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Ici et là

PAR CAMILLE LAY

L’hospitalité et la gastronomie québécoises à l’honneur

Parmi les quelque 60 000 établissements nord-américains cotés de un à cinq Diamants par les associations canadienne (CAA) et américaine (AAA) des automobilistes, le quart se trouvent au Québec ! 2010 marquera la première année de reconnaissance Quatre Diamants de certains hôtels et restaurants de la Belle Province comme le Westin Montréal, Le Germain à Montréal ou encore La Tanière, à Québec. Les Prix Diamants CAA/AAA 2010 mettent ainsi l’accent sur l’excellence de l’hospitalité québécoise et des saveurs culinaires dont la province peut être fière. Tous les établissements reconnus par ce programme sont répertoriés dans le Guide de la route CAA/AAA. Sur le Web : www.caaquebec.com

Alcotest Québec s’exporte

Reconnu pour sa grande précision et répondant aux normes de la Food and Drug Administration (FDA), l’Alco-Tube Plus d’Alcotest Québec fait son entrée aux États-Unis. Déjà distribués au Québec dans les magasins SAQ, Jean Coutu, Uniprix, Proxim et autres, plus de 500 000 tests personnels se feront une place dans les rayons des pharmacies et des magasins Walmart américains. Pratique par sa petite taille et rapide en donnant des résultats en moins de deux minutes, il ne laissera aucune excuse à l’ivresse ! Sur le Web : www.alcotestquebec.com

À la conquête de l’Ouest

Le Groupe Germain inaugurait fin février l’ouverture du tout dernier hôtel-boutique de la prestigieuse chaîne hôtelière québécoise à Calgary (Alberta). Respectant le design résolument moderne que l’on attribue à la marque, le Germain Calgary compte non seulement 143 chambres au confort absolu avec une literie douillette, un ameublement en partie ergonomique et un équipement haute technologie (incluant Internet et Wi-Fi gratuits), mais jouit également d’un emplacement privilégié au cœur de la ville. Proche des centres d’intérêt les plus populaires, les invités de l’hôtel bénéficient donc d’attraits tels que les meilleurs restaurants, pubs, cafés et bars de Calgary, musées, centre de congrès et galeries commerciales. Proposant un environnement haut de gamme pour les conférences, l’hôtel est doté de plus de 6 000 pieds carrés d’espaces ainsi que de salons privés additionnels entièrement équipés. Le Groupe Germain n’aura pas épargné le côté écologique de son petit dernier, favorisant un système de chauffage et de climatisation par géothermie, la récupération de chaleur, ainsi qu’un interrupteur central de contrôle de l’éclairage dans chaque chambre. Sur le Web : www.germaincalgary.com

À chaque province son aliment local préféré

Si la pomme est l’aliment local le plus apprécié en Ontario, le bœuf en Alberta, le homard dans les Maritimes, ou encore le maïs en épi au Manitoba et à la Saskatchewan, c’est bien le fromage fabriqué chez eux que les Québécois préfèrent. Du moins, c’est ce que révèle un sondage réalisé par Ipsos-Reid pour le compte des Diététistes du Canada, dont le regroupement de 6 000 spécialistes au pays prône une alimentation saine et équilibrée. En actualité avec le Mois de la nutrition 2010 qui invite à « célébrer les aliments de la terre à la table », les résultats du sondage montrent aussi que 98 % des répondants du Québec trouvent les aliments de leur région sains, 95 % les considèrent frais, 86 % sécuritaires et 89 % diversifiés. De quoi réjouirent nos producteurs locaux ! Sur le Web : www.dietitians.ca (français disponible)

Le Manoir frappe FORE

Les rayons de soleil sont là et les températures sont plus clémentes… Les parties de golf nous attendraient-elles au tournant ? Certains établissements vous le font savoir en tout cas, comme Le Manoir Richelieu de Charlevoix (Québec). Doté d’un terrain de golf de 27 trous surplombant le majestueux SaintLaurent, l’hôtel de la chaîne Fairmont offre gratuitement 1 ronde de golf par personne par nuitée, incluant une voiturette et l’accès au terrain d’exercice à l’achat d’une chambre au tarif du jour. Profitez-en avant le 30 mai ! Sur le Web : www.fairmont.com

Des chambres moins chères en 2009

Selon l’enquête du site Internet Hotels.com, le prix moyen des chambres d’hôtel dans le monde a chuté de 14 % en 2009. À en croire les statistiques record, il s’agit du plus bas niveau d’indice de prix enregistré par le site depuis ses débuts en 2004 ; une chute qui s’explique par « une offre croissante alors que la demande diminuait », selon David Roche, président de Hotels.com. Si les chambres coûtaient moins cher à Moscou (-41 % entre 2008 et 2009), celles de New-York ont diminué de 22 %, Pékin 32 % et Dubaï 25 %. La France et la Grèce s’en sortent au mieux avec une chute de seulement 5 % et 9 %. M. Roche rajoutait que « 2010 sera une année de stabilisation ».

Aimerait-on moins le vin ?

L’hôtellerie n'est pas le seul secteur qui aura connu un sérieux recul en 2009. Selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin, le secteur viticole aura également souffert de la crise et la consommation de vin dans le monde devrait continuer à baisser. Recensée à 267,8 millions d’hectolitres, la production a demeuré quasiment la même qu’en 2008, enregistrant une légère progression de 1 % en Union européenne, au niveau des productions française, portugaise, roumaine et bulgare. www.leplanificateur.ca | Mars 2010 | LePLANIFICATEUR

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Note du rédacteur

Dans ce numéro

Le succès résulte de l’attention et de la prévoyance

10 Maîtrisez vos tournois de golf

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ensationnel ! Quel travail extraordinaire ils ont réalisé à Vancouver ! Chaque fois que je regardais les Jeux Olympiques à la télévision, tout le monde semblait réjoui. On ne voyait que des sourires... Et les médailles remportées par le Canada y ont naturellement été pour quelque chose. Dommage que tout cela ait commencé par une tragédie et certaines complications, mais ce que le comité organisateur de Vancouver a mis en place a été exécuté à la perfection du point de vue du spectateur, nous rendant fiers d’être canadiens. Il ne reste plus qu’à prolonger cet élan donné, et notre industrie possède les moyens d’y arriver. Une façon simple consiste à encourager les entreprises canadiennes locales et à travailler en commun en tant que collectivité - personne n’est aussi important que l’ensemble de la communauté. Une autre façon consiste à encourager les concitoyens canadiens qui résident et travaillent au Canada, car, en fin de compte, tout repose sur les liens que nous entretenons entre personnes. La bienveillance se trouve au cœur de tout bon leadership. Ce doit sûrement être ce qu’il y avait à Vancouver car les gens semblaient vraiment attentionnés. Je suis certain qu’il n’y avait aucun panneau disant : « Affichez un sourire ». Retenons que la majorité de ceux qui ont effectué le travail étaient avant tout des bénévoles qui souhaitaient faire partie de cet événement, qui voulaient aider et se rendre utiles. Je suppose que c’est une particularité que nous devrions tous rechercher lorsque nous embauchons du personnel : ce sens du volontariat, cette attitude de serviabilité, ce « que puis-je faire pour vous aider ? ». Finalement, de l’attention ! Voilà l’industrie dans laquelle nous œuvrons, et nous ne devrions exiger rien de moins que la norme établie par l’exemple donné aux Jeux Olympiques de Vancouver. En tant que nation, à la suite de ces fantastiques Jeux, nous pouvons nous enorgueillir à de nombreux égards. Dans l’industrie du service, nous sommes maintenant une référence en planification et en organisation, tout comme notre courtoisie, notre serviabilité et notre attention. Il n’en tient qu’à nous tous dorénavant de maintenir la norme élevée. À l’instar des athlètes olympiques, nous devons continuer la compétition. Nous ne pouvons cesser d’y travailler si nous voulons exceller et devenir les meilleurs. Suivons alors leur exemple et efforçons-nous d’être les meilleurs et de montrer aux autres que nous voulons aider, car la générosité est contagieuse ; elle se relaie comme le flambeau olympique que tout le monde peut voir et suivre.

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LEO GERVAIS

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Le printemps est là, soyez fin prêts ! Lyne Branchaud vous simplifie la vie en 40 étapes pour perfectionner l’organisation de vos tournois de golf. Maîtrisez des points essentiels qui feront de votre belle saison une réussite.

14 Bâtir des équipes plus solides >

Bien comprendre les fondements de la consolidation d’équipe est essentiel pour atteindre les objectifs fixés pour votre groupe. Louise Charrette vous éclaire sur le sujet et les bonnes démarches pour choisir l’activité qu’il vous faut.

23 Avez-vous ri aujourd’hui ? >

Vos listes de « choses à faire » sont parfois interminables mais « rire au moins une fois par jour » devrait toujours en faire partie. Garder votre bonne humeur au travail peut vous apporter beaucoup. Voici quelques pistes pour l’entretenir.

26 L’audace peut vous sauver > Du

moins, le temps d’un événement. Le mois dernier nous vous demandions par courriel jusqu’où vous étiez allés pour réussir un événement. Vos surprenantes anecdotes ont justement confirmé que dans notre domaine, l’audace n’est jamais de trop.

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PLANIFICATEUR

La seule publication canadienne pour les planificateurs francophones R ÉDACTEUR

EN CHEF

R ÉDACTRICE

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Leo Gervais lgervais@leplanificateur.ca Camille Lay clay@leplanificateur.ca Matt Riopel mriopel@leplanificateur.ca info@leplanificateur.ca Patricia Lemus circulation@leplanificateur.ca Lyne Branchaud, Louise Charette, Linda Leclerc, Lysanne Pelletier, Barry Siskind

2105, de la Montagne, bureau 100 Montréal, Québec H3G 1Z8 Téléphone : (514) 849-6841 poste 315 Télécopieur : (514) 284-2282 Vos commentaires sont appréciés : info@leplanificateur.ca Le Planificateur est diffusé mensuellement aux professionels canadiens de l’industrie du tourisme et des affaires. Le Planificateur utilise du papier recyclé à 30 %. Le Planificateur est publié dix fois par année.

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Des vols à ralonge pour entrer dans les temps

L’Amérique du Nord s’est-elle tout à coup agrandie ? C’est ce qu’on pourrait penser selon les durées allongées des vols de certaines compagnies aériennes. Un rapport récent du Wall Street Journal fait état d’une hausse moyenne de 17 minutes, soit 10 %, des temps de vol planifiés de 50 vols distincts aux États-Unis. Les canadiens qui voyagent entre Toronto et Montréal, itinéraire de vol achalandé, noteront un parallèle similaire. Nous avons pris au hasard la date du 12 mars pour évaluer les temps des vols Toronto-Montréal d’Air Canada, de Porter Airlines Ltd. et de WestJet. La norme pour la majorité des vols affichés d’Air Canada est de 80 minutes, de Porter, 70 minutes et de WestJet, 76 minutes. Quiconque prend régulièrement ces vols sait qu’ils durent un peu moins d’une heure. Pourquoi donc un tel écart ? La raison est simple : l’ajout de minutes aux temps de vol cale à cale ou aux durées prévues de vols aide les compagnies à mousser leurs chiffres sur le respect des horaires. En théorie, cette pratique aide aussi à minimiser l’engorgement et à assurer un courant de trafic aux postes de stationnement des aéronefs. Mais ce dont il s’agit ici est une question de perception et de transmission ou non de l’information exacte au client. Le public voyageur doit-il ou mérite-t-il de connaître le temps effectif de vol ? Ou doit-il plutôt se contenter de ce que toute compagnie

aérienne perçoit comme le temps de référence optimal pour battre des record de respect des horaires ? Southwest Airlines, qui assure le plus grand nombre de vols sur le territoire continental des États-Unis, a récemment affirmé que la hausse des temps de vol cale à cale est vraiment due à d’autre facteurs tels que les ralentissements de tous genres aux aéroports. Notons que Southwest a ajusté ses horaires par incréments de cinq minutes seulement.

Poursuite de 5 millions de dollars américains pour perte de pourboires

L’hôtel Waldorf-Astoria de New York demande un peu moins de 100 $US (hors service) pour leur somptueux brunch. Mais, l’hôtel devra sans doute augmenter ses prix si les neuf serveurs de banquet qui intentent un procès contre le célèbre hôtel (propriété de Hilton Worldwide Inc.) arrivent à leurs fins. Le motif de leur récente poursuite souligne que les clients étaient injustement informés qu’un pourboire de 21,5 %, ajouté à leurs additions (nourriture et consommations), était rendu intégralement au personnel du service. En réalité, allègue la poursuite, ces derniers n’en auraient reçu que 15 %. L’hôtel aurait bénéficié des 6,5 % restants, ce qui constitue une violation du droit du travail de l’état de New York soutient le groupe. Le montant réclamé en dommages et intérêts n’est pas clair, mais la poursuite révèle que le montant « excède un total de 5 millions $US ». C’est beaucoup d’œufs Bénédictine, ça… Sur le Web : www.waldorfnewyork.com

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La consolidation d’équipe est-elle une stratégie concurrentielle d’entreprise ? PAR LEONARD GERVAIS i vous avez regardé les derniers Jeux Olympiques d’hiver, surtout la joute finale de hockey qui nous a permis de remporter la médaille d’or, vous avez été témoin de la notion d’équipe. Une équipe est un groupe de personnes qui ont en commun divers buts et objectifs et sont prêtes à travailler ensemble pour les atteindre. L’équipe de hockey américaine masculine, pourtant prometteuse, a perdu son premier match du tournoi en période supplémentaire. L’équipe canadienne, quant à elle, a surmonté une adversité féroce en battant la seule équipe contre laquelle elle avait perdu, celle des États-Unis. Elle a vaincu haut la main un adversaire de longue date, la Russie, par un compte 7-3. Elle a remporté de justesse une victoire contre une équipe slovaque très compétitive. L’équipe du Canada incarne assurément l’éthique et l’esprit d’équipe. Comment se forme une équipe ? S’agit-il tout simplement d’un groupe de personnes talentueuses rassemblées par une vision collective ? La stratégie qui peut aider les groupes à devenir de véritables équipes est la consolidation d’équipe. Cependant, bâtir une équipe performante et cohérente demeure un processus complexe. Par exemple, l’équipe peut avoir des objectifs, mais chaque individu qui la compose en a aussi. Ainsi, l’équipe de hockey veut gagner, mais il se peut que le joueur étoile de centre souhaite marquer 50 buts. Il est possible que le joueur étoile subordonne les objectifs de l’équipe pour les siens, ce qui n’est pas rare. Mais quand Sidney Crosby, le capitaine adjoint de l’équipe, a marqué le but qui a remporté la médaille d’or, c’était son premier point en trois parties. Il mit de côté le nombre de buts qu’il marque habituellement ainsi que son rôle de capitaine (de l’équipe des Pingouins de Pittsburgh de la NHL) pour faire ce que l’équipe olympique lui demandait de faire. Et cette dernière en a bénéficié en remportant la médaille d’or. On se souviendra à jamais de Crosby comme un héro et véritable leader, au meilleur sens du mot.

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COMMENT AMENER LES GENS À ÊTRE PRODUCTIFS ET À BIEN SE SENTIR AU SEIN D’UNE ÉQUIPE ? La consolidation d’équipe a trait à une vaste gamme d’activités, notamment dans un contexte commercial, en vue d’améliorer la performance d’un groupe de travailleurs. Il existe diverses méthodes allant de simples exercices de resserrement de liens entre les participants à des simulations plus complexes et des séances de plusieurs jours conçues pour renforcer les bases d’une équipe (incluant l’évaluation et les jeux de dynamique de groupe). La consolidation d’équipe s’apparente au développement d’organisations, mais s’applique aussi aux équipes sportives, aux équipes scolaires et à d’autres contextes. 6

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À quand remonte la consolidation d’équipe ? Le célèbre psychanalyste Sigmund Freud a débattu une théorie scientifique de la dynamique de groupe qu’il intitulait l’identification au leader. C’était le fondement de la consolidation de groupe dans les années 1920. Cette identification s’articule sur la perception d’une qualité particulière chez une autre personne. Cette qualité ou idéal est souvent représentée par une figure de chef auquel on s’identifie. Après l’identification au leader, les gens s’identifient à d’autres parce qu’ils croient avoir quelque chose en commun. De toute évidence, les humains travaillaient en équipe avant les années 1920, mais on reconnait à Freud d’avoir articulé une théorie universelle sur les équipes qui peut être prouvée et mise en pratique. Par conséquent, si l’on suit la pensée de Freud, avoir un leader identifiable aide la formation d’une équipe, de même que s’assurer que les membres ont quelque chose en commun. RAISONS MOTIVANT LA CONSOLIDATION D’UNE ÉQUIPE : • Avoir tout le monde sur la même longueur d’onde, incluant la fixation des objectifs • Aider les participants à identifier leurs forces et leurs faiblesses • Améliorer la communication • Accroître la productivité de l’équipe • Travailler en collaboration efficace avec les membres de l’équipe Une formidable expérience de consolidation d’équipe favorisant l’interdépendance est l’exercice de Survie. Au cours de ce dernier, les coéquipiers classent séparément, par ordre de priorité, les articles dont ils auront besoin pour survivre à un écrasement d’avion dans le désert. L’équipe en vient ensuite à un consensus sur le classement des articles, qui est presque toujours plus exact que la majorité des classements faits individuellement. En dernier lieu, favoriser la communication est essentiel à l’efficacité de l’équipe. Créer un environnement où les gens peuvent poser des questions et s’entraider est capital à la notion d’équipe. Des exercices tels que l’écoute active, la rétroaction et la vérification de la compréhension des messages verbaux sont tous d’excellentes façons de stimuler une communication optimale. Mais attention quand vous mesurez la performance de votre équipe. Selon Patrick Lencioni, les cinq dysfonctionnements d’une équipe sont : • L’absence de confiance • La peur du conflit • Le manque d’engagement • La fuite des responsabilités • L’inattention aux résultats Si vous choisissez bien les membres de votre équipe, en identifiant un leader, et que vous travaillez ensuite à renforcer les liens entre ses équipiers, vous obtiendrez plus vite une équipe homogène, loyale, travaillante et productive.


Que renferme un nom ?

Comme l’a si bien dit le spécialiste de l’innovation Jeremy Gutsche dans son incroyable exposé Nouvelles règles = Nouveaux rôles à l’occasion d’un récent événement MPI à Cancun, au Mexique : « C’est une question d’emballage ». Dans notre industrie, nul autre ne le sait mieux que les hôtels de villégiature. Malheureusement pour eux, certains directeurs très portés sur les finances associent le terme « centre de villégiature » (resort) à « lieu de vacances », ou pis encore, « baisse de productivité ». Alors que les administrateurs des finances aiguisent leurs crayons et coupent dans le gras des budgets, les hôtels de villégiature deviennent une cible facile. Peut-on croire qu’un changement de bannière fasse une différence ? Demandez au Ballantyne Resort de Charlotte, en Caroline du Nord qui, dit-on, a remplacé son nom pour Ballantyne Hotel and Lodge après que plusieurs sociétés clientes aient indiqué que le centre obtiendrait plus facilement leur signature sur la ligne en pointillés si « villégiature » ne figurait pas dans leur nom. De même pour le fraîchement baptisé Renaissance Orlando at Sea World, anciennement le Renaissance Orlando Resort at Sea World. Selon le directeur commercial du Renaissance Orlando, Gary Dybul, « Ça ne change pas qui nous sommes. Mais il n’y a aucune raison de faire obstacle au service de congrès et conférences ». Pourtant, le changement de nom quasi sans intérêt d’une personne devient le canari de l’autre dans la mine de charbon

hôtelière – un indicateur de la difficulté d’accroître sa clientèle dans cette économie. Mais qui est le perdant ? Ce stigmate de paria attribué au terme « centre de villégiature » fut confirmé à la fin 2008 par un tollé général au sujet d’un séjour de 400 000 $ de la force de vente de l’American International Group Inc. (AIG) sensé se tenir au centre de villégiature St. Regis Monarch Beach à Dana Point, en Californie. AIG, récipiendaire de 180 milliards de dollars d’aide venant des contribuables, a annulé l’événement suite au tollé de critiques. Le St. Regis ne put se remettre de la mauvaise publicité et fut saisi par l’un de ses bailleurs de fonds, Citigroup Inc. C’est ce que les gens de l’industrie appellent maintenant l’effet AIG. Il était désormais mal vu de tenir des réunions dans des endroits d’agrément comme Las Vegas. Des réunions qui étaient récemment décriées par le leader du monde démocratique, le Président américain Barack Obama, selon qui « vous ne flambez pas un tas d’argent au casino quand vous essayez d’économiser pour l’université », commentaires semblables à ceux qu’il avait faits l’année précédente. Par conséquent, les sociétés et les organismes gouvernementaux ont repensé leurs politiques concernant les voyages en vue de dissuader, si ce n’est de défendre, les séjours professionnels dans des centres de villégiature. Les plus touchés par l’effet boule-de-neige sont les institutions financières, les organismes gouvernementaux et les sociétés médicales, particulièrement celles qui font affaires avec le gouvernement ou qui ont des millions de clients à satisfaire.

SUITE

À LA PAGE

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Hommage aux poètes PAR LYSANNE PELLETIER

Une plume qui n’est pas prise à la légère e nos jours, nous avons à portée de la main différentes technologies nous permettant de rejoindre plusieurs personnes à la fois. Lorsque vient le temps de transmettre une information à 5 000 personnes, Internet est plus qu’approprié. Toutefois, nous devrions garder en tête que d’anciennes méthodes plus personnalisées risquent davantage de plaire à vos clients qui en demandent toujours un peu plus. Suite à nos concours « Jusqu’où êtes-vous allé(e) pour y arriver ? » et « 101 façons de se détendre », voici quelques idées pour non seulement personnaliser vos notes et vous maintenir créatif, mais aussi vous aider à vous détendre suite à une journée bien remplie.

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PERSONNALISEZ LA TECHNOLOGIE Les BlackBerry et les iPhone ont fait leurs preuves : ils nous sont devenus indispensables. Nous devons leur accorder qu’ils sont plus que pratiques dans cette société qui tend à rajouter des heures de travail à nos journées. Notre but ici n’est pas de vous convaincre de vous défaire de vos téléphones ou agendas électroniques mais plutôt de vous inspirer par un retour aux sources. Vous découvrirez que vous munir d’une plume agrémentée d’un joli papier peut vous détendre et vous aider à vous évader, tout en soulignant votre côté artistique. Lorsque vient le temps de remercier un client, plutôt que de lui envoyer un traditionnel e-mail, déployez votre main poète et écrivez-lui personnellement une lettre ou une note sur un papier de qualité, à la plume et dans une enveloppe de couleur. Rien de moins pour nos chers clients, surtout si nous désirons les revoir ! Si nous voulons développer et approfondir la fidélité, c’est avec de petites attentions comme celles-ci que ces derniers se souviendront d’un service après-vente hors-pair. Adoptez le même concept pour remercier ou féliciter un employé. Il est important de souligner le bon travail d’une personne et surtout, il est possible de le faire sans avoir à dépenser une fortune. Par exemple, écrivez-lui une petite lettre lui mentionnant votre reconnaissance ou encore afin de le complimenter pour ses accomplissements. LE CŒUR À L’ÉCRITURE La préparation d’un événement devrait être comme la préparation d’un bon repas. L’ingrédient secret se cache souvent dans la manière dont les choses sont faites. Tout comme vous prépareriez un bon plat cuisiné, organisez vos événements avec une

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touche personnelle. Lorsque vous recevez un petit groupe, prenez le temps d’envoyer des invitations écrites à la main. Utilisez un stylo pour la calligraphie afin de donner le style que vous recherchez. Au moment de l’événement, assignez les places avec un porte-nom original, toujours écrit à la main. Ainsi, chaque invité sentira que leur présence est réellement désirée de la part de leur hôte. Pour les plus gros groupes, prenez tout de même le temps d’écrire une lettre d’invitation à la main, plutôt que par e-mail et photocopiez-la. Une façon de mettre une petite partie de vous dans chaque invitation ! Suite à une journée de travail bien remplie (en tant que planificateur, vous savez de quoi nous parlons ici !), vous cherchez inévitablement à vous détendre. Lorsque nous avons interrogé nos lecteurs sur leurs méthodes pour se relaxer, l’une d’entre eux nous a avoué que cela passait par l’écriture. Semblerait-il qu’écrire, spécialement le soir avant d’aller se coucher, nous aiderait à nous apaiser et à mieux dormir. Logique lorsqu’on y pense ; au lieu d’avoir toutes ces idées qui courent dans notre tête et nous empêchent de trouver le sommeil, elles se retrouvent soudainement couchées sur du papier. Une autre façon de joindre l’utile à l’agréable !

VERT VOUS AUSSI Plusieurs maisons d’édition au Québec impriment déjà depuis quelques années sur du papier recyclé. Le Planificateur est d’ailleurs fier de vous offrir une publication imprimée sur un papier recyclé à 30%. Désormais, nous ne sommes plus les seuls à profiter d’une impression plus écologique. Vous pouvez vous aussi en bénéficier. Pratiquement tous les types de documents s’impriment sur du papier recyclé au Québec : des cartes d’affaires, aux publications corporatives, en passant par le papier à lettres et les faire-part de mariage. Semblerait-il que les services de graphisme tournent eux aussi au vert en utilisant de plus en plus d’encres végétales. De surcroît, la qualité et les coûts de ces nouvelles méthodes n’en sont pas affectés. Voilà de quoi faire réfléchir ceux et celles qui ne voient que par les courriels au détriment des messages manuscrits. Vous pouvez maintenant être artistique, créatif ET écologique ! N’oubliez pas que l’initiative est rarement reprochée dans votre domaine. N’hésitez plus à surprendre les gens en faisant preuve de diversité et de créativité. Pensez à ce que vous pouvez faire pour rendre un événement inoubliable avec une petite touche personnelle qui donnera envie à votre client de vous rappeler pour prendre soin de leur prochain événement. L’avenir appartient désormais aux poètes ! À la recherche d’idées ? Vous pouvez visiter les boutiques Pierre Belvédère www.pierrebelvedere.com ou encore magasiner sur Internet au www.papierdirect.com.


La villégiature prend un coup SUITE DE LA PAGE

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Cette tendance a été un coup dur pour les centres de villégiature, et au pire moment. Depuis 2007, les centres de villégiature en Amérique du Nord et dans les Caraïbes affichent des résultats pires que les moyennes de l’industrie, accusant une baisse de revenus de 22,6 % par chambre disponible, une chute de l’occupation de 8,9 points de pourcentage à 58,1 %, selon Smith Travel Research. Mais un changement de nom peut aider. L’hôtel de 493 chambres Loews Lake Las Vegas a retranché le mot « resort » de son nom au printemps 2009. Il en est de même pour deux autres propriétés de Loews Hotels Inc. : le Loews Ventana Canyon de Tucson, Arizona et le Loews Coronado Bay près de San Diego, Californie. Le directeur général Dale McDaniel souligne qu’il pouvait s’ensuivre une reprise des affaires de l’ordre de 10 % grâce à cela. McDaniel ajoute « qu’il suffirait que quelques grands groupes pharmaceutiques réservent chez eux – parce que le mot « villégiature » ne figure pas dans le nom – pour que revienne la prospérité. •••

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Organiser un tournoi de golf en 40 étapes PAR LYNE BRANCHAUD n tournoi de golf fait partie des différents types d’activités qu’un planificateur d’événements sera appelé à organiser au moins une fois dans sa carrière ! En me basant sur l’aide-mémoire de l’Association des directeurs généraux de clubs de golf du Québec, je vous propose ce mois-ci un résumé de toutes les étapes importantes à franchir pour la mise sur pied d’un tel événement.

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1. Établissez la mission et les objectifs de votre tournoi ainsi que la nature des participants. (Vous déterminerez ainsi les lignes directrices à suivre pour l’élaboration de votre tournoi, les éléments à véhiculer dans votre communication, ainsi qu’une liste de personnes à inviter – employés, clients, fournisseurs.) Ces personnes viendront-elles seules ou accompagnées ? 2. Déterminez le nombre de joueurs potentiels (minimum et maximum). 3. Choisissez deux à trois dates possibles (n’oubliez pas de faire approuver ces dates par les dirigeants et vous assurez qu’ils seront libres pour participer au tournoi). 4. Vérifiez si les dates proposées entrent en conflit avec d'autres tournois (organisés par des entreprises du même milieu que le vôtre ou avec les mêmes invités). 5. Déterminez la région géographique la plus accessible pour vos convives (avec des limites Nord, Sud, Est et Ouest). 6. Choisissez deux ou trois terrains de golf correspondant à vos attentes et à celles de votre clientèle (terrain privé, semi-privé ou public). 7. Veillez à ce que les terrains sélectionnés soient adéquats. Vérifiez le nombre minimal et maximal de golfeurs qu’ils peuvent recevoir, le nombre de places disponibles dans le stationnement, le nombre de salles de réception et leur dimension, la quantité de voiturettes, etc. Éliminez les terrains qui ne répondent pas à vos critères. 8. Informez-vous auprès des responsables des terrains sélectionnés de la disponibilité des dates envisagées, sinon vérifiez si une

autre date conviendrait aux deux parties. Demandez également si un autre tournoi aura lieu en même temps que le vôtre (Dans ce cas, vos emplacements respectifs devront être très bien délimités). 9. Renseignez-vous au sujet des tarifs – droit de jeu, voiturettes, repas, démonstration des professionnels, balles de pratique, etc. – afin de préparer un budget provisoire. 10. Demandez au responsable de vous faire parvenir de la documentation sur son terrain par courriel (menus, règlementation du terrain, carte de pointage, etc.). 11. Visitez les clubs que vous trouvez intéressants et assurez-vous d'y retrouver toutes les installations recherchées (douches, vestiaires, casiers). Informez-vous également s’il y a possibilité de manger à l’extérieur et évaluez l’affichage que vous aurez besoin de produire (affiches de direction près du terrain de golf et dans l’aire de stationnement afin d’indiquer aux participants où se trouve l’accueil, direction des vestiaires, des aires de repas, etc.). Finalement, vérifiez la propreté et la qualité du service et des lieux. 12. Choisissez la date et le club qui satisfont le mieux à toutes vos exigences. 13. Dressez un échéancier et préparez un budget provisoire. 14. Établissez avec le responsable du club : • la formule des départs : départs simultanés (shot-gun), entrecroisés ou consécutifs • la formule du tournoi : partie individuelle, par trou ou Vegas • le service de transfert des sacs de golf de l’auto à la voiturette (devrez-vous produire une étiquette pour identifier les sacs de golf avec le nom du participant et le numéro de son trou ou de son heure de départ ?) • les activités pendant le tournoi sur le parcours et la nature de vos concours s'il y a lieu (retiendrez-vous les services d’un photographe pour des photos de tous les quatuors ou d’une entreprise de vidéo pour un tournage qui sera diffusé en soirée ? Organiserez-vous des concours : trou d’un coup, le plus long coup de départ, la balle la plus près du trou, etc. ? Organiserezvous des dégustations sur les trous ? ) • où et comment seront installées les activités sur le parcours et votre table d'accueil pour l'inscription ? • si le club offre le service de compilation des pointages à la fin de la journée (si nécessaire et si vous pouvez produire des cartes de pointage avec le logo de l’entreprise ou d’un commanditaire) • si le club vous offre le soutien technique pour l'installation de vos affiches (accueil, concours, activités, commandites) et s’ils peuvent vous fournir des voiturettes pour les membres du comité organisateur et les bénévoles • s’il met à votre disposition un responsable de vos départs • si le club offre le service des boîtes à lunch sur le parcours ou le service de rafraîchissements au 9 1/2, ou s’il vous autorise à installer des haltes de ravitaillement commanditées • le nombre de douches disponibles et si certains articles sont fournis – savon, shampoing, serviettes, cadenas, etc.

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Golf et logistique • le coût et le nombre de casiers • le plan de salle pour la soirée (selon les activités que vous aurez planifiées) • si les places aux tables sont assignées ou non (si c’est le cas, n’oubliez pas de donner aux invités leur numéro de table) • le nombre de places par table (de 8 à 12 personnes selon la grandeur des tables utilisées) • le choix des menus (brunch, dîner, barbecue ou souper) ainsi que les tarifs • le choix des boissons et les tarifs, ainsi que le style de service – bar ouvert ou payant. Déterminez également si vous offrirez un cocktail avant le repas • les activités après tournoi (DJ, animation et remise de prix, tirage de prix de présences, humoriste, diffusion de vidéos, encan, etc.) ; • les politiques du club relatives à la tarification et aux modalités de paiement • la réglementation concernant le terrain, la tenue vestimentaire, la commandite extérieure • la politique en cas de mauvais temps • la politique des pourboires du club. 15. Ajustez le budget provisoire et soumettez le contenu du projet à l’approbation des dirigeants. 16. Signez le contrat avec le responsable du club de golf choisi et remettez un dépôt afin de confirmer la tenue de votre tournoi. 17. Établissez le prix que vous demanderez à vos invités et ce qui est inclus – droit de jeu, voiturette, repas, activités, etc. 18. Préparez les invitations et les formulaires d’inscription et faites-les parvenir aux participants en leur mentionnant la date limite pour s’inscrire. Idéalement, privilégiez une méthode électronique d’envoi et de réception des inscriptions. 19. Préparez les billets ou les confirmations courriel avec toutes les informations utiles : la date, l’horaire (heure de l’inscription, du brunch, du départ, du BBQ, du cocktail, du souper), le prix, le nom, l’adresse et le numéro de téléphone du club, le trajet, des photos, une numérotation, des coupons si nécessaires (pour le brunch, le golf, les repas, le cocktail, etc.) et le logo de l’entreprise ou du tournoi. Vous pourrez faire parvenir le billet ou la confirmation électroniquement à vos participants. 20. Formez un comité de vente des billets et nommez un président d'honneur (s’il y a lieu). 21. Assurez-vous d'une couverture médiatique, si nécessaire. 22. Réservez les animateurs et l’équipement technique dont vous aurez besoin (DJ, animateur, système de son, etc.). 23. Prévoyez une assurance pour l’événement. 24. Formez un comité d'opérations pour assurer le bon déroulement du tournoi et déterminez si vous leur fournissez des vêtements (polo, casquette) identifiés aux couleurs de l’entreprise ou portant le logo du tournoi ou du commanditaire. 25. Réservez un camion pour la livraison du matériel (affichage, cadeaux) 26. Élaborez un plan d'action et établissez le scénario de la journée

en y insérant tous les détails importants et les responsabilités de chacun. Transmettez le scénario à tous les intervenants impliqués. 27. Assurez-vous d'avoir le nombre de bénévoles requis pour l'accueil de vos golfeurs et les activités (certains clubs peuvent vous fournir du personnel moyennant un léger supplément. Attention à l’âge des bénévoles, car certaines compagnies d’assurances exigent que les surveillants des trous d’un coup soient âgés de plus de 18 ou 21 ans). 28. Trouvez et achetez les cadeaux et les prix à remettre, s'il y a lieu. Identifiez chacun des cadeaux à l’activité à laquelle il correspond. Choisissez-les en fonction du profil des participants et identifiez-les avec le logo de l’entreprise, du tournoi ou du commanditaire. Pensez également à l’emballage ! 29. Formez les quatuors. 30. Faites parvenir l’horaire et les coordonnées de départ à tous les participants avec leur confirmation ou leurs billets, ainsi que les règlements et les politiques du club. 31. Dressez la liste des participants en indiquant les données importantes : nom de la personne, nom de l'entreprise, billets payés ou non, heure de départ et le trou de départ, s'il y a lieu. Imprimez deux listes afin de faciliter l'accueil des gens par une recherche rapide : • une liste par heure ou par trou de départ • une liste en ordre alphabétique avec l'heure et le trou de départ 32. Faites parvenir les listes des participants au club de golf une semaine avant l'événement en confirmant le nombre de golfeurs, le nombre de voiturettes requises, le nombre de repas ainsi que la disposition de la salle désirée pour la tenue de vos activités. 33. Préparez tout le matériel imprimé (affiches, remerciement aux commanditaires, bannières, cartes de pointage, affiches pour les voiturettes, menus, etc.) en s’assurant d’y apposer le logo de l’entreprise, du tournoi ou du commanditaire. Comme certaines de ces pièces seront installées à l’extérieur, il faut prévoir un matériel à l’épreuve de l’eau et demander que l’on perfore les bannières pour laisser circuler le vent. Pensez également aux supports pour faire tenir tout ce matériel. 34. Préparez une trousse ou un cadeau à remettre à l'accueil pour vos golfeurs, si désiré. Il est toujours apprécié de recevoir des objets qui seront utiles pendant la partie : balles de golf (avec le logo de l’entreprise ou du commanditaire bien entendu), tee, chasse-moustique, gomme, bouteille d’eau, Kleenex, crayon chasse-tache, marqueur, parapluie, coupe-vent, etc. 35. Établissez quels seront les résultats gagnants (pointage brut, pointage net, pointage Vegas, le pointage le plus élevé, le plus près du trou, le plus long coup de départ, sur le vert en un coup, concours de coup roulé, concours de coup d'approche, le plus près de la ligne, la balle de couleur, la balle à l'eau, etc.). 36. Établissez votre méthode pour départager les ex aequo. 37. Idéalement, rendez-vous au club de golf avec votre comité d'opérations avant le tournoi pour vous assurer que tout le monde comprend son rôle et prend connaissance des lieux.

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38. Dressez une liste et assurez-vous du transport du matériel requis pour l'événement. Si possible, faites livrer tout le matériel requis la veille ; les gens du club pourront ainsi amorcer le montage le soir ou très tôt le matin. Avec votre équipe, rendez-vous au moins trois à quatre heures avant l’arrivée des participants la journée de l’événement afin de tout préparer – table d’inscription, cadeaux, affichage, etc. — et d’être prêts à les recevoir. 39. Confirmez une dernière fois tous les détails de tournoi avec chacun des fournisseurs et des intervenants, suspendez un chapelet sur votre corde à linge et priez pour qu'il fasse beau. 40. Mettez en oeuvre votre plan d'action afin que votre tournoi devienne un événement inoubliable et pensez à anticiper le scénario d’une demi-heure afin de vous assurer que tout est en place. Bon tournoi !

Lyne Branchaud est Chef des événements et commandites chez Uniprix et formatrice en organisation d’événements. Vous pouvez la joindre par courriel à l.branchaud@sympatico.ca ou consulter son blogue au www.lesblogues.com/guideevenement

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E NTRETI E N AVEC U N CONC I E RG E Ce mois-ci, notre « Entrevue avec un Concierge » nous amène à parler avec Roger Poirier, premier membre des Clefs d’Or Canada dans les Maritimes. Il travaille au Delta Beausejour à Moncton, Nouveau-Brunswick.

1. Que pouvez-vous fournir d’unique, comme services, aux planificateurs ? Nous avons établi un vaste réseau de contacts capables de répondre à tous genres de demandes, du golf, aux billets de concert, en passant par les excursions en bateau, des réservations au restaurant, des visites guidées ou des services de conférences.

Quels restaurants recommandez-vous dans votre ville pour les groupes ? Les fruits de mer sont les aliments de prédilection dans les Maritimes. Kramers Corner/Studio 7 Hundred et The Old Triangle Irish Alehouse comptent parmi les endroits les plus populaires. Ils peuvent accommoder de larges groupes de personnes. L’hôtel est aussi en mesure de répondre à toutes les demandes de réceptions privées chez Triiio’s, The Windjammer ou encore au Centre de congrès de l’endroit.

Que recommandez-vous pour ce qui a trait à la vie nocturne dans votre ville ? Nous sommes situés en plein cœur du centreville. Plusieurs bars, brasseries et boîtes de nuit sont à quelques minutes de marche de l’hôtel. En été, les bars et restaurants avec terrasses sont des impératifs.

Quels lieux intéressants, hors de l’ordinaire ou uniques recommandez-vous aux planificateurs ? Tree-Go, une aventure en nature en zip-line au Parc du centenaire, est une belle expérience de consolidation d’équipe. Également, les croisières Shediac Bay, à proximité de Shediac, proposent un repas de homard et une excursion éducative dans une bonne ambiance.

Quels sont selon vous, les endroits à voir et à ne pas manquer ? Nous possédons deux Parcs Nationaux et grâce au Pont de la Confédération, on peut se rendre à l'Île-du-Prince-Édouard en environ une heure. Il y a aussi The Rocks, à 45 minutes, où l’on peut marcher dans les profondeurs de l’océan et expérimenter les plus hautes marées du monde. Les plages de Shediac, connues pour leur eau chaude, ne sont qu’à 20 minutes du centre-ville. Il ne faut pas non plus oublier la Côte Magnétique, le zoo et le parc aquatique Magic Mountain, ou encore le parc d’attractions intérieur Crystal Palace ainsi que le mascaret (Tidal Bore).

Quels sont les meilleurs circuits de marche ou de jogging que vous recommandez ? Le Sentier transcanadien longe les côtes du fleuve Petitcodiac et passe derrière l’hôtel. On peut y pratiquer à cœur joie le jogging, le vélo et le patin à roulettes.

Combien coûte/devrait coûter un taxi de l'aéroport vers le centre-ville ? Prendre un taxi de l’hôtel jusqu’à l’Aéroport international du Grand Moncton coûte environ 17 $ à 20 $, selon l’heure du jour.

Parlez-nous de vos demandes les plus extravagantes, de la part de vos invités. Nous pouvons répondre à la plupart des demandes. Toutefois, les plus loufoques relèvent des questions de distance. Certains pensent qu’ils peuvent aller faire une randonnée sur le Sentier Cabot et revenir à temps pour déguster un homard le même soir ! Sur le Web : http://delta-beausejour.hotel-rez.com

QUI PRÉVIENT LE MOMENT L’ÉMPÊCHE D’ARRIVER. A NDRÉ C HÉNIER

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La consolidation d’équipe PAR LOUISE CHARETTE, CRHA l est important de bien comprendre le processus de consolidation d'équipe et de connaître les rouages de son fonctionnement pour intervenir de manière adéquate. Nous présentons ici une définition de la consolidation d'équipe, quelques raisons d'amorcer cette démarche, les conditions gagnantes et les types d'intervention de consolidation d’équipe. La consolidation d’équipe est une forme de changement qui vise à aider l’équipe à devenir davantage autonome dans son travail. La consolidation d’équipe se définit comme une action posée auprès de l’équipe afin de lui permettre d’accélérer son processus de maturation.

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Les raisons d’entreprendre une consolidation d’équipe

Le processus de consolidation d’équipe commence lorsqu’il existe une préoccupation concernant certains problèmes, des altercations ou un ensemble de symptômes amenant le gestionnaire à croire que le rendement de son équipe ne correspond pas ou plus à la norme de départ. Il y a plusieurs bonnes raisons d’entreprendre une consolidation d’équipe. Par exemple : • Un nouveau gestionnaire désire s’intégrer rapidement au sein

d’une équipe déjà formée • L’équipe doit relever de nouveaux défis • L’équipe doit apprendre à résoudre des problèmes • Il devient nécessaire de briser le cycle de l’ennui • Le démarrage d’une nouvelle équipe est requis • Des conflits doivent être résolus • Les tâches doivent être clarifiées • Des buts et des valeurs communes doivent être établis Toutefois, il y a de mauvaises raisons d’amorcer une consolidation d’équipe. Par exemple : • Le gestionnaire vise à augmenter son emprise et son contrôle sur l’équipe • Le gestionnaire refuse de partager certains aspects de son pouvoir et de responsabiliser l’équipe • La source du problème de l’équipe provient de l’extérieur de celle-ci • Le gestionnaire fait une demande de consolidation d’équipe pour l’utiliser à des fins cachées.

Les conditions gagnantes de la consolidation d’équipe

D’abord, les personnes concernées sont appelées à s’engager dans le processus de façon volontaire dès le début du processus. Le gestionnaire doit être prêt à « partager » une partie de son pouvoir décisionnel, à favoriser l’ouverture au sein de l’équipe et à soutenir celle-ci dans un esprit de saine gestion des conflits. Il est très important de comprendre la dynamique des équipes et de considérer le fait que chaque équipe possède ses modes de fonctionnement particuliers ainsi que son histoire et sa structure. Il est primordial aussi de poser le bon diagnostic. Cela doit se faire en toute transparence et toutes les personnes doivent accepter de participer à la démarche.

L’intervention en vue de la consolidation d’équipe

D’abord, il est préférable de connaître une méthode efficace pour consolider l’équipe. Lorsqu’un diagnostic indique que le travail de l’équipe n’est plus productif, un programme de consolidation d’équipe peut être pertinent pour améliorer l’efficacité de celle-ci. De fait, il y a trois manières d’intervenir auprès des équipes. Ces trois modes d’intervention sont nécessaires au bon fonctionnement et à la consolidation des équipes. Le premier type d’intervention s’applique en situation de crise ; l’intervention est sérieuse et porte sur l’objet du problème. On arrête tout et on s’occupe du problème. Cela permet de rendre l’équipe fonctionnelle de nouveau, mais temporairement.

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À chaque équipe, son activité Cette intervention prend la forme d’une discussion, généralement tendue, sur la difficulté. Cette consolidation d’équipe est généralement assumée par un intervenant externe puisque lorsqu’une telle situation éclate, c’est généralement parce que celle-ci n’a pas été pressentie et que sa maîtrise nous échappe. Le deuxième type d’intervention est préventif. L’intervention peut avoir lieu après un bon diagnostic et comporte un programme d’intervention particulier. Ce programme peut inclure des moments amusants et des moments de réflexion sur le fonctionnement de l’équipe. Ce genre de programme se déroule généralement sous forme de session intensive de quelques jours à une ou plusieurs reprises à l’extérieur du contexte de travail. Cette forme d’intervention se déroule habituellement dans la détente et permet de consolider les relations qui constituent les fondements de l’équipe. La consolidation d’équipe en séance intensive est un choix préventif et doit être assumée par une personne qui possède une expertise approfondie des équipes et de la démarche de consolidation d’équipe. Comme il s’agit d’une intervention préventive, elle s’accompagne d’une stratégie ciblant l’atteinte d’objectifs centrés sur la performance, les relations et le fonctionnement de l’équipe. Pour ce type de consolidation d’équipe, il est préférable qu’une personne externe à l’équipe intervienne. Cela permet au gestionnaire de participer à titre de membre et d’améliorer sa relation et son leadership auprès de son équipe tout en étant dégagé des aspects de logistiques et d’animation des activités.

Le troisième type d’intervention vise le maintien au quotidien. L’intervention s’insère dans les réunions et les activités courantes. Cette forme d’intervention prend place sans que les personnes s’en rendent compte et consiste la plupart du temps à reconnaître les bons coups et à effectuer des modifications de manière ouverte et sans susciter un sentiment d’insécurité. Enfin, elle est généralement assumée par le supérieur de premier niveau. Il utilise la transparence de la communication, la reconnaissance et la rétroaction pour maintenir son équipe.

Démarche d’intervention

La consolidation d’équipe doit suivre une démarche planifiée. Voici les cinq grandes étapes stratégiques de l’intervention : 1. La connaissance de la situation et le diagnostic 2. L’analyse de la situation et l’identification des forces motrices et restrictives 3. La formulation de la stratégie et la planification de l’intervention 4. L’exécution de l’intervention 5. L’évaluation de l’intervention 1. La connaissance de la situation et le diagnostic La première étape consiste à prendre connaissance de la situation dans le but de poser un diagnostic sur le fonctionnement de l’équipe. La collecte de données est cruciale et exige une grande attention.

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Bâtir une équipe se planifie SUITE DE LA PAGE

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Plus la recherche est rigoureuse, plus l’intervenant s’assure de réaliser un diagnostic de qualité. Le diagnostic peut être fondé sur les réponses à un questionnaire, les observations, les entrevues individuelles ou en groupes et la documentation disponible. Les pistes à explorer pour bien connaître la situation sont les suivantes : • Le contexte organisationnel, soit le climat, les événements récents et tous les autres facteurs susceptibles d’influencer le travail de l’équipe • L’historique de l’équipe ainsi que ses projets d’avenir • Le mode de fonctionnement de l’équipe, sa structure, les relations qu’on y cultive, la dynamique du groupe et le degré d’évolution. 2. L’ANALYSE DE LA SITUATION ET L’IDENTIFICATION DES FORCES MOTRICES ET RESTRICTIVES L’analyse des données obtenues au moyen de la collecte d’information permet de mettre le doigt sur les éléments les plus influents à partir desquels on parvient à brosser le tableau de la situation à la source de l’insatisfaction. Puis, il s’agit de considérer la situation de l’équipe dans la perspective des forces motrices et restrictives, qui influencent la réussite de l’intervention ; elles se définissent ainsi :

• Une force motrice est celle qui favorise la mise en place de la situation recherchée • Une force restrictive s’oppose à la force motrice en faisant obstacle à la mise en place de la situation recherchée. Cela dit, divers éléments peuvent influencer le fonctionnement et le moral de l’équipe. De fait, la situation économique, un conflit de travail ou un contrat d’envergure qui vient d’être obtenu sont potentiellement des forces environnementales motrices ou restrictives. Il est indispensable de se baser sur un modèle de référence solide et complet afin de bien cerner la situation de l’équipe. Cette partie descriptive et analytique constitue la plus importante des étapes, puisque l’équipe est au centre de l’intervention. 3. LA FORMULATION DE LA STRATÉGIE ET LA PLANIFICATION DE L’INTERVENTION Cette étape permet d’orienter les actions de manière concrète et de structurer l’intervention. De plus, contrairement à une intervention purement intuitive, elle permet à l’intervenant de comprendre pourquoi chaque partie de l’intervention a fonctionné. Là est l’avantage d’une intervention professionnelle. C’est à partir des forces motrices et restrictives qui favorisent ou compromettent l’atteinte des objectifs préétablis qu’il est possible d’élaborer la stratégie et de planifier l’intervention. Cela permet : • De choisir les moyens d’action • D’identifier les acteurs • D’établir un plan d’action spécifique. Il s’agit donc d’établir un plan qui comporte une série d’activités déterminées en fonction des besoins cernés. La stratégie est décrite en détaillant les points névralgiques qui sous-tendent chacun des objectifs. Il reste alors à concevoir et à préparer les outils nécessaires à l’action et à l’évaluation des résultats qu’ils produiront. À cette étape, des jalons d’évaluation sont prévus afin de permettre des adaptations. La planification de l’intervention portant sur l’environnement de l’équipe vise à mettre en place les conditions nécessaires et à soutenir l’intervention auprès de l’équipe. Cela peut consister à revoir une structure de travail qui crée des obstacles au fonctionnement de l’équipe. La plupart des objectifs serviront à contrer les forces restrictives de l’équipe tout en tablant sur les forces motrices. Le choix des moyens d’action sera fondé sur les caractéristiques observées et l’histoire de l’équipe. 4. L’EXÉCUTION DE L’INTERVENTION Une fois la planification terminée, les membres de l’équipe nourrissent des attentes. Si elle demeure lettre morte, ils seront déçus et deviendront fort probablement sceptiques à l’égard de ce type d’intervention.

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Un bon diagnostic permet d’être efficace

La consolidation d’équipe peut prendre différentes formes.

La phase d’exécution est celle où l’on passe à l’action et où l’on applique ce qui est prévu dans la stratégie. Il est important d’associer étroitement les membres de l’équipe et leur supérieur immédiat à tout le processus. Il est aussi essentiel de demeurer vigilant au chapitre des changements importants qui pourraient survenir afin d’adapter l’intervention en conséquence. Une intervention de consolidation d’équipe n’est pas une recette, mais plutôt un processus sur mesure, à la fois structuré et flexible. Les interventions sur l’environnement de l’équipe pourront toucher les structures organisationnelles ; il pourra aussi s’agir d’activités de formation préalables ou encore de soutien à la gestion avant, pendant et après l’intervention, etc. La plupart des actions sont entreprises auprès de l’équipe et en collaboration avec celle-ci. Elles donneront lieu à des prises de conscience, au travail ciblant un aspect de l’équipe, à l’amélioration des modes de fonctionnement techniques ou relationnels, etc. Au cours de l’intervention, il est essentiel d’appliquer les jalons d’évaluation, c’est-à-dire des moyens permettant d’évaluer la progression vers les objectifs poursuivis. 5. L’ÉVALUATION DE L’INTERVENTION L’évaluation de l’intervention est nécessaire pour s’assurer de

son efficacité. Elle permet de mesurer l’atteinte des objectifs et des effets recherchés. L’évaluation se fait, comme le diagnostic, à l’aide d’outils choisis pour leur pertinence par rapport au contexte. À l’aide des critères établis, l’intervenant évalue le degré d’atteinte des objectifs. Cet exercice peut l’amener à découvrir les facteurs responsables des résultats moins satisfaisants et à adapter le diagnostic et les interventions en s’appuyant sur cette base. L’intervenant s’intéressera aux effets produits par l’équipe à l’intérieur même de son environnement, lesquels se reflètent notamment sur le message qu’envoient les acteurs externes à l’équipe. L’évaluation de l’intervention auprès de l’équipe portera habituellement sur : • L’atteinte des objectifs • Les comportements observables au sein de l’équipe • Le climat • La qualité des relations • Le fonctionnement • L’évolution • La performance, etc. En conclusion, une démarche bien cernée par un diagnostic solide, stratégiquement planifiée avec des objectifs clairs et réalistes, appliquée avec professionnalisme et évaluée avec rigueur, donc dans des conditions d’intervention optimales, produira des résultats efficaces et observables au sein de l’équipe. (Article paru sur le Web : Le coin de l’Expert, portail de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, 2007-2008. Reproduit avec l’autorisation de l’Ordre. Tous droits réservés.)

Fondatrice et directrice de Multi Aspects Groupe Inc., Louise Charette possède plus de vingt années d’expérience en gestion de missions de consultation au Québec et à l’international de différentes envergures. Ses champs d’intervention et de recherche portent principalement sur l’intervention auprès des équipes de travail, la consultation et le rôle-conseil en milieu organisationnel et la réorganisation du travail et la gestion du changement. On peut la joindre par courriel à louise.charette@multiaspects.com.

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LE LUXE N’A RIEN À VOIR AVEC L’ARGENT MAIS AVEC LES PETITES ATTENTIONS Les grands voyageurs d’affaires apprécient vraiment les petits bénéfices qu’ils reçoivent quand ils s’éloignent de chez eux plus de cent jours par année et qu’ils séjournent dans des douzaines d'hôtels. Quand on parcourt des dizaines de milliers de kilomètres en solitaire, ce sont vraiment les petites choses qui peuvent rendre le voyage supportable. Voici une courte liste de petits plus qu’accordent certains hôtels à leurs VIP pour s’assurer leur fidélité : • Réservation d’entraîneurs ou masseurs personnels et arrangement/confirmation de vols • Livraison à leur chambre de leur café favori • Repasser, presser et garder des vêtements pour des voyageurs fréquents afin qu’ils n’aient pas toujours à transporter tous leurs bagages avec eux • Garder dans une banque de données des renseignements sur les invités qui serviront à leur offrir quelques petits caprices : les fleurs qu’ils préfèrent, le nombre d'enfants qui voyagent avec eux, des oreillers personnalisés, des bouteilles de champagne ou de leur Scotch préféré.

PROFESSION À LA MODE Vous avez déjà entendu parler des postes de directeur général, directeur de banquets et même du concierge. Mais qu’en est-il de celui de directeur de la mode ? Après une recherche de deux ans, la chaine des hôtels-boutiques W a récemment engagé Amanda Ross comme directrice internationale de la mode afin de redorer son image de chaîne stylée ainsi que son profil dans le domaine lucratif de la mode. Dennis Basso et Elie Tahari ont fait partie de la clientèle de Madame Ross, qui a aussi été costumière-styliste pour le programme télé Lipstick Jungle. Elle sera en charge d’élaborer un plan stratégique global des hôtels W au niveau de la mode internationale, que ce soit en concluant des partenariats entre W et certains créateurs, en stimulant les relations entre la marque et les membres influents de la communauté de la mode ou en ajoutant certains collaborateurs à la collection exclusive Global Glam des boutiques de mode W. L'an dernier, les hôtels W ont choisi un directeur musical, Michaelangelo L’Acqua et ont exprimé le désir d’engager quelqu’un pour magnifier la marque W dans le monde de la mode. Sur le Web : www.whotels.com

LONELY PLANET PRODIGUE D’EXCELLENTS CONSEILS HÔTELIERS Lonely Planet offre de remarquables guides et une foule de renseignements sur les voyages. Voici quelques courts extraits 22

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des derniers conseils offerts dans The Lonely Planet’s Best Ever Travel Tips (vendu aux États-Unis pour 14,99 $US) : 1. Contactez l’hôtel directement. Oubliez les centrales de réservation. Peut-être n’obtiendrez-vous pas le meilleur taux, mais vous augmenterez vos chances d’obtenir une chambre supérieure. 2. Demandez des références au personnel de l’hôtel. Demandez au concierge ou au serveur quels sont leurs endroits de prédilection pour leurs sorties. Si vous aimez l’endroit où vous êtes, demandez au personnel des suggestions et savourez un moment rempli d’imprévus. 3. Concierges. Si vous utilisez les services de concierge d’un autre hôtel, assurez-vous de lui donner un pourboire, comme vous le feriez si vous étiez client de cet hôtel. 4. Montrez à votre chaîne d’hôtel que vous méritez un petit plus. Adhérez à des programmes de fidélisation et montrez votre carte. Il vaut mieux en choisir une seule, mais on a vu des personnes obtenir une meilleure chambre simplement en joignant un programme de fidélité sur place - le meilleur moment pour tenter votre chance est en arrivant à la réception. Si cela ne fonctionne pas, au moins vous aurez obtenu des points. 5. Surveillez les événements spéciaux. Lorsqu’une convention ou un grand événement a lieu, votre demande pour une chambre à bon prix risque de ne pas être entendue, car les hôtels sont d'habitude en surréservation pendant ces périodes. 6. Recherchez des hôtels-boutiques. Les nouveaux hôtels ou ceux qui étaient très à la mode il y a un an ou deux sont d’excellents choix. Les endroits qui ne sont pas encore tout à fait connus offrent des prix concurrentiels et les hôtels plus anciens ont moins d’achalandage, ce qui représente un atout lorsqu’on pense qualité-prix. 7. Trouvez une aubaine dans une maison privée. Louer une chambre dans une maison privée est une bonne option à considérer en voyage à travers le monde, notamment pour expérimenter la vie locale du lieu où vous vous trouvez. Parfois, les hôtes prospectent même leurs clients potentiels à la sortie du train ou de l’avion. Site Web : www.lonelyplanet.com

Réservations et résultats en hausse pour Expedia

Expedia Inc., la plus importante agence de voyage américaine en ligne, a enregistré des profits nets trimestriels bien au-delà des prévisions, soit 26 % de plus en réservations de voyage. Ses actions ont chuté de 4,36 % sur le Nasdaq, dans un climat d’inquiétude toutefois, en raison de la nouvelle politique de dividende d’Expedia indiquant un ralentissement des perspectives de croissance. L���an dernier, les agences de voyage en ligne ont réduit radicalement leurs frais et ont offert des incitatifs à l’achat pour contrer la récession économique et le recul de la demande dans l’industrie du voyage.


Le leadership, la confiance, le contrôle et… l’humour

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L’humour au travail, un secret derrière de nombreux succès

PAR MIKE AUCTOR a confiance que manifestent les leaders influents n’est pas hypocrite, mais démontre plutôt un réel contrôle d'une situation. En croyant en leurs propres capacités et aux compétences de leurs collaborateurs, il n’existe pas chez eux de complaisance ou d'optimisme irréaliste. Les leaders efficaces ne se cachent pas derrière des comités, des conseillers ou des notes de service pour éviter les critiques. Ils agissent de façon décisive et prennent la responsabilité de leurs actes. En faisant preuve de confiance et en l’instruisant aux autres, l'humour devient inestimable. Un mot d’esprit placé avec humour au bon moment. Ces mêmes leaders ne se contentent pas de maintenir les choses comme elles sont depuis toujours - ils saisissent et créent des opportunités. Surtout de nos jours, ils ne voient pas le changement comme une menace mais comme la norme. À l’encontre de la philosophie du « Pas besoin de réparer ce qui n'est pas cassé », ils sont sans cesse en quête de façons d'améliorer les choses. Les leaders ne se bornent pas l’esprit : ils peuvent facilement jongler avec diverses possibilités en même temps... Ils ont de l'imagination, qui représente une part importante de leur vision. L’humour est lié à l'imagination, à l'ouverture à la nouveauté et la flexibilité mentale. Une personne dotée d’un bon sens de l'humour voit quelque chose non seulement comme elle est, mais aussi comme la convergence de nombreuses éventualités. Lorsque les leaders exercent leur sens de l'humour, ils cultivent non seulement leur propre souplesse d'esprit, mais font ressortir celle des autres. L’humour est une forme de jeu. Le fait de cultiver notre sens

de l’humour contribue à rendre notre vie plus légère. Quand nous jouons, nous le faisons parce que nous le voulons, sans quelconque obligation. De ce fait, il ne s’agit plus d’une tâche qui doit être accomplie. Parce qu'une tâche exige des résultats, elle est orientée vers l'avenir ; le jeu, en revanche, est orienté vers le présent. Nous tirons satisfaction de l'activité elle-même au moment où elle se déroule.

En parlant de ça, qui devait le faire ?

C'est en fait l'histoire de quatre personnes nommées tout le monde, quelqu’un, n’importe qui et personne. Il y avait un travail important à faire et tout le monde était sûr que quelqu'un le ferait. N’importe qui aurait pu le faire, mais personne ne l’a fait. Quelqu’un s’est fâché à ce sujet, parce que c’était le travail de tout le monde. Tout le monde pensait que n’importe qui pouvait le faire, mais personne ne s’est rendu compte que tout le monde ne le ferait pas. La fin de l’histoire est que tout le monde a blâmé quelqu’un alors que personne n’a fait ce que n’importe qui aurait pu faire. Dans les mois qui viennent, nous demanderons aux planificateurs de partager certaines de leurs idées ou leurs façons de s’amuser et rire au travail. Partagez vos histoires avec nous !

EN CE MONDE N’A DU PLAISIR QUI NE S’EN DONNE. J E A N P ASSERAT

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Vous voulez rire ? PAR LINDA LECLERC

maginez un moment la situation suivante : vous êtes quelque part… Disons que vous êtes seul dans une pièce ou dans un « cubicule », et que vous entendez tout à coup une personne dans la pièce d’à côté s’esclaffer d’un grand éclat de rire et qui rit de bon cœur pendant plusieurs minutes.

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QUE VA-T-IL SE PRODUIRE SELON VOUS ? Vous allez vous détendre car du simple fait d’entendre le son du rire de cette personne, vous ressentirez un certain bien-être. Vous sourirez et vous aurez même envie de rire. Alors allez-y ! Riez vous aussi ! C’est bon pour vous ! Nous avons tous plus ou moins expérimenté cette situation d’avoir été pris en flagrant délit de sourire du simple fait d’entendre une autre personne rire. Les producteurs d’émissions télévisées ont compris le principe il y a bien longtemps en ajoutant des « rires en canne » aux comédies et autres séries télévisées. Entendre rire nous incite à rire. Le rire des autres nous fait rire ! Pouvons-nous rester longtemps impassible au son joyeux du rire de bon cœur et sans retenue d’un enfant ? Le rire contagieux de Doug Collins, de Jacques Languirand ou du collègue qui a un

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rire bizarre et exubérant, nous font invariablement rire aussi, sans même les voir pour rire avec eux ! En les entendant seulement, nous nous esclaffons aussi ! Le rire est communicatif c’est certain. Et quand on rit, on se sent mieux. Pourtant, l’on rit de moins en moins... C’est suite à cette constatation qu’un médecin en Inde, le Dr. Madan Kataria, a imaginé une forme d’exercices pour ajouter du rire dans nos vies : le yoga du rire. Le yoga du rire consiste en une combinaison d’étirements, de respirations et d’exercices qui font travailler les muscles engagés dans l’action du rire. Nul besoin d’entendre une bonne blague pour engager le corps en ce sens. Le rire est provoqué mécaniquement par l’activation des muscles faciaux et abdominaux, mettant à contribution le système cardio-respiratoire et produisant ainsi un « massage » des organes internes. Résultat ? Une sécrétion d’endorphine – l’hormone du plaisir – qui génère à son tour l’émotion du rire. L’action entraîne l’émotion. Faites ce petit test très simple. Commencez par sourire. Sentezvous une différence dans votre état d’esprit ? À présent, riez un petit peu, même si vous faites semblant, faites-le pendant une minute. Comment vous sentez-vous ?

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Rire pour combattre le stress C’est instantané, ça « pétille ». Le cœur devient plus léger ! Même s’il est simulé au départ, votre rire finira par être naturel. Vos muscles de rire seront réchauffés et vous contaminerez les gens autour de vous. Rire est vraiment le meilleur outil pour combattre le stress, se remonter le moral, être plus créatif et productif, améliorer le climat et l’ambiance. Essayez, vous verrez ! Voici 10 petites astuces simples et faciles pour mettre en pratique de bonnes habitudes de rire au travail. • Commencez votre journée en riant – Souriez ! • Vous êtes seul(e) dans l’ascenseur ? Profitez-en pour rire ! • Placez-vous devant le miroir et faites le « rire de soi » (les pouces vers vous, riez de vos bons coups et de vos réussites mais aussi de vos erreurs !) • Riez silencieusement devant l'ordinateur – vous ne dérangerez personne et vous serez rapidement énergisé. • Prenez un rendez-vous de rire avec un(e) collègue et riez ensemble pendant quelques instants. • Ajoutez un point « rire et humour » à l’ordre du jour de vos réunions. • Installez un babillard d’humour dans vos bureaux. • Multipliez les occasions de rire ensemble ! • Organisez des concours comiques (la meilleure blague, le rire le plus contagieux, le chapeau le plus drôle, la photo d’enfant la moins ressemblante, l’ajout le plus drôle au babillard…),

des rencontres rigolotes, planifiez des journées thématiques. • Osez rire et ne craignez pas tant de ne pas être pris au sérieux ! À la maison, constituez une banque de DVD comiques, riez sous la douche, jouez avec vos enfants ou avec votre animal de compagnie, faites vos corvées en riant, lisez des bandes dessinées, regardez des émissions télé qui vous amusent, répertoriez des sites web de blagues, d’humoristes ou de vidéos comiques, fréquentez des gens qui vous font rire, et SOURIEZ PLUS ! Les adeptes du yoga du rire affirment qu’on ne rit pas parce qu’on est heureux mais on le devient parce qu’on rit plus. On n’a pas besoin d’une raison pour rire, on n’a qu’à décider de rire pour pouvoir le faire. On n’a pas besoin d’avoir le sens de l’humour pour rire mais plus on rit, plus notre sens de l’humour se développe ! « Ne craignons pas de rencontrer le bonheur. C’est seulement un bon moment à passer » « Je n’ai jamais vu quelqu’un mourir de rire, mais je connais des millions de personnes qui se meurent de ne pas assez rire. » Dr. Madan Kataria

Linda Leclerc, récipiendaire des « Laughter Ambassador Award » 2006 et 2009, est professeur agréé de yoga du rire et fondatrice de l’École du Yoga du Rire. On peut la joindre par courriel à info@yogadurire.com ou consulter le site Web www.yogadurire.com.

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CONCOURS DU MOIS : JUSQU’OÙ ÊTES-VOUS ALLÉ(E) POUR Y ARRIVER ? Le mois dernier, Le Planificateur vous demandait quelles limites vous aviez repoussées pour que votre événement soit un succès ? Tous les participants à ce concours commandité par Porter Airlines ont couru la chance de gagner 2 billets d’avion aller-retour valides vers toutes destinations desservies par Porter, d’une valeur de 2 500$.

ET LA GAGNANTE EST : MARTINE ROBILLARD, AGROPUR, DIVISION NATREL Parmi les initiatives les plus invraisemblables que les planificateurs sont parfois amenés à prendre pour réaliser leurs objectifs, voici quelques réponses que nous avons reçues. Je me souviendrais toujours du jour où j’étais responsable d’un groupe VIP de 125 personnes. À 30 minutes d’avis, un représentant du groupe me demande de faire un « display » de Popcorn pour la pause-café. La cuisine de l’établissement n’avait pas de popcorn en stock et aucun contenant pour faire des portions individuelles. Comme notre événement se tenait au centre-ville, j’ai sauté dans un taxi, je suis allée au cinéma le plus près, j’ai acheté l’équivalent de 125 petites portions de popcorn que le préposé au comptoir du cinéma a mis dans d’énormes sacs verts propres (!). J’ai donc payé l’équivalent de 125 petites portions et suis revenue avec 2 gros sacs verts remplis de popcorn ainsi que 125 contenants de cartons. Il m’a suffi de remplir chacun d’eux et de préparer un « display ». J’ai eu de l’aide ! C’était MISSION ACCOMPLIE et tous les participants étaient ravis !

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J’ai été très chanceuse puisque lorsque je suis arrivée au cinéma, les représentations-cinéma du début de l’après-midi venaient de commencer, donc le comptoir n’était pas très occupé ! Maryse Tardif - Adjointe senior, Division produits grand public, L’Oréal C'était à l'automne 2008. J'en étais à mes derniers préparatifs en vue de notre congrès annuel qui se tenait au MontTremblant. J'avais été avertie qu'il y aurait une coupure d'électricité d'environ 4 heures le lendemain sur toute la montagne. Pas le choix, c'est Hydro-Québec qui en avait décidé ainsi ; nous devions donc vivre avec. Mais, ce n'était pas très grave car c'était pendant la journée du montage des salles et de notre installation soit la veille du début de notre congrès. Je m'apprêtais à quitter le bureau lorsque le responsable de l'hôtel me téléphona pour m'aviser que finalement la coupure d'électricité se ferait le jour même du début du congrès. Oh là là ! Pas mal moins rigolo. Alors, le jour J arriva. Tous les participants s'étaient vu remettre un bâton fluorescent à utiliser dans leur chambre car à compter du 6 h du matin, plus d'électricité dans tout l'hôtel. Les gens ont fait preuve d'une ingéniosité incroyable ; plusieurs ont pris leur douche sous l'éclairage de leur BlackBerry ! Nous avions deux salles avec des installations audio-visuelles ainsi que l'enregistrement des 175 participants ! Nous étions branchés sur les génératrices de l'hôtel pour l'alimentation en électricité dans les salles. Moi, à la table d'accueil, ma liste de participants imprimée en 12 points était complètement illisible ! J'ai trouvé un représentant de l'hôtel dont l'ordinateur et l'imprimante étaient branchés sur une génératrice afin d'imprimer ma liste en 40 points pour être en mesure de voir quelque chose. Le congrès a débuté et j'ai croisé les doigts ! Tout a fonctionné comme sur des roulettes !

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Christiane Lavallée, Coordonnatrice aux événements, TMX | Bourse de Montréal Je retourne dans le temps et je me souviens très bien que je devais organiser un voyage-croisière dans les Bahamas pour le Conseil d'administration de l’endroit où je travaillais antérieurement. Le voyage de Montréal à Miami ne devait prendre plus que le temps normal et nous étions sensés arriver à temps sur le quai d'embarquement pour notre bateau de croisière. Naturellement, ce qui devait arriver s'est produit, notre vol a eu du retard à son arrivée. J'ai dû laisser tous mes bagages et outils de travail pour la réunion au soin de mes collègues, je me suis précipitée dans un taxi et me suis rendue au quai pour m'assurer que nous pourrions embarquer sur le bateau de croisière. Une fois à destination, j'ai dû pousser un peu de gens en leur expliquant la situation, nul besoin de dire que certaines personnes n'étaient pas très obligeantes. Après plusieurs minutes de négociation avec les membres de l'équipage, j'ai réussi à parler avec le capitaine qui a été d'une extrême gentillesse et qui a accepté d'attendre mes collègues, huit au total. Naturellement, je croyais que tout se terminerait bien, mais non, les taxis ont eu du retard à cause de la circulation lente. Dieu merci, je n'ai pas eu encore une fois à avoir recours au capitaine et ai réglé le tout avec un membre de l'équipage. Nous avons tous eu un soupir de soulagement. Martine Robillard, Adjointe de direction, Agropur, Division Natrel Dans le domaine de la coordination d'événements, on doit constamment être en « mode solution ». La pression et la volonté que tout se passe bien peut s'apparenter à faire de la télé en direct ou à sauter en parachute. Depuis le début de


CONCOURS DU MOIS... ma carrière, j'ai du trouver des solutions imaginatives pour toutes sortes d'embuches. Voici celle qui semble la plus invraisemblable : lors de l'édition 2009 de lévénement Nuit Blanche sur Tableau Noir, nous voulions exploiter un nouveau site d'activité. Qui dit nouveau, dit inconnu. Après plusieurs visites de ce site, nous nous sommes rendu compte qu'il n'offrait aucune alimentation électrique. Nos besoins en électricité étaient assez importants ; nous allions y implanter une scène musicale (avec éclairage et sonorisation) pour une durée de 4 jours. L'équipe et moi s'étions entendues sur le fait que nous ne voulions pas de génératrice bruyante et puante. De plus la ville de Montréal ainsi que l'arrondissement du Plateau Mont-Royal ne pouvaient pas nous aider car ce site était un site privé. Lors d'une réunion de planification, la solution suivante m'est venue à l'esprit : pourquoi ne pas demander aux gens qui habitent juste à côté de ce site, c'est-àdire les voisins ? Peut-être seraient-ils enclins à nous fournir de l'électricité ? Nous allions évidemment rembourser la facture de ce résident. J'ai rédigé une lettre de demande bilingue, dans laquelle je n'ai pas trop révélé d'informations, que j'ai déposée chez 4 voisins. Je voulais susciter leur curiosité et les motiver à me contacter. J'ai ensuite fait des recherches afin de tenter d'obtenir le nom et le numéro de téléphone de ces voisins. Entre temps, l'une d'entre eux m'a appelée au bureau. Non seulement elle était encline à nous aider, elle était la voisine la mieux située ! Elle m'a même avoué qu'elle avait déménagé à Montréal à cause de sa vie culturelle pétillante et que le fait de participer à la réussite d'un événement lui plaisait au plus haut point. Je me suis donc rendue chez elle avec un électricien qui a vérifié « ses choses d'électricien ». Le seul point qui semblait vouer ma solution à l'échec était qu'il fallait absolument que nous ayons accès à sa cour arrière, ainsi qu'à son appartement, pour la durée du montage, de l'événement et du démontage, au cas où il y aurait une surcharge et/ou un risque d'incendie. À ma grande surprise, cet aspect de ma demande n'a pas du tout fait changer d'idée cette charmante voisine. À l'extérieur du pays pendant ces dates, elle m’a fait assez confiance pour me prêter ses clés. Nous avons donc pu exploiter ce nouveau site qui fut, par ailleurs, une grande réussite grâce à l’implication de cette voisine hors du commun. Dès qu'elle a reçu sa facture d'électricité, nous lui avons remboursé en plus de lui avoir fait quelques petits cadeaux. Annie Brissette, Coordonnatrice de la logistique, ODACE Évènements

à des jeux variés : des questions de culture générale, quiz, jeux de hasard, d’adresse et jeux loufoques, des points étaient additionnés pour déterminer l’équipe gagnante. L’invitation n’a pas levée À quelques semaines de la joute, certaines des entreprises sollicitées accordèrent des commandites pour 7 équipes mais pas de joueurs. Les administrateurs de notre organisme me conseillèrent d’annuler le tout puisque peu de membres étaient inscrits. Ma devise étant de ne jamais baisser les bras, je me suis tournée vers ma famille pour recruter des participants. Finalement, la veille de la joute, une équipe m’a laissée tomber. C’est sur place à l’arrivée des invités que j’ai sollicité 4 volontaires pour compléter cette équipe. Ils se nommèrent Fortune. Ça vaut la peine d’aller jusqu’au bout Une artiste était porte-parole de l’événement. Lors de la présentation de chacune des équipes, quand arriva le tour de présenter Fortune, j’ai alors mentionné que cette équipe avait été montée tout de go avant la joute et qu’elle n’avait pas de commanditaire. Sur le champ, notre artiste invitée a déclaré qu’elle serait la commanditaire de l’équipe et sortit son carnet de chèque. Quelle belle surprise inattendue ! Et vous savez quoi ? L’Équipe gagnante de cette belle joute fut celle de Fortune ! Ginette Bélisle, Directrice générale, Association de spina-bifida et d'hydrocéphalie du Québec •••

NOUS

REMERCIONS

PORTER AIRLINES

DE LEUR GÉNÉREUSE COLLABORATION

À 4 On s’éclate Inspirée de l’émission de télévision L’Union fait la force, j’organisais, pour une 2e fois lors d’une levée de fonds, une joute corporative intitulée À 4 On S’Éclate. Je devais regrouper 8 équipes composées de 4 joueurs et de supporteurs. En plus, les 4 plateformes de jeux étaient conduites de 4 animateurs, 8 arbitres et des bénévoles. Par groupe de deux équipes, s’affrontant

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Sudoku

Commandité par La Taverne Magnan

D’origine japonaise, chaque case doit contenir un chiffre de 1 à 9 de façon à n’utiliser chaque chiffre qu’une fois par ligne, colonne et grille.

Nouvelle résidence pour Porter

La compagnie aérienne Porter Airlines vient de débourser 50 millions de dollars américains pour une nouvelle résidence à l’Aéroport Billy Bishop de Toronto – et attend 1,3 million d’invités. L’audacieuse entreprise canadienne a inauguré sa nouvelle aérogare offrant des services de pointe aux passagers. La première des deux phases du terminal comprend de grands salon et salle d’attente, une zone d’enregistrement spacieuse et des locaux pour bureaux. L’achèvement de l’installation, y compris dix portes pontées d’embarquement conduisant à l’aéronef et deux salles d’attente, est prévu pour l’automne 2010. Les nouveaux salons-salles d’attente tripleront la capacité actuelle. Des commodités Porter y seront offertes gratuitement, entre autres un centre d’affaires, le Wi-Fi, des boissons et collations. Porter est locataire de City Centre Terminal Corp. qui exploite l’installation de 150 000 pieds carrés. Sur le Web : wwwflyporter.com

L’aéroport d’Halifax en tête

Niveau facile

Réponse à la page 30.

L’Aéroport international d’Halifax Stanfield est le meilleur aéroport international de sa catégorie (moins de cinq millions de passagers par année), au niveau de la satisfaction globale des voyageurs selon un sondage du Conseil international des aéroports (Airports Council International) réalisé auprès de passagers. Stanfield se révèle le meilleur de sa catégorie pour la septième année consécutive. Ottawa figurait aussi parmi les 5 meilleurs de cette catégorie. Le meilleur aéroport de 5 à 15 millions de passagers était Hyderabad, en Inde ; 15 à 25 millions, Baltimore/Washington ; 25 à 40 millions, Incheon, en Corée du Sud ; et plus de 40 millions, Hong Kong. Selon le Conseil, plus de 130 aéroports des quatre coins de la planète ont participé au sondage. Sur le Web : www.hiaa.ca

Animaux domestiques au coeur du débat

Niveau moyen

Réponse à la page 30.

SUDOKU SUR LE WEB : www.websudoku.com www.sudoweb.com www.dailysudoku.com www.sudokupuzz.com

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Une décision de mieux accommoder les voyageurs handicapés a été prise suite à trois plaintes déposées à l’Office des transports du Canada par des personnes souffrant de handicaps : en effet, les politiques d’Air Canada et de WestJet – permettant des chats en cabine – portent atteinte à leur possibilité de voyager en avion. De nouvelles « accommodations appropriées » pour les passagers allergiques devraient entrer en vigueur. Un plaignant, le Dr. David Spence, London (Ontario), soutenait que l’on pouvait mourir d’une crise d’asthme et que les chats ne devraient pas être admis à bord des avions, un avis appuyé par le Journal de l’Association médicale canadienne qui a récemment publié un éditorial virulent sur le sujet. Toutes les compagnies aériennes sont tenues par la loi fédérale de laisser les animaux d’assistance, comme les chiens-guides, voyager en cabine. Contrairement aux animaux de compagnie usuels, comme un chat. Air Canada et WestJet permettent jusqu’à quatre chiens de petit gabarit, chats, oiseaux ou lapins dans les cabines passagers. Sur le Web : www.otc-cta.gc.ca


Forcer une vente sur un salon professionnel n’a pas sa place PAR BARRY SISKIND encontrer des vendeurs persistants dérange sérieusement les visiteurs de salons professionnels. En effet, la dernière personne que l’on veut rencontrer sur ces lieux est un représentant qui ne prend pas le temps de comprendre la situation du visiteur avant de l’envahir d’information dont il n’a que faire. C’est ce qu’on appelle le discours de vente. Pensez au temps où vous étiez un client, lorsque vous étiez à la recherche soit d’une nouvelle voiture, un manteau d'hiver ou un restaurant, peu importe. Maintenant, imaginez que vous ayez posé quelques questions à la personne qui vous servait, qu’elle a interprétées comme un signal pour vous exposer tout ce qu’elle vendait. Quelle aurait été votre réaction ? Je suppose que même en ayant toléré ce discours, vous pensiez probablement aux façons d’en finir avec ce dernier. Ai-je raison ? Les visiteurs d'un salon professionnel ressentent exactement la même chose. Et leur façon de se protéger des vendeurs trop persistants est d’éviter tout contact visuel. Des études ont montré que 95 % des visiteurs de salons évitent ce contact. Peut-on leur en vouloir ? La solution réside dans un changement d'attitude. Quand vous préparez votre personnel à un salon ou un événement, aidez-les à changer leur approche, à troquer leur personnage de représentant des ventes contre celui d’un hôte, un rôle plus amical qui fait oublier le concept de la vente pure. Le personnage de l'hôte est souvent joué en société. Voici un exemple : supposons un instant que vous et votre famille avez emménagé dans une nouvelle maison. Les camions de déménagement sont partis depuis longtemps, vos boîtes sont déballées et

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tout a été bien rangé. Ce fut une expérience épuisante. Maintenant, vous et votre partenaire, installés dans votre canapé, réalisez que même si votre nouvelle maison vous plaît, vous demeurez des étrangers pour le voisinage. Afin d’y remédier, vous décidez de recevoir vos voisins le dimanche suivant entre 14 h et 16 h. Vous préparez un carton d’invitation que vous déposez dans les boîtes aux lettres des maisons avoisinantes. Il est maintenant 14 h, dimanche et votre maison est impeccable. Votre porte d'entrée est ouverte et les premiers voisins arrivent. Que faites-vous ? Plusieurs choix se présentent à vous : • Vous restez au salon à regarder la télévision • Vous continuez à lire le journal dans votre canapé • Vous les accueillez et leur parlez de vous Ou encore, • Vous entamez la conversation et les écoutez parler du quartier et des voisins avec un réel intérêt. La dernière suggestion est celle qui s’adapte le mieux au rôle d'hôte. C’est celui que l’on devrait jouer lorsqu’on tient un kiosque. Ce dernier servira d’établissement commercial durant les quelques jours du salon. Au lieu d'essayer de vendre des produits et des services aux passants, accueillez-les simplement et essayez de découvrir leurs besoins. La bonne approche fera la différence entre le succès et l'échec de votre projet d'exposition.

Barry Siskind est président de l’International Training and Management Company et auteur de plusieurs livres. Visitez son site Web : www.siskindtraining.com.

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QUESTION QUIZ DU MOIS Droits d’auteur : Êtes-vous à la hauteur ?

Le droit d’auteur est reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’Homme ? VRAI OU FAUX ?

RÉPONSE : VRAI. L’article 27-2 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme stipule que : « Chacun a droit à la protection de ses intérêts moraux et matériels résultant de toute création scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur. »

Pour toute question sur les droits d’auteur et les droits de reproduction, n’hésitez pas à contactez Copibec, société de gestion collective des droits de reproduction, l’unique en matière de publications imprimées au Québec : info@copibec.qc.ca / www.copibec.qc.ca.

Le 2 avril 2010 – Vendredi saint

Le 5 avril 2010 - Lundi de Pâques

Le 15 avril 2010 MPI Montréal Journée de l’industrie canadienne des réunions et des congrès, Delta Centre-Ville, Montréal, Qué. Contact : www.mpimontreal.com

3, 7, 10, 14 et 17 mai 2010 L’Académie de formation en événements Formations d’un jour, (Logistique de congrès, L’organisation de réceptions, L’organisation d’assemblée annuelle, L’organisation de concours et gala d’excellence, La commandite événementielle), Montréal, Qué. (D’autres dates aussi disponibles à Québec, Qué.) Contact : www.formation-événements.com Du 25 au 27 mai 2010 IMEX 10 Worldwide exhibition for incentive travel, meetings & events Francfort, Allemagne Contact : www.imex-frankfurt.com

Du 24 au 27 juillet 2010 MPI World Education Congress, Vancouver, B.C. Contact : www.mpiweb.org

Du 5 au 7 août 2010 ISES Eventworld 2010 Baltimore Marrriott Waterfront Hotel, Maryland. Contact : www.ises.com

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