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9 août 2013 No 916

Beyoncé Knowles La chanteuse affiche une nouvelle coiffure courte Mais qu’arrive-t-il à Beyoncé? Queen Bey aurait troqué ses cascades sauvages pour une coupe garçonne. C’est en tout cas ce qu’elle nous montre sur Instagram… Et le résultat est au-delà de nos espérances. Beyoncé en pleine tournée mondiale – son désormais culte Mrs Carter Show -, trouve toujours le moyen de faire parler d’elle. Sa nouvelle lubie est capillaire: adieu les longues bouclettes, Be opte pour le blond ultracourt. Un changement de coupe radical, mais très efficace au vu des clichés qu’elle a partagés sur les réseaux sociaux. On découvre la reine de la pop qui se prend en photo dans sa loge avec sa toute nouvelle coupe garçonne… Qui n’a rien à envier à Jean Seberg. Le même regard de biche, la bouche entrouverte et les sourcils dessinés parfaitement, Beyoncé est sublime avec cette petite coupe courte rafraîchissante. Deux autres photos prises de dos nous montrent la jeune femme admirant son reflet, visiblement satisfaite du résultat. Celle qui a fait du jeté de cheveux pardessus les épaules sa signature ne pourra certes désormais plus le faire, mais ne risquera plus au moins de se prendre les mèches dans les pales dangereuses des ventilateurs qui l’entourent sur scène. Cette solution quoiqu’un brin extrême a le mérite d’être très réussie, et de lui éviter d’éventuelles sueurs froides à venir. Beyoncé, qui poursuit sa tournée marathon jusqu’à fin décembre auraitelle choisi une nouvelle coupe pour une nouvelle vie? Elle rejoint en tout cas le

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FANS cercle pas si fermé que ça des célébrités qui ont fait le grand saut – ou le grand coup de ciseaux -, à l’instar de Michelle

Williams, Emma Watson, Miley Cyrus ou Elsa Pataky. Le court serait-il le nouveau long?

Baby One King nous revient Il y a longtemps qu’on n’avait pas entendu la voix de Baby One King, rappeur au sein de Masters Haiti, le groupe réputé pour dénoncer les faits sociaux et politiques non conformes aux lois de la république, et au progrès du pays. Mais voilà que l’artiste se présente seul dans les médias pour annoncer un album perso. On se passera des questions autour de Masters Haiti, qui, selon des informations, avait sorti une méringue carnavalesque au début de cette année, pour vous dire que Baby One King viendra à bord du vol AF 3988 avec dans ses bagages un douzetitres baptisé «Download » qu’il signera avant de retourner aux Etats-Unis d’ici la fin de ce mois. Plésius Junior LOUIS (JPL 109) junior.jpl007@yahoo.fr

Une publication de Ticket Magazine S.A.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL RÉDACTEUR EN CHEF Gaëlle C. ALEXIS SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Daphney Valsaint MALANDRE RÉDACTION Dimitry Nader ORISMA Gilles FRESLET Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Junior Plésius LOUIS Raphaël FÉQUIÈRE Enock NÉRÉ Légupeterson ALEXANDRE CORRECTION Jean-Philippe Étienne CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Stevenson ESTÈVE Photographes Frederick C. ALEXIS Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Yonel LOUIS Publicité: 2941-4646 publicite@lenouvelliste.com Rédaction: 2945-4646 / 3806-3717


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Djakout Mizik presse Djakout #1 de changer de nom

A peine classé champion du carnaval des Fleurs tenu au Champ de Mars les 28, 29 et 30 juillet dernier, selon plus d’un, Djakout #1 sera-t-il obligé de changer de nom ? En tout cas, le conflit entre les deux groupes musicaux Djakout Mizik et Djakout #1 est revenu dans l’actualité alors qu’on le croyait terminé. Djakout # 1 devra-t-il fonctionner sous une autre appellation ? Intervenant sur les ondes de Radio Magik 9 (100.9 FM) dans le cadre de la présentation du nouvel album de Djakout Mizik intitulé « Defi Leve », le maestro de Djakout a fait savoir que cette année, la question de l’existence de deux Djakout sera pour une fois résolue. « Ils sont obligés de changer le nom de leur groupe ou d’enlever leur «Djakout», car, dans le domaine commercial et selon la loi, il ne peut y avoir l’existence de deux Djakout », a déclaré Jolicoeur. Forcer Djakout #1 à changer de nom est l’un des autres défis qu’ils auront à lever pour cette année 2013 après la sortie de l’album », a poursuivi le maestro de Djakout Mizik. Réagissant à cette déclaration, le mercredi 7 août 2013, Shabba, tambourineur de Djakout #1, rappelle que depuis assez longtemps cette question revient sur le tapis, inutilement. « Je vais voir entre Djakout Mizik et Djakout #1 lequel est le groupe le plus populaire et le mieux branché », a simplement lâché Hervé Anthénor dit Shabba.

Djakout Mizik leve defi a ?

Plusieurs années après la division de la Familia Djakout et après de nombreuses difficultés, Djakout Mizik a finalement sorti son album longtemps promis. Contenant onze morceaux (« Ranje chita’w », « Folie lanmou », « Regrè », « Ban’m Djakout mwen », « Mademwazèl”, “Et si on faisait l’amour” featuring Nadia Faubert, “Defi leve”, “Li pa merite sa”, “Chans mwen”, « Papa’w pap fè paw (kanaval 2012), et « Dezòd sou cha one » (kanaval 2013), ce disque est produit par Djakout Mizik luimême. C’est le septième album réalisé par Djakout Mizik depuis son existence cela fait environ vingt ans, le premier après la dislocation. Plusieurs artistes dont Black Easy et Jude Jean de K-Dans ont participé sur ce CD. Pedro Fòs a interprété la plupart des chansons de l’album et l’autre chanteur du groupe, Dave, en a chanté deux. L’album « Defi Leve », c’est tout ce qu’il faut, a déclaré le chanteur. Jolicoeur. Le maestro du groupe dit croire totalement en cet album, « Defi Leve » de Djakout Mizik. Après sa participation le week-end écoulé au Festival Bikini à Plage publique,

Sandra Lespérance de

L’étonnante Nadia

« We love you Anne »

Djakout Mizik se produira ce samedi 10 août 2013 à Marchand-Dessalines en tandem avec Mass Konpa. Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)

Son nom est Sandra Lespérance. Ce n’est pourtant pas de la catégorie des noms que le grand public reconnaît facilement. Mais c’est en effet cette actrice qui incarne un personnage important de « We love you Anne ». Sandra semble avoir bien appris la leçon pour s’est si parfaitement mise dans la peau de Nadia. Réservée mais entreprenante, la jeune femme partage sa vie entre trois passions : sa fille, les études et le cinéma. Sandra Lesperance a déjà incarné d’autres rôles dans le cinéma haïtien. Dans le film de Jean Plantin intitulé « Phalo », l’actrice joue Farah Natacha Dessources, jeune fille enlevée, violée enfin assassinée par des bandits. « Au début je ne me sentais pas trop motivée pour jouer un tel rôle, celui d’une fille victime du délire de ses ravisseurs. » Son penchant pour le cinéma s’est attisé, même si elle n’a eu aucun autre rôle pendant longtemps. Quelque huit ans plus tard, la revoilà sur le plateau. Tout feu tout flamme, elle nous revient dans la peau d’un personnage important. « Cette fois, je suis plus habituée au le plateau », assure-t-elle. Sa fille, Rhéa, âgée de 5 ans, est sa véritable passion. Au moment du tournage l’actrice était en pleine ceinture. Sandra est aussi infirmière ; elle a fait une superbe expérience à l’hôpital Medico Center à Hawaï. Aujourd’hui, cette infirmière de profession vit en Floride où elle continue avec ses études en médecine. Elle reste toutefois ouverte aux offres pour le cinéma.

Une expérience très enrichissante

« En côtoyant toutes ces stars que réunit “ We love you Anne”, je suis devenue plus mûre et plus consciente de mes capacités. Dans ce film, encore une fois, je devais jouer le personnage Nadia qui est contraire à moi. Mais j’ai pu comprendre que j’ai un peu le cinéma dans le sang et je m’y suis livrée à corps perdu. J’ai aussi tiré pas mal de leçons de cette expérience et j’ai développé une bonne amitié avec certains. Maintenant je peux fièrement parler de mon talent d’actrice puisque le grand public m’en félicite souvent. »

Nadia et Sandra

Deux personnes différentes. A l’opposé de Nadia qui est une fille ouverte, excentrique, accro au plaisir et impatiente, il y a Sandra qui est très réservée, courtoise, avec une patience d’ange et qui laisse aux gens le soin de deviner ses désirs. « On sait qu’il y a des rôles qu’on incarne sans trop de difficulté parce qu’on est tellement semblable aux personnages, mais cette fois-ci, c’était le contraire. Seulement, je n’avais qu’à devenir le contraire de moi. Et ça a explosé », a laissé entendre l’actrice, le visage peint de sourire. Elle remercie sa famille, Edner Jean, Richard Senecal et tous ceux qui l’ont supportée pendant toute la durée du tournage jusqu’à la sortie du film.

Le rôle de Nadia

Elle est la très bonne amie d’Anne, et quand elle est avec cette dernière, elle essaie de l’influencer. Ti Djo, celui qui est amoureux d’Anne, sait pertinemment que Nadia a une grande influence sur sa copine. Nadia va jouer l’entremise. La complice de l’actrice principale, une fille qui lui est entièrement contraire, s’identifie dans cette catégorie de filles qui peuvent tout faire pour obtenir quelque chose. Lord Edwin Byron et Dorine Jeanty


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Ces promesses de la musique haïtienne Les bÊnÊficiaires du projet Vwalye, tournÊe musicale lancÊe par l’association Tamise, nous ont captivÊs par leurs performances scÊniques. Ils ont mÊritÊ notre attention lors des diffÊrents concerts tenus à Port-au-Prince et en province. Après Annie Alerte Joseph et Donaldzie ThÊodore, Ticket salue dans ses colonnes les hommes Vwalye et la voix vibrante Rutshelle Guillaume.

Rutshelle Guillaume

 J’ai la musique dans le sang 

Au milieu des voix qui s’allient pour chanter la joie, l’amour, la paix du projet  Vwalye , celle de Rutshelle Guillaume se distingue des autres par sa finesse et par son habiletÊ à voguer entre les registres soprano et tÊnor. Une voix envoÝtante et vibrante qui laisse mÊdusÊ son sujet. C’est l’Êmotion, la passion, le dÊsir de vivre et la sensibilitÊ qui se dÊgagent de son timbre hors du commun. Portrait d’une starlette promise à un bel avenir et qui ne finit pas de nous Êtonner. Du haut de son mètre 75, Rutshelle dÊgage un calme dÊsarmant. Look raffinÊ, regard perçant, celle qu’on admire aux côtÊs de BIC, de Fantom, d’Emeline Michel, de Doc Filah et des autres artistes de  Haïti cœur de femme  ne nous est pas arrivÊe à l’improviste. Comme toutes les stars, elle traÎne un passÊ qui justifie son statut. Dès son plus jeune âge, elle manifestait ce goÝt particulier, cette passion inassouvie pour la musique. Chanter a toujours ÊtÊ pour l’artiste cette nourriture avec laquelle elle entretient sa passion. Tout a commencÊ à l’Êglise de Dieu de Boulard du quartier de Christ-Roi à Port-au-Prince. Sa voix puissante, Êlectrique et capable de surfer sur le blues, le jazz et le roots a laissÊ voir très tôt dans cette native du Lion, aux côtÊs d’EphÊsien Louis, la promesse d’une grande star à la dimension de Withney Houston, d’ailleurs sa chanteuse prÊfÊrÊe. A 19 ans, Rutshelle Guillaume s’affranchit de l’exclusif religieux. Son admission à l’École normale supÊrieure va lui permettre de s’ouvrir à d’autres horizons. Sa voix dÊvouÊe aux temples entame cette courbe antipodique et s’oriente vers d’autres pistes. La chanteuse commence à frÊquenter d’autres musiciens au talent confirmÊ, comme BIC, Eud, Dead Crazy, etc. Ses dÊbuts avec le groupe Rèl en 2008 n’ont pas eu trop d’Êclat, mais ont tout de même permis à la chanteuse de se faire connaÎtre du public. Rutshelle compte parmi les jeunes artistes du projet Vwalye lancÊ en juillet 2013. En compagnie d’Annie Alerte, Donaldzie ThÊodore, Triple J et BÊonard Monteau, celle qu’on surnommait la Withney Houston haïtienne s’est laissÊ dÊcouvrir avec enthousiasme malgrÊ la fatigue après sa tournÊe au Canada. Sa musique intitulÊe  Kite m kriye  a une fois de plus happÊ les spectateurs des Gonaïves, de Vallue et des Cayes. Rutshelle est l’une des rares chanteuses haïtiennes à se servir de sa voix comme d’un instrument, pour rÊpÊter les mots d’un ami qui voit en elle une chanteuse hors du commun. Si aujourd’hui, le talent de la chanteuse fait quasiment l’unanimitÊ, c’est parce qu’elle n’a jamais lâchÊ prise. Aux Gonaïves, lors du spectacle Vwalye, sur un superbe arrangement de Donaldzie ThÊodore,  Dodo Ti pitit manman , a mis au devant de la scène Rutshelle et Annie. La prestation fut fascinante. Les deux complices, comme des sirènes, avaient la gorge bien huilÊe et ont fait rêver cette grande foule qui ne voulait pas partir de si tôt. C’est la fête partout oÚ elle est invitÊe. Rutshelle est celle qui anime avec drôlerie des sÊances de rigolade entre copains avec cette rare vertu de pouvoir parodier sans trop de mÊchancetÊ des chansons d’autres artistes‌ A 25 ans, Rutshelle est mère d’une fille de deux ans. Mais rien ne l’empêchera de ciseler son talent jusqu’à la perfection. La musique, pour elle, est plus qu’une passion :  elle coule dans mes veines , soutient-elle. Aujourd’hui Rutshelle devient cette voix qui distille partout la joie de vivre et qui s’impose de plus en plus dans l’univers musical haïtien. Une ascension à suivre de près. Lord Edwin Byron ebyronlord@gmail.com

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Les hommes « Vwalye »

Triple-J et sa femme-guitare

Son talent d’accompagnateur mais surtout de chanteur nous a séduits et ses solos sont empreints de simplicité ; il refuse même de s’aventurer avec sa guitare dans l’exercice de l’improvisation. Triple-J (Joseph Jacob Junior) , 24 ans, est très ambitieux. Ce très jeune musicien de cette génération montante a suivi, à la Fondasyon Konesans et Libete (Fokal), des formations en musique animées par des professionnels du milieu musical haïtien (catégorie chanson) : Emeline Michel, Emilia Chavez, James Germain mais aussi par le Camerounais Jacques Greg Bolobo (atelier de chant co-animé en 2011 par Jacques et James Germain). Il a débuté très tôt en musique. Dès son pus jeune âge, il a pris quelques leçons chez un ami bassiste de son oncle Abraham Joseph - guitariste et chanteur –, qui l’a fait découvrir la beauté des «musiques anciennes» (compas surtout), ce qui a éveillé en lui le goût pour la musique. Il a intégré en 2004 l’école de musique Up to Date des Gonaïves pour des cours de guitare. « La guitare avec laquelle je me sens lié est une partie de moi. Le public sent plus fort mon feeling, ma passion pour la guitare que pour le chant. Il y a plus de séduction chez le guitariste. » Le jeune guitariste a aussi bénéficié d’un stage en chant à l’Académie internationale d’été à Libramont (Belgique) afin de poursuivre ses formations en chant. Triple-J a déjà collaboré avec plusieurs artistes haïtiens et groupes dont BIC, Toppy-X Zatrap. Le refrain et le bridge entraînant du tube « Lè yon fanm damou » est de lui. C’est aussi lui qui assure avec brio les chœurs des titres carnavalesques du groupe. Étudiant en administration économique et sociale à l’école de droit et des sciences économiques des Gonaïves, il participe dans plusieurs projets musicaux dont Vwalye. Comme journaliste, il a travaillé à la section culturelle de Radio Transatlantique, animant des émissions comme « Micro cash », « Caravane des stars » et «Bonjour la ville». L’artiste s’estime heureux de participer au projet Vwalye. « En matière musicale, Vwalye m’a été d’un soutien inestimable. Avec les autres musiciens bénéficiaires, dit-il, nous formons une famille solide et soudée par des choix musicaux bien assumés. Nos créations restent enracinées dans la culture musicale populaire et attachées à nos sources, ce qui a été bien réussi. Notre sagesse, notre discipline et notre détermination ont résisté aux difficultés d’ordre technique, logistique et musical. On s’est nettement amélioré grâce à Vwalye, et on a franchi les étapes du projet avec succès », confie Triple-J qui pointe du doigt les problèmes de management, de production et de promotion auxquels les artistes font face dans le secteur musical haïtien. L’amour de Triple-J pour la musique et sa passion pour le chant ont eu raison des exigences de ses proches qui le poussaient davantage vers les études académiques et universitaires. Côté projet musical actuel : le chanteur enregistre en studio, avec le diseur BIC, plusieurs morceaux dont la composition musicale « Sentaniz ». Le jeune homme participera à la réalisation d’un titre qui sera gravé sur le prochain opus du rappeur Toppy-X de Rockfam, et aussi sur la sortie du morceau « Nou se fòs » (qui sera gravé sur l’album Vwalye) avec la chanteuse Annie Alerte. Il a un faible particulier, en tant que musicien influencé par le gospel, le jazz, le blues, les musiques classiques et ‘‘rasin’’ et aussi le compas, pour l’harmonisation, l’orchestration : jeu d’ensemble, improvisation collective et enrichie. Rosny Ladouceur

Béo

Quand fait l’amour avec les mots « Mes textes ne sont pas faits pour être sur papier, mais pour être dits. » Cette phrase fétiche de Béonard Kervens Monteau alias Béo résume à elle seule sa politique langagière et son refus du silence. Le public haïtien l’a découvert, lors de la tournée musicale baptisée « Vwalye », aux côtés des chanteuses Rutshelle Guillaume, Donaldzie Théodore et Annie Alerte Joseph. Il hache les mots, les rythme et les recrache rageusement. Béonard Kervens ‘‘Béo’’ Monteau, jonglant avec le créole, donne aux verbes une couleur poétique. Grâce à Saul Williams et Marc Smith, l’artiste a trouvé le chemin du slam : son arnaque, son univers privilégié. Et depuis, il ne fait que raconter sa vie, son vécu et slame son existence pour donner sens à d’autres. Sur scène, il happe et charme par son timbre. Ses textes disent la vérité du monde, détruisent les murs qui nous font trébucher et tentent de construire une autre cité. « Je faisais du freestyle à l’école, dit-il, et le slam comme manière libre de dire échappait à ma conscience. J’ai enfin compris que le slam ne cloisonne pas les textes, charriant un désir de lutte. Il leur donne une musicalité délicate. » Béo accélère, décélère. Il déforme les us et habitue l’oreille du public à l’écoute de mots incongrus, plaisants ou choquants qu’il cuisine avec un peu d’amour et d’humour, qu’il calme au lieu de bouleverser. Le slam est en perpétuelle rupture avec lui-même. « Puisqu’il faut bien le faire », son premier texte répond bien à des exigences strictes : couplets marquant différents moments dans la forme et le fond, cassures, silences, dualisme de thèmes comme l’amour qui nous apprend le mieux la haine, improvisation forte et tendancieuse. Un rapport d’émotion s’installe entre lui et son récepteur. Toute une poésie parolière et conversationnelle s’impose : dire des bribes de vie, les raconter et aider, sans épouser l’hermétique, à récuser l’acceptable, à se questionner soi-même. Dans « Nou de », « Pote pote » et « Cours mon vieux » résonnent des phrases-choc – son punch line - pour créer le malaise, pour contredire les normes, les us où les gens se sentent chez eux, bref pour décontenancer le monde. Le slameur franchit l’intériorité du cœur et du corps. « Je sens ce que je dis, je le vois, je le touche, je le baise et le transmets. » On ne sent pas, chez Béo, que l’influence du slam américain et français, mais l’artiste part en quête d’une identité musicale, d’une volonté de mélanger le tambour avec ses couplets, d’affectionner la musique racine, lâchant des phrases « Lespwa » sur des airs traditionnels. Beo dénie le slam facile, plat, troqué contre l’inintelligence et qui n’insuffle pas la liberté de parole. Le slam est ce qui nous rassemble autour d’un dialogue franc sur nos réalités, nos conditions existentielles. L’envie de faire de la musique sans passer par le solfège l’habitait. Après une

résidence slam passée en Belgique, il rejoint le collectif « Feu vers », cofondé par Éliézer Guérismé (Guezz) et Wilkens le Roy. Né en 1990, Béo a abandonné ses études de lettres à l’Ecole normale supérieure (ENS) pour poursuivre ses projets de théâtre. Il intègre la troupe « Théâtre du bout des doigts » et tient en 2012 son premier rôle dans « Le pays d’Orient » de Nathalie Papin – mise en scène de Sylvie Pourcen – lors du festival de théâtre Quatre Chemins. Il monte présentement un label titré «Slam attitude» pour des scènes régionales et ainsi vulgariser le slam. Il trouve, sur le projet « Vwalye » de l’association Tamise, l’accompagnement des musiciens professionnels dont James Germain, Emilia Chavez qui donnent à l’écriture de ses textes plus de technicité, d’esprit et de maturité. Il dit profiter de cette plateforme pour vulgariser le slam. « J’ai travaillé avec une belle équipe professionnelle et je m’estime heureux d’avoir profité de cette opportunité qui m’a été offerte. » Beo a un faible pour la littérature : il est fasciné par Frantz Kafka, Gabriel Garcia Marquez et Jacques Stephen Alexis... Ses livres de chevet : « Compère Général Soleil », « La métamorphose », « Le procès » et « Vivre pour raconter », « Syngué sabour » soustitré « Pierre de patience ». En tant que slameur, l’artiste a déjà participé à plusieurs projets de spectacle à l’Institut français en Haïti et a partagé ses scènes avec des slameurs étrangers et connus du monde francophone, dont le Camerounais Stone et aussi Rouda, fondateur du Collectif 129H (premier collectif de slameurs français) lors d’une soirée jam. Béonard Monteau anime actuellement des ateliers de formation en écriture du slam pour des jeunes de Port-au-Prince et les villes de province. Ses fans attendent fiévreusement la sortie prochaine de sa démo, CD avec trois musiques slam. Rosny Ladouceur


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Vendredi 9 août 2013

football juvénile

Zachary Hérivaux veut jouer pour Haïti

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rrésistible au niveau du football juvénile aux USA, Zachary Hérivaux, est né le 1e février 1996 à Osaka (Japon) de père haïtien, Pedro Hérivaux et de mère japonaise, Miki Hérivaux. Il est l’aîné d’une famille de trois enfants (Gabriela et Ryo). Voulant à tout prix arborer les couleurs de l’équipe nationale d’Haïti, bien qu’il soit côtoyé par une jeune équipe du pays aux bannières étoilées (USA) et le Japon, il a préféré fouler le sol dessalinien dans le but d’intégrer l’une des sélections juvéniles du pays. Ainsi, il est dans nos murs, et ce, depuis le 29 juillet. Accompagné de son père, il a pu parler à la presse ce mardi 6 août à la salle de presse du stade Sylvio Cator. « J’ai hâte de porter les couleurs de mon pays », a-t-il dit en substance. Ils étaient trois, Wilner Dort, Pedro et Zachary Hérivaux pour la présentation du talentueux footbal

leur haïtien. « S’il est vrai que j’ai laissé Haïti depuis la petite enfance, cependant, je n’ai jamais oublié que je suis Haïtien. Ainsi, je rappelle toujours à mes enfants, qu’ils sont des haïtiens authentiques. Zachary est un pur talent et je pense qu’il possède des qualités pouvant aider

les sélections juvéniles du pays. C’est pourquoi, je lui ai conseillé de jouer pour les Grenadiers », a expliqué Pedro Hérivaux. Dans un article paru dans les colonnes du journal (boston.com), écrit par Philip Perry le 25 août 2012, le journaliste américain avait qualifié de sensationnelles les prestations de Zachary Hérivaux, âgé alors de 16 ans. « J’ai l’intime conviction que je peux apporter un souffle nouveau dans le football haïtien. J’ai pu m’entraîner avec les U-20, ils ont du talent. Cependant, la discipline est primordiale. Avec eux, je pense que l’avenir du football national est assuré. Sans vous cacher, j’ai hâte de jouer pour mon pays », a déclaré Zachary avant d’ajouter : « J’aime beaucoup Haïti, les gens, la nourriture. Je souhaite y rester le plus longtemps possible et pouvoir participer aux jeux de la Francophonie, si les entraîneurs retiennent

Karate / Shotokan

Une nouvelle équipe pour sortir le karaté de l’impasse

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uite à l’assemblée générale ordinaire de la Fédération haïtienne de karaté où l’un des grands points à l’ordre du jour était les élections, un nouveau comité exécutif avec pour président Lesly Gervais a été choisi avec pour mission de sortir de sa léthargie cette discipline martiale inventée par Gishen Funakoshi. Ils étaient nombreux les représentants de clubs et d’associations de la capitale et de la province à faire acte de présence à l’assemblée générale ordinaire de la Fédération haïtienne de karaté le dimanche 4 août 2013 à la salle de conférence du stade Sylvio Cator. Déroulée dans une ambiance houleuse, cette réunion marquée par les différentes interventions des shian Abellard (Lionel et Henri) d’une part et le 6e dan JKA qui n’est autre que l’ing. Joaséus Nader d’autre part, s’est finalement terminée dans une ambiance de fair-play qui a vu les pionners du style shotokan en Haïti que sont les frères Abellard et le fondateur de la Haitian Japan Karate Association (HJKA), enterrer définitivement la hâche de guerre. Dans un esprit de fair-play digne des grands pratiquants des arts martiaux, ces trois disciples de Funakoshi se sont donnés l’accolade tout en exhortant d’autres membres de la famille martiale à suivre leur exemple, une façon de cesser une fois pour

Le nouveau président de la Fédération haïtienne de karate

toute la division. Ils ont donné également la ferme assurance de répondre toujours présent quand l’occasion se fait sentir et d’accompagner le nouveau comité de la fédération dans cette difficile tâche de promouvoir et de développer la pratique du karaté à l’échelle du territoire national. Quand on se souvient des belles années qu’avait connues le karaté dans le pays et au cours desquelles avait émergé cette solide génération de bons combattants, il est vraiment triste de constater de nos jours le peu d’importance accordé par la jeunesse à la pratique du karaté. “ La tâche se présente très difficile pour vous, messieurs les membres de ce nouveau comité, dans votre mission de faire renaître le karaté de ses cendres. Il va falloir, de votre côté,

redoubler d’ardeur et faire preuve de beaucoup de sagesse puisque la pratique du karaté permettra définitivement à nos jeunes de se démarquer de la délinquance et d’autres activités malsaines “, a déclaré le 6e dan JKA, l’ing. Joaséus Nader. De leur côté, les shian Lionel et Henri Abellard entendent toujours poursuivre la mission qu’ils s’étaient toujours donnée de travailler pour des lendemains meilleurs de l’art martial avec la formation de cadres techniques et administratifs et de rendre beaucoup plus performants les karatéka haïtiens en prévision des grands rendez-vous auxquels ils auront à répondre prochainement sur la scène mondiale. Le nouveau comité appelé à prendre les destinées du karaté pour quatre ans est ainsi composé : Président : Lesly Gervais Vice-Présidents : Ing. Garry Nicolas, Margareth S. Théodore Secrétaire : Schelo Jeanty Secrétaire adjoint : Daniel Lafontant Trésorier: Garry Lérisson Trésorière adjointe : Soing-Hwinnhah Polycarpe Directeur technique : Claude Joseph Diercteur d’arbrbitrage : Abraham Célibien Emmanuel Bellevue manubellevue@yahoo.fr

mon nom. Depuis mon enfance, j’entends parler de mon pays. Mon rêve c’est de porter le maillot de l’équipe nationale. J’espère convaincre les sélectionneurs nationaux ». Zachary, souvent comparé à Ronaldinho par ses pairs, avait porté les couleurs de l’équipe de Lions FC (basée à Boston), et fait à présent les beaux jours de la formation de New England Revolution. « Il devrait en principe s’entraîner avec l’équipe pro cette année », a précisé Pedro. Résidant à Brookline (Boston), Zachary est encore à l’école à Beaver County Day. « Dans cette école, il reste sur deux titres de MVP. L’année académique de Zachary s’élève à 39 mille dollars. On ne paie pas un centime, et ce, grâce à son talent. Il est à noter qu’il avait passé trois semaines au sein de l’Académie de Sporting au Portugal. Cependant, sa mère et moi nous n’étions pas d’accord qu’il reste là-bas ». Selon ce qu’a fait savoir son père, Zachary est courtisé par la jeune sélection américaine de football et celle du Japon. « Zachary est entré au pays le 29 juillet. Son entraîneur était avec lui, une façon pour lui de savoir si Zachary se trouvait en de bonnes mains. Des entraîneurs, membres de l’équipe juvénile des USA et du Japon souhaitent avoir les services de mon fils, mais je tiens à ce qu’ils portent les couleurs d’Haïti. Il est de cet avis également », a précisé, Pedro Hérivaux. Zachary Hérivaux dont les images enchantent les internautes de Youtube, était élu, 5e meilleur jeune footballeur à travers la planète en 2012 par le tabloïde britannique, 44 magazine. Il compte laisser le pays le 15 août prochain afin de s’entraîner avec l’équipe pro de New England Revolution, avec l’espoir d’être appelé un jour dans une sélection nationale d’Haïti. Légupeterson Alexandre/ petoo76@aim.com

RAPHAEL FÉQUIÈRE

LA GOUTTE D’OH!

Francophonie et francofolie !

Notre pays, dit-on, partage les valeurs de la francophonie et pour cause, plus d’une trentaine d’athlètes seront à Nice (France) du 7 au 15 septembre pour prendre part aux Jeux de la Francophonie. Cependant, peu de dirigeants voire d’athlètes sont imbus de ces valeurs qui ne sont pas que sportives. Dans la conjoncture actuelle, l’image du sport olympique par exemple est peu reluisante chez nous au point que le Comité olympique haïtien s’est vu obliger de convoquer une assemblée générale extraordinaire pour destituer un membre du comité exécutif suite à des accusations de malversation. Francofolie : la candidature de la République Dominicaine comme pays observateur au sein de la francophonie a été retenue sur la recommandation d’Haïti.


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Vendredi 9 août 2013

Volley-ball/Talents

Kempes Vilmont, sportif accompli Du haut de son 1m74 environ pour environ 75 kg de muscles qui explosent à chaque saut et ses smashes surpuissants qui font toujours des misères aux défenseurs adverses, l’attaquant de Banzaï Kempès Vilmont tape à l’oeil de tous les passionnés de volley-ball. A 25 ans, le vainqueur du championnat régulier de la Ligue de Volley-ball de la Région Ouest (LVBRO) 2012 et du marathon national de Volley-ball à Hinche, possède les arguments qui justifient cette attirance. Une attirance qui touche aussi les fans de football dans la mesure ou l’attaquant de Banzaï n’est pas mal du tout quand balle au pied il devient demi défensif où latéral droit lorsqu’il joue au football. Clin d’oeil sur un sportif accompli.

Fiche technique Nom : Vilmont Prénom : Kempès Date de naissance : 2 janvier 1988 Lieu de naissance : PetitGoave Etat civil : Célibataire Niveau d’études : Universitaire (Sciences Comptables) Sport pratiqué : Volley-ball Poste : Attaquant Clubs successifs : Ligue de Petit-Goâve, Banzaï Palmarès : Vainqueur Marathon national de volley-ball 2012 à Hinche Vainqueur championnat régulier Ligue de la Région Ouest de Volley-Ball 2012 Vainqueur volley X-tra à Mirebalais en 2010

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l vient de Petit-Goâve et dans le quartier où il a grandi, le volleyball est dans tous les esprits et sur toutes les lèvres. On en parle au petit déjeuner, on en parle au diner et le soir quand il faut faire passer le temps avant d’aller dormir, on discute volley-ball sous les manguiers. Il était donc normal que Kempès, ayant grandi dans un tel milieu se soit logiquement orienté vers le volley. Mais dès ses premières touches à l’âge de 7 ans, ce petit bout d’homme trapu aux jambes arquées et au regards perçant montre une certaine prédisposition qui étonne les spécialistes de sa ville. Déjà, ceux qu’il choisit pour en faire ses modèles montrent qu’il sait de quoi il cause, puisqu’il choisit deux monstres des années 2000 originaires de sa ville : Thénel Thébaud et Raymond Joseph. Le premier, Thénel Thébaud, c’est ce talentueux volleyeur qui, du haut de son 1m 60 (très peu pour un volleyeur) pouvait tout se permettre avec ses services impossibles et c’est saut de près d’un mètre du sol. Thénel Thébaud a, certes, plafonné trop vite dans un milieu où il ne sentait pas vraiment la concurrence, mais il a eu non seulement le temps de marquer le coeur des fans doublés d’experts en volley-ball de la Ligue de Petit-Goâve dont il a porté les couleurs, mais aussi celui des nombreux fans de Volley-

2000 dont il a porté les couleurs pendant quelques temps. Quant au second, Raymond Joseph que les Petit-Goâviens surnomment “Ti Raymond”, il se passe de présentation et est perçu comme ce joueur parfait. Cet attaquant talentueux et receveur modèle qui pendant longtemps a fait les beaux jours de Volley-2000 en compagnie de son frère Frantz Joseph après avoir porté les couleurs de Jaguar de PetitGoâve. Pour la plupart des observateurs, à seulement de 25 ans déjà, Kempès Vilmont a dépassé ses modèles. “Plus grand de taille que Thenel Thébaud plus puissant physiquement que Raymond Joseph, il a une puissance dans ses smashes que ni Thenel ni Raymond ne possédaient. Il me paraît plus complet”, explique un entraîneur

qui ne tient pas à se révéler. Peutêtre par crainte de se faire crier après par les admirateurs de Thenel et de Raymond. Des considérations que l’intéressé balai d’un revers de main : “Le volley-ball représente beaucoup pour moi. C’est un sport qui me permet de me maintenir en santé, d’assurer mes études et surtout de me faire pleins d’ami(e)s. C’est donc un booster physique, un booster éducatif et un booster social vu qu’il me permet d’être assez connu” raconte-t-il, tout en s’amusant de cette popularité. “Rencontrer une personne de qui le visage ne te dit rien qui prend le temps de te saluer par ton nom, de te dire mille petits trucs gentils, te disant son admiration pour ce que tu fais avec une certaine déférence...je trouve ça plutôt cool”, s’amuse-t-il.

Patriote, Kempès rêvait d’abord de porter les couleurs de son pays, ce qu’il a déjà fait, maintenant il ne rêve que de porter les couleurs d’un bon club en tant que professionnel. Un rêve qu’il continue de caresser tout en continuant ses études en Sciences comptables mais encore en continuant à jouer au football avec talent sans en rajouter à cause de son indisponibilité pour une carrière en volley-ball. Pourquoi préférer le volley au football quand on s’appelle Kempès? “Mon nom vient du fait que mes parents sont des fans de football et qu’ils aimaient peut-être l’attaquant argentin Mario Kempès.J’ai d’ailleurs été placé dans une école de football par mes parents et c’est là que j’ai appris à jouer aux postes de demi défensif et de latéral droit. J’ai quitté le football parce que je déteste le banc des réservistes” explique-t-il. Ceux qui l’ont vu jouer au football m’en parle pourtant de grand bien du talent de ce garçon. Lui il s’en fout. C’est le volley-ball qu’il a commencé vers l’âge de 7 ans qui est devenu sa priorité dans le sport et si le fils ainé de Jean Rony Vilmont et de Alice Jean-Jacques a aussi du talent dans le football, il ne s’en sert que pour s’amuser quand il n’a pas de volleyball. D’ailleurs c’est au volley-ball qu’il peut se permettre de s’amuser avec son petit frère Edson Vilmont pas au football. Enock Néré/nereenock@gmail.com enocknere@lenouvelliste.com


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9 août 2013 No 916

CARIMI Akoustik à Oasis le 6-8-2013

Carimi en version réduite, ça a plu !

Richard et Michael chantent pour un public déjà conquis

Visiblement, ils s’amusent !

Mac D et Sanders du groupe Harmonik posent avec Papi (au centre), l’auteur de “Bye bye Nicole”


Ces promesses de la musique haïtienne