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et le

La Colline - théâtre national

Fondation SNCF

CCN2 - Centre chorégraphique national de Grenoble

en collaboration avec

les Fondations Edmond de Rothschild et la

un programme développé par le Théâtre National de Strasbourg

SAISON 3

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16 Ier ACTE 17 SAISON 3 REMERCIEMENTS

1 Avenue de la Marseillaise | CS 40184 67005 Strasbourg cedex www.tns.fr


9 PRÉSENTATION DU PROJET

5 ÉDITORIAUX Stanislas Nordey

Rachid Ouramdane Wajdi Mouawad Firoz Ladak Marianne Eshet

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SOMMAIRE

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13 LES PARTICIPANTS Clémence Boissé Lou-Adriana Bouziouane Homayoun Fiamor Emile Fofana Inès Hammache Sonia Hardoub Jisca Kalvanda Marie Kizonzolo-Fruchart Déborah Lukumuena Driss Mehdi Shuaib Mohammad Pedro Moises Hatice Özer Théo Salemkour Léa Sarra Samuel Yagoubi Nadia Zeddam

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41 TÉMOIGNAGES DES INTERVENANTS Blandine Savetier Annie Mercier

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30 PORTFOLIO

Nadia Vonderheyden Sara Llorca Véronique Nordey

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44 PARTENAIRES La Fondation SNCF Les Fondations Edmond de Rothschild

Retrouvez toute l’actualité et les vidéos des ateliers Ier Acte sur la page facebook www.facebook.com/1er.acte/ et sur www.tns.fr/ier-acte


ÉDITORIAUX

L’enjeu de mon mandat en tant que directeur du TNS est de renouveler la sociologie des acteurs, pour qu’elle ressemble à la sociologie de la France. Je suis un observateur depuis 30 ans du théâtre : nos scènes ne reflètent pas la réalité de la France d’aujourd’hui, notamment la diversité des origines. Lorsque nous avons initié le programme Ier Acte, nous avons voulu proposer à de jeunes acteurs des clés de réussite dans ce métier grâce à des ateliers avec de grands artistes. Au départ uniquement en Île-deFrance, le projet prend pour la première fois une dimension nationale cette année, afin de faire se rencontrer des gens de tout le territoire. Les participants ont passé quinze jours au Théâtre National de Strasbourg, une semaine au CCN2 - Centre chorégraphique national de Grenoble, pour terminer par une semaine à La Colline - théâtre national. L’idée est de leur proposer des ateliers intensifs, où ils sont au travail tout le temps (travail du corps, des textes, rencontres avec les artistes...) avec des intervenants, des pédagogues très différents. Ces immersions leur offrent une grande plongée dans la vie du théâtre et de ses métiers, en découvrant des institutions culturelles sur le territoire. Stanislas Nordey Metteur en scène, comédien, directeur du Théâtre National de Strasbourg et de son École Directeur artistique du programme Ier Acte

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Plus les promotions de Ier Acte passent, plus la richesse de ce programme se révèle. On pourrait penser que cette initiative tente de corriger des injustices à l’égard d’acteurs issus de cultures qui seraient « extérieures » à la culture française ; un programme qui viendrait béquiller notre République qui semble en difficulté à pleinement composer avec l’ensemble de ses citoyens. Ce programme va bien au-delà. Il élargit notre communauté artistique par des acteurs pleinement conscients de qui nous sommes et dans toutes nos nuances. Une communauté d’artistes plus diverse qui fabrique nos référents culturels. Qui contribue à faire évoluer notre imaginaire et permet de prendre la pleine mesure de tout ce qui peut construire l’art vivant en France. Rachid Ouramdane Danseur, chorégraphe Co-directeur du CCN2 - Centre chorégraphique national de Grenoble

À l’instar des écoles nationales d’art dramatique, les plateaux des théâtres ne reflètent que trop rarement une France aux mille visages. Pourquoi tant de jeunes talents français issus d’une extraordinaire diversité renoncentils à leurs ambitions ou s’envolent-ils pour l’étranger dans l’espoir d’y trouver une reconnaissance, celle que notre pays lésine à leur concéder ? Ier Acte, formation inédite et audacieuse, permet à ces comédiens en devenir issus de la diversité d’exprimer et de développer leurs talents. Aux côtés du Théâtre National de Strasbourg, de la Colline – théâtre national et du CCN2 - Centre chorégraphique national de Grenoble, nous tendons ainsi la main à cette jeunesse passionnée et ambassadrice formidable, ici et ailleurs, de la réussite « Made in France ». Au travers de cette initiative, les Fondations Edmond de Rothschild affirment leur engagement pour une société plurielle, fondée sur l’inclusion, la collaboration et l’innovation sociale. Firoz Ladak Directeur Général, Fondations Edmond de Rothschild

Au mot diversité, j’aime allier pluralité culturelle, altérité des différences, empathie des origines. En créant des projets rassembleurs, s’appuyant sur une solidarité du geste et de la parole pour évoquer ébranlement et poésie, il est permis d’espérer voir cette pluralité accéder aux théâtres. Ainsi en va-t-il de Ier Acte : donner la parole à celles et ceux pour qui la culture et les pratiques artistiques demeurent difficiles d’accès, pour des raisons encore bien difficiles à cerner mais qu’il nous incombe de comprendre en évitant les écueils inhérents à cette démarche. Donner la parole pour que chacun puisse être à son tour porteur de sa propre parole, de son propre geste, de sa vision. Grâce aux mécènes, aux artistes, aux équipes et aux jeunes, nous pouvons œuvrer à des passerelles entre institutions, générations, origines et horizons. Je suis heureux de m’inscrire à mon tour et à ma manière dans ce projet. Wajdi Mouawad Auteur, comédien, metteur en scène Directeur de La Colline – théâtre national

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Parce qu’elle éveille les sens et l’esprit et qu’elle rapproche dans une vision plurielle de la société, la Culture est l’un des grands domaines d’action de la Fondation SNCF, aux côtés de l’Éducation et de la Solidarité. La Fondation SNCF soutient des initiatives dans le domaine du théâtre, de la musique et de l’art en général. Le programme Ier Acte est innovant et exemplaire: il permet à des apprentis comédiens issus de la diversité de bénéficier de l’expérience d’acteurs, metteurs en scène, chorégraphes reconnus. Mécène des Saisons 1 et 2, elle renouvelle son soutien pour la Saison 3 des Master Class de Ier Acte, aux côtés des équipes des théâtres de La Colline, du TNS et du CCN2. Grâce à Ier Acte, un certain nombre de ces jeunes comédiens ont déjà intégré des écoles prestigieuses. La Fondation SNCF est fière de donner toutes leurs chances à des jeunes motivés et talentueux ! Marianne Eshet Déléguée générale, Fondation SNCF

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PRÉSENTATION DU PROJET

Afin de promouvoir une plus grande diversité sur les plateaux de théâtre, Stanislas Nordey renouvelle le projet Ier Acte pour la troisième année consécutive et l’étend à un plus large territoire (Rhône-Alpes, Grand Est, Île-de-France). Le programme Ier Acte s’adresse à de jeunes acteurs qui souhaitent se professionnaliser et qui ont fait l’expérience de la discrimination dans leurs parcours artistique, professionnel ou personnel. Il consiste en une série d’ateliers entièrement gratuits, pratiques et théoriques, menés par des artistes professionnels de renom. Ier Acte est développé par le Théâtre National de Strasbourg, les Fondations Edmond de Rothschild et la Fondation SNCF, en collaboration avec La Colline - théâtre national et le CCN2 - Centre chorégraphique national de Grenoble. Pour cette troisième saison, le projet réunit 17 jeunes comédiens de toute la France, sélectionnés après des auditions à Paris, Grenoble, et Strasbourg, qui se retrouvent au cours de sessions intensives de travail : • Du 5 au 17 septembre au Théâtre National de Strasbourg – avec Stanislas Nordey (metteur en scène, comédien), Marc Proulx (professeur de préparation corporelle et jeu masqué) Annie Mercier (actrice) et Blandine Savetier (metteure en scène) • Du 21 au 26 novembre au CCN2 - Centre chorégraphique national de Grenoble – avec Rachid Ouramdane (chorégraphe, danseur) et Nadia Vonderheyden (actrice, metteure en scène) • Du 6 au 11 février à La Colline - théâtre national – avec Wajdi Mouawad (auteur, metteur en scène, comédien) accompagné de Sara Llorca, Véronique Nordey (actrices) et Pascal Sangla (musicien) Le programme Ier Acte s’inscrit dans une dynamique de long terme, en donnant à ces jeunes la possibilité de poursuivre leur cursus et de donner vie à des scènes théâtrales plus représentatives de la diversité de la société.

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LES PARTICIPANTS

CLÉMENCE BOISSÉ clemence.boisse@hotmail.fr 07 87 87 76 12 Née en 1992 à Djibouti, Clémence arrive en France à l'âge de 8 mois. Elle passe une très belle enfance dans la campagne Sarthoise, où elle découvre le théâtre au lycée. Après plusieurs tentatives d'études en tout genre, Clémence comprend que l'école n'est pas pour elle et décide de s’installer à Paris à 21 ans. Elle intègre le Cours Florent où elle a la chance de croiser le chemin de professeurs formidables et de trouver une troupe d'amis extraordinaires avec qui elle rêve sur de nombreux projets. D'un naturel très chaleureux, Clémence voit dans le théâtre un moyen de partager, de créer et d’inventer. Le plateau lui offre une vraie liberté de parole.

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LOU-ADRIANA BOUZIOUANE

HOMAYOUN FIAMOR

lou.bouziouane@gmail.com 06 50 43 66 46

demayoun@gmail.com 06 64 50 81 97

Lou-Adriana commence le théâtre en 2012 au conservatoire de Cachan avec Frédérique Merlo. Elle intègre ensuite le Conservatoire du 9e arrondissement de Paris en 2013, où elle travaille avec Jean-Marc Popower. Elle présente Antigone de Sophocle, Hamlet de Shakespeare, Le Quatrième Mur de Sorj Chalendon. En 2014, en parallèle du Conservatoire, elle intègre un atelier de théâtre contemporain au Conservatoire du 17e arrondissement, avec Frédérique Pierson. Elle participe également aux ateliers « Tous en scène » au théâtre de l’Aquarium sous la direction d’Assane Timbo. En complément de sa formation théâtrale, Lou a suivi des cours de piano au Conservatoire de musique de Fontenay-sous-Bois pendant près de 10 ans. Elle pratique également la danse Modern-Jazz et le chant dans la chorale de la Maison des Métallos sous la direction de Berry Hayward.

Né à Lyon d’une mère iranienne et d’un père togolais, Homayoun découvre très tôt le théâtre à la MJC de son quartier. Il poursuit son parcours durant son adolescence au sein d’une troupe de rue, Les Malakoums , qui se produit l’été en Rhône-Alpes. Il suit ensuite l’option théâtre du lycée militaire d’Aix-en-Provence pendant deux ans. Après l’obtention de son bac, il met sa passion de côté pour y revenir pleinement en 2015 en tentant les concours des conservatoires d’art dramatique de Paris. Il intègre celui du 18e arrondissement sous l’enseignement de Jean-Luc Galmiche. Homayoun souhaite maintenant tenter les concours des écoles nationales d’art dramatique, et aimerait également un jour retourner dans le pays de sa mère, l’Iran, pour travailler avec des metteurs en scène locaux dans sa langue maternelle, le persan.

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ÉMILE FOFANA

INÈS HAMMACHE

fofanaemile@gmail.com 06 87 89 69 75

ines.hammache@gmail.com 06 86 93 69 00

Émile grandit entre Gennevilliers, Aubervilliers et Vincennes, et étudie au Lycée Maurice Ravel, dans le 20e arrondissement, où il obtient un Bac Littéraire Bachibac option histoire de l’art (Bac Bilingue qui délivre deux diplômes : le Baccalauréat français, et le Bachillerato espagnol). Il part ensuite à Bamako au Mali où il travaille dans un atelier d’artistes. Après cette expérience, il intègre la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg, où il est maintenant en 2ème année, dans l’atelier de Konrad Loder (sculpteur allemand). En parallèle, il fait partie de la « Troupe Avenir » un programme créé par le TNS sous la direction du metteur en scène et auteur Lazare. Il poursuit sa collaboration artistique avec lui, en tournant dans un de ses projets et en tant qu’assistant scénographe sur sa nouvelle création Sombre Rivière, créée au TNS en mars 2016.

Inès a grandi dans la Cité de la Plaine à Clamart, où elle prend ses premiers cours d’improvisation théâtrale à l’âge de 11 ans. En parallèle de son bac STMG marketing, elle se forme au Conservatoire de sa ville dont elle sort diplômée en avril 2016 avec un certificat d’études théâtrales. Après avoir travaillé 2 ans avec Pascale Cousteix, Inès souhaite s’orienter davantage vers la mise en scène. Elle est actuellement en dernière année de licence à l’Université Paris 8 en Arts du spectacle option théâtre. Passionnée de cinéma, Inès a également joué dans DAR, un court-métrage d’Anne Cisé qui reçoit le prix Canal + au festival Paris Courts Devant 2016.

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SONIA HARDOUB

JISCA KALVANDA

shardoub@yahoo.fr 07 70 01 65 44

jisca.kalvanda@gmail.com 06 13 84 63 76

Née en 1990 à Marseille, Sonia découvre le théâtre à 10 ans en participant aux ateliers « Le radeau de la Méduse », avec des représentations au Théâtre du Merlan - scène nationale. En 2003, le projet se termine et elle ne peut pas poursuivre sa trajectoire théâtrale, faute de moyens financiers. Sonia fait alors du sport et s’oriente vers des études juridiques. Parallèlement à son cursus universitaire, elle s’engage en 2010 dans la troupe « Frontières » dirigée par Karine Fourcy. Suffisamment autonome financièrement, Sonia délaisse alors le droit et intègre en 2014 l’école d’art dramatique Sylvia Roche à Marseille afin de se professionnaliser. Elle rêve désormais d’intégrer une école nationale.

Jisca Kalvanda découvre le théâtre en 2006 à la MJC Aimé Césaire de ViryChâtillon. Elle fait la rencontre décisive d’Houda Benyamina, fondatrice de l’association 1000 VISAGES, qui lui parle du dispositif « Cinétalents » permettant à des jeunes et des professionnels du cinéma de créer un film ensemble. En 2011, Jisca participe à la création du court-métrage Le Commencement, primé au Festival de Cannes – Lauréat Banlieuz’art 2012. Le réseau 1000 VISAGES permet à Jisca de décrocher un rôle dans la série 3 x Manon diffusée sur Arte, puis le premier rôle du long-métrage Max et Lenny, pour lequel elle obtient le prestigieux Prix d’interprétation féminine au Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz. Début 2014, Jisca entame la préparation du rôle exigeant de Rebecca dans Divines, premier long-métrage d’Houda Benyamina, Caméra d’Or au Festival de Cannes 2016. Elle prépare actuellement les concours des écoles nationales.

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MARIE KIZONZOLO-FRUCHART

DÉBORAH LUKUMUENA

mar.kiz@hotmail.fr 06 52 34 44 57

deborah_91@hotmail.fr

Née en 1994, Marie s’intéresse au théâtre grâce à sa mère qui l’emmène dès le plus jeune âge voir des pièces. C’est à Montréal, au cours de sa licence en Sciences Politiques que le désir de monter sur scène se fait sentir. Elle joue notamment en anglais dans une réécriture de Macbeth avec l’association étudiante de McGill et en français dans Les Monologues du vagin avec l’Université de Montréal. De retour en France, elle intègre en 2014 le Conservatoire de Lille et obtient son diplôme d’études théâtrales en 2016. Passionnée de comédies musicales anglophones, elle suit des cours de danse et de chant ainsi que de capoeira. Elle souhaite également continuer à travailler l’écriture et la mise en scène, deux facettes de l’art dramatique auxquelles elle s’est déjà essayée au Conservatoire. Pour l’anecdote, elle fait la couverture de la brochure 2016-2017 de la Comédie de Béthune.

Après un bac littéraire en 2012, Déborah s’engage dans une licence de Lettres modernes à l’Université Paris 4 - Sorbonne, avec pour première vocation de devenir professeur de littérature. Sentant son esprit voguer vers d’autres ailleurs, elle tombe sur une annonce pour le prochain longmétrage d’Houda Benyamina, Divines. Après neuf mois de casting, elle se voit attribuer le rôle de Maïmouna, personnage qu’elle préparera pendant un an et demi. Ce sont alors ses premiers contacts avec le jeu, la direction d’acteur, le processus d’identification au personnage mais aussi la première confrontation avec un metteur en scène exigeant. Parallèlement à la sortie du film, elle rencontre plusieurs réalisateurs pour divers rôles et prépare le concours d’entrée du CNSAD 2017 avec l’aide de la metteure en scène Blandine Savetier, rencontrée lors de la première session de travail de Ier Acte à Strasbourg en septembre 2016.

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DRISS MEHDI

SHUAIB MOHAMMAD

mehdi_driss@hotmail.fr 06 21 62 44 50

shuaib@live.fr 06 48 01 79 38

Né en 1993 à Montreuil, Driss découvre le théâtre au sein de l’atelier de son lycée auprès de Joséphine Sourdel et Sophie Perrimond, avec qui il fait ses premiers pas sur scène. Enrichi de ces premières expériences, il poursuit l’aventure théâtrale à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3. Son projet le plus marquant a été la création en 2014 de Migrants par Sonia Ristic, pièce dans laquelle il évoluait avec un chœur de vingt comédiens. Il se forme auprès de François Ha Van à l’école du « Vélo Volé », et suit actuellement une première année de master en études théâtrales à l’Université. Également intéressé par l’univers journalistique, Driss écrit de temps à autre des articles pour letudiantautonome.fr et la revue AxeLibre.fr. Driss a également rejoint le projet SEX’Y organisé par l’Académie de l’Opéra national de Paris sous la direction de Marie-Eve Sygneyrole dont deux représentations auront lieu en janvier 2018.

Né à Orléans en 1996 de parents originaires du Kashmir, Shuaib s’initie très tôt aux sports de combats et au théâtre. Suite à une blessure importante, il est contraint de délaisser les arts martiaux et se concentre pleinement sur le théâtre. Il rejoint le Conservatoire de Saint-Jean-de-la-Ruelle en 2013, où il suit les cours de Ludovic Douare. Shuaib intègre ensuite le Conservatoire d’Orléans où il joue dans la pièce Pooper d’Hanokh Levin sous la direction de Christian Massas en 2014. L’année d’après, il présente plusieurs comédies de L’Oral et Hardi toujours sous la même direction. Actuellement en troisième année de Conservatoire sous la direction de Christian Massas, Shuaib continue ses cours d’improvisation et de chant, et parle quatre langues couramment (français, anglais, pakistanais et indien).

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PEDRO MOISES

HATICE ÖZER

moises.pedro@outlook.fr 07 87 64 49 42

haticeozer@hotmail.fr 06 64 97 22 35

Né en 1992 en Angola, Pedro arrive en France à 11 ans. Il découvre le théâtre en 2010 au lycée à Grenoble, grâce aux ateliers artistiques de Chantal Morel. Il joue alors dans sa première pièce Lorenzaccio d’Alfred de Musset et prend conscience de son envie d’évoluer dans le monde du théâtre. Par ailleurs, il intègre « l’Axe de création » du théâtre Prémol dirigé par Elisabeth Papazian et François Simonnot de la compagnie Le funambule. Durant 6 ans, Pedro découvre le théâtre et la danse qu’il ne pensait pas pouvoir pratiquer en raison d’un handicap. Chaque année, « l’Axe de création » présente ses spectacles  : cette année le groupe jouera une adaptation transdisciplinaire des Mains sales de Jean-Paul Sartre les 27 et 28 mai à Grenoble.

Née dans le Périgord, Hatice découvre le théâtre à 15 ans au sein de l’atelier de la compagnie Lazzi Zanni avec Fabien Bassot. Elle étudie ensuite les arts plastiques à l’université Jean Jaurès de Toulouse en pratiquant la peinture et l’installation. Marquée par l’univers transdisciplinaire de Pierrick Sorin, elle décide de mettre davantage son corps et sa voix en jeu pour en faire ses nouveaux outils. Elle plonge alors pleinement dans le théâtre et fait du texte son matériau. Avec ses camarades étudiants, elle s’investit dans l’association Amphi-théâtre et joue dans des spectacles mis en scène par Julie Pichavant. En 2015, elle intègre la section théâtre du Conservatoire Régional de Toulouse et poursuit sa formation avec Francis Azéma. Bilingue français, turc, elle pratique également le chant turc initiée par son père musicien.

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THÉO SALEMKOUR

LÉA SARRA

salemkour.theo@orange.fr 07 86 43 61 08

lea.l.sarra@gmail.com 06 35 23 54 74

Théo est né en 1994 et grandit en Guadeloupe. Il pratique le surf en compétition jusqu’à 16 ans, puis suit sa famille qui part s’installer à Nice, où il termine son lycée et obtient son Bac ES. En 2012, il s’inscrit au Cours Florent à Paris: il travaille sous la direction de Laurence Cote, Bruno Blairet, Jean-Pierre Garnier, Félicien Juttner et Grétel Delattre. En 2016, il joue à La w - théâtre national, au CNSAD et au JTN dans la pièce Théâtre créée par Marcus Borja. Il interprète également le rôle de Mike Brant dans le spectacle HIT PARADE au Palais des Congrès et en tournée dans toute la France. En 2017, Théo prépare les concours des écoles nationales de théâtre.

Léa commence l’improvisation à l’âge de 10 ans, puis intègre une classe option théâtre au collège à Montpellier. En 2013, elle travaille en tant que médiatrice culturelle à La Panacée, centre d’art contemporain. Elle participe à des cours de théâtre amateur pour finalement rejoindre le Cours Florent à Montpellier. En 2016, elle est à l’origine d’un partenariat entre La Panacée et le Cours Florent autour d’événements à destination d’un public malentendant, pour lequel elle met en scène et interprète avec d’autres élèves de son école une visite mimée de l’exposition Anatomie de l’Automate. Aujourd’hui, elle s’essaye à la dramaturgie avec sa première pièce La Chatte qu’elle mettra prochainement en scène.

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SAMUEL YAGOUBI

NADIA ZEDDAM

samuel.yagoubi@gmail.com 06 09 15 51 17

nadia.zeddam@hotmail.fr 06 30 58 35 51

Né à Paris en 1991, Samuel découvre le théâtre dès l’école primaire avec des cours de mime. Après un parcours scolaire légèrement chaotique, il intègre le Cours Florent à Paris dont il sort diplômé avec mention en juin 2015. À sa sortie de l’école, Samuel joue dans Le Retour au désert de BernardMarie Koltès mis en scène par Dan Azoulay au Cours Florent, ainsi que dans un opéra à partir du livret de Peter Eötvoss inspiré du Balcon de Jean Genet présenté à l’Opéra de Lille et au Théâtre de l’Athénée. Au cinéma, il tourne dans le long métrage Parle d’Amour, si c’est tout bas réalisé par Sylvain Monod aux côtés de Bernadette Lafont. Depuis juillet 2016, Samuel joue dans Les Fourberies de Scapin mis en scène par Tigran Mekhitarian (Ier Acte Saison 1) qui a connu un joli succès au Festival d’Avignon 2016, et en tournée actuellement à Paris et en province.

Née en 1991 en Bretagne, Nadia intègre après son bac l’EAC (École Atlantique de Commerce) à Nantes. En parallèle de ses études, elle suit également des cours de théâtre et de danse, et sait pertinemment que sa passion pour le jeu finira par la rattraper. Après avoir obtenu sa licence, elle déménage à Paris et intègre le Cours Florent en septembre 2012. En complément de sa classe théâtre, elle intègre la classe cinéma et obtient en 2015 un rôle dans une série télévisée. À la sortie de l’école en octobre 2015, elle participe au Prix Olga Horstig au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris avec la pièce Si un jour tu as besoin de ma vie, viens et prends-la mise en scène par Grétel Delattre. Cette expérience la confortera dans son choix de ne jamais abandonner le théâtre et de persévérer dans cette voie.

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TÉMOIGNAGES DES INTERVENANTS

J’ai souhaité participer au programme Ier Acte pour deux raisons : le désir de partager ma pratique du théâtre et l’engagement social contre les discriminations / pour l’égalité des chances. Nous sommes des inconnus et nous allons faire un voyage, il faut créer les conditions du voyage, une excitation, ne perdre personne en route et que cette chasse au trésor soit la plus exaltante possible, qu’elle nous délivre des connaissances pour notre vie. Transmettre me déplace et j’aime cela. C’est un travail sur l’ouvert qui opère, aller à la rencontre d’un autre, c’est comme aller à la rencontre d’un nouveau paysage. La matière humaine rencontrée est toujours singulière et passionnante. C’est beau de voir un acteur s’ouvrir, d’œuvrer à ouvrir. Cette interaction m’agrandit. Transmettre permet d’affûter le regard, l’écoute et remettre en chantier ses outils. Ce travail de laboratoire, de transmission se fait des deux côtés, c’est un véritable apprentissage aussi pour le pédagogue. L’idée d’aider des jeunes issus de milieux défavorisés, ou discriminés à réaliser leur rêve, allait de soi. D’autant qu’avec Ier Acte, se côtoient et se confrontent des univers différents, d’autres visions du monde, pensées, d’autres classes sociales, d’autres cultures, d’autres rapports à la langue, au rythme, d’autres mythes. J’ai travaillé avec les groupes des trois années du programme. Il est important que la question du théâtre puisse se formuler pour eux comme la voie possible, qu’elle ne soit pas réservée à une classe ou culture dominante. Joie de se frayer un passage vers une reconnaissance, une légitimité à être sur scène. J’ai été marquée par la vitalité de ces jeunes acteurs, leur désir ardent de jouer, d’apprendre, leur singularité de parole. La majorité d’entre eux a pris conscience très vite que la scène est un endroit d’engagement, de défense d’une parole. Un lieu politique au sens large. Un exutoire cadré. Blandine Savetier Metteure en scène

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Sensible à l'injustice, je m'oppose aux privilèges et aux ghettos. Je suis favorable à la libre circulation des énergies et je suis pour une école du mérite indépendamment de l'origine sociale, culturelle ou ethnique. Ces jeunes m'ouvrent des fenêtres sur de nouvelles histoires, élargissent mon horizon, me stimulent par leur enthousiasme et leur volonté. Ce sont sans doute des pionniers ou des éclaireurs et je me fais un devoir de les accompagner et de les conforter dans leurs choix et leurs ambitions. Ouvrir des perspectives, aimer le travail et pulvériser les frontières... leur vitalité et leur joie l'exigent. Auprès d'eux, je me sens utile. Les séances de travail que j’ai menées ont pour but de leur donner confiance dans leur présence, qu'ils occupent l'espace, que leur voix résonne. Elles valorisent l'individuel et le particulier sous le regard de l'autre, pour accepter de voir et d'être vu et pour se fier à son audace et à sa vérité. Annie Mercier Actrice

J’ai accepté avec plaisir l’invitation à participer à Ier Acte parce que je partage la nécessité impérieuse, urgente maintenant, de faire bouger certaines lignes du théâtre, et en tout cas dans la formation. Cela fait des années que je vois arriver aux concours des écoles une même catégorie sociale d’élèves. On peut sentir qu’en amont, il y a des ateliers, des groupes amateurs qui existent avec une diversité de participants, mais on ne les voit pas s’inscrire aux concours. Dans le même mouvement, en regardant les plateaux et les spectacles qui se jouent, le constat est le même. J’avais donc envie de participer à des mouvements qui précipitent le mouvement. Ne pas attendre, même si ce « volontarisme » pose questions, et beaucoup, mais les questions elles-mêmes sont intéressantes, neuves, et nouvellement partagées. L’autre raison était de pouvoir, en travaillant avec Rachid Ouramdane, croiser les questions. Pas tant entre « danse » et « théâtre », comme deux disciplines, arts, domaines différents, mais au contraire, en chercher les points communs. Quelles questions se retrouvaient en écho, se partageaient ?

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Comment s’ouvre un plateau si on ne l’a pas d’avance identifié théâtre ou danse ? Qu’est-ce qu’il y a en commun entre gestes/mouvements/voix ? Est-ce qu’il y a un travail commun, précis, possible à déployer de l’un à l’autre ? Quels espaces cela ouvre-t-il ? Nous avons travaillé une semaine et cela était passionnant, tout le groupe s’est jeté dans le travail, s’en est donné à cœur joie ! Je pense que les emmener dans ces questions, ces expérimentations leur a peut-être ouvert d’autres espaces, d’autres imaginaires, d’autres façons de faire collectif. Il est de notre responsabilité que des choses changent, qu’à force les représentations se déplacent, se complexifient, se mixent, se créolisent... Nadia Vonderheyden Actrice, metteure en scène

N’ai pas peur d’être toi-même, France ! Regarde-toi bien dans le miroir ! Moi, je viens t’aider à parler plus fort, à sortir ta poitrine, à cesser de gigoter inutilement tes mains, à regarder droit devant toi et à avoir un peu d’humour. Je t’observe et, ce faisant, je m’améliore. Sara Llorca Actrice

Je me suis investie dans ce projet parce qu’enseigner, transmettre, écouter la jeunesse est une passion pour moi. Et, dans le cas de Ier Acte, j’étais encore plus concernée étant donné que mon père et sa famille étaient noirs. L’investissement magnifique de ces jeunes, leur acharnement au travail, dans la joie, m’ont profondément marqué, ainsi que leur écoute les uns des autres et leur solidarité. Véronique Nordey Actrice

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LES FONDATIONS EDMOND DE ROTHSCHILD Porteuses d’un héritage philanthropique exceptionnel, les Fondations Edmond de Rothschild constituent un réseau dynamique et multiculturel à l’échelle internationale et agissent comme de véritables passerelles entre domaines et compétences distincts. Dans les arts, la santé et l’entrepreneuriat, leurs actions s’inscrivent dans un formidable espace de liberté et d’exploration tout en appliquant une méthodologie entrepreneuriale rigoureuse qui répond à des exigences d’impact durable. Elles développent des modèles pérennes et audacieux avec des partenaires qui partagent leur recherche d’excellence et leur mission sociale. Les Fondations Edmond de Rothschild œuvrent pour une reconnaissance de la diversité et le respect des identités multiples. Elles voient dans la mutation du monde, une invitation à changer avec lui.

www.edrfoundations.org

Remerciements à Firoz Ladak, Anne-Aimée Frances, Carole Mbazomo et Irina Erblang-Rotaru des Fondations Edmond de Rothschild Marianne Eshet, Jonathan Gross et Marie Cauty de la Fondation SNCF Stanislas Nordey, Rachid Ouramdane et Wajdi Mouawad Les intervenants : Sara Llorca, Annie Mercier, Véronique Nordey, Marc Proulx, Pascal Sangla, Blandine Savetier et Nadia Vonderheyden

LA FONDATION SNCF La Fondation SNCF soutient des initiatives qui favorisent l’accès à la culture, à la pratique d’une discipline et à la création d’une œuvre. La Fondation cible en particulier les jeunes issus de la diversité ainsi que les publics éloignés du monde de la culture pour leur faire découvrir les expressions culturelles qui éveillent les sens et ouvrent l’esprit. La Fondation SNCF intervient dans 3 domaines : Éducation, Culture, Solidarité. Elle mobilise les salariés du Groupe SNCF avec le mécénat de compétences, favorise la co-construction pour agir plus efficacement et s’appuie sur un réseau de correspondants sur tout le territoire. En 2016, elle aura soutenu plus de 900 projets.

www.fondation-sncf.org

Aux membres du jury Emmanuelle Béart, Christine Letailleur, Vincent Perez, Karine Silla et Moïse Touré À Jean-Louis Fernandez pour les photos et Martin-Steve Nkom pour les vidéos Ainsi qu’aux équipes du Théâtre National de Strasbourg, du CCN2 - Centre chorégraphique national de Grenoble et de La Colline – théâtre national

Coordination du programme Ier Acte Mathilde Andrieux, Chantal Regairaz, Caroline Strauch, Monia Triki En collaboration avec Hélène Azzaro, Céline Hentz et Erell Melscoët Directeur de la publication Stanislas Nordey Réalisation Mathilde Andrieux, Chantal Regairaz, Caroline Strauch Graphisme et conception Justine Le Joncour Photographies Jean-Louis Fernandez Imprimé par Valblor, Illkirch-Graffenstaden, janvier 2017 Licences N° : 1085252 - 1085253 - 1085254 - 1085255 Tous les droits de la présente publication sont réservés


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Ier Acte Saison 3 - Présentation  
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