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L’AGENDA de Jeudi 28 mars

« I love Thursday », à Acajou

Acajou, le bar-restaurant de l’hôtel Montana, maintient cette semaine encore sa traditionnelle soirée « I love Thursday ». De 6 h 30 à 10 h pm ce jeudi, profitez du buffet préparé pour l’occasion tout en appréciant la musique de Cynthia Lamy et de son groupe Extase. Admission : US 25 par personne

Ram à l’hôtel Oloffson

Le groupe Ram réitère son invitation hebdomadaire. Depuis bien des années, la bande à Lunise Morse reçoit les amants de la musique rasin dans son fief, l’hôtel Oloffson. Des habitués s’y retrouvent donc chaque jeudi entre 9 h pm et minuit. Si vous n’y aviez jamais assisté, c’est une expérience qu’il serait temps pour vous de tenter !

Sans faire grand bruit, la jeune formation musicale Karizma est en train d’étendre ses ailes. A peine trois ans d’existence, les musiciens promettent déjà un deuxième album pour septembre 2013. De passage en Haïti pour établir des contacts, Emmery et Jay-R, respectivement chanteur et guitariste du groupe, nous ont fait quelques confidences à ce propos. A 23 ans, Emmery Etienne est le lead vocal de la formation Karizma. Né à New York, il vit en Haïti jusqu’à l’âge de 7 ans, puis s’établit aux USA où il effectue toutes ses études. Diplomé en «Criminal Justice», il n’a pourtant pas encore mis à profit ses connaissances en droit. Comme ses collègues de Karizma, la musique est la première priorité pour le moment. Et ils s’y lancent à fond. La preuve, après avoir sorti leur premier album «Day One» ( N’al pou yon’n) en septembre 2011, le groupe gratifie le public d’un premier album live intitulé «Balewouze» en décembre 2012. Avec des tournées et des affiches assez intéressantes à New York, Boston, New Jersey, Miami et même à Paris, le groupe continue d’acquérir de la maturité. Toutefois, s’ils sont assez appréciés à New York, leur fief, ils reconnaissent que le public haïtien semble ignorer tout bonnement leur existence. Comme excuse, Emmery pointe

Découvrez chaque semaine les coins branchés, les restos en vogue et les meilleures affiches de la ville avec en prime les recommandations de votre magazine préféré ! N’hésitez pas non plus à nous faire parvenir vos affiches à l’adresse email suivante : daphneyvalsaint@gmail.com Préparé par Daphney Valsaint MALANDRE

Les dieux de la mer

Assistez à la présentation de l’essai musical et chorégraphique « Les dieux de la mer » à l’Institut français en Haïti à 7 h pm. Voyage musical entre l’Afrique et le nouveau monde, ce projet regroupe trois artistes d’horizons différents réunis par leur initiation à l’univers magique des esprits. Interprétant chacun un esprit marin, ils évoquent par leur chants, leurs musiques et leurs danses la traversée de l’Océan. Admission : Gratuite

Destination Aquin !

vous est à Aquin pour la sixième édition du festival international de musiques et de danses traditionnelles baptisé « Destination Aquin », axé autour du thème « Clin d’oeil à l’Afrique ». Les organisateurs de ce grand évènement, tout en mettant l’emphase sur la culture africaine dans toutes ses dimensions, en profiteront pour rendre un vibrant hommage à Aimé Césaire, illustre homme de lettre martiniquais, à l’occasion du centenaire de naissance de ce dernier. De nombreuses activités sont prévues dans le cadre de cette manifestation : conférences, débats, expositions d’arts plastiques, ateliers de théâtre, spectacles musicaux, projections de films documentaires, etc. Un menu riche et diversifié pour commémorer les Pâques. Samedi 30 mars

Dega à Club Indigo Les 28, 29 et 30 mars prochains, le rendez-

Ne ratez surtout pas cet évènement unique où le groupe Dega, formation à succès des années 2000, se réunira pour le bon-

heur de ses fans le temps d’une soirée. Le chanteur Luck Mervil animera le spectacle qui découle d’une initiative de Dream Promo.

Magnum Band à Sitwonèl Night Club

La bande à Dadou Pasket sera à Sitwonèl Night Club, Tabarre, ce samedi, pour le plaisir des mélomanes.

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FANS

Dimanche 31 mars

Les fêtes de Pâques sont l’occasion pour bien des familles de se retrouver au bord de la mer. Wahoo Bay est tout indiqué cette année avec son « Easter party » offrant tout ce qui est susceptible d’intéresser les jeunes.

Karizma prépare son nouvel album

Une publication de Ticket Magazine S.A.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL RÉDACTEUR EN CHEF Gaëlle C. ALEXIS SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Daphney Valsaint MALANDRE RÉDACTION Dimitry Nader ORISMA Gilles FRESLET Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Junior Plésius LOUIS Raphaël FÉQUIÈRE Enock NÉRÉ Légupeterson ALEXANDRE CORRECTION Jean-Philippe Étienne

du doigt le manque de sérieux de certains promoteurs haïtiens qui leur ont fait faux bond à plusieurs reprises. Néanmoins, le chanteur reconnaît que de son côté, le groupe n’a pas assez promu leurs albums, leurs activités non plus. Conscient de cette situation, pour le moins désastreuse, la bande à Emmery promet de mieux choyer le public haïtien. Une tournée et des bals sont déjà prévus pour la période estivale. Les musiciens reviendront pour les fêtes de fin d’année aussi, et la création d’un fan club n’est pas exclue. Plus concrètement, un single ainsi qu’une vidéo sont prévus pour la fin du mois d’avril. Avec plusieurs stratégies de communication en cours d’élaboration,

Karizma est assuré de pouvoir drainer derrière lui le public de sa terre natale, surtout les femmes. Emmery, sans détour, nous dit : « Nou jèn, nou bèl gason, nou fre, nou byen kanpe ; nou vize medam yo, e m sur ke medam yo ap renmen nou ! » Hmm, quelle modestie, dites-vous ! De toute façon, espérons qu’ils auront la tâche facile dans cette Opération Séduction qu’ils vont mener. Le single et la vidéo qu’ils ont promis pourraient être un baromètre très révélateur. Nous verrons ! Winnie Hugot Gabriel

CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Stevenson ESTÈVE Photographes Frederick C. ALEXIS Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Yonel LOUIS Publicité: 2941-4646 publicite@lenouvelliste.com Rédaction: 2945-4646 / 3806-3717


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Chantal Saint-Fort Une voix pour Dieu Elle est peut-être la nouvelle voix féminine de la musique haïtienne. Son album sorti il y a moins d’un mois, ses choix et sa carrière devront le confirmer. En tout cas, on s’accorde pour dire que Chantal, du haut de ses 24 ans, détient le potentiel pour le devenir. La motivation également. Née de parents chrétiens un 24 février, Chantal a pris connaissance de très tôt avec la musique. A l’âge de dix ans, elle jouait de la flûte traversière au sein de l’orchestre philarmonique de la Fraternité. Psalmiste de son état, pour reprendre un titre en vogue, Chantal est l’une des « worship leaders » de l’église Sur le Rocher de Delmas. Entendez par là qu’elle dirige les services d’adoration de cette église où son talent a été découvert et mis devant la scène. Elle est d’ailleurs membre du Chœur d’Adoration de cette église depuis ses 16 ans ! Le public a découvert Chantal au sein du groupe The Preachers, l’un des premiers essentiellement à vocation rap dans ce milieu. Groupe qu’elle a laissé pour entamer sa carrière solo, dans un genre plus conventionnel, le Worship and Praise (littéralement : adoration et la louange). Un revirement ? « Il n’y a pas lieu d’évoquer un changement de rythme. Mon rythme principal a toujours été le worship. Voulant explorer d’autres horizons, j’avais accepté de donner ma contribution à la réalisation du premier album du groupe The Preachers. Etant donné que le worship est inné chez moi, je ne me sentais pas trop à mon aise. Alors, j’ai dû laisser tomber », nous explique-t-elle. On l’a ensuite revue en duo avec Delly Benson sur l’album de ce dernier, dans « Pi bon moman m pase », l’une des collaborations mixtes les plus réussies des dernières années dans la musique évangélique. Le titre est aussi l’un des plus grands hits de cet album à succès de l’ancien finaliste de Digicel Stars. Dans les jeunes jours de sa carrière, Chantal a aussi fait un bref passage au sein de Mystère Divin, du groupe Dévoués et de la chorale Mahama. La chanteuse a sorti son propre album ce mois de mars 2013. La vente-signature officielle aura lieu le 14 avril à l’Eglise Shalom, 8, Rue Kawas, Delmas 33, à compter de 4 h 30 PM. Une occasion de découvrir les quatorze titres de cet opus, dont « M’adore W » et « Ban m fòs », deux titres qui ont agréablement annoncé sa sortie sur les ondes. Album dont elle a, soit dit en passant, écrit tous les textes et composé toutes les mélodies.

Une vie pour Dieu

Admiratrice, sans surprise, du groupe d’adoration australien Hilsongs et de son emblématique chanteuse Darlene Zschech, Chantal veut, à l’instar de ces derniers, que sa musique propulse le nom de Dieu partout sur Terre. Dieu occupe une grande partie de la vie de Chantal, et celle-ci veut consacrer son talent à son Créateur. « Quand je chante, je laisse passer mes émotions, mes sentiments. J’oublie tout, en me laissant guider par le Saint-Esprit. Tant que je vivrai, j’utiliserai ce cadeau pour étendre l’œuvre de Dieu sur la terre », promet-elle. Mais sa mission, croit-elle, ne se résume pas seulement à la musique. « Je ne me contente pas seulement de chanter, d’adorer sur scène. Pour moi, l’adoration est un mode de vie. Chaque jour, j’essaie de me rapprocher davantage de Dieu et de vivre ce que je chante », nous dit-elle. En outre, la psalmiste prend aussi des cours de théologie. Dans le prénom « Chantal », on voit « chanter », se plaît-elle à faire remarquer. On aimerait se risquer à placer un autre jeu de mot : « Chantal, c’est fort ! ». Mais on gage que sa réponse, automatique, comme ses frères « psalmistes », serait encore : « Toute la Gloire est à Dieu » ! Karl Foster Candio

« M’adore w » c’est 14 morceaux : M’adore w Wa nan Syèl la Take My Heart Hosanna Lòt Nivo I Love You Mwen Vle Wè Laglwa Ou You Are Awesome Banm Fòs I worship Your Name Ou Mèvèye Mwen Ba w Lavi Mwen Here I Am Majesty

Pour contacts : (509) 3871-0540 / 3759-6005 et de ces mails : chantalsaintfort@ yahoo.fr


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Josette Darguste le prix nobel du sourire

C’est la troisième femme ministre qui passe à notre rubrique. Si le sourire est le meilleur maquillage qu’une femme puisse avoir, comme l’a dit Murray Mitchell, créateur de produits de maquillage, avouons que Josette est de celles qui ne se sont jamais démaquillées. « Une femme toujours chic. Un look tout à fait personnel. Elle vend bien l’image de notre pays. Elle est toujours coquette, souriante. Très sociable. Elle a toujours un bouquet sur ses tops ou ses robes. C’est une véritable ambassadrice. » Phélicia Dell « Depuis des années ce nom rime avec carnaval. Elle est vite repérable avec ses cheveux jaunes, même au milieu d’une foule immense. Elle a toujours les lèvres bien rougies. Elle aime les couleurs vives. On s’imagine qu’elle est une femme toujours heureuse. De plus, Josette a toujours de très bonnes idées. Aujourd’hui elle est ministre de la Culture dans un pays économiquement faible mais où beaucoup d’artistes, de créateurs méritent d’être pris en charge. Je lui conseille de se rapprocher un peu plus de ces créateurs de l’ombre. Qui sait ? Peut-être que portés à la lumière, elle pourra davantage mettre à profit son charisme que nul ne peut prétendre ignorer. » Harry Lafond

« Un choix vestimentaire plutôt simple, ordinaire. Ensemble corsage, pantalon, des couleurs pas trop gaies. C’est plutôt la terre, l’ambre. L’éternelle fleur en tissu qui lui tombe de l’épaule. Les cheveux mi-dorés mi-bruns dans un indétrônable chignon. Madame la Ministre, nous, designers haïtiens, nous proposons une variété de produits de qualité fabriqués avec passion. De jolis sacs à main, des accessoires pailletés avec des intrants venus en majeure partie du terroir. Et ce n’est pas l’Américaine Dona Karen qui dira le contraire. On a besoin d’un peu plus d’encadrement ! » Jean Yves Marchand « Elle reflète l’image d’une professionnelle dont le look est accentué d’une touche qui vise à encourager notre production nationale . » Stéphanie Gazenard

Propos recueillis par Chancy Victorin chancyzone@gmail.com

Douzième édition du

Génie Royal National Pour la douzième édition du grand concours interscolaire annuel de connaissances générales, Génie Royal, ouvert aux élèves de troisième à terminale de tous les départements du pays, quatorze institutions scolaires venant de cinq départements du pays sont en compétition. Le Séminaire Collège de Mazenod (Camp-Perrin), le Collège Notre-Dame du Perpétuel Secours (Cap-Haïtien), le Lycée Boukman (Cap-Haïtien), le Lycée Toussaint Louverture (Port-auPrince), le Collège Elim (Gonaïves), le Collège Univers (Ouanaminthe), le Lycée Anténor Firmin (Port-au-Prince), le Collège Saint-Joseph FIC (Cap-Haïtien), le Collège Mixte Méthodiste Libre (Gonaïves), le Collège Pratique du Nord (Cap-Haïtien), le Lycée Pétion (Port-au-Prince), le Collège Immaculée Conception (Gonaïves), le Collège Cœurs-Unis (Camp-Perrin) et l’Institution Saint-Louis de Gonzague (Portau-Prince) doivent s’affronter durant la semaine sainte, au complexe Versailles, pour déterminer l’équipe championne, dimanche prochain. Les trois premières institutions recevront trophées, médailles et plaques d’honneur. Tandis que les huit membres de l’équipe championne recevront chacun un ordinateur portable, affirment les responsables de la Royal Marketing, organisatrice de l’événement. « A Génie Royal, on apprend, on s’informe et surtout on est tous gagnants », explique Berthony Volmar, coordonnateur de Royal Marketing. Gérard Maxineau gedemax@yahoo.fr Twitter :@gedemax


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DE VOUS A MOI

Souvenir et temps… votre famille, ensuite demande pour chacun des enfants à part, et se rappelle que votre petit deuxième ressemble à votre frère… “Comment s’appelait-il encore ?... C’est lui qui travaillait à… ? Ah non, c’est pas lui, c’est votre autre frère ; Non, c’est pas ainsi qu’il s’appelait” (votre propre frère oui ! hmmm). Encore un peu et vous allez vous sentir suspecte si vous aviez fait un pachat sur le père de l’enfant…

Si cette notion de « time is money » marche ailleurs, je ne peux pas affirmer que c’est le cas par bord ici ! Ce n’est pas que je généralise, non, mais je dis ce que je vois, et j’en vois beaucoup, de ces scènes journalières de perte de temps. Nos compatriotes aiment perdre du temps, c’est connu. Prenez l’exemple d’un trafic ralenti à cause de la mauvaise foi d’un autre usager de la route. Arrivé à hauteur de ce dernier, le chauffeur d’en face va baisser sa vitre et passer du temps à invectiver l’autre, comme si ce dernier ne savait pas déjà qu’il avait tort; ensuite, un autre s’en prend à celui qui invective, et s’ensuit une discussion sans

fin… et on traîne, on traîne… Il y a aussi cette occupation qui traduit combien une personne peut passer son temps à vraiment ne rien faire : gratter-sentir. J’ai essayé à maintes reprises d’en trouver la traduction dans d’autres langues, peine perdue. C’est comme si c’était une chose propre à nous et nous seuls. Mais au moins, il faut reconnaître que les compatriotes sont généreux. Ils ne perdent pas leur temps tout seuls, il faut qu’ils vous fassent participer à leur richesse. Les cas ne manquent pas, je vous ai déjà cité cette catégorie qui vous rencontre et demande des nouvelles de

Vous venez de changer de boitier de téléphone, vous n’avez pas encore eu le temps de transférer ou recopier la liste de vos contacts... Un appel… Vous ne reconnaissez pas forcément la voix, ou bien oui, elle vous est familière, mais… fatigue, occupation de l’esprit, tête en boulatcha ou vieillesse – j’ai mis ce dernier mot juste comme ça –, et vous n’arrivez pas à placer un visage dessus. Wouuuuuh ! Vous êtes dans chaud ! D’abord estomacage de votre interlocuteur, ensuite reproches, puis refus de vous dire qui c’est... Moi, il y a longtemps que j’ai donné leguen ! Avec quel courage puis-je discuter avec des bienheureux? Vous voulez vous identifier ? Merci bien. Non, vous ne voulez pas ? Votre job ! Mais vous me faites perdre un sacré temps, et comme je suis en train de reconstituer le carnet d’adresses du téléphone, je vous enregistre sous le nom de “Pongongon”. Et que dire de ces sms-fleuves que vous recevez à longueur de journée ou en fin de soirée : la personne aurait pu tout simplement vous saluer et vous souhaiter une agréable nuit ou une bonne journée ? Noooooo, vous avez droit à une poésie du genre : “L’oiseau sortit de son nid… se posa sur une branche… heureusement que l’oiseau était au régime… sinon la branche se serait cassée… L’oiseau ouvrit son bec sublime…. Il fit retentir un trémolo mélodieux… le trémolo passa devant la fenêtre de ma

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chambre… il attrapa ce souhait que j’allais te formuler… et que j’accompagne de ce sourire… pour te dire de passer une bonne journée !” Mais le plus grave n’est pas seulement au téléphone. Des fois vous souhaitez saluer le plus grand nombre de personnes possibles à un évènement social, mais une seule vous retient au nom de l’obligation de l’identifier, et c’est fini ; elle vous épuise et vous n’avez plus le courage de recommencer cet exercice de mémoire. Vous donnez donc vague et cherchez un coin pour vous reposer, au risque de passer pour une grosse tête qui s’isole ! J’ai été abordée une fois avant de monter sur scène par une dame sérieuse “Hey, l’artiste, tu me souviens? - Huh ?! - Allons donc, je ne prendrai pas ça de ta main ! Tu me souviens, oui ou non ? - Bon, je dois performer, après ok? - Oh, oh ! Sa w te gentan gen laaa ?” (et je vous fais grâce du reste…) Mais il ne faut pas être ingrat, au moins ce genre de personne vous aide à monter sur scène avec un large sourire, quand ce n’est pas un bon éclat de rire. Un mot adoré des compatriotes pour vous faire perdre plus de temps encore : “bagay” ! “Ou sonje bagay nou te pale a ? - Non, kisa ? - Bagay la !” Ou bien : “Bagay yo bel nan men w ! - Ki bagay ? Bagay yo!” Ou encore : “Bagay yo tonbe wi laaa! - Ki bagay ? -Ah ! pa di m ou pa sonje, ki bagaaaay w ap fè laaa ?” Hélas ! Je me rappelle toujours avec émotion mon fils qui, petit, venait me réveiller pour me rappeler une promesse que je lui avais faite la veille de lui donner telle ou telle chose demain. Et il me secouait en disant: “Manmie, aujourd’hui c’est demain !” On ne saurait être plus direct et plus clair. Je ne crois pas que je me serais souvenue de ceci avec émotion s’il me réveillait pour me dire : “Manmie, bagay la !” Oui, je sais, bon nombre de compatriotes crient haut et fort que ce mot donne aussi du bon temps, dépendant du verbe d’action qui est placé devant, par exemple “débuter”, “exécuter”, “réaliser”, “conclure”, etc. Mais, de vous à moi, je n’en parle pas ici parce que je ne m’en souviens pas… Sister M*

Lexique des bredjenn

« Mato » A l’instar de l’emprunt, la création lexicale est l’un des procédés de l’enrichissement linguistique qui permettent à toutes les langues de maintenir leur vitalité, de se renouveler et d’évoluer. Par ailleurs, d’autres mots ou expressions de la langue peuvent véhiculer diverses connotations. Tel est le cas du monème « Mato ». Le mot « mato » du créole haïtien est littéralement traduit par « marteau » dans la langue de Voltaire. Pour le commun des mortels, un marteau est un outil percuteur servant à aplatir un morceau de fer ou enfoncer un clou. Il est particulièrement utilisé par de nombreux professionnels comme les charpentiers, les chaudronniers, les forgerons, les maçons, etc. Quelques années plus tôt, le mot « mato » de notre créole a franchi les barrières d’une suite de sons ou de caractères graphiques formant une unité sémantique, pour devenir une expression qui change de sens en fonction de la situation de communication. Sur le plan syntaxique, quand le mot « mato » est précédé d’un des deux supports « pran » ou « bay », il devient ipso facto une lexie composée, ou une locution constituée

d’un verbe et qui, par son ensemble figé, a un sens bien défini. Dans sa traduction française, « Pran mato » veut dire « se faire dépouiller ». Par exemple, « mon père est rentré bredouille hier soir parce qu’il s’est fait dépouiller » peut se traduire littéralement par « papa m antre blanch yèswa, paske l pran mato, paske vòlè pase sou li », etc. Mais quand l’expression « pran mato » est suivie d’une chose, d’un nom commun, elle insinue qu’on s’est fait prendre cette chose, qu’on n’a pas pu récupérer une chose empruntée à quelqu’un, etc. Par exemple : « M pran mato 10 000 goud m te prete James lan wi. », « Misye pa al nan bal la paske l pran mato fanm », et autres. Par contre, « bay mato » signifie « voler quelque chose à quelqu’un», ou « emprunter et ne pas remettre », ou encore « ravir une personne à une autre ». Illustrons avec les exemples suivants : « M ap bay misye mato fanm sa kanmenm ! », « si m pa ba w mato soulye sa a, konnen m pa rele Amos », etc. Peu importe le sexe de la personne, les adeptes de la pratique « bay mato » sont vulgairement dénommés « matomann ». Il n’existe pas vraiment de terme

spécifique pour les victimes de «mato». Beaucoup de gens n’avaient peut-être pas eu vent des multiples connotations du mot « mato ». En revanche, les « bredjenn », les rappeurs, les DJ, les enfants des rues, beaucoup de jeunes et les plus avisés des néologismes de notre langue savent parfaitement de quoi nous parlons. Quoi qu’elles soient utilisées depuis

des années, nous ignorons si les connotations du mot « mato » feront long feu dans le créole haïtien. « Menm si w pran mato, evite bay mato pou yo pa rele w matomann. » Wendy Simon


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Jeudi 28 mars 2013

“Haïti on Ice” re-reporté

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eporté une première fois par le comité organisateur, « Haïti on Ice », un show de patinage sur glace sous la direction de François Yrius et qui était prévu pour les 13 et 14 avril prochain, est une nouvelle fois reporté non pas par le comité organisateur, mais cette fois par la Fédération haïtienne de football qui se voit dans l’obligation de différer la date du show à cause de la venue du président de la FIFA, Joseph Blatter. Au cours d’une réunion qui sést tenue le mardi 26 mars 2013 à la salle de conférence du ministère du tourisme, François Yrius, organisateur du show de patinage sur glace a confirmé de concert avec le représentant de la Fédération haïtienne de football (FHF), son report pour les 26 et 27 avril toujours au stade Sylvio Cator. Dans une lettre adressée au comité organisateur de l’événement, la FHF a fait part de sa décision de bloquer le site en raison de la tournée de président de la FIFA Joesph Blatter qui profitera de son séjour en Haïti pour visiter certaines infrastures sportives (dont le stade Sylvio Cator) aménagées ou réaménagées par cette entité. A cette réunion où participaient les représentants des ministères du Tourisme (Mme Maryse Noël ), de la Culture (Stefan Malebranche), le directeur de l’Ofatma (Max Rudolph Saint-Albin), le délégué départemental de l’Ouest (Gonzague Day), certains points ont été débattus particulièrement l’aspect de la sécurité et de l’éclairage à l’intérieur et au dehors de l’enceinte. A côté des patineurs, sponsors et autres officiels ainsi que VIP à faire le voyage pour venir assister à ce grand show, la date du 26 avril coïncidera éga-

Au ministère du tourisme, une séance de travail du comité organisateur de “Haiti on Ice” avec les représentants du gouvernement .(Photo Mercidieu Moranvil)

lement avec la fin du sommet des chefs d’Etat de la Caraïbe prévu à Port-au-Prince. Le gouvernement haïtien profitera de la circonstance pour exhorter ces derniers à assister à ce grand spectacle jamais organisé en Haïti et qui rentre dans le cadre de la promotion du tourisme en Haïti. Point n’est besoin de vous dire la tournure que prendra l’événement surtout au niveau de la sécurité, car certaines institutions comme la PNH, la Sécurité publique, la Protection civile,

l’OFATMA, la délégation départementale de l’Ouest etc...seront mobilisées en la circonstance. L’EDH jouera également sa participation dans la gestion du courant électrique de concert avec la direction du stade Sylvio Cator, ce, afin d’éviter toute coupure électrique qui pourrait déranger la programmation mise en place par le comité organisateur du show. Le responsable du comité organisateur, François Yrius, entend intensifier les

ASHBAC lance les Play -Offs de la 5e édition

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e traditionnel gala annuel organisé par l’Association haïtienne de basketball corporatif (Ashbac) pour à la fois distinguer les meilleurs athlètes (meilleur marqueur et meilleur joueur), clôturer et dresser le bilan de la cinquième édition de la saison régulière (2012-2013) a eu lieu mercredi 27 mars à la salle Toussaint Louverture de l’Hôtel Le Plaza. Du beau monde pour rehausser l’éclat des festivités marquant le gala de la cinquième édition du championnat corporatif de basketball, coupe coach Beny. Ont répondu présent : les autorités de l’Ashbac, Emmanuel Bonnefil, coordonnateur ; Inolla Cazeau, secrétaire générale ; Serge Albert et Hérold Joseph, membres. Certains sponsors de l’Ashbac ont pris part également à cet évènement, Benjie Eliazar (Digicel) ; Johanne Nicolas (Sogebank) ; Angélique Salomon (Riz Méga) et Cotechesse Pierre (la Couronne). Sans oublier les membres de la sélection du Ciba ; Insp. Bernard Joseph Jean Marie de la Police nationale

d’Haïti et la famille, Bernard Daniel. Les intervenants ont tous exalté la sportivité, tout en félicitant au passage les deux joueurs qui se sont adjugé les titres de meilleur marqueur et de meilleur joueur. Shelove Dupré, membre de l’équipe de Télémax, s’est emparé du titre de meilleur scoreur avec la bagatelle de 211 points, et celui de meilleur joueur revient à Mackenzy Saint-Hubin de la Brasserie La Couronne, 193 points, 100 rebonds et 33 passes. Ils ont reçu chacun respectivement un téléphone Black Berry (Digicel) et mille gourdes en minutes de recharge sur un an, un chèque de 5.000 gourdes (Sogebank), 5 sacs de riz (Riz Méga), un chèque de 7.500 gourdes, plus 10 caisses de boisson gazeuse (Brasserie La Couronne). Au titre des déclarations : le coordonnateur de l’Ashbac s’est dit satisfait de la prestation des 10 équipes ayant participé à la compétition même s’il a en revanche déploré l’abandon de la formation de Dynasty Original TV de Saint-Marc.

D’autre part : « La Sogebank, doyenne des sponsors de l’Ashbac, ne veut certainement pas arrêter en si bon chemin. Ainsi, nous allons continuer d’apporter notre aide », a clairement dit Johanne Nicolas. Même son de cloche, côté Digicel, ajoutant : « La Digicel est persuadée que le sport peut contribuer au développement de notre chère Haïti », dixit Benjie Eliazar. Avis partagé par les représentantes de la Couronne et, Riz Méga. « Nous sommes fiers que le meilleur joueur de la saison régulière est l’un des nôtres », a ajouté Cotechesse Pierre et pour sa part, Angélique Salomon s’est montrée très optimiste, son équipe disposant d’arguments pour faire valoir ses droits dans la compétition. Au terme de la saison régulière qui a débuté le samedi 24 novembre 2012 pour rendre fin dimanche 23 mars, l’équipe de Bongu termine en tête devant Riz Méga et Télémax. En revanche, vient l’équipe

réunions de travail avec les différentes institutions étatiques question pour lui de bien planifier l’événement qui accueillara les 26 et 27 avril prochain au stade Sylvio Cator le monde du showbiz international. Emmanuel Bellevue/manubellevue@yahoo.fr

RAPHAEL FÉQUIÈRE

LA GOUTTE D’OH! Circulez, il n’y a rien à voir Les riverains de la rue Romain jouissent d’un bel environnement : chaussée refaite, maisons repeintes, plus d’étales sur le trottoir, eau et électricité presque sans mesure. Entre l’avenue Magloire Ambroise et la rue Capois, une bonne partie de cet espace héberge le gymnasium Vincent. Jadis, temple du basket-ball haïtien, il est devenu reluisant. Les dernières réparations lui ont enlevé l’aspect d’une arène agonisante d’il y a quelques mois. Mais tel un meuble dans un beau salon, le gymnasium Vincent, faute d’être utilisé, risque de passer inaperçu. A l’intérieur rien ne bouge depuis belle lurette, les barrières sont verrouillées. Jusqu’à aujourd’hui, aucun spectacle n’y est programmé. On croyait acquise l’administration de l’enceinte par la Fédération haïtienne de basketball. Loin de là. Les résidents de la rue Romain veillent au grain. Le ministère des sports détient les clés. Une bataille semble être livrée pour acquérir sa gestion. Le gymnasium Vincent est devenu un espace fermé. Il ne manque que l’affiche : circulez, il n’y a rien à voir.


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Jeudi 28 mars 2013

Footbll : Digicel Kick Start Clinic 2013

Autres formules, autres moeurs Les techniciens du club vainqueur de la Ligue des Champions en titre, Chelsea, entameront cette année la Digicel Kick Start Clinic 2013 à partir du 8 avril prochain à Trinidad. Ils seront en Haïti le 10 avril pour la phase pré académique et déjà les techniciens de la fédération haïtienne de football ont terminé la partie de la tâche qui leur incombait.

85

adolescents âgés de moins de 15 ans ont disputé vendredi la 2e phase de la 6e édition du Digicel Kick Start Clinic en vue de rafler les 30 places disponibles pour la phase nationale sous la houlette des techniciens de Chelsea. Repartis en six formations de 14 à 15 joueurs, les 85 jeunes ont disputé une

compétition où les formations se sont toutes affrontées en des rencontres de 10 minutes. Les 14 ou 15 joueurs qui composaient chaque formation venaient des horizons divers. Un seul critère était pris en compte pour être versé dans l’une où l’autre des formations en lice, le poste dans lequel on joue. Les changements étant prévus en fonction des postes doublés, chacun joue son poste et le meilleur est retenu. Un collège d’entraîneurs composé de Jean-Claude Josaphat, Carlo Marcelin, Wilner Lamarre, Chery, James Morisset, Jean-Hubert Anglade suit leur évolution sur le terrain et note leur production en retenant talent, marge de progression, intelligence de jeu, production dans la poste joué pour décider qui fera partie des 30 joueurs qui seront retenus pour la première phase de Digicel Start Clinic avec les techniciens de Chelsea le 10 avril prochain. « C’est un travail de longue haleine qui a été réalisé », explique le secrétaire général de la Fédération Haïtienne de

Football, Carlo Marcelin. « Pour la première phase, il a fallu d’abord sillonner les différentes écoles de football et retenir cinq où six jeunes joueurs de qualité. Ensuite, nous les avons repartis dans des équipes composées de joueurs qu’ils ne connaissaient pas en leur demandant de faire ce qu’ils savent faire à leur poste afin de voir et leur production et leur adaptation » continue-t-il. « A partir des notes de ce collège d’entraîneurs, 30 seront retenus pour la première phase de formation avec les techniciens de Chelsea », a-t-il conclu. Digicel Start Clinic est un programme mis en place par la Digicel et lancé à Georgetown (Guyana) le 1er mai 2008 afin de détecter les meilleurs jeunes footballeurs des différents pays de la Caraïbe où se trouve Digicel. Après la phase « Digicel Kick Start Clinic , proprement dite, dirigée alors par l’ancien international Anglais d’origine Jamaïcaine, John Barnes, on aura retenu le ou les meilleurs jeunes joueurs qui participeront alors à l’Académie Digicel à Sunderland. La pre-

mière édition était réservée à de jeunes footballeurs de catégorie U20 et ce sont les jeunes joueurs : Guemsly Joseph Jr et Brisly Renaud qui représentaient alors Haïti à l’Académie Digicel à Sunderland en Angleterre. Depuis, Haïti va participer pour la 5e fois à la Digicel Start Clinic. Cependant, c’est pour la toute première fois qu’elle accueille les techniciens de Chelsea qui assurent l’Académie Digicel depuis 2012 et qui pour l’année 2013 composent et la phase Digicel Kick Start Clinic et l’Académie Digicel. Ils seront en Haïti le 10 avril et travailleront avec les 30 jeunes joueurs qu’auront retenus les techniciens haïtiens et à l’issue de leur passage seront seelectionnés pour participer à trois jeunes joueurs pour l’Académie Digicel 2013. Enock Néré/nereenock@gmail.com lenocknere@lenouvelliste.com/twitter :@nenock

Gold Cup 2013: Préparation de la sélection nationale haitienne

Haïti au fond du gouffre En battant la sélection nationale haïtienne 3-1 dimanche à San Cristobal, la sélection dominicaine de football inscrit une page de son histoire provoquant du même coup un sentiment de révolte chez certains fans du football haïtien. Après 4 revers consécutifs depuis le début de l’année 2013, ils commencent à perdre patience.

L

a nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre, dimanche soir, au sein du public qui s’apprêtait à suivre le match opposant le Racing Club Haïtien au Baltimore au stade Sylvio Cator. La sélection nationale de football de la République Dominicaine vient de laminer celle de la République d’Haïti 3-1 en match amical disputé à San Cristobal en République dominicaine. Les voisins menaient 3-0 et Charles Hérold Junior a réduit le score en fin de partie. Dans les tribunes, les commentaires ont fusé de toutes parts. Les gens croyaient avoir mal entendu. « Qu’est-ce que je viens d’entendre là ? » résonnait de partout. Les uns se demandaient comment c’est arrivé, d’autres commençaient à médire des dirigeants et du staff technique qui sont aux commandes, d’autres se sont mis à critiquer ouvertement la direction technique nationale. Ils ne pouvaient ni accepter ni comprendre ce qui s’était passé. « Jamais dans l’histoire, la République Dominicaine n’avait battu une sélection nationale haïtienne A, jamais nous n’avi-

ons été aussi bas » s’écrie Rébecca avec rage. « J’ai honte » confie Kesnol Lamour, dans les tribunes du stade pendant que chacun y allait de son petit commentaires. « Vois-tu, dans cette histoire d’essayer et d’essayer les joueurs, jusqu’où cela nous conduit ? » a cru bon de me commenter, Dorcéus Jean-Marie, via Facebook, pour me signifier son amertume.

Quels sont les faits ?

En fait, les responsables du football haïtien, pour des raisons économiques, ont choisi de réaliser deux matches amicaux au cours de cette journée FIFA dans deux pays se trouvant aux antipodes l’un de l’autre contre deux sélections différentes afin de pouvoir observer à la fois et les joueurs évoluant à l’extérieur et ceux évoluant dans le championnat national. Intégrant Péguero Jean-Philippe dans la sélection de joueurs évoluant à l’extérieur, ils sont partis défier l’Oman le 20

pour une défaite 0-3 qui faisait déjà mal aux fans haïtiens. Dimanche, contre la République dominicaine, c’est avec une sélection composée de joueurs en majorité en provenance du Valencia et de l’Aigle Noir qu’ils sont partis affronter la République dominicaine à San Cristobal pour la catastrophe qui en est résulte. Face aux Dominicains, cette sélection nationale haïtienne a tout simplement fait naufrage à San Cristobal. Menée 0-3 il a fallu un penalty transformé par Charles Hérold Jr pour permettre à l’équipe haïtienne de sauver l’honneur.

On demande la tête de l’entraîneur

La tête d’Israel Blake Cantero après cette défaite est déjà mise à prix par la plupart des fans du football haïtien. Pour certains, l’équipe haïtienne marche vers une catastrophe similaire à celle vers où

l’avait conduite le pseudo entraîneur brésilien, Tavarez. Si les analyses du travail de Blake Cantero depuis quíl entraîne la sélection montrent qu’il fait méthodiquement un travail d’observation (il suit chaque joueur, fait appel à chaque joueur qui montre un certain talent, multiplie les matches amicaux en vue de voir les joueurs en situation, exige de frotter l’équipe haïtienne à différents footballs) pour former une bonne sélection haïtienne, il reste que le public haïtien, friand de victoires, commence à perdre patience. Avec des fans qui continuent de croire que l’Haïtien a le football dans le sang et qui n’a pas trop l’habitude de mettre en place les moyens pour parvenir à la victoire, la défaite contre la République Dominicaine sonne comme le glas d’une oraison funèbre qui menace et dirigeants du football haïtien et sélectionneur. Enock Néré/nereenock@gmail.com

ASHBAC lance les Play -Offs de Marché Ti Tony. Suivent les équipes de Digicel (5e), Sogebank (6e), Police nationale (7e) et Brasserie la Couronne termine à la dernière place qualificative. Seulement deux équipes ont été éliminées au terme de la saison régulière. Il s’agit de Volontariat pour le Développement d’Haïti (VDH) et Dynasty Original TV de SaintMarc. Ce dernier avait abandonné la compétition, en raison de difficultés économiques. Ainsi, les ¼ de finales sont programmés pour les 6 et 7 avril. Pour l’occasion, on aura un méga choc au sommet, le double tenant du titre, Digicel se mesurera à Marché Ti Tony,

lauréat de la 3e édition et l’autre match de la journée mettra aux prises, la Sogebank à l’équipe surprise de la compétition, Télémax. Dimanche, la Police nationale affrontera Riz Méga et l’équipe qui avait pris le leadership de la compétition, Bongu aura affaire à la Brasserie la Couronne. Signalons que l’Association haïtienne de basketball corporatif (Ashabac) fêtera ses 5 ans d’existence le 11 avril, deux jours avant les 1/2 finales qui auront lieu les 13 et 14 avril. La grande finale est programmée pour le dimanche 27 avril. Programme des ¼ de finales Samedi 6 avril 2013 CFC 4h p.m. : Digicel - Marché

Ti Tony : CFC 6h p.m. : Sogebank - Télémax : Dimanche 7 avril 2013 CFC 4h p.m. : Police nationale Riz Méga : CFC 6h p.m. : Brasserie La Couronne - Bongu : Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com petoo76@aim.com


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28 Mars 2013 No 828


Chantal Saint Fort, une voix pour Dieu