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3 octobre 2013 No 951

Félicitations à Emmanuel Pierre-Antoine

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FANS Après plusieurs années d’effort, de dures labeurs, de détermination et de courage, Emmanuel Pierre-Antoine vient de faire la fierté d’Haïti en gagnant le titre de champion du monde en style américain à la plus prestigieuse compétition mondiale qui s’est tenue récemment en Californie le 31 août 2013. Il faut aussi signaler que c’est pour la première fois dans l’histoire des danses sociales et mondiales qu’un noir est arrivé à ce niveau dans le ballroom et nous sommes tous fiers qu’il soit haïtien. Bravo Emmanuel et bravo à Haïti !

La famille St-Eloi l’art comme héritage

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Une publication de Ticket Magazine S.A.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL Ils sont peintres, sculpteurs, infographistes, chanteurs, musiciens, dessinateurs. On les retrouve au sein de Family Art’s, et du groupe reggae Yizra’El. Ils sont les réalisateurs du Mémorial du cimetière de Port-auPrince pour célébrer la vie après le 12 janvier. Chez eux, c’est une véritable caverne artistique où des toiles d’une grande beauté côtoient des instruments de musique et des pièces de recyclage. C’est aussi une école où des jeunes viennent apprendre dans la pratique ce que la famille St-Eloi a comme héritage à léguer à ce pays : l’art. Ces artistes offrent une exposition ce jeudi 3 octobre à l’Institut Français d’Haïti, qui sera bouclé par un concert du groupe Yizra’El. Cette famille, qui n’a pas fait grand bruit depuis son exposition à Manatthan et au Musée du Panthéon national, a baptisé cette journée du 3 octobre « Eclosion de la Famille St-Eloi ». Elle attend tout le monde à ce mixage de sculptures, dessins, peintures pimenté du reggae conscient de Yizra’El en début de matinée jusqu’au coucher du soleil.

RÉDACTEUR EN CHEF Gaëlle C. ALEXIS SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Daphney Valsaint MALANDRE RÉDACTION Dimitry Nader ORISMA

Gilles FRESLET Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Junior Plésius LOUIS Raphaël FÉQUIÈRE Enock NÉRÉ Légupeterson ALEXANDRE

CORRECTION Jean-Philippe Étienne CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Stevenson ESTÈVE Photographes Frederick C. ALEXIS Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Yonel LOUIS

Publicité: 2941-4646 publicite@lenouvelliste.com Rédaction: 2945-4646 / 3806-3717


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FESTIVAL ST-MICHEL DE PLAISANCE DU 27 AU 29 SEPT 2013

Anbyans du Cap-Haïtien

Le groupe Kanpèch

Exposition de la foire artisanale

Un show de karaté

De gauche à droite: Lemoine Bonneau au micro et l’agent intérimaire, Anthony Josaphat


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Guidson Noël un nouveau model

Il a remporté le deuxième prix à « Mister Universe » et le premier prix de « Best Body » à ce concours en République dominicaine. Guidson Noël, 24 ans, est un nouveau mannequin international et fitness model pour Haïti. Du 15 au 20 octobre, le jeune talent est invité à participer à Mister Motors International qui se déroulera à Taranto, en Italie. Brève connaissance avec un nouveau-né du mannequinat haïtien. La deuxième édition de Haiti Fashion Week a révélé de nouveaux talents au grand public. Dans la catégorie mannequinat, Guidson Noël est de ceux qui ont connu une fructueuse participation. Le jeune homme, qui séjourne à Portau-Prince depuis environ un mois, sous l’égide de BPX Agency, a fait son entrée en grande pompe dans le milieu de la mode haïtienne à cet événement. Du 18 au 21 septembre dernier, Guidson a eu le privilège de défiler à Tara’s comme au Karibe pour une vingtaine de designers. C’est avec peu de mots qu’il partage cette expérience. « C’est pour la première fois que j’ai eu l’occasion de participer à une activité en Haïti en tant que mannequin. J’étais étonné mais fier de voir comment il y a beaucoup de gens qui évoluent dans ce domaine et qui s’intéressent à ce genre d’activité. C’est une belle expérience qui m’a permis de rencontrer d’autres mannequins. » Pourtant, il y a de cela quatre ans, Guidson n’avait pas encore trouvé sa vocation. Ce n’est qu’après que le natif capois s’est installé en république voisine qu’’il découvre son talent pour le mannequinat. En moins de deux, il a bâti une réputation qui marche du feu de Dieu. « Je prends très au sérieux ce que je fais. Et les retombées sont positives depuis j’ai emprunté ce chemin. Il est vrai que là-bas on me connaît davantage en tant que Fitness Model, mais je suis aussi Mister et mannequin de profession,

ponctue Guidson contacté par téléphone. J’ai participé à deux reprises (2012 et 2013) à Republica Dominica Fashion Week. Je suis entraîneur en «Military Crossfit» et je veux être un modèle pour représenter Haïti à travers le monde. » Sous la direction de BPX Agency, il est prévu que Guidson Noël participe à Mister Motors International du 15 au 20 octobre prochain à Taronto, en Italie.

Selon son manager Jean Sony Zulerion dit Sony Bèlanfòm, les préparatifs vont bon train. Les médias sont invités à une conférence de presse ce vendredi au ministère de la Culture à compter de 10 h am sur la participation d’Haïti à cette compétition.

Un instant de patience pour Rodney Rodney Saint-Éloi est en lice pour le Prix du Gouverneur Général 2013 avec son recueil « Jacques Roche, je t’écris cette lettre » (Mémoire d’encrier, 2013). Les Prix littéraires du Gouverneur Général sont décernés chaque année aux meilleurs ouvrages de langue française et de langue anglaise dans chacune des sept catégories suivantes : romans et nouvelles, essais littéraires, poésie, théâtre, littérature jeunesse (texte), littérature jeunesse (illustrations) et traduction (de l’anglais au français). L’anthologie de Rodney a paru en février 2013. Ce recueil a été favorablement accueilli par la critique, qui y voit une œuvre d’une grande puissance. L’ouvrage est une longue lettre à Jacques Roche, ami poète kidnappé et assassiné à Port-au-Prince en 2005. Les frontières s’estompent, les voix se confondent dans l’alternance des identités. Figures du pays natal. Violences, splendeurs et rituels du vécu. Épreuves de l’exil. Les paysages se succèdent, l’émotion irrigue le chant pour rejoindre l’enfance, la joie, l’amitié, la tendresse, la révolution. Né à Cavaillon au sud d’Haïti, Rodney Saint-Éloi vit depuis 2001 à Montréal. Poète, il est l’auteur d’une dizaine de recueils, dont : j’avais une ville d’eau, de terre et d’arc-en-ciel heureux (1999), J’ai un arbre dans ma pirogue (2003), Récitatif au pays des ombres (2011), Jacques Roche, je t’écris cette lettre (2013). Il a également publié le récit Haïti Kenbe la ! En 2010 chez Michel Lafon. Il est aussi le directeur des éditions mémoire d’encrier et a réalisé la direction artistique de différents spectacles littéraires. Il est l’initiateur des rencontres québécoises en Haïti. Son œuvre, à l’écoute du monde, est une longue traversée des villes et des visages. Dorine Jeanty jeantydorine@hotmail.com

En pleine préparation, Guidson, étudiant en génie informatique, estime qu’il est fin prêt pour le concours. Sinon, il espère bénéficier de tout le support moral et le soutien nécessaire pour son voyage duquel il compte revenir en triomphateur. « Je suis une image cor-

porelle et intellectuelle pour Haïti, de ce fait j’escompte d’ores et déjà le support logistique sans limite auprès du public », conclut le jeune mannequin international. Dimitry Nader Orisma

Regard sur le film

« AIDependence » Le jeudi 26 septembre dernier, vers 5 h pm, la FOKAL a accueilli la projection de « AIDependence ». Un film-documentaire d’Alice Smeets et de Frederick Biegmann. Ce long-métrage questionne le système de l’aide, le travail des organisations non gouvernementales et leur impact sur une vie dans la pauvreté. En prenant l’exemple d’Haïti, qui abrite un nombre très élevé d’organisations d’aide, le documentaire veut montrer qu’avoir de bonnes intentions ne suffit pas pour aider réellement. L’histoire raconte la relation controversée entre le peuple haïtien et les organisations d’aide telles que les ONG. Les aspects négatifs de la dépendance, la corruption ainsi que la destruction de l’économie et de la solidarité sont exposés. « Ils pensent qu’ils travaillent pour aider, mais ils détruisent les gens qu’ils tentent d’aider », entend-on dire dans le film. On y rencontre le jeune Haïtien Robi, citoyen de Cité Soleil, et Sabina, sa petite amie américaine et ancienne travailleuse humanitaire. Ensemble, ils travaillent à changer le système traditionnel de l’aide et sont partisans d’un mouvement haïtien appelé «Konbit Solèy Leve» qui vise à rendre les Haïtiens à nouveau responsables de leur destin. Après plusieurs voyages en Haïti, beaucoup de conversations avec des Haïtiens et plusieurs années d’expérience sur le terrain de l’humanitaire, Alice Smeets a voulu réaliser un documentaire qui montre que l’aide n’est pas toujours un avantage pour un pays sous-développé. « Récemment, le scepticisme face à l’aide étrangère a augmenté d’une façon considérable, explique Alice Smeets. Les donateurs se demandent si leur g��nérosité a réellement l’effet espéré ou au contraire, si elle provoque une dépendance malsaine. Notre film apporte une réponse à cette question et confirme ce scepticisme à l’aide de faits, d’exemples et d’opinions d’experts. Le téléspectateur comprend mieux pourquoi les cinquante dernières années de l’aide n’ont pas avancé les pays sous-développés. Aidependence montre qu’une fausse aide au développement empêche l’initiative personnelle dans les pays en développement. Le système doit être réformé de façon urgent. » Dorine Jeanty jeantydorine@hotmail.com


3 octobre 2013 No 951

Une septième fois pour Artisanat en fête

Inventée par Le Nouvelliste et l’Institut pour la recherche et la promotion de l’art haïtitien (IRPAH), la foire annuelle Artisanat en fête aborde, les 12 et 13 octobre prochain, sa septième édition. Selon Martine Blanchard de l’IRPAH, le public est invité cette année à une foire très repensée. Entretien avec une meneuse de jeu infatigable.

Le chiffre 7 est en général associé à la perfection, que prévoyez-vous de faire pour que cette édition soit digne d’un numéro 7 ? La qualité aura la priorité à tous les niveaux. L’aménagement de l’espace a été revu et corrigé. Au lieu d’éparpiller les artisans, on va les regrouper selon leur spécialisation dans un concept novateur qu’on a dénommé Village. Tous les artisans du métal découpé seront dans un même espace, ce sera pareil pour la pierre taillée, la broderie, le crochet… Cette stratégie va faciliter les ventes. On va d’ailleurs, au cours de la semaine, organiser des réunions chaque jour avec chaque groupe d’artisans pour les préparer à ce changement. Cette modification va aussi être bénéfique aux clients. Un client qui aura fait le tour du village du métal découpé n’aura pas à y revenir. Ainsi chaque artisan pourra espérer vendre plus et mieux. Il y aura aussi comme nouveautés des artisans inconnus du public. Ainsi, les visiteurs pourront faire connaissance avec les deux fils de Lafleur Fils, ce grand maître des drapeaux vodous qui nous a quittés. Ils rencontreront également un groupe du Plateau central qui fait de la broderie, ou encore une autre équipe qui fait de la récupération. Beaucoup se plaignent du fait que chaque année ils revoient les mêmes articles. Que pouvez-vous dire par rapport à ces plaintes ? Chaque jour on va au marché, on voit les mêmes articles et on ne s’en plaint pas ! Les artisans reviennent le plus souvent avec des pièces qui ont du succès à dessein de les vendre. C’est tout à fait normal, car ils investissent de leurs avoirs pour participer à une foire dont le but est aussi de faire vendre. Artisanat en fête représente pour l’artisan une occasion supplémentaire pour écouler ses produits. Donc c’est compréhensible qu’il en profite pour écouler son stock. Une bonne partie des festivaliers reviennent aussi avec l’espoir de retrouver telle ou telle pièce qu’ils ont aimée ou achetée, ou qu’ils auraient aimé acheter pour offrir à un proche, un ami, un collègue qui en a été aussi épaté. De notre côté, on ne peut interdire aux gens de revenir avec des pièces exposées aux éditions précédentes. Chaque année, les clients savent qu’ils trouveront de la pierre taillée venue de Léogane, du métal découpé de la Croix-des-Bouquets, des drapeaux de Freda ou Dantor. Interdire cela reviendrait à faire un faux procès à la culture haïtienne. Et aussi ne pas prendre le temps de découvrir ce qui change lentement mais sûrement. En sept ans, les

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Vous aviez promis aussi de militer pour que les artisans aient accès au crédit... Cette bataille est gagnée et on dit merci à la Unibank à travers le Micro Crédit National. Les artisans s’en réjouissent d’ailleurs. C’est merveilleux. On est content nous aussi. Quelles sont les grandes difficultés associées à l’organisation d’Artisanat en fête ? Je suis mère de trois filles. La dernière est un tout petit bébé, autant dire que jongler entre maternité et travail n’est pas évident tous les jours ! Je tiens aux artisans autant qu’à ma famille. L’autre difficulté pour nous, c’est de dire non à un artisan, pour des raisons certes valables. On ne pourrait jamais faire exposer tous les artisans de la République ; donc on procède à une sélection. Cette sélection est minutieusement faite, mais souvent, cela fait mal au cœur de devoir dire non. Arranger le site est une autre difficulté. Les jours de la foire, Frantz Duval, Max Chauvet et moi dormons sur le site pour nous assurer que tout est ok. Aussi, pour l’Irpah, discuter avec les sponsors relève d’un exploit ; heureusement que c’est M. Duval qui s’en charge. Nous nous contentons de nous occuper des artisans. Depuis quelques années vous invitez des modistes à Artisanat en fête. Pourquoi ? Vous pouvez remarquer qu’ils ne sont jamais nombreux. Au fait, chez les artisans, il y a toute une brochette d’accessoires de mode ; on peut citer sacs, sandales, bijoux… donc je crois qu’il est nécessaire, dans le même espace, de proposer aux clients des robes et des chemises qui font très local. Cette année il y aura Rapadou, Miko Guillaume, David André, Phelicia Dell… Quelles sont les conditions d’admission ? On paie 300 gourdes à l’entrée, ce qui donne droit à un rabais de 150 gourdes sur le premier achat, une boisson gazeuse qui équivaut à 50 gourdes, une carte Digicel de 50 gourdes ; et les 50 gourdes qui restent sont pour la participation. Pour les enfants de moins de 10 ans, c’est complètement gratuit.

artisans ont gardé l’essence mais modifié leurs produits. On se plaint aussi de rupture de stocks… Pye kout pran devan ! Je conseille à ceux qui se plaignent de rupture de stocks de passer des commandes dès le 12 octobre ; ainsi ils seront sûrs de trouver leurs articles à temps ou avant tout le monde.

Vous promettiez l’an dernier d’intégrer cette année la vente en ligne à Artisanat en Fête… On maintient ce désir mais pour le moment c’est au dessus de nos moyens. Le site de l’Irpah existe et en temps réel on peut admirer les divers articles, le catalogue de chaque artisan mais la vente est loin d’être opérationnelle. On n’a pas encore la bonne formule.

Des derniers mots ? Je dis à tout le monde qu’Artisanat en fête est un événement qui vaut le détour chaque année. C’est l’occasion idéale pour se former et former nos enfants sur la nécessité de connaître leur culture, leur patrimoine. Je sais que la vie est difficile chez nous, mais avec 300 gourdes, on peut s’engager à consommer local. Je remercie les sponsors qui sont avec nous depuis sept ans. Je félicite les nouveaux qui s’engagent à leur tour à encourager l’artisanat et ainsi contribuer à montrer une autre image de notre pays. Ayiti pi bèl lè atizan nou yo ap travay !!! Chancy Victorin chancyzone@gmail.com


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Jeudi 3 octobre 2013

Championnat national « Digicel » de D1 : Phase 2/J9

Une 9e journée décisive en D1 Le championnat national de D1 connaîtra une 9e journée décisive mercredi et jeudi tant dans le groupe des relégables que dans celui jouant le titre. Dans le groupe des relégables, trois finales pour le maintien sont au programme avec les rencontres Victory-FICA à Jacmel, Don Bosco-Tempête au stade Sylvio Cator, AmericaCavaly au parc Henri. Dans le groupe jouant le titre, le duel entre l’Association Sportive de Mirebalais et le Baltimore vaudra son pesant d’or dans la course au titre. Trois finales programmées dans le groupe des relégables mercredi pour le compte de la 9e journée de la 2e phase, soit la 31e journée depuis le début de la saison : le hasard fait bien les choses. Les amateurs de suspense sont servis. Au stade Sylvio Cator, le Don Bosco, leader du groupe des relégables, reçoit le Tempête 3e, à seulement un point de retard dans le choc au sommet du groupe. Le vaincu dans cette partie n’aura plus son destin en main. Il devra compter sur le hasard pour assurer son maintien en 1ère division. La victoire est impérative de part et d’autre dans chacun de ces deux groupes. Même situation à Cayes-Jacmel où le Victory défiera le FICA dans un match qui prendra l’allure d’une finale pour le maintien en D1. Le FICA 2e avec 4 points d’avance sur son adversaire du jour n’est pas à l’abri d’un revers tout comme le Victory qui occupe la dernière place au classement avec 8 points n’a pas encore dit son dernier mot. Une victoire du Victory mercredi le placera dans le sillage du FICA et le gardera encore en lice pour le maintien. De quoi promettre un match fort disputé sur la pelouse du Victory. Aux Cayes, c’est le Cavaly qui jouera en déplacement sur la pelouse de l’America. Avec 11 points, le Cavaly occupe actuellement la 4e place du groupe et compte deux points d’avance sur l’America, premier relégable. Les Cayens sont dont contraints de s’imposer pour espérer rester en D1. Par contre, le Cavaly n’aura besoin que d’un nul pour continuer à espérer garder une place en D1. Calendrier complet de cette 9e journée dans le groupe des relégables Mercredi 2 octobre 2013 Terrain Cayes-Jacmel Victory SC vs FICA Stade Sylvio Cator Don Bosco vs Tempête FC Parc Mister Henri America FC vs Cavaly AS 3 rencontres déterminantes sont

Classement du groupe des relégables avant cette 9e journée No Clubs 1 Don Bosco 2 FICA 3 Tempête FC 4 Cavaly AS 5 America FC 6 Victory SC

PTS 12 12 11 11 9 8

J G N P BP 833 29 833 27 825 18 832 34 8 2 3 3 5 822 47

BC Diff. 4 +5 9 -2 6 +2 4 0 6 -1 11 -4

Classement dans le Groupe des champions No Clubs PTS J G N P BP 1 AS Mirebalais 16 8 4 4 0 13 2 Valencia FC 15 8 5 0 3 13 3 Racing C H 15 843 1 9 4 Baltimore SC 9 8 2 3 3 3 5 AS Petit-Goave 5 7 1 2 4 3 6 Aigle Noir AC 2 7 0 2 5 4

BC Diff. 4 +9 8 +5 5 +4 4 -1 13 -10 11 -7

Enfin, le Racing Club Haïtien ira à Petit-Goâve chercher le droit de rester dans la course avant de venir conquérir le titre de champion national sur sa pelouse du stade Sylvio Cator en présence de son public. Un espoir qui passe par une victoire en déplacement jeudi sur la pelouse de l’ASPG. Calendrier complet du groupe des champions Jeudi 03 Octobre 2013 Stade Sylvio Cator Aigle Noir AC vs Valencia FC Parc Anglade Petit-Goave AS Petit-Goave vs Racing CH Parc St-Louis AS Mirebalais vs Baltimore SC Enock Néré nereenock@gmail.com enocknere@lenouvelliste.com twitter:@nenock

RAPHAEL FÉQUIÈRE

LA GOUTTE D’OH! L’arbre qui cache la forêt

Versailles Kénold (Racing Club Haitien) et Joseph Rodlin de L’AS Mirebalais (Photo : Yonel Louis)

au programme jeudi dans le groupe où se dispute le titre. Seuls des concurrents au titre joueront à domicile, l’Association Sportive de Mirebalais accueille le Baltimore de Saint-Marc au parc Saint-Louis. Ayant raté l’occasion de faire la différence lors de la 8e journée face au Racing Club Haïtien, les Mirebalaisiens tenteront de faire mieux jeudi contre une formation du Baltimore qui n’a plus rien à perdre dans cette compétition. Pour y arriver, les hommes de Josaphat tenteront d’oublier le 0-0 de la 8e journée, un match nul marqué par

ce penalty raté par Dumy Fédé face au Racing Club Haïtien. Le Valencia de Léogâne effectuera, lui, un déplacement difficile contre une formation de l’Aigle Noir soucieuse seulement de jouer les trouble-fête à cette phase de la compétition. Pour les Belairiens qui entendent jouer à l’arbitre contre chaque concurrent au titre, défier le Valencia sera une occasion particulière pour démontrer à l’aigle vert qu’il n’y a qu’un seul aigle dans la compétition et que celui-ci n’entend pas laisser le champ libre à d’autres concurrents pour remporter la compétitition.

La Fédération haitienne de football a consenti d’énormes efforts pour garder en vie la sélection nationale féminine des U-17. Ces efforts ont culminé à la qualification de cette sélection pour la dernière phase des éliminatoires qui se dérouleront à la Jamaïque. Quid de la compétition nationale de football féminin? Les joueuses actuelles ne feraient partie d’aucun club actif. On sait que nos meilleures joueuses évoluent actuellement sous d’autres cieux, intégrant un club américain. Cela suffit-il à redorer le blazon du football fémnin haïtien? L’octroi du siège de l’organisation de la première phase des éliminatoires de la Coupe du monde féminine des U-17 est peut être l’arbre qui cache la forêt dans la mesure où c’est le vide absolu sur le plan de l’organisation d’un championnat de football féminin. La nouvelle saison verra-t-elle nos filles évoluer dans un championnat régulier à l’instar de nos garçons? La FHF par la voix de son secrétaire général répond positivement mais elle devrait compter surtout sur la manne de la FIFA.


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Carlo Marcelin dit tout sur le football national « Il faut un staff technique professionnel à la tête des Grenadiers », voilà en résumé le contenu de l’interview accordée par le secrétaire général de la Fédération haïtienne de football (Fhf) à Ticket Sport pour faire le point sur la situation actuelle du football national. Il en a profité pour évoquer son voyage en France, les championnats juvéniles organisés au centre FIFA/Goal, le cas Blake Cantero avant de parler des matches de football que pourrait disputer l’équipe nationale pour ce mois d’octobre. L’entrevue de Carlo Marcelin. Pouvez-vous nous faire part de votre appréciation des championnats de jeunes (U-13 masculin et U-12 féminin) organisés au centre FIFA/Goal ces dernières semaines ? Carlo Marcelin : Pendant les 15 derniers jours, la direction technique nationale sous l’égide de la Fédération haïtienne de football (Fhf) a pu réaliser deux gros événements. Un championnat national masculin U-13 réunissant plusieurs jeunes footballeurs issus d’ un peu partout à travers le pays. Au terme de cette compétition, l’équipe de Saint-Marc l’a remporté aux dépens de Léogâne (1-0). L’équipe représentative de Léogâne a été une nouvelle fois en finale chez les filles dans le championnat national U-12. Elle a été battue par celle de l’Athlétique d’Haïti (2-0). Il est évident que les détecteurs de la Fhf avaient du pain sur la planche pour choisir ceux et celles qui devraient intégrer l’académie de Camp Nou. Des talents, il y en avait. Par exemple, on a dû prendre 35 jeunes dans la catégorie masculine, alors qu’il était question de 25. Est-ce que le centre est en mesure d’accueillir ces jeunes, sachant qu’il y en avait d’autres déjà ? Notre problème est que pour admettre ces jeunes au sein de l’académie, il faut avoir des lits (200) supplémentaires pour les loger. Le centre n’a pas un problème d’espace à proprement parler. Alors, ajoutez à cela qu’il faut les nourrir, les blanchir et qu’ils doivent obligatoirement aller à l’école. Autant dire que nous aurons besoin d’une aide financière pour faire face à ces dépenses. Hormis l’école, nous avons mis à la disposition de ces jeunes d’autres formations pouvant leur permettre de subvenir à leurs besoins, lorsqu’ils décident de ne plus continuer à jouer au foot. Fort souvent, les gens critiquent la fédération pour ce qui est de la gestion de ces jeunes footballeurs. Que répondriez-vous ? J’avoue que la Fhf avait justement une petite réticence pour ce qui est de laisser partir les joueurs (garçons), après avoir joué les éliminatoires de la

Blake Cantero a laissé le pays dimanche 29 septembre dernier à destination de Cuba pour y revenir en novembre. Il est vrai, la Fhf n’avait pas annoncé sa démission, mais il est évident qu’il n’est plus à la tête de la sélection nationale. Dès son retour, il va intégrer l’Académie de Camp Nou pour travailler dans la formation de nos jeunes footballeurs. La sélection nationale sera-t-elle au repos pour ce mois d’octobre ? Il était question que la sélection nationale affronte la Nouvelle-Zélande au stade Sylvio Cator le 11 octobre. Cependant, les Océaniens exigeaient qu’ils puissent jouer contre la République dominicaine et contre Haïti. Les Dominicains n’étant pas prêts, ils ont décidé de laisser tomber ce match, alors qu’on leur avait proposé de jouer deux matches au stade.

Carlo Marcelin, secrétaire général de la Fédération haïtienne de football (Photo : Yonel Louis)

Coupe du monde U-17. Nous sommes en train de réfléchir afin de trouver la meilleure formule. Au contraire des garçons, les filles, elles, resteront jusqu’à l’âge de 20 ans. Cette année, nous ferons en sorte qu’elles intègrent une équipe de football pour jouer le championnat national féminin. Mis à part le tournoi de la CFU organisé en Haïti, il n’y a absolument pas un championnat où les filles pourraient exercer leurs talents ? Vous avez peut-être raison de le signaler. Cependant, nous sommes en négociation avancée avec la FIFA pour faire jouer cette compétition. Elle accepte de la financer. Pour l’instant, nous n’avons pas encore une date retenue. J’en profite pour féliciter l’équipe féminine U-17 pour s’être qualifiée pour le tour des éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA, Costa Rica 2014. Vous savez qu’elles étaient au centre depuis trois ans. Elles sont les fruits d’énormes efforts consentis par la Fhf. Par ailleurs secrétaire général, vous devez laisser le pays ce vendredi pour la France. Pour faire quoi au juste ? Je dois laisser Port-au-Prince ce vendredi 4 octobre à destination de Paris, et ce, avec pour objectif principal de rencontrer l’Union nationale des entraîneurs et cadres techniques du football français (UNECATEF). Il s’agit pour la Fhf de doter la sélection nationale d’un staff technique professionnel. Cette réunion se tiendra le 5 octobre. Pour l’occasion, je serai accompagné

de deux de nos internationaux, Jean Jacques Pierre (SM Caen) et de Jean Eudes Maurice (PSG). Il est bruit que les dirigeants de la Fhf auraient entrepris des démarches pour que l’entraîneur français, Stéphane Le Mignan puisse succéder à Cantero à la tête des Grenadiers. Est-ce vrai ? Au sein de la Fédération haïtienne de football, nous avons pu négocier avec divers entraîneurs français, tels : Claude Puel, Claude Leroy, Henry Stambouli et autres. Avec eux, les négociations ne sont pas arrivées à terme, car la somme exigée dépasse largement notre allocation budgétaire. Dans notre budget il est prévu entre 20 000 et 30 000 dollars américains sous cette rubrique. Là encore, rien ne dit que nous allions trouver cette somme régulièrement pour payer un staff professionnel. Ces entraîneurs-là, nous ont demandé une somme d’argent qui est tout simplement hors de notre portée. Comme le président de la Fhf l’a si bien dit, il n’est pas normal que nous ayons des joueurs professionnels évoluant en Europe et ailleurs, et qu’en même temps, la Fhf engage un entraîneur amateur. Il faut en finir avec cette pratique. Ainsi, on va tout tenter pour convaincre un staff technique de haut niveau de prendre en charge l’équipe nationale. Où est passé le sélectionneur national, Antonio Israel Blake Cantero ?

Pour ce qui est de la Bolivie ? Avec la Bolivie, les négociations allaient bon train. Toutefois, les dirigeants boliviens exigent que nous payions les 52 000 dollars nécessaires pour qu’ils puissent se rendre directement au Pérou pour y jouer leur match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014. Sans vous le cacher, la Fhf ne dispose pas de cet argent. Autant dire qu’il n’est pas possible de jouer contre la Bolivie dans cette condition. Au final, les Grenadiers seront au chômage pour ce mois ? Pas vraiment. Il était également question que nous rencontrions l’équipe nationale de Cuba le 14 octobre au stade Sylvio Cator. Pour l’instant, rien n’est certain, car les Soca Warriors de Trinidad & Tobago souhaiteraient jouer contre les Grenadiers à Port of Spain. Le problème est qu’ils ont choisi la même date, le 14 octobre. Entre-temps, le match-maker de la Fhf, Miguel Trujillo nous a fait savoir qu’il est en négociation avancée avec un pays de l’Asie pour qu’on puisse disputer un test match. Pour notre part, nous souhaiterions jouer deux matches. On est dans l’attente pour savoir ce que nous allons faire pour ce mois d’octobre. Toujours est-il que l’équipe nationale disputera de toute façon un match amical international pour ce mois d’octobre. Propos recueillis par Légupeterson Alexandre / petoo76@aim.com


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3 octobre 2013 No 951

DE VOUS À MOI

Belles…

Quand on parle de reconstruction, certaines personnes vivant encore ou ayant vécu sous les tentes se demandent ce que signifie ce mot. Pas parce qu’ils ne parlent pas français non, mais le terme ne fait aucun sens pour eux. C’est la même chose pour certaines de mes compatriotes. Un collègue m’avait fait un jour une remarque que je tairai ici, par respect pour sa mémoire. M’ayant vue à une représentation sociale sérieuse, tenant en mains mes sandales, il n’a pas pu s’empêcher de rire en me demandant pourquoi je trimbalais cette misère que sont les talons. Je lui ai répondu que cela faisait partie des accessoires qu’une femme utilise (aux pieds, bien entendu) pour paraître à son avantage. J’ai été quelque peu pantan par sa réponse qui était un conseil, et il a pris la peine de m’expliquer que c’était juste parce qu’il plaignait les femmes qui devaient faire tant de chichis et de tralalas pour paraître belles et plaire aux hommes. Paix à son âme de kourajeu… Pas besoin de vous dire que la scène se passe en tous lieux, partout où il y a des moun, des femmes plus particulièrement. Ce n’est certes pas un péché de vouloir être séduisante ou de faire tout ce que l’on peut pour paraître sous son meilleur jour. J’ai soulevé tout récemment la question d’âge qui fait couler beaucoup d’encre, de sueur et de larmes, et nous n’allons pas discuter de questions relatives aux canons de beauté. Le sujet est trop vaste, et si jamais on ouvrait un débat sur la question, il faudrait y avoir autant de médiateurs que d’intervenants. J’aime bien l’adage qui dit que chaque pain a son fromage, même s’il ne précise pas que ces deux éléments ne se conservent pas longtemps, sauf s’ils sont gardés au frais. Et malheureusement, non seulement le frais n’est pas une garantie chez nous – sauf pour une minorité zuit –, mais encore il faut compter avec l’usure naturelle et la péremption. La beauté est définie par la qualité de quelqu’un, de quelque chose qui est conforme à un idéal esthétique. Le dictionnaire désigne par « canon de beauté » les normes ayant cours à une certaine époque concernant ce qui est considéré

comme beau, et ce qui ne l’est pas. Ces normes évoluent, et ce qui était considéré comme beau il y a un siècle, ne l’est plus forcément aujourd’hui. Les canons de beauté suivent l’évolution de la mode et sont dépendants de l’évolution des techniques à travers les époques. Naturellement, point n’est besoin d’être sorcier pour comprendre que qui dit évolution dit aussi temps, qui dit temps dit variations, qui dit variations dit usure, etc. Et dit usure dit ponya, donc veut, veut pas, avant longtemps il y aura des bouch long sur la question! Vive la citation philosophique qui dit que tout est relatif. Cela nous fournit plein d’excuses surtout quand il s’agit d’envoyer le toya sur quiconque ose ne pas nous voir tel que nous souhaitons paraître. Ce n’est pas la première fois que j’évoque ce sujet sur la beauté. Certaines mauvaises langues ont même dit que cela me fait paraître suspecte, comme si je voulais cacher une certaine rareté esthétique personnelle sous des airs de je-m’en-fiche… Vrai ou pas vrai, la vie m’a enseigné qu’il faut savoir compenser. Ce qu’on perd dans les « wooow ! », il faut le rattraper dans les « oooohh ! » avec un hochement appréciateur de la tête. Du genre d’un bon pot en plastique dans le vaisselier : à défaut d’être un vase en cristal sur lequel on s’extasie les jours de grands repas, on pourra toujours servir pour les jus de tous les jours, les rafrechi, etc. Je ne voulais vraiment pas revenir sur cette question, mais c’est difficile de faire entendre raison à mes oreilles qui entendent plein de choses. Me voilà dans une institution financière. En fin de mois, les préposés à la clientèle sont plutôt sur les dents. Heureusement qu’ils sont tenus de retenir les réponses qui seraient logiques à l’attitude ou aux propos blessants de certains clients. Sinon, il y aurait quotidiennement des lesefrape aux comptoirs ou à la caisse. Ce dont je parle là est tout aussi valable dans d’autres types d’institution. Mais… n’allez pas croire que ces malheureux préposés vont rentrer chez eux avec un poids sur l’estomac non ! Certainement pas ! Il faut les entendre à l’heure du lunch, vider leur estomac avant de le remplir plus agréablement.

Hors les murs Le Bureau National d’Ethologie profite de la visite de la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, pour le lancement d’une exposition « Hors les murs ». Cette activité a débuté le 16 septembre dernier et se prolongera durant trois mois. Les artistes exposent autour d’un thème comme “Lari a se salon pèp la”, par exemple. Ces expositions destinées à un large public invitent petits et grands à se laisser toucher par la diversité des expressions artistiques d’Haïti. 19 photos pour 10 photographes qui répondent au nom de René Durocher, Carole Devilers, Paolo Woods, Josué Azor, Itaysha Jorda, Alex Troesh, Marie Arago, Gaël Turine, Kesler Bien-Aimé et Tatiana Liautaud. Ces photos permettent de découvrir l’originalité de leurs travaux artistiques. Toutes ces pièces révèlent le talent des photographes, qui travaillent dans le seul but d’offrir cette forme d’art au grand public haïtien et étranger. Dorine Jeanty jeantydorine@hotmail.com  

Cela m’a été pénible de me retenir de rire devant ce vidange psychologique, mais je n’avais pas le choix, sinon je n’aurais pas pu enregistrer ce flot de réflexions faites par ces gentils employés des deux sexes : « Ah, cette cliente qui croit que Lescot est toujours président ! Ses beaux jours figurent aussi dans l’histoire d’Haïti maintenant ! » ; « Oh, regarde comment madame Untel est frekan, elle a oublié de vérifier sa date d’expiration ! » ; « Mezanmi, pour genre cette cliente se croit, si elle était belle même, qu’est-ce qu’elle ferait ?! » ; « Oh, oh, cette dame est angran comme ça ! Elle se croit une reine ici et pérore qu’elle ne fait que des dépôts sur son compte d’épargne, mais il faut croire qu’elle fait autant de retraits sur son compte de beauté. » ; « Tchuipps, Madame X dit qu’elle a été mannequin, mannken kisa ? Sa k ap pran pousyè nan magazen ki pa vann yo ?! » Wouy, pitié ! C’est juste un peu d’eau que j’étais venue boire, mais là, je risque de me noyer ! Le pire, c’est que leurs réflexions, quoique malicieuses ou méchantes, sont pour la plupart logiques et pratiques comme exutoire. Nous avons une bonne excuse oui :

la complicité de certaines expressions. Quand on veut se redonner un coup d’éclat, comme par exemple retoucher son maquillage, se farder, se repoudrer ou aller enlever une couche de graisse sur son visage, il n’y a pas d’autre expression que « aller se refaire une beauté ». Mais comme je vous le disais plus haut, c’est comme ces gens sous les tentes pour qui le terme « reconstruction » ne fait aucun sens… En effet, comment parler de « refaire » pour certaines ? Une répétition suppose la reprise d’un fait déjà exécuté… Enfin, tant que les concernées le disent dans leur cœur, c’est leur affaire. De vous à moi, c’est déjà pas mal que l’on dise de certaines d’entre nous que nous avons de beaux restes. Cela suppose que le passé n’a pas été si mal. La beauté est aussi définie comme le caractère de ce qui est digne d’admiration par ses qualités intellectuelles ou morales. Cette beauté là ne passe pas. Alors, copines, un galant nous tient la porte. Dira-t-il à haute voix : « Passez, beauté ! », ou bien dans votre dos : «Pffff, beauté passée…» ? Sister M*


Martine Blanchard, une septième fois pour artisanat en fête