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Édition spéciale 2013 pour ToneMove.com

Magazine CASQUES AUDIOPHILES 42 nouveaux modèles à l’essai AKG, Atomic Floyd, Audio-technica, Beyerdynamic, Bowers & Wilkins, Bose, Cresyn, Denon, Etymotic Research, Ergo, Ferrari by Logic3, Fostex, Harman/kardon, Klipsch, Logitech, Motörheadphönes, NuForce, Parrot, Phiaton, Philips, RHA, PSB, Sennheiser, Skullcandy, Shure, Sol Republic, Sony, Stax, Ultrasone, Yamaha

+ 45 modèles fichés et notés


Édition spéciale 2013 pour ToneMove.com

Magazine

SOMMAIRE • 4 : AKG K619 DJ

• 31 : Harman/kardon BT

• 5 : AKG K 840 L

• 32 : Klipsch Mode M40

• 6 : Atomic Floyd Super Darts

• 33 Klipsch Image One II

• 7 : Audio-technica ATH-NC9

• 34 : Logitech UE 4000

• 8 : Beyerdynamic DTX 501p

• 35 : Motörheadphönes Motörizer

• 10 : Beyerdynamic Custom One Pro

• 36 : NuForce HPH-800

• 12 : Bose OE2i

• 37 : NuForce NE-600X

• 13 : Bowers & Wilkins P3

• 38 : Parrot Zik

• 14 : Cresyn Pastel

• 40 : Phiaton PS 320

• 15 : Cresyn C510E

• 41 : PSB M4U 2

• 16 : Denon AH-D7100

• 42 : Philips Citiscape Uptown

• 18 : Denon AH-NCW500

• 43 : RHA MA450i

• 19 : Denon AH-D600

• 44 : Sennheiser Momentum

• 20 : Ergo AMT

• 45 : Skullcandy Aviator

• 22 : Ergo 1 & 2

• 46 : Shure SRH1840

• 24 : Etymotic Research ER-4S MicroPro

• 48 : Sol Republic HD Tracks

• 26 : Ferrari by Logic3 R200

• 49 : Sony MDR-1R

• 27 : Ferrari by Logic3 T350

• 50 : Stax SR007

• 28 : Focal Spirit One

• 52 : Ultrasone Signature Pro

• 29 : Fostex TH-5BB

• 54 : Yamaha HPH-Pro300

• 30 : Harman/kardon CL


4 ON Magazine - Guide casques 2013 - édition spéciale pour ToneMove.com

AKG K 619 DJ Présenté comme un casque conçu pour les DJ, l’AKG K619 s’adresse avant tout aux utilisateurs nomades qui recherchent un casque costaud et vigoureux dans les basses.

AKG Lorsque l’on pense à un casque pour DJ, on imagine immédiatement un modèle doté de grosses oreillettes supra-auriculaires, montées sur une armature imposante et capable de soutenir des puissances acoustiques très importantes. Le nouveau K619 n’est pas tout à fait cela. Certes, il apparait immédiatement très robuste avec son solide bandeau serre-tête, ses charnières en métal et ses glissières renforcées par des lames elles aussi métalliques. Mais il est aussi relativement léger et compact, doté d’oreillettes supra-auriculaires et d’un câble avec microphone et commandes pour appareil nomade. Le K619 est également disponible en plusieurs versions avec des enjoliveurs en aluminium brossé de différentes couleurs : orange, vert, rose fuchsia, rouge et bleu électrique (une version noire est également disponible sous la référence K618 pour 100 €). Pour toutes ces raisons, le K619 s’inscrit plus dans la mouvance des casques fashion nomades plutôt que dans celle des modèles pour professionnels du son. L’AKG K619 est en outre un modèle très fonctionnel, idéal pour la ballade. Il est livré avec une belle housse de transport et peut se replier à plat puis sur luimême afin de prendre un minimum de

place lorsqu’on ne l’utilise pas. L’ingénieuse articulation de ses oreillettes ainsi que ses coussinets particulièrement épais et moelleux procurent un très bon niveau de confort et de maintien tout en assurant une isolation phonique efficace, d’un niveau rare sur un casque supra-auriculaire. À l’écoute l’AKG K619 est assez séduisant. La réponse en fréquence n’est pas ultra-large, mais le registre grave est fort généreux tout en restant d’une propreté correcte. L’aigu n’est pas hyper cristallin, il est un peu en retrait, légèrement brillant sans pour autant être agressif. Mais, surtout la restitution sonore est très vigoureuse et énergique. Elle ne suscite pas l’extase totale. Il lui faudrait être plus aérienne et définie pour cela. Cependant, on apprécie la cohérence de l’ensemble et la dynamique. L’AKG K619 est un casque convaincant (tout particulièrement sur de la musique électronique) agréable à porter, agréable à écouter, aussi bien à bas volume sonore qu’à niveau élevé. Il tient également très bien les fortes puissances et c’est dans ce sens qu’il peut prétendre convenir à la scène DJ. Au prix auquel il est proposé, l’AKG K619 s’en sort donc très bien. Il est tout à fait recommandable.

120 € Spécifications

• Type : clos, supra-auriculaire • Réponse : 16 Hz à 24 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 115 dB SPL/V • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : 2 000 mW • Cordon : 1,2 m avec microphone et commandes pour iPod/iPhone/ iPad et mini-jack à 4 contacts • Accessoires fournis : housse de rangement, câble rallonge de 1 m avec prise mini-jack universel à 3 contacts, adaptateur jack 6,35 mm • Poids : 215 g

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AKG K 840 KL

L’AKG K840 L est un casque léger, un modèle sans fil haut de gamme utilisant la technologie Kleer Audio qui offre une transmission audio en «qualité CD».

400 € Spécifications

• Type : casque clos, supra-auriculaire à système de transmission sans fil Kleer Audio • Réponse : 10,5 Hz à 31 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 120 dB SPL/V • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordon : amovible de 1,2 m • Accessoires fournis : mallette rangement, chargeur USB avec prises secteur internationales, câble de recharge USB, adaptateur prise avion, adaptateur micro-jack (2,5 mm), adaptateur jack 6,35 mm, transmetteur Kleer Audio • Poids : 145 g

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Le K840 KL est un modèle à l’esthétique sobre et discrète, néanmoins assez luxueuse et d’une construction à la fois très soignée et robuste. Il a été développé pour être un modèle ultra nomade qu’il est facile d’emporter partout avec soi. L’AKG K 840 KL peut en effet se replier à plat et sur lui-même afin de prendre un minimum de place. Il est aussi fourni avec de nombreux accessoires. Vient en premier lieu le transmetteur Kleer Audio avec ses deux élastiques plats permettant de le fixer à l’arrière d’un baladeur ou smartphone. Il s’agit d’un petit boîtier qui se branche sur la sortie casque et mesure, grosso modo 7,5 cm de long pour 3 de large et à peine 1 cm d’épaisseur. Il y a ensuite le transformateur à prise USB et ses câbles qui peuvent assurer en simultanée la recharge du casque et du transmetteur Kleer Audio qui fonctionnent tous deux sur batteries. Enfin, sont fournies diverses prises secteur (Françaises, Anglaises et Américaines) pour le chargeur ainsi que plusieurs cordons et adaptateurs pour micro-jack (2,5 mm), jack 6,35 mm et prise avion. Tous ces éléments sont d’une réalisation également assez luxueuse avec des prises plaquées or, des gaines de câbles en textile, des manchons en aluminium brossé. Ils se rangent, en même temps

que le casque, dans une élégante petite mallette en similicuir. Il manque cependant au package un accessoire aujourd’hui très répandu : le câble avec microphone et commande permettant de téléphoner. Équipé de transducteurs haut de gamme de 40 mm de diamètre, le K840 L pèse moins de 150 g. Malgré ce poids plume, il tient assez bien en place et apporte une isolation acoustique correcte pour ce type de modèle. Il est en outre d’un bon niveau de confort pour un casque supraauriculaire. Pour l’écoute, il est possible de faire fonctionner l’AKG K840 L en mode filaire (comme un casque normal) ou sans fil. La portée du transmetteur Kleer Audio peut atteindre théoriquement jusqu’à 20 m. Dans les deux cas, la restitution sonore est d’une très grande définition, mais aussi un peu sèche. L’AKG K840 L favorise clairement la précision plutôt que l’ampleur. Le registre grave est ainsi relativement discret. En contrepartie, les voix et les instruments acoustiques bénéficient de très jolis timbres, sans agressivité. C’est très bien pour de la musique jazz ou classique, mais cela risque de décevoir les amateurs de R’nB qui recherchent un son plus chaleureux et musclé.


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Atomic Floyd SuperDarts

Atomic Floyd est une jeune marque d’écouteurs intra-auriculaires, mais déjà une valeur sûre basée sur la qualité du son et des productions ultra soignées

ATOMIC FLOYD Atomic Floyd nous avait déjà interpelés lors de la réalisation de notre guide 2012 sur les casques et écouteurs audiophiles. C’était alors avec le test d’un modèle de milieu de gamme, le HiDef Jax (130 €). Nous enchainons aujourd’hui avec le modèle le plus onéreux de la marque. Le SuperDarts d’Atomic Floyd, avec son esthétique accrocheuse mélangeant métal et finition rouge pétant, semble d’emblée d’une réalisation extrêmement luxueuse. Cela commence avec son packaging, bien lourd et costaud, qui déploie une débauche d’effets visuels : des finitions mates, du brillant, un pelliculage, une 5ème couleur avec de l’argent... (Ceux qui ont quelques connaissances en technique d’impression apprécieront). Le produit en lui-même est de la même trempe. Le câble est recouvert d’une superbe gaine en tissu. Les coques des oreillettes sont en métal avec un élégant travail de ciselage. Pour précisément, elles sont réalisées en acier moulé par injection qui a été porté à 1 300 °C pendant 10 heures afin d’obtenir une extrême résistance et permettre le façonnage de parois plus fines et donc d’une chambre acoustique interne plus volumineuse. Les embouts livrés avec les écouteurs SuperDarts sont eux-aussi assez particuliers, puisque constitués d’une collerette en silicone souple translucide et d’un

anneau en silicone rouge plus ferme de manière à assurer un meilleur couplage acoustique avec les conduits auditifs. Sur le terrain, la restitution de ces écouteurs Atomic Floyd est neutre, particulièrement précise et surtout très agréable même durant plusieurs heures d’écoute. Les aigus sont vraiment fins, vifs, d’un haut niveau de définition. Les graves ne sont pas artificiellement en avant, mais bien présents, propres et fermes. Sur le morceau «Come With Us» des Chemical Brothers, les timbres semblent beaucoup moins colorés et plus purs que sur certains autres écouteurs et sonnent particulièrement juste. Avec Annie Lennox et son album «Medusa», l’écoute de «A Wither Shade of Pale», la voix, la harpe, le clavecin ont beaucoup de présence et de précision. L’image stéréophonique bénéficie d’un superbe relief (ce qui est très rare pour des écouteurs intra-auriculaires). Ajoutons enfin que les SuperDarts offrent une excellente isolation phonique et un très bon confort. Ils tiennent bien en place lorsque l’on est en mouvement et leur câble n’occasionne aucun bruit de frottement parasite. Un bel objet, une machine qui fonctionne extrêmement bien, une fabrication irréprochable, avec comme seul petit bémol le budget conséquent…

250 € Spécifications

•Type : intra-auriculaire •Réponse : 5 Hz à 25 kHz •HP : 15 mm (dynamiques) •Sensibilité : 100 dB SPL/mW à 1 kHz •Impédance : 16 Ω •Puissance max. : 3 mW •Cordon : 1,2 m avec microphone et commandes pour iPod/iPhone/ iPad. •Accessoires fournis : 3 paires d’embouts de taille différente, un adaptateur jack 6,35 mm, un adaptateur avion, une petite pochette ronde de rangement et de transport en silicone •Poids : 21,5 g

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Audio-technica ATH-NC9 Grand frère de l’ATH-NC7b que nous considérons comme le meilleur rapport qualité/prix en matière de casque antibruit, l’ATH-NC9 entend offrir des performances encore supérieures... pas sûr que ce soit réussi.

AUDIOTECHNICA Reprenant la forme de l’ATH-NC7b, l’ATH-NC9 est d’une présentation légèrement plus cossue, soignée et luxueuse. Il apparait aussi immédiatement un peu plus compact et discret. Le poids de l’ensemble est toujours très modéré. À peine 220 g pour un casque équipé de systèmes électroniques d’amplification et de réduction du bruit ambiant, c’est une belle performance. Si l’esthétique est un peu banale, en revanche l’ergonomie de ce casque est très bien pensée. L’ATH-NC9 nous a même semblé encore plus confortable à porter que son cadet l’ATH-NC7b, grâce à ses mousses à mémoire de forme. Il tient extrêmement bien en place lorsque l’on marche et bouge rapidement, ne produit pas de bruit de frottement ou résonnance parasite, ne serre pas trop les oreilles, apporte une isolation phonique passive correcte (un peu moindre que l’ATH-NC7b qui serre un peu plus les oreilles). Le système actif antibruit de l’ATH-NC9 fonctionne sur pile. Il est très évolué, car il utilise jusqu’à trois capteurs par oreillettes (un à l’extérieur et deux à l’intérieur). Il est donc très efficace, du même niveau que celui d’un Bose QC15 qui est une référence dans ce domaine. De plus, il propose trois modes de réduc-

tion de bruit afin de s’adapter à différentes situations. Le mode 3 propose une réduction jusqu’à 20 dB des bruits ambiants tandis que les modes 1 et 2 montent jusqu’à 30 dB. L’autonomie annoncée est de 20 à 35 heures selon le type de pile choisi pour l’alimentation. Un autre avantage de l’ATH-NC9 par rapport au ATH-NC7b est qu’il dispose sur son câble d’un microphone et de commandes pour prendre les appels depuis un smartphone. Il est donc plus polyvalent, mais pas pour autant plus performant. C’est ce que nous avons constaté pendant nos tests. L’AT-NC9 peut être écouté en mode passif. La restitution est alors assez bien équilibrée, douce et agréable, mais pas très percutante. En mode actif, le son est par contre beaucoup plus énergique et dynamique, mais aussi plus artificiel et même parfois un peu trop brillant, métallique et agressif. C’est dommage et c’est pour cette raison que nous avons été déçus par l’ATH-NC9. Nous lui préférons finalement, et de loin, son benjamin l’ATH-NC7b qui (toujours commercialisé à moins de 230 €) est d’un bien meilleur rapport qualité/prix et beaucoup plus convaincant à l’écoute.

335 €

Spécifications

•Type : casque clos, circum-auriculaire à système actif antibruit •Réduction du bruit : de 20 à 30 dB en mode actif •Réponse : 10 Hz à 25 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 100 dB •Impédance : 100 Ω •Puissance max. : n.c. •Cordon : amovible de 1,2 m avec microphone et commandes pour smartphone (prise mini-jack à quatre contacts) •Accessoires fournis : mallette de rangement, adaptateur prise avion, adaptateur jack 6,35 mm, câble standard (avec prise minijack à trois contacts), pile •Alimentation : une pile AAA •Poids : 220 g

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Beyerdynamic DTX 501 p Sur le marché des jeans, le 501 est un standard indémodable de chez Levi’s. Chez Beyerdynamic, dans le monde des casques audio, cela semble aussi être un sacré numéro.

BEYER Le DTX 501 p est un casque très léger qui a priori paraît sans prétention. Son look est assez banal, juste rehaussé par les habillages des coques de ses oreillettes en aluminium satiné. La construction ne paraît pas non plus très solide. L’armature peut se replier sur elle-même ou à plat et elle est d’une structure très légère. On peut aussi regretter que le DTX 501 p ne dispose pas sur son câble d’un microphone et de commandes pour piloter un baladeur ou un smartphone. Mais les reproches s’arrêtent là, car ce casque a également beaucoup de qualités et notamment certaines tout à fait exceptionnelles pour un modèle commercialisé à 80 €. Pour commencer, la fabrication, même si elle est d’origine chinoise, est à la hauteur de la réputation de la marque. L’assemblage est soigné. On se rend compte en y regardant de prés que les charnières et l’arceau, bien qu’à première vue un peu fragiles (comme le disions précédemment), sont renforcés par des pièces en métal. Ils devraient donc finalement garantir une résistance correcte. L’ensemble est livré avec une pochette de rangement rigide, à fermeture éclair, particulièrement fine et compacte de façon à pouvoir se glisser dans n’importe quel sac.

Les transducteurs de ce casque mesurent 40 mm de large et sont équipés de bobines mobiles de diamètre relativement réduit. Cependant, l’aspect de leur membrane striée révèle un bon travail d’optimisation et ils offrent des performances étonnantes. À l’écoute, le grave généreux et bien tenu du DTX 501 p saute immédiatement aux oreilles. La sensation d’espace et d’ampleur est telle que l’on a l’impression d’écouter un casque beaucoup plus imposant. Mais surtout, le médium est particulièrement chantant. Le DTX 501 p n’a pas son pareil dans sa gamme de prix pour faire ressortir l’atmosphère planante de morceau «Nowadays» de Yus ou mettre en lumière la voix ensorceleuse de Emily Jane White sur «The Preacher». Il ne cherche pas à en faire trop ou à offrir une restitution sur-définie. Il a une approche globale, mais très musicale qui fait mouche aussi bien sur de la musique classique baroque que sur du R’nB. Enfin, le confort qu’apporte le Beyerdynamic DTX 501 p est correct. Les mousses de ses écouteurs supraauriculaires sont très moelleuses et épousent bien les pavillons des oreilles ce qui procure un bon filtrage des bruits extérieurs.

80 €

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 20 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 104 dB/mW à 1kHz •Impédance : 32 Ω •Puissance max. : 100 mW •Cordon : 1,3 m •Accessoires fournis : mallette de rangement, adaptateur prise avion •Poids : 120 g

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DÉJÀ TESTÉS

Pour voir le test complet d'un produit, cliquez sur son image. AKG K520 AKG Q460 AKG Q701 100 € 130 €

500 €

• casque ouvert, supra auriculaire • 18 Hz - 24 kHz • HP : 40 mm (dynamique) • 32 Ω • 108 dB SPL/V • Puissance max. : 35 mW • Cordon : 3 m • Poids : 161 g

• Casque semi-ouvert, supra auriculaire • 11 Hz - 29,5 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • 32 Ω • 126 dB SPL/V • Puissance max. : 30 mW • Cordon : 0,5 et 3 m • Poids : 120 g

•Casque ouvert, circum-auriculaire • 10 Hz - 39,8 kHz • HP : 45 mm (dynamiques) • 62 Ω • 105 dB SPL/mW • Puissance max. : 200 mW • Cordon : 3 et 6 m • Poids : 235 g

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AKG K 540

130 €

AKG K 550

300 €

9

Audio-Technica ATH-W1000X 750 €

•Casque semi-ouvert, circum auriculaire •18 Hz à 24 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • 110 dB SPL/V • 32 Ω •Puissance max. : 35 mW •Cordon : 3 m •Poids : 230 g •Accessoire : jack 6,35

•Casque clos, circum auriculaire •12 Hz à 28 kHz •HP : 50 mm (dynamiques) •114 dB SPL/V • 32 Ω •Puissance max. : 200 mW • Cordon : 3 m •Poids : 305 g •Accessoire : jack 6,35 mm

•Casque fermé, circum auriculaire •5 Hz à 42 kHz•HP : 53 mm (dynamique)•42 Ω •100 dB/mW •Puissance max. : 2000 mW •Cordon : 3 m •Poids : 350 g

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Audio-technica 200 € ATH-EW9

Audio-technica 460 € ATH-AD1000

Audio-technica 470 € ATH-ES10

•Oreillettes closes, supra auriculaires •14 Hz - 24 kHz •HP : 28 mm (dynamique) •29 Ω •105 dB/mW •Puissance max. : 100 mW •Cordon : 0,6 + 1,0 m • Poids : 33 g •Accessoire : housse de transport

•Casque ouvert, circum auriculaire •5 Hz à 40 kHz •HP : 53 mm (dynamiques) •100 dB/mW •40 Ω •Puissance max. : 1 000 mW •Cordon : 3 m •Poids : 270 g •Accessoire : adaptateur jack 6,35

•Casque clos, semi-supra auriculaire •5 Hz à 40 kHz •HP : 53 mm (dynamiques) •102 dB/mW •42 Ω •Puissance max. : 2 000 mW •Cordon : 1,2 m •Poids : 200 g •Accessoire : adaptateur jack 6,35, housse de transport, chiffon

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Beyerdynamic Custom One Pro

D’un gabarit très imposant et d’une construction semblant à toute épreuve, le Custom One Pro est personnalisable et constitue pour nous une des meilleures surprises de cette saison.

BEYER Le Custom One Pro de Beyerdynamic est réellement un casque atypique et même hors du commun. Ce n’est pas un hasard si nous avons décidé de lui offrir la couverture de notre guide 2013 sur les casques audiophiles, car nous avons vraiment eu un gros coup de cœur pour ce modèle. Le Custom One Pro est un casque extrêmement massif, mais qui, grâce à son poids encore raisonnable (moins de 300 g), son bon confort, son haut niveau d’isolation phonique et son maintien correct même lorsque l’on est en mouvement rapide, pourra aussi bien servir à la maison, qu’au bureau, dans les transports ou en ballade. Son câble ne comporte pas de microphone et encore moins de commandes pour prendre les appels téléphoniques à partir d’un smartphone. Mais, il est amovible, ce qui permet de le changer par un modèle avec microphone. Ce casque Beyerdynamic est donc beaucoup plus polyvalent qu’il n’y parait au premier abord. D’autant qu’avec ses grosses oreillettes circum-auriculaires,

son excellente tenue en puissance et son registre grave phénoménal, il pourra aussi convenir aux DJ et à certains professionnels du son.

Esthétique et son customisables Malgré un prix de vente assez raisonnable (moins de 200 €) le Beyerdynamic Custom One Pro est un casque de fabrication allemande et non d’origine asiatique ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Son armature, composée d’épaisses pièces de métal embouties, est typique des modèles Beyerdynamic haut de gamme. Le Custom One Pro peut en outre être classé dans la catégorie des casques fashion. En effet, son esthétique est personnalisable. Les faces externes en métal de ses oreillettes sont déboulonnables et interchangeables. Beyerdynamic propose plusieurs types d’habillage au style roots et rock’n roll avec des finitions en métal vieilli, imitation peau de croco, plaques dorées ou

cuivrées... Mais il n’y a pas que look du Custom One Pro qui est customisable. Il y a aussi le son. Chacune de ses oreillettes comporte un système d’évent bassreflex à ouverture variable. De petites réglettes permettent très facilement, même lorsque l’on porte le casque sur les oreilles, de choisir le diamètre et le nombre d’ouvertures. Quatre positions sont proposées : «Light Bass», «Linear», «Vibrant Bass» et «Heavy Bass».

Un as pour les basses Le Custom One Pro est muni de transducteurs électrodynamiques de 45 mm de diamètre, propres à Beyerdynamic. Ce ne sont pas des modèles de la gamme Tesla, mais on constate que, comme pour les Tesla, il s’agit de transducteurs de haute qualité, dont le moteur est très travaillé (pièce polaire en forme de pétales), pour concentrer au maximum le flux magnétique, et dont la membrane est conçue dans un matériau très recherché.


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Toutes ces attentions sont payantes, car à l’écoute ce modèle Custom One Pro a été pour nous le premier gros coup de cœur de cette édition 2013 de notre guide sur les casques audiophiles. Les réglages d’ouverture des évents des oreillettes apportent de réelles différences, parfaitement audibles. La position «Light Bass» donne un registre grave très tendu et détouré, la position «Linear» est plus neutre avec un grave légèrement boosté, mais très linéaire, tandis que les positions «Vibrant Bass» et «Heavy Bass» amplifient les basses de façon plus caricaturale. Pour nos essais, nous avons opté le plus souvent pour la position «Linear», parfois pour la position «Light Bass» lorsque le message demandait beaucoup de propreté et nous avons réservé les position «Vibrant Bass» et «Heavy Bass» à des écoutes à très bas volume sonore. Mais, ce que l’on doit retenir en priorité, c’est que nous nous sommes vraiment régalés avec le Beyerdynamic Custom One Pro. Ce casque développe des capacités dynamiques et des basses d’une

profondeur inouïes tout en délivrant un message très propre et précis même à très fort volume. Sur le morceau «We are Children» du groupe Tribes, la restitution alterne entre des passages très énergiques et des balades tout en douceur. La voix cassée du chanteur est extrêmement bien rendue avec une superbe sensation d’espace et de présence. Sur notre extrait de test, Magnificat BWV 243 de Bach, le Beyerdynamic Custom One Pro n’offre pas la définition de certains casques audiophiles très haut de gamme et les violons «savonnent» légèrement. On entend néanmoins beaucoup de détails d’ambiance. L’image stéréophonique est ample et aérée et les voix des chœurs ont de beaux timbres. Malgré son approche radicale, le Beyerdynamic Custom One Pro est donc un casque complet, qui offre d’excellentes performances sur la plupart des styles de musique, et ce pour un prix extrêmement compétitif.

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200 € Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 5 Hz à 35 kHz • HP : 45 mm (dynamiques) • Sensibilité : 96 dB/mW à 1 kHz • Impédance : 16 Ω • Puissance max. : 100 mW • Cordon : amovible de 1,5 m • Accessoires fournis : adaptateur jack 6,35 mm • Poids : 290 g

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Bose OE2/OE2i

Pour compléter sa gamme de casques, Bose a récemment lancé un modèle ultra compact et mobile. Il est de type supra-auriculaire (non circum-auriculaire comme les autres modèles de la marque) et baptisé OE2 ou OE2i, selon la version (OE pour «Over-Ear»).

BOSE Fidèle à son habitude, Bose nous livre avec l’OE2 un casque d’une esthétique sobre, mais d’une construction très soignée. Ce casque est disponible en finition blanche ou noire. Il dispose d’une armature très fine qui n’apparaît donc pas hyper robuste, mais en contrepartie, il est très léger (moins de 150 g). Ce casque existe en deux versions : OE2 avec câble standard et OE2i avec câble équipé d’un microphone associé à des commandes pour appareils Apple. Dans les deux cas, le cordon est amovible. On peut donc facilement le changer et passer d’une version à l’autre, moyennant un petit supplément de coût pour l’achat du second câble. Conçu comme un modèle ultra nomade le Bose OE2 peut se mettre en boule, c’est-à-dire se replier à plat et sur luimême. Il est livré avec une luxueuse pochette en simili cuir à fermeture éclair, très compacte et toute fine. Les oreillettes de ce casque sont équipées de transducteurs de 40 mm à large bobine mobile. Elles sont dotées de coussinets de type matelas (sans trou

au milieu) en mousse très moelleuse. Si le maintien est perfectible et l’isolation phonique très modérée, le confort est plutôt bon. À l’écoute, le Bose OE2 a le son d’un petit casque, entendez par là que sa réponse en fréquence n’est pas très large. Le registre grave notamment est assez discret. Cependant, l’équilibre tonal reste suave, car l’aigu est tout doux et contrebalance bien la légèreté des basses. La restitution sonore n’est donc pas très percutante et incisive. On s’en rend immédiatement compte sur l’album «Pink Friday» de Nicki Minaj. Le son est doux et consensuel, inhabituellement policé, un peu édulcoré. Le Bose OE2 privilégie l’harmonie plutôt que la dynamique. Il convient mieux à de la musique plus planante ou à certaines œuvres classiques. C’est un casque agréable, mais qui manque un peu de caractère. Son prix est en outre un peu trop élevé à notre goût par rapport à la concurrence. Dans la gamme Bose, nous lui préférons donc, parmi les modèles nomades, l’excellent AE2.

150 € Spécifications

• Type : semi-clos (charge accordée TriPort), supra-auriculaire • Réponse : n.c. • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : n.c. • Impédance : n.c. • Puissance max. : n.c. • Cordon : 1,2 m (avec microphone et commandes pour iPod/ iPhone/iPad sur la version OE2i) • Accessoires fournis : mallette de rangement • Poids : 140 g • Prix : 150 € (OE2), 180 € (OE2i)

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B&W P3

Après le casque iconique P5 qui a beaucoup fait parler de lui pour son style unique, la marque britannique lance un modèle plus démocratique, le P3.

BOWERS & WILKINS 190 € Spécifications

• Type : clos, supra-auriculaire • Réponse : 10 Hz à 20 kHz • HP : 30 mm (dynamiques) • Sensibilité : 111 dB/V à 1 kHz • Impédance : 34 Ω • Puissance max. : 50 mW • Cordon : 1,2 m avec microphone et commandes pour iPod/iPhone/ iPad et mini-jack à 4 contacts • Accessoires fournis : coque rigide de rangement, câble standard (avec prise mini-jack universel à 3 contacts), adaptateur jack 6,35 mm • Poids : 130 g

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Tout comme son aîné, le nouveau casque P3 est un modèle supra-auriculaire conçu pour un usage nomade. Il en reprend aussi l’esthétique, dans les grandes lignes et de façon légèrement simplifiée. On retrouve ainsi les superbes branches torsadées en métal, la magnifique finition, l’aspect très luxueux et raffiné que nous avions aimé avec le P5. Très élégant donc, le P3 peut aussi se targuer d’être fonctionnel. Pour commencer, c’est un poids plume qui pèse seulement 130 g sur la balance. Il peut se replier sur lui-même pour se ranger facilement dans un sac. Son cordon est détachable. Il comporte d’origine un microphone et des commandes compatibles avec les appareils Apple, mais un câble standard compatible avec toutes les sources est également fourni. Même s’il n’est pas d’un maintien extraordinaire (il peut avoir tendance à glisser du crâne lorsque l’on bouge de façon brusque), le P3 est très agréable à porter grâce aux coussinets de ses oreillettes sans creux au milieu, entièrement tendus de tissu. Il ne serre pas beaucoup les oreilles et, en conséquence, isole modérément des bruits ambiants. Cela évite d’être complètement coupé du monde extérieur.

À l’écoute, le P3 offre une restitution sonore tout à fait dans la lignée de son aîné le P5. Son équilibre tonal est relativement neutre et les timbres ont une jolie définition. Ce casque est équipé de transducteurs de 30 mm de diamètre spécifiques à la marque avec diaphragme en Mylar «laminé et aminci», ainsi qu’un moteur à aimant néodyme. Sa réponse en fréquence n’est donc pas très étendue. Les deux extrémités du spectre sont un peu écourtées. Néanmoins, le grave est chaleureux avec beaucoup de rondeur tandis que l’aigu fait état de quelques brillances. Si l’on regrette un petit manque d’ouverture et d’aération, en revanche, la dynamique est correcte. Le P3 est ainsi agréable à écouter, aussi bien à bas qu’à fort volume sonore, sur la plupart des styles de musique (Gotye, Nicki Minaj, Estelle, Jessie J, Amy Winehouse, Keane, Aretha Franklin, Magnificat de Bach...). Au final, le Bowers & Wilkins P3 est donc un bon casque, dont son acquéreur pourra être fier. Mais son prix nous semble un peu élevé par rapport à une concurrence aujourd’hui très agressive entre 100 et 200 €. On paye un peu ici le prestige de la marque.


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Cresyn Pastel C300H Cresyn est une marque coréenne qui fabrique des casques et écouteurs pas chers, fun et colorés. Nous la découvrons avec le mignon et craquant modèle C300H également baptisé Pastel

CRESYN Le Cresyn Pastel est un micro-casque de conception ultra minimaliste, presque jetable sommes-nous tentés de dire. Son armature se compose d’une simple lame métallique souple, avec des découpes à ses deux extrémités servant de glissière aux petites oreillettes de forme ronde. La construction est visiblement économique, mais elle est soignée, épurée et finalement très élégante. D’autant que le Pastel a un argument qui devrait beaucoup plaire aux filles : il est disponible dans de nombreux coloris (rose, mauve, turquoise, blanc, brun ou blond vénitien). Sur le terrain, contrairement à ce que pourrait laisser penser sa conception sommaire, le Cresyn Pastel est agréable à porter. Les coussinets de ses oreillettes, de type matelas, n’offrent quasiment aucune réduction des bruits extérieurs, mais ils serrent très peu les oreilles, tandis que ce casque est extrêmement léger (moins de 80 g !). Équipé de beaux transducteurs de 40 mm de diamètre, le Cresyn Pastel est

également assez étonnant à l’écoute pour un modèle commercialisé à moins de 30 €. On ne va pas vous mentir en vous racontant que la restitution atteint des sommets de définition ou des records de profondeur dans les basses. Elle affiche un équilibre légèrement physiologique, avec un medium un poil creux et des aigus parfois un peu clinquants. Mais nous avons été très agréablement surpris par la santé du registre grave, légèrement chaleureux et aussi très dynamique et vivant. Nous avons aussi aimé la vivacité et la cohérence de la restitution du Cresyn Pastel. Par rapport à des casques plus chers, il manque certes des informations, mais la musicalité est au rendez-vous. Le son n’est pas bouché ou confiné, les timbres sont agréables. Le Cresyn Pastel se laisse écouter avec plaisir sans agresser les oreilles. C’est un casque qui donne la pêche et, tout simplement, envie d’écouter de la musique. Au prix auquel il est proposé, c’est ce qu’on pouvait attendre de mieux.

28 € Spécifications

• Type : clos, supra-auriculaire • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 97 dB/mW • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : 500 mW • Cordon : 1,2 m • Accessoires fournis : • Poids : 71 g

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Cresyn C510E Peu connue en France, Cresyn est une marque qui cumule plus de 50 ans d’expérience dans le monde de l’audio et propose des produits au rapport qualité/prix décidément étonnant.

40 €

Spécifications

• Type : intra-auriculaire • Réponse : 15 Hz à 20 kHz • HP : 14,3 mm (dynamiques) • Sensibilité : 101 dB/mW • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : 40 mW • Cordon : 1,2 m • Disponible en noir et en blanc • Accessoires fournis : petit sac en tissu de rangement, 4 paires d’embouts supplémentaires • Poids : 15 g

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Fondée en 1959, la société coréenne à l’origine de Cresyn s’appelait Daehan Phonograph Needle Factory. Elle fabriquait à l’époque des cellules phono et des diamants. Les premiers casques vinrent à partir de 1981 et c’est en 2002 que la société prit le nom de Cresyn. La société fabrique aujourd’hui ses propres modèles, mais fournit aussi beaucoup de grandes marques en produits «OEM». D’ailleurs, la marque japonaise Phiaton, qui a était créée en 2008, est une émanation directe de Cresyn. Le Cresyn C510, que nous testons ici est un modèle léger, avec des écouteurs d’une forme particulière puisque le son est émis depuis deux endroits différents : il s’agit du principe «Dual Chamber Design» propre à la marque. Dès la première prise en main, ou plutôt la première écoute, on se dit «ah oui, dis donc ça fonctionne bien», surtout au regard du prix de vente annoncé de 40 €. Côté confort, c’est correct : les écouteurs sont légers, tiennent bien en place et se font totalement oublier (pas de résonnance ou de bruissement du câble lorsque l’on se déplace). Par contre, du fait de la structure «Dual Chamber» l’isolation phonique (et cela dans les deux sens) est presque inexistante.

Côté fabrication, câbles simples, finition aluminium pour l’arrière des écouteurs. Il faudra voir comment l’ensemble vieillira dans le temps, mais la réalisation semble propre. À l’écoute sur le morceau «A Wither Shade of Pale» d’Annie Lennox, sur l’ensemble des tonalités aiguës du «clavecin» ou encore la magnifique voix puissante et cristalline d’Annie Lennox, le Cresyn fait des merveilles. Les graves sont un peu en retrait, ne favorisent pas une ampleur artificielle, mais globalement, l’ensemble est clair, précis, bien détaillé et hiérarchisé. Sur une écoute plus «jazzy» avec Harry Connick. Jr, morceau «Blue Light, Red Light», tous les instruments sont bien détaillés, les montées rapides des trombones et trompettes passent sans encombre, tandis que la contrebasse est bien présente un peu derrière tout au long du morceau. Comme sur l’écoute précédente, les basses sont moins massives que sur d’autres modèles d’écouteurs, mais pas absentes pour autant et d’une grande propreté. Le Cresyn C510E est un modèle très agréable à écouter, un excellent rapport restitution/prix, avec un son précis et sans fioriture.


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DENON

Denon AH-D7100 En 2012, Denon a renouvelé l’essentiel de sa gamme de casques et écouteurs. Cette refonte en profondeur, privilégiant une approche haut de gamme, a donné naissance à un nouveau modèle de référence, l’AH-D7100. La refonte de la gamme de casques Denon s’est faite suite a une importante étude marketing sur les habitudes, les goûts des audiophiles et des mélomanes nomades. Le résultat est une nouvelle collection scindée en quatre familles : Music Maniac, Urban Raver, Globe Cruiser et Exercise Freak. Cette nouvelle collection ne comporte que deux modèles Hi-Fi, l’AH-D7100 et l’AH-D600 (dont nous vous parlerons un peu plus tard). Ils sont naturellement réunis au sein de la famille Music Maniac, mais les anciens modèles Hi-Fi

que nous connaissons bien, et notamment l’excellent haut de gamme AHD7000, restent dans la gamme Denon pour encore quelque temps.

Un mélange de luxe, tradition et modernité L’AH-D7100 est le successeur logique de l’AH-D7000. Il s’agit d’un produit fort luxueux dont l’ambition est d’offrir des performances hors-normes pour s’inscrire parmi les meilleurs casques

1300 € audiophiles du marché, toutes catégories confondues. Son style est un curieux mélange de tradition et de modernité et il a le mérite d’être totalement inédit, ne ressemblant à celui d’aucune autre marque. Les branches de l’arceau peuvent faire penser à un modèle fashion, provenant d’une marque créée par une star de la scène R’nB américaine. Elles sont réalisées en matériau composite, renforcé par fibre de verre, dont l’apparence fait penser à du plastique. Compte tenu du standing de ce casque, ces pièces


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auraient mérité d’être en métal moulé. Mais pour le reste, la réalisation ne souffre aucune critique. Les coques des oreillettes sont en acajou véritable, sculpté à la main, tandis que les coussinets sont habillés d’une très belle peau, finement cousue et surpiquée, qui semble être du vrai cuir. Bien qu’il soit assez imposant et pèse plus de 300 g, l’AH-D7100 a été conçu pour être utilisé principalement à la maison, mais aussi en déplacement. Il est livré avec deux câbles interchangeables. Le premier, équipé d’une prise jack 6,35 mm plaquée or, est constitué de conducteurs en cuivre très pur de grade OFC 7N. Le second, muni d’un connecteur mini-jack à quatre contacts, comporte un microphone et des commandes pour les appareils nomades Apple. Une housse de transport et un pied en métal sont également fournis pour permettre de ranger avec élégance l’AH-D7100.

Des transducteurs Free Edge Nano Fibre Qui dit casque d’exception, dit forcément transducteurs exceptionnels. L’AH-D7100 est donc muni de hautparleurs très haut de gamme de 50 mm de diamètre, à membrane de type «Free Edge Nano Fibre», une exclusivité Denon certainement constituée de nanofibres polymères (mais la marque ne donne pas d’information sur ce point). Un important travail de recherche a été effectué autour de ces haut-parleurs afin d’éviter toute résonance parasite ou coloration. L’optimisation de la charge acoustique de ces transducteurs, grâce aux coques en acajou sculptées et accordées à la main, s’est également accompagnée d’une étude sur la forme des coussinets des oreillettes. Ces coussinets, constitués d’une mousse extrêmement moelleuse, apportent un haut niveau de confort et d’isolation acoustique. Ils

adoptent une découpe pentagonale (pour mieux entourer les pavillons auditifs) et une épaisseur asymétrique (afin de mieux positionner les transducteurs, légèrement désaxés vers l’avant, face aux conduits auditifs).

Des performances théâtrales À l’écoute, l’AH-D7100 montre immédiatement qu’il s’agit d’un modèle sans concession, d’un haut niveau d’exigence. Le fait de changer de câble de liaison, de source ou de résolution pour le fichier audio s’entend immédiatement. Une petite lourdeur dans le bas du spectre, un manque de définition dans le haut du spectre est aussitôt souligné. Mais heureusement, l’AH-D-7100 reste conciliant. Son impédance nominale est basse (il peut donc être alimenté par tous types d’appareils) et, s’il révèle les défauts de la source ou les limites du fichier que l’on écoute, il évite aussi de trop les souligner. La restitution sonore reste toujours agréable, sans acidité ou agressivité. L’équilibre tonal est légèrement physiologique avec un grave extrêmement profond et un haut du spectre assez brillant. Cependant, il nous semble un peu moins typé qu’avec certaines réalisations précédentes de Denon et notamment l’AH-D7000. Les basses sont moins en avant. La transcription a perdu un peu de caractère, mais a gagné en neutralité. Nonobstant, elle reste toujours aussi grandiose, presque théâtrale. Dés les premières notes de musique, sur le morceau «Losing You» de Solange on remarque la superbe spatialisation, les nappes de basses synthétisées parfaitement posées et modulées. Les détails de mixage, les petits sons d’ambiance sont extrêmement bien détaillés. La somme d’informations distillées est énorme, mais l’ensemble reste parfaitement cohérent et naturel.

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Sur le Choral «Jesu, meine Freude» de la Cantate BWV 147 de Bach avec Anne Queffélec au piano, le jeu de l’instrument a beaucoup de matière et de velouté. L’AH-D7100 réussit le tour de force de conserver à la fois un son chaleureux, décrivant parfaitement les résonances du corps du piano, tout en offrant un très bon suivi mélodique. Notre extrait de Magnificat BWV 243 de Bach est quant à lui dynamique, énergique auréolé d’une scène stéréophonique immense, superbement définie, avec des voix somptueuses. Enfin, sur la chanson «The Preacher» d’Emily Jane White, l’accompagnement à la basse est très dense. L’écoute est toujours chaleureuse, mais aussi ouverte et aérée. Les sifflantes de la voix d’Emily sont légèrement mises en avant, mais ne deviennent absolument pas agressives. C’est très beau, à la fois intimiste et très généreux. Le Denon AH-D7100 est donc une réussite. Parmi les casques à plus de 1000 €, c’est un modèle sur lequel il faudra désormais compter.

Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 5 Hz à 45 kHz • HP : 50 mm (électrodynamiques) • Sensibilité : 108 dB/mW • Impédance : 25 Ω • Puissance max. : 1 800 mW • Cordons : 3 m avec jack 6,35 mm ; 1,5 m avec mini-jack à quatre contacts, microphone, commandes pour iPod, iPhone et iPad • Accessoires fournis : housse de transport, pied support • Poids : 370 g

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Denon AH-NCW500 L’AH-NCW500 fait partie de la collection «Globe Cruiser» de Denon. Sa référence intègre la mention «NC» qui désigne la présence d’un système antibruit (Noise Cancelling), tandis que la lettre «W» indique qu’il s’agit d’un casque sans fil (Wireless) de type Bluetooth.

Le Denon AH-NCW500 est un modèle de luxe pour grands voyageurs. Il s’inscrit dans la mouvance des nouveaux casques haut de gamme, antibruit et sans fil, comme on en trouve chez Sony ou Parrot. C’est aussi un des modèles les plus chers de cette catégorie. Il se doit donc d’être parfait en tous points et d’emblée il se singularise par un dessin fort original. Contrairement à beaucoup de ses concurrents antibruit, l’AH-NCW500 est un casque supraauriculaire et non circum-auriculaire. Sa qualité de finition est superbe et nous apprécions tout particulièrement l’élégance de la version argent avec des habillages en cuir marron qui évoque le style de l’aviation civile des années 70. La qualité de fabrication est elle aussi de premier ordre. Nous avons été très impressionnés par le système de triple glissières métalliques permettant d’ajuster la hauteur des oreillettes. Sur le plan fonctionnel, l’AH-NCW500 est également une belle réussite. Il peut être utilisé en mode passif ou avec son circuit électronique antibruit activé. En mode Bluetooth sans fil, de larges boutons situés sur le dessus des oreillettes donnent la possibilité de prendre un appel téléphonique tandis qu’une grosse molette crantée sert à ajuster le volume sonore. Pour le transport,

l’AH-NCW500 se replie à plat et peut se glisser dans sa luxueuse pochette molletonnée de rangement. Sur le terrain, le Denon AH-NCW500 nous a très favorablement impressionnés par le confort et le niveau d’isolation acoustique qu’apportent les coussinets en forme de matelas bien moelleux de ses oreillettes. En revanche, nous émettrons quelques réserves sur ses prestations sonores. En mode passif avec la liaison filaire, nous avons trouvé l’esthétique sonore trop sombre et portée sur les graves. L’activation du système antibruit, dont l’action est bien dosée, mais modérée, a permis de gagner un peu en lumière et de découvrir d’intéressantes performances, notamment en matière de dynamique, de profondeur du grave et de définition, malgré des colorations et un équilibre tonal, encore une fois, un peu trop chaleureux. Finalement, c’est en liaison Bluetooth AptX que nous avons obtenu les meilleurs résultats, en utilisant l’application Denon Travel pour appareils iOS ou Android qui intègre un égaliseur paramétrique. Nous avons alors réussi à obtenir de l’AH-NCW500 des basses magistrales, un son très propre, des médiums et aigus bien détaillés avec une image sonore pleine d’ampleur.

480 € Spécifications

• Type : clos, supra-auriculaire, à liaison Bluetooth compatible AptX et système antibruit électronique • Réponse : 5 Hz à 37 kHz • HP : 40 mm (électrodynamiques) • Sensibilité : 110 dB/mW • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : 1 000 mW • Cordon : amovible de 1,4 m • Accessoires fournis : mallette de rangement, câble de recharge USB, batterie intégrée d’une autonomie de 10 h, adaptateur avion • Poids : 270 g

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DENON Le Denon AHD600 reprend exactement la même forme et la même structure que l’AH-D7100 dont vous avez pu lire le test dans les pages précédentes. Il est à peine moins lourd puisqu’il ne pèse que 5 grammes de moins (365 g contre 370 g) et pourtant, il est commercialisé à un prix plus de deux fois moindre. Tout comme l’AH-D7100, c’est un casque de type circum-auriculaire, qui se destine, du fait de son poids important, à un usage sédentaire, à la maison, bien que ses oreillettes closes en feront aussi un bon allié dans les transports ou au bureau. La différence la plus importante entre l’AH-D600 et l’AH-D7100 tient dans les coques des oreillettes. Elles sont en bois massif usiné pour le modèle haut de gamme alors qu’elles font appel à un matériau de synthèse plus classique pour l’AH-D600. Cela change naturellement un peu le comportement de la charge acoustique. On remarque aussi que, si la qualité de fabrication et la finition sont exemptes de défaut, les matières utilisées sont un peu moins luxueuses notamment pour ce qui est des peaux façon cuir qui habillent les coussinets de l’arceau et des oreillettes. Pour la section acoustique, l’AH-D600 ressemble par contre beaucoup à l’AH-D7100. Il utilise des transducteurs presque identiques, juste un peu moins affinés, à membranes de type «Free Edge Nano Fibre» de 50 mm de diamètre. Pendant nos essais, nous avons retrou-

550 €

vé avec l’AHD600 le même excellent niveau de confort qu’avec l’AH-D7100 et nous avons pu comparer la restitution des deux casques, pratiquement en instantané. De prime abord, les esthétiques sonores proposées par les deux modèles sont proches et l’on peut dire que l’AH-D600 possède des qualités exceptionnelles pour un casque audiophile parfois soldé à moins de 300 euros. On note cependant rapidement de nombreuses différences. L’AH-D600 offre un peu moins de chaleur, de matière sur les timbres. Il est plus dans l’énergie, la dynamique avec toujours un grave franc et massif et aussi, peut-être, une image stéréophonique un peu plus aérée. La définition est également un peu moindre avec l’AH-D600. Sur notre extrait habituel du Magnificat BWV243 de Bach, l’AH-D7100 présente des timbres légèrement plus harmonieux, mais la transcription de l’AH-D600 est elle aussi très détaillée avec de belles tessitures. L’AH-D600 ne va donc pas aussi loin que l’AH-D7100, mais pour un prix beaucoup plus abordable, il réalise déjà de belles prouesses tout particulièrement dans la profondeur des basses fréquences, la tenue en puissance, l’ampleur de la scène sonore ou la propreté globale de la restitution.

Denon AH-D600 L’AH-D600 est une version allégée du modèle phare de Denon, l’AH-D7100. Il n’en demeure pas moins un casque haut de gamme, particulièrement performant.

Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 5 Hz à 45 kHz • HP : 50 mm (électrodynamiques) • Sensibilité : 108 dB/mW • Impédance : 25 Ω • Puissance max. : 1 800 mW • Cordons : 3 m avec jack 6,35 mm ; 1,5 m avec mini-jack à quatre contacts, microphone, commandes pour iPod, iPhone et iPad • Accessoires fournis : housse de transport • Poids : 365 g

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ERGO Ergo AMT Basé sur des transducteurs Heil de type Air Motion Transformer (d’où l’appellation AMT), ce casque extra-terrestre se caractérise par un son aérien et ultra-rapide. Ergo n’est pas une marque née de la dernière pluie. Au contraire, ses origines remontent à plusieurs décennies, du temps où elle s’appelait encore Jecklin Float, et ses produits n’ont rien de nouveau. Mais il s’agit d’une marque suisse totalement à part, qui fait figure d’extra-terrestre dans le monde du casque audio et propose des modèles réellement uniques et différents. Aussi, comme nous n’avons pas encore parlé d’elle, avons-nous décidé de lui accorder cette année un coup de projecteur.

Le concept Air Motion Transformer Elaboré par Oskar Heil, le concept Air Motion Transformer (AMT) diffère

fondamentalement du principe des transducteurs électrodynamiques traditionnels que l’on trouve sur la plupart des casques. Ils se basent sur une membrane plissée en accordéon qui rappelle celle de certains tweeters que l’on rencontre sur quelques enceintes Hi-Fi High End. De plus, la mise en vibration de l’air s’effectue par « pincement » de ses molécules au niveau des replis de la membrane. Cette spécificité de fonctionnement présente plusieurs avantages. En premier lieu, c’est l’ensemble de la surface de la membrane qui est motrice. En raison de sa structure en accordéon, elle est ainsi capable de déplacer un volume d’air jusqu’à cinq fois plus important que celui que mettrait en mouvement un transducteur

1100 à 2775 € électrodynamique de surface identique. Par ailleurs, toujours en raison de son principe de fonctionnement par pincement, le système est capable de propulser les molécules d’air à une vitesse supérieure à celle des déplacements réels de sa membrane. Autant de points favorables à une excellente réponse aux transitoires et aux impulsions musicales.

Un casque très ouvert... Le casque Ergo AMT se base donc sur deux transducteurs de ce type (fabriqués par la société helvétique Precide SA) dont la surface de la membrane, une fois dépliée, est de 175 x 88 mm.


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Ils forment deux panneaux radiants plans que portent les oreillettes du casque. Une particularité qui a conduit Ergo à doter l’AMT d’un design assez particulier. En effet, contrairement aux casques traditionnels dont les coussinets viennent prendre fermement appui sur les oreilles de l’auditeur, ici un large arceau garni de mousse repose sur le sommet de la tête. Si les panneaux plans se trouvent en vis-à-vis des oreilles de l’auditeur, ils en restent distants de quelques millimètres. Seule une petite bande de mousse vient prendre un très léger appui derrière le pavillon des oreilles pour stabiliser le casque. En pratique, pour l’auditeur, tout se passe donc comme s’il se trouvait à proximité de deux enceintes de type panneau. Il s’agit, en somme, de la notion de casque ouvert poussée à l’extrême.

Un amplificateur spécifique Autre particularité qui présente certaines contraintes : les transducteurs AMT ne sont pas directement compatibles avec la sortie casque traditionnelle que portent les appareils de salon ou les lecteurs nomades. Le casque Ergo AMT doit donc être alimenté par un amplificateur spécifique. Pour cela, la marque propose plusieurs solutions. En premier lieu, il est possible de piloter l’Ergo AMT depuis les sorties haut-parleurs d’un ampli Hi-Fi grâce à un adaptateur spécial qui est commercialisé à 250 €. Ensuite, il est possible d’utiliser l’ampli casque universel AMP 1 vendu à moins

de 500 €, mais l’idéal pour les audiophiles les plus puristes est d’utiliser l’amplificateur AMP 2 (1 675 €) spécifiquement conçu pour le casque AMT. Ce dernier est conçu autour d’étages en classe A. Il est capable de délivrer une puissance de 3 W qui peut monter jusqu’à 10 W, en classe AB, pour la restitution des envolées dynamique. Présenté sous forme d’un petit boîtier, cet amplificateur dispose d’un réglage de volume. En effet, il est conseillé de le connecter directement à la source et non à la sortie casque d’un équipement. Plusieurs types d’entrées sont disponibles. Deux fiches RCA permettront son raccordement aux sources les plus courantes. Cependant, dans un contexte audiophile, il est vivement conseillé d’utiliser les entrées symétriques, sur fiches XLR, dont il est pourvu.

À l’écoute : une sensation de liberté La mise en place du casque est un peu déroutante. En effet, son positionnement inhabituel a de quoi surprendre et, au départ, il semble être posé en équilibre sur le sommet de la tête. En revanche, une fois la position convenable trouvée, il est vrai que la sensation de liberté est prépondérante. En dépit de ses dimensions et de son poids, l’Ergo arrive à se faire oublier. Il en va de même pour la restitution du message sonore. Ici encore, elle n’a pas grand-chose de commun avec celle des casques traditionnels. Ce n’est d’ailleurs pas dans la profondeur des basses ou la montée dans les aigus qu’il faudra chercher à distinguer l’Ergo

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des autres casques. Il faut, avant tout, s’attacher à la précision et au détail qu’offre la restitution. En effet, il nous semble que la rapidité et les capacités dynamiques du système AMT se traduisent plus par une extrême précision du message sonore délivré que par des démonstrations excessives rendant la restitution peu réaliste. Ici, nous sommes dans le domaine de la subtilité, de la finesse et du microdétail. La restitution bénéficie d’un réalisme et d’un naturel qui pourra la faire sembler un peu discrète pour certains, mais elle a l’avantage de ne pas être caricaturale. L’écoute de l’Ergo AMT est extrêmement proche de celle que pourraient délivrer des enceintes de très haute qualité.

Spécifications

• Type : oreillettes de type panneau ouvertes • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : Air Motion Transformer • Sensibilité : 100 dB • Impédance : 3 Ω • Puissance max. : 3000 mW • Cordons : 3 m • Accessoires fournis : • Poids : 650 g • Prix : de 1 100 à 2 775 € (selon l’ampli choisi)

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Ergo 1 & 2

Les casques Ergo 1 et 2 reprennent exactement la même apparence que l’Ergo AMT, mais ils comportent une différence de taille : ils sont équipés de traditionnels transducteurs électrodynamiques.

ERGO Pour proposer des casques dont les prix sont moins élevés que celui de l’AMT et, surtout, directement compatibles avec tous types de sources, Ergo a mis au point les modèles 1 et 2. Ces deux casques reprennent une structure en matériau composite, identique à celle de l’AMT. Cependant, leurs transducteurs sont totalement différents puisqu’il s’agit d’unités électrodynamiques et non d’Air Motion Tranformer. Ces transducteurs équipés d’un sérieux moteur à aimant néodyme, mesurent 55 mm de diamètre. Les Ergo 1 et 2 sont donc beaucoup plus légers que l’Ergo AMT. Leur poids dépasse à peine 350 g et ils sont donc plus confortables à porter. Les deux modèles, Ergo 1 et Ergo 2, sont en outre de conceptions techniques très proches. L’Ergo 2 est juste une version améliorée de l’Ergo 1. Ses transducteurs bénéficient d’une membrane un peu plus fine et légère. De plus, leur réponse en fréquence est filtrée par le biais de deux petites résistances calibrées et un condensateur au polypropylène. À l’écoute des Ergo 1 et 2, on retrouve en grande partie la sensation de liberté et d’espace grandiose présente sur le modèle AMT. Bien que ces casques soient dépourvus de coussinets et fonctionnent en charge totalement ouverte, la restitution du spectre grave reste tout à fait convaincante et le message sonore est particulièrement propre, exempt de coloration. La restitution possède un bon relief et une excellente définition des timbres. L’image stéréophonique est

particulièrement détaillée. Comme avec l’Ergo AMT, ces casques ne présentent aucune isolation acoustique vis-à-vis des bruits extérieurs. Ils sont donc à réserver à un usage sédentaire à la maison dans un milieu calme. Vu leur poids et surtout leur armature très imposante, cela semble presque inutile de le préciser. En contrepartie, la structure très particulière de ces casques apporte, comme pour l’Ergo AMT, une grande sensation de liberté, d’aération, d’ouverture et évite l’impression de surchauffe lors des écoutes prolongées. Enfin, précisons les quelques différences à l’écoute entre l’Ergo 1 et l’Ergo 2. Elles sont ténues et néanmoins bien présentes. La restitution de l’Ergo 2 est en effet légèrement plus chaleureuse et moelleuse, avec des timbres qui semblent avoir plus de matière et une meilleure définition sur les petits détails que sur l’Ergo 1. Dans les deux cas, il s’agit de produits à part, hors-norme, qui s’adressent aux mélomanes (plutôt amateurs de voix et de musique sur instruments acoustiques) qui aiment se poser tranquillement dans leur canapé ou dans un fauteuil pour écouter de la musique, sans rien faire d’autre, et se moque du look à la «Star Trek» de leur casque.

245 € 330 € Spécifications

• Type : oreillettes de type panneau ouvertes • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : 55 mm (dynamiques) • Sensibilité : 96 dB (Ergo 1), 94 dB (Ergo 2) • Impédance : 100 Ω • Puissance max. : 400 mW • Cordons : 3 m • Accessoires fournis : • Poids : 380 g • Prix : 245 € (Ergo 1), 330 € (Ergo 2)

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DÉJÀ TESTÉS

Pour voir le test complet d'un produit, cliquez sur son image. Audio-technica 100 € Audio-technica 230 € Beyerdynamic 250 € ATH-RE70 ATH-ANC7b T 50 p

•Casque clos, supra auriculaire •10 Hz à 24 kHz•HP : 40 mm (dynamiques) •42 Ω •Sensibilité : 100 dB/mW •Puissance max. : 500 mW •Cordon : 1,2 m • Poids : 150 g

•Casque clos, circum auriculaire, antibruit •5 Hz à 40 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •109 dB/mW •300 Ω (mode «actif») •Cordon : 1 + 1,6 m •Poids : 200 g •Accessoires : mallette de transport, adaptateurs avion et jack 6,35, rallonge

•Casque clos, supra auriculaire •10 Hz à 23 kHz •HP : environ 35 mm (dynamique) •32 Ω •107 dB • Puissance max: 100 mW •Cordon : 1,2 m •Poids : 174 g •Accessoire : sacoche de transport

Intérêt

Intérêt

Intérêt

Beyerdynamic 140 € DT440

Beyerdynamic 890 € T5p

Bowers & Wilkins P5

•Casque ouvert, circum-auriculaire •5 Hz - 35 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •32 Ω •95 dB •Puissance max: 100 mW • Cordon : 3 m • Poids : 320 g

•Casque clos, circum-auriculaire •5 Hz à 50 kHz •HP : 45 mm (dynamiques) •102 dB •32 Ω •Puissance max. : 300 mW •Cordon : 1,2 + 3 m•Poids: 350 g •Accessoires : mallette de rangement, rallonge, adaptateurs "avion et jack 6,35

•Casque fermé, supra auriculaire •10 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •26 Ω •Sensibilité : 120 dB • Puissance max. : 50 mW •Cordon : 2 x 1,3 m •Poids : 195 g •Accessoire : housse, câble avec microphone

Intérêt

Intérêt

Intérêt

Bowers & Wilkins C5

180 €

•écoteurs intra-auriculaires, semi-ouvert •HP : 8,5 mm environ (dynamiques) •Cordon : 1,15 m •Poids : n.c. •Accessoires : pochette de rangement, 3 paires d'embouts de rechange

Intérêt

Bose AE2

150 €

Bose IE2

300 €

100 €

•Casque clos, circum auriculaire •HP : 40 mm (dynamiques) •Cordon : 1,6 m •Poids : 140 g •Accessoire : housse de rangement

•Ecouteurs intra-auriculaires semi-ouverts •HP : environ 12,5 mm •Cordon : 1,15 m •Poids : 18,5 g •Accessoires : 3 paires d'embouts "StayHear", 3 paires d'embouts "classiques", mallette de rangement

Intérêt

Intérêt


24 ON Magazine - Guide casques 2013 - édition spéciale pour ToneMove.com

Etymotic Research ER-4S microPro La marque Etymotic vient d’arriver en France, précédée d’une excellente réputation auprès des musiciens et professionnels. Certains disent même qu’elle conçoit parmi les meilleurs écouteurs intra-auriculaires au monde. Vérification avec le modèle haut de gamme ER-4S.

ETYMOTIC RESEARCH Etymotic Research Inc. est une société américaine, basée dans l’Illinois non loin de Chicago, qui se consacre exclusivement à la fabrication d’écouteurs intra-auriculaires et de produits qui y sont directement liés. Elle est très impliquée dans les domaines de la recherche, de l’éducation et de l’audiométrie. Elle produit des systèmes d’aide à l’audition, fait campagne pour la protection auditive des jeunes et des plus grands, développe des modèles pour les militaires et les amateurs de tir. Mais elle s’adresse aussi aux musiciens, aux professionnels du son et, plus simplement, aux mélomanes. Son modèle ER-4 est le fleuron de sa gamme. Il existe sous plusieurs versions et nous l’avons reçu dans sa mouture ER-4S (avec un «S» à la fin de la référence pour Studio). Cette paire d’écouteurs est livrée dans une petite mallette en plastique dont la présentation évoque celle d’un kit médical ou d’un outil de mesure professionnel. La présentation de l’objet en elle-même n’a rien de luxueuse. La construction

des coques des écouteurs utilise un solide plastique noir juste estampillé d’un marquage de quelques chiffres. On remarque cependant les câbles de raccordement torsadés, la prise mini-jack coudée très robuste et les miniprises de branchement au niveau des oreillettes qui permettent de changer de câble. La réalisation est donc extrêmement professionnelle et sans fioriture esthétique d’aucune sorte. Cet aspect très professionnel se confirme avec le contenu de la mallette. Il comporte plusieurs types d’embouts en mousse modelable à mémoire de fourme (façon boules Quiès), en silicone à triple couronne et des embouts arrondis dans une sorte de mousse très compacte un peu collante (c’est la première fois que nous en voyons de ce genre). En complément, une pince «cravate» est fournie afin d’accrocher le câble au vêtement, ainsi qu’une petite housse de transport et deux paires

300 €

de filtres acoustiques permettant de modifier légèrement la restitution sonore des écouteurs ER-4S.

Ergonomie perturbante, mais très efficace Les écouteurs Etymotic ER-4S sont équipés de transducteurs à armature balancés, accordés individuellement. Il s’agit de modèles haut de gamme, de type ACCUDriver, exclusifs à la marque. Les oreillettes du ER-4S sont donc extrêmement compactes, formant chacune une sorte de tube d’à peine plus de 6 mm de diamètre. Elles conviendront donc à toutes les oreilles même les plus petites. De plus, elles sont prévues pour s’enfoncer relativement profondément dans les conduits auditifs. En matière d’écouteurs intra-auriculaires, Etymotic pousse en


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effet le bouchon auriculaire très loin. Une vidéo sur le site web de la marque indique comment installer les écouteurs. Lorsque l’on utilise les embouts à triple collerette des ER-4S, il faut les enfoncer en faisant un quart de tour ce qui donne un peu l’impression de se visser les écouteurs dans les oreilles. C’est forcément un peu perturbant au début. Mais cela présente un avantage indéniable. Les ER-4S procurent une isolation acoustique étonnante. Les bruits ambiants sont atténués de 35 à 42 dB ce qui permet d’entendre bien mieux la musique et ses détails sans avoir à pousser le volume sonore. Il est aussi important de noter qu’Etymotic propose un service d’embouts moulés sur-mesure pour pratiquement tous ses modèles d’écouteurs. À notre avis, ces embouts sont le moyen d’obtenir le meilleur des ER-4S. Le service devrait être disponible en France à partir de janvier 2013 dans les magasins Audika et devrait coûter de l’ordre de 150 €.

Une transparence et une définition exceptionnelles À l’écoute, l’Etymotic ER-4S possède des qualités, et aussi des défauts, que l’on obtient qu’à partir des meilleurs écouteurs à armature balancée. Au chapitre des défauts, on note tout d’abord, un bas du spectre extrêmement dégraissé. Ensuite la restitution sonore est très «intériorisée». On entend par là que l’image stéréophonique se forme littéralement au centre du crâne. Certains utilisateurs trouveront cela perturbant. Mais on peut aussi beaucoup apprécier cette sensation d’être dans une bulle sonore, très intime, presque totalement isolé (acoustiquement) du monde extérieur. La courbe de réponse des écouteurs ER4S peut aussi paraître, au premier abord, particulière. Etymotic, qui, ne l’oublions pas, a entrepris des recherches pous-

sées en audiométrie, a une courbe cible pour ses écouteurs qui présente une bosse d’environ 10 dB entre 1 000 et 5 000 Hz. Cela permettrait, d’après la marque, la perception la plus naturelle possible. Et, il faut bien le reconnaître, la transparence sur les voix, la notion de présence qu’offrent les écouteurs ER-4S atteignent des sommets. Les résultats sont à la hauteur des tout meilleurs écouteurs intra-auriculaires à armature balancée que nous connaissions, c’est-à-dire les Phonak Audéo PFE232 ou encore les Shure SE535 qui valent tout de même près de 500 € chacun. Sur la chanson «Blue Velvet» de Lana Del Rey, la chanteuse a des accents divins. Jamais avons-nous entendu sa voix avec autant de pureté, de délicatesse. La transcription est ensorcelante, les timbres sont d’une définition superbe, tout en conservant un magnifique velouté, une douceur totalement naturelle. La fin de la chanson (qui ne dure que 2 mn 37) arrive trop vite et l’on aimerait pouvoir écouter une version longue. La restitution des écouteurs ER-4S peut sembler typée, mais elle est, à notre sens, d’une cohérence parfaite. Le morceau «The Preacher» d’Emily Jane White est également un moment d’extase. Les écouteurs ER-4S apportent une transcription extrêmement intime et proche de la voix d’Emily. Les moindres inflexions, inspirations, bruits de lèvres sont audibles tout en restant parfaitement naturels. Les Etymotic ER-4S sont réellement des écouteurs de référence dans leur domaine. Si vous adhérez à leur concept et à leur approche de la restitution sonore, ils sont capables de vous emmener très loin.

Spécifications

25

• Type : écouteurs intra-auriculaires • Réponse : 20 Hz à 16 kHz • HP : armatures balancées • Sensibilité : 90 dB SPL/0,1 mV à 1 kHz • Impédance : 100 Ω • Niveau max. : 122 dB SPL • Cordons : 1,5 m • Accessoires fournis : 3 paires d’embouts souples à triple collerette, 2 paires d’embouts en mousse à mémoire de forme, 2 paires d’embouts en mousse arrondis, mallette de rangement, adaptateur jack 6,35 mm, 2 paires de filtres acoustiques, mini-pochette de transport, pincecravate • Poids : n.c.

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26 ON Magazine - Guide casques 2013 - édition spéciale pour ToneMove.com

Ferrari by Logic3 R200 La marque Logic3 vient de lancer sous licence Ferrari toute une gamme de casques et écouteurs audio haut de gamme. Le modèle R200, au look très travaillé, fait partie de la collection Scuderia.

FERRARI Logic3 est une marque anglaise spécialiste des accessoires pour ordinateur portable, smartphone, tablette et console de jeu. Sous la licence de la célèbre marque d’automobiles sportives Ferrari, elle vient de lancer toute une gamme de casques, écouteurs et même stations d’écoutes. Cette gamme se divise en deux collections : «The Ferrari Cavallino Collection» dans un style très luxueux, raffiné, sobre et un esprit «Grand Tourisme» ; «The Ferrari Scuderia Collection» avec un look plus agressif et un esprit «course de Formule 1». Le R200, que nous vous présentons ici, fait partie de la seconde collection. Cela se voit immédiatement à ses habillages rouges Ferrari et aux logos du cheval cabré sur fond jaune qu’il porte sur ses oreillettes. Cependant, son apparence reste de bon goût et d’une certaine discrétion, contrairement à son grand frère le P200, beaucoup plus excentrique. Le Ferrari by Logic3 R200 est disponible en deux versions, blanche ou noire. Il s’agit d’un modèle supra-auriculaire de poids modéré. Il peut se replier sur lui même et il est livré avec sa jolie mallette de rangement affichant une élégante finition façon fibre de carbone tressée. Dans cette mallette, on trouve un adaptateur jack 6,35 mm, un adaptateur avion et pas moins de trois câbles : un classique, un

second avec microphone et commande pour smartphone et enfin un troisième plus spécifique aux produits Apple. Le design du R200 est particulièrement recherché et très soigné : les solides charnières en métal, les branches légèrement torsadées également en métal, la grille métallique avec perforations en forme de diamant sont du plus bel effet. Néanmoins, lorsque l’on y regarde de prêt, quelques éléments font un peu trop «plastique». Sur le terrain, le confort et le maintien sont corrects, mais n’ont rien d’exceptionnel. La restitution sonore est quant à elle agréable et sympathique. On se rend vite compte que l’esthétique visuelle du Logic3 R200 a été beaucoup plus travaillée que son esthétique sonore. Mais malgré des performances sans grande prétention, on ne note pas de défaut rédhibitoire. Le son est ample, chaleureux avec un aigu assez clair et aéré. La définition globale est une peu en retrait et les extrémités du spectre sont écourtées, mais l’équilibre tonal est cohérent. Le Ferrari by Logic3 R200 n’est donc pas un mauvais casque. Il est même plutôt d’un bon agrément d’utilisation. Mais son prix de vente nous semble très élevé, plus lié au prestige de la marque qu’aux réelles performances acoustiques.

260 €

Spécifications

• Type : clos, supra-auriculaire • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 110 dB/1 mW/1 kHz • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordons : 3 câbles, un classique, un avec micro et bouton pour smartphone, un avec micro et 3 boutons pour iPod/iPhone/iPad • Accessoires fournis : mallette de rangement, adaptateur jack 6,35 mm, adaptateur avion • Poids : n.c.

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


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Ferrari by Logic3 T350 Plus coûteux que le R200, le T350 fait partie de la «Ferrari Cavallino Collection». D’un design et d’une finition luxueuse, il est équipé d’un système actif antibruit.

360 € Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Système antibruit : mono-capteur, alimenté par deux piles AA • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : 40 mm (électrodynamiques) • Sensibilité : 110 dB/1 mW/1 kHz • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordons : 3 câbles dont un classique, un avec microphone et un bouton pour smartphone, un avec microphone et trois boutons pour iPod/iPhone/iPad • Accessoires fournis : mallette de rangement, adaptateur jack 6,35 mm, adaptateur avion • Poids : n.c.

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Ici, plus d’habillages rouges flashy. Place à plus de sobriété et de classe. Le T350 est un casque relativement massif, mais très chic. À l’instar du R200 de la «Ferrari Scuderia Collection», il est d’un design très soigné, mais d’un tout autre genre. Deux versions sont disponibles : l’une avec revêtements en cuir brun et l’autre avec peau teintée noire. La construction du T350 apparaît plus luxueuse, mais aussi plus solide, plus sérieuse que le R200 même si les glissières de l’arceau semblent encore une fois un peu brinquebalantes. Les grosses branches métalliques galbées qui portent les oreillettes, le large bandeau et les gros coussinets des oreillettes ont une apparence très cossue. Le T350 n’est pas pliable et il est aussi beaucoup plus lourd que R200.

Cependant, son poids reste acceptable pour un usage nomade. L’équipement fourni va d’ailleurs dans ce sens, puisqu’il comporte une luxueuse mallette de transport, un adaptateur pour prise avion et trois câbles (avec et sans microphone et commandes pour smartphones classiques ou appareils Apple). Pendant nos essais, nous avons constaté que ce casque Logic3 n’est pas tout à fait de type circumauriculaire. En effet, les creux aux centres des coussinets de ses oreillettes ne sont pas suffisamment larges pour que de grands ou moyens pavillons auditifs y entrent totalement. Malgré cela, le confort et le maintien sont de très bon niveau et l’isolation acoustique passive reste correcte. Pour écouter de la musique, il semble

obligatoire d’activer le système antibruit ce qui est un peu dommage d’autant que sur le modèle que nous avons testé, il produisait un souffle assez clairement audible. La mise en route du système se fait en appuyant sur le logo chromé du cheval cabré de l’oreillette droite. L’efficacité du réducteur de bruits extérieurs est modérée. On note des performances intéressantes avec une bonne dynamique et un espace sonore assez vaste. Mais l’esthétique sonore du T350 est (à notre goût) beaucoup trop artificielle. L’aigu est trop brillant, agressif et manquant de définition lorsque l’on pousse le volume. Les timbres sont sales et les basses semblent Lourdes, mal modulées. Bref, vous l’aurez compris, nous ne conseillons pas ce casque.


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Focal Spirit One

200 €

Sorti, il y a un peu moins d’un an le premier casque de la marque française Focal a immédiatement connu un vif succès. Ayant bénéficié depuis de quelques subtiles améliorations, il est toujours un des modèles les plus intéressants de sa catégorie. Le casque Spirit One de la marque d’enceinte Hi-Fi française Focal a été dès sa sortie en mars 2012 un gros succès. Il a même été couronné à la rentrée d’un prix fort prestigieux, l’Award 20122013 du meilleur modèle audiophile nomade décerné par l’EISA (European Imaging and Sound Association). Cependant, Focal ne s’est pas endormi sur ses lauriers fraîchement coupés. S’appuyant sur les retours d’expérience des premiers utilisateurs, il a apporté quelques subtiles modifications au Spirit One. Ainsi les quelques fragilités ont été corrigées, les pièces sensibles ont été renforcées. Des détails de finition ont été améliorés notamment au niveau des plastiques d’habillage de l’arceau qui sont maintenant revêtus d’un matériau caoutchouteux du plus bel effet. La mallette de transport a été aussi redessinée et affinée. Celle que nous avons reçue pour notre test portait la mention «Qobuz Edition» inscrite sur une luxueuse plaque en métal, car un modèle spécial a été lancé en partenariat avec le service français de musique HD en ligne. Cette mallette contient désormais deux câbles interchangeables enrobés d’une superbe gaine textile : l’un traditionnel avec prise mini-jack à trois contacts, l’autre avec microphone et commandes pour appareils Apple et prise mini-jack à quatre contacts. Il est aussi à noter que le Focal Spirit One peut maintenant être choisi en finition blanche ou noire. Pour le reste, l’essentiel a été conservé. Le Spirit One est un casque à oreillettes closes de type circum-auriculaire. De prime abord, il peut sembler assez imposant, mais il est finalement plus compact qu’il n’y paraît. En effet, ses oreillettes sont d’assez petite taille et

FOCAL l’arceau, relativement fin, épouse de très près la forme du crâne. La finition mélangeant métal brossé et revêtements caoutchouteux est superbe. Le Focal Spirit One est aussi fort fonctionnel. Il peut se replier à plat et il est livré avec une housse de transport, des adaptateurs prise avion et jack 6,35 mm en plus de ses deux cordons interchangeables et de sa mallette de rangement. Équipé de transducteurs de 40 mm de diamètre à diaphragmes en Mylar métallisé (titane), le Spirit One délivre une restitution sonore neutre avec juste une petite pointe de chaleur dans le bas du spectre. Ses oreillettes appuient fermement sur les tempes (mais un peu moins qu’auparavant) et enferment de façon assez serrée les pavillons auditifs de l’utilisateur. Le confort s’en ressent un peu, mais reste appréciable grâce aux épais coussinets, tandis que le maintien est excellent et que le niveau d’isolation phonique est très poussé. À l’écoute, le Focal Spirit One se montre d’une belle franchise et assez dynamique. Sa réponse en fréquence n’est pas démesurément large et il ne cherche pas à en faire trop dans l’extrême grave ou l’extrême aigu. La transcription est détaillée, bien équilibrée sur tous les genres musicaux. L’aigu affiche un beau filé et une très belle définition. L’image stéréophonique est correctement aérée et la musique s’exprime avec liberté.

Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 6 Hz à 22 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 104 dB/1 mW à 1 kHz • Impédance : 24 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordons interchangeables : 1,25 m standard et 1,2 m avec commande et microphone pour iPod/ iPhone/iPad • Accessoires : mallette de rangement, housse de transport, adaptateur jack 6,35 mm, adaptateur prise avion • Poids : 225 g

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65 €

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Fostex TH-5BB Les casques Fostex arrivent en France. Découverte à travers un modèle d’entrée de gamme, extrêmement prometteur quant à la qualité des produits de la marque.

FOSTEX Spécifications

•Type : clos, circum-auriculaire •Réponse : 20 Hz à 20 kHz •HP : 30 mm (électrodynamiques) •Sensibilité : 96 dB •Impédance : 44 Ω •Puissance max. : 100 mW •Cordon : 1,2 m avec mini-jack •Accessoire fourni : rallonge de 1,5 m avec jack 6,35 mm •Poids : 250 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Fostex est une marque japonaise bien connue des professionnels du son, des musiciens ou dans le domaine du Home Studio, mais pour l’instant elle souffre d’un gros déficit de popularité auprès du grand public. C’est dommage, mais cela devrait s’arranger, car les produits Fostex sont souvent extrêmement bien pensés, fiables, performants, d’un bon rapport qualité/prix. Le casque d’entrée de gamme TH-5BB nous le prouve. Il s’agit d’un modèle à mi-chemin entre un supra-auriculaire et un circum-auriculaire. Ses oreillettes sont effet très larges et isolent déjà de façon correcte des bruits ambiants, mais leurs coussinets, eux aussi très larges, reposent sur les pavillons auditifs et non autour. Ce casque est d’une construction basique et sans fioriture. Cependant, il a le mérite de ne faire penser à aucun autre et de ne pas être un clone d’un modèle Sony, Philips, Beats ou WeSC. C’est donc un modèle original. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il est d’une robustesse à toute épreuve, mais ses armatures et coques en plastique, ses glissières et son arceau composés de lames métalliques, paraissent d’une conception saine et solide. Le Fostex TH-5BB est un casque que

l’on peut utiliser de façon nomade ou sédentaire. Il comporte un câble inamovible de 1,2 m avec mini-jack (sans microphone pour smartphone) et il est livré avec une rallonge de 1,5 m avec jack 6,35 mm. Pour la balade, il tient correctement sur la tête sans trop serrer les oreilles. Il n’est pas fait pour courir ou se trémousser dans tous les sens, mais son poids raisonnable est un atout. Pour la maison, il est d’un confort suffisant pour être porté longuement et n’étouffe pas trop les oreilles. Surtout, à l’écoute, malgré ses transducteurs de petite taille, le Fostex TH-5BB est extrêmement convaincant. Il délivre une restitution chaleureuse, avec des basses bien campées et aussi une belle ouverture dans le médium. La définition n’est pas poussée au maximum. Par contre, la restitution est extrêmement vivante, naturelle, bien aérée, avec des timbres d’un superbe équilibre. Il s’agit de performances d’un niveau rare pour un modèle à moins de 100 €. Le Fostex TH-5BB est un casque que l’on prend vraiment beaucoup de plaisir à écouter, que ce soit à volume faible ou élevé et sur tous les styles de musique. C’est un de nos coups de cœur de la saison.


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H/K Harman/kardon CL

La marque américaine, Harman/kardon, connue pour ses ensembles Home Cinéma au design très raffiné, vient de se lancer sur le marché des casques et écouteurs audio. Mais elle a derrière elle l’expérience de tout un groupe qui compte de grands spécialistes de l’acoustique comme JBL ou AKG. Le casque Harman/kardon CL («CL» pour classique) apparaît immédiatement comme un produit très sérieux, luxueux même, et fabriqué avec beaucoup de soin. Ce n’est absolument pas un produit d’amateur. On découvre avec lui un style nouveau qui ne ressemble pas à du «déjà vu» et qui va être la marque de fabrique des casques Harman/kardon. Ses oreillettes de forme rectangulaire et son arceau métallique très épuré lui donnent un aspect bien particulier. Ce n’est d’ailleurs pas la seule originalité de ce casque, car son arceau en acier dépoli est démontable et interchangeable. Ainsi, en fonction du volume de son crâne et de l’épaisseur de sa chevelure, l’utilisateur a le choix entre deux arceaux de tailles différentes, tous deux fournis dans l’emballage d’origine en même temps qu’une belle sacoche de transport en similicuir. Un bandeau légèrement rembourré, fixé par le biais de lame-ressorts, complète ensuite le dispositif afin d’assurer un ajustage automatique et un bon maintien. Grâce à cette astuce, sa légèreté et ses oreillettes supra-auriculaires munies de coussinets intégraux en mousse à mémoire de forme, l’Harman/kardon CL est très confortable à porter et isole de façon correcte des bruits extérieurs. On note juste, lorsque l’on est en mouvement, que

l’arceau produit quelques bruits de cliquetis métalliques et des résonances assez marquées. Pour ce qui est des performances sonores, l’Harman/ kardon CL est plutôt une réussite. Il offre un son chaud et rond, vraiment agréable, pas ultra dynamique ou percutant, mais assez vivant. La restitution est consistante, enveloppante et l’on ne s’ennuie pas. Les basses sont imposantes, parfois un peu trop présentes sur certains morceaux, mais ce trait de caractère est compensé par un registre médium relativement ouvert alors que le haut du spectre est très doux, sans trace d’agressivité. L’équilibre tonal de ce casque est donc clairement descendant. L’aigu n’est pas très aéré ou transparent, mais ne nuit pas à la sensation d’espace ou d’ampleur. La tenue en puissance de l’Harman/kardon CL est en outre très bonne. Il est capable de délivrer des niveaux sonores importants tout en offrant un son propre, sans remontée de la distorsion. Ce casque est donc une alternative intéressante à des modèles comme le Bowers & Wilkins P5, les Philips Fidelio M1 et L1 ou le Focal Spirit One.

200 € Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 16 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (électrodynamiques) •Sensibilité : n.c. •Impédance : n.c. •Puissance max. : n.c. •Cordon : amovible 1,4 m avec microphone et commandes pour iPod/iPhone/iPad et prise mini-jack à 4 contacts •Accessoires fournis : bandeau métallique de taille différente, housse de rangement •Poids : 195 g

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Harman/kardon BT

D’un gabarit plus imposant que le modèle CL, l’Harman/kardon BT reprend l’esthétique de son petit frère et, comme sa référence l’indique, apporte une liaison sans fil Bluetooth.

250 € Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire, liaison Bluetooth compatible AAC et AptX • Réponse : 16 Hz à 20 kHz • HP : 40 mm (électrodynamiques) • Sensibilité : n.c. • Impédance : 32 ohms • Puissance max. : n.c. • Cordon : amovible 1,4 m avec prise mini-jack • Accessoires fournis : bandeau métallique de taille différente, housse de rangement, câble de recharge par USB • Alimentation : piles rechargeables (fournies) • Poids : environ 270 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Le Bluetooth a beaucoup progressé ces derniers mois. Les modes de transmission avec codec audio AAC ou AptX se généralisent sur les nouveaux périphériques mobiles. Ces modes sont capables d’apporter une qualité d’écoute proche de celle du CD-Audio ou, du moins, comparable à celle de très bons fichiers compressés en MP3 ou WMA. Comparativement au mode EDR, utilisé auparavant, qui était parfois pire qu’une mauvaise transmission FM, cela représente un pas qualitatif de géant et de fait, les casques audiophiles équipés d’une liaison Bluetooth deviennent maintenant réellement intéressants. L’Harman/kardon BT (BT pour Bluetooth) s’inscrit dans cette mouvance. Outre sa liaison filaire depuis un câble amovible, il permet d’écouter de la musique ou prendre des appels téléphoniques sans fil, grâce à sa liaison Bluetooth compatible à la fois avec les codecs AptX et AAC (ce qui est rare). Ce casque reprend exactement les mêmes codes esthétiques et le même type de fabrication avec arceau métallique interchangeable que son

petit frère, le modèle CL. Cependant, ses oreillettes sont plus grosses puisqu’elles sont de type circum-auriculaire. Sur le terrain, on ne retrouve pas tout à fait le même confort qu’avec le CL (le BT est plus lourd), mais cela reste satisfaisant. On note également que l’arceau génère quelques bruits de résonance métallique lorsque l’on est en mouvement et que le niveau d’isolation phonique n’est pas très élevé pour un casque circum-auriculaire. Comme avec le CL, la restitution sonore de l’Harman/kardon BT est chaleureuse et physiologique, mais cette fois-ci complètement dans l’excès. En liaison Bluetooth, la qualité de transmission est correcte, mais cela manque de définition globale, le son est un peu sale. En liaison filaire, les performances sont nettement meilleures, mais l’esthétique sonore reste caricaturale avec des basses lourdes, souvent répétitives, et un aigu brillant qui devient parfois trop incisif et agressif. Lors d’écoute à faible volume sonore, ce peut être agréable, mais, dès que l’on pousse le volume, on entend immédiatement des colorations. Pour un tarif de 250 euros, ce sont des résultats un peu décevants.


32 ON Magazine - Guide casques 2013 - édition spéciale pour ToneMove.com

Klipsch Mode M40

350 €

Le Mode M40 est le modèle le plus ambitieux de la gamme Klipsch. D’une taille imposante et d’un look accrocheur, il met en pratique des technologies haut de gamme dont un système actif antibruit et des transducteurs coaxiaux deux voies.

Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Système actif antibruit : simple capteur intérieur • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : 40 + 15 mm (électrodynamiques) • Sensibilité : 97,5 dB/1 mW • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordons interchangeables : 1,37 m avec microphone et commandes pour iPod/iPhone/iPad et mini-jack à 4 contacts, 1,37 m classique avec prise à 3 contacts • Accessoires fournis : mallette de rangement, adaptateur avion, adaptateur jack 6,35 mm • Poids : 356 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt Avec ce casque haut de gamme, Klipsch a clairement choisi sa cible : celle des gros modèles de chez Beats by Dr. Dre, SMS by 50 ou encore Soul by Ludacris. Le Mode M40 est donc, comme ses concurrents directs, doté d’un système antibruit électronique, alimenté par une petite pile, que l’utilisateur peut activer ou désactiver à sa guise. Le packaging est luxueux. Le Klipsch Mode M40 peut se replier sur lui-même et il est fourni avec deux câbles interchangeables (avec et sans microphone pour smartphone), ainsi qu’une belle sacoche de transport réalisé dans une magnifique peau façon cuir. La réalisation de ce casque est également très luxueuse et particulièrement robuste. La finition est un mélange de plastiques translucides, de surfaces noir mat en caoutchouc velouté et d’habillages cuivrés. L’arceau est très épais et les charnières sont massives. Chaque oreillette intègre un double transducteur coaxial deux voies, ce qui est très rare dans le domaine des casques même de très haut de gamme. En effet, les graves sont ici pris en charge par un transducteur de 40 mm et le haut du spectre est confié à un second transducteur, placé juste devant le premier, équipé d’une membrane de 15 mm.

Sur le terrain, le Klipsch Mode M40 est capable parfois de performance étonnantes, mais présente aussi quelques fâcheux défauts qui pour certains utilisateurs seront rédhibitoires. De prime abord, il paraît assez confortable, mais à la longue du fait de son poids conséquent et du couple de serrage trop important qu’exerce son arceau, il peut devenir fatigant et donner l’impression d’avoir la tête dans un étau. En compensation, ce casque isole de façon passive déjà très bien des sons extérieurs tandis que l’action de son système antibruit, lorsqu’il est activé, s’avère assez modérée et ne dénature donc pas trop la restitution sonore. À l’écoute, on note que le Klipsch Mode M40 offre une restitution très chaleureuse avec des graves très profonds et présents que certains jugeront envahissants. La définition globale est plutôt bonne, le son est très propre, mais l’image manque d’ouverture et les timbres d’aération tandis que la dynamique est un peu lisse. Ce casque peut se montrer impressionnant sur de la musique moderne, il est possible de pousser le volume sonore sans ressentir de saturation. Par contre, sur les instruments acoustiques, les voix, il manque de naturel et de vivacité.


KLIPSCH

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Klipsch Image One II Le Klipsch Image One II est la seconde version du modèle Image One «tout court» que nous avons testé dans notre guide 2012. Plus fonctionnel et confortable, il offre aussi une restitution sonore beaucoup plus charpentée que son prédécesseur.

150 € Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire • Réponse : 16 Hz à 23 kHz • HP : 40 mm (électrodynamiques) • Sensibilité : 110 dB/1 mW • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordon : 1,4 m avec microphone et commandes pour iPod/iPhone/ iPad et mini-jack à 4 contacts • Accessoires fournis : mallette de rangement, adaptateurs jack 6,35 mm, adaptateur prise avion • Poids : 138,3 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Comme son prédécesseur, le Klipsch Image One II est un casque compact et très léger de type supra-auriculaire, conçu pour les utilisateurs nomades. Si la première mouture était déjà très réussie sur le plan esthétique et au niveau de l’ergonomie, celle-ci va encore plus loin. Le câble classique de raccordement a été remplacé par un câble avec microphone et commandes compatibles iPhone, iPod ou iPad. La construction est restée assez légère, mais la qualité s’est améliorée. Le casque Klipsch est livré avec une solide petite mallette de rangement. Il peut se replier à plat et sur lui-même et il prend très peu de place lorsqu’il est rangé dans sa sacoche. Il est aisé de le glisser dans un sac ou une valise. Le confort est également bien étudié et en progrès par rapport au modèle de première génération. Les coussinets des oreillettes sont bien rembourrés et prennent la forme de matelas sans trou ni creux au milieu, avec juste quelques petites découpes et perforations pour que le son puisse passer. Pour un casque supra-auriculaire, c’est une solution beaucoup plus confortable que les cous-

sinets de forme annulaire dans lesquels les pavillons auditifs ne rentrent qu’à moitié et sont, de fait, presque toujours de travers. On peut aussi ajouter que ce casque Klipsch tient bien en place et offre une assez bonne isolation phonique face aux bruits de l’extérieur. Pour assurer un rendu sonore puissant, le Klipsch Image One II est doté de transducteurs de 40 mm de large, armés de gros moteurs à aimant néodyme et de bobines mobiles de large diamètre. Ces transducteurs sont capables de délivrer des basses très fournies, voir un peu trop. À l’écoute, le registre grave est très ample et chaleureux. Cela est plutôt agréable, lorsque l’on écoute à volume sonore modéré (ce qui est conseillé pour la santé de vos oreilles) ou dans les transports en commun où les bruits de roulement et de machinerie peuvent avoir tendance à masquer les basses. Cela peut également être sympa sur de la musique moderne d’autant que le Klipsch Image One II délivre un registre médium d’une belle présence et d’une bonne définition, une image stéréo ample et aérée, avec une bonne dynamique et du punch. Cependant, sur les voix, les instruments acoustiques ou lorsque l’on écoute dans un milieu calme, les basses paraissent souvent trop présentes. Certains utilisateurs apprécieront cette approche, d’autres trouveront l’esthétique sonore caricaturale.


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Logitech UE 4000

Fruit du rachat et de la fusion de la marque Ultimate Ears, la nouvelle entité Logitech UE a lancé à la rentrée 2012 sa première gamme de casques avec trois modèles répondant parfaitement aux tendances actuelles.

100 €

LOGITECH Ultimate Ears était une marque californienne, née en 1995, à Irvine, dans un garage (en Californie, c’est une tradition). Créée par deux ingénieurs du son, afin de répondre aux besoins des musiciens sur scène, elle fut à l’origine du concept des oreillettes IEM (In-Ear Monitor). Elle devint ensuite, en l’espace de 10 ans, un des plus grands spécialistes des écouteurs intra-auriculaires haut de gamme principalement à l’intention des professionnels du son ou des musiciens, mais aussi d’un public d’audiophiles connaisseurs. Sa gamme comporte encore aujourd’hui de très nombreux modèles d’écouteurs avec embouts moulés sur-mesure. La marque a été rachetée en 2008 par la société Suisse Logitech pour 34 millions de dollars et ce rachat a donné naissance en 2012 à une nouvelle entité plus tournée vers le grand public, Logitech UE cumulant l’expérience des deux marques dans l’audio. L’UE 4000 est le plus petit modèle de la première gamme de casques de cette nouvelle marque. Mais il possède déjà un look immédiatement identifiable avec une qualité de finition étonnante pour un produit vendu à moins de 100 €. D’un style jeune et branché, il est disponible en trois finitions différentes aptes à plaire aussi bien aux filles

qu’aux garçons : noir & blanc, noir total et rose fuchsia. Non content d’être beau et seyant, l’UE 4000 est également très confortable à porter. Ses coussinets sont fermes et moelleux à la fois, le poids du casque est très modéré, le niveau d’isolation phonique est de bon niveau pour un modèle supra-auriculaire et le maintien est excellent, même lorsque l’on est en mouvement. On apprécie aussi que l’UE 4000 soit livré avec une belle sacoche molletonnée de transport, un câble amovible avec microphone et un dé-doubleur de prise mini-jack permettant de brancher deux casques sur une même source. À l’écoute, le Logitech Ultimate Ears 4000 ne déçoit pas non plus. Sa restitution sonore, bien qu’un peu écourtée dans le grave, est généreuse et chaleureuse, avec un registre médium pas ultra défini, mais bien détaillé et harmonieux, un aigu d’une clarté correcte, une bonne sensation d’espace. Elle est surtout très cohérente, agréable et musicale. Elle ne cherche pas à en faire trop, ce qui est préférable, et privilégie le naturel, la spontanéité.

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 20 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (électrodynamiques) •Sensibilité : 92 dB SPL/50 mV/1 kHz •Impédance : 34 Ω à 1 kHz •Puissance max. : n. c. •Cordon : 1,3 m amovible avec microphone et commandes pour iPod/ iPhone/iPad et mini-jack à 4 contacts •Accessoires fournis : sacoche de rangement, dé-doubleur de prise mini-jack •Poids : 135 g

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MOTÖRHEADPHÖNES Motörheadphönes Motörizer Après les rappeurs américains, c’est au tour de Motörhead, l’un des groupes de Rock et de Heavy Metal parmi les plus «bankable» de se lancer sur le marché des casques audio. Pari réussi avec le Motörizer.

Il n’y a pas que les stars de la scène Rap et R’nB américaine qui ont le monopole des marques de casques audio fashion. Ici, on est dans un tout autre style musical, plus Rock, lourd et métallurgique, avec un groupe emblématique du Heavy Metal, Motörhead. Conçus et fabriqués par la société suédoise Krusell, les casques et écouteurs Motörheadphönes ont pour slogan «By rockers for rockers». Plusieurs groupes et artistes les soutiennent déjà : les membres de Rammstein. Les Girlschool, Dee Snider des Twisted Sister, Michael Starr des Steel Panther ou encore Oscar Dronjac de Hammerfall. Le Motörizer qui nous intéresse ici est le modèle haut de gamme de la marque. De type circum-auriculaire, il se destine aussi bien à un usage en balade que sédentaire. Son poids est raisonnable et il est livré avec deux câbles interchangeables, dont un avec microphone. Le look change de ce que l’on a l’habitude de voir. Il privilégie un style basique et industriel, presque «garage». Les oreillettes adoptent une finition rustique en plastique granité, les charnières sont en forme de gros boulons, les cordons sont revêtus de gaines en textile et

l’arceau est composé de grosses tiges en matériau synthétique. Avec ses coussinets en velours, le Motörizer est agréable à porter et ne sert pas trop la tête. Il n’a pas de réglage de hauteur, mais celui-ci se fait automatiquement grâce aux ailettes souples de l’arceau. À l’écoute, les performances sont d’excellent niveau pour un casque commercialisé à moins de 150 €. Certes, le Motörizer n’est pas totalement neutre et donne son interprétation personnelle de la musique. Cette interprétation est cependant très différente de celle qu’offrent les casques de rappeurs. Ici, les registres haut-médium et aigu sont très clairs, brillants, incisifs (amateurs de douceur passez votre chemin). L’équilibre global est physiologique, mais les basses ne sont absolument pas lourdes ou baveuses. Au contraire, elles sont très dynamiques et percutantes avec une bonne notion de profondeur. La restitution sonore est globalement aérée, d’une définition correcte, avec de l’espace. Elle est surtout extrêmement énergique et rapide. Cela fait mouche sur du Hard Rock, mais ce n’est pas non plus désagréable sur du Jazz, du Classique ou même de la Soul.

130 € Spécifications

•Type : clos, circum-auriculaire •Réponse : 10 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 102 dB SPL/1 mW à 1 kHz •Impédance : 68 Ω •Puissance max. : 200 mW •Cordons interchangeables : 1 m avec microphone et commandes, 2,5 m standard •Accessoires : housse de rangement, adaptateur jack 6,35 mm •Poids : 238 g

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NuForce NE-600X Ces écouteurs intra-auriculaires ont été encensés par certains critiques américains. Après les avoir écoutés, nous pouvons confirmer que c’est justifié.

NUFORCE Une écoute agréable, des détails de sons ou d’instruments dont on ne soupçonnait pas l’existence, une bonne hiérarchisation entre les voix et les différents instruments, de la douceur, de la précision… sur un vieux disque du groupe Genesis («Selling England by the Pound» sortit en 1973 chez Virgin), que l’on pensait pourtant bien connaître, la restitution sonore est un vrai régal. Vous l’aurez donc compris : bien qu’ils ne coûtent que 30 €, ces écouteurs NuForce NE-600X nous ont épatés. Ils supportent sans problème la comparaison avec des modèles jusqu’à quatre fois plus chers. Certes, ils ne payent pas de mine. Niveau design, c’est du tout simple, NuForce a opté pour des coques en plastique tubulaires en finition noire et argentée et des câbles qui, selon la version choisie, peuvent prendre une teinte rouge, noir ou citron vert. Le confort est bon. En extérieur, en situation de marche, dans un lieu public bruyant, ces écouteurs NuForce s’en sortent très bien. Peu «d’échos» du frottement des câbles sur les vêtements par exemple. Le niveau d’isolation acoustique est très correct. Et, très bon point,

ces intra-auriculaires tiennent bien aux oreilles. Pas besoin de les remettre en place sans arrêt. Mais surtout, les NuForce NE-600X apportent un confort d’écoute inégalé dans leur catégorie de prix. On peut les utiliser pendant des heures, même à niveau soutenu, sans trop ressentir de fatigue auditive. Tout à l’heure, nous avons parlé de musique électronique, mais les performances sont également excellentes sur de la musique classique. Sur le Requiem de Mozart sous la direction d’Herbert Von Karajan (Polygram Polydor 19621995) la restitution de cet enregistrement complexe est très honorable. On n’obtient pas la définition dans le grave et sur les voix d’écouteurs ultra haut de gamme, mais le rendu est clair, aéré et agréable. Cette paire d’écouteurs NuForce NE600X est donc vraiment séduisante. Elle constitue un choix ultra raisonné, à acheter quasi les oreilles fermées, pour soi, pour le Noël du petit neveu, pour faire plaisir à un ami. Un excellent rapport qualité/prix.

30 € Spécifications

• Type : intra-auriculaire • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : 11 mm (dynamiques) • Sensibilité : 100 dB +/-3 dB • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : 3 mW • Cordon : 1,1 m sans microphone sur la version 600X (disponible sur le modèle 600M) • Accessoires fournis : 3 paires d’embouts de tailles différentes • Poids : 12,5 g • Prix : 30 € et 35 € pour la version NE-600M avec microphone et commandes pour smartphone

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


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NuForce HP-800

Premier casque Hi-Fi pour la maison de la marque californienne NuForce, le HP-800 propose des performances agressives pour un prix accrocheur.

170 € Spécifications

• Type : casque semi-clos, circumauriculaire • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 91 dB • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : 30 mW • Cordon : interchangeables de 2 m et 1,25 m • Accessoires fournis : housse de rangement, adaptateur jack 6,35 mm • Poids : environ 310 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Conçu principalement pour un usage sédentaire à la maison (bien que certains utilisateurs l’emploieront sûrement aussi en déplacement), le HP-800 est doté de larges oreillettes circum-auriculaires semi-closes. Son design est extrêmement sobre puisqu’il adopte des lignes très simples et épurées, sans aspérité, et une finition uniforme gris anthracite métallisé. Seules deux plaques dorées, incrustées au centre des coques des oreillettes et gravées du logo NuForce, apportent une petite touche de luxe. Livré avec deux câbles interchangeables (un gros et long pour la maison, l’autre plus fin et court pour la balade) ainsi qu’une housse de rangement en simple tissu noir, le NuForce HP-800 est un casque qui va à l’essentiel. Son arceau, assez basique, est en matériau plastique et muni d’un bandeau serre-tête élastique qui assure un réglage automatique de la hauteur des oreillettes. La construction paraît solide tandis que les coques des oreillettes bénéficient d’une attention toute particulière puisqu’elles sont en alliage d’aluminium moulé sous pression. Elles ne comportent aucun système d’amortissement interne, mais sont percées de cinq petits trous sur la partie supérieure qui assure l’accord de la charge. Les transducteurs sont quant à eux des unités relativement standards de

40 mm de diamètre. Sur le terrain, le NuForce HP-800 se fait immédiatement apprécier par son bon niveau de confort. Les coussinets des oreillettes, en mousse à mémoire de forme, sont très larges et ne compriment donc pas les pavillons auditifs. En revanche, l’isolation acoustique par rapport aux bruits extérieurs est très modérée. La restitution sonore est un peu artificielle, mais ce n’est pas forcément déplaisant ; au contraire, elle devrait beaucoup plaire à certains utilisateurs qui recherchent une esthétique sonore « à l’américaine », très énergique. En tous cas, elle est beaucoup plus exubérante que ne laisse penser l’apparence de ce casque. Elle affiche un équilibre physiologique marqué avec des basses qui ne sont pas extrêmement profondes, mais très denses et physiques tandis que l’aigu brille et scintille tout en gardant une certaine douceur. Le médium est inversement un peu en retrait. Cela convient mieux à de la musique moderne ou électronique, mais le NuForce HP-800 ne démérite pas totalement sur du jazz ou du classique. Sur la chanson « Losing You » de Solange, la voix de la chanteuse a un peu moins de présence que de coutume, le HP-800 offre une très belle ampleur, une transcription qui swingue bien. Si, lorsque l’on monte beaucoup le volume, on note quelques colorations, a contrario, à bas niveau, l’écoute est particulièrement plaisante. Sur le morceau rock « Come on, Be A Noone » du groupe The Cribs, les guitares saturées ne vrillent pas les tympans. Le tempo du pied de grosse caisse est bien assuré. Le son est viril et énergique. Pour un prix très attractif, le NuForce HP-800, présente donc des qualités fort intéressantes.


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Parrot Zik

Fruit d’une entreprise française spécialisée dans tout ce qui touche à la transmission sans fil Bluetooth, le Parrot Zik est le casque le plus innovant de sa génération.

PARROT Dessiné par Philippe Stark, ce casque est d’un look qui interpelle immédiatement à défaut de remporter tous les suffrages. Pour un modèle nomade, il est certes un peu massif et relativement lourd (plus de 300 g). Cependant, le confort de la bête est correct et surtout il propose des fonctions inédites. En effet, le Parrot Zik est bourré d’électronique ce qui lui permet de redéfinir totalement la notion de casque nomade. Pour commencer, la réalisation et la finition sont particulièrement luxueuses. Les habillages semblant en vrai cuir, les armatures en métal satiné légèrement patiné avec leurs petits anneaux orange, le revêtement externe des oreillettes, doux comme du velours... tous ces éléments sont superbes. Intégrant une batterie Li-ion, le Parrot Zik revendique de 6 à 24 heures d’autonomie selon les fonctions que l’on utilise. Ce casque peut se raccorder sans fil, ou grâce à son câble amovible à tous types de sources. Il utilise la technologie de transmission Bluetooth, intègre une puce NFC pour faciliter la connexion et il est compatible avec le codec AAC permettant une très bonne qualité de transmission sonore (proche de la qualité CD) en liaison sans fil. Extérieurement, en dehors du bouton de mise sous tension, le Parrot Zik ne

comporte aucune touche. C’est en fait tout le panneau extérieur de son oreillette droite qui sert de commande, car il est tactile. Il suffit de le balayer verticalement ou horizontalement pour régler le volume sonore ou changer de plage, ou encore de tapoter dessus pour prendre un appel téléphonique. Pour que la communication soit claire et intelligible, le Parrot Zik dispose d’un microphone associé à un capteur de conduction osseuse et un réducteur de bruit breveté. Et ce n’est pas tout. Ce casque incorpore également un système antibruit actif pour filtrer les bruits extérieurs ainsi qu’un capteur de présence qui coupe automatiquement le son lorsqu’on le retire de ses oreilles. Mieux encore, Parrot est allé jusqu’à créer une géniale petite application pour appareils iOS ou Android. Appelée «Parrot Audio Suite», elle donne la possibilité à l’utilisateur d’accommoder le son à sa convenance, de le modeler avec un égaliseur paramétrique à sept bandes, d’ajuster la largeur de la scène sonore, et d’activer ou désactiver le système antibruit. Tous ces réglages interviennent naturellement quand le casque est en mode actif. Mais le Parrot Zik peut aussi fonctionner en mode passif, ce qui est pratique lorsqu’on a oublié de recharger la batterie. La restitution est

350 € alors de qualité correcte. Les basses sont courtes et le son un peu brouillon, mais l’ensemble est cohérent, sans agressivité ni lourdeur. En mode actif par contre, le son est plus dynamique et pêchu. Le Parrot Zik n’atteint pas la précision d’un casque audiophile, mais distille une transcription généreuse et lumineuse, avec des timbres agréables et une bonne sensation de spatialisation.

Spécifications

• Réduction du bruit : jusqu’à 25 dB, système à double capteur • Réponse : 10 Hz à 20 kHz • HP : 40 mm (électrodynamiques) • Sensibilité : 110 dB/V à 1 kHz (en mode passif) • Impédance : 32 Ω (en mode passif) • Puissance max. : n.c. • Cordon : amovible de 1,3 m • Accessoires fournis : housse de rangement, câble USB pour recharge, batterie Li-ion de 800 mAh • Poids : 325 g

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DÉJÀ TESTÉS

Pour voir le test complet d'un produit, cliquez sur son image. Beats By Dr. Dree Denon AH-D510 Denon 1000 € 230 € 100 € Studio AH-D7000

•Casque circum-auriculaire, antibruit •HP : 40 mm (dynamiques) •Cordon : 1,3 + 1,3 m •Poids : 370 g •Accessoire : mallette de transport, adaptateurs «avion» et jack 6,35 mm, câble iSoniTalk avec micro pour iPhone et Blackberry

•Casque clos, circum-auriculaire •8 Hz à24 kHz •HP : 42 mm (dynamiques) •32 Ω •101 dB SPL/mW •Puissance max. : 1000 mW •Cordon : 1,3 m + rallonge de 3,5 m •Poids : 153 g •Accessoire fourni : adaptateur mini-jack/jack 6,35

•Casque clos, circum-auriculaire • 5 Hz à 45 kHz •HP : 50 mm (dynamiques) •108 dB/mW •25 Ω •Puissance max. : 1 800 mW •Cordon : 3 m •Poids : 370 g

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Intérêt

Denon AH-NC800

300 €

Grado SR80i

185 €

JVC HA-RX900

100 €

•Casque clos, circum-auriculaire, antibruit •5 Hz à 28 kHz •HP : 42 mm (dynamiques) •105 dB/mW •40 Ω Puissance max. : 100 mW •Cordon : 1,5 + 0,7 m •Poids : 180 g •Accessoires : mallette, prise avion, rallonge

•Casque ouvert, supra auriculaire •20 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •32 Ω •Sensibilité : 98 dB SPL/1 mV •Cordon : 3 m •Poids : 135 g

•Casque clos, circum auriculaire •7 Hz à 26 kHz •HP : 50 mm (dynamiques) •64 Ω •106 dB/1 mW •Puissance max. : 1500 mW •Cordon : 3,5 m •Poids : 350 g

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Koss PortaPro

70 €

t-Jays Three

150 €

v-Jays

80 €

•Casque ouvert, supra auriculaire •15 Hz - 25 kHz •HP : 36 mm (dynamiques) •60 Ω • 103 dB SPL/1 mW •Cordon : 1,2 m •Poids : environ 55 g •Accessoire : Housse en similicuir

•Ecouteurs intra-auriculaires •15 Hz à 25 kHz •HP : 10 mm (dynamiques) •16 Ω •98 dB à 1 kHz •Cordon : 0,6 + 0,7 m •Poids : 8 gEcouteurs

•Casque semi-ouvert, supra-auriculaire •25 Hz - 20 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •24 Ω •98 dB SPL à 1 kHz •Puissance max. : 50 mW •Cordon : 0,6 + 0,7 m •Poids : 59 g

Intérêt

Intérêt

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Phiaton PS 320 Fonctionnant en deux voies à partir de doubles transducteurs coaxiaux, ce qui est très rare, le Phiaton PS 320 offre un son très précis.

PHIATON Phiaton est une marque japonaise peu connue en France, mais qui cumule près de 30 ans d’expérience. Son modèle PS 320 est un casque très compact et léger, conçu pour un usage nomade. Doté d’un arceau très fin, il peut se mettre à plat et se replier sur lui-même. Il est livré avec une luxueuse pochette en simili cuir, toute fine, qui trouvera facilement sa place dans une grande poche ou un sac-à-main. De prime abord, la construction de ce casque supra-auriculaire peut sembler un peu fragile. Mais en y regardant de plus près, on constate que sa réalisation est très sérieuse. Cela se confirme au niveau du choix de son équipage acoustique. Le Phiaton PS 320 n’est pas doté d’un seul transducteur par oreillette comme l’immense majorité des autres casques du marché, mais de deux. Il fonctionne en deux voies et possède, pour chaque oreillette, un tweeter de 16 mm et un boomer de 40 montés en configuration coaxiale. Cela justifie en partie son prix élevé. Sur le terrain, grâce à sa grande légèreté, le Phiaton PS 320 est assez agréable à porter. Les coussinets de ses oreillettes ont un bon rembourrage et isolent correctement des bruits externes, du moins pour un

casque supra-auriculaire. La restitution sonore se révèle, comme on pouvait s’en douter, extrêmement fine et précise. À la limite du chirurgical peut-on même dire. Le Phiaton PS 320 est capable d’un niveau de définition exceptionnelle. Il réalise des prouesses en matière de détail et d’acuité. Mais attention, ces performances extrêmes ont un revers. L’équilibre tonal est remontant, c’est-à-dire qu’il favorise les aigus. Cela n’empêche pas le grave et même l’extrême grave d’être bien explorés, mais ces registres sont un peu en retrait par rapport au reste. La transcription du PS 320 ne fait preuve d’aucune chaleur. Certains utilisateurs, adeptes d’un son un peu plus « boomy », penseront que ce n’est vraiment pas leur tasse de thé. D’autres obtiendront avec le Phiaton PS 320 ce qu’ils ne trouvent pas ailleurs : une belle sensation d’espace et d’aération (trop rare sur les « petits » casques de ce type), une excellente dynamique et une transparence exacerbée. Sur des œuvres de musique classique, du jazz, des morceaux joués sur instruments acoustiques, cela peut faire des merveilles.

180 €

Spécifications

• Type : clos, supra-auriculaire • Réponse : 20 Hz à 23 kHz • HP : 40 + 16 mm (dynamiques) • Sensibilité : 102 dB à 1 kHz • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : 500 mW • Cordon : 1,2 m • Accessoires fournis : pochette de rangement • Poids : 122 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


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PSB M4U 2

Spécialiste canadien des enceintes Hi-Fi et Home Cinéma, PSB a décidé d’investir le marché des casques audio en attaquant bille en tête les cadors de la nouvelle vague : Monster et Beats by Dr. Dree.

PSB 400 € Spécifications

• Type : casque clos, circum-auriculaire à système actif antibruit • Réponse : 20 Hz à 20 kHz à ±1 dB • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 102 dB 1 mW/1 kHz • Impédance : 32 Ω (mode passif), 10 kΩ (mode actif) • Puissance max. : 30 mW. • Cordon : 2 câbles interchangeables de 1,5 m, dont un avec microphone et commandes pour smartphone • Accessoires fournis : mallette de rangement, adaptateur prise avion, adaptateur jack 6,35 mm Alimentation : deux piles AAA (autonomie de 55 heures) • Poids : 362 g (avec piles)

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Avec ses casques qui se déclinent pour l’instant en deux modèles, le M4U 2 et le M4U 1, PSB Speakers ni va pas par quatre chemins. Il s’attaque directement au cœur du marché haut de gamme «cool & fashion» qui a explosé voici quelques années avec l’apparition des premiers modèles Beats by Dr. Dree, fabriqués par Monster Câble. Il vient donc concurrencer les modèles Soul by Ludacris, Sync by 50, mais aussi les dernières réalisations de Yamaha par exemple. C’est gonflé pour une marque évoluant habituellement dans le secteur audiophile. Mais, à voir l’allure du M4U 2 que nous testons ici, le pari est déjà à moitié réussi. Ce casque adopte un format massif et c’est un modèle actif, c’est-à-dire qu’il intègre des circuits de réduction des bruits externes et d’amplification du son. Le look est accrocheur. La construction semble très sérieuse et extrêmement solide : un épais arceau en plastique avec un fin liseré en caoutchouc central, des boucliers en aluminium brossé sur les oreillettes, des plaques en métal satiné au milieu portant le logo de la marque et de très grosses charnières en métal. Ce casque est en effet pliable et livré avec de nombreux accessoires : une mallette, deux câbles interchangeables (avec et

sans microphone), un adaptateur prise avion, un jack 6,35 mm et deux piles LR03 pour l’alimentation des circuits intégrés. Sur le terrain, le PSB M4U 2 serre relativement fort les oreilles, ce qui peut paraître un peu oppressant, car en plus, il est assez lourd. Néanmoins, le confort est correct. Ce casque tient bien en place (on peut marcher avec) et isole assez bien (même en mode passif ) des bruits extérieurs. Il est possible de faire des écoutes avec les circuits intégrés éteints, ce qui est pratique lorsque les piles sont à plat. La restitution est alors chaleureuse, assez ronde. Les basses sont copieuses, pêchues sans être trop envahissantes. L’équilibre tonal est agréable. Le son n’est pas ultra transparent, mais on bénéficie d’une bonne sensation d’ampleur et d’aération. En mode actif, la restitution perd un peu en définition et elle est plus brouillonne, mais on gagne en dynamique. Le son est plus clinquant et brillant. Le circuit antibruit produit un souffle qui reste assez discret et son action est modérée ce qui n’est pas plus mal, car il n’altère ainsi pas trop la restitution sonore. Le PSB M4U 2 est donc une alternative intéressante à des modèles comme les Beats by Dr. Dree et consorts. Cependant, son prix est, à notre avis, un peu trop élevé pour qu’il soit totalement compétitif.


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Philips CitiScape Uptown

La série CitiScape de Philips s’adresse à une génération de jeunes urbains branchés. L’Uptown en est le modèle le plus haut de gamme.

PHILIPS Le CitiScape Uptown est un casque prévu pour le nomadisme, néanmoins assez imposant, car muni de grosses oreillettes closes qui couvrent très largement les pavillons auditifs de l’utilisateur. Comme beaucoup de concurrents, il adopte un style vintage de bon goût avec, au choix, une finition noire et marron ou argentée, crème et marron. Le style est plutôt réussi, même si les traits sont un peu grossiers et que quelques détails de réalisation laissent à désirer, notamment le boîtier en plastique du microphone et des commandes pour smartphone qui est d’allure très économique. Parmi les atouts de ce casque, on note tout d’abord, malgré le poids important, un bon niveau de confort. Le large arceau du CitiScape Uptown dispose en effet de boudins amortissants bien rembourrés et les coussinets de ses oreillettes sont épais et fort moelleux. Il en résulte un très bon niveau d’isolation phonique et un excellent maintien grâce à un couple de serrage du casque uniformément réparti sur le crâne et autour des oreilles. Autre point fort du CitiScape, sa construction apparaît relativement robuste. Les coques de ses oreillettes

100 € Spécifications sont par exemple réalisées en matériau de synthèse et armées de boucliers métalliques tandis que l’armature de l’arceau est constituée d’épaisses tiges d’acier chromé. À l’écoute, le CitiScape est un casque généreux, qui offre des basses amples et même un peu ampoulées. Ses timbres présentent un équilibre physiologique. Le registre aigu est donc assez brillant. Sur de la musique électronique, moderne et rythmée, le son est nerveux est assez convaincant, mais sur des chansons pop, des enregistrements de jazz ou du classique, il devient un peu artificiel. Le registre médium notamment montre quelques incohérences et un manque de richesse.

• Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 12 Hz à 23,5 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 103 dB • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : 30 mW • Cordon : 1,2 m avec microphone et commandes pour smartphone • Accessoires fournis : adaptateur mini-jack à quatre contacts vers mini-jack à trois contacts • Poids : 248 g

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RHA RHA MA450i

60 € Spécifications

•Type : intra-auriculaire •Réponse : 16 Hz à 22 kHz •HP : 10 mm (électrodynamiques) •Sensibilité : 103 dB/mW •Impédance : 16 Ω •Puissance max. : 10 mW •Cordon : 1,5 m avec microphone et commandes •Accessoires fournis : petit sac en tissu de rangement, 6 paires d’embouts de tailles différentes en silicone •Poids : 11 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

RHA (Reid Heath Acoustics) est une société britannique basée à Glasgow, en Écosse, qui propose des casques et écouteurs à prix accessibles. Son modèle MA450i a été bien accueilli par la presse outreManche, voyons si cela est le reflet d’un certain chauvinisme ou la récompense de vraies qualités. RHA est une marque peu connue en France pour l’instant, mais qui cultive de belles ambitions à l’international. Nous avions eu l’occasion de tester un de ses tout premiers casques audio l’an dernier, le SA-850. Sa gamme s’est depuis beaucoup étoffée et elle vient d’ouvrir son nouveau site Internet multilingue, entièrement traduit dans plusieurs langues, dont le Français. Les écouteurs intra-auriculaires RHA MA450i apparaissent immédiatement simples, sobres, élégants et discrets. Ces oreillettes sont de très faible encombrement, très légères, et adoptent une forme de mini-trompettes mélangeant finitions noire glossy et chromée. Le design est sympathique. Le cordon de raccordement est enveloppé d’une gaine en tissu qui apporte une petite touche de raffinement et de luxe. Ce cordon comporte un microphone et des commandes pour pouvoir prendre des appels depuis un smartphone. Sur le terrain, les écouteurs intra-auriculaires RHA MA450i sont petits, légers et véritablement très confortables. Ils

isolent bien des bruits extérieurs. On ne note pas non plus de problème de résonnance parasite dû au bruit de frottement du câble lorsque l’on est en mouvement. Le confort est l’un des grands points forts de ce modèle RHA. À l’écoute, le RHA MA450i offre une restitution sonore propre et neutre. Par exemple, sur le «Don’t Let It Bring You Down» d’Annie Lennox, on ne retrouve pas la chaleur des timbres et l’extrême finesse des meilleurs écouteurs de la catégorie, mais l’équilibre tonal est très agréable, sans excès avec de jolis médiums. La lisibilité est correcte sur tous les styles de musique que ce soit avec les Chemical Brothers, Harry Connick Jr. ou Vivaldi. Les extrémités du spectre sont un peu écourtées, mais le registre médian est très bien mis en valeur, avec une bonne cohérence. Ce sont des performances tout à fait correctes pour une paire d’écouteurs de cette gamme de prix, d’autant que la présentation est soignée et que le confort est d’excellent niveau.


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SENNHEISER

Sennheiser Momentum

Toujours leader, mais attaqué par une multitude de nouvelles marques de casques fashion, Sennheiser sort de sa rigueur habituelle et nous propose un modèle stylé haut de gamme. Le Momentum s’inscrit dans le segment des casques audiophiles, nomades stylés et haut de gamme sur lequel Sennheiser n’était pas encore présent. Il vient directement concurrencer des modèles tels que l’Audio-technica ATH-ES10, le Bowers & Wilkins P5, le Philips Fidelio L1 ou encore l’AKG K550. C’est un casque circum-auriculaire à oreillette close. Comme on pouvait s’y attendre de la part du spécialiste allemand Sennheiser, la construction est impeccable, très luxueuse et le Momentum paraît d’une grande robustesse tout en restant compact et léger. Il est habillé de matériaux haut de gamme. Son arceau et les coussinets de ses oreillettes sont revêtus d’un cuir très doux, provenant du spécialiste anglais Pittards. Livré avec une élégante mallette de rangement ainsi que deux câbles interchangeables (avec et sans microphone pour smartphone), le Sennheiser Momentum offre un très bon confort. Il serre fermement les oreilles ce qui lui permet de bien tenir en place et d’offrir une très bonne isolation acoustique. Et comme

le rembourrage de ses oreillettes est suffisamment « ferme et souple à la fois », cela ne provoque pas de gêne. Les transducteurs du Momentum sont des modèles de 40 mm qui ressemblent beaucoup à ceux du Sennheiser HD 25-1 II (un modèle de référence). Ils bénéficient d’une charge à double coque arrière qui isole très bien des bruits extérieurs et évite les résonances. À l’écoute, le Momentum propose une restitution extrêmement rigoureuse et précise, relativement neutre, non sans manifester une petite pointe de chaleur dans le bas du spectre. Les timbres sont d’un haut niveau de définition et tous les styles de musique sont transcrits avec égal bonheur. La réponse sur les transitoires est rapide, il n’y a pas de traînage ou de coloration. Mais on aimerait parfois que le Momentum soit un peu moins sérieux, se montre plus explosif avec une image stéréophonique plus aérée et ouverte. Tout est bien en place. Le Momentum est très agréable à écouter, mais il manque un «petit quelque chose» pour que cela soit parfait.

300 € Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 16 Hz à 22 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 110 dB • Impédance : 18 Ω • Puissance max. : 200 mW • Cordon : 1,4 m standard avec mini-jack à trois contacts, 1,4 m avec commande et microphone pour iPod/iPhone et mini-jack à quatre contacts • Accessoires fournis : mallette de rangement, adaptateurs jack 6,35 • Poids : 190 g

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SKULLCANDY Skullcandy Aviator

Skullcandy nous a habitué à des casques au look agressif et offrant un gros son bien lourd. Mais l’Aviator est très différent et beaucoup plus raffiné que les précédentes réalisations de la marque.

160 €

Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 16 Hz à 22 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 104 dB/1 mW à 500 Hz • Impédance : 34 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordon : amovible de 1,3 m avec microphone et commandes pour iPhone/iPod/iPad • Accessoires fournis : sacoche de rangement • Poids : 200 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Adoptant un style rétro et vintage, le Skullcandy Aviator propose un design très soigné. Sa construction n’apparaît pas immédiatement des plus solides, mais la réalisation est sérieuse et chaque détail de finition a été élaboré avec attention. Le mélange des chromes et des plastiques translucides des coques des oreillettes est réussi. Pour ceux qui recherchent un design plus personnalisé, Skullcandy propose une interface en ligne qui permet (moyennant un petit supplément de prix) de choisir la finition et la couleur de chacun des éléments de l’Aviator. Plusieurs milliers de combinaisons sont alors possibles. L’ergonomie générale de ce casque est également bien pensée. L’Aviator est un poids plume. L’arceau formé de fines tiges métalliques et les gros coussi-

nets des oreillettes offrent un excellent confort. Ils serrent assez peu le crâne. L’isolation acoustique est donc modérée, mais le maintien reste correct. Pour faciliter son transport, le Skullcandy Aviator peut se replier sur lui-même et il est fourni avec belle housse de rangement en simili cuir, elle aussi au style très seventies. À l’écoute, le Skullcandy Aviator est un casque très surprenant et enthousiasmant. L’esthétique sonore qu’il propose est diamétralement opposée à celles des autres réalisations de la marque privilégiant un son assez gras et un peu bouché. Le message sonore est ici très clair, détaillé, vivant et dynamique. On retrouve toutes les qualités que l’on serait en droit d’attendre d’un modèle audiophile provenant d’une marque historique d’outre-Rhin. Nous l’avons comparé avec un Sennheiser Momentum dont le prix est deux fois plus élevé et l’Aviator n’en est pas très éloigné. Il n’offre certes pas la même rigueur et son aigu est un poil clinquant. Mais il distille aussi une superbe énergie, avec une image stéréophonique très aérée et ouverte. Les timbres sont d’un bel équilibré et d’une très bonne définition. Les graves sont propres et tendus avec une profondeur appréciable. C’est un vrai plaisir d’écouter le Skullcandy Aviator. On ne s’ennuie jamais quel que soit le style de musique.


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SHURE

Shure SRH1840 Si vous êtes de nos fidèles lecteurs, vous savez certainement déjà que nous avons beaucoup d’estime pour les casques Shure. Les SRH840 et SRH940, dont nous avons publié les tests dans nos guides 2011 et 2012, font partie de nos références. Le seul hic est qu’il s’agit de modèles clos, donc pas parfaitement adaptés à un usage Hi-Fi à la maison. Aussi, lorsque Shure a annoncé l’arrivée de deux nouveaux casques spécifiquement destinés aux audiophiles, nous avons immédiatement formé de grandes attentes à leur égard. Et avec le SRH1840, nous n’avons pas été déçus.

615 €


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Le SRH1840 et son petit frère le SRH1440 sont les derniers-nés de Shure, et ce sont les premiers modèles de la marque à oreillettes ouvertes. Ainsi, alors que leurs prédécesseurs, avec leurs écouteurs à charge close, se destinaient principalement aux professionnels pour usage en studio, les SRH1840 et SRH1440 s’adressent plus particulièrement aux audiophiles. Ils sont parfaitement adaptés à un usage sédentaire, dans un lieu calme où l’on n’a pas besoin d’être isolé des bruits ambiants. Grâce à leurs oreillettes ouvertes, ils offrent un son plus aéré, moins confiné, et permettent aux oreilles de respirer, sans tenir chaud ce qui est préférable pour une activité de détente.

Une véritable approche audiophile L’esthétique du SRH1840 évoque immédiatement sa vocation audiophile ciblant un usage Hi-Fi. À l’inverse des modèles pros comme les SRH840 et SRH940, son armature est toute en finesse et en légèreté. Les branches qui soutiennent les oreillettes adoptent un dessin élégant et épuré. Elles sont découpées dans des plaques d’aluminium du plus haut grade (type 6061-T6) utilisé dans le domaine de l’aérospatiale. L’arceau est quant à lui formé de deux fines branches habillées de cuir. C’est un des rares défauts de ce casque : les boudins amortissant de ce double arceau sont très étroits, de sorte que, sur les crânes dégarnis, après un port prolongé, ils ont tendance à laisser deux petites marques rouges (qui, rassurez-vous, disparaissent très vite), car la pression est répartie sur une trop petite surface. En dehors de ce détail, le Shure SRH1840 est très agréable à porter. Malgré son gabarit imposant, son poids reste raisonnable (moins de 270 g) tandis que les coussinets de ses oreillettes sont bien épais et moelleux. Ils sont habillés de velours et, pour garantir une utilisation pendant de

longues années, une paire de coussinets de rechange est fournie dans l’emballage. Le package contient aussi une grosse mallette rigide de rangement en similicuir, et le câble de raccordement. Celui-ci dispose d’une gaine renforcée au Kevlar, de micro-connecteurs coaxiaux, et adopte une forme en «Y». Cela signifie qu’il raccorde individuellement chaque écouteur de façon à éviter tout déséquilibre entre la gauche et la droite.

Merveilleux cocktail de douceur, chaleur, précision et définition Les transducteurs du SRH1840 ne mesurent que 40 mm de diamètre, mais ce sont des modèles appairés de haute qualité. Leur moteur magnétique dispose d’un puits de décompression centrale et un important travail d’optimisation acoustique a été réalisé sur le cadre support en acier, le châssis, l’amortissement de chaque pièce, les panneaux de filtrage acoustique en microfibres métalliques installés sur le pourtour, à l’avant et à l’arrière des transducteurs... Tout ce soin, porté au moindre petit détail, n’est pas anodin et se traduit à l’écoute par des prestations sonores de premier ordre. Contrairement à beaucoup de modèles haut de gamme, le Shure SRH1840 n’est, de prime abord, pas spécialement impressionnant. Il privilégie une approche douce et naturelle de la musique évitant les effets spectaculaires et les excès. Cependant, après avoir écouté d’autres casques, parfois bien plus chers et souvent plus séduisants, c’est toujours, au final, vers SRH1840 que l’on revient. Car ce modèle Shure sait être vrai tout en restant très agréable. Il n’est certes pas très dur à alimenter (il peut fonctionner à partir d’un iPhone), mais il mérite un ampli casque de haut niveau et saura très bien mettre en valeur ses qualités. Car, mine de rien, le SRH1840 offre une superbe définition avec des timbres

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magnifiquement dosés, conciliant une excellente aération et spatialisation avec une tessiture sonore et une chaleur exquises. Il permet d’entendre énormément de détails d’ambiance et de prise de son tout en les gardant parfaitement intégrés au message musical. Avec le SRH1840, nous nous sommes régalés des heures durant avec l’album «Born to Die - The Paradise Edition» de Lana del Rey. Nous avons été totalement envoûtés par la présence très suave et charnelle qu’il donne à la chanteuse. Mais ce casque Shure est également en mesure de se monter dynamique et percutant, ou même incisif lorsque le morceau de musique l’exige. Nos extraits de chœurs et orchestre baroque «Magnificat BWV243» ou Choral «Jesu Meine Freunde» au piano de Bach, nos tubes du moment, «Losing You» de Solange, «Come On, Be A No-One» de The Cribs... toutes nos plages de tests sont passées avec égal justesse et bonheur. Le Shure SHR1840 est incontestablement un modèle de référence parmi les casques Hi-Fi à moins de 1 000 euros et même au-delà.

Spécifications

• Type : ouvert, circum-auriculaire • Réponse : 10 Hz à 30 kHz • HP : 40 mm (électrodynamiques) • Sensibilité : 95 dB SPL/mW • Impédance : 65 Ω • Puissance max. : 1 000 mW • Cordon : 2,1 m amovible • Accessoires fournis : mallette de rangement, une paire de coussinets d’oreillettes de rechange, adaptateur jack 6,35 mm • Poids : 268 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


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SOL REPUBLIC

130 €

Spécifications

• Type : clos, supra-auriculaire • Réponse : n.c. • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : n.c. • Impédance : n.c. • Puissance max. : n.c. • Cordon : amovible de 1,2 m avec microphone et commandes pour iPod/iPhone/iPad et mini-jack à 4 contacts • Accessoires fournis : housse de rangement • Poids : 170 g

Notre avis

Sol Republic Tracks HD

Confort

Vous me reconnaissez ? Je suis le casque que portait le nageur Michael Phelps, cet été, aux Jeux Olympiques de Londres, juste avant qu’il plonge dans le bassin.

Son

Voici un casque qui aura créé un peu de polémique concernant les sponsors officiels des derniers Jeux Olympiques de Londres et les marques qui essaient de s’immiscer en douce, en passant par la porte dérobée des vestiaires. En effet, le champion de natation américain Michael Phelps arborait à plusieurs reprises et de façon ostentatoire un modèle Sol Republic jaune et orange, juste avant d’entrer dans la piscine. À en croire un article paru sur Rue89.com, ce genre de publicité sauvage aurait permis de booster les ventes de plus de 100 % chez Beats by Dr. Dre par exemple. Heureusement, les qualités du Tracks HD ne sont pas uniquement du côté du buzz marketing qu’il a réussi à engendrer. Ce casque est aussi un des modèles les plus originaux que nous ayons rencontrés récemment. Il fait partie d’une gamme de produits que l’utilisateur peut démonter, customiser à sa guise ou acquérir en kit. Le principe est tout simple et très ingénieux. La gamme Sol Rebublic Tracks se compose de plusieurs bandeaux de finitions différentes, de trois sortes d’oreillettes «Sound Engine Speakers» (V8, V10 et V12) ainsi que de câbles avec microphone de toutes les couleurs. L’acquéreur peut ainsi acheter un kit standard ou élaborer sa propre composition. La qualité de fabrication de chaque élément est de très bon niveau. Les arceaux de type FlexTech sont particulièrement souples et résistants. Les glissières assurent une fixation

Versatilité Intérêt

sans aucun jeu. Chaque oreillette est habillée d’un panneau en aluminium massif. Elle est équipée d’un transducteur de 40 mm de diamètre, légèrement incliné vers l’arrière afin d’offrir une meilleure spatialisation sonore et elle travaille en double charge close accordée. Pour nos essais nous avons reçu le modèle Tracks HD équipé de transducteurs de type V10, c’est-à-dire les modèles de gamme intermédiaire. L’ensemble est assez léger (moins de 170 g sur notre balance), tient bien en place même lorsque l’on est en mouvement et offre un bon confort. On peut porter le Tracks HD pendant des heures sans trop de fatigue. L’isolation acoustique est également correcte. Elle filtre efficacement les bruits de moteurs ou de roulements dans les transports, mais laisse assez bien passer les voix. Mais surtout, la restitution sonore de ce casque Sol Republic nous a immédiatement plu. Elle est chaleureuse, elle a de l’ampleur et de la douceur sans en faire trop aux quatre coins du spectre audio. Les basses sont punchy, énergiques et moelleuses à la fois. Le registre médium est ouvert et chantant. Il jouit d’une bonne définition et les timbres affichent de belles tessitures tandis que l’image stéréophonique n’est pas coincée, mais au contraire assez vaste et bien aérée. Vous l’aurez donc compris, le Sol Republic est un de nos coups de cœur pour son style esthétique et sonore ainsi que son bon rapport qualité/prix.


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250 €

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SONY

Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 4 Hz à 80 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 105 dB SPL/mW • Impédance : 48 Ω à 1 kHz • Puissance max. : 1 500 mW • Cordons interchangeables : 1,2 m avec microphone et commandes pour iPod/iPhone/iPad mini-jack à 4 contacts), 1,2 m classique (mini-jack à 3 contacts) • Accessoires fournis : housse de rangement • Poids : 240 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Sony MDR-1R

Bien qu’il en reprenne l’apparence et porte une référence très proche, le Sony MDR-1R est assez différent du MDR-1RNC. Tout d’abord, ce n’est pas un casque sans fil Bluetooth. Ensuite, ses transducteurs sont plus simples, moins haut de gamme. Mais déméritet-il pour autant ?

Le Sony MDR-1R se positionne comme un concurrent de quelques cadors parmi les casques audiophiles nomades haut de gamme. On pense naturellement à l’excellent Focal Spirit One, au nouveau Sennheiser Momentum, ou encore aux très stylés Philips Fidelio L1 et Bowers & Wilkins P5. Par rapport à ces références, l’apparence du MDR-1R est moins apprêtée, mais il ne manque pas de charme et sa finition est de bon niveau avec une construction saine, une robustesse correcte. Le Sony MDR-1R est disponible en trois versions différentes. Celle associant des oreillettes façon aluminium, des charnières chromées, un arceau et des coussinets habillés de similicuir marron est d’une esthétique un peu rétro, un peu vintage, assez réussie. Le Sony MDR-1R est livré avec deux câbles interchangeables, l’un avec microphone et l’autre de qualité audiophile (cuivre PCOCC) ainsi qu’une housse de rangement qui manque, à notre goût, de standing. Malgré un poids et un gabarit pas tout à fait négligeables (c’est un casque circumauriculaire), il est confortable à porter, même pendant de longues heures, ses coussinets sont bien moelleux, il ne serre pas trop les oreilles, mais isole bien des bruits extérieurs (la double coque des écouteurs en matériau synthétique plus armure en aluminium est efficace). Le MDR-1R convient donc aussi bien à un usage sédentaire qu’en

déplacement. Pour ce qui est des performances sonores, le MDR-1R ne va pas aussi loin que son grand frère MDR-1RNC. Ses transducteurs utilisent les fameux diaphragmes en film polymère à cristaux liquides, propres à Sony, mais ils ne mesurent que 40 mm de diamètre au lieu de 50 mm. Et à l’écoute, cela fait une grosse différence. Néanmoins, le MDR-1R ne démérite pas totalement. Au contraire, il offre un bel agrément d’écoute. Son esthétique sonore est assez chaleureuse, sans tomber dans une lourdeur excessive, trop répétitive. La définition est correcte, avec de jolis timbres, une bonne notion d’aération et d’espace. L’équilibre tonal, légèrement physiologique, est fort convaincant pour des écoutes à bas volume, mais le Sony MDR-1R tient également assez bien la puissance. Il est capable d’une restitution sonore ample et bien charpentée. Avec lui, nous avons naturellement écouté la chanson «Girl On Fire» d’Alicia Keys, qui a donné à lieu à un très beau clip vidéo dans lequel on peut voir la chanteuse jouant le rôle d’une femme fatale ménagère, portant quelques instants le MDR-1R (de 3 mn 06 s à 3 mn 15 s). La restitution du casque Sony correspond bien à ce type de morceau R’nB. Même s’il n’est pas hyper percutant ou tendu dans le bas du spectre, il a une bonne énergie, de la générosité et de la souplesse.


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STAX Stax SR-007

Stax est réputé fabriquer, les meilleurs casques au monde. Pour cela, elle a choisi la coûteuse technologie des cellules électrostatiques casques du marché. Le SR-007 est un de ses modèles les plus haut de gamme. La technologie électrostatique Contrairement aux transducteurs électrodynamiques que l’on trouve sur presque tous les autres modèles du marché, les cellules électrostatiques des casques Stax n’ont ni aimant ni bobine mobile. Leur diaphragme, traité de manière à le rendre conducteur, baigne dans un champ électrostatique intense généré par deux électrodes alimentées en haute tension. Le signal musical est utilisé pour modifier le potentiel de ce diaphragme, sur lequel apparaissent alors des forces électrostatiques, réparties sur toute sa surface, qui lui permettent de se mettre en mouvement. Les avantages de cette technologie en termes de qualités sonores sont nombreux. Comme l’équipage mobile d’un transducteur électrostatique se résume au diaphragme lui-même, sa masse est extrêmement légère. En outre, les forces électrostatiques se répartissent uniformément sur le diaphragme, il n’y a donc pas de déformation ou de résonance parasite. L’unique contrainte est la nécessité d’utiliser un boîtier d’alimentation dédié afin de générer la haute tension nécessaire aux électrodes (ou grilles)

des cellules électrostatiques de chaque oreillette. Stax a donc conçu des amplificateurs spécifiques pour ses casques. Le modèle SRM-007t qui accompagne généralement le SR-007 fonctionne en pure classe A à partir d’étages de puissance à tubes. L’expérience que constitue l’écoute d’un casque électrostatique Stax est toujours inoubliable et le SR-007 ne déroge pas à cette règle. Sa structure ouverte offre à la restitution une neutralité et une finesse exemplaires. Le message sonore fourmille de microinformations et chaque source, chaque détail, chaque subtilité devient tangible. L’espace stéréophonique impressionne également par sa précision et son relief. Le SR-007 semble disparaître pour laisser place à une ambiance acoustique au réalisme saisissant. Les voix, entre autres, bénéficient d’un naturel, d’une présence et, plus simplement, d’une vie que même les toutes meilleures enceintes acoustiques du marché sont incapables de restituer. La dynamique est également au rendez-vous. Ici encore, elle offre à l’image sonore un relief impressionnant. Une partie de ces qualités est proba-

6500 € blement à mettre au crédit de l’amplificateur SRM-007t. Ses tubes de sortie, fonctionnant en pure classe A, pilotés par des transistors Mos-Fet à très faible bruit, réussissent à faire cohabiter présence, chaleur et dynamique dans un savant cocktail au dosage exquis.

Spécifications

• Type : ouvert, circum auriculaire • Réponse : 6 Hz - 41 kHz • HP : cellules électrostatiques • Cordon : 2,5 m • Poids : 365 g (512 g avec câble) • ampli spécifique : SRM-007t avec tubes 6FQ7/6CG7 x 4, poids de 4,7 kg, 195 x 103 x 420 mm, consommation de 55 W • Prix : 3 500 € (casque SR-007) 3 300 € (ampli SRM-007t)

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


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DÉJÀ TESTÉS

Klipsch Image One

Pour voir le test complet d'un produit, cliquez sur son image. Marshall Major 100 € Mix-Style 150 € 200 € Novel

•Casque clos, circum-auriculaire •16 Hz à 23 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •110 dB •32 Ω •Cordon : 1,5 m •Poids : 138 g •Accessoires : mallette, adapatateurs prise avion et jack 6,35 mm

•Casque clos, supra-auriculaire •20 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •121 dB à 1 kHz/1 mW •32 Ω •Puissance max. : 20 mW •Cordon : 1 m (torsadé) •Accessoire : adaptateur jack 6,35 mm

•Casque clos, supra auriculaire •10 Hz à 30 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •32Ω •111 dB/mW •Puissance max. : 40 MW •Cordon : 2 x 1,2 m dont un avec microphone •Poids : 195 g

Intérêt

Intérêt

Intérêt

Philips/O’Neill The Bend

60 €

Philips Fidelio L1

250 €

Phonak Audéo 500 € PFE232

•Casque clos, supra-auriculaire •15 Hz à 24 kHz •HP : 30 mm (dynamiques) •107 dB •32 Ω •Puissance max. : 100 mW •Cordon : 1,2 m •Poids : 110 g

•Casque semi-ouvert, circum-auriculaire •10 Hz à 25 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •105 dB •26 Ω •Cordon : 1,2 + 1,2 m •Poids : 270 g •Accessoires : housse, cordon avec microphone, adaptateurs prise avion et jack 6,35 mm

•écouteurs intra-auriculaire •5 Hz à 17 kHz HP : armatures balancées 2 voies •109 dB SPL/mW à 1 kHz •47 Ω •Cordon: 1,2 m •Accessoires : filtres acoustiques, câble sans microphone, embouts en silicones, embouts en mousse, kit de nettoyage, guides câbles, étui de rangement

Intérêt

Intérêt

Intérêt

Pioneer HDJ-500

100 €

Sennheiser HD 598

230 €

Sennheiser HD 25-1 II

250 €

•Casque clos, supra-auriculaire • 5 Hz à 28 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •105 dB/mW •45 Ω •Puissance max. : 2000 mW •Cordon : 1,2 + 3 m •Poids : 195 g •Accessoire : jack 6,35, rallonge

•Casque ouvert, circum auriculaire •12 Hz - 38,5 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •50Ω •112 dB •Cordon : 3 m Poids : 270 g

•Casque clos, supra-auriculaire •16 Hz à 22 kHz •HP : 35 mm (dynamiques) •120 dB SPL •70 Ω •Cordon : 1,5 m •Poids : 165 g •Accessoire : Housse, jack 6,35 mm, coussinets de rechange

Intérêt

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52 ON Magazine - Guide casques 2013 - édition spéciale pour ToneMove.com

ULTRASONE Ultrasone Signature Pro Constructeur germanique, spécialisé dans les casques et écouteurs haut de gamme, Ultrasone est beaucoup moins réputé que, par exemple, son compatriote Sennheiser et certains de ses produits n’ont pas toujours eu de bonnes critiques. Cependant, lorsqu’il s’agit de concevoir un modèle extrême, il sait sortir des sentiers battus et faire la différence. La preuve avec le Signature Pro, pour qui nous avons eu un gros coup de cœur.

900 €

Ultrasone n’a que 22 ans d’existence, ce qui est peu par rapport à certains de ses compatriotes, mais cela représente déjà une très solide expérience d’autant que ce constructeur bavarois a su développer des technologies innovantes qui lui sont propres et offrir à ses produits une véritable originalité. On peut même dire que c’est sur les produits extrêmes et haut de gamme qu’Ultrasone est vraiment le meilleur. Le nouveau Signature Pro est, à ce titre, un excellent exemple. C’est

un casque imposant, ultra robuste, qui propose une approche du son jusqu’au-boutiste pour un prix qui peut défriser plus d’un audiophile ou DJ averti.

De l’audiophile au secteur pro L’Ultrasone Signature Pro a suivi un parcours intéressant. À l’origine, il s’appelait Edition 9 et faisait partie des

casques Hi-Fi haut de gamme, seminomades, de la collection du constructeur bavarois. Il avait alors un look beaucoup plus chic et brillant. Mais il était aussi très apprécié et utilisé par de nombreux professionnels qui ont émis le souhait d’avoir un modèle à l’esthétique plus rustique et résistante, ce qui convient mieux à un usage quotidien et intensif. L’Edition 9 s’est alors mué en Signature Pro. Ultrasone l’a retravaillé et lui a donné la forme, plus classique et éprouvée, du modèle


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Signature DJ avec une finition noire. En conséquence, l’Ultrasone apparait d’emblée comme un casque très massif qui s’adresse en premier lieu aux professionnels du son et au DJ. Pour un modèle commercialisé à presque mille euros, on peut même trouver que sa présentation manque de cachet. Mais ne faisons pas les snobs, car, lorsque l’on y regarde de prés, la qualité de fabrication est de premier ordre. Le Signature Pro fait honneur à la réputation des produits «made in Germany». Son arceau et ses monstrueuses charnières sont réalisés en matériau synthétique, mais apparaissent d’une robustesse à toute épreuve et d’une très grande souplesse, particulièrement résistants aux torsions (ce qui est important pour un casque DJ). Les oreillettes sont en outre habillées de plaques en verre «securit», tandis que l’énorme bandeau serre-tête ainsi que les coussinets sont recouverts de vrai cuir, provenant de moutons éthiopiens à poils longs, cousu à la main.

ULE : antipollution magnétique On retrouve aussi avec le Signature Pro toutes les technologies spécifiques à Ultrasone, qui ont fait la réputation de la marque. Les transducteurs de 40 mm, avec membranes anodisées titane, sont placés derrière des plaques métalliques perforées qui obstruent partiellement l’émission sonore. Il s’agit là du procédé S-Logic Plus qui, par diffraction du son, procure un effet «surround» et une sensation de spatialisation sonore plus importante. Comme sur tous les autres casques Ultrasone, les moteurs de ces transducteurs sont également blindés magnétiquement par un bouclier en mu-métal. Le constructeur applique ainsi son principe ULE (Ultra Low Emission). Il considère en effet que le rayonnement magnétique des aimants peut engen-

drer des troubles physiques et qu’en le faisant pratiquement disparaître (son intensité est ici réduite de 98 %) les phénomènes de fatigues auditives s’en trouvent considérablement réduits.

Pour ceux qui aiment le Son Sur le terrain, l’Ultrasone Signature Pro, offre un confort appréciable et une isolation acoustique correcte. Il est un peu gros pour un usage nomade mais son poids reste raisonnable, compte tenu des dimensions du produit, puisque il est d’à peine 300 g. Dés les premiers instants d’utilisation, ce casque se fait remarquer par un très «gros son», une virulence et une énergie exceptionnelle dans les basses fréquences et une tenue en puissance extraordinaire. Il s’agit vraiment d’un modèle hors-norme et l’écouter, ne serait-ce que quelques instants, est une expérience qui change radicalement votre perception de la restitution sonore à partir d’un casque. Alors certes, pour des œuvres intimistes de musique classique ou de jazz, sur des petites formations d’instruments acoustiques, ce n’est pas forcément le casque le mieux adapté et il n’est absolument pas le plus neutre. L’Ultrasone Signature Pro favorise en effet les basses fréquences. Mais il le fait avec énormément de talent tout en conservant beaucoup de précision et de transparence dans les registres médium et aigu. Sur le morceau «Losing You» de Solange Knowles (la sœur de Beyoncé), il distille des graves extrêmement profonds, sans pour autant tomber dans la lourdeur. Les lignes de basses font preuve de beaucoup d’élasticité, de nuances avec une articulation et un swing admirable. Dans le même temps, la voix de la chanteuse reste très pure, très suave offrant une très bonne sensation de présence et spatialisation. On

53

peut pousser le volume à des niveaux sonores inavouables. La restitution ne se désunit absolument pas. La dynamique est implacable, absolument pas tassée. Les timbres sont d’une propreté impeccable. Les aigus sont parfaitement dosés, sans aucune agressivité. Les audiophiles qui apprécient la puissance du son que l’on peut ressentir dans un club à l’acoustique très étudiée, armé de murs de haut-parleurs calibrés à la perfection et d’amplificateur développant des dizaines de milliers de watts seront totalement conquis. L’Ultrasone Signature Pro est très convaincant à bas niveau d’écoute, mais excelle surtout dans les déferlantes de décibels totalement maîtrisés. Il nous a filé le grand frisson sur le morceau «Nightcall» de Kavinski (que l’on entend dans la bande-son du film «Drive» de Nicolas Winding Refn). Il arrive à créer une tension, une pression physique, une énergie étourdissante sans montrer aucun signe de faiblesse ou d’essoufflement.

Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 8 Hz à 42 kHz • HP : 40 mm (électrodynamiques) • Sensibilité : 98 dB • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordons interchangeables : 3 m avec prise 6,35 mm Neutrik, 1,3 m avec prise mini-jack Neutrik • Accessoires fournis : mallette de rangement • Poids : 300 g

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YAMAHA Yamaha HPH-Pro300 Après une entrée timide, fin 2011, sur le marché des casques audio pour le grand public, Yamaha a décidé de mettre les bouchées doubles et a sorti pas moins de cinq nouveaux casques depuis la rentrée 2012 à aujourd’hui. Le HPH-Pro300 est le plus petit modèle de la nouvelle gamme de casques «Pro» de chez Yamaha, qui s’adresse à une cible jeune et nomade. Son design s’inspire clairement de certains modèles que l’on trouve chez Beats by Dr. Dre ou Soul by Ludacris. Il s’agit d’un casque supra-auriculaire, repliable sur lui-même, livré avec sa housse de rangement. Son cordon intègre un microphone et des commandes pour smartphone. La construction du HPH-Pro300 apparaît immédiatement très sérieuse. Les glissières de réglage de hauteur des oreillettes sont en métal renforcé de même que les charnières bien solides. La finition glossy, bien qu’un peu fragile et sensible aux rayures, est très soignée et élégante avec le logo Yamaha, composé de trois diapasons entrecroisés, mis en valeur avec un habillage chromé. La possibilité de choisir entre trois teintes différentes, noir, bleu nuit ou blanc, pour la finition est également un atout, même si la gamme de coloris reste un peu trop masculine à notre goût (une version framboise aurait été la bienvenue). Dans la pratique, l’HPH-Pro300 de Yamaha sert assez fortement les oreilles.

200 €

Spécifications

Ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable, mais cela garantit un très bon niveau d’isolation phonique et assure un excellent maintien même lorsque l’on bouge beaucoup. Équipé de transducteurs de 40 mm, le HPH-Pro300 offre une restitution sonore, propre, homogène et cohérente. La définition n’est pas très poussée et l’équilibre tonal privilégie une approche chaleureuse et physiologique. Le HPH-Pro300 a un son dense, avec de grosses basses, ce qui convient très bien pour du Rap ou du R’nB. Il excelle en effet sur la plupart des styles de musique moderne et rythmée, offrant un rendu énergique et vibrant.

• Type : clos, supra-auriculaire • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 107 dB/1 mW/1 kHz • Impédance : 53 Ω à 1 kHz • Puissance max. : 300 mW • Cordon : 1,2 m avec microphone et commandes pour iPod/iPhone/ iPad et mini-jack à 4 contacts • Accessoires fournis : housse de rangement, adaptateur jack 6,35 mm, chiffon de nettoyage • Poids : 200 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


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DÉJÀ TESTÉS

Pour voir le test complet d'un produit, cliquez sur son image. Shure SE425 277 € Shure SRH840 222 € Shure SRH940 277 €

•Ecouteurs intra-auriculaires •20 Hz à 19 kHz •HP : double armature balancée •22 Ω •109 dB SPL/mW •Cordon : 1,6 m •Accessoires : pochette de transport

•Casque clos, circum auriculaire •5 Hz à 25 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •44 Ω •102 dB/mW •Puissance max. : 1000 mW •Cordon : 3 m •Poids : 317,5 g •Accessoires : housse, coussinets de rechange pour les oreillettes

•Casque clos, circum-auriculaire •5 Hz à 30 kHz •HP: 40 mm (dynamiques) •100 dB/mW à 1 kHz •42 Ω •Puissance max. : 1000 mW •Cordon : 2,5 m (droit) + 3 m (spiralé) •Poids : 320 g •Accessoires : mallette, jack 6,35 mm, coussinets de rechange

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Shure SRH550DJ

100 €

Shure SE215

111 €

Sony MDR-XB500

50 €

•Casque clos, supra-auriculaire • 5 Hz à 22 kHz •HP : 50 mm (dynamiques) •109 dB/mW à 1 kHz •32 Ω •Puissance max. : 3000 mW •Cordon : 2 m •Poids : 235 g •Accessoires : housse, jack 6,35, coussinets de rechange

•Ecouteurs intra-auriculaires • 22 Hz à 17,5 kHz •HP dynamiques • 107 dB SPL/ mW à 1 kHz •20 Ω •Cordon : 1,62 m •Accessoires : embouts en silicone, embouts en mousse, curette, pochette

•Casque semi-clos, circum-auriculaire •HP : 40 mm (dynamiques) •4 Hz à 24 kHz •104 dB/mW • 40 Ω•Puissance max. : 1500 mW •Cordon : 1,2 m •Poids : 185 g •Accessoire : housse

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Sony MDR-Z1000

500 €

Yamaha HPH-200

150 €

Yamaha EPH-100

150 €

•Casque clos, circum-auriculaire • 5 Hz à 80 kHz •HP : 50 mm (dynamiques) •108 dB/mW •24 Ω •Puissance max. : 4 000 mW •Cordon : 3 m + 1,8 m Poids : 270 g •Accessoires : housse de rangement, adaptateur jack 6,35 mm

•Casque ouvert, circum-auriculaire •20 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •98,5 dB SPL •48 Ω •Puissance max. : 1 000 mW •Cordon : 1,2 m + 2 m •Poids : 180 g •Accessoire : jack 6,35

•Ecouteurs intra-auriculaires •20 Hz à 20 kHz •HP : 6 mm (dynamiques) •104 dB (±3 dB) •16 Ω •Cordon : 1,2 m + 2 m •Poids : 13,5 g •Accessoires : pochette, jack 6,35 mm, embouts interchangeables

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