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Théâtre National de Strasbourg

OURNAL

Mars-Avril 2013 / n°18

« Un homme fait de tous les hommes. »

© Vincent Arbelet

Jean la Chance

Pour écrire Jean la Chance, Bertolt Brecht s’est inspiré d’un conte des frères Grimm : Jean, jeune homme naïf, rentre chez sa mère avec le salaire de sept années de travail en pièces d’or. En chemin, il rencontre une série de personnes malhonnêtes, avec qui il fait des échanges inéquitables, toujours en sa défaveur. À la fin, il n’a plus rien, mais est heureux de rentrer enfin chez lui. Dans la version de Brecht, Jean est au contraire chez lui au début de l’histoire, avec sa femme Jeanne. Et les trocs successifs vont lui faire prendre la route… La pièce dépeint un monde cynique, cruel, où l’on abuse sans scrupule de la sincérité et de la naïveté des gens pour les dépouiller. Mais ce dépouillement n’est-il pas, au final, la condition la plus naturelle de l’homme ? et celle qui permet d’accéder au bonheur ? C’est ce que semble penser Jean qui, à mesure qu’il « perd », se sent soulagé du poids de la propriété et enrichi d’une liberté nouvelle. Pour Jean-Louis Hourdin, Jean la Chance est « une farce dramatique – ou l’inverse – avec musique ». De la musique donc et un espace quasi nu, où l’acteur via la parole du poète convie le spectateur à cette fête de l’essentiel dénuement.

« Un conte pour enfants éminemment politique. » par Jean-Louis Hourdin metteur en scène de Jean la Chance > page 2

Un road movie Cela arrive rarement : l’état d’amour, intégral pour une œuvre. Lorsque j’ai lu la pièce : le désir immédiat de la monter Comme pour Woyzeck de Georges Büchner. Comme pour les sketches de Karl Valentin et ce n’est sans doute pas un hasard, cette trilogie amoureuse. Et tant d’autres… Comment se faisait-il que les amoureux de théâtre ne la connaissent pas, ou si peu. Il me fallait, sans délai, que nous partagions ce poème. Une œuvre à la fois savante et populaire, tragique et farcesque. Maillon inouï entre les premières pièces et les grandes œuvres de la maturité, où s’élabore le système Brecht. Aussi, plein de surprise devant le reniement de Bertolt Brecht sur ce poème ; il fallait s’y frotter, tout de suite, le temps de trouver les moyens de production pour le monter en « grand ». Je m’y suis attelé passionnément avec divers groupes d'élèves en formation – dont, en 2011, le Groupe 40 de l’École du TNS, alors en première année –, avant de réunir les acteurs actuels. Nous avons présenté ce travail d’atelier dans le cadre du

« La domination d'un homme par un autre homme. » par Guy Pierre Couleau metteur en scène de Maître Puntila et son Valet Matti > page 2

« Un langage en perpétuelle évolution. » par Attila Vidnyánszky, metteur en scène de Les Trois Sœurs et Le Fils devenu cerf > page 3

festival Théâtre en Mai du Théâtre Dijon Bourgogne. Une farce dramatique (ou l’inverse) avec musique. Une troupe foraine. Le tréteau nu, avec seulement l’indispensable poétique. Un homme, au centre, « fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui ». Un homme, que les autres, au gré des rencontres, vont dépecer, déposséder. Un homme à qui on arrache ce qu’il a. Un homme qu’on empêche de se développer. La dépossession prend de multiples formes. Le théâtre, à nouveau, microscope de l’aventure humaine, laboratoire des beautés et des iniquités des hommes. Un écorché sur le billard, mais trouble extrême : Jean n’est pas fâché Jean ne se révolte pas Jean n’accuse personne. Les vilénies qu’il subit, il les accepte, sans mot dire, ou le comble, il les excuse. Il en devient plus léger, éternellement ravi, se fondant dans le ciel, la nature et l’espace, perpétuellement émerveillé d’être. Comment ne pas être frères. Jean-Louis Hourdin

Groupe 40 de l'École du TNS Mesure pour mesure Atelier-spectacle dirigé par Robert Schuster > page 3

Pendant ce temps... Accompagner ceux qui savent au-delà de ce qu’ils savent > Côté public


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« Un conte pour enfants éminemment politique. » entretien avec Jean-Louis Hourdin, metteur en scène Comment pourrait-on définir le héros de Jean la Chance ? – C’est un personnage qui traverse tout d’une façon éblouie. Il trouve des explications à ceux qui le maltraitent, le dépouillent, le pillent. Il ne voit le mal nulle part. J’ai l’impression que chacun d’entre nous aimerait être ça. Le spectateur est obligé de se dire que tout cela n’est pas vrai, que le chœur des escrocs ne peut pas le dépouiller à ce pointlà. Jean, lui, pense que si on lui fait ceci, c’est parce qu’on a été très malheureux. Il dit cette phrase magnifique : « Ceux-là n’ont pas oublié qu’ils ont eu beaucoup de malheur ».

© Vincent Arbelet

Est-ce l’étonnement que vous comptez provoquer en premier chez le spectateur ?

Extrait Pâturage. Trois bergers en guenilles. LE PREMIER BERGER – Alors si Dieu avait vraiment créé l’univers... il devait avoir une tête si énorme qu’il ne pourrait même plus la passer dedans. LE DEUXIÈME BERGER – Il est d’une bêtise ! Et il fait les choses tellement à la légère. Tenez, c’est toujours les riches qui ont le plus d’argent ! LE TROISIÈME BERGER – Et puis c’est à cause de lui s’il y a autant de curés. Alors là, il ne peut pas dire que ce n’est pas sa faute.

– J’espère pouvoir partager mon étonnement face à Jean. J’ai envie de cette naïveté, c’est un frère comme j’aimerais être, au moins à la fin de la pièce. Les autres personnages ont des habits ou une idéologie, lui traverse la fable presque nu. Dans un premier mouvement de distanciation primitif, le spectateur le jugera comme fou. J’espère que dans le même moment il reconsidérera les traders qui trichent sur les taux interbancaires pour se faire des milliards de bénéfices. Cela fait de Jean la Chance une fable d’aujourd’hui, un conte pour enfants éminemment politique. Cette pièce est faite de phrases très courtes et puissantes. Comment diriger les comédiens dans cette rapidité ? – C’est l’un des vrais secrets possibles au théâtre. Il n’y a pas de présupposés psychologiques : ce qui est dit l’est dans l’instant. Ce n’est pas du naturalisme, c’est un jeu d’archétype. Par exemple, si on prend le personnage de Jeanne, épouse de Jean, le séducteur de bazar lui apprend

JEAN LA CHANCE du 5 au 24 mars

LE PREMIER BERGER – Un jour, je crevais la dalle au point que j’ai failli y passer. Je ressemblais à la mort en personne, je vous dis. Je suis allé chez le curé pour lui demander une soupe ou quelque chose à manger. Mais monsieur le berger de nos âmes s’est gratté le cou qu’il avait bien gras et il m’a dit : mon fils, le bien de ton corps n’est rien comparé à celui de ton âme, et cela, c'est mon domaine à moi ! Je vais prier pour toi, mon fils ! Et avant les vêpres, il s’est empiffré à s'en faire reluire le nombril au soleil. Extrait de Jean la Chance de Brecht, Trad. Marielle Silhouette et Bernard Banoun, L’Arche, 2005

de Bertolt Brecht Chef de troupe Jean-Louis Hourdin > Coproduction du TNS Du mardi au samedi à 20h, les dimanches à 16h Relâche les lundis et dimanche 10 Espace Grüber (18 rue Jacques Kablé) Avec Julien Barret, David Casada, Priscille Cuche, Jean-Marie Frin, Nathalie Goutailler, Mary Léaument, Daniel Malavergne, Laurent Meininger, Anthony Moreau, Julie Palmier, Karine Quintana

des choses que Jean ne lui offrait pas et nous, nous voyons que c’est un séducteur de bastringue face à une paysanne. Mais le comédien, lui, doit jouer la découverte du monde en même temps que son personnage la réalise. Il fait cela avec immédiateté, sans bâtir toute une psychologie autour. Quelles pistes musicales avez-vous tracées au cours des répétitions ? – La musique nous sert à passer d’une scène à l’autre avec le chœur des escrocs, qui arrachent peu à peu les peaux de Jean. Je voulais que ce soit un chœur de comédiens-chanteurs avec un protagoniste qui dit les didascalies. Quelle puissance ce conte populaire garde-t-il aujourd’hui ? – Le dépouillement. Ça me fait penser à un petit poème de l’auteur contemporain Eugène Durif qui dit : « le cœur lui aussi n’est plus devenu que de l’os (…) On nous a tout enlevé mesdames messieurs. » Je crois qu’on continue à vivre comme si on ne nous dépouillait pas alors que c’est ce qui se passe à tous les niveaux. Brecht, même s’il renie cette pièce en parlant d’œuf pourri, apporte une modernité formidable au conte de Grimm avec les escrocs. C’est pour cela que je veux en faire un chœur. Pour moi, c’est exactement la fable d’aujourd’hui. On doit pouvoir être à la fois séduit par la naïveté de Jean et scandalisé qu’il traverse tout cela la fleur à la bouche. Il faut aimer Jean parce que c’est un frère, et son personnage représente la communauté. Propos recueillis par Guillaume Malvoisin dans L’Acteur public, n°13 Journal du Théâtre Dijon Bourgogne, septembre 2012

BORD DE PLATEAU à l’issue de la représentation Jeudi 14 mars

CABARET BBB « Bœuf Bertolt Brecht » à l’issue de la représentation (vers 22h30) Samedi 16 mars à l'Espace Grüber

ATELIER CRITIQUE animé par Barbara Engelhardt, journaliste Lundi 18 mars à 19h

Librairie Quai des Brumes, 120 Grand'Rue Strasbourg

Réservation obligatoire au 03 88 24 88 00

3  VIDÉO : www.tns.fr

« La domination d'un homme par un autre homme. » par Guy Pierre Couleau, metteur en scène

Puntila, riche propriétaire, a deux visages : à jeun, il est violent, calculateur et égoïste, mais quand il a bu, il devient doux, affable et généreux. Peu à peu, Matti, son chauffeur va se lasser d’être tour à tour son meilleur ami et son souffre-douleur. Pour parler de l’insupportable domination de l’homme par l’homme, Bertolt Brecht s’empare du duo maître/valet si cher aux comédies classiques. Car, selon lui, le rire est l’outil idéal pour inviter à la réflexion et à l’émancipation.

© Agathe Poupeney

À la lecture de Maître Puntila et son Valet Matti, la première Puntila est complexe, mais il est sans doute la figure métachose qui me parle est la question de la domination d’un phorique d’une certaine face du monde selon Brecht. Et cette homme par un autre homme. Puntila domine son valet Matti métaphore nous dit bien à quel point il est impossible de nous ainsi que toutes sortes de personnes qu’il va croiser et renconcacher à nous-mêmes ce que nous sommes, dans nos volontés trer au cours de son trajet à travers les villages finlandais. de puissance comme dans nos efforts de raison. Puntila et son À chaque occasion qui lui sera donnée, Puntila se comportera valet Matti, autre face de lui-même, sont bien en effet les deux en maître, c’est-à-dire plus exactement en dominateur sur visages d’un même être intemporel et universel : l’homme dans l’autre, face à lui. Non seulement il imposera une loi, un lien de sa duplicité, alternativement porté vers la douceur du partage domination vers son semblable, mais plus encore il cherchera généreux et altruiste ou bien aliéné d’un égoïsme profond, qui sans vergogne à en tirer profit. Puntila asservit à sa puissance le rend dépendant de sa propre méchanceté. Puntila asservisquiconque se met en travers de son chemin, et ceci par tous les moyens : séduction, intimidation, violence ou apitoiement. sant Matti à sa sombre volonté de puissance ne réussit en rien Puntila est un despote peu éclairé et même assombri par les à régner sur un autre. Bien au contraire, il s’aliène à sa propre cruauté et ne se rend que dépendant de lui-même. vapeurs de l’alcool. Ces œuvres, qu’apparemment tout distingue, constituent les Cet homme-là « ne trouve rien ni de trop chaud ni de trop froid pour lui », ainsi qu’aurait pu le dire Sganarelle en son temps volets d’une unique recherche, menée d’un seul mouvement. vis-à-vis de Dom Juan. Il y a en effet une figure inversée du MAÎTRE PUNTILA ET SON VALET MATTI BORD couple Dom Juan-Sganarelle dans ce tandem Puntila-Matti Pièce populaire du 19 au 27 mars DE PLATEAU et ce n’est certes pas le hasard qui fera écrire à Brecht une version de la pièce de Molière en 1953 : ce thème du maître à l'issue de la > Séance spéciale de Bertolt Brecht et de son valet souffre-douleur, en référence à Diderot et représentation • Audiodescription Mardi 26 mars son Jacques le fataliste, aura inspiré Brecht tout au long de Mise en scène Mardi 26 mars Guy Pierre Couleau sa vie. Cette attitude, ce comportement devenu une seconde naDu lundi au samedi à 20h ture ne s’invente pas seul : le contact de l’argent et d’une Relâche dimanche 24 certaine forme de pouvoir matériel, fait de l’individu PunSalle Koltès tila un être profondément dévoyé et qui dévoiera tous les rapports autour de lui. Rien de simple ne peut exister entre Avec Pierre-Alain Chapuis, Luc-Antoine Puntila et les autres, rien de sain ne doit régir les rapports Diquero, Sébastien Desjours, François qu’il entretient ou qu’il crée avec ceux qui l’entourent, rien Kergourlay, Nolwenn Korbell, Pauline Ribat, Rainer Sievert, Fanny Sintes, de clair non plus dans les intentions qui le conduiront à Serge Tranvouez, Clémentine Verdier choisir de privilégier l’un ou de disgracier l‘autre. 3  VIDÉO : www.tns.fr

RENCONTRES AUTOUR DES DEUX PIÈCES DE BRECHT DU THÉÂTRE À L’ÉCRAN VENTRES GLACÉS de Slatan Dudow, scénario de Bertolt Brecht, 1932, 72’ Rencontre à l’issue de la projection avec Guy Pierre Couleau, animée par Valérie Carré (UdS) Dimanche 24 mars à 16h au Cinéma Star (au lieu du 18 mars comme indiqué dans la brochure de saison) Tarif spécial : 5,50 € sur présentation de la carte d’abonnement du TNS ou d’un billet pour l’une des deux pièces

THÉÂTRE EN PENSÉES Rencontre avec Jean-Louis Hourdin et Guy Pierre Couleau, animée par Armelle Talbot (UdS) PRÉSENCES DE BRECHT Résolument de son temps, l’œuvre de Brecht l'est-elle encore du nôtre ? Après avoir constitué un enjeu brûlant du débat théâtral, puis connu le purgatoire des années quatre-vingt, Brecht serait-il devenu un « classique » comme les autres ? Contre la menace de la pétrification patrimoniale et ses effets de domestication, la gageure consiste à refuser l’intimidation pour maintenir un dialogue vivant entre hier et aujourd’hui. C’est par le détour des formes populaires du conte et de la farce que nous y invitent les metteurs en scène Guy Pierre Couleau et Jean-Louis Hourdin, nous renvoyant par là même à l’un des principes essentiels du théâtre brechtien, à savoir qu’il y a de la joie à oser penser. Lundi 25 mars à 20h au TNS • Réservation recommandée au 03 88 24 88 00


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« Un langage en perpétuelle évolution. » par Attila Vidnyánszky, metteur en scène Hongrois de Transcarpatie (Ukraine), j’ai fait mes études théâtrales non pas à l’Académie de Budapest, mais à Kiev où l’enseignement se faisait selon la tradition théâtrale russe, dans la lignée de Stanislavski et de Michael Tchekhov. Juste après mes études, je me suis laissé convaincre par les ministères de la culture ukrainien et hongrois de fonder une compagnie hongroise à Beregszász, et j’ai renoncé à la direction artistique d’un excellent studio-théâtre kievien. Cette décision a déterminé ma vie. Avec cette troupe créée en 1993, composée d’acteurs hongrois issus de l’Académie de Kiev, nous travaillions dans des conditions épouvantables. Mais dans ce no man’s land, nous pouvions fonctionner comme un réel théâtre-laboratoire : personne n’était autorisé à nous imposer un répertoire ou à limiter la durée du processus de création. Il n’y avait jamais eu de théâtre dans la région, nous avions donc la possibilité et la responsabilité de former notre public : nous allions dans les villages avec les pièces de Beckett, Eliot, Tchekhov, Shakespeare, Mickiewicz, Boccace, Csokonai...

Le geste, le mouvement, sont fondamentaux pour moi. Je fais toujours défiler dans ma tête le spectacle sans texte, exclusivement dans ses gestes, car les mouvements possèdent leur dramaturgie propre, par laquelle le spectacle acquiert une dimension poétique. Les changements d’espace me passionnent aussi : nous avons joué dans des endroits très divers (granges, églises, maisons de la culture, dans les champs...). Pour moi, chaque espace a sa musique. Je travaille sur l’expression scénique de l’émotion, des sentiments extrêmes, des pensées claires. Je cherche un langage théâtral qui nous est propre, où notre origine asiatique, avec ses structures de pensée, rencontre les horizons poétiques européens. Un langage en perpétuelle évolution, car chaque œuvre est un univers particulier qui a ses clés. > Dans le même temps, Attila Vidnyánszky dirigera un atelier avec les élèves du Groupe 41 de l’École du TNS.

© BelaIlovszky

L’action se passe dans une datcha provinciale appartenant à Olga, Irina, Macha et leur frère Andreï. Une demeure entourée de neige et envahie par le mal de vivre. Une garnison militaire vient s’installer à proximité… Ce n’est pas une famille apathique qu’Attila Vidnyánszky met en scène : tout le monde s’agite, veut entreprendre, parle en même temps parfois. De ce chaos jaillissent la musique, les débats philosophiques, les petites et les grandes absurdités humaines, les non-dits, les élans et les échecs. Et parfois l’espoir que l’amour peut tout changer.

Le Fils devenu cerf

© BelaIlovszky

Un fils délaisse son foyer natal, sa terre et sa mère, pour rejoindre la ville, foyer de la connaissance. Ayant bu à la source du savoir, il se transforme en cerf. Sa mère attend ardemment son retour. Mais lui sait qu’il ne pourra plus jamais revenir en arrière et vivre comme ses ancêtres. Un texte onirique à la musicalité saisissante, écrit par Ferenc Juhász, célèbre poète hongrois contemporain. Un parcours initiatique évoquant la Hongrie traditionnelle des villages, la société de consommation et l’éternelle attirance vers l’inconnu, le désir humain de percer les mystères de la vie et de la mort.

DEUX SPECTACLES MIS EN SCÈNE PAR ATTILA VIDNYÁNSZKY > en hongrois (surtitré) LE FILS DEVENU CERF POUSSE DES LES TROIS SŒURS CRIS À LA PORTE DES SECRETS du 3 au 7 avril les 10, 11 & 12 avril de Ferenc Juhász de Anton Tchekhov Du mercredi au samedi à 20h, dimanche 7 à 16h

Tous les soirs à 20h

Salle Koltès

Avec Mari Törőcsik, Zsolt Trill, Nelli Szűcs, Attila Kristán, László Tóth, József Varga, József Rácz, Viktor Ivaskovics, István Sőtér, Ibolya Orosz, Melinda Orosz, Ildikó Béres, Magdolna Vass, Imre Szabó, András Kacsur, Natália Gál, Andrea Kacsur, Viktória Tarpai, Attila Ferenci, Sándor Krémer, JÚlia Domareckaja

THÉÂTRE EN PENSÉES avec Attila Vidnyánszky Lundi 8 avril à 20h au TNS

Salle Koltès

3  VIDÉO : www.tns.fr

L’École du TNS

Le metteur en scène allemand Robert Schuster, professeur à l’école d’art dramatique de la Ernst Busch à Berlin, dirigera cet atelier-spectacle librement inspiré de Mesure pour mesure, la tragi-comédie de William Shakespeare. Dans un état décadent, la prostitution et le vice règnent en maîtres. Comment, dès lors, restaurer un semblant d’autorité ? Est-il possible de juger la vertu publique  ? Quand la tyrannie et le désir s’emmêlent, les masques tombent, au rythme d’une joyeuse farce politique. Olivia Barron, élève dramaturge du Groupe 40

EN COLLABORATION AVEC LE MUSÉE WÜRTH Avec Muriel Inès Amat, Fred Cacheux, Antoine Hamel, David Martins et Cécile Péricone, comédiens de la troupe du TNS Les comédiens de la troupe du TNS feront dialoguer des textes de Perrault, Giono, Goethe (entre autres) avec les œuvres présentées dans le cadre de l’exposition L’Appel de la forêt. Arbres et forêts dans la collection Würth (à découvrir jusqu’au 19 mai 2013).

Robert Schuster © Benoît Linder

Atelier-spectacle du Groupe 40 (3e année) Mesure pour mesure de William Shakespeare Mise en scène Robert Schuster

Perdons- ‹ nous dans les bois UNE ÉLUCUBRATION EN ÉCHO À L’APPEL DE LA FORÊT

MESURE POUR MESURE du 21 au 25 mars de William Shakespeare Mise en scène Robert Shuster

> Atelier-spectacle du Groupe 40 (3e année de l’École du TNS) Tous les soirs à 20h • Relâche dimanche 24 Salle Gignoux • Entrée libre Avec Léon Bonnaffé, Laurène Brun, You Jin Choi, Kyra Krasniansky, Jules Garreau, Thaïs Lamothe, Thomas Mardell, Céline MartinSisteron, Sarah Pasquier, Romain Pierre, Bertrand Poncet, Alexandre Ruby, Eva Zink

Jeudi 7 mars à 20h Au Musée Würth (Erstein) http://www.musee-wurth.fr Entrée libre Réservation conseillée

À l’issue de la représentation de Jean la Chance du 16 mars, Jean-Louis Hourdin et les comédiens du spectacle proposent un « Bœuf Bertolt Brecht ». Des poèmes, des extraits, des chansons et des aphorismes de l’auteur seront mis en musique par Karine Quintana et interprétés par l’équipe du spectacle et des élèves du Groupe 40 avec qui Jean-Louis Hourdin a déjà mené, lors de la saison 10-11, deux ateliers Brecht : Jean la Chance et Cabaret de la poésie.

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Samedi 16 mars • Espace Grüber à l’issue de la représentation (vers 22h30) Entrée libre • Réservation obligatoire

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Lectures publiques

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TRADUIRE L'EUROPE • 8es rencontres européennes de littérature à Strasbourg

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• BUENOS AIRES : TANGO – LITTÉRATURE – BANDONÉON Textes de Silvia Baron Supervielle, JorgeLuis Borges, Julio Cortazar, Juan Carlos Onetti, Roberto Juarroz… Par Fred cacheux, comédien de la troupe du TNS et Juanjo Mosalini, bandonéon Samedi 23 mars à 17h À la médiathèque André Malraux

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Entrées libres • Renseignements : http://www.prixeuropeendelitterature.eu

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ANDRÉ POMARAT LIT VICTOR HUGO • LA LÉGENDE DES SIÈCLES Passionné de Victor Hugo et de sa langue, le comédien André Pomarat a revisité tout au long de la saison la poésie de ce monument de la littérature française. Il livre au TNS la dernière lecture de ce cycle. Lundi 4 mars à 20h au TNS Entrée libre • Réservation obligatoire LECTURE AU MUSÉE WÜRTH Par les comédiens de la troupe du TNS Jeudi 7 mars à 20h

France Culture à l'École du TNS Enregistrement public de VOUS ENTENDEZ ? de Maryline Desbiolles Par les élèves comédiens du Groupe 41 Réalisation Alexandre Plank avec l’équipe de France Culture L’enregistrement sera diffusé sur France Culture le mercredi 15 mai 2013 à 23h dans l’émission L’Atelier Fiction.

ATELIER - ÉCOLE  s

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31 AVRIL 1 2 3 s LES TROIS SŒURS 4 5 6 7 8 9 10 s LE FILS DEVENU... 11 12 13 14 15

Tournées du TNS

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TOBOGGAN 18 Foix, Scène nationale de Foix et de l’Ariège, 29 mars > 6 avril • Amiens, Maison de la 19 Culture, 8 et 9 avril 20 WHISTLING PSYCHE Saint-Denis, Théâtre Gérard Philipe, 21 MÉTAMORPHOSE Besançon, Nouveau Théâtre-CDN, 5, 6 et 7 mars • Dieppe, DSN-Scène nationale, 14 et 15 mars • Chevilly-Larue, Théâtre André Malraux, le 22 mars • Sartrouville, ThéâtreCDN, 26 > 30 mars • Clamart, Théâtre Jean Arp-Scène conventionnée, le 5 avril • SaintBrieuc, La Passerelle, le 18 avril • Dole, Scènes du Jura, le 30 avril

s MAÎTRE PUNTILA...

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Jeudi 14 mars à 20h Au TNS • Entrée libre Réservation obligatoire

11 février > 3 mars

LECTURE

5 s JEAN LA CHANCE

• LE PRISONNIER DU CAUCASE 14 De Vladimir Makanine Par Cécile Péricone et Antoine Hamel, 15 comédiens de la troupe du TNS 16 En présence de l’auteur Samedi 16 mars à 15h • Au TNS 17 Réservation conseillée 18 Vladimir Makanine se verra remettre le Prix européen de Littérature et Christine 19 Zeytounian-Beloüs, la bourse de traduc- 20 tion du Prix européen de Littérature. À cette occasion, un ouvrage de Vladimir 21 Makanine paraîtra aux éditions Gallimard ainsi qu’un dossier spécial dans la revue 22 Europe. 23

Les Trois Sœurs

Avec Attila Kristán, Nelli Szűcs, Andrea Kacsur, Ibolya Orosz/Natália Gál, Magdolna Vass, András Kacsur, László Tóth, Viktor Ivaskovics, Zsolt Trill, József Varga, József Rácz, Imre Szabó, István Sőtér, Melinda Orosz, Ildikó Béres, Viktória Tarpai, Attila Ferenci

MARS

Cabaret BBB

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Vacances de printemps

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28 JEAN LA CHANCE Vesoul, Théâtre Edwige Feuillère, le 26 29 mars • Nancy, Théâtre de La Manufacture30 CDN Nancy-Lorraine, 9 > 13 avril

w w w . t n s . f r +33 (0)3 88 24 88 00


Côté public

Pendant ce temps... Accompagner ceux qui savent au-delà de ce qu’ils savent

Depuis quelques numéros déjà, nous vous proposons dans cette quatrième page du Journal du TNS des éclairages sur les différentes activités du théâtre. Ainsi, avons-nous évoqué les ateliers au sein de la maison d’arrêt de l’Elsau et de l’hôpital de jour d’Erstein, le travail des comédiens auprès des élèves de l’option de spécialité Théâtre du lycée des Pontonniers et les ateliers de jeu amateur. Toutes ces propositions, aussi différentes soient-elles, participent de la même logique : celle de l’accompagnement. Accompagner jusqu’aux portes du théâtre des personnes qui croient que celles-ci leur sont closes, mais également accompagner le public dans sa pratique de spectateur. C’est à cette logique que répondent les rendez-vous « Théâtre en pensées » et les « Ateliers critiques », auxquels nous nous intéressons dans cette édition, dont la finalité est d’aiguiser les regards, d’amener ceux qui savent au-delà de ce qu’ils savent. Les ateliers critiques : une école du regard Depuis deux saisons, a été mis en place un atelier critique à la librairie Quai des Brumes, animé par Barbara Engelhardt, journaliste et dramaturge, il s’agit d'un espace d’échange libre entre spectateurs. Ouverts à tous, ces ateliers n’ont qu’un prérequis : avoir vu le spectacle concerné. Les participants ont des motivations très différentes : certains viennent de manière régulière, d’autres pour les spectacles qui les ont marqués, perturbés ou bouleversés.

Théâtre en pensées avec Christophe Rauck et Emmanuel Béhague © Benoît Linder

« Théâtre en pensées » : découvrir la « cuisine » d’un metteur en scène Le TNS propose, en partenariat avec l’Université de Strasbourg, le cycle de rencontres « Théâtre en pensées ». Ouvert à tous, on peut y assister sans avoir vu le spectacle. D’abord conviés à assister à une discussion entre un metteur en scène et un universitaire, les spectateurs peuvent ensuite poser leurs questions. Magali Mougel, dramaturge et enseignante en Arts du spectacle, revient sur cette expérience : « L’intérêt de “Théâtre en pensées” est que l’on ne reste pas focalisé sur ce qui est produit dans le temps de la représentation. Une question plus globale est posée qui permet de creuser l’œuvre de manière plus étendue, ce que l’on ne retrouve pas lors des "Bords de plateau", qui sont des rencontres à chaud à l’issue des représentations, ou des ateliers critiques qui restent centrés sur le spectacle auquel ils sont liés. Il s’agit ici de s’interroger sur la place d’une production dans l’ensemble des mises en scène d’un artiste. Ce sont donc des moments où l’on comprend que les propositions d’un metteur en scène ne surgissent pas de n’importe-où, que la posture ou position dans laquelle il place le spectateur s’inscrit dans un système intellectuel et ne surgit pas gratuitement. Avec Gildas Milin (auteur et metteur en scène de Toboggan, ndlr), ce temps nous a permis de revenir sur tout un processus de travail et de réinscrire Toboggan dans une continuité. Ce qui a été intéressant, c’est que les questions des spectateurs ont également fait s’interroger Gildas Milin sur ce qu’il était en train de produire et la façon dont les spectateurs percevaient sa pièce – et cela l’a d’ailleurs amené à modifier légèrement sa mise en scène. Avec Bruno Meyssat (concepteur de Observer, ndlr), nous nous sommes interrogés sur ce que c’était que raconter une catastrophe sur un plateau, ce qu’impliquait d’interroger une catastrophe par le médium du théâtre. “Théâtre en pensées” est un espace où l’on revient sur les fondamentaux : pourquoi faire ce type de théâtre, pourquoi choisir d’aborder Hiroshima et Nagasaki par le prisme du théâtre visuel ? Nous avons donc parlé de cette forme, de la manière dont cela se construisait et accédé finalement à la “cuisine” du spectacle. C’est peut-être ce qui est le plus intéressant dans “Théâtre en pensées” : découvrir la cuisine d’un metteur en scène. »

Sylvie Bernabé, libraire à Quai des Brumes, revient sur les origines de cet atelier « Lorédane Besnier, chargée des relations publiques au TNS, avait participé à notre club des lecteurs. Elle est venue me trouver, me disant qu’elle souhaitait faire quelque chose de ressemblant mais du point de vue théâtral. J’ai dit oui tout de suite. J’anime depuis sept ans ce club des lecteurs et cela fonctionne bien : les échanges y sont extrêmement nourris. Ce sont des moments forts, profonds et revigorants qui sont rares dans la vie sociale. J’avais envie qu’il y ait ce même élan dans l’atelier critique du TNS. Nous nous sommes entendus, avec Barbara Engelhardt, sur le principe suivant : 1 heure de débat à bâton rompu autour de la pièce, puis 1 heure de rencontre avec un membre de l’équipe artistique et une troisième partie dévolue à l’écriture d’une critique. Je tenais beaucoup à ce que l’on soit tous autour d’une même table ; symboliquement, je trouve cela assez fort. Nous buvons un verre ensemble, ce qui ajoute à cette sorte d’intimité et de convivialité. Des choses sont dites qui sont de l’ordre de l’intime et qui ne pourraient se dire dans un "Bord de plateau" où cela passerait pour du déversement. » Barbara Engelhardt renchérit, « l’intimité du lieu joue un rôle énorme. Le cadre y fait beaucoup : ça aide à créer un autre contexte, à poser des questions différemment, dire des choses plus critiques que dans un contexte où l’on a tout un public autour. Ici, l’artiste vient dans un deuxième temps, le public a déjà réfléchi profondément au spectacle et croisé les regards. Cet atelier est une invitation à échanger entre spectateurs. Il ne s’agit surtout pas de défendre une critique déjà élaborée, mais de partir de sa première impression, de peaufiner les outils de critique et d’analyse de spectacle. La saison passée, l’atelier comportait un temps d’écriture ; cette année, nous nous sommes dits que ce qui importait, était le temps d’échange. C’est là que l’on se confronte à d’autres idées. Il ne s’agît en aucun cas d’imposer un avis ou une certaine analyse et je m’efforce de prendre en considération toutes les opinions et toutes les approches. Il n’y a pas d’idée juste ou d’idée fausse dans ces discussions-là : il y a des impressions et nous faisons ensemble la démarche de trouver les outils pour les vérifier et aller plus loin dans la compréhension. Ces échanges sont très libres et très ouverts. Nous sommes là pour dialoguer. Les participants mettent en question leur propre regard mais aussi celui des autres. » Sylvie Bernabé insiste d’ailleurs sur la qualité de ces échanges et l’importance du rôle de Barbara Engelhardt : « Il y a un grand respect de l’écoute. Les participants peuvent échanger sans être parasités par une parole surplombante ou théorique. Je suis à chaque fois étonnée de leur qualité d’analyse ; ces personnes, parfois “néophytes” dans leurs approches, ont des choses extrêmement sensées et fines à dire. Ce qui m’étonne toujours, c’est la diversité des réactions et de la compréhension pour un même spectacle. Ces différentes perceptions m’ouvrent des perspectives intellectuellement et sensiblement parlant. Le regard de Barbara Engelhardt m’a beaucoup appris : son recul permet de recadrer les choses et de ne pas toujours laisser l’émotion parler. Surtout, elle m’a aidée à ouvrir des portes que je n’aurais pas pensé pousser. Lors des rencontres, elle parvient aussi à amener les artistes là où ils ne veulent pas vraiment aller, ce qui les incite à se dévoiler. La réelle découverte fut pour moi de constater que pour les metteurs en scène, le travail n’est jamais achevé mais toujours en mouvement. » « Le cercle de l’atelier, précise Barbara Engelhardt, est assez intime pour que l’artiste puisse parler de ses propres doutes. Lorsqu’il s’agit de création, c’est un moment important pour lui : il peut échanger dans un cadre familier et donc se permettre de faire part de ses interrogations. Il est intéressant parfois d’élargir la vision d’un spectacle en rencontrant la vision d’un scénographe, d’un comédien, d’un dramaturge… Tout artiste aborde différemment son travail et il est enrichissant de pouvoir comparer ces démarches. Les spectateurs ont rarement cette occasion en dehors des discussions publiques où l’échange se fait différemment. Il y a une évolution aussi dans la façon qu’ont les participants réguliers d’aborder des propositions artistiques différentes, poursuit-elle : certains ont dit que l’échange sur Du fond des gorges (création de Pierre Meunier, ndlr), leur avait donné des clefs pour aborder Toboggan. C’est un beau résultat, parce que cela fait partie d’une sorte d’école du regard. Nous sommes aussi là pour remettre en cause nos propres attentes face aux créations actuelles. » Propos recueillis et introduits par Quentin Bonnell, chargé des relations publiques au TNS

Un petit mot avant de prendre sa retraite © Yvonne Francisco

À l’occasion de mon départ à la retraite en 2013, je tenais à remercier le public pour sa fidélité et sa confiance durant toutes ces années. Je lui souhaite de passer encore de nombreux moments merveilleux dans cette grande maison qui a aussi été la mienne pendant trente-neuf ans. Paulette Roos Théâtre en pensées avec Claudio Tolcachir, Carole Egger-Nabet et Isabelle Reck © Benoît Linder

Où trouver le Journal du TNS ?

Au TNS et dans de nombreux lieux de dépôts : Boutique Culture, bibliothèques, FNAC, théâtres, musées, bars… (liste consultable sur www.tns.fr) • Sur le site du TNS (téléchargeable dès les 1er septembre, novembre, janvier, mars et mai) • Sur le blog du TNS : www.tns.fr/blog > rubrique Le Journal du TNS Réagir sur le

Informations pratiques Renseignements/Location : 03 88 24 88 24 Tarifs saison 12-13 : de 5,50 € à 27 € Où se jouent les spectacles ? TNS : 1 avenue de la Marseillaise - Salle Koltès, placement numéroté - Salle Gignoux, placement libre ESPACE KLAUS MICHAEL GRÜBER : 18 rue Jacques Kablé, placement libre Toutes les salles sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

S’exprimer, publier, partager sur le Où et comment acheter vos billets ? (hors abonnement) • Au guichet du TNS : Place de la République Horaires d’ouverture : le lundi de 14h à 18h, du mardi au samedi de 10h à 18h. • Par téléphone : 03 88 24 88 24 et par Internet http://billetterie.tns.fr • À la caisse du soir (uniquement le spectacle du jour) : ouverte 45 min. avant le début de la représentation. • Autres points de vente : - Boutique Culture, place de la Cathédrale - Réseau « FNAC, Carrefour, Géant, Système U, Intermarché » - Détenteurs de la carte Culture : Kiosque Culture, L’Agora - bâtiment Le Platane

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Édité par le Théâtre National de Strasbourg • Directrice de la publication Julie Brochen  • Responsables de la publication Éric de La Cruz et Fanny Mentré • En collaboration avec Chrystèle Guillembert, Fabienne Meyer • Remerciements à Sylvie Bernabé, Christine Butterlin, Barbara Engelhardt, Magali Mougel, Guillaume Malvoisin (L'Acteur Public), Yvonne Francisco et... Paulette Roos • Impression DNA


Le Journal du TNS #18 - Mars/Avril 2013