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Cahier N°5 éxercices d’écritures et d ’ improvisation

Animatrice : Dominique Pellegrin . Participants : Béatrice Roux . Laetitia Barth . Maaï Youssef . Marina Salomé . Armelle Verrips .


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L’écrivain peut truer : tuer, et truander.

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Dominique Pellegrin

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1. Ecrivez une berceuse pour fillette.

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Laetitia Barth Sous les étoiles, le chant des lucioles nacrées Sur tes paupières, le souffle des anges appliqués Et sur tes rêves, mon cœur à jamais envoûté Dors Séraphine, ferme les yeux sur ta journée A ton réveil des fleurs nouvelles auront poussé Il y aura au ciel des nuages saupoudrés Au loin dans les montagnes, nos murmures embrassés Là-haut dans les cabanes, tes aventures volées Et sur tes rêves, mes bras immenses pour protéger Dors Séraphine, la nuit veille tes songes envolés A ton réveil le jardin sera décoré De mille rondes, de rubans mauves pour faire claquer Le ciel serein, la danse des espoirs contentés

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Marina Salomé Danse, danse mon enfant, car la vie est trop courte Croque, croque ces instants de solitude, à la bonne heure Reste éveillée et regarde Regarde la nuit Regarde le bruit qu’elle fait lovée contre le silence Chante, chante ma jolie car la vie est trop dense Fuis, fuis le droit chemin, le chemin droit tout tracé. Ne te laisse pas apprivoiser, Joue, écoute, les yeux rieurs Emerveille-toi, de jour comme de nuit Fais ce qu’il te plait, « laisse aboyer les chiens » Danse, danse mon enfant car la vie est trop courte pour dormir

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dMaaï Youssef J’ai oublié. J’ai oublié ma douce les berceuses, pour petite, pour grande ou moyenne fille. J’ai oublié ma douce, j’ai oublié toutes les berceuses.  Oublié les contes en nuages, les récits féeriques.  Mais je me suis souvenue, pour toi, douce parmi les douces, le remède aux cauchemars. Ne baisse jamais tes paupières sur une idée noire, ferme les sur une histoire qui finit bien.  Qu’elle te paraisse rieuse, moqueuse, arnaqueuse, pas bien sérieuse, accroche toi à cette idée, à la légende de tes nuits, Et sommeille, sur le nacre des illusions.

x Béatrice Roux « Dors. La nuit est une houillère noyée d’eau noire. La nuit est un cimetière rempli d’espoir. Laisses-y» les joies de ton jour, laisse tes tristesses, tes croyances déçues, tes espoirs déchus et le poids du monde. Pose ta tête sur l’épaule du temps, laisse toi glisser. Une nuit pour s’endormir à la Grande valse. Une nuit d’eau sombre pour baigner ton front blanc. Une nuit pour déployer tes rêves d’enfant. Ferme tes yeux d’argile, tout est là, entre tes draps, entre tes doigts, immobile comme une lune. Le grand calme, enfin. Et après l’océan noir, peut-être l’aube accouchera d’un monde. Nouveau. Peut-être le soleil vermeil réveillera une journée, merveille. Dans la houillère noyée d’eau noire, miracle et louange, un printemps se prépare. Dans la houillère noyée d’eau noire, je glisse doucement pour fleurir au matin, nénuphar.

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2. Ecrivez un texte en commençant avec les deux premières phrases du poème de Jim Harrisson.

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Laetitia Barth

« Avant ma naissance j’étais de l’eau J’y pensais, assis sur une chaise » J’y pensais, rassemblé J’y pensais sur tes lèvres Et je touchais mon front mes pieds mes cuisses ou mes paupières, pour y croire je touchais le bout de mes ongles Avant ma naissance j’étais sans eau J’y pensais sans pudeur J’y pensais en corsages Car je n’attendais pas tes mains au bord du coeur Je n’attendais pas tes yeux pour sécher le désert souffler les poussières et le sang ramener le débordement aux pupilles alertes Animales Avant ma naissance j’étais îlot J’y pensais couchée dans mon lit J’y pensais insulaire A dérive discrète tu as pris mon pied ma jambe ma taille et mes épaules tu as pris les miettes et les bois flottants tu as pris les béquilles Tu as dit, il est temps

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s Marina Salomé Avant ma naissance j’étais de l’eau J’y pensais, assis sur une chaise Liquéfié. J’étais littéralement liquéfié. Ma mère le savait, le sentait, j’étais son enfant d’eau, j’étais son petit, fait d’eau. Rien d’étonnant à cela, car ma mère était elle-même, avant sa propre naissance, de l’eau, tout comme sa mère, et sa grandmère, et ainsi de suite. Liquéfiés, c’est ce que nous sommes. Liquéfiés, c’est ce que mes enfants seront avant leur naissance. Un flot, un torrent, une flaque, l’eau, dans le ventre, l’eau, la poche, dans le ventre, Naissance.

dMaaï Youssef Avant ma naissance j’étais de l’eau. J’y pensais assis sur une chaise. J’étais cette eau sans vie qui glisse le long des corps, Cette eau brûlante, suave, et pourtant pleine d’un chlore stérile. J’étais cette eau, à la fois délicieuse et sans saveur, anesthésiée. Mais qui se plonge dans l’autre pour le raviver, dévale ses courbes et le ramène.  Avant ma naissance, j’étais de l’eau, une eau porteuse de vie. Je m’offrais à d’autres, les gorger de fureur, de rêves et de bruit. Et quand j’y pensais, assis sur une chaise, sombrant dans l’évidence de ma propre négation, 

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Ma négation en transparence, Je rêvais. Je voulais à mon tour revivre et naître, sentir désir et éveil s’infiltrer en moi. Je me rêvais perdu dans l’océan d’un autre.  J’aurais voulu moi, être enveloppé par le jet d’une douche froide, glaciale, qui m’aurait confronté, A la mort liquide d’avant cette nouvelle vie, d’avant ma renaissance et ma conscience.  Avant ma naissance au monde, à celui des vies qui vivent, loin du sommeil de l’oubli, J’étais de l’eau. J’y pensais assis sur une chaise.  Je baignais dans ma propre indifférence.

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Armelle Verrips Avant ma naissance, j’étais de l’eau. J’y pensai assis sur une chaise. Mon amoureux est venu, il m’a demandé : « pourquoi toi ? ». Je lui ai répondu : « parce que »… Il n’a pas compris alors il s’est allongé sur la plage. Un oiseau grand comme un avion nous a survolé. J’ai compris que c’était un signe. Je me suis déshabillée. Mon amoureux dormait sous le parasol à pois violets. Sous son poids, j’ai creusé un trou dans lequel, il s’est lentement enfoncé. La girafe du désert a jeté un coup d’œil. Mes amies, les tortues, emmenaient leurs enfants à la mer. Et moi, j’ai attendu que la mer remplisse le trou, pour plonger dans notre retour aquatique.

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3. Ecrivez un texte en partant de la citation proposée, autour du personnage dont les caractéristiques sont : se prénomme Zeinab, porte la burqa, se lève du mauvais pied, étudiante en théologie, aime manger de la confiture de framboises et se lécher les doigts après, à 15 ans elle était la reine du hula- hoop, est amoureuse d’une fille qui vit en suède, enceinte.

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Laetitia Barth

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« Quand on se réveille à 7:00 du matin, on ne pense pas à... » l’appeler Zeinab. Zeinab, ça sonne fromagers et rivières, ça vous rappelle grandpère sur le mékong et ces photos de lui, fusil en mains talon sur un tigre encore frais. A cette heure-là, on pense Corinne ou bien Sabine. Il faut du sûr, on revoit l’oncle Félix plonger dans sa bisque à l’évocation de Victoire. Mes mes enfants, vous imaginez si elle rate son BEPC... Avec Victoire, vous la condamnez avant terme ! Quand on se réveille à 7:00 du matin, on raye de la liste Zeinab. La collègue Rose, elle est bien bonne mais sa morveuse, la petite Nabila, elle a poussé comme un cliché. 15 ans, enceinte. 16 ans, burka. Non, être Nabila le matin, ça paraît un peu loin. On rêve d’Estelle, ses joues dodues son air pincé lorsqu’elle éteindra la télé et dira : «  Il est tard, papa, tu travailles demain ». Estelle à 7:00 du matin, est-ce qu’elle rencontre Zeinab ? De reine du hula-hoop étudiante en théologie, Oncle Félix, finissez votre bisque et cessez vos caricatures. A cette heure-là, on peut encore choisir. Ce qu’elle fera, ce qu’elle sera, simplement la nommer. Avec le temps, à 7:00 du matin, on se dit qu’elle donnera un sens à son prénom. Elle sera reine du monde ou gouteuse de confitures. Tant qu’elle n’est pas amoureuse d’une suédoise, murmure Oncle Félix, le nez dans sa bavette. C’est pas les lesbiennes, mais moi, j’aime pas le froid.

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s Marina Salomé Quand on se réveille à 3h du matin, on ne pense pas à travailler son accent belge. Non. Quand on se réveille à 3h du matin, on est forcément de mauvaise humeur. Dès qu’on se réveille, on se demande tout de suite s’il est trop tard ou trop tôt. On se demande si l’on va parvenir à se rendormir, à rattraper le coche, à ne plus perdre le temps que, justement, l’on perd à se demander si l’on va parvenir à se rendormir. Quand je me réveille à 3h du matin, et que je décide que le temps n’est pas perdu, je le retrouve et je le suspens, sur la corde à linge de mon jardin. Le temps une fois suspendu, je ne pense plus à rien. Je m’assied sur l’herbe, un peu humide de la nuit ou du presque matin, je regarde la lune, je sais qu’à cet instant tout est possible. Souvent, elle me rejoint, quelques temps après avoir constaté mon absence au fin fond des draps. Du coup, on regarde la lune ensemble.

dMaaï Youssef Quand on se réveille à 3h du matin, on ne pense pas. On ne pense pas à la chambre froide dans laquelle on est, perdue au milieu des montagnes hurlantes de silence,  perdue au milieu du Pakistan.  A 3h du matin, on ne pense pas au corps bouillant, et lourd, et suant qui agrippe dans son sommeil nos seins, nos fesses, notre résistance.  On a oublié son souffle court, sa bouche ouverte sur le néant des mouches, qui gravitent autour de la bave pâteuse. Quand on se réveille à 3h du matin, dans le corps vif et tourbillonnant d’une reine du cerceau arc-enciel, on ne pense pas à l’odeur grasse et épaisse de celui qui fut l’incarnation du salut, le mari de la rédemption.

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A 3h du matin, là, sur la paillasse dure qui devait anéantir les rêves, on confond son ventre rond d’une nouvelle vie, aux courbes de l’horizon et de la lune. Alors il est loin, le paysage quadrillé de l’exil de Zeinab vers une autre moralité. Au creux de cette nuit, Zeinab n’a pas pensé à se lever du mauvais pied, elle n’a pas eu le temps de renouer avec la colère quotidienne des idées.  Quand elle s’est réveillée, à 3h du matin, Zeinab n’était plus barricadée dans cet extrême qu’elle a voulu rallié quelques mois auparavant, quelques années peut être.  Elle a oublié le temps. Dans ses nuits, Zeinab est encore et toujours la jeune française qui tentait vaillamment de prendre l’accent belge pour amuser la galerie. Elle est étudiante en théologie dans une université bourgeoise et éclairée d’Europe. Quand on se réveille à 3h du matin, on n’est juste ce que la nuit fait de nous, trahit de nous.  On pense, sans avoir besoin de penser, à un passé de confitures  fuchsias suçotés sur le bout des doigts. Et on pense à ce qui nous brûle les entrailles.  Quand Zeinab se lève à 3h du matin, dans l’univers de jihad et de foi violentée qu’elle a choisi pour oublier, pour se briser, elle sent son ventre vibrer. Pas du bébé des guerres sacrées, dont elle pensait qu’elles feraient taire ce qu’elle appelait «déviance» et «monstruosité». A 3h du matin, tout son corps tremble, du souvenir de la fille de Suède au visage couleur de neige. Elle l’a fui, elle et ce que leur amour disait d’elles, elle l’a fui, l’Islam tortionnaire en bandoulière. Elle a banni celui des Lumières qu’elle portait en paix, elle a voulu étouffer, homosexualité, différence et scandale.  Mais quand on se réveille à 3h du matin, on ne pense pas à tout cela, on pense à son véritable amour. Clair et brillant, bien loin des remparts hypocrites et mensongères que l’on a hissé entre lui et nous.

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k Armelle Verrips Quand on se réveille à 9 h du matin, on ne pense pas à croiser les doigts, ni à manger de la confiture de framboises en se léchant les doigts, ni à faire tourner nos hanches. À 9 h du matin, on pense que la nuit a été longue et que le ventre pèse lourd. On se dit qu’on ne pourra toujours pas appeler Chloé aujourd’hui, car on n’aura pas accès au téléphone avant 20 h. On pense que, dieu merci, la burqa nous permettra de ne pas sourire quand on a envie de faire la tête et que nos formes d’éléphant passeront inaperçues. Bref, quand on se réveille à 9 h, la journée commence mal et va falloir s’accrocher. Tant pis pour la prière, il faut sauter dans notre costume de reine inconnue et se la jouer des libertés cachées derrière notre frontière de burqa qui nous protège des regards curieux de ceux qui ne peuvent s’accorder le plaisir d’une cafetière à chocolat avec réchaud-électrique. Pas mal l’astuce de l’éléphant qui n’en est pas un, n’est-ce pas ? Et ce n’est pas le seul plaisir que je m’accorde sous mon palais noir qui effraye l’Occident. L’individualisme, je l’interprète à ma façon, experte de l’illusion. Pensezdonc à tout ce dont vous avez besoin pour être bien quand la journée commence mal. Sous ma burqa, je me suis installée un pot de fleurs attaché à ma jambe droite dans lequel pousse un framboisier mûr de 3 mois. Les framboises sont à point. À ma jambe gauche, une collection de masturbateurs pour quand je m’ennuie des discussions skype avec Chloé. Et au niveau de mon ventre cette fameuse machine à chocolat chaud. Mes livres de théologie, je les porte dans mon sac à main, histoire de... Prête pour attaquer cette journée, je m’attaque d’abord au regard de mon père et aux soupirs de ma mère. Puis je leur demande l’autorisation de faire un IVG demain.

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4. Western spaghetti.

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Laetitia Barth Jesus, mon fils, tu sais ce que j’ai dans le cœur. Marta, Jesus... Tu te souviens comme Marta sifflait les gamins, par la fenêtre, pour le souper ? Elle sifflait comme une reine, Marta, elle mettait son gilet et elle m’attendait tous les soirs, pendant 20 ans. Ça a duré 20 ans. Elle était pas une mère, ça, non. Mais elle t’a bien mouché quand les gadjos ont pris ta sœur. Pauvre Marta. Tu sais ce que j’ai dans le cœur, mon fils. Tu vas les voir, tu restes calme. Si ils veulent pas, tu discutes. Tu bouffes leurs gnocchis de ritals, tu souris à la cuisinière, et tu parlotes. Joue le jeu, Jesus. Les chiens attendent longtemps pour ronger leur os en silence. Ils le ramènent d’abord à la niche, à l’abri des regards, après lentement, comme des artisans, ils déchiquettent la viande. Tu sais ce que Marta dirait, Jesus : on attend le dessert avant de parler business. Faut faire ça pour elle, mon fils. Tu y vas, tu croises les jambes, tu réponds ouaip comme un enfant de chœur. Tu te farcis les pâtes, tu ravales ton café et quand ils ont la braguette qui explose, tu leur dis  : «  Bon, c’est qui qu’a démembré Martha ? Y manque un bout dans vot’ colis. » Avec le flingue sur la nappe, tu vois. Si ils répondent, tu les butes. Sinon, tu les tortures.

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x Béatrice Roux ( lu lentement avec un ton de Casanova espagnolisant ) Plan serré. Jesus met de la Gomina. Une fois puis deux puis trois. Jesus regarde dans la glace. Lisse sa moustache. Il est grand, il est brun, il est beau. Jesus sourit. C’est un séducteur. Cling ! La dent en or cligne de l’or dans la glace. Ma Jesus, qué tou es le meilleur ! Jesus enfile le costard satiné chocolat, ferme sa braguette, d’un geste sec sur son bijou protubérant, zip ! Jesus est masculin, bien membré, bien armé, droit et fier. Aujourd’hui, c’est un jour pas comme les autres à Shaynatown. Ca sent la poudre. Yany la Bavette a encore tué 3 hommes sur les grands boulevards, l’autre soir. L’heure de la vengeance à sonné. Jesus jette un dernier regard dans le miroir, Gomina, armes chargées, Grr Grr. Miranda, écarte toi de mon chemin ma douce, aujourd’hui ça sent la poudre. Rien ne bouge dans la chaleur du soir, la poussière est suspendue d’effroi. Les enfants sont enfermés, les femmes retiennent leur souffle. Yani la Bavette va bientôt arriver, et l’arme de Jesus luit dans le soir. C’est le moment de vérité, celui du dernier regard, le regard le plus noir, noir comme le café, le café torréfié. Miranda regarde le mâle sans peur ni détresse, avancer dans le couchant. Bientôt la testostérone en ouragan décidera de l’avenir de Shaynatown. Grr Grr, la poussière ose à peine se poser sur le costard chocolat, les westons, l’arme lustrée. Ca va barder, ce soir, à Shaynatown.

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Armelle Verrips Alors, il était une fois, un jeune homme dangereux qui avait envie de vous tuer. Vous, lecteurs fragiles à la recherche d’avènement spectaculaire. Il avait décidé de satisfaire vos envies. À bas la fiction ! Sentez-vous son fusil froid, vous effleurer l’oreille ? Mais non, vous rêvez ! La mort du lecteur ne se fait qu’à travers les mots. Vous pensez Barthes ? Bah, la théorie a perverti vos esprits. « Les mots font », dit Austin. Mais pourquoi croyez-vous ces intellectuels sans jamais en subir les conséquences en lisant leurs livres. C’est Jesu qui va vous révolutionner la lecture, morbidement à vous tendre la main en direction de votre cercueil. À vous frôlez les seins à la recherche de votre cœur. Jesu ! mais non pas Jésus, il est mort celui-là. Et son livre terriblement long. Jesu lui, il s’y prend plus brièvement. Il dit BOUM et c’est tout.

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Les «pattern» ou motifs présentés dans ce cahier sont des exemples de créations graphiques déclinés notamment dans l’art ancestral de l’origami, et aujourd’hui dans bien d’autres domaines tels que le textile, la céramique ou encore l’édition. © Andy Gilmore / Couverture © Android / P. 5 © Sian / P. 7 © AeropagitaPrints / P. 8 © Greg Lamarche / P. 12 © Grant Killoran / P. 17 © Wake Tumblr / P. 18

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L’Atelier Fidélité tire son nom de la rue dans laquelle il a lieu. Ces rendez-vous créatifs sont proposés toutes les cinq semaines environ, et sont ouverts à tous. Ses participants remercient Béatrice, pour son initiative et sa belle hospitalité, ainsi que Dominique Pellegrin, journaliste et écrivaine, qui anime avec une générosité constante chaque atelier. Contact : Béatrice Roux beatrice.roux31@gmail.com Animation : Dominique Pellegrin dpelegrin@wanadoo.fr Graphisme © Fae graphismfae@gmail.com Ces textes ne sont pas libres de droits. Toute reproduction est formellement interdite.

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Cahier Fidélité V  

Cahier du groupe Fidélité du mois de novembre 2012.

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