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Sessiun da giuvenils 2006 young - global - connected

Fleur défraîchie

Runder Tisch

Senza lavoro

La semence a été portée autour du monde. Mais la fleur politique se dessécha. La démocratie : un prétexte pour l‘autoréalisation, une justification pour des mensonges. Un commentaire de Josias Brotbeck

Tink.ch diskutierte mit SP-Nationalrätin Susanne Leutenegger Oberholzer, SVP-Nationalrat Toni Brunner und den beiden Jugendsessions-Teilnehmern Cristina Steinmann und Anand Anwander über das politische Engagement der Jugendlichen, den Wert von Utopien, den schwierigen Weg der Petitionen und wie man ihnen mehr Beachtung schenken könnte. Janosch Szabo und Daniel Hollenstein

Molti sono i giovani che oggi hanno difficoltà a trovare un lavoro e quelli che riescono a trovarlo sono molto fortunati. La Sessione dei Giovani 2006 ha dedicato un grande spazio al problema della disoccupazione giovanile. Vanessa Zurkirch

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editorial Ein Team, fünf Sprachen

En team, tschintg lungatgs

One team, five languages

Vieles war neu an der diesjährigen Jugendsession, der Ort, der Plenarsaal, die Workshops. Aber auch das Medienteam nahm die 15. Jugendsession zum Anlass, etwas ganz Besonderes zu produzieren: Das erste gedruckte Magazin von Tink.ch, in fünf Sprachen.

Ena massa era nov tar la sessiun da giuvenils da chest‘onn: igl li, la sala da plenar, igls workshops. Ed uscheia ò er igl team da media fatg ensatge tot spezial per la 15avla sessiun da giuvenils, numnadamaintg igl amprem magazin stampo da Tink.ch, e chegl an tschintg lungatgs.

There were a lot of new things at the Youth Session this year – the location, the plenary session hall, the workshops. Also, the media team took the opportunity of the 15th Youth Session to publish something special: The first printed Tink. ch Magazine in five languages.

Du hältst es in deinen Händen und wir wünschen dir viel Spass beim Blättern, Lesen und Erinnerungen aufkommen lassen. An diesen 36 Seiten haben 17 junge Journalistinnen und Journalisten aus Italien, der Ukraine, Estland, Österreich, Ungarn und der Schweiz viele Tag- und Nachtstunden gearbeitet, Schulter an Schulter. Und für uns alle, Reporterinnen und Reporter, Fotografen, Layouterinnen und Layouter, war es ein tolles Erlebnis, eine wertvolle Erfahrung auf unserem journalistischen Weg. <<

Te igl tignas ainta mang e nous at giavischagn bung divertimaint da sfiglier, liger e da sa regurdar. 17 schurnalistas giovnas e schurnalists giovens dall‘Italgia, dall‘Ucraina, da Estonia, dall‘Austria, dall‘Ungaria e dalla Svizra on luvro bleras ouras ve da chel magazin. E per nous tots, reportras e reporters, fotografs, layoutistas e layoutists, erigl en evenimaint grondious ed en‘experientscha custevla sen nossa veia schurnalistica. <<

You hold it in your hands and we wish you a lot of fun reading it and looking back on this event. 17 young journalists from Italy, Ukraine, Estonia, Austria, Hungary and Switzerland spent many hours day and night working side by side on the 36 page issue. For all of us, including reporters, photographers and layout editors, this was a great event, and a precious experience on our journalism path. <<

Una squadra, cinque lingue

Un groupe, cinq langues

Tante novità alla Sessione Giovanile di quest’anno: il luogo, la sala plenaria, i workshops; ma anche la squadra dei media, che vede la 15° Sessione Giovanile come un’occasione per creare qualcosa di molto speciale: la prima rivista stampata di Tink.ch, con articoli in cinque lingue.

Il y avait quelque chose de nouveau concernant la Session de Jeunes 2006. Non seulement l’endroit ou a eu lieu la Session, la salle de l’assemblée et les workshops était différent en comparaison avec les Sessions précédentes, mais aussi le team des media. Dans cette ambiance de nouveautés l’anniversaire de la Session était l’occasion pour faire quelque chose de spécial : le premier magazine imprimé de Tink.ch en cinq langues a été réalisé.

Mentre la tieni nelle tue mani, noi ti auguriamo un buon divertimento nello sfogliarla, leggerla e far riaffiorare ricordi. In queste 36 pagine hanno portato il loro contribuito giornaliste e giornalisti provenienti da Italia, Ucraina, Estonia, Austria, Ungheria e Svizzera, i quali hanno lavorato fianco a fianco per ore, giorno e notte. Per tutti noi reporters, fotografi, impaginatori, è stata un’esperienza fantastica e preziosa per il nostro cammino giornalistico. <<

L’ayant reçu nous espérons que sa lecture te fera plaisir et qu’il te permettra de te rappeler de moments joyeux ou sympa afin que tu ne les oublie pas. Pour que tu puisse lire ce magazine, 17 journalistes de toute l’Europe, venant de l’Italie, d’Ukraine, d’Estonie, d’Autriche, d’Hongrie et de Suisse, ont travaillé jour et nuit ensemble. Pour nous, journalistes, photographes et maquettistes, qui sommes intéresses au journalisme cette expérience a été extraordinaire, une aventure. <<


commentaire

Politique – une fleur défraîchie La semence a été portée autour du monde. Mais la fleur politique se dessécha. La démocratie : un prétexte pour l‘autoréalisation, une justification pour des mensonges. Josias Brotbeck Les participants à la session de la jeunesse se croient en devoir d’imiter les politiciens. En l’occurence il s’agit moins des thèmes traités que de démontrer une certaine éloquence. La politique est probablement le plus grand jeu de société. Et les jeunes politiciens ne sont pas de mauvais joueurs. Dans le choix du bon volume, des mots corrects et des gestes justes, ils ne s’avèrent pas inférieurs aux politiciens établis. L’assemblée plénière qui conclut la Session des Jeunes 2006 ressembla à une grande émission d’Arena. A la seule différence que tous les participants n’avaient de micro en main, ce qui empécha les interférences. La Suisse est démocratique. Quoi de plus direct qu’une nation qui parle, proteste ou critique ? À l’issue de la session de la jeunesse, les participants eurent l’occasion de se rendre à l’hôtel «Waldhaus» à Flims et d’y rencontrer quelques-uns des membres du Conseil national. Différents petits groupes se formèrent sur la terrasse provisoire de l’Office fédéral, autour des personnalités importantes. L’Apéro fut à peine perçu. Les jeunes trouvèrent captivant d’échanger quelques mots avec les politiciens connus. Mais ceux-ci en jouirent encore d’avantage. Ils prêchèrent sur ceci et cela, feingnirent un intérêt pour la politique des jeunes, tinrent tout un discours à chaque mot clé. Les jeunes

pouvaient à peine placer und mot lorsque les membres du Conseil sirotaient leur boisson vert-pomme non-alcolisée. Ce n’étaient pas des conversations. On parlait. Les bons orateurs tinrent des discours, les autres furent condammnés à écouter. Les jeunes qui essaièrent d’être à la hauteur des politiciens, se trouvèrent delaissés ou trahirentleur ignorance par leurs commentaires naîfs. Mais comment une personne comme vous et moi peut-elle saisir la modification d’une loi? La possibilité de participer au débat nous est ôtée. Les politiciens coupent les liens avec la population. Les hommes sont poussés de part et d’autre comme des pions d’échec dans le chaos des intérêts. La seule importance est que l’on agisse dans l’intérêt de ceux qui ont le pouvoir. Il ne s’agit pas de trouver des compromis à partir de différentes opinions. Deux jeunes politiciens éloquents – le conseil national a filé en douce depuis longtemps – parlent, sans tiendre compte de l’avis de leur vis-a-vis. Ils se jettent à la tête le programme de parti appris par cœur. J’essaie de prendre part à la dispute. Sans succès. Ils continuent de parler, ne faisant pas mine de m’avoir aperçu. Est-ce que ce sont là nos futurs politiciens? Les pétales défraîchis se sont détachés de la tige et ont recouvert la raison de cette session. <<

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Anand Anwander und Cristina Steinmann am runden Tisch mit Susanne Leutenegger und Toni Brunner. Foto: Raphael Hünerfauth

runder tisch

«Die Jugend muss politische Utopien haben» Tink.ch setzte sich im Park des Hotels Waldhaus in Flims mit SP-Nationalrätin Susanne Leutenegger Oberholzer, SVP-Nationalrat Toni Brunner und den beiden Jugendsessions-Teilnehmern Cristina Steinmann und Anand Anwander an einen runden Tisch. Diskutiert wurde über das politische Engagement der Jugendlichen, den Wert von Utopien, den schwierigen Weg der Petitionen und wie man ihnen mehr Beachtung schenken könnte. Janosch Szabo und Daniel Hollenstein Tink.ch: Worin sehen Sie die Hauptaufgabe der Jugendsession? Leutenegger: Zum einen, dass Jugendliche zu konkreten Problemen Stellung nehmen. Zum andern finde ich es sehr wichtig, dass die Jugendsession zum Beispiel mit Petitionen mit konkreten For-

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derungen in den normalen politischen Alltag einfliesst. Das verstärkt die Wirkung der Jugendsession in der Öffentlichkeit und auch bei uns im Parlament, weil wir dann gezwungen sind, uns mit diesen konkreten Forderungen auseinander zu setzen. Brunner: Ich sehe es etwas lockerer. Für mich besteht der Zweck der Jugendsession in erster Linie darin, die Jungen mehr für die Politik zu interessieren und ihnen das Bewusstsein zu schärfen, dass wir in einem Land leben, wo wir privilegiert sind, weil wir mitreden können, schon als Junge, wie sonst nirgendwo.


haben wir nicht, aber nur schon wenn wir einen Denkanstoss geben können, hat das etwas genützt. Darum komme ich immer wieder gerne hierher. Anand: Genau. Die Jugendsession gibt der Jugend eine Stimme. Es wird klar, was die Jugend will, was die Ziele der Jugendlichen sind und deren Meinung gegenüber dem, was man im Alltag von den Politikern im Bundeshaus hört. Ob die Wirkung gross ist oder nicht, ist eher nebensächlich. Leutenegger: Für mich ist die Partizipation der Jugendlichen sehr wichtig. Es sollte auf jeder Ebene, also auf Gemeinde-, Kantons- und auch auf Bundesebene eine organisierte Möglichkeit dafür geben. Brunner: Mein Anstoss an die Jugendlichen ist, dass sie sich auch über Parteien engagieren, über Jungparteien oder Mutterparteien. Dort kann man, auch schon bevor man an die Urne kann, Einfluss nehmen. Wo man sich einordnen kann, ob eher links oder eher bürgerlich, zeichnet sich an einer Jugendsession schon ein wenig ab. Es wäre schön, wenn so ein Anlass dazu anregen würde, dass man sich entschliesst, aktiv in der Politik mitzumachen. Ich bin selber bereits mit 17 Gründungsmitglied einer neuen Kantonalpartei gewesen und mit 21 ins Eidgenössische Parlament gewählt worden. Es soll mir niemand sagen, ein Jugendlicher hätte nicht die Chance, politisch tätig zu sein in diesem Land. Es ist nicht unmöglich.

Wie wichtig ist für euch die Jugendsession? Cristina: Für mich ist sie sehr wichtig. Ich interessiere mich für Politik. Es ist eine Chance, die wir Jugendlichen haben, auch ein bisschen daran teilzunehmen. Klar, einen grossen Einfluss

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Die Jugendsession gibt der Jugend eine Stimme.

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Wie können Sie als Politiker bei den Jungen das Interesse für das politische Engagement wecken? Brunner: Als ich gewählt wurde, war mir wichtig, nicht nach ein paar Jahren alles wieder hinzuschmeissen, und dem Vorurteil «die Jungen sind eh nicht fähig» entgegenzuwirken. Zweitens müssen wir dort, wo die Politik gemacht wird, ein jugendfreundliches Umfeld schaffen. So haben wir zum Beispiel in der St. Galler SVP Wert darauf gelegt, politikinteressierte Junge auch gleich im Vorstand einzubinden. Man muss spüren, dass man willkommen ist und mitarbeiten darf. Da müssen auch die Parteien ihre Verantwortung wahrnehmen. Aber es braucht auch ein Engagement von Seiten der Jungen. Da sind heute viele Eltern leider keine guten Vorbilder mehr. Leutenegger: Es ist ganz wichtig, dass man früh beginnt, dass es schon auf Primarschulebene eine Mitsprachemöglichkeit gibt, dass die Jugendlichen früh lernen dieses Mitbestimmungsrecht zu nutzen und sich daran gewöhnen,

ihre Rechte einzufordern und ihre Bedürfnisse zu formulieren. Ich finde auch, dass man die Forderungen der Jungen ernst nehmen soll, jede einzelne. Egal ob sie jetzt gefällig sind oder nicht, man soll sich damit auseinandersetzen. Leider ist das Petitionsrecht ein schwaches Instrument. Das ist ein eindeutiger Mangel.

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Seid 200 Botschafter, geht raus, sagt den Leuten, sie sollen politisieren.

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Die Jugendsessions-Petitionen verstauben in einer Schublade. Leutenegger: Sie erleiden das Schicksal jeder Petition. Brunner: Sie kommen zuerst in eine Kommission und werden zur Kenntnis genommen. Dann gibt es einen Bericht für jeden Parlamentarier. Abgestimmt wird nicht über die Petitionen, das liegt in ihrer Natur. Aber, und das darf man nicht unterschätzen: Wenn ein Anliegen eine gewisse Berechtigung hat, gibt das den Politikern sicher auch Anstösse. Leutenegger: Unterstützt man die Petition, so nimmt man das Anliegen in Form einer parlamentarischen Initiative oder eines Vorstosses auf. Ich fände es gut, wenn die Jugendlichen ihre Petitionen in den Kommissionen selber vertreten könnten. Dann gäbe es zumindest auf dieser Ebene auch eine persönliche Auseinandersetzung. Für die Jugendsession müsste man das institutionalisieren. Cristina: Das fände ich eine sehr gute Idee, da wir uns ja wirklich damit befasst haben und erklären könnten, wie und wieso die Petitionen entstanden sind. Die Politiker kennen sonst unsere genauen Beweggründe ja nicht. Brunner: Der Haken daran ist, dass das eine Ungleichbehandlung gegenüber anderen Petitionären wäre. Leutenegger: In der Verfassung steht, dass das Petitionsrecht gewährleistet ist. Man könnte sehr wohl Petitionen einer klar definierten Gruppe von Jugendlichen, wie die Jugendsession, mit einer klaren gesetzlichen Grundlage im Verfahren privilegieren. Brunner: Wobei wir uns nichts vormachen müssen: Inhaltlich ändert es nichts. Nicht, dass man dann aufgrund eines

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Susanne Leutenegger, 58, Muttenz Foto: Raphael Hünerfauth

solchen Anhörungsrechtes das Gefühl hat, jetzt ganz andere Forderung stellen zu können. Leutenegger: Trotzdem bedeutet es eine Aufwertung, wenn man von einer parlamentarischen Kommission angehört wird.

Toni Brunner, 32, Ebnat-Kappel Foto: Raphael Hünerfauth

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Sind die utopischen Petitionen ein Problem, dürfen nur kleine Schritte gemacht werden? Leutenegger: Es ist das Privileg der Jugend, Utopien haben zu dürfen. In der realen Politik verliert man sie schnell genug. Das ist die grosse Kraft der Jugend. Die Jugend muss politische Utopien haben. Brunner: Das ist alles schon recht. Manchmal habe ich aber den störenden Eindruck, dass politische Forderungen aus einer ganz bestimmten Küche verabschiedet werden, dass gewisse politische Gruppierungen die Jugendsession missbrauchen, um ihre Forderungen möglichst jugendfreundlich zu verpacken. Darum bitte ich euch, dass ihr nicht Vorschläge aus irgendeinem politischen Ecken verinnerlicht und diese dann als Jugendsessions-Petition ans Parlament kommen, sondern, dass ihr euch zusammensetzt und euch fragt: Was sind die Probleme von heute? Ich finde, die Jungen sind selbst genug gut, um ihre Ideen und Forderungen zu formulieren. Leutenegger: Das ist natürlich billig, Forderungen, die einem nicht passen, einfach einer politischen Ecke zuzuordnen. Es ist auch billig zu behaupten, die Jugendlichen würden instrumentalisiert. Was meinen die Teilnehmer. Gibt es eine Instrumentalisierung? Anand: Die verschiedenen Gruppen, welche die Petitionen erarbeiten, sind total unterschiedlich zusammengesetzt. Natürlich gibt es da auch Leute, die in einer Jungpartei sind und versuchen ihre Interessen einzubringen, aber da sind ja dann noch alle anderen Jugendlichen. Ich habe nicht das Gefühl von einem äusseren Druck, der die Diskussionen in eine bestimmte Stossrichtung zwängt. Es ist frei. Jeder kann sich seine Meinung bilden. Brunner: Werden diese Petitionen einstimmig verabschiedet? Cristina: Nein, praktisch nie. Bereits in den Gruppen gibt es verschiedene Interessen, Befürworter, Gegner und jene, die einfach am Thema interessiert sind. Die Gruppen sind meistens gut gemischt. Leutenegger: Es wäre gut, wenn das Stimmenverhältnis bei den Petitionen bekannt gegeben würde. Brunner: Noch besser wäre, wenn man die Petitionen nicht einreichen würde, wenn man sich nicht einig ist. Cristina: Das geschieht aber im Nationalrat auch nicht so. Brunner: Dann müsst ihr wenigstens schreiben: Mit 76 zu 73 ist die Jugendsession der Ansicht ... Das wäre fair. Das

gibt ein Stimmungsbild, auch wenn es heisst, die Petition wurde mit 198 zu 0 verabschiedet. Man muss ja nicht etwas verheimlichen. Cristina: Ja, da wäre ich auch dafür. Gibt es noch Fragen? Leutenegger: Gedenken Sie, in die zPolitik einzusteigen? Cristina: Also ich würde sehr gerne in die Politik einsteigen. Ich habe meine Meinung, welche ich schon immer gerne vertrat. Doch bei mir auf dem Land werden die im Gemeinderat nicht gerne Junge sehen. Anand: Ich kann es mir gut vorstellen und habe mir auch schon Gedanken darüber gemacht. Politik ist interessant. Momentan ist für mich ist auch mein Engagement im Jugendparlament St. Gallen wichtig. Cristina: Ich habe auch noch eine Frage: Was macht Ihnen am meisten Spass in der Politik? Früher und heute. Brunner: Man ist nie ganz geheilt von der Vorstellung, etwas beeinflussen zu können. Natürlich braucht es immer Mehrheiten. Gerade bei unserem Staatssystem muss man leider immer wieder Kompromisse eingehen. Dieser Kompromiss soll aber am Ende und nicht am Anfang eines Prozesses stehen. Deshalb habe ich gerne pointierte Meinungen. Und es ist mir egal, wenn sie weit auseinander gehen. Mein Wunsch zum Abschluss: Seid 200 Botschafter, geht raus, sagt den Leuten, sie sollen politisieren. Leutenegger: Ich habe noch immer die Vision, dass Politik verändert, dass man etwas bewirken und durchsetzen kann. Und ich bin überzeugt, die Politik könnte viel mehr Einfluss nehmen. So könnte die Politik mehr machen zum Beispiel beim Kampf gegen die Jugendarbeitslosigkeit oder für den ökologischen Umbau. Mein Wunsch ist auch, dass ihr Jungen rausgeht und die Leute motiviert, in die Politik einzusteigen. Cristina: Mein Wunsch ist, dass die Parlamentarier unsere Petitionen oder Motionen wirklich anschauen. Sie müssen sie ja nicht umsetzen, aber mindestens als Denkanstoss nutzen. Anand: Das Ziel ist nicht, dass alles von der Jugendsession gleich umgesetzt wird, aber dass es zum Denken anregt, dass im Hinterkopf doch etwas von der Jugendsession bleibt und man es bei Gelegenheit mit einbezieht oder daran denkt. <<


Youth

exchanGe

Youth participation in Europe Exchange ideas and experiences. What does this mean for a person in Poland or in Switzerland? And what does this mean in another part of the world? We have to stay in contact even if we are very far from each other. Otherwise, we can’t develop ourselves. Juliana Börzsei The group Youth participation in Europe started to develop a project which is about establishing a website that can help young people to find contact with other countries. The aim is to build a

system which is accessible to everyone and that way they can be in contact with each other. Besides this, it also works for having more and more international relationships and taking part in several exchanges. For this, a network which could search for and keep together these organizations needs to be established. Tink. ch talked with the workshop-leaders Salome Hofer and Jonas Baumann, both 20 years old. <<

interview The workshop leaders Jonas Baumann and Salome Hofer

Foto: Raphael Hünerfauth

What is the topic of your group? Salome: We try to find projects to connect European youth parliaments. We concentrate on these organizations, geographically in Europe, because the other youth associations have quite a wide range. And of course youth parliaments focus on politics. This is very important. How can the group reach this aim? Jonas: First, we were just discussing about youth organizations in general. How do they work and then we made three small groups. In these groups they continued the topic. Each of them built up their own imagination of this system and then they represented it.

Are the participants creative in this topic? Jonas: They are absolutely active and creative. We have lots of interesting discussions and they make it clear all the time when there is a misunderstanding. What result do you have now? Salome: After a long discussion we agreed on a website. There are many youth parliaments in Europe and from each country five people would be invited to this network. They give us information about the structure of their organization. One country would be the head of this linking system which would be elected for a certain period.

What does the website focus on? Salome: The website is about every country. The main things are the youth parliaments. It would be about the way how the youth parliament functions in these certain countries. Young people can have possibilities to find other systems, other ideas, workshops, and in this way they can be helped or informed about lots of systems. It is kind of an exchange program about political situations in each country. The aim is to help them to build up their own youth parliament with sharing and exchanging experiences. <<

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Geschichte

15 Jahre Jugendsession Da die Schweiz 1991 ihr 700- Jahr- Jubiläum zu feiern hatte, schenkte sie sich selbst und vor allem ihrer Jugend eine Jugendsession. Auszüge aus 15 Jahren Geschichte. Lailo Sadeghi Erstmalig erhalten politisch engagierte und interessierte Jugendliche am 25. September 1991 die Möglichkeit für einen Tag im Bundeshaus Herr Politiker und Frau Politikerin zu spielen. Die Jugend fand Gefallen an dieser Idee. Man konnte über 600 Interessierte zählen und auch die Umsetzung stiess auf positive Resonanz. Die Hoffnung, das Verlangen, dass die nächste Session nicht erst in 700 Jahren stattfinden würde, wurden wach und der Ruf nach Regelmässigkeit laut. Obwohl konkret nichts umgesetzt wurde, war schnell klar: Es müssen weitere Jugendsessionen folgen. Doch nicht alle Politikerinnen und Politiker reagierten mit Wohlgefallen. Ein Nationalrat von damals zeigte seine Meinung gar offen und ehrlich: «Zum Teufel mit ihnen.» Es muss weiter gehen Doch nach monatelanger Vorbereitung konnte trotz Missgunst und Einspruch eine zweite Jugendsession durchgeführt werden: 1993 wurde über Themen wie

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Gewalt und besetzte Häuser diskutiert. Die Forderung nach einem Jugendparlament wurde immer deutlicher. Warum sollten in die Gestaltung der Zukunftspolitik keine Jugendlichen miteinbezogen werden? Mit den Jahren wurden die Jugendsessionen länger und somit auch teurer. Die interne Zusammenarbeit funktionierte immer besser. Es wurden Geldbeträge für Projekte zur Verfügung gestellt. Doch was konkret an Petitionen, Resolutionen und Vorstössen durchkam, liess nach wie vor zu wünschen übrig. Utopie gegen Realität Dass Jugendpolitik im Vergleich zu Erwachsenenpolitik anders aussieht, ist so logisch und klar wie die Tatsache, dass die Zukunft anders aussieht als die Gegenwart. Einige ungefällige Pessimisten würden die jungen Politiker und Politikerinnen als Utopisten, gar als Gutmenschen bezeichnen. Denn was sie verlangen, ist nicht wenig: In jedem Kanton soll ein Gleichstellungsbüro eingerichtet werden, der Anteil der ausländischen Wohnbevölkerung soll nicht durch einen Prozentsatz geregelt werden, innert zehn Jahren sollen alle Atomkraftwerke weg sein und das Militär gehört sowieso


abgeschafft. Oft gab und gibt es Kontroversen, ob die Jugendsession ein Ort für trockene Realpolitik oder doch für visionäre Zukunftspläne ist. Arbeit, Spass und Erfolg Die Jugendsession hat zweifelsohne ihren festen Platz in der Jugendpolitik. Aber wo hat die Jugendpolitik ihren Platz in der Erwachsenenpolitik? Ruth Metzler bezeichnete den Event im Jahre 1999 als «grosser, schweizerischer Resonanzkasten, der nicht überhört werden darf». Gleichwohl überwiegt das allgemeine Desinteresse der Politikerinnen und Politiker. Aber man muss auch das Gute sehen: Politisch Interessierte haben die Möglichkeit Erfahrungen zu sammeln. Wer im Nationalratssaal in diesen Sesseln thront, hat sozusagen schon einen Fuss in der Zukunftsregierung verankert. Und es gibt durchaus auch Erfolge zu verzeichnen, nicht grosse, aber immerhin. Zum Beispiel wurde die Motion zur Bekämpfung der Internetkriminalität am 12. Dezember 2002 angenommen und wird zurzeit umgesetzt. Auch gilt die Verwendung von Symbolen, welche Rassen diskriminierend sind und/oder Gewalt verherrlichen, seit dem 7. März 2005 als Straftat. Ausserdem steht eine Jugendsession auch für Spass und Austausch auf anderen Ebenen. Andy Limacher, einstmalig Teilnehmer, dann ehrenamtlicher Organisator, daraufhin Projektleiter, im Anschluss Medienteamchef und dieses Jahr Workshopleiter, erinnert sich gern an diese Zeit: «Der Gedanke an meine erste Jugendsession weckt bei mir Erinnerungen an eine Frau. Es war eine Bündnerin und ich erlag ohne Chance ihrem charmanten Dialekt.» Er ist seit zehn Jahren dabei und hat elf Jugendsessionen miterlebt. Somit zählt man ihn mit seinen 26 Jahren auf dem Buckel zu den Fossilen. «Entweder werden die Teilnehmer und Teilnehmerinnen immer jünger oder ich werde tatsächlich immer älter. Es ist schon soweit, dass die es wagen mich zu siezen.» Andy war einer der wenigen Sesselkleber. Das OK befindet sich für gewöhnlich in ständigem Wandel. Vergleicht man die Namensliste der OK-Mitglieder vom Jahre 1995 mit jener der diesjährigen Session, findet man kaum Übereinstimmungen. Das ist auch gut so, denn nur auf diese Weise haben neue Ideen und Visionen Platz. Rauswurf aus dem Bundeshaus 30. Juni 2000. Die Parlamentsdienste beschliessen der Jugendsession keine Besuchsbewilligung mehr zu erteilen. Dies stiess auf viel Unverständnis. Andy erinnert sich: «Das war der schlimmste Tag

in der Geschichte der Jugendsession. Ich war geschockt. Eine Jugendsession ohne Bundeshaus wäre doch keine Jugendsession.» Und was tun junge Politikerinnen und Politiker, wenn sie ein Problem haben? Richtig, sie schreiben eine Petition: «Die Jugendsession gehört ins Bundeshaus». Am 9. November 2000 wurde sie von den Teilnehmenden unterschrieben. Doch die Schlacht schien verloren zu sein. Die einzige Solidarität kam von Bundesrat Adolf Ogi. Für ihn war der Entscheid unverständlich. Und am 13. November klinkten sich die Medien ein. Während zwei Wochen wurden fast täglich Artikel dazu veröffentlicht. «Der Blick schoss gezielt auf die Schöpfer dieser Idee, das war eine sehr grosse Hilfe», erinnert sich Andy. Am 17. November lanciert die Schweizerische Arbeitsgemeinschaft der Jugendverbände (SAJV) eine Unterschriftensammlung. «Rettet die Jugendsession.» Zehn Tage später, am 30. November, werden die 12‘437 Unterschriften Nationalratspräsident Peter Hess übergeben. Aufgrund dessen und vor allem der grossen Medienkritik wegen wird der Entscheid zurückgenommen. Die Jugendsession darf im Bundeshaus bleiben. Auch Andy war erleichtert: «Es ist einfach das Flair. Es gab zum Beispiel immer wieder Leute, die ihren Stuhl links in den Gang stellten, weil sie das Gefühl hatten, dass sie dann noch linker sind. Solche Sachen können nur im Bundeshaus stattfinden.» «Die Jugendsession muss im Bundeshaus stattfinden, alles andere wäre ein Skandal», schreibt der Blick. Es sei denn, es passiert etwas Unvorhergesehenes wie dieses Jahr. Die Jugendlichen dürfen nicht ins Bundeshaus. Ein kleiner Trost: Die grossen Politiker auch nicht. Das Bundeshaus muss renoviert werden. Kommt eben davon, wenn man für den Bau des mächtigsten Gebäudes des Landes Sandstein verwendet.

eine schöne Begegnung. Da waren einige Romands, die mit Deutschschweizern feierten. Ich bezweifle, dass die sich sonst jemals getroffen hätten. Bei all unseren Sprachbarrieren, wie dem Röstigraben, ist diese Gelegenheit von unschätzbarem Wert.» Apropos feiern: War der Alkohol schon immer präsent? «Der Umgang mit Alkohol war im OK ein ewiges Thema. Doch wüste Szenen gab es nur in Einzelfällen», berichtet Andy. Ein offizielles Konsumverbot kommt nicht in Frage. Das würde wohl auch gar keinen Sinn machen. Denn es wäre falsch anzunehmen, unsere Politiker hätten in ihren jungen Jahren keine Exzesse gehabt. Im Wandel der Zeit wurde die Jugendsession nicht nur zum wichtigsten Anlass der Jugendpolitik, sondern auch zu einem Erfahrungsfeld auf allen Lebensbereichen. In den 15 Jahren lief es zwar nicht immer nach Plan und Vorstellung. Viele Petitionen dienen noch heute als Staubfänger. Doch was an Erfahrungen und Erlebnissen von den insgesamt ca. 4500 Jugendlichen gesammelt wurde, spricht für sich. Auf 15 weitere Jahre. Zum Teufel mit ihnen! << Andy Limacher, 26, Bern: Einstmalig Teilnehmer, Organisator, Projektleiter, Medienteamchef und jetzt Workshopleiter. Foto: Josias Brotbeck

Parteistichelei und Alkoholexzesse Offiziell betreibt die Jugendsession seit Anbeginn keine Parteipolitik. Doch es ist eben schon so, dass die Teilnehmerinnen und Teilnehmer klare Parteivorlieben haben. So lassen sich kleine Sticheleien und Anspielungen kaum vermeiden. Andy fragt sich, ob die hier Mitwirkenden ausserhalb der Jugendsession auch so tolerant sind, wie er sie erlebt: «Bis Ende der 90er Jahre war die Mehrheit eher links orientiert, jetzt haben wir auch mehr Bürgerliche. Das finde ich eine gute Sache, das verspricht mehr Diskussionen und interessantere Ergebnisse.» Für ihn ist die Jugendsession ein genialer Anlass, um Menschen kennen zu lernen und Kontakte zu knüpfen: «Gestern sah ich

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Global

International ingredients Late September. Indian summer. For a while, around 200 young people from all over Switzerland have forgotten about their studies, hobbies and parties in order to prepare a grand dish called Federal Youth Session (FYS). It was first cooked 15 years ago and since then it became a traditional event. However, the team of chefs have decided this year to add some exotic components to make the dish even more delicious. Julia Bessonova and Andriy Garbuza We arrived on Wednesday to the country of cheese, chocolate and banks. Trying to figure out the dialect, we reached our destination and got off at the stop in Moosseedorf near Bern. The weather was beautiful, so both sun rays and young people from ten countries filled the «Youth Farm», our meeting point. Altogether five boys and eleven girls came to the conference room to break the ice between them, to learn names, to make jokes and to become a real team for the following week. Committed young adults of different nationalities shyly formed a circle. We

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were a little bit confused and were looking at each other trying to guess what country one’s neighbour came from. But all the doubts and fears vanished when our eyes met with the organisers’. Andreas, project manager, had the expression, which spoke for itself: «Everything will be fine and you will enjoy your stay in Switzerland immeasurably.» However, the real team-building process started with the appearance of Claudia, our group leader. This young woman was inspiring and very supportive. It seemed as if it was not an international seminar with 16 strangers standing in front of her, but a get-together of true friends. By the end of the first day the team spirit filled the air. Fresh fruits Even though we did not know each other before coming to Switzerland, a friendly atmosphere arose, because all of us have so many things in common. Many of us work in youth organisations at home or write articles for political and cultural media. For example, Julianna from Hungary,


The internatioal group with people from all over Europe.

Foto: Raphael Hünerfauth

Veronika from Austria and Vanessa from Italyhaveavastjournalisticexperiencewith several magazines in their countries. Julia from Estonia and Magda from Romania are already successful project managers, whereas Alejandro from Spain and Nora from Poland get involved in political organizations. Others like Andrij from Ukraine and Nesli from Turkey actively work in the field of international relations.

Vitamins needed Before we could try out Swiss chocolate right on the spot, a group of Swiss youth leaders had come across the lack of suitable information resources to start up international projects. This discovery led to the idea to organize an international seminar to discuss this topic. In our caught-in-theweb world efficient connections still seem to be missing. The information flow in every country finds its own way. In some places it is very active and advanced, in others slow and pathetic. To change this situation the Swiss team gathered young committed people to share their experience and to find a way out of this situation. Along the way, international participants would get to know Switzerland, its political system and the media landscape, which would be another aim of the project. As you know international seminars mean not only long hours of work, discussions, and meetings, but also cultural events, parties and workshops. The organizers included into program such highlights as a visit of the Museum of Communication in the Swiss capital and a guided tour through Einstein’s Bern, where we met his wife, sister and a friend of him. Of course, all these characters were amazingly performed by a young actress. Salad Apparently, Einstein did most of his work in Bern with the support of his wife, and so did we, with the support of our team leaders. We divided ourselves into two working groups and left for Laax, the place where the grand traditional dish was to be prepared.

meeting, and then back to the communications centre to describe what they had seen, the other part of our group joined Swiss youngsters to develop a common project together. At first, the project group members expressed too many proposals in long lastingandhotdiscussions,brainstormings and debates. Tons of bright ideas were frozen in the air patiently waiting for their turn to be discussed. Eventually, the group found its path and started to move in one direction. By the end of our third day in Laax and our fifth one in Switzerland, both groups were pretty tired but satisfied. The cooks’ work was done, Federal Youth Session finished, the international cooperation succeeded. Two more days we spent analysing the results, discovering Zurich, and enjoying last days together. The mission is complete. Thank you Switzerland, and hope to see you again. <<

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Team spirit filled the air.

While the media team was running from a workshop to a session, from a session to a

The project coordinators Andreas Renggli and Claudia Peter. Foto: Raphael Hünerfauth

Active young people usually have a large variety of interests and our group wasn‘t an exception: Look at Sami from Italy, who got involved in human rights organization and was simultaneously working as a DJ in Ferrara. At our passionate salsa dancer Reyhan from Turkey or at winter sports fan Stefan from Austria. Katarzyna from Poland has organized debate clubs at university of her home town Warsaw several times already. As you can see every fruit in our garden has its special flavour. Let’s see how all these fruits got into the traditional Swiss dish.

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Was fehlt in meiner Gemeinde? Im Workshop Jugend Mit Wirkung wurde diskutiert und notiert. Foto: Raphael Hünerfauth

JuGendmitwirkunG

«Beachvolleyplatz statt Alpamare» In deinem Wohnort ist nichts los? Im Workshop zur Partizipation auf Gemeindeebene informierte Andy Limacher über das Projekt Jugend Mit Wirkung von INFOKLICK.CH. Wie kann man sich engagieren? Eine Frage, die viele Teilnehmende der Jugendsession interessierte. Daniel Hollenstein

in der Berichterstattung beeinflusst wird. So wird den Problemen viel mehr Aufmerksamkeit gezollt als den Ideen; für Probleme gibt es hunderte von Anlaufstellen, hat ein Jugendlicher jedoch eine Idee, findet er selten Unterstützung.

Am Sonntagnachmittag finden sich erstaunlich viele Jugendliche im Workshop zu «Partizipation in der Gemeinde» ein. Offenbar ist ein Bedürfnis nach seriöser Betätigung vorhanden. Der Workshop wird von Andy Limacher geleitet: Er arbeitet als Bereichsleiter Partizipation bei INFOKLICK.CH, Kinder- und Jugendförderung Schweiz.

Keine Alibiübung Andy Limacher ist vor allem die Verschiebung der Entscheidungsbefugnisse wichtig, wie er ausführt. Das heisst, dass die Jugendlichen intensiv am Prozess des Projektaufbaus beteiligt werden, und selbst Verantwortung übernehmen können. Dies tun sie gerne, wenn die Hürden der Erwachsenenwelt nicht zu hoch sind.

Ideen im Schatten der Probleme Nach einer kurzen Vorstellungsrunde geht es auch schon los. Steht es um die Jugend wirklich so schlecht, wie es die Medien immer wieder darstellen? Anhand eines Artikels über eine Studie über rauschtrinkende Jugendliche wird anschaulich dargestellt, wie die Meinung der Öffentlichkeit durch Unterlassungen

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Ich kann etwas machen.


Hier kommt Jugend Mit Wirkung ins Spiel. Um besser zeigen zu können, um was es dabei genau geht, zeigt Andy einen 15-minütigen Film. Darin wird anhand von vier verschiedenen, abgeschlossenen Projekten gezeigt, was dieses Projekt ausmacht. Jugendliche betreiben Jugendtreffs oder bauen Skaterparks, und das in verschiedenen Regionen. Es sei wichtig, nicht ein Alpamare, sondern zum Beispiel einen Beachvolleyplatz bauen zu wollen, meint einer der vielen Beteiligten, die zu Wort kommen. Am Anfang steht immer das Organisieren. Es wird ein OK gegründet, Jugendliche und Erwachsene erarbeiten zusammen Rahmen und Themen des Jugendmitwirkungstages. Dort sollen realistische Projektideen erarbeitet werden. Danach fängt die Arbeit mit der Projektumsetzung richtig an. Fragen kommen auf «Ich kann etwas machen.» Dieser Satz beschreibt den Sinn von Jugend Mit Wirkung treffend. Diese Erkenntnis soll bei Jugendlichen hervorgerufen werden. Und auch die Gemeinde hat Interesse daran, wenn Jugendliche, überspitzt gesagt, nicht mehr randalieren und herumhängen. Auch die Teilnehmenden des Workshops tauen langsam auf, man spürt, dass das Gefühl, etwas bewirken zu können, vermittelt werden konnte. In zwei Gruppen wird auf die Fragestellung «was fehlt in meiner Gemeinde?» eingegangen. Dabei beachten die Jugendlichen auch die unterschiedlichen Verhältnisse in ihren Wohnkantonen. Was gibt es in jedem

Foto: Raphael Hünerfauth

Kanton für Möglichkeiten? Wie können neue Einwohnerinnen und Einwohner besser integriert werden? Wie kann eine lebendige und offene Gemeinde entstehen, in der nicht jeder nur für sich schaut? Wie kann man die Leute aus ihrer Konsumhaltung heraus und dazu bringen, etwas für die Allgemeinheit zu tun? Viele Fragen, auf die Jugend Mit Wirkung versucht, eine Antwort zu geben. Den Teilnehmenden hat der Workshop ausnahmslos gefallen. Wohl werden sie

nicht alle am nächsten Tag ein Projekt starten. Doch wissen sie nun um die Möglichkeiten und wie man dabei vorgehen sollte. Links www.jugendmitwirkung.ch www.infoklick.ch <<

Foto: Josias Brotbeck

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«Igls giuvenils son er prestar ensatge» Clau Dermont, 17, Jugendsessionteilnehmer, Rueun (GR) Gianna Sonder

Foto: Janosch Szabo

Igls resultads dallas elecziuns digl cunsegl naziunl igl 2003 n’am òn ansomma betg plaschia. Ia va tschartgea veias, scu tg’ia savess midar la politica svizra, e sung uscheia nia tar la Juso. Chella parteida representescha fitg bagn las mias tenutas. Ella è per mè en organ da s’angascher ainten la politica. Ia, scu giuvenil sulet, na vaia nignas pussebladads da far politica. Ma ena parteida vign p.ex. ancurscheida dallas medias e so uscheia muantar ensatge. Anavant vign ella sustigneida dalla parteida materna, la SP an cass dalla Juso. Per la sessiun da giuvenils vaia m’annunztgia, perchegl tg’ia lev ossa en-

eda politisar cun giuvenils dad otras direcziuns politicas. Las plessas dallas petiziuns, tgi vignan fatgas ad ena sessiun da giuvenils, niron messas ainten en truclet, laschedas lò per 20 onns e siva pattadas aint igl pattitsch. Pero forsa vainsa eneda ena talmaintg bung’ideia, tg’igls parlamentaris acceptan chella petiziun. Ena pi gronda schanza da contanscher ensatge vainsa cun la moziun. Chella vign inoltrada d’en cunsiglier naziunal sez. Nous savagn uscheia mussar agls politichers, an tge direcziun tgi nous lagn eir. Ia vei chegl scu en messadi, tgi ò la schanza da neir anfignen giu Berna. Uscheia savainsa mussar, tg’igls giuvenils n’on betg nign’ideia ed èn angal giovens, mabagn tg’els son er prestar ensatge. <<

statements

«Vorrei portare un vento di freschezza»

Foto: Raphael Hünerfauth

Lara Filippini, 22, responsabile del progetto Sessione dei Giovani in Ticino, Lausanne (VD) Vanessa Zurkirch e Sami Haddad

sempre più spesso i ragazzi hanno bisogno di conoscere quello che hanno intorno, chiedono e diventano partecipi di questo genere di organizzazione.

Verso i 15 anni ho avuto un professore di civica che mi ha insegnato e orientato alla politica. Vorrei poter cambiare qualcosa, conoscere i giovani e dare accesso ai giovani alla politica. Dal 2003 al 2004 sono stata una partecipante della Sessione dei Giovani. Dopo aver compiuto 21 anni sono diventata aiuto responsabile e poi responsabile del progetto in Ticino.

Sono molto poche le petizioni presentate dai giovani che si possono concretizzare. Il motivo è perché si tratta comunque di argomenti che richiedono una grande conoscenza del tema e forse i giovani non sono abbastanza preparati da indagare così profondamente.

La Sessione dei Giovani è un progetto molto interessante, permette a noi giovani di far sentire la nostra voce in Svizzera ed è anche molto interessante lo scambio culturale: incontrare persone da diverse parti della Svizzera, discutere con loro e confrontarsi. La Sessione dei Giovani può cambiare l’idea che gli adulti hanno dei giovani, per esempio tanti pensano che i giovani sono disinteressati alla politica, ma non è così,

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Vorrei che la politica fosse più a portata di mano dei giovani, vorrei portare un vento di freschezza in modo tale che possano partecipare direttamente al loro futuro. Per quanto riguarda la Sessione dei Giovani bisognerebbe potenziare al livello mediatico questa iniziativa: tanti politici sentono parlare della Sessione dei Giovani solo durante questo periodo e tanti giovani vorrebbero partecipare a questo progetto ma sfortunatamente non ne vengono a conoscenza. <<


Moritz Leuenberger, 60, Bundesrat, Zürich (ZH) Ich interessiere mich natürlich für die Jugendsession und finde es super, wie sich die Jungen engagieren. Eine spezielle Förderung braucht die Jugendsession nicht, sie fördert sich selbst. Es ist wichtig, dass die Jugendlichen etwas auf die Beine stellen. Meine erste politische Aktion war ein Leserbrief, den ich schrieb. Erst als ich 40-jährig wurde, nahm ich das Amt des Regierungsrats an. Als Junge konnte ich mir nie vorstellen eine Politkarriere zu machen, das war kein Ziel von mir. Ich finde es auch sehr schade, wenn das der Hauptgrund ist, um zu politisieren. Politik muss aus Überzeugung betrieben werden, sie muss Spass machen.

Géraldine Savary, 37, conseillère nationale du parti socialiste, Lausanne (VD)

Je pense que c’est très bien que les jeunes s’intéressent à la politique. Mais à mon avis la Session des Jeunes n’aura pas beaucoup de conséquences dans la politique Suisse, parce qu’elle n’est pas dans le cœur de la Session des conseillers fédéraux. Pour exprimer leurs intérêts, c’est mieux que les jeunes soient actifs dans un parti politique. Aujourd’hui il y a beaucoup de jeunes qui font leur apprentissage et qui ne trouvent pas de travail. Ils ont besoin de l’aide sociale. C’est pourquoi je trouve que la formation, l’accès à la formation supérieure, le chômage et les bourses d’étude sont les sujets qui touchent le plus les jeunes. <<

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Gimma erzählt von der Geschichte der Hiphop-Kultur.

Foto: Raphael Hünerfauth

hiPhoP

Rappen mit Gimma Eine Schar junger, wissbegieriger Leute versammelt sich um den einheimischen Gimma, der während zwei Stunden das Rüstzeug fürs Rappen zu vermitteln versucht. Die meisten Kursteilnehmerinnen waren sich vorher nicht bewusst, dass den locker flockig gesprochenen Sätzen oft eine komplexe Theorie zugrunde liegt. Diese will ihnen der Künstler näher bringen. Anna Röthlisberger Als Einführung erzählt Gimma von der Geschichte der Hiphop-Kultur. Diese beinhaltet die vier Kunstformen Rap, Breakdance, Graffiti und DJing. Zwar unterlegten junge Musiker schon in den 70er Jahren ihre Texte mit Musik, doch richtig Wirbel erzeugte die Musikrichtung erst zu Beginn der 80er Jahre in New York. Die Rapper betrachteten ihr Metier als reine Unterhaltungsform, deswegen waren ihre Produktionen etwas dilettantisch.

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In einer harten, provokativen Sprache schrieb die revolutionäre Band Public Enemy Texte über die Unterdrückung der Schwarzen in den USA, Drogenprobleme und die rassistischen Tendenzen in der Filmmetropole Hollywood. Der Rap wurde als politisches Sprachrohr genutzt.

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Texte können Menschen beeinflussen.

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Blingbling – die Oberflächlichkeit Der Rap verändert sich immerzu. Heutzutage kann man dem im Mainstream angelangten Gangsterrap kaum mehr entfliehen. Der Erfolg dieser Strömung


ist immens. Überall wird man mit Labereien von goldbehangenen Homeboys mit ihren Gedanken zu Frauen, Autos, Gewalt und Geld belästigt. Auch in der Schweiz findet dieses Rapgenre immer mehr Anklang. Etwas beängstigend. Durchschaubare Raptechnik Gimma berichtet: «Früher in der Schule haben wir uns oft mit Gedichten befasst. Schnell stellte ich fest: Das ist ja kinderleicht. Am Schluss steht ein Wort, das sich auf ein anderes reimt. Beispielsweise Haus auf Maus. Rapper benutzen meist eine sehr einfache Ausdrucksweise, was das Rapschema durchschaubar macht. Man kann das Ganze natürlich auf ein höheres Level bringen, indem man komplexere Reimstrukturen ausprobiert, zum Beispiel 20 zweisilbige Wörter aneinander reiht.» So getan hat es Eminem mit seinem Song «The way I am». Der Silben-Meister fand dafür 516 Silbenreime. So viele findet man bei Gimma auf dem ganzen Album.

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Ich war ein trotziger Schüler!

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Vom Lehrling zum Meister Die Kursteilnehmer schrieben sich zuerst vier einsilbige, sich reimende Wörter auf. Danach konnten sie versuchen Doppelreime einzubauen wie «Hauswand, Klaus fand». Gimma sagt: «Je komplexer der Reim, desto grösser ist die Gefahr, dass der Inhalt in den Hintergrund rückt. Für mich ist der Stellenwert des Reims nicht so hoch. Ich war auch einmal in einem Workshop für Rap. Das war sehr lustig. Meine Workshoplehrer waren Bligg und Lex. Sie haben mir eingetrichtert, dass sich jeder Buchstabe reimen muss. Brutal genau. In den 90er Jahren war das scheinbar noch sehr wichtig. Ich habe dann die Theorie über den Haufen geworfen, indem ich es geschafft habe ganze Lieder zu rappen ohne einen einzigen Reim. Ich war ein trotziger Schüler.» Tipps und Tricks im Internet www.rapmatics.de www.gimma.ch <<

Rapper Gimma im Gespräch mit Anna Röthlisberger Foto: Raphael Hünerfauth

interview Rapper Gimma: Ein sexistischer Gangster? Ein hymnesingender Patriot? Ganz und gar nicht. Ruhig und konzentriert stand der Churer Wortakrobat Tink.ch Red und Antwort. Anna Röthlisberger Was wünscht du dir für die Schweiz? 70 Prozent Nein. Allgemein mehr Aktivität. Mehr Einsatz in verschiedenen Bereichen. Anpacken und verwirklichen. Weniger reden, mehr bewegen. Seit wann hörst, machst, lebst du Hiphop? Leben? Hiphop ist kein Lifestyle, sowas behaupten nur Dogmatiker. Anfang 1993 habe ich erstmals Hiphop gehört. Heute nicht mehr. Rap ist eine sehr primitive Ausdrucksform. Es gibt keinen Rapper, den ich mir lange anhören mag. Ich bevorzuge Rock und Techno. Wie entsteht ein Song? Das ist ganz unterschiedlich: Manchmal habe ich einen Text in fünf Minuten fertig, manchmal dauert es zwei Tage oder ich brauche ein halbes Jahr. Deine Konzerte locken Scharen von Teenagern an. Bist du dir deiner Verantwortung bewusst? Texte können Menschen beeinflussen. Ich weiss, dass sie eine enorme Wirkung auf Menschen haben können. Aber es ist nicht meine Aufgabe, meine Konzertbesucher zu erziehen. Das ist Sache der Eltern. Intelligente Hörer können zwischen Ernst und Ironie unterscheiden. Früher blieb ich nach den Konzerten regelmässig bis am Schluss, doch das habe ich aufgegeben. Ich versuche mit den Besuchern zu reden. Es freut mich, dass sie sich für mich und meine Musik interessieren. Auch Autogrammwünsche versuche ich zu erfüllen. Allerdings gibt es Leute, die extrem aufdringlich sind. Das kann mit der Zeit nerven.

Vervollständige folgende Sätze: Am schönsten ist… schlafen. Ich empfehle… Scheuklappen abschütteln und Augen öffnen. Ich bin Politiker… in Chur. Auf der Freien Liste. Letztes Mal hatte ich leider 800 Stimmen zuwenig, um in den Gemeinderat gewählt zu werden. Im Jahr 2008 trete ich wieder an.

Unbedingt einmal zusammen arbeiten, möchte ich mit… The

Streets und Richard Ashcroft. TV ist… sinnlos. Scheiss auf die BILAG und auf das Schweizer Fernsehen. Ich wünsche mir… Familie und Kinder. Was sind deine nächsten Projekte? Im März erscheint, wenn alles wie geplant läuft, mein neues Album. Ich werde die Hauptrolle in einem Film spielen und den Soundtrack dazu produzieren. Es wird viele Konzerte geben. Das Jahr 2007 ist schon ziemlich verplant. <<

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La voce dei giovani ha messo in evidenza le loro paure. Foto: Jonas Bischoff

disoccuPazione Giovanile

I giovani e il loro futuro Molti sono i giovani che oggi hanno difficoltà a trovare un lavoro e quelli che riescono a trovarlo sono molto fortunati. La Sessione dei Giovani 2006 ha dedicato un grande spazio al problema della disoccupazione giovanile. Vanessa Zurkirch I motivi e le conseguenze della disoccupazione giovanile sono stati messi alla luce durante la prima riunione, con la partecipazione dei gruppi delle diverse parti della Svizzera. L‘acuirsi di tale situazione ha fatto entrare questa tematica fra le priorità dell‘agenda politica nazionale, permettendo di individuare le possibili soluzioni. In questo modo, Simone Stirnimann, la responsabile del SAJV ha spiegato i diversi progetti che la Confederazione, i cantoni, le diverse associazioni e i comitati hanno sollevato in vista dei problemi. La discussione ha preso fervore con le domande espresse dai giovani alla responsabile, portando alla luce gli argomenti che hanno colto l’interesse del gruppo ticinese. Ponti fra scuola e lavoro Il gruppo si è ritirato per iniziare una rigida e precisa discussione sul tema: ogni partecipante ha espresso a turno la propria idea creando spesso nodi, che sono stati sciolti confrontando le diverse idee. In un primo momento, il gruppo ha evocato le diverse strategie per migliorare la situazione, per esempio l’offerta di ponti fra scuola e lavoro che ha come intermediario il mentoring o la possibilità di compiere uno stage nelle aziende, informare i giovani nelle scuole sulle attività professionali, applicare concorsi dove le associazioni e i giovani che hanno buone idee possono ottenere un aiuto finanziario per concretizzarle, proporre l’anonimato per coloro, i quali si presentano alle

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aziende. A Ginevra alcune lo hanno già attivato. Attraverso una votazione e la partecipazione democratica del gruppo, sono emerse le caratteristiche sulle quali soffermarsi per l’approvazione della petizione: il finanziamento, le leggi federali, ecc. Alla fine è stata individuata la petizione da proporre all’Assemblea federale, soffermandosi sui pro e i contro di tutte le possibilità. Per contrastare la penuria dei posti di tirocinio, la petizione proposta comporta delle basi legali che portano le aziende formatrici ad usufruire di vantaggi fiscali.

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Bisogna promuovere, l’informazione e la conoscenza.

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L’impegno del gruppo di lavoro L’impegno con il quale i giovani del Ticino si sono cimentati nel risolvere il problema è da ammirare: la loro voce ha messo in evidenza le loro paure con delle discussioni accese riguardanti l’impiego ma anche tutti gli ambiti ad esso connessi. I ragazzi vogliono esprimersi e il lavoro è uno dei mezzi che permette di farlo. Bisogna promuovere, quindi, l’informazione e la conoscenza, in modo tale che ognuno possa dimostrare ciò che è e soprattutto dare l’opportunità ad entrambe le parti, azienda e giovani, di integrarsi reciprocamente, uccidendo questo cancro sociale in nome del nostro futuro. <<


le fond des informations

Le chômage des jeunes Parler du chômage des jeunes c’est toucher une douloureuse problématique de notre société. En plus ce problème augmente. Cela oblige les cantons suisses à chercher de nouvelles solutions. Vanessa Zurkirch Celons les statistiques effectuées par le Secrétariat d’Etat de l’Economie (SECO) en janvier 2006 le taux global des chômeurs en suisse était du 3,9%.Ce qui nous surprend c’est que le 5,9% de ceuxci sont des jeunes qui ont entre 15 et 24 ans. Actuellement le nombre des chômeurs est légèrement supérieur aux années précédentes, au Tessin, par exemple, on passe du 4,9% de jeunes chômeurs en l’an 2005, au 5,9% du début de l’an 2006.

Dans le cadre de cette problématique, la spécialiste Simone Stirnimann a expliqué aux jeunes du groupe de travail tessinois les causes et les conséquences du chaumages des jeune : les causes touchent en premier lieu les sphères du marché du travail qui n’ont pas beaucoup d’emplois pour les apprentis, ou, que pour des causes démographiques, ne peuvent pas assurer aux jeunes un futur. Entre autre, l’école ne prépare pas les jeunes à faire front au monde du travail. C’est vrai, que souvent la formation donnée à certains jeunes ne les prépare pas assez à accomplir leur tâche avec efficacité. Toujours selon la responsable de la SAJV, la difficulté pour résoudre le chaumage se trouve surtout dans la capacité d’ « escalader les piques de la pyramide ». Cela parce que la Suisse est un pais dans la mobilité sociale est faible et souvent un jeune suivra les traces de la famille sans avoir la possibilité de commencer

une nouvelle formation professionnelle. Les conséquences : le chaumage nuit à la santé psychique d’une grand part de jeunes suisses et surtout des étrangers qui se sentent inutiles pour la société dans la quelle ils n’arrivent pas a s’identifier. Le problème est que fasse a tout ça, les jeunes ont la tendance a ne pas percevoir une voie de fugue et pour ça ils risquent de tomber dans une profonde léthargie, restant passifs face à l’éventuelle présence d’un brin de lumière. Dépression et isolement sont le résultat d’un demain incertain. La chaîne continue...le mal-être augmente et implique des coûts élevé pour la société avec appel à l’assurance invalidité et à l’aide social. Avec tout cela, le cercle vicieux est a peine à son début : le besoin de survie peut créer une situation de dépendance « au petit bouleau » empêchant aux jeunes de pouvoir étudier. <<

interview

«Non basta solo lo studio»

Tink.ch ha parlato con Christian Cippà di Bellinzona, studente e lavoratore di 20 anni e Lara Cereghetti di Rovio, studentessa di 17 anni, sull’argomento della disoccupazione giovanile.

Vanessa Zurkirch

Che cosa è importante nel mondo lavorativo dei giovani? Christian: Ė importante trovare un lavoro che soddisfi le proprie esigenze. Il luogo e il salario sono dei particolari indispensabili per avanzare professionalmente. Lara: I giovani devono avere una formazione completa, quindi non basta solo lo studio, bisogna aggiungerci anche la pratica e l’esperienza. Alcune scuole offrono la possibilità di fare uno stage. A questo proposito le scuole commerciali del cantone Ticino hanno realizzato una bellissima iniziativa: le scuole attuano nel tempo pieno quattro ore a settimana di lavoro con un’azienda virtuale, cosicché i giovani possano inserirsi nel mondo del lavoro con un’esperienza alle proprie spalle. Per quale motivo l’argomento ti tocca tanto? Christian: Secondo me la disoccupazio-

Foto: Josias Brotbeck

ne giovanile è uno dei maggiori problemi della nostra società perché i ragazzi che sono senza lavoro oggi, rischiano di rimanere senza anche nel futuro, questo impedirebbe loro di avere una vita degna e rispettosa. Lara: Ho paura di non riuscire a trovare un lavoro nel futuro e per questo motivo non poter avere una famiglia. I posti per l’apprendistato sono molto difficili da trovare quindi le possibilità di trovare un lavoro dopo lo studio sono ridotte. Quali sono le tue impressioni sull’opportunità che hai avuto, nei giorni in cui hai partecipando a questo evento? Christian: Questa esperienza è molto interessante perché offre la possibilità a noi giovani di rendere concreto ciò che sentiamo ogni giorno alla televisione, di ottenere una conoscenza più profon-

da dei problemi della Confederazione. Partecipando al progetto, rafforziamo le nostre idee e nello stesso tempo diventiamo parte della politica. Sono molto motivato a partecipare attivamente alle discussioni perché un giorno saremo noi i consiglieri che manderanno avanti i progetti per i giovani del futuro. Lara: Credo che i giovani dovrebbero mettere più spirito in questa iniziativa perché abbiamo molta fortuna di poter rendere pratiche le nostre idee. Dobbiamo esprimere le nostre perplessità senza timore, in modo tale che comunicando le nostre esigenze e le nostre esperienze, si possa migliorare la situazione dei giovani e trasmettere alla Confederazione le nostre aspettative. I giovani sono utili alla società, per questo ho deciso di far parte del Consiglio del Partito Socialista a Rovio.

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Eine Internetplattform für Jugendpartizipationsprojekte soll geschaffen werden.

Fotos: Raphael Hünerfauth

JuGendaustausch

Start einer Partizipationsplattform Die Jugendpartizipation in der Schweiz soll durch die Schaffung einer Internet-Plattform sowie den Aufbau einer an nationalen und internationalen Projekten interessierten Community gesteigert werden. Beinhalten wird diese Webseite neben Projektinfos und Berichten einen Eventkalender. In der nächsten Stufe sind die Einrichtung eines Mitgliederbereichs sowie eines Internetforums vorgesehen. Stefan Fersterer

statement

«Mehr Partizipation»

Pascal Gotthardt, 21, Frümsen «Es war mein Wunsch, in der Gruppe Jugendpartizipation mitzuarbeiten, weil ich es sehr wichtig finde, dass man die unterschiedlichen Kulturen in der Schweiz besser kennen lernt. Mehr Partizipation ist jedoch nicht nur innerhalb der Schweiz wichtig. Auch der Weg der Jugend und der Schweiz selbst sollte irgendwann mal gen Europa gehen.» <<

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Diese Initiative – das Ergebnis einer Thema zum Arbeitsgruppen der «Jugendpartizipation in Europa» – soll engagierten jungen Leuten eine übersichtliche Hilfestellung zur Teilnahme an nationalen und internationalen Jugendprojekten bieten. Sie stellt damit ein Angebot dar, das schweizweit derzeit noch nicht existiert. Nach einer recht harmonischen Diskussion über Verbesserungsvorschläge für Jugendpartizipation legte sich die Arbeitsgruppe nach intern erfolgter Abstimmung darauf fest, sich beim Projekt hauptsächlich auf die Schweiz zu konzentrieren. Der Impulsbeitrag des Experten zeigte Möglichkeiten, Beschränkungen und Chancen des EU-Programms «Jugend für Europa» für Schweizer Jugendliche auf. Information und Kommunikation Gemeinsam gelangte man am Ende des ersten Arbeitstages zur Diagnose, dass die Information und die Kommunikation der Projektanbieter untereinander verbesserungsfähig ist. Zur Beseitigung dieses Mankos wurde die Schaffung einer Internet-Plattform für Jugendpartizipationsprojekte als konkrete Projektidee vereinbart. Bei der Konzepterstellung am folgenden

Tag stand neben den konkreten Inhalten vor allem die Wahl des Domainnamens im Mittelpunkt. Die Debatte war kontrovers und lebhaft. Umsetzung in zwei Projektphasen Das Endkonzept dient zum Aufbau einer engagierten, jungen Community, die einerseits die gesamte kulturelle Vielfalt der Schweiz widerspiegelt und andererseits die Partizipation an konkreten Projekten für Jugendliche aus sämtlichen Regionen fördert. Die Umsetzung der Plattform erfolgt in zwei Projektphasen: Die erste Version beinhaltet Informationen, Berichte und Fotos von bevorstehenden und vergangenen Jugendprojekten sowie einen Eventkalender, der nationale und internationale Jugendprojekte auflistet. Wenn das Angebot von den Jugendlichen im gewünschten Ausmass angenommen wird, erfolgt die Einrichtung eines Mitgliederbereichs. Hier können Interessierte ein eigenes Profil mit Foto, Interessen und politischen Ansichten anlegen. Weiter ist ein interaktives Diskussionsforums vorgesehen, wo unter anderem über eigene Projekterfahrungen berichtet wird oder sich Gleichgesinnte für einen anstehenden Jugendaustausch zusammenfinden können. Die Schaffung dieser Informations- und Kommunikationsplattform soll also die Partizipation von vorrangig Schweizer Jugendlichen an nationalen und internationalen Projekten erhöhen. Daher sollte das Angebot möglichst übersichtlich sein und so gestaltet werden, dass es hauptsächlich von an den Projekten Interessierten genutzt wird. <<


workshoP

Shake it – ohne Alkohol Drinks ohne Alk? Aber klar doch. Das Team der Wunderbar zeigte, wie es geht, und die Jugendlichen schüttelten ihre Shakeeisen, mixten exotische und farbenfrohe Drinks und machten sich fit für die nächste Party. Tink.ch sprach mit dem Kursleiter Walter Bstieler. Janosch Szabo

Foto: Jonas Häfele

Warum zeigen Sie den Jugendlichen, wie man alkoholfreie Drinks mixt? Weil ich der Überzeugung bin, dass man auch ohne Alkohol cool an der Bar rumhängen kann. Und wer zu Hause eine Party macht, kann sich alle Zutaten für die Drinks selber kaufen, ohne Angst erwischt zu werden. Ich will den Jugendlichen zeigen, dass alkoholfreie Drinks salonfähig geworden sind und nicht mehr belächelt werden. Viele Leute haben nämlich keine Lust auf einen brummenden Kopf am nächsten Morgen oder wollen nach der Party noch Auto fahren. Trinken Sie denn keinen Alkohol? Doch, aber es muss in einem gewissen Mass sein. Denn am nächsten Morgen Kopfweh zu haben, ist Unsinn. Zu dieser Einsicht bin ich gekommen, als ich als Jugendlicher meine Erfahrungen mit Alkohol gemacht habe. Das ist aber bei vielen Jugendlichen nicht so, sie trinken schon sehr früh und nicht in Massen. Warum?

Ich sehe mehrere Probleme. Erstens die Preise: Ein Mineralwasser kostet oft gleich viel wie ein Bier oder ist sogar teurer. Dann die Manipulation von aussen: Die Alkoholhersteller sind nicht auf den Kopf gefallen und entwickeln ihre Getränke weiter, locken mit neuen süssen Geschmacksrichtungen oder lancieren – wie das zurzeit Trojka macht – Energiegetränke mit dem gleichen Logo wie die Alkoholvariante. Das dritte Problem ist der Gruppenzwang: Alkohol ist eine Trenddroge. Es hat viel mit Coolness zu tun, an der Bar ein Bier oder einen Longdrink zu trinken. Aber es gibt eben auch etwas anderes um mitschwimmen zu können. Das zeige ich den Jugendlichen, aber bekehren kann man sie nicht. Warum ist dieser Kampf gegen das Alkoholproblem nicht so einfach? Weil es Schleichwege gibt, um an den Alkohol ranzukommen. Minderjährigen ist der Kauf von hartem Alkohol zwar verboten, der Konsum ist nicht strafbar. Ausserdem sind überall mächtige Leute im Spiel, deren Interesse das Geld ist. In der Drogenpolitik etwas zu erreichen, ist so schwierig wie in der Autopolitik von Benzin auf Erdgas umzustellen. <<

exkursion

Bier in aller Munde Die Erwartung war klar: Bierdegustation, was sonst? Mit diesem Ziel vor Augen machten sich 40 Jungpolitiker und Berichterstatter auf den Weg in die Surselva-Brauerei, Schauplatz des beliebtesten Workshops an der Jugendsession. Lailo Sadeghi

Foto: Lailo Sadeghi

Damit ein Bier trinkbereit in der Flasche ist, braucht es so Einiges. Die Details lassen wir uns vom Biermeister erklären. Alles sehr kompliziert. Ein Verfahren, das zu verstehen eine hohe Kunst ist. Es wird gelagert, determiniert und noch vieles mehr, alles nach dem deutschen Reinheitsgebot. Die Spezialbrauerei ist fast bis ins letzte Detail computerisiert. Gleichzeitig wird viel Handarbeit geleistet. Wer computergesteuerte Kohlensäurengehaltregelung mit Handarbeit verbinden kann, muss sich auch nicht scheuen, sein Bier 20 Prozent teurer als die Konkurrenz zu verkaufen.

Den erwartungsvollen Bierfans fällt es schwer Interesse vorzutäuschen. Eigentlich wollen sie doch nur Bier – und das ohne gleich die ganze Lebensgeschichte des Getränkes zu erfahren. Der Speichel sammelt sich unaufhörlich an, die Augen werden feuchter und grösser. Doch nach 20 Minuten, die den meisten wie 20 Jahre vorgekommen sind, war es geschafft, man kannte jetzt praktisch alles: die Biersorten, den Hopfengehalt und etliche exakte Werte und Daten. Wenn man aufmerksam war, hat man sich auch den einen oder anderen Brauerwitz gemerkt. Also genug Wissen, um es zu begiessen. Ob hell oder dunkel, das Bier von Surselva Bräu hat definitiv die Bestnote erreicht. Viva, Prost, zum Wohl, Nastrowje, Egészségedre oder wie auch immer. <<

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La nova tgesa da media a Coira.

Foto: Gianna Sonder

medias

La Rumantscheia e sias medias Dumengia siva mezde ò gia li en workshop, tgi stat an strètga colliaziun cun la regiun dalla sessiun da chest onn. Igls giuvenils vevan la pussebladad da visitar la nova tgesa da medias a Coira, noua tg’igl Radio e la Televisiun Rumantscha (RTR) èn staziunos. Els on survagnia ena invista ainten las medias rumantschas dad Erwin Ardüser, igl manader digl Radio Rumantsch. Gianna Sonder Nign digls participants da chest workshop saveva rumantsch e na savevan er betg ena massa sur digl rumantsch sez. Uscheia ò Erwin Ardüser explitgia ena massa temas fundamentals. I on amprandia, tgi detta tschintg differents idioms e tgi detta siva da var 18 onns en lungatg communabel, igl Rumantsch Grischun. El vign pero angal duvro an furma scretga ed è en lungatg stgaffia da Heinrich Schmid da Turitg. Heinrich Schmid ò tschartgea la furma digl pled, tgi vign avant igl pi savens aint igls differents idioms e declaro chella scu furma digl Rumantsch Grischun. A parteir digl 2015 vign angal ple instruia an Rumantsch Grischun, cunchegl tg’igl mengia tger da translatar codeschs da scola an tots tschintg idioms. Tar la dumbraziun digl pievel digl onn 2000 on var 30’000 persungas inditgia igl rumantsch scu lungatg, tgi son igl pi bagn. Pero Erwin Ardüser dei, tgi els chintan cun en minimum da 100’000 persungas, tgi tgapeschan rumantsch.

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Retschertgas digl Radio Rumantsch vegian demusso chegl. Medias rumantschas Igl RTR è la pi gronda interpresa da medias rumantschas. Dasperas dattigl anc la Quotidiana, ena gasetta, tgi cumpara tschintg gedas all’emda. Ella è nascheida, perchegl tgi la Gasetta Romontscha dalla Surselva ed igl Fögl Ladin dall’Engiadina èn eidas aint. Chellas gasettas cumparivan dus gedas all’emda. La gasetta jamnila digl Surmeir, la Pagina da Surmeir, exista pero anc. Pinavant dattigl ena gasetta da giuvenils, las Punts. Ella cumpara eneda agl meis. Interpresa RTR Igl RTR è ena interpresa dalla SRG SSR idée suisse. La suletta premissa per pudeir luvrar tigl RTR, è da saveir rumantsch. Igl RTR ò anturn 130 collaboratours/-as. La repartiziun tranter donnas ed omens è mecta equilibrada. La media da vigliadetna è apagna 40 onns, damai en team gioven. Las emissiuns èn an tot igls differents idioms. Igl Radio Rumantsch è nia fundo igl onn 1925. Igl amprem onn ò el emess quatter contribuziuns. Igl mument emetta el dallas seis anfignen allas 21 ouras. Pero bagnbod bagndalunga vign igl taimp d’emissiun extendia. Alloura


Plenum

Ein Packen Petitionen für Claude Janiak Zivilisiert und interessiert zeigten sich die Teilnehmer der Jugendsession bei den Diskussionen im Plenum. Differenzen und unerwartete Schwierigkeiten wurden mit Humor genommen. Veronika Wüster

ins so santeir igl Radio Rumantsch dallas tschintg anfignen da mesanotg. An las ouras tgi restan, vign emess igl programm digl DRS egn. La fegnameira è naturalmaintg dad esser dalla parteida 24 ouras agl de. L’amprema contribuziun dalla Televisiun Rumantscha è neida emessa igl 1963. Igl madem onn suonda anc ena sagonda. Igl taimp d‘emissiun augmenta alloura dad onn tar onn. Ossa ègl diesch minutas da glindesde anfignen sonda ed ena mes’oura la dumengia. Igl programm dalla Televisiun Rumantsch niva gio adegna mussada segl SF DRS. tecnica impressiunonta Igls giuvenils on er pudia visitar igl nov studio da televisiun e dar en tgit sen la cumplitgieda tecnica, tgi dovra per produtgier las emissiuns. Pispert tg’igls participants savevan tschertas factas sur digl rumantsch, on antschet las discussiuns. È chegl sto scort da biagier en nov bietg da 26 milliuns per medias d’en lungatg, tgi mora dalunga or? Ègl an general anc raschunevel da duvrar tants raps per ampruvar digl mantigneir? U ègl gist tals pass, tgi rendan pussebel igl surveiver? Bavegna aint igl mond digls Rumantschs! <<

Fotos: Josias Brotbeck und Raphael Hünerfauth

Die Teilnehmer sassen im Plenarsaal zivilisiert auf ihren Sitzkissen und lauschten gespannt den Worten des Moderators. Es gab keine keine blaue Augen wegen Meinungsverschiedenheiten, keine peinliche Stille, die durch schnarchende Teilnehmer unterbrochen wurde und auch keine Revolte der sprachlichen Minderheiten ob auftretender Verständnisschwierigkeiten. Wohl aber gab es Diskussionen auf hohem Niveau, Wortmeldungen, die sich an die Regeln des Dialogs, obgleich nicht an das Zeitlimit hielten, und Teilnehmer, die die hohle Floskel Partizipation mit Inhalt füllten. Einige Misstöne waren zu vernehmen, als wegen des Zeitdrucks einige Teilnehmer sich in der Diskussion nicht zu Wort melden konnten. Ebenso als sich die Verantwortlichen nicht über die Abstimmungsmethode beim Joker-Thema Waffengesetz einigen konnten. Die unvorhergesehenen Turbulenzen nahm man jedoch mit Humor: «Ich bin der Trottel, aber ich kann ja nichts dafür», rief Salome Hofer vom Podest. Die Schuldigen wurden verschwiegen, den für die Organisation Zuständigen mit Worten und Geschenken ausgiebig gedankt. Nationalratspräsident Claude Janiak, dem offiziell die Petitionen überreicht wurden, erhielt ein Teilnehmer-Shirt zum Dank. Geschenk oder Bestechung - das wird sich weisen. Denn noch ist nicht sicher, ob die Petitionen Beachtung erreichen. <<

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Emmigrazione italiana alla fine della seconda guerra mondiale.

svizzeri stranieri

L’era dei giovani, ma non di tutti Nella 15’ Sessione Federale dei Giovani a Laax 2006, si sono incontrati giovani cittadini provenienti da tutta la Svizzera per discutere sui loro problemi, per capire come funziona la loro politica o per sapere quello che non funziona e anche per divertirsi e partecipare ai vari workshops proposti dagli organizzatori. Sami Haddad Qualcuno non è stato invitato. Sono stati gli «stranieri svizzeri» a rimanere a casa e a guardare dall’esterno quello che stava succedendo. Sono stati presentati solo l’1 per cento, come ci ha detto Andreas Misteli, uno degli organizzatori. Ne sono stati invitati 200 e solo 2 di loro erano cittadini senza cittadinanza. Nel posto dove teoricamente si dovevano rompere le regole razziste dello stato, abbiamo trovato una situazione simile a quella che c’è nella realtà: 1.500.000 di stranieri, corrispondenti a oltre il 20 per cento della popolazione complessiva. Di questi, poco meno di 340.000 sono nati nel paese e costituiscono pertanto quella parte della seconda e terza generazione di immigrati che non hanno ancora acquisito la cittadinanza elvetica. Gli immigrati sono per lo più cittadini degli altri paesi dell’Europa meridionale e occidentale, mentre piuttosto scarsa è la quota di quelli provenienti da aree più lontane. L’immigrazione italiana rimane nettamente prevalente fino alla fine degli anni cinquanta, quando le aree di origine degli stranieri cominciano a diversificarsi con l’arrivo, prima degli spagnoli, poi dei portoghesi e infine degli iugoslavi. Tutto questo è dovuto alla normativa elvetica del cosiddetto diritto di sangue (ius sanguinis), in base al quale è favorita l’acquisizione della cittadinanza da parte

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delle persone di origine nazionale e resa più difficile quella degli immigrati, anche se residenti da molto tempo sul territorio, e dei loro figli, nonostante siano nati e vivano sul suolo della Confederazione. Nel paese dove la democrazia viene applicata nel modo più simile a quello scritto nei libri, il paese europeo con il sistema politico più sano che ci sia in Europa, con una votazione diretta, simile a quella greca famosa, troviamo cittadini senza cittadinanza, persone che ci vivono da anni e non hanno il diritto di votare che è la base della democrazia. Sono persone che hanno avuto l’esigenza di andarsene via dal loro paese, per motivi economici, politici o soltanto personali, persone che sono andate via per sopravvivere alle guerre mondiali o alle condizioni sanitarie ed economiche trovate nel dopo guerra. Insomma era un dovere accoglierli e dare loro un posto sicuro, e non solo usarli per incrementare l’economia del paese e nel momento in cui non se ne ha più bisogno, mandarli indietro dove ormai hanno perso tutto. Non votare vuol dire non intervenire nel proprio futuro e lasciare agli altri la decisione di quello che succederà loro nel futuro, sembra un regime controllato dalle Elite più che dal popolo; o forse hanno cambiato la democrazia e non ci hanno ancora avvisati! Comunque, mi ha promesso Andreas Misteli, che il prossimo anno faranno di tutto per presentare gli «svizzeri stranieri» come si deve. Vi aspetto l’anno prossimo. <<


inteGrazione

Gli Italiani in Svizzera Gli italiani residenti in Svizzera rappresentano oggi con 300.000 persone la comunità stranierà più numerosa. Sono integrati meglio che all’ inizio della loro immigrazione, ma dall’altra parte il referendum popolare per una naturalizzazione agevolata per gli stranieri della seconda e terza generazione è stato rifiutato. E chi non possiede il passaporto rossocrociato non può partecipare alla vita politica del paese.

Sami Haddad

Gli anni tra le due guerre mondiali sono caratterizzati dall’attenuarsi degli arrivi di italiani, mentre riprende vigore il flusso di esuli politici, in fuga questa volta dal regime fascista. Con la fine della seconda guerra mondiale l’emigrazione dall’Italia riprende con forza. La Svizzera, d’altronde, è protagonista di un eccezionale sviluppo economico: nel periodo 1945-60 il prodotto nazionale lordo raddoppia e il reddito pro capite nazionale cresce del 60 per cento. Negli anni 1946-51, quando l’esodo italiano riparte con intensità in tutto il mondo, la sola Svizzera assorbe il 48 per cento dell’emigrazione italiana in Europa. Gli italiani diventano in breve tempo la comunità straniera più numerosa: 140.000 unità nel 1950 (49 per cento del totale degli stranieri) e 160.000 nel 1955 (59 per cento del totale degli stranieri). Nel decennio 1955-65 si realizza una radicale trasformazione della provenienza dei flussi dall’Italia. Se, infatti, nel 1955 il 70 per cento degli italiani era originario dell’Italia del Nord, l’11 per cento del Centro e il 19 per cento del Sud e isole, nel 1965 la situazione si capovolge: ben il 60 per cento degli italiani risulta proveniente dalle regioni del Sud e dalle isole. Il 1965 è l’anno della tragedia della diga di Mattmark: mezzo milione di metri cubi di ghiaccio si abbatte sugli operai che stavano costruendo la diga; 83 sono i morti, 57 dei quali italiani. La catastrofe viene ricordata ancora oggi dalla comunità italiana. Nel 1975 la popolazione italiana in Svizzera tocca la punta più alta, 573.085 presenze, in un periodo che vede nel complesso aumentare in maniera sostanziale la presenza degli stranieri, che nel 1974 raggiungono la quota record del 16,7 per

cento sulla popolazione totale. A partire dalla metà degli anni settanta, tuttavia, le conseguenze della crisi petrolifera e le trasformazioni nel mercato internazionale del lavoro portano a una progressiva forte riduzione della comunità italiana, che passa a 411.913 unità nel 1985, a 361.649 nel 1990, fino ad arrivare ai 319.641 censiti nel 2000 e ai 308.255 nel 2002. Il processo di integrazione Robert K. Merton definisce l’integrazione sociale come adattamento individuale al sistema sociale e ne identifica diversi livelli analizzabili in base all’accettazione o al rifiuto delle mete socialmente poste e dei mezzi previsti per raggiungerle. Si va così dalla conformità totale (accettazione delle mete e dei mezzi) alla ribellione (rifiuto sia delle mete che dei mezzi). Il tipo di integrazione più funzionale al mantenimento del sistema è definito da Merton con il concetto di innovazione (accettazione delle mete ma rifiuto dei mezzi istituzionalizzati per raggiungerle). All’inizio del processo di migrazione, gli italiani giungono in Svizzera quale semplice manovalanza. Separati dai loro cari da una legislazione federale che non permette il ricongiungimento familiare ai lavoratori stagionali, gli immigrati vivono in condizioni molto difficili. Abitano spesso in zone “ghettizzanti” in baracche fatiscenti e non conoscendo la lingua faticano a stabilire contatti con la popolazione locale. Sono inoltre sottoposti a restrizioni legislative, che impediscono loro di cambiare lavoro e limitano il loro accesso ai diritti sociali e assicurativi. “In quegli anni non esisteva nessun processo né volontà di inserimento sociale. Gli immigrati venivano in Svizzera solo per lavorare, convinti di tornare a casa dopo qualche anno”, spiega Claudio Micheloni, il segretario generale del Forum dell’integrazione dei migranti (FIMM). La maggioranza degli immigrati hanno dichiarato che non volevano andarsene via dal proprio paese se non ci fossero stati problemi politici ed economici. La situazione cambia dalla seconda metà degli anni 60, quando finalmente migliora la loro tutela giuridica e si permette alle famiglie di raggiungerli in Svizzera. Nascono allora una serie di difficoltà di integrazione, poiché la società elvetica si rivela totalmente impreparata a reagire

al problema dell’inserimento scolastico e sociale dei nuovi arrivati. In questo contesto, le associazioni italiane di stampo soprattutto sociale e assistenziale assumono un ruolo fondamentale, rimediando alla lacuna della legislazione elvetica. Oltre che discutere con le autorità locali per fare valere i diritti degli immigrati, organizzano corsi di lingue e di sostegno pedagogico, cosi come numerose attività di svago per i membri delle comunità. Gli svizzeri si dimostrano inizialmente reticenti ad accettare i nuovi arrivati: “È una costante. Ogni nuovo gruppo di migranti suscita paure e pregiudizi”, spiega il segretario generale del FIMM. Con il tempo, però, gli italiani riescono a farsi apprezzare, grazie soprattutto al loro importante contributo all’economia del paese, al loro carattere spontaneo e gioviale e agli sforzi dimostrati per adattarsi alla realtà locale. Oggi Giorno Oggi gli italiani residenti in Svizzera rappresentano la comunità stranierà più numerosa, 300.000 persone, e costituiscono il 20 per cento di tutta la comunità straniera residente nella Confederazione. Le nuove generazioni, nate e cresciute in Svizzera, parlano le lingue nazionali e hanno pienamente adottato usi e costumi elvetici. Eppure, la popolazione elvetica ancora non dimostra di averli pienamente accettati. Basta pensare alla naturalizzazione agevolata per gli stranieri della seconda e terza generazione, rifiutata in un referendum popolare lo scorso anno. Chi non possiede il passaporto rossocrociato non può partecipare alla vita politica del paese. Solo una manciata di cantoni, infatti, accorda ai cittadini stranieri il diritto di voto. Solo quando gli immigrati riusciranno ad ottenere i diritti politici, si potrà affermare che la loro integrazione è ben riuscita. <<

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Expertenrunde zum Thema Service Public. Foto: Josias Brotbeck

service Public

Staat gegen Privatwirtschaft Die Swisscom soll vollständig privatisiert werden, die Post kämpft mit Paketdiensten, die SBB muss die Grundversorgung gewährleisten. Der Service Public ist auch an der Jugendsession ein bewegendes Gesprächsthema.

Daniel Hollenstein

Umringt von den Teilnehmern der Jugendsession diskutierten vier Experten von Gewerkschaftsbund, Economiesuisse, Bakom und NZZ über den Service Public. Privatisierung – Ja oder Nein? Die Meinungen waren gemacht. Das links-rechts Schema liess sich auch auf diese Diskussion anwenden, in der sich vor allem sozial mit liberal, also Gewerkschaft und Economiesuisse duellierten. Staat oder Wettbewerb Zwar war man sich darin einig, dass Service Public ein Unwort sei, und dass die flächendeckende Grundversorgung zu gleich bleibenden Bedingungen weiterhin Bestand haben sollte. Ob nun aber der Staat oder der Wettbewerb diese Anforderung besser erfüllen, darin schieden sich die Geister. Staatliche Unternehmen waren und seien nicht konkurrenzfähig, die Kosten zu hoch, Querfinanzierungen wirtschaftlich fragwürdig und oft nicht transparent behauptet die eine Seite. Auf der Anderen wurden Doppelspurigkeiten beim Angebot, Qualitätsverlust und vor allem der mögliche Verlust der Grundversorgung als Argumente gegen die Privatisierungen geltend gemacht. Alles wie gehabt also. Würden in den Diskussionsgruppen neue Ansätze entstehen?

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Nach Vorstellungs- und Informationsrunde versuchte die Diskussionsgruppe «Kommunikation» auf ein spezifisches Problem einzugehen. Die männlich dominierte Gruppe vertiefte sich ins Thema der Kabelnetznutzung. Vorhandene Netze müssten ohne den Aufbau von Parallelnetzen von allen Firmen genutzt werden können. Dabei wurden sie von zwei Experten von Swisscom und Cablecom unterstützt, die sie uneigennützig über das Thema informierten. Breitbandinternet für alle Die Jugendlichen sind der Meinung, dass doppelte Infrastrukturen vor allem in ländlichen Gebieten überflüssig sind. Wie überall sollten Ressourcenverschwendungen vermieden werden. Bald wird beschlossen: Die Betreiber sollen ihr Breitbandnetz für andere Firmen öffnen, damit der Konsument die freie Wahl hat. Damit verbunden, soll aber auch ein Anreiz geschaffen werden, die Netze weiterhin zu unterhalten und auszubauen. Dies alles vor dem Hintergrund, dass in naher Zukunft sowohl Telefon als auch Fernsehen vollständig über das Internet laufen dürften, und dieses damit eine noch wichtigere Rolle in unserem Leben spielen würde. Dafür muss es aber ein leistungsstarkes und sinnvolles Netz geben. <<


Rolf Zimmermann

Zitate aus der Expertenrunde:

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Foto: Jonas Bischoff

Der Service Public ist eine historische Meisterleistung des modernen Staates. Als Lebensnerv der Gesellschaft wurde er in den vergangenen hundert Jahren konstruiert.

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Rolf Zimmermann, stellvertretender Sekretär des Schweizerischen Gewerkschaftsbundes.

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Entscheidend sind Leistungen und Dienste, nicht Strukturen und Technologie.

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Infrastruktur ist für Wettbewerbsfähigkeit und Lebensqualität wichtig.

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Thomas Pletscher, Mitglied der Geschäftsleitung von Economiesuisse.

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Im Bereich der Bildung ist es wichtig die Grundversorgung genau zu definieren. Ist Weiterbildung ein individuelles Anliegen, oder soll es vom Staat finanziert werden?

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Im Bereich Service Public ist Solidarität notwendig.

Walter Hagebüchle, Redakteur der NZZ Schweiz für die Gebiete Bildungs- und Verkehrspolitik, Post und Telekom.

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Es ist falsch Service Public immer mit dem Staat zu verbinden. Die Diskussion über die vollständige Privatisierung der Swisscom ist in den nächsten Jahren tabu.

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Investitionen ins Netz sind versunkene Kosten. Nicht das Netz, nur die Dienstleistung bringt Geld.

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Armin Blum, Leiter Festnetzdienste und Grundversorgung, Bundesamt für Kommunikation.

interview Rolf Zimmermann ist der stellvertretende Sekretär des Gewerkschaftsbundes. Im Interview spricht er über Vergangenheit, Gegenwart und Zukunft der Grundversorgung durch die öffentlichen Dienste. Veronika Wüster Wie beurteilen Sie die Veränderungen der letzten Jahre im Bereich Service Public? Mit der Liberalisierung wurde 1998 der Service Public (Post, Bahn, Telekom) vom Bund abgekoppelt. Während im öffentlichen Dienst die Arbeitnehmer gemäss den Gesamtarbeitsverträgen beschäftigt sind, erhalten die Beschäftigten der privaten Anbieter branchenübliche Löhne. Insofern ist es den privaten Anbietern möglich den Wettbewerb anhand der Löhne zu bestimmen. Als Gewerkschafter bin ich Gegner dieses Sozialdumpings. Können Sie uns ein konkretes Beispiel nennen? Konkrete Auswirkungen zeigte die Liberalisierung der Post. Paketdienste sprossen wie Pilze aus dem Boden. Daraus entstanden folgende zwei Probleme: Erstens bilden sich mehrere Parallelinfrastrukturen, die weniger effizient sind. Zweitens herrschen bei den privaten Anbietern andere Arbeitsbedingungen. Daher fordert der Gewerkschaftsbund für die gesamte Branche den Gesamtarbeitsvertrag, damit der Wettbewerb von der Qualität bestimmt wird. Der Wettbewerb darf sich nicht auf dem Buckel der Lohnabhängigen abspielen. Werden ländliche Regionen in Zukunft benachteiligt sein? Einerseits besteht in Zukunft die Gefahr, dass Dienstleistungen nur noch in der Stadt angeboten werden. In den nächsten 20 Jahren werden alle Schweizer Agglomerationen im Viertelstundentakt angefahren. Andererseits dürfen ländliche Regionen nicht benachteiligt werden. Auf keinen Fall darf die Diskussion um die Rentabilität des Service Public zum Politikum werden. Es geht

weiter nicht darum, zwischen Privat oder Staat zu entscheiden, sondern Lösungen für die Versorgung des ganzen Landes zu finden. Gemäss dem Motto «gleicher Lohn für gleiche Arbeit» sollen auch die Preise für gleiche Dienstleistung flächendeckend gleich sein. Wie soll die flächendeckende Versorgung finanziert werden? Ich bin kein Gegner von Quersubventionen. Die gibt es in Grosskonzernen übrigens auch. Aber ich fordere mehr Transparenz in diesem Bereich. Man soll wissen, was man zahlt. Was meinen Sie zur Einkaufssperre für die Swisscom? Die Swisscom soll die Möglichkeit haben, sich anbietende Synergien auch im Ausland zu nutzen. Meiner Meinung nach hat Herr Blocher da versucht, die Privatisierung der Swisscom mit diesem Verbot zu provozieren. Man kann die Einkaufstrategie der Swisscom nicht mit der Hunter-Strategie der Swissair vergleichen, so wie er das macht. Blocher begründet seine Haltung damit, dass der Staat kein Unternehmer sei. Das sehe ich anders, gerade in diesen Bereichen kann der Staat ein sehr guter Unternehmer sein. Was würden Sie mit drei freien Wünschen verändern? Ich wünsche mir, dass das hohe Niveau des Service Public erhalten bleibt. Wichtig ist mir auch, dass die Arbeitsplätze bestehen bleiben, und die Beschäftigten bei gutem Lohn und unter fairen Bedingungen arbeiten. Immerhin liegen ein Fünftel der Arbeitsplätze im Bereich Service Public. Eine Qualitätsverbesserung im Bereich Bahn und Verkehr wäre wünschenswert: Ausbau des Hochgeschwindigkeitsnetzes, Anbindung an den internationalen Bahnverkehr, mehr Konkurrenzfähigkeit zum Flugverkehr. Wie sieht die Zukunft des Service Public aus? Die Grundversorgung wird ständig neuen Technologien angepasst. Zum Beispiel wurde das Breitbandinternet in den Katalog der Grundversorgung integriert. Heute haben wir in der Schweiz eine Breitbandabdeckung von rund 98 Prozent.

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Was tun gegen die Jugendarbeitslosigkeit? Draussen an der Sonne wird nach Lösungen gesucht. Foto: Josias Brotbeck

JuGendarbeitslosiGkeit

Die Jugend sucht Arbeit Tausende Jugendliche finden keine Lehrstelle. Und wenn, dann stellt sich ihnen bald das Problem in den Weg, einen Job zu finden. Das führt zu einer dramatischen Zunahme der Jugendarbeitslosigkeit. Katharina Kneip

spiel die Chance eines fremdsprachigen Jugendlichen, die Ausbildung machen zu können, die er sich wünscht, dreimal geringer als bei einem Schweizer Jugendlichen.

Zwei Experten, Simone Stirnimann von der SAJV und Beni Rindlisbacher von Youth Rep, eröffneten die Diskussionsgruppen mit einem Input und zeigten den Teilnehmern die momentane Situation, ihre Konsequenzen und die bisherige Massnahmen auf.

Die Konsequenzen Fehlende berufliche Integration führt zu Perspektivenlosigkeit. Keine Arbeit bedeutet nicht nur kein Einkommen, sondern auch den Verlust sozialer Kontakte, soziale Isolation, das Gefühl nutzlos zu sein und nicht gebraucht zu werden. Wenn die Jugendlichen nun keine Lehrstelle oder feste Anstellung finden, müssen sie sich oftmals mit kleinen Jobs herumschlagen, um trotzdem etwas Geld zu verdienen. Weil diese Aushilfejobs über kurze Zeit relativ viel Geld einbringen können, verzichten die Jugendlichen häufig auf eine weitere Ausbildung oder Einführung in eine langfristig gesicherte Arbeit. Langfristig führt das jedoch dazu, dass diese Personen deutlich weniger verdienen als der Durchschnitt. Manche kriegen sogar weniger als die Hälfte davon und liegen somit unter dem Existenzminimum. Die Zunahme dieser so genannten Working Poors führt auch dazu, dass die Beiträge der Jugendlichen zur Finanzierung der AHV (1. Säule) wegen ihres niedrigen Einkommens oft sehr gering ausfallen. Diese Entwicklung kann bei der momentan sowieso schon

Die Situation Nach neusten Statistiken fehlen in der Schweiz im Moment weit über 10’000 Lehrstellen. Grund dafür sind nicht nur die höheren Schulabgängerzahlen, sondern auch all jene Jugendlichen, die sich in den letzten Jahren mit einer Zwischenlösung zufrieden geben mussten und nun zusätzlich auf den Lehrstellenmarkt drängen. Ein weiterer Grund ist auch, dass viele Arbeitsgeber nicht gerne Jugendliche anstellen, schlicht weil sie über viel weniger Arbeitserfahrung verfügen. Es gibt aber auch soziopolitische Ursachen für die allgemeine Jugendarbeitslosigkeit in der Schweiz. Denn unser Bildungssystem bietet, so gut es uns erscheinen mag, noch immer keine wirkliche Chancengleichheit. So ist zum Bei-

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kritischen Lage der AHV schwerwiegende Folgen haben. Auch können sich viele keine individuelle Altersvorsorge (3. Säule) leisten. Die Zukunft der Jugend wird durch diese Arbeitslosigkeit stark geprägt, sollte sich nicht bald etwas ändern. Wer ohne Perspektiven da steht, für den lohnt es sich auch nicht, sich um seine schulischen und beruflichen Aufschwünge zu bemühen. Bestehende Massnahmen In den letzten Jahren wurden immer mehr Projekte auf die Beine gestellt, die der Jugendarbeitslosigkeit entgegenwirken. Es gibt mittlerweile etliche Fonds, die Projekte unterstützen, welche Berufspraktika oder Motivationssemester als eine Art Brücke anbieten. Ein Pilotversuch wurde mit «die anonyme Bewerbung» gestartet, in der jegliche persönlichen Daten des Bewerbers entfernt werden und der Arbeitgeber nur nach Kompetenzen beurteilen kann. Dieses Projekt versuchte aufzuzeigen, wie es wäre, wenn Chancengleichheit herrschen würde. Das Resultat: Es wurden viel mehr Frauen und Menschen mit Migrationshintergrund ausgewählt. Das Schweizerische Komitee gegen Jugendarbeitslosigkeit (SKJA) bereitet zurzeit die Lehrstellenkonferenzen von unten vor, die am 27. und 28. Oktober stattfinden sollen. Die Ziele sind, Lehrstellen zu schaffen, öffentlichen Druck auf Arbeitgeber zu machen und auf die nationale Lehrstellenkonferenz des Bundesrates am 13. November in Genf einzuwirken. Die vielen kleinen Schritte auf Gemeinde- und Kantonsebene sollen nun zu einem grossen Schritt werden. Das heisst, es sollen auf Bundesebene einheitliche Gesetze für die ganze Schweiz erlassen werden.

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weise bundesweite Tagesschulen und für die fremdsprachige Eltern Deutschkurse. Es wurde auch darüber gesprochen, dass viel mehr Informationen unter die Jugendlichen gebracht werden müssen.

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Unser Bildungssystem bietet noch keine Chancengleichheit.

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Auch wurde das Thema der Ausbildungskosten behandelt. Die Kosten für weiterbildende Schulen, die Ausbildung für Lehrmeister und die Universitäten seien zu hoch. Es müssten den Studierenden mehr Stipendien zu Verfügen stehen. Weiter diskutierten die Jugendlichen darüber, ob Betriebe, die Lehrlinge nehmen, belohnt werden sollten. So-

mit könnte man viele Betriebe, die keine Lehrlinge ausbilden, von diesem Schritt überzeugen. Nach weiteren Ansätzen legte man sich wieder auf das Problem bei den Lehrabgängern fest. Nach der Lehre müssten die Jugendlichen Zeit haben, um eine feste Arbeitsstelle zu finden. In der Petition forderte die Gruppe schliesslich vom Parlament «die Schaffung eines gesetzlichen Rahmens, der die Lehrbetriebe verpflichtet, Lehrabgänger mindestens zwei Monate weiter zu beschäftigen. Damit wird ihnen die Möglichkeit geboten, Arbeitserfahrung zu sammeln und nach Bedarf die Zeit zu nutzen, um eine neue Arbeitsstelle zu suchen. Während dieser Zeit soll der Lehrabgänger als Praktikant entlöhnt werden.» Diese Petition wurde allerdings in der Gegenüberstellung mit den anderen Petitionen zum gleichen Thema am letzten Tag der Jugendsession nicht angenommen. <<

Fehlende berufliche Integration führt zu Perspektivenlosigkeit.

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Lösungsvorschläge und Petition Die Teilnehmer sammelten anfangs verschiedene Lösungsvorschläge. Mit dem Ziel vor Augen, eine Petition zu erarbeiten, verfeinerten sie diese danach. Man müsse ausländischen Jugendlichen, die Probleme mit der Integration, mit der Sprache oder den schulischen Leistungen haben, mehr Hilfe anbieten, beispiels-

Foto: Jonas Bischoff

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ProGramme-cadre

Malédiction ou cadeau? L’environnement distingué et le programme-cadre élargi abaissent-ils la productivité des participants? Quelques questions critiques sur ce qui entoure la Session des Jeunes 06. Daniel Hollenstein

Le Riders Palace à Laax - un peu de luxe.

Foto: Josias Brotbeck

Lounge intime au lieu d’atmosphère élevée dans le hall du Conseil national, bâillement contenu lors des déclarations de Mme Egerszegi, vice-présidente du conseil national: Dès le commencement de la session de la jeunesse, la question se posa: quelles conséquences l’environnement noble va-t-il avoir sur la fertilité des discussions? Plus de sessions régionales, moins de temps pour les groupes de discussions, mais plus pour le programme-cadre. Cela est-il un cadeau pour les participants ou leur meton plutôt des bâtons dans les roues? Les pétitions – autrefois résultat de longs préparatifs – doivent être élaborées rapidement durant l’après-midi du samedi et le dimanche matin. Jerun Affolter, responsable du programme-cadre de la session de la jeunesse 06, ne voit pas cela comme un obstacle: «Les pétitions des sessions régionales n’ont jamais été prises en compte.» De toute façon, on doit recommencer à zéro lors de la session fédérale de la jeunesse.

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Le programmecadre est une bonne compensation au travail politique.

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Hôtel de designer La session est intitulée «séjour de wellness pour les chambres fédérales» par le «Blick». La session de la jeunesse voulait-elle également suivre? C’est aussi grâce au sponsoring des entreprises locales, que les ateliers deviennent possible, beaucoup d’entre eux dans le domaine purement fun. «Ceux-ci sont toutefois facultatifs», explique Jerun. L’hébergement dans le «Riders Palace» de Laax soulève également des questions : L’auberge de jeunesse ne souligneraitelle pas mieux le caractère de la session de la jeunesse ? La perspective du re-

tour de la jeune clientèle ne pousse-telle pas les hôteliers à offrir ce service? «L’engagement peut sûrement y être attribué en partie«, dit Jerun. Toutefois, il ne croit pas qu’un tel engagement ne trouve sa source que dans cet intérêt. Et les jeunes n’ont-ils pas le même droit au confort que les chambres fédérales à Flims? Gimma controversable Le samedi soir, ça y est: On s’adonne au plaisir de l’alcool et de la musique bruyante. Evitons de nous poser la question si le rapper Gimma avec ses textes rudes cadre avec la session de la jeunesse. Du moins, il semble plaire à beaucoup de gens. Le lendemain matin l’impréssion générale est plutôt triste avec l’apparition tardive de plusieurs participants fatigués au petit déjeuner. La gueule de bois se fait sentir. Au cours des dernières années la fête n’a jamais eu d’effets nocifs. Elle fait partie de la session de la jeunesse. Toutefois, elle n’a encore jamais eu lieu déjà le prémier jour. Qu’en pensent les premiers concernés, autrement dit les participants? «Le programme-cadre est une bonne compensation au travail politique» , dit le participant Frederic Laggr. Mais d’après lui, celui-ci garde assez de place. Les pétitions ont toutes été terminées plus ou moins dans les délais donnés. Et l’hébergement confortable ne détourne pas l’attention de l’essentiel, il peut avant tout être relaxant et stimulant. Tanja Dellafior pense que grâce à la fête, il y a justement la possibilité d’apprendre a se connaître mieux. Ainsi le programme-cadre obtient-il globalement un écho positif. Est-ce grâce à l’attitude décontractée des jeunes? Les aspects sociaux et la joie sont tout aussi importants que le progrès politique pour une Session des Jeunes réussie. Car le succès ne doit pas tenir qu’aux pétitions. Le succès est aussi l‘expérience que tout les participants ont faite, et ce qui en résulte. <<


comment

Cultural programme: an outside view At the Federal Youth Session Julia Bessonova from Estonia was an international participant. Being deeply involved in all the activities, she could still watch and reflect the happening from outside and now wants to share some of her observations. Julia Bessonova We all know that if you work hard you should have a good rest. For this purpose the entire cultural programme was designed. There were three main parts: a disco party with a local rapper, a series of various workshops and the interactive theatre performance. The biggest and the most popular appeared to be the first part, which took place in the evening of the first day.

It was around nine o’clock in the evening when young people of Switzerland, its bright minds and future society engines gathered together in the disco hall waiting for a party. The DJ turned the music on and it seemed as if the whole room started to move. However, the main event was still lying before them, so they did not dance very passionately saving the strength for the concert. The group of international participants also joined the fest, slowly relaxing in disco rhythms, when all of a sudden the hall exploded with screams and bawls greeting the idol. The show started. And after a few songs we realised the lyrics. The matter was that the singer constantly repeated words of abusive language. More over, one of

his song‘s chorus stated something like that: „Drugs, sex, violence, fun ...“ So, all those future generation representatives, who just a few hours ago were discussing necessary changes in politics, development of youth exchanges and problems of unemployment, all those smart young people now were echoing after the rapper. Although later on I was explained that those words were nothing more than a parody on some other song, I still felt frustrated. I was stuck with the thought that the organizers of such a great and important event which gathered under its roof the most politically active youth could invite that kind of artist. So, what massage do we want to pass over to our future generation? <<

kommentar

Clash of Civilization Veronika Wüster erzählt aus der Austro-Perspektive und mit viel Ironie, wie sie die Partynacht im Riders Palace erlebte. Veronika Wüster Schwarz gekleidete, ganz-körper-verkabelte Securities wachen Gefängnispersonal gleich am Eingang des Horts der Unruhe über Recht und Ordnung. Wer nicht drinnen ist, ist out. Das olympische Prinzip zählt nicht mehr. Nur die Farbe des Bandes um das Handgelenk. Den Privilegierten, die im Besitz der roten Bänder sind, wird zudem der Zugang zur Bar gestattet. Einmal die Security-Checks überwunden, ist einem Alkohol garantiert. Selbst gekauftes Bier darf nicht konsumiert werden. Gäste die

die Regeln nicht befolgen, werden auf das Zimmer verbannt. In ihren «Zellen» feiern die Häftlinge dann weiter. Party mit Gefängnis-Touch. Und dann betritt der von vielen ersehnte Rapper Gimma die Bretter, die die Welt bedeuten. Statt Politik, Partizipation und Jugendsession sind nun Sex, Drogen und Gewalt die Worte, die man bis in die hintersten Winkeln des Riders Palace hören kann. «Sie randalieren, trinken Bier, zu dem Sound», singt Gimma… Gefängnisatmosphäre pur – welcome in Raiders Place. Clash of Civilizations? Über Geschmack lässt sich ja bekanntlich streiten.

der sich wacker auf den Beinen hielt. Der nächste Rebell, Sami, «is not without a cause». Er weiss was er tut. Bis zum jähen Ende der Party legt er «funky Reggae-Dance-Music», so seine Eigendefinition, auf. Den Wunsch nach Backstreetboys-Songs einiger Teilnehmerinnen wollte er nicht erfüllen. Trotzdem wird getanzt und zwar quer durch den Stilgarten - Salsa zu Elektro, Walzer zu Reggae. Von links nach rechts, von rechts nach links, und sie trafen sich in der Mitte – ohne Clash. <<

Zur Geisterstunde sind die jungen Rebellen verschwunden, ältere Kaliber verdrängten den 13-jährigen Durchschnitt,

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Ilona Meier, 19, Heiligenschwendi Foto: Raphael Hünerfauth

forum JuGendsession

«Mehr Gehör für die Jugendlichen» Die Studentin Ilona Meier ist Mitglied des Forums Jugendsession, Rolf Heuberger dessen Präsident. Beide widmen einen Grossteil ihrer Freizeit dafür und setzen sich aktiv für die Petitionen ein: Dass diese nicht untergehen und Gehör erhalten. Tink.ch sprach mit ihnen über die verschiedenen Facetten dieser Arbeit. Anna Röthlisberger und Lailo Sadeghi Wie habt ihr zur Politik gefunden? Ilona: Bei mir war es Zufall. Ich suchte im Internet Informationen zu einem Austauschprojekt, an dem ich teilnehmen wollte. Dort stiess ich auf einen Link der Jugendsession und beschloss kurzerhand mich anzumelden und teilzunehmen. Das war vor zweieinhalb Jahren. Danach begann ich im Forum mitzuhelfen. Natürlich haben mich auch meine Eltern beeinflusst. Sie sind beide in einer Partei und das politische Geschehen war bei uns zu Hause immer ein viel diskutiertes Thema. Rolf: Ich war schon immer der Typ, den vieles interessierte. Durch mein eigenes Suchtpräventionsprojekt traf ich an einer europäischen Konferenz Mitglieder vom Forum Jugendsession und nahm an der folgenden Jugendsession teil. Anschliessend trat ich dem Forum bei. Es war mir

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bald klar: Was die Politik entscheidet, geht mich was an. Entweder man macht Politik, oder man akzeptiert sie. Lieber das erste. Wie sieht eure konkrete Arbeit aus? Rolf: Als normales Mitglied arbeitet man in einer Gruppe an einem Projekt oder einer Petition. Man schreibt Briefe an zuständige Stellen und Personen, versucht Medienecho zu generieren und knüpft Kontakte zu Parlamentariern. Man trifft Politiker, um ihnen unsere Anliegen zu präsentieren. Zwei Personen besitzen einen Lobby-Badge. Er erlaubt den Zutritt zum Bundeshaus, jederzeit und ohne Voranmeldung. Auch während Sessionen. Das erleichtert uns das Networking. Wie begeistert ihr die Bevölkerung für eure Ideen und Petitionen? Rolf: Mit unserem Charme. Der Faktor «Jugend» zählt viel. Viele Stellen hören uns nur schon zu, weil wir eben parteipolitisch keine Politik betreiben, sondern uns nur um Sachpolitik kümmern. Wir verklickern nur, was 200 Teil-


Rolf Heuberger, 21, Galgenen

Foto: Raphael Hünerfauth

folge zu verzeichnen. Geduld, Ausdauer und Selbstinitiative sind ganz wichtig in der Politik, auch beim Forum. Und wer Power mitbringt, kann etwas bewegen. Warum gibt es keine regionalen Jugendsessionen mehr? Ilona: Früher haben wir an den regionalen Jugendsessionen die verschiedenen Petitionen vorbereitet. Wir haben aber festgestellt, dass das nicht unbedingt nötig ist. Die nochmalige Überarbeitung aller Petitionen an der nationalen Jugendsession hat sie nicht wirklich besser gemacht. Deswegen sind wir von dieser Form der Vorbereitung weggekommen.

nehmer an der Eidgenössischen Jugendsession absegnen. Das legitimiert uns und gibt uns ein gewisses Gewicht. Das Forum organisiert auch Projekte, um auf die Jugendsession aufmerksam zu machen. Ilona: Ja. Im Moment sind die so genannten Zeitgutscheine aktuell: Wir haben diversen Politikern Gutscheine verteilt, auf denen steht, dass wir ihnen Zeit schenken, Zeit, die sie mit der Jugend verbringen können, um sich auszutauschen. Ausserdem organisieren wir Jugendanlässe, laden Jungparteien ein und machen vor allem Lobbyarbeit. Warum engagiert ihr euch im Forum Jugendsession? Was motiviert euch? Rolf: Die Schweiz braucht eine parteipolitisch unabhängige Jugendlobby. Wir sind sie. Und wir geben Jugendlichen an der Eidgenössischen Jugendsession mehr Gewicht, in dem wir ihre Worte in die politische Schweiz hinaustragen. Die kleinen und grossen Erfolge motivieren uns bei der Arbeit. Und natürlich das gute Team. Ilona: Ich finde es extrem spannend, Leute aus der ganzen Schweiz zu treffen und kennen zu lernen. Man sieht wie Petitionen entstehen und verfolgt sie weiter. Ausserdem macht mir der Kontakt

mit Politikern und anderen Organisationen Spass. Die Jugendsession ist ein sehr gutes Projekt. Ich spüre die Power und den Enthusiasmus der Teilnehmenden. Sie wollen viel erreichen und sind unglaublich motiviert. Haben die Petitionen eine Chance? Ilona: Die Petitionen haben grosses Potential, doch die Qualität muss verbessert werden. Leider sind viele nicht ganz ausgereift. Manche Gruppen haben schlecht recherchiert oder wollen einfach zu viel hineinpacken. Die Jugendlichen müssen verstehen, dass es manchmal mehr bringt, in kleinen Schritten zu einer Lösung zu kommen, als gleich die ganze Welt verändern zu wollen. Wenn man mit den älteren Politikern spricht und ihnen eine Petition wie zum Beispiel «die Abschaffung der Armee», die letztes Jahr eingereicht wurde, vorlegt, wird man von ihnen natürlich belächelt. Die meisten Politiker sind allerdings sehr offen und freuen sich, dass wir uns für die Jungen engagieren. Sie geben uns auch Tipps. Zum Beispiel verschaffen sie uns Kontakte zu anderen Organisationen, die sich für dasselbe Thema einsetzen und mit denen wir dann zusammen arbeiten können. Rolf: Man sollte nicht glauben, man könne mit der Arbeit im Forum politische Berge versetzen. Das geht natürlich nicht so einfach. Aber es gibt immer wieder Er-

Früher war die Party nicht schon am ersten Tag und es fanden auch keine Workshops statt. Wollt ihr mit diesen Änderungen den sinkenden Teilnehmerzahlen entgegenwirken? Ilona: Nein. Dieses Jahr ist alles etwas anders, weil zurzeit ja das Bundeshaus umgebaut wird und wir die Session ausserhalb von Bern planen mussten. Ausserdem feiern wir unser 15-jähriges Bestehen, da darf sich die diesjährige Jugendsession natürlich schon etwas von den früheren Sessionen abheben. Wir erarbeiten als Projektgruppe «Studi07» ein neues Konzept für die Jugendsession. Wie sie sich nächstes Jahr präsentieren wird, steht noch in den Sternen. Höchstwahrscheinlich werden wir die Workshops nächstes Jahr auch wieder organisieren. Für die Party waren die Leute vom Riders Palace zuständig, die das Datum auf den Samstag festgelegt haben. Die Jugendsession soll aber auf keinen Fall ein Partywochenende werden. Die Jugendsessionsteilnehmer wollen diskutieren, sich austauschen und neue Leute kennen lernen. Was muss an eurer Arbeit im Forum verbessert werden? Ilona: Wir müssen unbedingt mehr Öffentlichkeitsarbeit leisten. Es nervt mich, wenn ich meinen Kollegen erzähle, dass ich mich für die Jugendsession engagiere und dann fragende Blicke ernte. Vermehrte Medienpräsenz ist wichtig, wir müssen uns besser verkaufen. Rolf: Unser Oberziel bleibt: Mehr Gehör für Jugendliche und ihre politischen Anliegen. Wir erreichen dieses Ziel unter anderem durch die genannte Medienpräsenz und durch aktuelle Themen, die wir direkt in die Politik einfliessen lassen können. <<

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Lektorat Claudia Colombo (Schweiz) Manuel Tamò-Tschopp (Schweiz) Fotos Jonas Bischoff (Schweiz) Josias Brotbeck (Schweiz) Raphael Hünerfauth (Schweiz) Layout Anita Bünter (Schweiz) Jonas Häfele (Schweiz) Nadja Rindlisbacher (Schweiz) Anna Röthlisberger (Schweiz) Druck Typoart AG Bollstrasse 61 3076 Worb Fon 031 838 31 31 Fax 031 838 31 39 mail@typoart.info www.typoart.info Auflage 1000 Exemplare Partner Infoklick.ch Junge Medien Schweiz Europäische Jugendpresse (EJP) Jugend für Europa Jugendsession


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Tink.ch-Magazin 01: Jugendsession 2006