intérêt national. Il est l’aménageur du quartier d’affaires de Châteaucreux. La société Actemium propose à ses clients d’améliorer leur performance et leur compétitivité industrielle, au travers d’une assistance en conduite et contrôle des procédés, électricité, génie mécanique. Filiale de Vinci Construction France, Novelige réalise le montage d’opérations dans le domaine de l’immobilier d’entreprises pour trois types de produits : bureau, industriel et logistique.

© NOVELIGE

LE PROJ E T

LE BÂTIMENT ACTEMIUM S’INSCRIT DANS LE QUARTIER D’AFFAIRES STÉPHANOIS EN PLEIN ESSOR 76 P72-92.indd 76

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SAINT-ETIENNE MÉTROPOLE I N T E RV I E W

Jean Guillet

« Actuellement, nous avons 150 conventions dans la Loire »

© FB

Dans le programme de réhabilitation de la friche Bergson, menée par la municipalité stéphanoise, l’Établissement public foncier de l’ouest Rhône-Alpes (Epora) est intervenu dans le protoaménagement, afin de rendre le terrain constructible. Rencontre avec Jean Guillet, directeur général de l’Epora.

Après plus de 20 ans d’abandon, pourquoi la friche Bergson fait-elle aujourd’hui l’objet d’une réhabilitation ? L’histoire de cette friche commence avec l’élection de Gaël Perdriau, en 2014. Le maire avait l’intention de remettre au propre un certain nombre de dossiers ou de bâtiments dégradés. Une négociation a été menée par Saint-Etienne pour racheter un ensemble d‘éléments de patrimoine au groupe Cité Nouvelle. Par notre intermédiaire, la Ville a racheté une dizaine de biens. Comment avez-vous procédé ? Nous finançons les acquisitions et les démolitions que nous revendons après à la Ville. La friche de Bergson comprend l’ancien bâtiment du Progrès, de l’habitat et une autre entreprise, DTF (Diffusion Technique Française). Le déménagement de cette dernière a nourri un projet plus intéressant. Nous intervenons jusqu’à rendre un terrain utilisable après nos travaux. Le programme mis en place en remplacement est fixé par la Ville. Quelles vont être les différentes phases avant livraison du terrain constructible ? Nous avons engagé la première phase, la démolition, qui comprend une partie désamiantage. Il va falloir ensuite que nous nous occupions de la dépollu-

tion. A priori, les premiers diagnostics que nous avons réalisés montrent que ce n’est pas très pollué. Cela devrait être assez rapide. Pour autant, nous saurons la nature et la quantité de pollution à traiter après la démolition et le retirement de toutes les dalles. Par la suite, la Ville va aménager la voirie pour délimiter les espaces, puis lancera son projet immobilier par une consultation de promoteurs. Quelles vont être les prochaines opérations menées par l’Epora ? Pour l’heure, nous avons 450 conventions sur l’ensemble du périmètre des trois directions territoriales (Loire, Rhône/Isère, Drôme/Ardèche). Ce qui représente environ 150 conventions signées dans la Loire. Nous avons un très vaste programme avec la Ville et la communauté urbaine de SaintEtienne sur toute une série de dossiers. Ce qui représente environ plus de la moitié de l’activité de l’Epora sur le territoire ligérien. Dans le quartier de la Rivière, à Saint-Etienne, nous allons démolir et requalifier plusieurs immeubles pour le compte du bailleur social. Il s’agit de la troisième opération menée avec Cité Nouvelle qui verra, en 2017 et 2018, la démolition de deux immeubles et d’une tour de 15 étages. Nous avons également un projet Boulevard des Mineurs, au dessus de l’Opéra de Saint-Etienne. Trois immeubles appartenant à Métropole

Nous n’intervenons pas sur tout. Nous sommes légitimes pour intervenir sur des requalifications de friches industrielles, sur des restructurations urbaines

habitat vont être vidés. Nous avons aussi un projet économique important qui prendra place à Firminy. Et nous sommes en plein dans la négociation pour finir d’acquérir le site Duralex à Rive-de-Gier. Vous engagez-vous lors de chaque sollicitation d’une collectivité ? Nous ne disons pas oui à chaque fois, mais on essaie de ne jamais trop dire non. Nous n’avons pas de raisons de refuser dès lors que la demande prend place dans un cadre raisonnable. Nous n’intervenons pas sur tout. Nous sommes légitimes pour intervenir sur des requalifications de friches industrielles, sur des restructurations urbaines. Pour autant, nous sommes en train de réfléchir à élargir un peu plus le spectre de nos interventions pour répondre au mieux aux demandes des collectivités qui apprécient notre action.

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De la friche Bergson à la naissance d’un îlot Les travaux de démolition de la friche industrielle Bergson à Saint-Étienne ont débuté début 2017. A terme, la Ville souhaite voir s’ériger un programme d’habitat, des espaces verts et la constitution d’une nouvelle artère pour faire communiquer deux quartiers stéphanois. L’investissement est évalué à plus d’1 M€. Depuis près de 25 ans, le quartier Bergson abritait une friche industrielle. Le tènement de 6 500 m2 comprend les anciens locaux de l’imprimerie du Progrès, l’ancienne usine DTF (Diffusion Technique Française) et la maison Meli, pour laquelle une procédure d’utilité publique a été menée par la Ville de Saint-Etienne pour obtenir sa propriété. Les bâtiments du Progrès et de DTF, d’une superficie de 3 700 m2, avaient subi des dégradations dues à des squatteurs et divers incendies. La maison Meli

s’étale, quant à elle, sur 109 m2. Des travaux de désamiantage ont été réalisés à l’automne 2016. Après la démolition des bâtiments, la purge des dallages et des fondations sera effectuée au premier semestre 2017. La municipalité stéphanoise entreprendra dans le courant de l’année des travaux de voirie qui aboutiront à la réalisation d’une artère entre l’impasse Grouchy et la rue Bergson, rejoignant ainsi la rue Claude Odde. De part et d’autre de cette nouvelle artère, la Ville souhaite la construction de deux ensembles immobiliers (après appel à projets), ainsi que des espaces verts. Pour le compte de la Ville, l’Epora a acquis les bâtiments du Progrès, rachetés 550 000 € à la société d’HLM Cité Nouvelle, ainsi que le bâtiment de l’ancienne usine DTF pour 420 000 €. Le montant des acquisitions s’élève donc à 970 000 €. Le coût total des travaux devrait élever la facture à 1 050 000 €.

Les intervenants Le maître d’ouvrage, à savoir la Ville de Saint-Etienne, a missionné l’Epora pour assurer la maîtrise et le recyclage foncier des immeubles situés sur la friche Bergson, sise entre le numéro 104 et le numéro 112 de la rue Bergson. L’Epora intervient dans le cadre d’une convention opérationnelle, signée en novembre 2015 avec la Ville de Saint-Etienne pour la requalification du site.

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LE PROJ E T

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LOIRE-SUD I N T E RV I E W

Georges Ziegler

« C’est une zone où on ne s’interdit aucun prospect »

© SAINT-ETIENNE MÉTROPOLE

Le Parc international d’Andrézieux-Bouthéon - La Fouillouse, qui fait partie d’Opéra Parcs, est géré par trois intercommunalités. Georges Ziegler, vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge du développement économique, présente le parc d’activité.

Comment est né le projet Opéra Parcs ? La genèse remonte à de nombreuses années. Le projet a débuté avec Pascal Clément, qui était alors président du Conseil général. Il a mis en place l’ensemble des parcs pour accueillir des entreprises de grandes tailles, de grands projets industriels. Des entreprises d’envergures nationale et internationale y sont aujourd’hui installées, comme Eurotab, Piscines Desjoyaux, Easydis (filiale du groupe Casino), Continental, Sigvaris, Lactalis… Le Parc international a donc rejoint l’ensemble en 2015… De 118 m2 au départ, il propose 62 hectares commercialisables. Un tiers a trouvé preneur puisque 22 hectares ont été vendus à SNF, qui s’est implanté il y a quelques années et s’étend aujourd’hui. Il nous reste encore quarante hectares. Nous avons des touches, des contacts avec des entreprises. C’est une zone où on ne s’interdit aucun prospect. On, c’est la ZAIN. On est dans une version assez collégiale, le Département était chef

de file mais avec la loi NOTRe, il s’est retiré. Il reste Saint-Etienne Métropole, avec Forez-Est et la Communauté d’agglomération Loire-Forez. Cette ZAIN se situe dans un bassin d’emplois où on est capable de fournir une main d’œuvre toute qualification. On a un environnement de grandes écoles universitaires, des centres de recherche de très haut niveau, de nombreuses infrastructures autoroutières, ferroviaires… De plus, l’aéroport est juste à côté. Il vient de changer de dimension puisque nous arrêtons les vols low cost, il s’axera davantage sur l’aviation d’affaires, le sanitaire, l’événementiel. Quelle est la réserve foncière pour les entreprises dans le bassin stéphanois ? Saint-Étienne Métropole aménage et gère 86 zones et parcs d’activités, tous connectés à 100 % au réseau très haut débit, afin de toujours mieux répondre aux besoins des entreprises en bureaux et locaux d’activité. L’agglomération stéphanoise bénéficie d’un parc immobilier considérable

Nous avons beaucoup travaillé avec l’Epora pour la résorption des friches industrielles

avec près de 4,7 millions de mètres carrés de bureaux et d’activité. Nous avons un certain nombre de terrains que nous sommes en train de regarder, notamment à Roche-la-Molière, Fraisses, le Chambon-Feugerolles… Nous avons beaucoup travaillé avec l’Epora pour la résorption des friches industrielles, en particulier dans les secteurs de la vallée du Gier et de l’Ondaine. On fait des propositions particulièrement intéressantes pour les entreprises. On s’aperçoit que nous avons beaucoup de succès sur Novaciéries à Saint-Chamond. Les neuf lots qui avaient été faits sur les anciennes pistes VAB (Véhicule de l’Avant Blindé) de Creusot-Loire ont été vendus très rapidement.

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Opéra Parcs et son parc international d’Andrézieux

Les intervenants

Situé au cœur du département de la Loire, Opéra Parcs regroupe six parcs d’activité. Au sein de ce grand ensemble, le parc d’activités international d’AndrézieuxLa Fouillouse, né en 2015, représente encore 40 hectares commercialisables.

Saint-Etienne Métropole : elle regroupe désormais 403 000 habitants et 53 communes sur une surface de 723 km²

Opéra Parcs (Ouest parcs économiques Rhône-Alpes) se compose de 500 hectares. L’ensemble se situe à une quinzaine de kilomètres au nord de l’agglomération stéphanoise, à proximité de l’A 72/A 89, où sont déjà implantées 120 entreprises employant 8 000 salariés sur six zones. Parmi les sociétés installées, on compte Eurotab, Piscines Desjoyaux, Easydis (groupe Casino), Continental, Sigvaris, Lactalis, Maison du café, Nestlé Purina et Biscotte Pasquier. Pour gérer ce vaste ensemble, le syndicat mixte, ZAIN Loire Sud, a été créé en 2003 à l’initiative du Département de la Loire avec SaintEtienne Métropole, Loire-Forez et le

Pays de Saint-Galmier (aujourd’hui Forez-Est). Le syndicat a reçu le soutien financier de la Région RhôneAlpes. Le Parc international, dont l’aménagement a été achevé fin 2014, a débuté sa phase de commercialisation en 2015. Il est dédié aux activités industrielles ainsi qu’à la R&D. Cet espace de 118 hectares est implanté sur les communes d’Andrézieux-Bouthéon et de La Fouillouse. Aujourd’hui, il reste 40 ha commercialisables par lots de 1 à 16 ha. Le prix d’achat est fixé à 40 € HT/m². Quelque 22 hectares ont déjà été acquis par le groupe SNF pour créer notamment un bâtiment de stockage. Le leader mondial du floculant (CA : 2,1 milliards d’euros, 4 500 salariés dans le monde), basé à Andrézieux-Bouthéon où il emploie plus de 1 000 personnes, a investi 40 M€ dans son unité ligérienne pour augmenter les capacités de production.

Maîtrise d’ouvrage : Syndicat Mixte Loire Sud

Forez-Est : la collectivité est issue de la fusion des communautés de communes de Feurs en Forez, des Collines du matin, de Balbigny, du Pays de Saint-Galmier (à l’exception des communes de SaintBonnet-les-Oules, Chamboeuf et Saint-Galmier) et de Forez en Lyonnais (à l’exception de la commune de La Gimond) Loire-Forez : la communauté d’agglomération rassemble 88 communes et 106 574 habitants Aménageur : SEDL (Société d’Equipement du Département de la Loire)

LE PROJ E T

OPÉRA PARC INTERNATIONAL ABRITE ENCORE DES LOTS DISPONIBLES 84 P72-92.indd 84

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LOIRE-CENTRE I N T E RV I E W

Christophe Ba zile

« Le nombre de demandes d’implantation d’entreprises est en augmentation »

© mairie de montbrison

La galerie Mallon est un projet strictement privé. La municipalité de Montbrison consent à ce genre de réalisation tant que l’initiative ne nuit pas aux commerces du centre-ville mais permet une complémentarité. Rencontre avec le maire de Montbrison, Christophe Bazile.

Qu’un complexe commercial prenne la place d’une casse change l’image d’une ville. Favorisez-vous l’implantation de ce type de projet ? La reconversion des friches est un enjeu majeur, économiquement très lourd pour une municipalité. Donc lorsque qu’un projet privé émerge, il mérite toute notre attention et notre soutien. Dans cette partie de la zone, l’installation de commerces étant parfaitement légitime, tout l’enjeu était de ne pas créer de concurrence avec le commerce de centre-ville. C’est la raison pour laquelle nous avons négocié, avec le porteur de projet, un règlement de copropriété qui stipule que le nombre de magasins de prêt-à-porter est fortement limité. N’oublions pas que derrière l’arrivée de ces commerces, il y a aussi la création de 15 emplois. Où en est-on de l’occupation des neuf espaces ? Il s’agit d’une copropriété. Certaines enseignes sont propriétaires et d’autres locataires et il reste un local, disponible en location. La ZAC des Granges va-t-elle accueillir d’autres projets prochainement ? Il n’y a quasiment plus de foncier dis-

ponible aujourd’hui. La difficulté est de gérer l’existant dans le cadre des cessions-reprises de commerces au travers de transactions de privé à privé. Nous avons comme ligne directrice de veiller au juste équilibre, à la bonne complémentarité entre le commerce de centre-ville et le commerce périphérique. Les projets d’agrandissement sont possibles dans la limite de 25 % de la surface commerciale et chaque projet sera étudié au cas par cas avec le porteur de projet. Quelle est aujourd’hui la situation foncière à Montbrison ? Globalement, après une période de morosité, nous sentons un frémissement, une reprise. Cela reste très variable selon les secteurs mais le nombre de demandes d’implantation d’entreprises est en augmentation. Pour la plupart, ce sont des entreprises qui cherchent à s’agrandir. La communauté d’agglomération Loire Forez a la compétence pour gérer l’ensemble des zones d’activités économiques de nos 88 communes, y compris celles de la centralité montbrisonnaise (Montbrison-Savigneux). Pour l’artisanat et l’industrie, sur la zone des Granges, nous avons encore quatre hectares disponibles (en lots de 1 500 m2 à 1,4 ha). D’ici la fin de l’année, Loire Forez va aménager

Une qualité de vie exceptionnelle, une disponibilité foncière à prix attractif, la présence d’une main d’oeuvre qualifiée sont nos atouts majeurs

deux hectares supplémentaires sur la zone de Crémérieux, sur la commune de Savigneux. Quels sont les atouts du territoire pour at tirer les entreprises ? Incontestablement, une qualité de vie exceptionnelle. Mais aussi de la disponibilité foncière à un prix attractif, la présence d’une main d’œuvre qualifiée et bien sûr, des accès aux grands axes de transports (A 72 et A 89). Ce sont nos atouts majeurs. Nous avons aussi un tissu d’activités dense et diversifié, mettant en exergue une industrie traditionnelle et des activités économiques de pointe, qui crée un environnement fertile pour le développement commercial. Cette diversité et cette densité de petites et de très petites entreprises ont permis à notre territoire de résister face à la crise économique. Supplément s ’ implanter 85

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en Rhône-Alpes Auvergne

LOIRE

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7 raisons de s’implanter en Loire Forez

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Rayonner au centre de la région Auvergne-Rhône-Alpes

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S’implanter au cœur d’un bassin d’emploi dynamique

• 106 000 habitants • 1,4 % de croissance annuelle au cours des 15 dernières années • 9 500 entreprises, 31 400 emplois • Main d’œuvre locale qualifiée • Panel de formations initiales et continues à proximité

graphisme : Catherine Ornon

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Intégrer un territoire d’excellence

• Tissu industriel dense et diversifié • Leaders reconnus : peinture industrielle, mécanique et métallurgie, textile médical, agroalimentaire, marché du luxe (bijoux)…

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S’appuyer sur un écosystème de croissance

• Pôles de compétitivité et clusters • Centres de ressources à disposition des entreprises • Clubs d'entreprises

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Profiter d’une offre foncière performante

• Parcelles de tailles modulables selon les projets • Très Haut Débit spécifique entreprises • Insertion environnementale exemplaire • Pôles de services à proximité immédiate

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Bénéficier d’un accompagnement personnalisé

• Appui à l’implantation • Recherche de financements • Appui au recrutement et à la formation

Direction du développement économique et de l’innovation Tél. 04 26 54 70 25 - Mail. contact@loireforez.fr - www.loireforez.fr


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Bonson, Sury-le-Comtal, Saint-Marcellin-en-Forez

Zone d’activité Les Granges

Source : ADEL42 / SEDL

25 ha disponibles

(parcelles modulables de 1500 m² à 12 ha / raccordement ferré possible)

Montbrison

5 ha disponibles

(parcelles modulables de 1500 m² à 1,5 ha)

INTERVIEW Alain BERTHEAS, Président de Loire Forez

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S’épanouir dans un environnement remarquable

• Sites naturels préservés : gorges de la Loire, monts du Forez… • Offre culturelle riche et diversifiée : médiathèques, théâtres, cinémas, festivals… • Nombreux équipements sportifs et de loisirs : golfs, station de ski de ChalmazelJeansagnière…

Vous êtes le Président d’une grande intercommunalité composée de 88 communes depuis le 1er janvier 2017. Qu’est-ce que cela change ? Ce nouveau périmètre est une formidable opportunité pour encourager les initiatives nouvelles, favoriser les dynamiques et les mises en réseau. Désormais, le bassin d’emploi est renforcé avec un tissu économique plus dense et plus riche. L’objectif est d’offrir à chaque habitant un emploi près de chez lui ! Comment attirez-vous les entreprises sur le territoire ? Nous sommes dans la 2e région d’investissement en France. Il y a un vrai dynamisme économique avec du potentiel de croissance. Au sein de nos parcs d’activités, nous mettons à disposition des équipements et services performants pour petites et grandes structures. Des parcelles sont disponibles immédiatement à des prix très attractifs. C’est notre atout !

Quels services déployez-vous pour les entreprises et porteurs de projets ? Nous proposons aux entrepreneurs un accompagnement personnalisé pour concrétiser leurs projets. Notre rôle est de répondre au mieux aux besoins en fédérant les énergies et en mobilisant les réseaux et les partenaires. Loire Forez souhaite favoriser un écosystème de croissance. De quoi s’agit-il ? Nous nous engageons à créer les conditions favorables à la réussite des entreprises. Elles doivent trouver au plus près de leur implantation ce qui va leur permettre de se développer : pôles de compétitivité et clusters, centre de ressources, clubs et réseaux… La culture de l’innovation associée à une haute couverture numérique du territoire (via le Très Haut Débit) encouragent aussi les projets et démarches collaboratifs et font émerger la créativité. Quels sont les autres atouts du territoire ? Ils sont nombreux. Loire Forez séduit notamment par son cadre de vie remarquable, entre ville et nature. Les familles qui s’installent bénéficient d’un environnement préservé tout en profitant d’une offre culturelle et sportive extrêmement riche. Loire Forez est un territoire où il fait bon vivre.


Un complexe commercial naît d’une casse Les propriétaires de la casse Mallon, située au cœur de la ZAC des Granges, ont souhaité la remplacer par une galerie commerciale. Le lieu a ouvert au deuxième semestre 2016. Il ne reste plus aujourd’hui qu’un seul lot disponible (sur neuf au total). En décembre 2015, sur la zone des Granges, l’ancienne casse, vieille de trente ans, a été détruite, laissant un espace vacant de 8 600 m2. Le projet des propriétaires – la famille Mallon – était de bâtir à la place un complexe commercial pouvant proposer des lots à la vente et à la location. Pour finaliser le projet, une société a été fondée, la Sarl GDLF. A la suite de la déconstruction, Remorquage 42, dirigé par Laurent Mallon, a assuré la dépollution du terrain. Le nouveau bâtiment a été érigé dans la foulée. D’une surface totale de 2 780 m2, il a été livré à la fin

de l’été 2016. La superficie des neuf espaces varie de 124 m2 à 550 m2. Les deux plus importants commerces, en termes de surface de vente, sont occupés par Black Store (lot n° 6), enseigne du groupe Intersport dédiée à la mode urbaine, et par Bureau Vallée (lot n° 9), une chaîne de magasins discount proposant papeterie, mobilier de bureau, informatique… A noter que Bureau Vallée a été le premier à arriver sur les lieux. Ces espaces n’ont pas tous le même statut : certains sont sous le régime de la copropriété, les autres sous celui de la location. Ils sont sept propriétaires, dont la famille Mallon qui possède quatre lots. Sur 6 000 m2 de terrain, un parking de 99 places a été réalisé.

Les intervenants La famille Mallon et la Sarl GDLF, propriétaires initiaux et porteurs des travaux Le cabinet Meyrieux de SaintEtienne pour la commercialisation des lots Les occupants : Qi Zine (meubles de cuisine), La Macif (assurances), Bureau Vallée (matériel de bureau), P-Cash (achat/vente matériel d’occasion), Access bagages (bagagerie), Black Store (mode urbaine), Antidote Mode (prêt-à-porter), Générale d’optique

LE PROJ E T

LA CASSE A FAIT PLACE À UN COMPLEXE DE PRÈS DE 3 000 M2 88 P72-92.indd 88

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ROANNAIS I N T E RV I E W

YVES NICOLIN

« La zone artisanale de la Villette répond à une demande » A la tête de Roannais Agglomération, Yves Nicolin, par ailleurs député-maire de Roanne, souligne la nécessité d’aménager et de créer des zones artisanales et industrielles afin d’accueillir des entreprises, créatrices d’emplois et d’activité. L’élu roannais se félicite également des diverses infrastructures permettant de désenclaver le Roannais et de le positionner comme un territoire doté d’un foncier attractif. Pourquoi aménager une zone dédiée aux entreprises artisanales ? De nombreuses entreprises artisanales sont implantées dans le centre des communes. L’évolution urbaine des cœurs de ville et les besoins de développement des entreprises rendent nécessaire l’aménagement de zones d’activités dédiées à l’artisanat. Nous avons une réelle demande des entrepreneurs souhaitant évoluer dans un environnement correspondant à leurs besoins et à leurs attentes et permettant de créer une émulation, une synergie et une complémentarité propices au business, au bénéfice de tous les corps de métiers regroupés sur un même espace. Quelle est votre politique générale en matière d’accueil d’entreprises ? Les entreprises doivent savoir que dans le Roannais, il est plus simple de s’implanter et de se développer que dans d’autres territoires. Au-delà d’un prix de foncier et d’immobilier particulièrement attractif, le chef d’entreprise – ou l’investisseur – dispose d’un interlocuteur unique qui mobilise l’ensemble des services et des institutions (Etat, Région, Département, Pôle emploi, formations…). Les besoins spécifiques de chaque entrepreneur sont également pris en compte au cas par cas pour permettre la concrétisation

rapide du projet. Un entrepreneur doit concentrer son attention et son énergie sur la production et le process. Chez Roannais Agglomération, nous prenons en charge toutes les tracasseries administratives. Sur quelles zones porteront les prochains efforts de Roannais Agglomération ? Aménager une zone prend du temps. J’ai engagé, il y a plus de dix ans, l’aménagement de la ZAIN de Bonvert. Elle est aujourd’hui en cours de commercialisation. Roannais Agglomération anticipe les besoins des entreprises, d’autant qu’avec la fusion des régions Auvergne et Rhône-Alpes, l’ouverture de l’A89, le raccordement prochain à l’A6 et l’arrivée à moyen terme du TGV, les investisseurs regardent notre territoire avec un intérêt particulier. Nous allons continuer les études pour aménager la zone du Bas-de-Rhin qui se situe en bordure de la RN7 ou encore poursuivre les acquisitions de terrains sur la zone de la Demi-Lieue à Mably. Notre territoire possède de nombreux atouts. La récente extension du périmètre de Roannais Agglomération nous permet de disposer de terrains et de bâtiments adaptés à toutes les entreprises à la recherche d’un site pour s’implanter ou se développer. Le désenclavement du Roannais a fait partie des principaux arguments en faveur de la réalisation

Les investisseurs regardent notre territoire avec un intérêt particulier

de l’A 89. Les premiers effets de l’autoroute se font-ils d’ores et déjà sentir ou est-ce encore trop tôt ? At tendez-vous un levier significatif de la fin des travaux entre la jonction depuis Roanne et l’entrée dans Lyon ? Il est évident que la récente ouverture de l’A89 a joué un rôle important dans l’attractivité de notre territoire. Le problème posé par les jonctions, tant à l’A6 du côté de Lyon qu’à la 2x2 voies de la RN 82 côté Loire, sera rapidement levé puisque les travaux sont en cours de réalisation. Dès 2018, Roanne sera entièrement relié à Lyon via une autoroute, ce qui placera notre territoire à moins d’une heure de la capitale régionale. Les disponibilités foncières pour implanter des activités économiques sont quasi inexistantes dans la proche périphérie lyonnaise qui propose des prix adaptés à la rareté du produit, mais peu accessibles pour les investisseurs et les entrepreneurs. Les acteurs économiques doivent savoir qu’à moins d’une heure de la place Bellecour, Roanne propose une offre de terrains et d’immobilier d’entreprise particulièrement attractive.

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ZA de la Villette, l’antre des entreprises artisanales Roannais Agglomération répond à la demande des entreprises artisanales en proposant une nouvelle offre foncière de qualité en entrée de zone d’activité économique de la Villet te, à Riorges. Roannais Agglomération, propriétaire d’un tènement foncier d’environ 1,7 ha en prolongation de la zone d’activité économique de la Villette à Riorges, a décidé, dès 2014, de l’aménager en ciblant les entreprises artisanales. Aujourd’hui, la décision d’aménagement répond directement à la sollicitation de plusieurs entreprises endogènes. Celles-ci ont besoin de disposer de locaux plus fonctionnels, de s’agrandir pour accompagner leur croissance ou de se repositionner géographiquement. Certaines ont d’ores et déjà entamé des démarches et sont en cours de signature de promesses d’achat. Les dernières acquisitions foncières ayant eu lieu en octobre 2015, il devenait urgent de proposer cette offre immobilière nouvelle. L’aménagement des lots artisanaux a été réalisé le long de la rue Louise Michel, à l’entrée de

la zone de la Villette, à proximité de grandes entreprises, et en périphérie de la ville centre. Le secteur labellisé est porteur d’une image de marque qualitative. Ce projet de nouvelle zone, mené parallèlement à d’autres espaces à vocation économique aujourd’hui en cours d’aménagement, avait été inscrit au plan de mandat. Il s’agit de six lots maximum. Ils sont proposés à la vente au prix de 30 € HT le m2 pour les trois situés en façade et de 20 € HT pour les trois autres implantés à l’arrière. En plus des services de Roannais Agglomération, les agences immobilières locales, Gerbay et Dugourd et Game, ont reçu un mandat pour seconder la collectivité dans la commercialisation des parcelles. Le permis d’aménager a été obtenu fin octobre 2016. Les marchés concernant les travaux sont encore en cours d’attribution. Les terrains viabilisés devraient être livrés au plus tard le 30 juin 2017. L’investissement a été entièrement autofinancé par la collectivité, soit 300 000 € HT.

Les intervenants L’opération est portée par Roannais Agglomération, propriétaire du tènement. Les six lots artisanaux, se situant en prolongation de la zone d’activité économique de la Villette sur la commune de Riorges, s’inscrivent dans la poursuite du programme labellisé lancé dans les années 1990. Ingénierie et maîtrise d’oeuvre : Roannais Agglomération, en lien avec les services d’urbanisme de la ville de Riorges Maîtrise d’ouvrage : la consultation des entreprises est en cours d’achèvement

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Vincent Daön

« Inspira, c’est du foncier et beaucoup de services » Adossée à la plateforme chimique de Roussillon, la zone industrialo-portuaire (ZIP) de Salaise-Sablons, rebaptisée depuis Inspira, poursuit son développement. Situé à 40 minutes au sud de Lyon, cet espace industriel responsable et multimodal propose du sur-mesure aux entreprises qui désirent s’installer. Entretien avec Vincent Daön, directeur d’Inspira. Présentez-nous Inspira… D’une superficie totale de 340 ha, la zone compte 160 ha disponibles alors que 90 ha sont occupés par 22 entreprises privées qui ont généré 900 emplois. Elles se positionnent sur les secteurs de la chimie aval, du bâtiment (de la fabrication de verre à la construction), de l’économie circulaire et du stockage chimie. De grands noms comme Thor, Euroflat, Tredi group ou encore Delmonico Dorel se sont implantés et ont investi 70 M€ dans l’équipement ou dans l’extension de leur site. Globalement, il y a une implantation régulière depuis 1980, sans aucune fermeture enregistrée. La dernière multinationale en date à avoir opté pour la ZIP : l’unité de production de matériaux composites d’Hexcel qui a investi 200 M€ pour cette réalisation. Quels sont ses atouts ? La multimodalité : 2e site portuaire Saône-Rhône en termes de trafic. Sur la plateforme, 4,9 millions de tonnes de marchandises circulent : 900 000 tonnes par le fleuve, 800 000 par le rail et le reste par route. Notre offre ne concerne pas seulement la disponibilité foncière. Elle concerne également la multitude de services proposés par ce site. Quelle évolution pour Inspira ? En 2009, a été créé un syndicat mixte, comprenant la communauté de communes du Pays roussillonnais (CCPR), le Département et la Région, avec pour objectif de valoriser

le multimodal. Le nouveau président d’Inspira, Jean-Pierre Barbier, désire accélérer son développement industriel. Nous sommes au stade de finalisation des offres de service, comme l’accès à des laboratoires, flux d’azote ou de chaleur. Répondre aux besoins de services des futures entreprises nous permettra d’apporter un plus par rapport aux zones traditionnelles. Par ailleurs, nous souhaitons renforcer le lien fleuve-rail afin de pouvoir travailler avec la grande logistique. Cette année, nous lançons des appels à projets pour de grandes parcelles pour les logisticiens : des superficies allant jusqu’à 20 ha, adossées à des services multimodaux. Souffrez-vous de la concurrence des autres zones ? Les zones d’activités du Nord-Isère sont victimes de leur succès et actuellement sous tension foncière. Bien que nous soyons complémentaires, c’est une chance pour Inspira. Notre spécificité est de travailler sur l’expérimentation : notre zone a été conçue de telle sorte qu’elle puisse accueillir une entreprise « électro-intensive » et ce, sans impact pour le réseau. Début mars, un poste source a été installé afin, entre autres, de répondre à l’arrivée d’Hexcel. Autre innovation intégrée sur la ZIP : des réseaux de gaz communicants sur 2 km. Comment s’opèrent les installations ? Les entreprises sont intéressées par

Les zones d’activités du Nord-Isère sont victimes de leur succès et actuellement sous tension foncière. C’est une chance pour Inspira

de la location de courte durée. Nous répondons ainsi à un service spécifique même au niveau du foncier. Nous leur posons la question : quels sont vos besoins pour faire vos produits ? Et leur apportons des réponses adéquates. Sur la zone Inspira, la partie location est celle appartenant à l’Etat, soit aujourd’hui 40 ha sur les 90 ha occupés (40 % en locatif). Le montant de la location résulte d’une négociation directe avec l’entreprise. Ici, la commercialisation est mise en œuvre par Isère aménagement. Notre prix équivaut à celui de la 1re couronne de Lyon, et ce, grâce à notre volet services. Quels sont les critères d’éligibilité pour l’installation ? L’entreprise doit être sélectionnée par le comité d’agrément qui est un comité syndical regroupant les trois collectivités, la Compagnie nationale du Rhône et plusieurs partenaires. Les critères : la viabilité économique du projet, la compétitivité, l’environnement, la valeur ajoutée apportée au territoire…

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Be Circle ! Cet te démarche, initiée par Inspira en 2013 en faveur de l’économie circulaire, a été reprise par Engie Lab. La volonté d’Inspira était de « valoriser les collaborations et mutualisation interentreprises afin d’en faire un réel atout économique, dans une dynamique d’économie des ressources ». Des recherches partenariales qui ont abouti au prototype Inspir’Eco, présenté lors du salon Pollutec en novembre dernier. Ce logiciel est un outil de promotion et d’aide à l’implantation. Il permet de repérer et valoriser les synergies (échanges de flux matière, eau, énergie) ; coupler performance économique et environnementale au service de la compétitivité des entreprises ; proposer une implantation par rapport aux besoins de services indiquant ainsi les gains potentiels pour les industriels et non uniquement du foncier viabilisé.

Les intervenants Cet outil étant un démonstrateur, les partenaires ont proposé de donner une suite. Engie Lab porte ainsi un nouveau projet appelé « Be Circle ! ». D’une durée de 2 ans et d’un budget global de 2,3 M€, il a pour objectif de produire et mettre sur le marché un outil digital opérationnel, construit sur la base du démonstrateur Inspir’Eco. Il s’agit d’un projet européen dont les partenaires sont Engie Lab, ARX IT, CNR, Provadis, Ecole polytechnique Paris-Saclay. Mais également les trois territoires, futurs utilisateurs de l’outil : Inspira, Infraserv (zone industrielle et portuaire à Höchst, en Allemagne), Bureau économique de la province de Namur (Belgique). Ces trois sites pilotes auront pour objectif de compléter les spécifications de l’outil et de le tester. A l’occasion du salon Pollutec, la KIC Climate a indiqué son soutien financier à ce programme.

Le syndicat mixte (CCPR, la Région et le Département) : en charge de l’aménagement, du développement et de la gestion de la ZIP La CNR et Isère aménagement : pour la commercialisation foncière Les pôles de compétitivité partenaires : Axelera, Tenerrdis, Indura et Cluster lumière CCI nord-Isère (gestionnaire du port) : pour l’accompagnement des entreprises L’AEPI : une convention de partenariat a été signée avec l’agence de développement économique qui conduit la recherche d’une clientèle hors département Un partenariat se tisse avec la Banque publique d’investissement pour l’accompagnement des projets ainsi qu’avec la Caisse des dépôts pour un accompagnement sur le volet infrastructure

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Gilles Vial

« Sur Rhône-Varèze, priorité aux petites et moyennes entreprises » Entretien avec Gilles Vial, maire de Salaise-sur-Sanne et viceprésident à la Communauté de communes du Pays roussillonnais (CCPR) en charge de l’économie et de l’emploi.

Quels sont les atouts de la zone Rhône-Varèze ? Outre son implantation en vallée du Rhône, sur la commune de SaintMaurice-l’Exil, Rhône-Varèze est facile d’accès et ne souffre pas d’un déficit de desserte. Elle représente, sur la commune de Saint-Maurice-l’Exil, une soixantaine d’hectares bruts, traversés par la RD 4 ainsi que la voie ferrée Paris-Lyon-Marseille sur sa partie Ouest. Cependant, cette voie n’est pas active puisqu’elle nécessite une remise en état, donc un investissement important chiffré à environ 2 M€ en 2009. Présentez-nous cet te ZA ? Elle est l’une des zones phares du territoire de la CCPR puisqu’elle possède, hors la zone d’Inspira, le plus d’entreprises ainsi que le plus de foncier en disponibilité immédiate et à terme. C’est une zone qui compte un peu plus de 64 établissements et 600 emplois, avec quelques fers de lance que sont les sociétés Prezioso, MLTP levages, PCVS, etc. Sa force, qui peut parfois devenir une faiblesse : la multidisciplinarité. Elle n’a pas une vocation unique. On peut aussi bien y trouver de l’activité industrielle que des services à l’industrie. Que propose-t-elle en termes d’espaces et de prix ? Sa superficie brute est de 60 ha, avec 23 ha en réserve sur la partie Nord de la zone. Les terrains sont inscrits au PLU de Saint-Maurice-l’Exil mais ne sont pour l’instant pas desservis

par les réseaux d’eau, d’électricité et de gaz. Ils devraient être commercialisables d’ici 3 à 5 ans. Nous avons également le lotissement GaspardMonge, une réserve de sept lots, dont deux sont disponibles (1 900 m2 et 3 200 m2), avec un prix au mètre carré entre 25 € et 30 €. Il est également envisagé, à long terme, de développer environ 50 ha à Clonas-sur-Varèze. Cette surface appartenant à l’heure actuelle à des propriétaires privés. 36 ha sont encore à acheter auprès de ces propriétaires. Quels sont les critères d’éligibilité ? La complémentarité par rapport aux entreprises déjà implantées. Généralement, ce sont des entreprises qui sont déjà sur notre territoire et ont besoin d’espaces pour se développer. Si l’activité de l’entreprise candidate est déjà recensée sur la zone, au préalable, nous prenons l’avis de l’entreprise présente avant d’accepter cette nouvelle implantation. L’objectif étant d’éviter toute gêne concurrentielle. Nous refusons a priori les commerces sauf pour une partie en façade, mais hors alimentaire. Comme la ZA est à proximité de la centrale nucléaire, il y a un périmètre de sûreté pour l’installation de certaines classes d’Etablissement recevant du public (ERP). Par exemple, l’implantation d’un hôtel serait impossible. Cependant, il reste quelques possibilités foncières hors périmètre nucléaire pour un restaurant, un souhait des élus. La vocation première de la zone est la petite in-

Nous pratiquons du sur mesure, les parcelles pouvant être découpées à la demande

dustrie, de l’artisanat, des TPE/PME. Nous pratiquons du sur mesure, les parcelles pouvant être découpées à la demande. Durant la présélection, nous demandons à l’entreprise de nous présenter la nature de son projet. Il est étudié par la commission économique de la CCPR qui émet un avis consultatif au vu de l’esquisse architecturale et paysagère du projet. Le projet passe ensuite en bureau communautaire et le conseil délibère sur la vente du terrain. Notre avantage : être vendeur du terrain mais également aménageur et instructeur du droit du sol, ce qui permet souplesse et contrôle du projet. Pourquoi choisir Rhône-Varèze ? Il existe une complémentarité entre Rhône-Varèze et Inspira, qui choisit presque exclusivement des projets en relation avec le report modal et l’écologie industrielle et territoriale, mais également des projets de grandes tailles. Notre souplesse et notre réactivité nous permettent d’accueillir les entreprises qui ne rentreraient pas dans la charte d’accueil d’Inspira. La proximité de la centrale incite des petites entreprises sous-traitantes à opter pour Rhône-Varèze, c’est également le cas pour les entreprises qui travaillent autour de la transition énergétique. Supplément s ’ implanter 97

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Lotissement Gaspard-Monge Papin, de Narwick, Newton, Bell, Galilée sont autant de célèbres scientifiques dont le nom a été choisi par le Sivom (Syndicat intercommunal à vocation multiple, ex-CCPR) afin de baptiser les voies et les rues de ce lotissement. Un lotissement qui couvre une superficie totale de 15 000 m2, découpée en sept lots, dont deux restent à commercialiser : 1 900 m2 et 3 300 m2. A l’heure actuelle, quelques entreprises sont installées : DSR en 2016, France Format Publicité qui achève son bâtiment, Coste (électricité) et Pinel (énergie renouvelable). Cette zone est réservée aux PME, PMI et aux artisans. Une attention toute particulière est portée aux espaces verts mais également à la qualité architecturale des bâtiments. L’habillage des constructions doit

permettre une bonne intégration dans la zone d’activité afin d’obtenir une harmonisation visuelle. La raison avancée est que cette zone est visible de loin. Jadis à usage agricole, les terres ont été acquises par la CCPR et laissées en prairies. Depuis 2015, les permis d’aménagement ont été délivrés et les réseaux installés. Les parcelles ont été cédées à des prix « correspondant à la 3e zone de la couronne lyonnaise », selon le service économique de la CCPR. Les dernières demandes étant d’ordre logistique et pour de grandes superficies, les élus n’ont pour l’instant pas répondu positivement. Ils préfèrent diversifier les activités avec l’installation de plusieurs entreprises plutôt que celle d’un grand logisticien.

Les intervenants Le service économique de la CCPR : gestion et entretien, pôle en régie La CCPR mène une étude de coopération économique avec pour coeur de cible, Inspira. Une réflexion avec Initiative Rhône Pluriel est amorcée autour des services aux entreprises, du style espaces de travail partagés ou pépinière d’entreprises.

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Christian Breuza

« Nous travaillons à reconstituer du foncier »

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Village de marques en 2016, implantation des Mousquetaires en 2017, une activité florissante et des perspectives autour de la plaine de Saint-Exupéry : dans le Nord-Isère, la Société d’aménagement du Rhône aux Alpes (Sara) ne manque pas d’actualités à l’image de son récent rapprochement avec Groupe 38. Entretien avec Christian Breuza, directeur général.

Quel est le bilan 2016 de la Sara ? Ce fut une année plus que positive. Nous vendons en général pour 10 M€ de foncier par an. En 2016, ce fut 17,1  M€. Une année certes marquée par la signature définitive sur le Village de marques qui compte pour moitié. Cependant, tout le Nord-Isère et plus largement l’Est lyonnais connaissent une belle dynamique. La réserve foncière doit être notre force. Or, si nous avons de quoi satisfaire le tertiaire et les petites productions, nous commençons à manquer de foncier adapté à cette demande soutenue de grands tènements destinés à la logistique et à l’industrie. C’est-à-dire entre 8 et 25 ha. Nous travaillons donc à reconstituer du foncier avec un objectif d’acquisition de 60 ha dès 2017. Vos perspectives à long terme, c’est avant tout les 800 ha de zones d’activités supplémentaires sur la plaine de Saint-Exupéry ? Cette modification, début 2016, de la Directive territoriale d’aménagement (DTA), par le préfet de Région, va en effet déboucher d’ici 3 à 5 ans sur une nouvelle zone au nord et à l’est des Chesnes. Car sur les 800 ha concernés, 180 ha sont sur le territoire Capi (communauté d’agglomération Porte de l’Isère, principal actionnaire de la Sara). Le reste étant sur le Rhône, il faudra nouer des partenariats intelligents avec nos voisins pour ne pas s’arrêter à des frontières administra-

tives. C’est là que peut par exemple intervenir la Sem Sara développement. Justement, Sara aménagement est une SPLA (société publique locale d’aménagement). Pourquoi avoir créé, en parallèle, l’an passé, une Sem (société d’économie mixte) ? Afin de développer les compétences de la société-mère en créant une filière aux champs d’intervention plus larges. La logique d’aménagement du territoire va au-delà des notions économique, commerciale (avec des opérations peu rentables type centres bourgs, logements, etc.) et des limites administratives. Or, la SPLA a un champ d’actions limité : elle ne peut pas répondre à la consultation de collectivités non actionnaires. Par exemple sur un appel à projets d’un collège du Département. Une Sem peut, elle, intervenir pour d’autres, y compris sur des territoires voisins, en partenariat aussi avec leurs sociétés d’aménagement. La plaine de SaintExupéry, en grande partie sur le Rhône, est un bon exemple. La DTA prévoyant une vaste zone à cheval sur deux départements, la logique de frontière administrative ne doit pas être un obstacle. Le début de l’année vous a amené à prendre la direction générale de Groupe 38 dans le cadre d’un rapprochement entre Capi et Dépar-

Si nous avons de quoi satisfaire le tertiaire et les petites productions, nous commençons à manquer de foncier adapté à cette demande soutenue de grands tènements destinés à la logistique et à l’industrie

tement. Quel est l’objectif ? Territoire 38 est la Sem historique du Département qui en est l’actionnaire majoritaire. Le Département y a adossé en 2006 la SPL Isère aménagement, les deux sous gouvernance d’une holding : Groupe 38 (60 salariés, 6 M€ de CA contre 16 salariés au sein des deux Sara totalisant 2,7 M€ de CA). Ce rapprochement permet de doter l’Isère d’un outil puissant, l’un des plus importants de la région. Il permettra une réponse globale et cohérente à tous les besoins des collectivités. Une force de frappe qui vise à développer des compétences pointues. A terme, il y aura sans doute une structure de gouvernance unique entre Sara et Groupe 38. Nos savoir-faire sont complémentaires : Sara vend beaucoup plus de foncier, rare en sud-Isère. En revanche, Groupe 38 a plus d’expérience sur les mandats de conduite d’opération en bâtiments. Supplément s ’ implanter 99

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Les Mousquetaires aux Chesnes La première pierre du Village de marques de Villefontaine fut l’actualité incontournable 2016 pour la Sara. La nouvelle base logistique des Mousquetaires au parc des Chesnes sera celle de 2017. Le projet était sur la table depuis 2013. Suite à un appel à projets sur invitation de la Sara portant sur un foncier de 17,5 ha environ, destiné à accueillir un nouveau programme industriel ou logistique en périphérie du parc logistique de Chesnes (Saint-QuentinFallavier). Le projet lauréat fut celui présenté par la société ITM Immo Log, foncière immobilière du groupe Les Mousquetaires spécialisée en logistique alimentaire. Il s’agissait de regrouper les actuelles bases logistiques de Reyrieux et de Miribel (Ain) du distributeur (Intermarché, Netto, BricoMarché...). Cela se réalisera finalement cette année. C’est donc un tout nouveau site

logistique alimentaire de 70 000 m² qui va sortir de terre à Saint-QuentinFallavier sur la ZAE de Campanos. Les travaux ont d’ailleurs débuté et ce centre assurera à terme l’approvisionnement de 150 magasins de la région en produits secs, frais et surgelés. Présenté comme la future vitrine du parc logistique de Chesnes, le bâtiment sera certifié HQE et préfigurera même « la logistique alimentaire de demain », annonce la Sara. Très largement mécanisé et automatisé, cet entrepôt innovant culminera à pas moins de 32 m de hauteur et comportera un quai de déchargement de 115 portes. Il fera la part belle aux nouvelles technologies : mutualisation, mécanisation des chaînes de produits frais, automatisation du sec… D’où un nombre d’employés (350) largement inférieur à celui totalisé par les deux sites existants (590) que l’entrepôt va remplacer.

Les intervenants Vente du terrain : Sara aménagement (montant non communiqué) Aménagement (réseaux, voirie) : Sara aménagement Maître d’ouvrage : ITM Immo Log, foncière immobilière du groupe Les Mousquetaires Maître d’oeuvre : Agences Duthilleul-Arep Architecture : Jean-Marie Duthilleul/Ingerop Constructeur : ABCD

© ARCHITECTE : JEAN-MARIE DUTHILLEUL ; AGENCES DUTHILLEUL -AREP

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Didier Rambaud

« Un parc d’intérêt stratégique en fort développement » Idéalement placé aux portes de Grenoble, le parc d’activités de Bièvre Dauphine compte plus de 70 entreprises, soit 1 200 salariés, et prévoit de se développer rapidement dans les prochaines années. Entretien avec Didier Rambaud, président de la communauté de communes Bièvre-Est.

De quelle manière s’est développée la zone de Bièvre-Est depuis son lancement ? Initié il y a plus de quinze ans, le parc d’activités Bièvre Dauphine dispose d’un positionnement stratégique aux portes de Grenoble. Située à 25 minutes de Grenoble et à une quarantaine de Lyon, cette zone est un trait d’union entre les deux grands pôles métropolitains d’Auvergne – RhôneAlpes. Parc d’intérêt départemental, une réflexion est actuellement en cours au niveau de la Région afin d’en faire une zone d’intérêt régional. Le bassin économique de la Bièvre est particulièrement dynamique du fait de sa proximité avec Grenoble et Lyon et car desservi par l’autoroute A48 (ndlr : 45 000 véhicules traversent ce territoire par jour en moyenne annuelle) ainsi que par deux aéroports internationaux et trois gares TGV. En l’espace de dix ans, 500 emplois nouveaux ont été créés sur la zone. Comment l’expliquez-vous ? Cette situation privilégiée aux portes de Grenoble en fait une zone attractive. D’une part, le bassin grenoblois possède peu de fonciers disponibles en raison de ses caractéristiques géographiques. D’autre part, la problématique des transports aux heures de pointe incite les entreprises à s’ins-

taller en périphérie. Même raisonnement pour leurs salariés. Cette tendance s’accompagne d’une hausse des implantations sur notre territoire l’an dernier. Alors que nous étions sur un rythme de commercialisation de 2 hectares en moyenne par an, en 2016, nous avons vendu 6 ha marquant une vraie reprise économique sur notre bassin. Au total, Bièvre Dauphine compte plus de 70 entreprises, soit 1 200 emplois, dont 500 ont été créés ces dix dernières années. Comment s’articule le parc d’activités Bièvre Dauphine ? Le parc d’activités dispose de trois zones clairement identifiées. L’espace de 20 hectares à vocation commerciale répond aux secteurs alimentaires, d’équipement de la personne et de restauration. Prochainement à ceux d’équipement de la maison et de culture/loisirs, de restauration et d’espaces de vie. À celui-ci s’ajoute un parc d’activités industriel d’une superficie de 70 hectares, permettant d’accueillir les entreprises industrielles et de services aux entreprises. Enfin, le Pôle de services héberge, sur 5 ha, des services aux entreprises, tels que de la restauration, des salles de séminaires, un pool destiné aux professions libérales… Sur ce dernier, seul un hectare demeure disponible à la commercialisation.

Nous allons démarrer prochainement la troisième tranche d’extension de 40 ha, dont 20 ha commercialisés à court terme et 20 ha à moyen terme

Où en sont vos projets d’extension ? Le parc de Bièvre Dauphine compte 95 hectares de fonciers. Tout n’est pas encore commercialisé, plusieurs phases d’extension ont été prévues. Nous allons démarrer prochainement la troisième tranche d’extension de 40 ha, dont 20 ha commercialisés à court terme et 20 ha à moyen terme. En parallèle, l’organisation du parc d’activités commerciales va être revue en l’étendant de 5 hectares dans son prolongement naturel. Ces 5 ha accueilleront des enseignes du secteur de l’équipement de la personne. Par ailleurs, un projet de crèche publique de 36 places est lancé sur la zone pour une ouverture au printemps 2019. Nous travaillons également sur une meilleure desserte du parc par les transports en commun. Supplément s ’ implanter 101

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Un bâtiment de 1 000 m2 pour Athanor Le créateur et concepteur de fourneaux sur mesure pour la restauration, Athanor, jusqu’à présent implanté à Izeaux, s’installera d’ici l’été sur le parc de Bièvre Dauphine. Elle équipe les plus grands chefs, de Bocuse à la Brasserie Georges à Lyon, en passant par Mathieu Viannay ou encore le Fantin Latour. L’entreprise Athanor, basée à Izeaux dans le Nord-Isère, s’avère l’une des rares en France à concevoir et fabriquer des fourneaux sur mesure pour le secteur de la restauration, du grand groupe aux petits restaurants souhaitant s’équiper d’un matériel fiable, de qualité et produit à 100 % en France. « Nous sommes une entreprise familiale à taille humaine. Athanor possède une double signature : la qualité et la précision. Un pré-requis pour la réalisation de produits de haute fiabilité. Nous allons plus loin en accompagnant nos clients, nous les conseillons et assurons un service après-vente sans faille ! », confie Djamel Debousse, co-dirigeant d’Athanor. Produisant environ 80 fourneaux par an dans des locaux dimensionnés à l’origine pour n’en

faire que 40, la société va déménager d’ici mi-juin dans de nouveaux locaux implantés à Aprieux. « Nous étions trop à l’étroit dans notre bâtiment de 400 m² que nous louons. De ce fait, nous avons décidé de faire construire sur une parcelle de 5 ha sur le parc d’activités de Bièvre Dauphine. » Un bâtiment flambant neuf de 1 000 m² hébergera les douze personnes de la société. « Nous voulions apporter du confort à nos collaborateurs et préparer l’avenir : ateliers chauffés, bâtiment aux dernières normes en vigueur, puits et jeux de lumière pour diffuser un éclairage optimal en toutes saisons. » L’investissement se veut de taille, à hauteur des 3,5 M€ de chiffre d’affaires que réalise Athanor, dont 50 % à l’étranger. « Ce nouveau site va nous permettre de produire jusqu’à 100 fourneaux tandis qu’une extension de 500 m² est possible. De plus, nous sommes idéalement situés à deux pas de l’aéroport Saint Exupéry, de la gare de Valence, proche de Grenoble et Lyon et ce, pour un prix raisonnable. C’est une zone qui nous apporte beaucoup d’avantages ! »

Les intervenants La Communauté de communes Bièvre-Est assure, avec son pôle de développement économique, la gestion ainsi que l’aménagement des 17 zones d’activités réparties sur son territoire, comprenant le parc d’activités de Bièvre Dauphine, coeur de chauffe économique de ce bassin. Regroupant 14 communes, l’intercommunalité gère l’aménagement et l’entretien de Bièvre Dauphine, son animation, sa promotion et se veut une interface, au bénéfice des entreprises présentes ou désireuses de s’implanter, entre le monde économique et institutionnel. Récemment, la communauté de communes a conclu un accord avec le Pays Voironnais afin de penser l’espace économique qu’elles ont en commun, celui de Bièvre Dauphine et ses 10 ha disponibles actuellement à la commercialisation.

LE PROJ E T

ATHANOR DÉMÉNAGERA CET ÉTÉ DE SES ANCIENS LOCAUX POUR UN BÂTIMENT NEUF SUR LA ZONE DE BIÈVRE DAUPHINE 102 P93-106.indd 102

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L E S VA L L O N S D U G U I E R S I N T E RV I E W

Jean-Claude Pelisse « Anticiper l’avenir »

Valoriser l’activité agro-alimentaire autour de l’industrie des Jambons d’Aoste employant 850 salariés, tout en dynamisant économiquement le territoire en créant un pôle industriel. C’est l’objectif du parc industriel d’Aoste (PIDA). Entretien avec Jean-Claude Pelisse, vice-président en charge du développement économique à la communauté de communes des Vals du Dauphiné.

Pourquoi avoir créé un parc industriel sur Aoste ? Il y avait le projet d’extension des Jambons d’Aoste, comptant 850 collaborateurs, et d’autres demandes d’implantation. Cela fait désormais quatre ans que nous travaillons à l’élaboration de ce parc industriel à vocation agroalimentaire, mais pas que ! Plusieurs scénarii ont été envisagés au départ pour la création de cette ZAC : l’implanter sur Granieu, la positionner sur Aoste à proximité du centre du village ou sur cette même commune, près de l’industrie des Jambons d’Aoste. C’est ce dernier scénario qui a été retenu, limitant l’emprise foncière sur le territoire (les terrains appartenant déjà à 80 % à la commune), tout en ayant un impact environnemental moindre que les autres options envisagées. D’autant plus, qu’ici, le foncier est plat et permet une installation rapide des futures entreprises. Quels sont les atouts du PIDA ? D’une superficie de 20 ha, ce parc industriel disposera d’un accès simplifié avec le contournement routier RD 592. Cet aménagement, mené par le Département de l’Isère, a pour objet de contourner le centre-ville d’Aoste

et de Chimilin permettant ainsi de fluidifier le trafic. D’autre part, la zone se situe idéalement entre l’Ain et la Savoie avec des axes de transports rapides, tel l’échangeur autoroutier de Chimilin la raccordant à l’A43 (Chambéry-Lyon), ainsi qu’une gare d’intérêt régional et des lignes Transisère. Par ailleurs, le parc bénéficiera du rayonnement des Jambons d’Aoste et d’AMD (Alpes Métal Diffusion). Son originalité réside dans l’association des agriculteurs, à travers la Chambre d’Agriculture de l’Isère, à l’élaboration de cette zone pendant la phase de concertation préalable tandis que l’ensemble des autorisations réglementaires a été obtenu, garantissant à la société souhaitant s’installer un gain de temps significatif. Elle n’a plus qu’à déposer son permis de construire pour s’implanter ! Nous n’avons pas souhaité cadrer le projet avec des lots pré-dimensionnés. Les parcelles, au prix attractif, permettent de s’adapter à toutes tailles d’entreprises, assurant ainsi une certaine flexibilité. Quel est le phasage des travaux ? Le PIDA est pensé pour accueillir des entreprises du secteur agro-alimentaire, des petites industries, mais aussi des sociétés innovantes dans

Nous n’avons pas souhaité cadrer le projet avec des lots pré-dimensionnés

les nouvelles technologies. Le projet s’articule en trois tranches. La première, achevée l’an dernier, a permis d’installer la société AMD en périphérie du parc ainsi que les archives municipales. La deuxième phase, en cours, prévoit la commercialisation de 10 ha de terrain tandis que la troisième débutera en 2018 et concernera l’urbanisation des derniers tènements, soit 8 ha, pour relier définitivement la zone au contournement autoroutier. En tout, sur les 20 ha du parc, 17 ha sont disponibles, portés initialement par la communauté de communes des Vallons du Guiers qui a intégré cette année celle des Vals du Dauphiné. Le coût total de l’aménagement du PIDA est estimé à 4 M€, dont 800 000 € à 1 M€ de mesures compensatoires au titre des zones humides et des espèces protégées. Supplément s ’ implanter 103

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Une zone mûrement réfléchie Plusieurs projets sont dans les cartons pour le parc industriel d’Aoste. Entre autres, usine de méthanisation et contournement autoroutier. Construit autour de l’usine des Jambons d’Aoste, le parc industriel d’Aoste est le projet phare porté initialement par la communauté de communes des Vallons du Guiers. Depuis le 1er janvier de cette année, celle-ci a intégré la communauté de communes des Vals du Dauphiné. Ce changement n’a pas impacté le PIDA qui est bel et bien sur les rails. Après une première phase en amont de la création du parc pour l’implantation de la société AMD et des archives municipales, la zone de 20 ha, dont 17 ha commercialisables, a pour but de dynamiser et renforcer le tissu économique du territoire. Sur les 10 ha de la deuxième tranche, la communauté de communes travaille d’ores et déjà à plusieurs implantations.

Afin de respecter au mieux l’environnement et de limiter l’emprise foncière sur les zones agricoles, la communauté de communes des Vallons du Guiers a réalisé une procédure Zone d’aménagement concertée (ZAC) pour la construction de ce parc en anticipant l’ensemble des autorisations réglementaires et les mesures environnementales (loi sur l’eau : compensation zones humides ; inondation : schéma d’aménagement hydraulique ; code de l’environnement : étude d’impact, espèces protégées…). Le PIDA dispose donc d’un cahier de prescriptions urbanistiques, architecturales, paysagères et environnementales, annexé au cahier des charges de cession des terrains. Par ailleurs, le contournement routier RD592 des centres-villes d’Aoste et de Chimilin, prévu par le Département de l’Isère, lui assurera une meilleure desserte. Les travaux devraient débuter d’ici 2018.

Les intervenants À l’origine, la communauté de communes des Vallons du Guiers a porté le projet de A à Z en assurant la maîtrise d’ouvrage à travers son service économique. Depuis le 1er janvier, suite à son intégration à la communauté de communes des Vals du Dauphiné, c’est cette dernière qui a repris le flambeau. À noter que la commune d’Aoste est pleinement associée à ce projet, notamment en ce qui concerne l’implantation des futures entreprises. La zone du PIDA s’inscrit également dans le projet de contournement routier RD 592, porté par le conseil départemental de l’Isère et en accord avec la municipalité.

LE PROJ E T

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AG G LO M É R AT IO N G R E N O B LO I SE I N T E RV I E W

Christophe Ferrari

« Une ZAC pour redynamiser le sud de la métropole grenobloise » C’est un projet de longue haleine réhabilitant l’ancienne friche industrielle du producteur italien de polymères, Polimeri Europa, et un pari sur l’avenir. Située au sud de Grenoble, la zone industrielle des Isles, à Champagnier, s’étendra à terme sur 26 hectares, dont 21 ha commercialisables. Entretien avec Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole.

Quelle a été la genèse de ce projet ? Le projet débute avec la fermeture du site du fabricant de caoutchoucs synthétiques, l’Italien Polimeri Europa, en 2006. Au final, 230 salariés et une centaine de sous-traitants perdus. Suite à cette annonce, la communauté de communes du Sud-Grenoblois s’empare du dossier et entame une réflexion sur le devenir de cette friche industrielle. L’objectif des quatre élus champagnards – Françoise Cloteau, Jean-François Fallet, Joëlle Strippoli et Alain Monteillet – consiste à valoriser ce foncier disponible afin de favoriser le développement économique de la commune. Au 1er janvier 2014, la communauté de communes du SudGrenoblois (14 villes) a pleinement intégré la Métropole grenobloise, qui a repris le projet en raison de sa compétence économique. Comment se positionne la future zone d’activités et à qui s’adresse-t-elle ? Les Isles de Champagnier se situent sur des terrains appartenant à Polimeri et Rhodia, sur 26 hectares, en lisière de l’autoroute A480 desservant l’ouest de l’agglomération grenobloise

et se voulant un trait d’union entre les territoires du plateau Matheysin, du Trièves et le bassin économique de la capitale des Alpes. Positionné dans le couloir de la Vallée de la Chimie, allant de Pont-de-Claix à Jarrie, ce secteur s’avère particulièrement stratégique : il offre les capacités de développement économique de demain alors que ce type de foncier a tendance à se raréfier sur notre bassin. Sur les 26  hectares de la future zone à vocation industrielle, 14 ha ont déjà été acquis par les pouvoirs publics, 12 ha appartiennent encore à Rhodia. À terme, nous aurons 21 ha commercialisables avec des parcelles allant de 5 000 m² à 20 000 m². Aujourd’hui, où en est l’élaboration de la ZAC ? Tous les voyants sont au vert ! Nous avons réglé le problème relatif au Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) ainsi que les problèmes de risques d’inondation. La ZAC des Isles est sur les rails. C’est surtout le PPRT qui a compliqué le développement de ce nouvel espace. C’est désormais du passé ! D’ici mai, nous allons délibérer au conseil métropolitain sur le devenir de ce projet. Il comptera une bonne trentaine de lots,

Nous espérons attirer des entreprises en lien avec les filières chimiques, mécaniques et métallurgiques qui se développent fortement sur notre territoire

soit entre 1 000 et 1 500 emplois à terme, avec la capacité d’accueillir, de par son foncier disponible, une grande entreprise industrielle. La ZAC des Isles permettra de redynamiser économiquement ce secteur qui a souffert de la désindustrialisation. Nous espérons attirer des entreprises en lien avec les filières chimiques, mécaniques et métallurgiques qui se développent fortement sur notre territoire. La première tranche devrait débuter d’ici 2018-2019. Supplément s ’ implanter 105

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Une desserte autoroutière plus fluide À force d’en entendre parler sans voir la moindre réalisation, c’était devenu l’Arlésienne. Et pourtant, après plus de 20 ans de discussions, le projet de l’aménagement de l’échangeur du Rondeau et celui de l’autoroute A480 a été signé en fin d’année dernière. C’est un serpent de mer qui vient enfin d’aboutir après plus de 20 années de discussions, réflexions et autres échanges. Fin 2016, le projet d’aménagement de l’A480 et de l’échangeur du Rondeau, afin de fluidifier la circulation sur l’agglomération grenobloise, a été signé. Un projet qui devrait également permettre une meilleure accessibilité à la future ZAC des Isles à Champagnier. Le protocole d’intention, conclu entre les différentes parties – État, Métropole, Département de l’Isère et AREA –, prévoit, d’une part, de passer l’A480 à 2x3 voies sur sept kilomètres, sur la partie de Saint-Egrève au rond-point du Rondeau. Une partie de l’autoroute sera d’ailleurs couverte entre Seyssins

et Grenoble tandis que la vitesse devrait être limitée à 70 km/h sur la section urbaine de l’A480. D’autre part, le projet prévoit de créer des voies séparées afin de scinder le trafic en direction de Chambéry de celui menant vers le sud grenoblois ainsi que la réfection totale de l’échangeur du Rondeau. La bretelle vers Chambéry sera doublée. L’investissement s’avère conséquent. D’un montant de 380 M€ pour l’ensemble de ces deux opérations. 300 M€ seront financés par le concessionnaire autoroutier AREA, 34,5 millions d’euros par le CPER (Contrat de Plan EtatRégion) et 10 millions par le Conseil départemental. 35 M€ restent encore à trouver. Il aura fallu un décret de 2015 du Premier ministre pour initier l’investissement d’AREA avec, comme compensation, une durée de concession rallongée de quasi quatre ans (soit jusqu’en 2036) sur les 15 km de l’A48 à l’A51 ainsi qu’une augmentation des péages « longue distance ». Les premiers travaux devraient être lancés en 2019 pour une durée de trois ans.

Les intervenants Le projet de la ZAC des Isles à Champagnier a été initié par la communauté de communes du Sud-Grenoblois. Depuis le 1er janvier 2014, Grenoble Alpes Métropole en assure l’entière gestion, de l’acquisition du foncier restant jusqu’à sa réalisation effective. L’aménagement de la zone de 26 ha a été concédé à la SPL (Société Publique Locale) Isère Aménagement pour un budget global d’opération estimé à 23 M€ TTC.

LE PROJ E T

L’A480 ET L’ÉCHANGEUR DU RONDEAU

© ALAIN FISCHER - VILLE DE GRENOBLE

SERONT TOTALEMENT REVUS AFIN DE FLUIDIFIER LE TRAFIC ET PERMETTRONT UNE MEILLEURE DESSERTE DE LA ZONE

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AIN

S’IMPLANTER dans l’

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LA DOMBES I N T E RV I E W

Nathalie Sahuc

« Des espaces extrêmement dynamiques et attractifs » Pour Nathalie Sahuc, directrice de la Mission Economique de l’Ain, une bonne connexion avec les moyens de déplacement constitue un atout majeur pour séduire les entreprises. La proximité de l’agglomération lyonnaise permet en outre de valoriser le foncier disponible.

Chaque territoire a ses spécificités. Mais constatez-vous une véritable différence entre les besoins qui se font sentir, d’une part, dans l’ensemble du département de l’Ain et, d’autre part, sur le secteur qui entre directement dans l’aire d’influence de l’agglomération lyonnaise ? En fait, les territoires que vous évoquez ont réellement une carte à jouer et les programmes qui sortent sur ces secteurs ont une réelle dimension tertiaire, qu’il est important de prendre en considération. Justement parce qu’il y a la présence d’une offre alternative de transports en commun. Ainsi, en ce qui concerne par exemple le programme Cap & Co à Montluel, la proximité de la gare TER a joué un rôle important dans la définition de l’opération. C’est une évidence et on pourrait très bien avoir la même logique autour d’Ambérieu-en-Bugey ou de Saint-André-deCorcy. Je pense que l’activité économique aura de plus en plus besoin de surfaces plus petites, à l’avenir, mais surtout de très bonnes connexions avec les moyens de déplacement. On est un peu à cheval entre les espaces de coworking, de création d’entreprise, de services aux entreprises… Cela correspond aux besoins de plus en plus évidents des entreprises d’être connectées avec les autres.

Est-ce également le sens que vous donnez au développement de la ZAC des Viaducs sur le secteur de La Boisse ? Que ce soit pour la ZAC des Viaducs ou pour le programme Cap & Co, il est, en effet, évident que nous sommes dans des espaces extrêmement dynamiques et attractifs, qui bénéficient de la proximité de la région lyonnaise, avec des accès routiers de première qualité. Ils sont donc fatalement promis à un bel avenir. Ce sont des zones sur lesquelles il se passe d’ailleurs déjà un certain nombre de choses et nous savons que cela va continuer. Avec une démarche différente cependant sur ces deux zones ? Tout à fait. Si l’on prend le temps de détailler la problématique sur la ZAC des Viaducs, on constate que le secteur s’adresse prioritairement à des entreprises locales. Nous avons là environ 5 hectares à vocation industrielle et artisanale, qui sont commercialisés uniquement sous l’angle de fonciers purs. Alors que sur Montluel, des programmes tertiaires sont en préparation. Quelle est la stratégie sur le secteur de La Boisse ? La Communauté de communes de la Côtière a fait le choix de garder du foncier pour des entreprises artisanales ou industrielles installées sur la

Sur la ZAC des Viaducs, nous avons 5 hectares à vocation industrielle et artisanale, commercialisés sous l’angle de fonciers purs

zone et qui souhaitent se développer. On est sur des parcelles divisibles à partir de 2 000 m2, pour permettre aux entreprises du tissu local, qui sont dans des logiques de développement ou de réorganisation, d’investir et de construire. Ce ne sont pas des gros projets, mais un ensemble de petites opérations à faire émerger. Il y a déjà des discussions très précises sur une partie du tènement qui représente environ 2 hectares. De ce fait, il devrait rester environ 3 hectares commercialisables. Sur ces fonciers encore libres, deux dossiers sont déjà bien avancés, même si rien n’est encore finalisé. Il y a donc un gros besoin de fonciers pour ce type d’opérations ? Oui. Et compte tenu de la proximité de Lyon et de son influence forte, la pression foncière fait qu’il est important d’organiser des espaces pour favoriser l’accueil d’entreprises de manière bien maîtrisée. Il y a, en tout cas, une demande de la part d’entreprises qui gagnent des marchés et qui ont besoin de plus d’espace.

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Nouvelle offre tertiaire pour la Communauté de communes de la Côtière Situé à proximité de la gare TER de Montluel, le programme tertiaire baptisé Cap & Co proposera plus de 16 000 m2 aux entreprises désireuses de développer leurs activités à moins de 30 minutes du centre de Lyon. L’offre immobilière à destination des entreprises de l’Ain s’est encore enrichie cette année avec le lancement du programme Cap & Co (Centre d’Activités de la Plaine et de la Côtière). Cette opération, portée par la Communauté de communes de la Côtière, qui a fait appel à la société Fontanel pour la partie opérationnelle, proposera à terme près de 16 700 m2 de locaux d’activités et de bureaux, disponibles à la vente ou à la location. Une offre située en périphérie immédiate de la gare TER de Montluel et offrant donc une liaison directe avec la gare Lyon Part-Dieu et l’aéroport Saint Exupéry. Déjà soulignée par la présence d’entreprises comme UTC (groupe Carrier), Hexcel Composites, Toyota

Material Handling France (BT), Dachser, Toray Plastics Europe, Georg UTZ…, l’attractivité du secteur de la Côtière est renforcée par la multimodalité, qui est au cœur du projet Cap & Co, avec des aménagements dédiés aux différents modes de transport : liaisons douces pour piétons et cyclistes, parkings… Le projet Cap & Co s’adresse aux entreprises industrielles et tertiaires. L’offre est segmentée au travers de trois programmes distincts : Quadrant pour 6 400 m², Octant qui développe 5 400 m² et Sextant pour un total de 4 900 m². « Le programme Quadrant sera développé rapidement avec des locaux d’activités (1 148 m² de locaux divisibles en quatre cellules), une pépinière d’entreprise (locaux d’activité et bureaux), un programme tertiaire… », précise-t-on à la communauté de communes, qui a décidé d’installer son siège dans les locaux. Les travaux de la première tranche viennent d’être lancés et la livraison est prévue pour mi-2018.

Les intervenants Communauté de communes de la Côtière Fontanel SA

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PLAINE DE L’AIN I N T E RV I E W

Hugues de Beaupuy

« Nous avons battu notre record historique » Directeur du Parc Industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA), Hugues de Beaupuy met en avant la dynamique de la zone, concrétisée par un rythme de commercialisation soutenu. Et d’évoquer le Campus de la formation, destiné à répondre aux besoins des entreprises installées sur le PIPA.

Quel bilan dressez-vous pour l’année 2016 ? L’année 2016 a été très bonne pour le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain. Nous avons battu notre record historique en nombre d’actes notariés au cours d’une année civile, avec 11 concrétisations, alors que nous n’étions jamais allés au-delà de 8 par le passé. Nous avons plusieurs chantiers de construction d’usines en cours aujourd’hui, avec Liébot, l’entrepôt logistique de Sonepar qui a été livré et qui entrera bientôt en exploitation, l’entrepôt de Lactalis pour la moitié sud de la France qui est en chantier, l’usine Nuncas en construction, ainsi que quatre autres projets plus petits. Ce bilan n’est pas une surprise pour autant, car nous travaillons sur des projets à long terme et nous savons toujours à quel moment les promesses de vente qui ont été signées vont déboucher sur un acte authentique. En revanche, c’est un élément de satisfaction, car cela confirme qu’après les années compliquées entre 2008 et 2012, nous avons retrouvé un rythme de commercialisation plus conforme à la dynamique du PIPA. Dans ces conditions vous avez donc une idée très précise sur la façon dont s’annonce 2017 ? Ce sera également une très bonne année en termes de concrétisations. Nous avons 6 à 7 ventes certaines sur l’année et je peux d’ores et déjà

vous dire que 2018 sera aussi un bon cru. La conjoncture est bonne et notre activité est soutenue, ce qui va d’ailleurs nous amener à agrandir le Parc. Le préfet a signé l’arrêté autorisant la création de la nouvelle Zac de la Baccolanche, qui totalisera 107 hectares. Je précise qu’une partie de ce foncier ne sera pas aménagée, car nous voulons conserver cette marque forte de parc d’activité responsable. A terme, seulement 70 hectares seront donc à vocation industrielle. Les travaux d’aménagement devraient débuter dans le courant de l’été prochain. Vos réserves foncières actuelles sont-elles suffisantes pour faire face à cet te dynamique ? En dehors de la future Zac de la Baccolanche, le PIPA dispose d’une réserve de 250 hectares proposables, c’est-àdire sur lesquels aucune option n’est posée. Certains fonciers, en effet, ne sont pas encore commercialisés, mais des entreprises déjà installées sur le Parc disposent d’options pour s’agrandir. C’est par exemple le cas du groupe Liébot, qui a une option sur 25 hectares. Depuis la création du Parc, nous sommes sur une moyenne annuelle de commercialisation d’une dizaine d’hectares. Le rythme s’accélère cependant un peu depuis quelques années. En 2015, nous avons vendu 25 hectares, en 2016, nous en avons vendu 12 et cette année, nous devrions passer les 15 hectares. Cette

La conjoncture est bonne et notre activité est soutenue, ce qui va d’ailleurs nous amener à agrandir le Parc

progression est essentiellement liée à la diminution de l’offre foncière sur les autres territoires qui sont à proximité de Lyon. Cependant, même si nous devons faire face à une pression foncière plus forte à l’avenir, nous avons de la marge. Le PIPA a lancé récemment le concept de Campus de la formation. De quoi s’agit-il exactement ? Nous avons une sollicitation assez forte du bassin d’emploi, alors que le chômage est à un niveau assez bas dans le département de l’Ain et que les projets en cours de concrétisation vont représenter la création d’un millier d’emplois supplémentaires à terme de 2 à 3 ans. Avec ce Campus de la formation, notre idée est donc de répondre aux besoins des entreprises qui sont installées sur le PIPA. Nous avons lancé le programme en 2016 en formant 7 personnes aux métiers de la logistique. Nous voudrions former une centaine de personnes, par groupe de 25, durant l’année 2017. Il reste cependant à mobiliser les financements. Supplément s ’ implanter 111

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AIN

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Lactalis déploie sa logistique pour la moitié sud de la France sur le PIPA Le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain accueillera d’ici fin 2017 le nouveau site logistique du groupe Lactalis, numéro 1 mondial des produits laitiers. Un bâtiment de 13 000 m2 sur 10 hectares de foncier. Déjà lancés, les travaux de construction de l’entrepôt de stockage du groupe Lactalis sur le PIPA devraient s’achever dans le courant du premier semestre 2017. En regroupant ainsi l’ensemble de ses activités sur la région AuvergneRhône Alpes, le numéro 1 mondial des produits laitiers entend disposer d’un site parfaitement adapté pour desservir de manière optimale la moitié sud de l’Hexagone. Sur ce terrain de 10 hectares, Lactalis va donc se doter d’un entrepôt totalisant quelque 13 000 m², sur lequel il maîtrisera la totalité de ses activités : de la production à la distribution, en passant par le stockage. « L’offre du PIPA, ses aménagements

extérieurs et son environnement sont pour nous l’opportunité de répondre à nos objectifs de développement dans le respect de l’environnement. Par ailleurs, l’implantation du Parc au croisement des grands axes autoroutiers, tournés vers l’Italie et l’Europe, est un véritable atout », explique Jean Claudel, directeur logistique Lactalis France. Pour assurer le fonctionnement de ce nouveau site, Lactalis prévoit une centaine de recrutements, qui concerneront aussi bien des postes d’opérateur logistique que de conducteur routier, d’employé administratif, d’électromécanicien, de spécialiste SAV. « Ces recrutements s’étaleront entre septembre 2017 et avril 2018 et viendront s’ajouter aux nombreux collaborateurs du groupe qui seront rattachés au nouveau site », ajoute-t-il. Avant de conclure en indiquant que le groupe Lactalis, attaché à maîtriser son impact

environnemental, n’a pas choisi le PIPA au hasard. « Fort de sa certification Iso 14001, de son enregistrement EMAS, c’est une référence en matière de gestion environnementale et sociétale ».

Les intervenants Groupe Lactalis Syndicat Mixte du Parc Industriel de la Plaine de l’Ain

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BOURG-EN-BRESSE I N T E RV I E W

Alain Derognat

« L’activité repart globalement à la hausse » Gérant d’Altia Construction et d’Eltia Immobilier, Alain Derognat loue le dynamisme des territoires de l’Ain, premier département industriel de France. Il se félicite de la reprise de l’activité, en annonçant parallèlement le lancement du programme Eden Park, un ensemble de locaux et de bureaux, véritable défi architectural et environnemental. Comment se porte le marché de l’immobilier d’entreprises dans l’agglomération de Bourg-enBresse ? Le département de l’Ain bénéficie à la fois de la dynamique de la métropole lyonnaise pour sa partie la plus à l’Ouest, avec les secteurs de Miribel, Beynost…, et de celle de la Plastic Vallée d’Oyonnax. Les deux sociétés que j’ai créées, Altia Construction et Eltia Immobilier, ont d’ailleurs réalisé des bâtiments à usage d’activités sur tous ces territoires au cours de ces dernières années. Idem dans le Pays de Gex, bien que ce soit un territoire un peu à part, qui profite cette fois de la très forte dynamique du bassin genevois. Il y a donc une mosaïque d’espaces très porteuse dans l’Ain, qui entretient la dynamique de tout le département. C’est donc également sensible sur Bourg-en-Bresse, où c’est le pôle agro-alimentaire cette fois qui tire l’activité économique de la ville. Enfin, il est incontestable que l’activité repart globalement à la hausse. Comment cela se traduit-il sur le bassin de Bourg-en-Bresse ? Je prends l’exemple de notre groupe. Nous venons notamment de lancer un programme baptisé Eden Park, dont la commercialisation est très positive. Il s’agit d’un ensemble qui totalisera 7 500 m2 de locaux d’activités et de bureaux à l’entrée nord de

Bourg-en-Bresse et nous avons déjà placé pratiquement 90 % des surfaces disponibles. Nous venons de poser la première pierre il y a quelques semaines et nous avons prévu de livrer l’ensemble du programme en une seule fois, en décembre 2017. Nous avons conçu Eden Park comme un lieu de vie, qui s’organisera autour de cinq bâtiments, avec notamment un restaurant et une crèche d’entreprise. Parmi les preneurs, il y a notre groupe, puisque nous installerons notre siège là-bas, mais aussi le groupe Alliance, Atalian, le spécialiste du nettoyage, Proman Interim… Quels étaient les enjeux de ce programme ? Eden Park est un programme extrêmement sensible car, comme je vous l’ai dit, il est situé à l’entrée nord de Bourg-en-Bresse. Nous avons été obligés de relever un véritable défi architectural. Nous avons également développé un important volet environnemental avec récupération des eaux, Smartflower pour récupérer de l’énergie la journée avant de la restituer le soir pour éclairer les parkings et donc diminuer les charges, installation de containers à déchets enterrés… C’est un programme ambitieux, qui aura d’ailleurs une suite puisque nous avons également racheté un terrain de 6 000 m2 à proximité immédiate, sur lequel nous réaliserons une deuxième

Nous avons réalisé le nouveau siège social du groupe Martin Belaysoud, qui totalise 1 800 m2 sur une friche industrielle que nous avons totalement transformée

tranche. Celle-ci totalisera 2 500 m2 de bureaux. Nous devrions lancer les travaux début 2018 pour une livraison à la fin de la même année. Est-ce le plus gros programme que vous avez réalisé jusque-là ? A Bourg-en-Bresse, oui, mais nous sommes une jeune société, puisque j’ai créé le groupe il y a seulement cinq ans. Altia Construction, qui devrait réaliser 20 M€ sur le prochain exercice, joue le rôle de contractant général, tandis qu’Eltia Immobilier développe une activité de promotion et intervient sur des terrains que nous achetons, avant de déléguer la réalisation à Altia Construction. Nous avons notamment réalisé le nouveau siège social du groupe Martin Belaysoud, qui totalise 1 800 m2 sur une friche industrielle que nous avons totalement transformée. Supplément s ’ implanter 113

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Cadran irrigue l’entrée sud de Bourg-en-Bresse Lancé officiellement au mois de février 2016, le parc d’activités Cadran est situé à l’entrée sud de Bourg-en-Bresse. Il totalisera, à terme, 35 hectares cessibles, répartis sur trois communes (Montagnat, Certines et Tossiat) et organisés autour de quatre secteurs distincts. Chaque parcelle sera directement accessible par la sortie n°7 « Bourg Sud » de l’A 40. Programmée en quatre phases, la réalisation du parc d’activités Cadran a débuté sur les sites Cadran 3 et Cadran 2. Le lancement de Cadran 1 est annoncé pour la fin de l’année 2017, tandis que Cadran 4 viendra clore le parc à plus long terme. Daniel Latreille, directeur opérationnel de la société publique locale Cap 3B Aménagement, en charge de l’aménagement mais aussi de la commercialisation du site, rappelle que le parc d’activités Cadran s’adresse à tous types d’entreprises industrielles, de production, de logistique et tertiaires, qu’elles soient PME-PMI ou entreprises

d’envergure nationale. Les fonciers sont aménageables sur mesure, dans un environnement préservé. Dans le détail, Cadran 1 totalise 9,2 hectares et les parcelles sont divisibles en 15 lots allant de 3 500 m2 à plus de 2 hectares ; Cadran 2 totalise 12 hectares, avec des parcelles divisibles cette fois en 4 lots maximum à partir de 1,2 hectare ; Cadran 3 totalise 7,4 hectares cessibles, avec des parcelles divisibles en 5 lots à partir de 1 hectare ; et enfin Cadran 4 totalise 6 hectares, avec des parcelles divisibles à partir de 4 600 m2 et pouvant aller jusqu’à 1,8 hectare. La moitié du parc d’activités a été viabilisée et connectée via la fibre optique. Récemment rachetée par le groupe de transport et logistique Sobotram de Chalon-sur-Saône, l’entreprise de messagerie Dupont Bedu, qui est déjà implantée à Bourg-en-Bresse, a pris 3 hectares sur Cadran 2 et s’installera avec une centaine d’emplois d’ici début juillet.

Les intervenants Les fonciers du parc d’activités Cadran sont situés sur le territoire des trois communes de Montagnat, Certines et Tossiat, qui ont délégué la gestion du dossier à la société publique locale Cap 3B Aménagement Véritable bras armé des collectivités, la société publique locale Cap 3B Aménagement a été créée à l’initiative des collectivités du syndicat mixte Cap 3B et de la Ville de Bourg-en-Bresse. Elle est en charge de l’aménagement mais également de la commercialisation du parc Cadran La maîtrise d’ uvre des aménagements publics du parc d’activités a été confiée à la société Suez Consulting Le cabinet Hors Champs intervient en tant qu’architecte en chef pour assurer la qualité urbanistique, architecturale et paysagère du site

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PAYS DE GEX I N T E RV I E W

Gilles Bouvard

« 200 000 m2 réservés aux activités économiques » Directeur opérationnel de la Société publique locale Terrinnov, Gilles Bouvard évoque le dossier de la ZAC Ferney Genève Innovation ainsi que l’ambitieux projet du Grand Genève, qui prévoit quelque 200 000 habitants supplémentaires à l’horizon 2030 et 100 000 emplois.

Où en est le dossier de la ZAC Ferney Genève Innovation ? La ZAC Ferney Genève Innovation a connu une avancée majeure le 22 juillet 2016 avec la signature de la déclaration d’utilité publique par le préfet de l’Ain. Les premiers permis de construire ont pu être déposés en début d’année et sont à l’heure actuelle en cours d’instruction. Le premier d’entre eux porte sur un programme d’immobilier d’entreprises de 15 500 m2. Il est porté par le groupe Duval Développement et comprend un hôtel 4*, un centre de remise en forme, un pôle tertiaire à destination d’organismes de formation et un centre de conférence pour la communauté de communes du Pays de Gex. Ce très beau projet est dessiné par Bjark Ingels Group, cabinet d’architectes mondialement reconnu. Un second programme a été déposé cette fois par Bouygues Immobilier et porte sur 11 000 m2 de surfaces de plancher, comprenant notamment une centaine de chambres pour étudiants en synergie avec le pôle de formation développé par le groupe Duval. Sur ce projet, le promoteur et ses architectes se sont parfaitement adaptés à nos exigences en matière de performance énergétique et de construction bois. Sur ces mêmes dispositions, nous travaillons actuellement avec Linkcity sur un dernier projet d’habitat sur 5 500 m2 avec comme objectif de déposer le permis de construire avant

l’été. Par ailleurs, nous avons lancé depuis le mois de septembre dernier une consultation d’opérateurs pour la réalisation d’un mail commercial de 40 000 m2 de GLA. Le lauréat devrait être désigné dès le mois de juillet. Quel type d’enseignes at tendez-vous dans ce projet de mail commercial ? C’est une restructuration du quartier de la Poterie et ce sera sur le secteur, et de très loin, le principal site commercial, avec des ambitions architecturales fortes. Ce mail commercial sera de dimension régionale, c’està-dire qu’il étendra sa zone de chalandise de l’autre côté de la frontière. Nous attendons entre une quarantaine et une cinquantaine de boutiques sur un segment de marché moyen/haut de gamme et une offre importante en matière de culture et de loisirs intégrant un multiplexe cinématographique de 7 salles. C’est un projet qui devrait sortir à quelle échéance ? Nous prévoyons un dépôt de permis de construire dans le courant de l’année prochaine et la réalisation effective du mail commercial devrait démarrer fin 2018, pour une ouverture entre fin 2020 et début 2021. C’est un projet qui sera bénéfique à l’agglomération toute entière, car pour le moment, ce type d’offre est absent sur Genève. Quel est l’enjeu du projet Ferney Genève Innovation pour le terri-

L’enjeu, c’est d’équilibrer une relation qui oriente le logement côté français et les activités économiques côté suisse

toire du Pays de Gex ? C’est avant tout d’équilibrer une relation qui, traditionnellement, oriente le logement côté français et les activités économiques côté suisse. Avec Ferney Genève Innovation, nous allons faire venir certaines activités de notre côté de la frontière. Le projet du Grand Genève, dans lequel s’inscrit notre territoire, prévoit quelque 200 000 habitants supplémentaires à l’horizon 2030 et 100 000 emplois. Notre ambition est d’amener une partie de ces emplois et de ces activités en France. Quelle sera la part at tribuée au tertiaire dans cet te énorme opération ? Nous en sommes simplement au démarrage du projet, mais les perspectives sont clairement dessinées. La réalisation de l’ensemble de l’opération doit s’étaler sur une quinzaine d’années. A cette échéance, quelque 410 000 m2 de surfaces de plancher auront été réalisés, dont 195 000 m2 réservés aux activités économiques, cette partie comprenant à la fois du bureau, de l’artisanat et du commerce.

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Des offres complémentaires aux portes de Genève Proche de l’aéroport international de Genève, le Village Artisanal de Collonges développera plus de 13 000 m2 en 11 petits bâtiments. A Ferney-Voltaire et Saint-GenisPouilly, les programmes Take Off et Actiparc viendront compléter une offre soutenue par la dynamique helvétique. Le Pays de Gex, situé au sein de l’agglomération transfrontalière FrancoValdo-Genevoise « Grand Genève », multiplie les projets immobiliers afin de répondre aux besoins des entreprises (bureaux, locaux d’activité, offre de service aux dirigeants et salariés…), indépendamment de leur taille ou de leur secteur d’activités. Après le programme Twick Parc, commercialisé à 90 % et dont les travaux de construction sont lancés sur le Technoparc de Saint-Genis-Pouilly, trois nouvelles opérations viennent de démarrer. Premier programme ainsi engagé, le Village artisanal de Collonges, porté par le Bressan Altia Construction,

totalisera quelque 13 000 m2, répartis dans une dizaine de bâtiments à usage de locaux d’activités. Il y aura également des locaux tertiaires, un restaurant et une crèche d’entreprise. Commercialisé à plus de 20 %, le programme devrait être livré à la fin de l’année prochaine. A Ferney-Voltaire, le programme « Take Off » permettra de construire un ensemble tertiaire de 15 500 m², près de l’aéroport international. Il reposera sur la réalisation de quatre immeubles. Un parking de 320 places devrait être vendu à un investisseur/exploitant et utilisé comme parking public. Enfin à Saint-Genis-Pouilly, le programme Actiparc est également en cours de commercialisation. Cette fois il s’agit d’une opération qui s’étend sur plus de 11 000 m² de foncier. Elle comprend notamment un hôtel / restaurant et un programme mixte réunissant des bureaux et des locaux d’activités sur plus de 1 900 m², avec une division possible des lots à partir de 490 m².

Les intervenants Société Publique Locale Terrinnov (Communauté de communes du Pays de Gex, Conseil départemental de l’Ain, communes de FerneyVoltaire ; Gex, Saint-GenisPouilly, Prévessin-Moëns, Ornex, Divonne-les-Bains) Altia Construction et Eltia Immobilier pour les programmes Village Artisanal de Collonges et Actiparc Duval Développement Auvergne Rhône-Alpes pour le programme Take Off

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LE VILLAGE ARTISANAL DE COLLONGES, PORTÉ PAR LE BRESSAN ALTIA CONSTRUCTION, TOTALISERA QUELQUE 13 000 M2

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S’IMPLANTER

AUVERGNE RHÔNE-ALPES en

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ARDÈCHE CANTAL

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Mickaël Brites

« Une vision globale pour s’adapter aux besoins du marché » Mickaël Brites, dirigeant d’ICR Construction, met en exergue le fort développement de son activité, avec déjà de belles réalisations à son compteur.

Comment en êtes-vous arrivé à associer deux métiers, ceux de constructeur et de promoteur ? En fait, je suis moi-même issu de la promotion immobilière, ayant fait mes armes dans un grand groupe de ce secteur d’activité. J’ai un master de maîtrise d’ouvrage, d’où l’idée qui m’est progressivement venue d’associer mes deux compétences. Et c’est en 2013 qu’avec Benjamin Baladda, comme associé, nous avons lancé ICR Contruction, à Pringy dans l’agglomération d’Annecy, qui emploie aujourd’hui 6 personnes pour un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros. Nous avons également repris une société suisse, Cuénod Constructions qui compte 50 personnes pour un CA de 15 M€, affirmant ainsi notre double vocation de constructeur et de promoteur dans l’immobilier d’entreprise. L’avantage dans l’histoire est de pouvoir avoir une vision globale qui nous permet une meilleure adaptation aux besoins du marché, avec une certaine rapidité et en maîtrisant, d’une part, les contraintes techniques et environnementales et d’autre part, la question du foncier. L’acquisition de terrains est cruciale dans nos départements de montagne où l’espace est compté. Présentez-nous votre projet sur Chambéry ? Si notre activité s’est tout d’abord développée en Haute-Savoie et notam-

ment dans l’agglomération d’Annecy, nous l’avons rapidement élargie aux départements limitrophes et notamment la Savoie où nous avons travaillé sur l’extension de l’usine Opinel de Cognin/ Chambéry. C’est ce qui m’a fait mieux connaître la capitale savoyarde et m’a permis d’en évaluer les besoins en immobilier d’entreprise, surtout en termes de bureaux. L’opportunité d’un terrain s’est présentée dans la nouvelle zone de développement des Fontanettes. Il s’agit d’un bel emplacement et notre projet entre tout à fait dans la stratégie de la communauté d’agglomération de Chambéry-métropole d’en faire une vitrine pour soigner son attractivité économique. Ce futur bâtiment, baptisé « Brickhouse », est pour le moins original. A quoi correspond ce choix ? Le but est de donner un signe fort, en lien avec l’histoire industrielle du secteur, entre la ZI de Bissy et l’ancienne usine Vétrotex, appelée aussi à devenir un éco-quartier, mixant habitat et activité. D’où ce type de bâtiment « Brickhouse » qui est à la fois un clin d’œil à l’histoire et qui tranche avec les complexes de bureaux qui ressemblent aujourd’hui à des immeubles de logements. C’est le parti pris que nous avons choisi avec notre architecte, Jean-Marc Demangel, qui a de sérieuses références dans l’immobi-

Un bâtiment à taille humaine où les gens sont heureux de se retrouver, et même fiers d’y travailler

lier d’entreprise et qui sait casser les stéréotypes. L’objectif était de réaliser un produit ultra qualitatif et compétitif qui se distingue en termes d’image, à l’exemple d’ailleurs de ce que nous avons fait pour notre siège à Pringy. Un bâtiment à taille humaine où les gens sont heureux de se retrouver, et même fiers d’y travailler, le cadre et les conditions de l’exercice de son métier comptant beaucoup de nos jours. On leur fait un petit cocon. Nous ciblons des sociétés de services qui souhaitent sortir des centres villes pour bénéficier de plus de confort et de facilités d’accès. Il s’agit aussi d’associer la performance énergétique, la fonctionnalité et l’aspect esthétique que l’on néglige trop souvent dans l’immobilier d’entreprise et qui a pourtant son importance. Et les faits semblent nous donner raison puisque nous avons déjà beaucoup commercialisé avant même le démarrage des travaux en septembre prochain. Supplément S ’ IMPLANTER 119

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A Chambéry, le choix de l’audace avec « Brickhouse » Un futur bâtiment dédié au tertiaire, dans la nouvelle zone des Fontanet tes, comme un lien entre l’histoire industrielle de la ville et sa volonté de développement économique affichée au cœur du sillon alpin. Une ambition portée par la communauté d’agglomération Chambéry-métropole - Cœur des Bauges, forte de ses 135 000 habitants et qui entend, plus que jamais, renforcer son attractivité, entre Lyon d’un côté, Grenoble de l’autre, la HauteSavoie voisine et le Grand Genève, premier maillon du sillon alpin. Lancé par le promoteur ICR, le programme Brickhouse complètera l’offre tertiaire, en se distinguant de l’environnement proche de la nouvelle zone des Fontanettes qui, jusqu’à récemment, était plutôt à caractère industriel. Cette zone est attenante au secteur Bissy-Erier qui constitue la plus vaste zone d’activités du bassin chambérien avec ses 240 hectares, mais aussi la plus ancienne, puisque sa création remonte aux années 1960. Elle représente, à elle seule, 680 établissements pour 8 000 emplois et concentre certains grands noms de

l’industrie savoyarde : Alpina, Routin, Folliet, Camiva… Pour Brickhouse, le choix architectural consiste à s’inspirer du style industriel du début du siècle dernier. Brickhouse sera, comme son nom le suggère, paré de briques brunes. Sa volumétrie, non sans rappeler une usine, fera la part belle aux matériaux bruts : béton, verre, briques, métal. L’ouverture sur l’extérieur et la lumière naturelle sont au centre du projet, avec des façades ponctuées de vitrages toute hauteur et une terrasse en toiture bénéficiant à l’ensemble des usagers. Un ensemble à taille humaine (1 860 m²) qui offrira, sur trois étages, des plateaux modulables (de 100/150 à 400 m²) répondant à des normes en avance sur la RT 2012. Le stationnement n’a pas été oublié avec un parking en sous-sol de 57 places, et même des places visiteurs en extérieur. Enfin, le rez-de-chaussée sera en capacité d’accueillir une activité commerciale, étoffant ainsi l’offre de services du secteur. Déjà, est programmée l’installation d’une minicrèche privée au service des salariés de la zone.

Les intervenants Constructeur-promoteur : ICR Construction (Pringy) Architecte : Diagonales architecture (Challes-les-Eaux) Cabinet d’études de construction : CECOBA Aménageur : Chambéry métropole-Coeur des Bauges Commercialisation : Axite CBRE Chambéry

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Laurent Millara

« Six à sept projets à l’étude sur le marché de l’immobilier d’entreprise » Président de MIPROM, promoteur immobilier, Laurent Millara est un acteur neuf mais qui veut compter sur la scène de l’immobilier d’entreprise. Et les projets abondent…

Aujourd’hui encore, n’êtes-vous pas plutôt spécialisé dans le logement ? Oui, c’est vrai. MIPROM a été créé en 2010, comme promoteur indépendant spécialisé dans la réalisation de programmes immobiliers neufs dans le logement collectif. Je l’ai fondé fort de mon expérience et du savoir-faire acquis précédemment chez un promoteur immobilier national reconnu et en m’entourant d’une équipe performante et motivée. Proches des préoccupations de nos clients et partenaires, des collectivités et reposant sur des bases financières solides, nous nous sommes rapidement affirmés comme un acteur à part entière du marché sur Lyon, où se trouve notre siège, mais également de la région RhôneAlpes et du secteur franco-genevois. Après seulement sept années d’existence, on peut dire que nous sommes aujourd’hui bien placés tant sur de grands projets d’aménagement que sur des opérations de moindre échelle, avec une production annuelle de quelque 400 logements. D’où vient le déclic pour l’immobilier d’entreprise ? Il y a un an, au gré d’une rencontre, on m’a proposé un terrain à SavoieTechnolac pour faire du bureau. L’idée m’a séduit d’entrée, et comme nous sommes une société familiale totale-

ment indépendante financièrement, j’ai décidé de relever un pari qui me semblait jouable avec la volonté de répondre à la demande par des solutions innovantes. J’ai créé, dans ce but, une seconde société dédiée à ce marché du tertiaire et des locaux d’activité. Pour la construction, nous travaillons en synergie avec APRC Group de Lyon, un spécialiste de la production d’immobilier d’entreprises avec ses architectes, dessinateurs-projeteurs, économistes, experts énergie, engineering technique et travaux. Il s’agit d’un échange. Il nous apporte des terrains et son savoir-faire et nous assurons la charge financière. On joue la complémentarité. Nous avons déjà six/sept projets à l’étude sur le marché de l’immobilier d’entreprise. Quelle est votre stratégie pour SIRIUS, à Savoie-Technolac ? SIRIUS doit servir de modèle en la matière et comme je l’ai toujours fait par ailleurs dans le domaine du logement, là aussi, nous nous sommes appliqués à travailler en lien avec les élus de la commune qui délivrent le permis de construire, les responsables du parc d’activité, le monde économique plus largement, afin de coller du mieux qui soit aux besoins réels. L’idée est de faire un produit qui va perdurer dans le temps et que l’on soit fier de regarder, bien inséré dans

Comme je le fais toujours, nous travaillons en lien avec les élus et le monde économique

son environnement. Nous soignons l’aspect architectural autant que l’aspect pratique et fonctionnel, l’isolation thermique, le confort, car le cadre de travail doit aller de pair de nos jours avec le vivre bien. L’objectif est d’être à même de satisfaire le plus grand nombre d’utilisateurs. Dans cette optique, nous leur proposons de multiples solutions modulables et sur mesure. Nous tenons compte également de leur possible développement, prêt à les accompagner dans leur évolution future. En attendant la livraison pour 2018, déjà le fait que nous ayons pu commercialiser, depuis octobre dernier, déjà 30 % de SIRIUS me semble un bon indicateur, me confortant dans le choix d’apporter ma contribution au marché de l’immobilier d’entreprise. Supplément s ’ implanter 121

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SIRIUS, une nouvelle vitrine de Savoie-Technolac Entre lac et montagne, le parc technologique de SavoieTechnolac, à une dizaine de kilomètres de Chambéry, est devenu, en 30 ans, l’un des pôles économiques les plus at tractifs du département savoyard, avec ses 4 020 emplois et ses 5 600 étudiants. Avec son programme d’extension sur 23 hectares, lancé en 2016, l’objectif affirmé est d’accueillir 18 000 personnes, à l’horizon 2030, sur les communes du Bourget-du-Lac et de La Motte-Servolex. Plusieurs opérations immobilières sont en cours, dont, au niveau du tertiaire neuf, le SIRIUS, lancé par le promoteur lyonnais MIPROM. Véritable vitrine de l’entrée Sud du Parc, il s’agit d’un immeuble de 5 416 m², sur 3 niveaux, à l’architecture contemporaine, qui apparait comme une opportunité à saisir pour les entreprises qui n’ont pas vu de locaux neufs disponibles sur le Parc depuis deux ans. Sa conception se démarque par de larges ouvertures pour un maximum de lumière naturelle, profitant

ainsi au bien-être et au confort des futurs utilisateurs. Il est aux normes énergétiques RT 2012 pour des coûts d’exploitation réduits et aux normes d’accessibilité ERP-PMR (5e catégorie). Il bénéficiera de 125 places de parking, dont 65 places sur le terrain même. Cet ensemble immobilier va accueillir essentiellement des sociétés innovantes et de services (activités de show-room/salles de formation en rezde-chaussée) qui souhaitent bénéficier de l’attractivité de Savoie-Technolac et de tout le confort et la performance d’un bâtiment neuf avant-gardiste. Les lots vont de 50 m² à un plateau complet de 1 500 m² et sont modulables à la demande. MIPROM s’est associé à Build Communication, agence d’Axite CBRE qui, de la conception de l’identité visuelle à la communication digitale, en passant par la réalisation de visites virtuelles, permet aux potentiels acquéreurs de se projeter dans les espaces de travail du SIRIUS.

Les intervenants Promoteur : MIPROM (Lyon) Construction-Architecture : APRC Group (Lyon) Commercialisation : Axite CBRE Chambéry et son agence B uild communication Parc technologique de Savoie-Technolac : concertation et prescriptions de son architecte-conseil Permis de construire : commune de Bourget-du-Lac

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Guillaume Bouvaist

« Favoriser l’émergence de futurs leaders de l’industrie outdoor » Guillaume Bouvaist, responsable de la pépinière d’entreprises d’Annecy Base Camp, se réjouit de voir le territoire mettre en place divers outils afin d’attirer des entreprises et de séduire de potentiels créateurs de start-ups.

Comment est né le concept « Outdoor Sports Valley » et que représente-t-il aujourd’hui ? Le concept OSV est né en 2009, sous l’impulsion politique du Grand Annecy. Il a été officialisé en 2010 sous la forme d’une association, puis labellisé « Grappe d’Entreprises » par l’Etat (DATAR) en 2011. L’agglomération annécienne, site géographique exceptionnel et lieu d’implantation stratégique de beaucoup de leaders de l’industrie outdoor, comme Patagonia, Salomon, Millet, pour n’en citer que quelques-uns, est légitime dans la perspective de fédérer, représenter et contribuer au développement des entreprises de la filière. OSV compte aujourd’hui près de 380 adhérents, dont plus de 220 membres actifs, à savoir des fabricants, distributeurs, détaillants ou designers. Près de 50 % des membres actifs sont basés en HauteSavoie et 75 % dans le sillon alpin et la région Rhône-Alpes. Les 25 % restants sont recensés dans le reste de la France, mais aussi en Suisse et en Italie. La plupart d’entre eux sont des TPE (de 0 à 19 salariés). Plus d’un quart sont des PME (de 20 à 249 salariés) et 4 % sont des ETI – Entreprises de Taille Intermédiaire (de 250 à 4 999 salariés). Quels sont les grands axes de votre action, qui débouche aujourd’hui sur la création d’un incubateur ?

Depuis le départ, l’association remplit ses objectifs en travaillant sur différents axes de travail prioritaires comme le développement économique, les ressources humaines, la promotion du territoire et de la pratique sportive, le développement durable et l’innovation. Et c’est tout naturellement que, dans le cadre de cette action, on a voulu accueillir les porteurs de projets, avec l’appui de nos membres qui leur serviront d’accompagnateurs en leur transmettant leurs savoir-faire et compétences. L’idée est bien de favoriser l’émergence de futurs leaders de l’industrie outdoor à travers un lieu d’échange stimulant. L’Annecy Base Camp, ainsi que nous l’avons baptisé, est le premier incubateur d’entreprises européen spécialisé dans l’accueil de créateurs d’entreprise dans ce secteur d’activité. Apprenti-entrepreneur, designer, ingénieur, sportif, vendeur, étudiant, chômeur... Toute personne ayant une idée innovante et n’ayant pas encore créé son entreprise peut intégrer notre incubateur. Comment sera configurée votre pépinière d’entreprises et quelles seront les conditions d’accueil ? Notre pépinière d’entreprises est en cours de réalisation et devrait pouvoir ouvrir à l’automne. Le bâtiment comprendra une vingtaine de bureaux individuels de 12 à 25 m², un espace de co-working de 100 m², un atelier de test de prototypes de 60 m²,

Notre pépinière d’entreprises est en cours de réalisation et devrait pouvoir ouvrir à l’automne

qui permettra tout à la fois de tester ses propres concepts et ceux de la concurrence. Les porteurs de projets seront hébergés 20 mois au sein de l’incubateur, avant potentiellement de créer leur entreprise. Mais la pépinière accueillera également d’autres entreprises, comme des start-ups, ayant moins de deux ans d’existence et qui pourront bénéficier d’un bureau durant deux années. Ensuite, pour les uns comme pour les autres, pourront être proposées des solutions d’implantation. Nous envisageons d’ailleurs la création d’un hôtel d’entreprise qui permettrait de prolonger l’accompagnement au-delà de la pépinière. J’ajouterai que, par le biais d’OSV et de ses partenaires, les porteurs de projets, créateurs, start-ups peuvent entreprendre toutes les démarches nécessaires pour bénéficier de solutions de financement dédiées à l’industrie de l’outdoor, des sports et de la montagne. Supplément s ’ implanter 123

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L’Annecy Base Camp, au service de l’Outdoor Sports Valley Il s’agit du premier incubateur européen spécialisé dans l’accueil et l’accompagnement des créateurs d’entreprises au sein des filières du sport et de l’outdoor. Ces dernières vont bientôt bénéficier d’une pépinière au parc des Glaisins. Fruit de la volonté commune d’acteurs de l’univers des sports outdoor et des institutions locales, l’association OSV a pour objectif premier, le développement et l’accélération de l’innovation au sein de la filière sport et outdoor. C’est dans cette optique qu’a été monté le projet d’une pépinière d’entreprises au sein du parc d’activités des Glaisins, à Annecy-le-Vieux. Lauréat du concours pour réaliser un bâtiment de 1 250 m² (en cours de travaux), le cabinet AER Architectes a tout fait pour maîtriser les objectifs rigoureux de programmation et de budget, tout en produisant un projet identitaire, reflet de l’activité, de la créativité et de l’innovation des entreprises qu’il doit accueillir.

Regroupant des espaces partagés conviviaux, des espaces individuels ou encore de co-working, l’ensemble ambitionne de pouvoir générer des synergies, pour, à l’arrivée, constituer une base solide pour le développement des entreprises qui y prendront place. Le tout a été « réfléchi comme un écosystème », explique l’architecte, Arnaud Lavier, afin d’en faire un outil indispensable à la production d’excellence et qui soit gage de valeur ajoutée pour les entreprises. En outre, la modularité des espaces permet une adaptabilité simple et rapide aux évolutions des entreprises. Il s’agit véritablement d’un projet « engagé » autour de certaines valeurs et qui s’inscrit pleinement dans une démarche environnementale et d’écoconstruction ambitieuse, axée sur la performance énergétique (RT 2012 -10 %). Ce projet permet ainsi de garantir aux usagers des conditions de confort optimales, tant sur les espaces intérieurs qu’extérieurs.

Les intervenants Promoteur du bâtiment : Premium (Paris) Maître d’oeuvre : cabinet AER Architectes (Annecy), conception du projet et suivi des travaux Propriétaire du bâtiment et financeur : communauté d’agglomération C2A Grand Annecy avec la participation du Département de la HauteSavoie et la Région AuvergneRhône-Alpes Opérateur exploitant : l’association Outdoor Sports Valley

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Serge Palmieri

« Toujours viser la satisfaction d’une clientèle exigeante » Serge Palmieri, dirigeant-fondateur de Financière Premium, évoque le projet des « Portes de Poisy », un site facilement accessible, une véritable vitrine pour les entreprises, une belle opération qualitative sur le plan architectural et environnemental.

Décryptez-nous votre cursus et votre arrivée dans l’immobilier d’entreprises ? A la base, je suis architecte de formation. J’ai été aussi un peu à l’école des Américains, ayant eu à réaliser un rapport d’études à l’époque sur le développement de la Silicon Valley, qui a été riche d’enseignement pour moi. De retour en France, mon parcours m’a amené à travailler au sein du groupe BNP Paribas. Je me suis ensuite retrouvé codirigeant de la société Europarc, et aussi à la tête de la société Parc 1er, filiale du Groupe Financière Rive Gauche, qui a pris une place importante dans le développement du parc tertiaire depuis une vingtaine d’années en France. C’est cette somme d’expériences, cette expertise que j’ai acquise aussi, et ma grande connaissance des marchés qui m’ont poussé à créer ma propre société indépendante, la Financière Premium, afin de mettre pleinement en pratique mes idées en matière d’immobilier d’entreprises. Comment avez-vous réussi à développer votre activité ? Depuis sa création, en octobre 2007, la société de promotion immobilière Premium Real Estate, dont je suis le président, est notre marque, adossée à sa holding, Financière Premium. Nous avons déployé des activités de promotion immobilière et de services,

essentiellement dans le secteur de l’immobilier d’entreprises et des résidences spécialisées. Nous sommes présents sur les marchés régionaux, de Strasbourg à Bordeaux, en passant par Lyon ou Annecy, notamment dans le cadre de projets d’aménagement à vocation économique développés par les collectivités territoriales avec lesquelles je travaille toujours en étroite liaison. Parfois, pour des projets plus complexes montés avec des acteurs régionaux ou nationaux, tels que BNP Paribas ou Colliers UFG, qui apprécient notre savoir-faire et notre capacité de réactivité. Et nous nous adossons toujours également à des équipes locales, notamment sur les plans commercial, technique ou juridique, pour coller au plus près de la réalité du terrain. Quelle est votre stratégie pour l’opération des « Portes de Poisy » ? Pour « Les Portes de Poisy », nous sommes restés fidèles à notre démarche, travaillant en partenariat avec la commune, comme nous l’avions fait précédemment avec le Grand Annecy, sur la Zac d’Altaïs, ou le parc des Sources aux Glaisins. Là, il s’agissait de conjuguer le souhait d’implantation d’un syndicat mixte départemental, le Syane, un aspect commercial également et, donc, un bâtiment dédié au tertiaire. Le site, au cœur d’une coulée

Nous sommes présents sur les marchés régionaux, de Strasbourg à Bordeaux, en passant par Lyon ou Annecy

verte, est par ailleurs proche d’un flux routier important. Facilement accessible, il devient une vitrine, appréciable pour les entreprises. Nous avons donc fait un choix qualitatif tant sur le plan architectural qu’environnemental. A cet égard, le bâtiment est bien sûr aux normes de la RT 2012 et même au-delà pour anticiper l’avenir et réduire au maximum les charges des futurs résidents. Le tout est divisible selon les souhaits : des lots de 80 à 100 m² au plateau complet de 600 m², avec aussi de larges terrasses à tous les niveaux. En prime, il y a la vue imprenable, audessus des arbres, sur la Tournette, massif bien connu surplombant le lac d’Annecy. De quoi satisfaire une clientèle exigeante, celle que nous visons en priorité. Et la commercialisation plutôt bonne, pour un ensemble qui sera livré en 2018, semble nous donner raison. Supplément s ’ implanter 125

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« Les Portes de Poisy », vitrine de l’agglomération annécienne Aux côtés du nouveau siège du syndicat des énergies et du numérique du département, va émerger un bâtiment dédié au tertiaire qui donnera une excellente visibilité aux entreprises qui s’y installeront. L’agglomération annécienne bénéficie d’une situation géographique assez exceptionnelle en Rhône-Alpes, à deux pas de la Suisse et de l’Italie. S’ajoute une forte dynamique de croissance, ainsi qu’une démographie galopante. De ce fait, elle constitue un lieu des plus propices à l’implantation et au développement d’entreprises. Chaque année, en dépit de la pression foncière, entre trois et quatre hectares sont dégagés pour l’immobilier d’entreprises, que ce soit dans les grands parcs d’activités ou pour des projets qui s’insèrent dans le tissu urbain et économique et qui en renforcent l’attractivité. C’est le cas de celui baptisé « Les Portes de Poisy », situé à la limite de la commune éponyme et de celle de Meythet, qui abrite l’aéroport d’Annecy.

Le cabinet AER Architectes, concepteur de l’ensemble, a joué avec les contraintes de surface (10 000 m²) et de pente pour réaliser un ensemble cohérent de trois bâtiments. Le premier, de 2 200 m², dont les travaux sont déjà bien avancés, abritera le nouveau siège du Syane, syndicat mixte des énergies et de l’aménagement numérique de la Haute-Savoie, créé en 1950 et qui s’affirme aujourd’hui comme un acteur important du développement équilibré du département. Le second bâtiment de 380 m² sera réservé aux commerces et le troisième au tertiaire. Ce dernier, dénommé Grenat, d’une surface de 1 650 m² en trois niveaux, en raison de son exposition à un trafic routier dense en cet endroit, donnera une excellente visibilité aux entreprises. D’autant plus que son esthétisme sera soigné, avec des bardages métalliques, des éléments horizontaux qui tranchent et une trame d’ouverture qui donnera belle allure, en harmonie avec les deux autres bâtiments du complexe « Les Portes de Poisy ».

Les intervenants Promoteur : Premium Real Estate (holding Financière Premium) de Neuilly-sur-Seine Conception : AER Architectes d’Annecy Bureau d’études : AICO de Lyon Partenariat : ville de Poisy, pour l’élaboration globale des « Portes de Poisy » Commercialisation (location et vente) : BNP Paribas

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DRÔME I N T E RV I E W

Pierre Jouvet

« Porte de DrômArdèche, la grande couronne lyonnaise » Pierre Jouvet, président trentenaire de la communauté de communes Porte de DrômArdèche, affiche de grandes ambitions pour « son » territoire qui compte 35 communes, soit 43 000 habitants. Situé à la frontière nord de la Drôme, à moins d’une heure du centre de Lyon, ce territoire est desservi par la route nationale 7, la voie ferrée, le fleuve, l’autoroute et l’aérodrome intercommunal, capable d’accueillir de petits avions d’affaire ou de tourisme. La communauté de communes finalise actuellement un schéma recensant l’ensemble des zones d’activités afin qu’elles répondent aux besoins spécifiques des entreprises désireuses de venir s’y implanter. A terme, la partie nord du périmètre deviendra le « pôle économique de Lyon sud », grâce à la réalisation, d’ici 2023, d’une sortie d’autoroute A7 à Saint-Vallier. A quoi et à qui servira le schéma des zones d’activités en Porte de DrômArdèche ? A l’échelle de la communauté de communes, plus d’une vingtaine d’espaces économiques ont été recensés. Le schéma d’accueil des zones d’activités doit permettre de mieux répondre à chaque type d’activités et d’adapter la vocation des sites en fonction des besoins des entreprises. Les zones d’activités (ZA) rurales accueilleront des activités plutôt artisanales alors que les ZA urbaines, situées le long du Rhône, auront une vocation plus industrielle. Nous voulons différencier les pôles économiques pour éviter la concurrence interne et pour organiser l’environnement au mieux (infrastructures adéquates, accès, etc.). Ce schéma permettra également de définir un traitement architectural des différentes typologies de zones (signalétique, cheminements, communication…). L’offre en termes de foncier d’entreprises, ainsi clarifiée, aidera les investisseurs dans leur choix d’installation. Enfin, le schéma définira une classification des zones autour de trois ou quatre types d’offres : un pôle métropolitain (PANDA), des sites bas-

sin de vie, des sites locaux et des sites dits spécifiques (friches industrielles reconverties). Qu’entendez-vous par pôle métropolitain ? Situé en façade d’autoroute A7, PANDA (Parc d’Activités Nord Drôme Ardèche) couvre 285 hectares, dont 190 hectares sont encore disponibles. Exactement 74 hectares sont occupés par 25 entreprises dynamiques (dont Ugigripp, Trotec, Grand Frais…) qui représentent 700 à 800 emplois. Vingtet-un hectares sont en cours de commercialisation, dont 16 ha sous compromis. En 2017, 350 emplois seront créés sur le périmètre de PANDA. La priorité est donnée à l’accueil de projets industriels, logistiques, créateurs d’emplois avec des services de qualité, des aménagements paysagers selon les principes de développement durable (respect des espaces naturels et agricoles, priorité aux circuits courts et au co-voiturage, accès à l’emploi pour tous…). Quel potentiel foncier d’entreprises reste-t-il sur le périmètre de la communauté de communes ? En disponibilité immédiate, il reste

La priorité est donnée à l’accueil de projets industriels, logistiques, créateurs d’emplois avec des services de qualité, des aménagements paysagers selon les principes de développement durable

163 hectares répartis sur quatorze zones d’activités. La disponibilité à 24/30 mois s’élève à 181 hectares répartis sur sept ZA. Enfin, à plus de 36 mois, nous aurons 1 077 hectares sur trois zones. Nous prévoyons d’investir, courant 2017, 405 000 euros sur la zone de PANDA (acquisitions foncières, lancement assistance à maîtrise d’ouvrage). 3,5 millions d’euros seront également investis sur les autres zones (extensions, requalifications, travaux…). Supplément s ’ implanter 127

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Agroalimentaire et logistique sur PANDA Le Parc d’Activités Nord Drôme Ardèche (PANDA) est en cours d’aménagement. Son offre intéresse particulièrement les entreprises dont l’activité nécessite une emprise au sol importante. Mais aussi les entreprises de la couronne lyonnaise qui ne trouvent plus de terrains à la mesure de leurs besoins, les lots de grande taille se raréfiant au rythme du développement urbain. A l’heure actuelle, 21 hectares de PANDA sont en cours de commercialisation. L’année 2017 devrait voir la concrétisation de deux projets majeurs. L’un prévoit la construction d’un bâtiment dédié au commerce en ligne, tel Amazon à Montélimar ou encore Allopneus.com en cours de construction à Valence. L’autre projet – le « projet phare » – concerne un bâtiment dédié à la logistique agroalimentaire, et plus particulièrement à la logistique du froid. « Ces deux projets, que

nous ne pouvons détailler davantage pour des raisons de confidentialité, les transactions n’étant pas encore finalisées, devraient générer la création de 70 à 80 emplois en 2017, et 50 de plus en 2018 », indique le président de la communauté de communes Porte de DrômArdèche, Pierre Jouvet. « Ce sont des projets à forte valeur ajoutée ». A l’image de celui qui vient tout juste d’être inauguré, courant mars 2017. Il s’agit du nouveau siège social de l’entreprise de transports Bert, qui s’étend sur un terrain de 7 hectares et qui comprend 1 000 m2 de bureaux et un bâtiment logistique HQE de 24 000 m2. « Nous sommes en relation avec d’autres industriels qui nous ont clairement signifié leur intérêt pour notre parc d’activités », ajoute le président. « Mais nous avons également de nombreuses demandes d’entreprises locales » qui cherchent à s’agrandir et/ou à se rapprocher des infrastructures routières du sillon rhodanien.

Les intervenants Dans ses projets de développement des zones d’activités, la communauté de communes Porte de DrômArdèche propose aux entreprises qui le souhaitent de rencontrer des contractants généraux, architectes et investisseurs en fonction de la nature de leurs projets. La collectivité a signé, en février 2017, une charte d’amélioration de la commande publique avec la Fédération du BTP Drôme/ Ardèche. Elle a fait la demande, auprès du préfet de la Drôme, du déploiement sur le département d’un site internet recensant l’ensemble des marchés publics des collectivités.

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DRÔME I N T E RV I E W

Nicolas Daragon

« Ce que l’on nous envie ? Notre qualité de vie ! »

© mickael appelian

La communauté d’agglomération Valence Romans Agglo est la 5e intercommunalité de la région Auvergne – Rhône-Alpes après Lyon, Grenoble, Saint-Etienne et Clermont-Ferrand. Sa localisation - point névralgique des échanges européens nord-sud et est-ouest - associée à son cadre de vie attirent aujourd’hui de nombreuses entreprises issues de secteurs et d’horizons variés. Entretien avec Nicolas Daragon, président de la communauté d’agglomération, également maire de Valence et vice-président du conseil régional. Quel est le potentiel foncier de la communauté d’agglomération ? Aujourd’hui, Valence Romans Agglo compte 56 communes et gère près de 1 600 hectares de terrains répartis sur 39 zones d’activités. Environ 100 hectares de terrains à vocation économique sont disponibles immédiatement. D’autres projets d’extension sont à l’étude car nous avons encore des réserves foncières, notamment sur l’Eco-parc de Rovaltain (90 hectares de réserve). Parallèlement, nous maintenons des prix particulièrement attractifs à 35 € le mètre carré. Un critère non négligeable surtout lorsqu’il est associé au cadre de vie privilégié, à la disponibilité de la main d’oeuvre et aux nombreux services et équipements de notre territoire ! Quels sont les profils des entreprises implantées sur votre périmètre ? Les profils des entreprises sont très variés. Sur le périmètre de Valence, ce sont les activités technologiques et tertiaires qui dominent. La zone d’activités de La Motte est orientée sur la logistique avec notamment l’arrivée cette année d’Allopneus.com. Le plateau de Lautagne est axé sur le tertiaire et l’Armailler, sur l’industrie (PME) et l’artisanat. Le secteur de Romans se caractérise par une offre artisanale et industrielle plutôt conséquente et opé-

rationnelle. Enfin, la zone de Rovaltain (gare Valence-TGV) est une « zone premium » orientée vers les secteurs tertiaire et scientifique. Comment les élus priorisent-ils le développement du foncier économique ? Les projets sont priorisés sur la base du nombre d’emplois créés, sur le potentiel de création de richesse, sur l’effet d’entraînement de l’entreprise sur une filière stratégique, et enfin, sur la valeur ajoutée territoriale de l’entreprise. Il s’agit de contribuer à la chaîne de valeur en partant de l’offre foncière de l’agglomération et des besoins des entreprises, tout en proposant des solutions associées. Nous avons le Technosite à Valence qui héberge une pépinière et un incubateur GENEO ; la Cartoucherie à Bourg-lès-Valence, pôle d’excellence pour les industries créatives et du cinéma d’animation ; des bâtiments relais sur Romans et Châteauneuf-sur-Isère... Comment l’Agglo accompagnet-elle les entreprises qui veulent s’installer sur son périmètre ? Au total, six élus de la communauté d’agglomération travaillent sur le développement économique (Attractivité, Zones économiques, Emploi, Enseignement supérieur, Tourisme, Rovaltain). Plus d’une centaine d’acteurs du secteur de l’immobilier d’entreprise

Les projets sont priorisés sur la base du nombre d’emplois créés, sur le potentiel de création de richesse, sur l’effet d’entraînement de l’entreprise sur une filière stratégique

travaillent avec l’Agglo pour accompagner les entreprises dans la conception et la mise en œuvre de leurs projets immobiliers. L’agglomération peut aussi initier des opérations de promotion immobilières lorsqu’elle constate une carence de l’offre existante. L’un de nos enjeux forts consistera à simplifier l’accès aux nombreux dispositifs d’accompagnement, et l’agglomération me semble la structure la mieux identifiée de par sa proximité avec les acteurs économiques du territoire. Supplément s ’ implanter 129

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Une Cité de la gastronomie en 2019 C’est l’un des grands projets du maire de Valence, Nicolas Daragon : créer une Cité de la gastronomie dans le centre ancien de la ville. La Drôme et l’Ardèche comptent 11 chefs étoilés, dont Anne-Sophie Pic, 29 Appellations d’Origine Contrôlée et 21 Indications Géographiques Protégées. Plus qu’une Cité de la gastronomie, le maire ambitionne de créer une Cité de l’art culinaire régional. « Cette Cité exprime une attractivité forte à travers sa thématique, son rayonnement économique (secteurs agro-alimentaire, de la restauration, de la culture bio) et touristique. C’est un projet qui parle à chacun et peut rendre chaque habitant ambassadeur économique de notre territoire », résume-t-il. Pour l’instant, le projet n’en est qu’au stade de l’ébauche : les informations sont filtrées et aucune indication précise quant à la taille, l’aspect ou

encore le style architectural n’est encore communiquée. Seuls le budget – 15 millions d’euros, financés par la Ville, le Département, la Région et des investisseurs privés – et l’emplacement – en lieu et place d’une piscine municipale désaffectée, idéalement située sur la nationale 7 et visible depuis l’autoroute A7 – ont été officiellement annoncés. Ce quartier ancien, appelé aussi Basse Ville, voit passer chaque jour 26 000 véhicules et 12 000 cyclistes qui empruntent la ViaRhôna. Soit autant de touristes potentiels… D’autres projets « structurants » accompagneront la création de la Cité de la gastronomie, dont celui d’une halte fluviale toute proche, du recouvrement de l’A7, justement sur la portion où trônera ce « temple dédié au bien manger », ou encore d’un Parc des expositions entièrement rénové.

Les intervenants A l’heure actuelle, la validation des candidats pour la Cité de la gastronomie est en cours, la ville de Valence ayant lancé récemment l’appel à concessions. Cependant, une association de préfiguration – Valence en Gastronomie – a été créée pour promouvoir ce projet. Elle est présidée par David Sinapian (Maison Pic) et regroupe un ensemble de chefs d’entreprise et de personnalités, comme Michel Chabran (chef étoilé), Franck Vidal (Valrhôna), Alain Milliat (Jus de fruits), Richard Alibert (Aix & Terra), Marie-Pierre CurinierSartre (Eaux de Vals), Anne Laurent (Vignolis), Jean-Michel Giraud (InterRhône) et Jacques-Rémy Girerd (Folimage).

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PUY-DE-DÔME I N T E RV I E W

Pascal Bonnichon

« Notre dynamisme est notre identité » Territoire rural aux portes du cœur métropolitain du département, entre terres agricoles et contreforts des volcans d’Auvergne, la communauté de communes Riom Limagne et Volcans, présidée par Pascal Bonnichon, forte de 31 communes et 65 000 habitants, met en avant le dynamisme des entreprises qui y sont implantées.

Quels sont les atouts du territoire que vous met tez en avant pour at tirer de nouvelles entreprises ? La communauté de communes Riom Limagne et Volcans est née de la fusion de trois EPCI : Riom Communauté, Limagne d’Ennezat et Volvic Sources et Volcans. Nous sommes donc sur un territoire qui compte aujourd’hui 31 communes, avec des terres agricoles en nombre côté Limagne, et les contreforts des volcans d’Auvergne de l’autre côté. Nous sommes situés à l’entrée nord de l’agglomération de Clermont-Ferrand, ce qui nous permet d’avoir les avantages et la qualité de vie d’un territoire rural tout en étant très proches du cœur métropolitain de la région. Nous sommes donc proches d’une métropole, sans en avoir les inconvénients urbains. Nous sommes situés à deux heures de Lyon et à 3 h 30 de Paris. Notre position centrale fait qu’en partant de notre région, on va très vite de partout dans le pays. Grâce à la qualité de vie, entre ville et campagne, que nous pouvons offrir à nos habitants, mais aussi au tissu dense et innovant de grandes entreprises comme de petites PME, chaque nouvel arrivant peut trouver sa place.

Quelles sont les particularités du tissu économique local ? Nous avons sur notre territoire de belles entreprises, comme les eaux de Volvic, bien sûr, mais aussi Hermès, Limagrain, Merck, les pains Jacquet ou encore une partie des sites de Michelin. Nous avons une culture d’entreprises internationales, et notre dynamique est ce qui donne son identité à notre territoire. Notre volonté est d’accélérer l’attractivité et les implantations sur nos zones d’activité. Nous souhaitons avoir un positionnement tourné vers la santé, l’environnement et les énergies renouvelables. La culture de notre territoire n’est en effet pas vraiment tournée vers l’industrie lourde, mais davantage vers les services ou l’industrie plus « légère ». Le développement économique et touristique est une des grandes priorités des élus de ce territoire, et notre travail est notamment de convaincre les entreprises de venir s’y installer. De quels outils disposez-vous pour développer l’at tractivité du territoire ? Nous avons à notre disposition une palette d’outils importante pour accompagner les entreprises qui souhaitent venir s’installer, mais aussi se développer sur notre territoire. Nous mettons en place des plateformes d’initia-

Nous pouvons mobiliser des financements pour accompagner la création d’entreprise

tive locale, un accompagnement des start-ups, et nous pouvons mobiliser des financements pour accompagner la création d’entreprise, que ce soit au niveau local ou avec l’aide de la Région. Les clubs d’entreprises sont également des acteurs importants dans l’accueil des entreprises. Au sein de la communauté de communes, nous avons des équipes dédiées à ces sujets, et nous avons également créé une pépinière de start-ups à Volvic. Nous avons de quoi répondre à toutes les demandes d’entreprises : du terrain nu au bâtiment à louer, en passant par l’accompagnement à la reprise d’entreprise. Supplément s ’ implanter 131

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L’Eco-Parc de Châtel-Guyon va accueillir sa première entreprise L’Eco-Parc Auvergne de ChâtelGuyon s’étend sur une dizaine d’hectares, dont trois sont immédiatement disponibles. Situé à cinq minutes de Riom, à quinze minutes de Clermont-Ferrand et tout proche de l’A71 qui relie Paris à Montpellier, cet Eco-Parc se découpe en un pôle artisanal et un pôle tertiaire et industriel, tourné vers l’innovation, l’environnement et le développement durable. Les activités autour des énergies renouvelables, de l’aménagement environnemental, mais aussi de la santé et du bien-être y seront ainsi les bienvenues. Les travaux, commencés en avril 2015, terminés, l’Eco-Parc est désormais prêt à recevoir les premières entreprises, avec des parcelles viabilisées de 2 000 à 10 000 m². L’emplacement,présenté comme idéal pour investir, proche de l’agglomération riomoise et des grands

axes routiers, n’a d’ailleurs pas tardé à séduire, puisque fin 2016, la première entreprise était annoncée. Une société vient en effet de déposer son permis de construire et espère pouvoir emménager à la fin de l’année 2017. Il s’agit de l’entreprise Chadasaygas (« eau chaude » en occitan), qui opère dans la géothermie et la méthanisation. « Les travaux vont bientôt commencer, avec pour objectif de regrouper les équipes de cette société, qui sont aujourd’hui réparties sur différents sites à Riom, sur un même site », note Pascal Bonnichon. Elle occupera un bâtiment d’environ 430 m² à énergie positive conçu par SR Développeur, spécialiste en immobilier d’entreprise et tertiaire. Olivier Bouttes, président de Chadasaygas, espère que l’activité permettra bientôt la création d’emplois qualifiés supplémentaires.

Les intervenants La zone d’activité de Châtel-Guyon a été créée par la communauté de communes Volvic Sources et Volcans. Aujourd’hui fusionnée avec les communautés de communes Riom Communauté et Limagne d’Ennezat, c’est la nouvelle entité, Riom Limagne et Volcans, qui en porte la gestion. L’entreprise Chadasaygas occupera un bâtiment d’environ 430 m² à énergie positive conçu par SR Développeur, spécialiste en immobilier d’entreprise et tertiaire.

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CANTAL I N T E RV I E W

Jacques Mézard

« Notre diversité est le secret de notre développement » Présidée par Jacques Mézard, la communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac (CABA) regroupe 25 communes et compte près de 25 000 habitants. Avec une bonne partie de son territoire en zone rurale, elle accueille des entreprises dans des domaines très variés, grâce au développement de son Pôle Immobilier d’Entreprises ou à son offre de foncier sur différentes zones d’activités. Quelles sont les spécificités du tissu économique de votre territoire ? Une partie de notre territoire est très rurale, tandis que près de la moitié des habitants de la communauté de communes vivent dans la ville-centre d’Aurillac. Nous avons un tissu de PME et PMI de qualité, avec des activités diverses, et qui ont bien tenu le choc des précédentes crises. Le plus gros employeur de notre territoire est Auriplast, spécialisé dans la fabrication d’emballages cosmétiques. L’entreprise Matière, dans le BTP, Europe Service, dans la mécanique, Lafa, qui fabrique du mobilier pour les collectivités, ou encore Qualiac, éditeur de logiciels qui entre parfois en concurrence avec de grandes sociétés mondiales, montrent que notre tissu économique est très divers. Pour nous, c’est un atout, puisque notre territoire n’est pas à la merci de l’effondrement d’une seule entreprise. C’est notre diversité qui fait notre capacité à nous développer. Quels sont les atouts du territoire que vous met tez en avant pour at tirer de nouvelles entreprises ? Notre diversité fait que nous sommes capables d’accueillir des entreprises dans des domaines très variés. Le développement de nos entreprises a montré que, même lorsqu’elles étaient rachetées par des grands groupes,

les cadres locaux savaient mettre en avant le savoir-faire de la région. Ils ont participé au développement de ces sociétés, même si le siège n’est plus dans la région. Par ailleurs, on note très peu de turn-over dans les entreprises de la région, les salariés sont fidèles à leur entreprise et la main d’œuvre locale est reconnue. Bien sûr, la qualité de vie offerte par notre région est un atout indéniable, qui sera de plus en plus important à l’heure où les épisodes de pollution se multiplient dans les centres urbains. Par ailleurs, nos équipements culturels et sportifs concurrencent ceux des agglomérations moyennes. Nous ne pouvons pas demander aux jeunes de rester sur notre territoire, ou d’y venir, si nous ne pouvons pas leur offrir suffisamment d’équipements. Nous avons également fait des efforts importants sur l’accessibilité de notre territoire. La CABA est propriétaire et gestionnaire d’un aéroport situé dans la commune, qui nous permet des liaisons régulières avec Paris. Le développement de la fibre optique est également un élément important pour notre territoire, le maillage devrait être terminé d’ici 2021. Quels sont les outils dont dispose votre territoire pour at tirer des entreprises ? Nous pouvons citer notre Pôle Immobilier d’Entreprise, créé dans les années

Le développement de la fibre optique est également un élément important pour notre territoire, le maillage devrait être terminé d’ici 2021

1990, et dont nous venons de poser la première pierre de la sixième tranche. Il propose aujourd’hui 7 900 m² de surfaces locatives, et accueille 45 entreprises, soit 300 salariés. La septième tranche est déjà dans les tuyaux. Nous devons en effet toujours prévoir un coup d’avance. Je ne veux pas entendre qu’une entreprise ne puisse pas venir s’installer sur notre territoire parce qu’elle ne trouve pas de terrain ou de locaux. Nous devons être prêts à répondre à toutes les demandes, et nous investissons fortement dans ce sens, en collaboration avec la Région, l’Etat et le Département. Les collectivités doivent s’investir et travailler ensemble dans ce but, quelle que soit leur sensibilité politique. Supplément s ’ implanter 133

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La ZAC du Puy d’Esban prend de l’ampleur Sortie de terre en 2006/2007, la ZAC du Puy d’Esban est située à la sortie sud d’Aurillac, sur le tracé de la nouvelle route nationale 122 en direction de Figeac-Toulouse dont les aménagements vont débuter, et à proximité de l’aéroport d’Aurillac-Tronquières. En février 2017, 82 % des surfaces actuellement commercialisables avaient trouvé preneur. Depuis le lancement en 2008 de cette ZAC dédiée aux activités industrielles et artisanales, 15 entreprises s’y sont implantées. Elles représentent différents secteurs d’activité : BTP, mécanique, matériel agricole, transports et logistique, traiteur, services, loisirs. Les compromis en cours portent aussi sur des activités diversifiées : transports/ logistique et unité de séchage ; découpe et transformation de viande bovine ; immobilier locatif. Le dernier en date, courant février 2017, correspond à la future installation

d’Enedis/Engie (ex. ErDF/GDF Suez) sur un terrain de 11 685 m2 pour la relocalisation d’unités techniques basées en centre-ville d’Aurillac. Fin 2016, la SEM d’aménagement SEBA 15 a également conduit des travaux complémentaires, pour un montant de plus de 450 000 € HT. Ont été réalisés un giratoire intérieur avec branches d’accès vers la future zone commerciale mitoyenne de la Sablière, l’amorce de la voirie nord vers la zone logistique du futur centre commercial, ainsi que le comblement d’une plateforme. De son côté, la CABA (Communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac) poursuit les réserves foncières pour préparer la création d’Esban II. Les études préalables ont déjà débuté sur un périmètre de 42 ha (dont 37 ha acquis ou en voie de l’être). Le même objectif est poursuivi : être en capacité de répondre à la demande d’entreprises et soutenir ainsi le développement économique.

Les intervenants La réalisation de la ZAC d’Esban représente un coût total de 13 391 000 € HT. Elle est conduite pour le compte de la CABA par la SEM SEBA 15. La vente des terrains aux entreprises doit y contribuer à hauteur de 4 963 500 €. L’équilibre de l’opération est trouvé au travers de subventions représentant un total de 4 146 100 € obtenues auprès de l’Europe (FEDER), l’Etat, la Région, le Département du Cantal. La participation de la CABA s’élève, elle, à 4 234 900 €.

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Lease


DES OPÉRATIONS TERTIAIRES S

Bien-Être

Bois

Modularité

EURATECHNOLOGIES / LILLE (59)

6 000 m en 2 bâtiments / Bureaux en R+5 et R+3 / Bois 2

Environnement

Savoir-faire

DOCKS LIBRES / MARSEILLE (13)

3 700 m2 / Bureaux et commerces en R+6 / Bois

Mipim 2017  

MIPIM S'implanter en Auvergne-Rhône-Alpes

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