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16 octobre 2013 No 960

artisanat en fête

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FANS

L’entrée du Par Canne à Sucre pour Artisanat en Fête 2013

Une publication de Ticket Magazine S.A. Fer découpé et très coloré

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL RÉDACTEUR EN CHEF Gaëlle C. ALEXIS SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Daphney Valsaint MALANDRE RÉDACTION Dimitry Nader ORISMA

Gilles FRESLET Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Junior Plésius LOUIS Raphaël FÉQUIÈRE Enock NÉRÉ Légupeterson ALEXANDRE

CORRECTION Jean-Philippe Étienne CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Stevenson ESTÈVE Photographes Le podium était vide, elles en ont profité pour danser

Frederick C. ALEXIS Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Yonel LOUIS

Publicité: 2941-4646 publicite@lenouvelliste.com Rédaction: 2945-4646 / 3806-3717 Martine Fidèle semble bien s’amuser...


artisanat en fête

16 octobre 2013 No 960

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Laurent Lamothe reçoit un arbre de l’artisan Einstein Albert Les enfants heureux de poser avec le PM

Ted et Jerry (Bousiko et Alain Possible)

Lamothe, Martine et Duval en grande conversation

Ebony and Yvory

Les filles sont Colorful

Lamothe, Duval, Chauvet et Martine...sous le beau soleil d’Artisanat en Fête

Lamothe et Ruben Sillie

Petra tout sourire avec sa casquette Ayiti Bèl

Laurent Lamothe et Petra Nemcova supportent Artisanat en Fête


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16 octobre 2013 No 960

artisanat en fête

Des boucles d’oreilles faites avec du maïs et du blé

Un joli sac pailleté Le resistant, l’une des pièces les plus remarquables de la 7ème édition d’Artisanat en fête

L’atelier de poterie a eu beaucoup de succès auprès des enfants

Les enfants se sont beaucoup amusés à apprendre. C’est aussi ça Artisanat en fête !

Décoration artisanale


artisanat en fête

16 octobre 2013 No 960

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Maëlle David et Michel Chataigne

Sister M toutes dents dehors, comme d’habitude

Michaëlle Baussa pose avec l’un de ses jolis sacs

L’équipe de la Digicel

Etre entouré de Dora, et de sa maquilleuse, il n’y a pas mieux

Harry Lafond et des amies

Apres les ateliers, les récompences

La PNH byen poze

Kéké et son fils

L’équipe de la TNH

Les bébés en fête !

De droite à gauche: )Steve Azor et sa femme en compagnie de TaïnoL et le nouveau chanteur de DP


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16 octobre 2013 No 960

Un stand très achalandé

Les soeurs aussi sont venues supporter l’art Haïtien

La foule d’Artisanat en fête

Les liqueurs de Françoise Valles

artisanat en fête

Goergette Beaubrun et Antonine Gustave de Lyne Collection

Phelicia Dell toujours fidèle au rendez-vous

Les bijoux de G’s addiction et de Béa Collection

La cour du Parc Canne à Sucre


artisanat en fête

Monsieur Nicoloso, ambassadeur de France s’adresse à Magik 9 sous les regards de sa femme

16 octobre 2013 No 960

Madame Jean Bertrand Aristide au micro de Robenson Geffrard de Magik 9

Madame Pamela White, ambassadeur des Etats-Unis en Haïti à Artisanat en fête pour la première fois

Martine Blanchard, Carmelita Douby et Frantz Duval avec l’ambassadeur de Taiwan et sa femme

Le premier ministre pose avec Lemoine Boneau et ses enfants

Sara Magloire et Stéphanie Dartigue de Créations dorées, très satisfaites de la foire

Les Barbancourt girls

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16 octobre 2013 No 960

Dossiers Interdits Par Gary Victor

VOLET 3

MES PARENTS SONT DES

LOUGAROUS II

Bernard Sourbier resta un moment sans voix après avoir entendu René Ouari. -Vous avez accepté cette affaire, Ouari… Mais c’est de la folie ! -Vous ne pouvez accuser mon amour pour le billet vert, lui dit Ouari… Cette demoiselle qui tient tant à son mariage ne pourra nous verser qu’une somme symbolique. -Alors pourquoi ? -C’est une affaire, disons originale, Sourbier. Soubier secoua la tête. Parfois, son patron le surprenait. -Comment allez-vous procéder ? Avez-vous dans vos grimoires une formule pour rendre momentanément inopérants les pouvoirs d’un père et d’une mère lougarous ? Pouvez-vous rendre le fiancé de Louise Garenne et sa future belle-mère dans l’impossibilité de s’apercevoir des agissements de ces lougarous ? Allez-vous aider un père et une mère de bonne volonté, car ils ont quand même promis à leur fille de ne pas voler, à tenir leurs promesses ? Ouari fit un geste d’impuissance.

-J’y réfléchis depuis hier soir. Je ne trouve aucune solution. J’ai fouillé enfin dans mes livres. Il y a des recettes pour casser les ailes d’un lougarou, pour lui faire reprendre sa forme humaine pendant qu’il est sur un toit, mais l’empêcher de voler, non. -Il fallait de l’imagination pour bloquer le monstre dès le départ. -C’est Louise Garenne qui a posé pour la première fois ce problème, rappela Ouari. Il ne s’agit pas de sévir contre le lougarou. Il faut le forcer à rester sage pendant une fin de semaine. Sourbier alla se servir un peu de whisky. -Vous n’avez pas la moindre idée ? demanda-t-il à son patron. -Je n’en ai pas la moindre, avoua Ouari. Et Louise Garenne compte sur nous. Notre réputation est en jeu. -Qu’avons-nous sur ses parents ? Ouari prit quelques feuillets sur la table. -J’ai pu au moins avoir certaines informations sur le père et la mère de Louise Garenne. Le père s’appelle Leon Garenne. La mère Adrienne Montarsi. Le père a 67

ans, la mère 56 ans. Ils vivent ensemble depuis trente-cinq ans et comme par hasard ont résisté héroïquement aux injonctions des prêtres et des pasteurs qui leur exigeaient de se marier religieusement. Aucune secte protestante de la zone n’a pu les convertir. Le père a fait des études jusqu’à la classe de troisième. La mère a seulement fait le primaire. Le père possède des terres dans la région et est un cultivateur relativement prospère. Sa passion c’est les combats de coqs. Rien de particulier donc sauf que dans la région leur réputation de lougarou est bien établie. -Y a-t-il vraiment des preuves qu’ils le sont ? On ne peut pas s’en tenir seulement aux déclarations de votre cliente. Elle était enfant. Elle a pu interpréter maladroitement des comportements de ses parents et fuir. On ne sait pas ce qui peut se passer dans la tête d’un enfant. -Je connais le responsable d’une confrérie de la région. J’ai pu vérifier ainsi les dires de Louise Garenne. Ses parents sont effectivement des lougarous, mais du genre le plus dangereux. -Il y en a qui sont plus dangereux que

d’autres ? -Oui. Les grégaires sont plus malléables. Quand ils appartiennent à une confrérie, on peut dialoguer avec leurs paires. Il y a souvent une hiérarchie. Il est possible alors d’obtenir de l’aide des autres. Je connais des cas. Mais ceux-là qui nous intéressent sont des solitaires. Ils n’en font qu’à leur tête. Même les autres ne s’approchent pas d’eux. -Donc, mission impossible, conclut Sourbier. On espère qu’ils respectent la promesse faite à leur fille et qu’ils puissent contrôler leurs pulsions. Ouari, goguenard, considéra son agent. -Vous pensez que des gens pareils vont rester sans rien faire quand la mère de leur futur gendre va brandir sa bible dans leur maison et commencer à lancer psaume et verset. C’est que craint Louise Garenne. Ils ne pourront pas rester tranquilles. Ils feront quelque chose que le fiancé et la mère remarqueront. Pensezvous que c’est par hasard que le fiancé a exigé d’aller dans ce trou perdu pour faire la connaissance de la belle famille ? -À sa place, j’aurais fait pareil, admit Sourbier. Je rencontre une femme que j’aime. Je désire l’épouser, mais elle a abandonné ses parents en province, qu’elle refuse de voir depuis lors. La raison qu’elle me donne est assez floue. On l’oublie souvent de nos jours, mais le mariage est aussi une affaire de famille. -Mon ami dans cette confrérie m’a averti. Surtout le père Léon Garenne, sous des apparences débonnaires est le plus dangereux. Tous ceux qui ont essayé de se mettre en travers sur son chemin sont six pieds sous terre. Deux pasteurs et un prêtre en savent quelque chose là où ils sont maintenant. Sourbier fit mine de frissonner. -Vous me faites peur, Ouari. Le patron de la SAD se mit à pianoter sur mon bureau. -Souvent, vous avez des idées lumineuses, Sourbier. Vous n’en avez aucune dans ce cas ? -Vous allez devoir me consentir une augmentation, patron, plaisanta le jeune homme. -Une idée, rugit Ouari en frappant son poing sur la table… Une idée pour mon royaume. Sourbier réfléchit un instant. -Vous avez dit, il y a quelques instants, une chose intéressante, patron ? -Quoi donc ? -Il ne s’agit pas de sévir contre le lougarou. Il faut le forcer à rester sage pendant une fin de semaine. -Alors ? -Pour rendre sage un garnement, on fait quoi ? -On lui donne une friandise, un jouet. On lui fait une belle promesse. On lui fait peur. -Celui qui fait peur aux autres, quand il est confronté lui-même à la peur, perd tous ses moyens. -Vous voulez faire peur à Leon Garenne et à sa femme pendant un week-end ? -On va faire en sorte pendant ce week-end, qu’ils aient peur de manifester leur pouvoir. -Comment allons-nous nous y prendre? -Vous allez fouiller vos grimoires, Ouari. Il y a bien quelque part où on parle de la peur des lougarous solitaires. Moi, je me charge du reste. -Espérons-le, soupira Ouari. Je n’étais pas parti99 sur cette piste.


Artisanat en fête, vers la 8e édition